- Speaker #0
Bonjour, je suis Sophie Derby, thérapeute coach, et vous êtes sur mon podcast Essayons C'est Veilleux. Podcast où j'explore, j'échange, je partage sur des sujets qui touchent les développements personnels, la transformation de soi, l'ésotérisme. J'y interviewe parfois des praticiens alternatifs ou des personnes inspirantes pour échanger avec eux. Hello tout le monde ! Bonne année ! Aujourd'hui, c'est la deuxième partie de l'épisode avec Savannah où on parle des multipotentiels. Je t'invite à regarder ou écouter la première partie si ce n'est pas fait. Dans la première partie, on aborde le parcours de Savannah et on explore les croyances limitantes, le fait de ne pas prendre sa place quand on est multi-potentiel, ne pas sentir qu'on peut se prendre notre place, le parcours scolaire, l'énergie éthique et plein d'autres choses. Donc, je t'invite à écouter. On est parti pour la deuxième partie,
- Speaker #1
donc je te souhaite une bonne écoute.
- Speaker #0
Pour le déclic, moi je pense que c'est... En tout cas, je parlerai pas d'un déclic, mais c'est plus quelque chose qui me force à regarder cette réalité en face dans le sens où, OK, regarder pour plus l'assumer, pour plus l'incarner, c'est depuis qu'en fait, j'ai ouvert mon entreprise. Parce qu'en fait, dans mon entreprise, je me suis retrouvée à vouloir faire un truc fixe, genre en mode, c'est ça que je vais faire, alors qu'en vrai, je suis plus que... thérapeute coach, j'utilise dans mon bureau on voit, il y a de la créativité, des choses avec les mots, avec les images, avec des trucs comme ça et en fait il y a aussi le volet énergétique que je disais où j'apprends à plus en plus à l'assumer et en fait du coup il y a tout ça et je suis en mode en fait j'ai envie de mettre tout dans mes offres mais je comprends pas pourquoi il faut que j'assume que ça et tout. Pourquoi les cartes de vie ? Pourquoi est-ce que si Cet off là, cet off là, cet off là C'est beaucoup ou pas ? Et après je me dis mais qui t'a forcé Qui te force Parce qu'il y a comme un lien Comme toi avec tes offres Avec la naturopathie Et le coaching Il y a autant la transformation Interne et externe Et après
- Speaker #1
Je pense qu'en multipotentiel il faut trouver une cohérence Oui enfin c'est pas trop non Je vais reformuler. C'est plutôt, en tant que multipotentiel, il faut savoir expliquer aux autres la cohérence qu'on peut avoir sur nos différentes activités, nos différentes passions. C'est surtout ça. Parce que pour nous, d'une certaine manière, c'est évident. On ne saurait pas forcément l'expliquer, mais il y a une évidence pour nous à faire plusieurs activités. Chose que d'autres personnes qui ne seraient pas multipotentielles, qui ne seraient pas neuroatypiques, auraient du mal à comprendre. Et donc, en fait, c'est surtout là, je dirais, qu'est la difficulté.
- Speaker #0
C'est de pouvoir vulgariser le pourquoi du comment de faire tant d'activités. Là où, du coup, certains pourraient être perdus. Pour nous, il y a de la cohérence. C'est vrai. Et même si c'est intéressant ce que tu dis, parce que le fait de pouvoir l'expliquer... Genre... Parce que je pense que dans mon cerveau, c'est en gros, j'ai envie de faire ça, j'ai envie de faire ça, j'ai envie de faire ça. Et je vois comment ça peut aider la personne. Je pourrais pas expliquer de pourquoi c'est dur de me dire, ok, et maintenant, et en fait, à force de regarder mon offre et de me dire, ok, je vois le lien, tu vois. Mais instinctivement, c'est en mode, j'ai envie de faire ça parce que je sais ce que ça peut apporter. Et effectivement... Avec un regard extérieur, tu es OK, je vois le lien. Mais c'est comme si, instinctivement, tu fais le truc sans voir le lien en premier, mais qui a un sens. Et de mettre des mots, de devoir expliquer ça alors que vous ne voyez pas. Après,
- Speaker #1
je pense que c'est aussi une habitude qu'on... qu'on a prise, je pense, par rapport à l'école où justement, voilà, il fallait mettre des mots sur les choses, il fallait expliquer. Moi, je sais que... Je ne sais pas si ça a été ton cas, mais moi, je sais que par exemple, en français, on avait les rédactions à faire, thèse, antithèse, synthèse, machin, tout ça. À chaque fois, moi, j'avais droit à « Idées pertinentes, développe plus » . Bah oui, mais non, moi... A, B ! J'ai commencé à Z, il faut passer par toutes les lettres de l'alphabet. Non, moi, AB, ça me suffit. En gros, c'était ça. Et moi, j'ai toujours eu... Parce que, voilà, moi, je vois l'évidence du truc et j'y vais directement. Je passe pas à broder et machin. Et voilà, c'est... On nous a... imposé même, j'ai envie de dire, de devoir constamment expliquer, justifier, alors que des fois il n'y a pas lieu de justifier. Et puis j'ai envie de dire, finalement, justifier pourquoi ? Pour alimenter le mental en fait. Donc oui, j'ai envie de dire, pour certaines personnes qui ont besoin, parce que leur mental travaille beaucoup, leur ego travaille beaucoup, donc du coup il va falloir leur expliquer de A à Z pourquoi ce cheminement. Mais maintenant, finalement, j'ai envie de dire que le AB, c'est peut-être juste suffisant.
- Speaker #0
Ça, c'est intéressant. Je n'avais jamais fait de lien avec le approfondissez. Approfondissez, développez plus. Genre, là, qu'est-ce que je peux dire de plus ? Moi, c'est ça. J'ai tout écrit, non ? C'est pas suffisant.
- Speaker #1
Mais moi, je ne dirais pas que ça m'a traumatisée. Parce que j'adorais le français, même si j'avais Des notes qui ne suivaient pas mon investissement en cours. Mais ouais, je ne sais pas, c'est un truc qui m'est venu comme ça, de me dire effectivement... Moi, je sais que j'ai toujours eu ce cas d'idées pertinentes, très bien, machin, mais à chaque fois, développe plus. Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Idées intéressantes, mais qu'est-ce que tu approfondis ?
- Speaker #0
Et là, ce qui me vient, c'est, est-ce qu'en art plastique... t'avais des bonnes notes dans le sens...
- Speaker #1
Excellente !
- Speaker #0
Au minimum, j'avais 15-16, sinon c'était du 18-20, de manière générale. Mais tu sais quoi, moi je pense que j'étais plus restreinte dans le sens où justement, peut-être qu'il y a un truc de restriction, que je me permettais pas à aller dans l'art, parce que t'as aussi des profs qui sont pas forcément bienveillants sur ça, et du coup, t'as le truc de ouais, mais c'est moche, ça veut rien dire, t'sais, et... Et je retrouve le truc que tu disais dans le sens où on va renforcer le mental, à essayer de comprendre les choses et tout ça. Et je pense que je l'appliquais dans l'art plastique, ce qui fait que je n'arrivais pas à me libérer au maximum. Alors que là, du coup, je vais plus vers quelque chose de plus artistique, de créatif. Mais c'est vrai que maintenant, je me demande si la petite Sophie de l'école, elle était en art plastique. Mais est-ce que je peux aller plus loin ? Et en même temps, dessiner, j'étais pas... Moi, personnellement, c'était pas mon délire. Genre, en fait, mes dessins, c'était pas ouf. Mais on m'aurait mis un truc avec des mots et tout. Ça aurait été parfait. Donc, ouais, c'est intéressant de le développer plus. Je pense que je pouvais développer plus. Mais moi, si je m'autorise à aller développer plus, on s'arrête plus. La copie, elle est pas assez... Moi, c'était l'inverse, justement. J'écrivais gros ! Oui,
- Speaker #1
c'est déjà fait !
- Speaker #0
J'écrivais gros pour refaire la copie ! Non mais ouais, t'as des traumas de décolle !
- Speaker #1
Alors qu'en plus, mes profs de français, moi je les adorais, et je sais que pour certaines, pour les avoir retrouvées un peu plus tard, mais bien aussi, donc c'est juste que... Voilà, t'as des petites choses comme ça qui te marquent. Moi, je sais qu'effectivement, à chaque fois, idée pertinente, mais va plus loin.
- Speaker #0
Qu'est-ce que je peux dire de plus ?
- Speaker #1
C'est un peu comme quand tu dis, ouais, le soleil est jaune. Ouais, bah oui, développe un peu plus. Bah, il est jaune parce que, machin, c'est la température qu'il a qui fait que...
- Speaker #0
Il a des nuances d'oranger, de rose.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Mais, ouais, c'est vrai.
- Speaker #1
C'est sa nature d'étoile, d'étoile, je ne sais plus quoi, jaune, qui fait que ça, ce serait une autre catégorie d'étoile beaucoup plus grosse,
- Speaker #0
machin, elle ne serait pas de cette couleur-là. Non, le soleil est jaune, point ! J'avoue. Non, mais c'est intéressant, parce qu'en même temps, ça amène la question à l'école, on a tous nos capacités. nos talents dans certaines matières et dans d'autres un peu moins, tu vois. Et c'est pas pris en compte, il y a un truc de globaliser et je pense que ça tue un peu l'identité des enfants, des futurs adultes qu'on devient parce que, bah, je pense même pour les multipotentiels, on peut pas se permettre d'expérimenter. plein de choses à savoir. Non,
- Speaker #1
et puis on pourrait dire ça, le système éducatif français, du moins, déjà, ne le permet pas. J'ai envie de dire, enfin, dans le système éducatif conventionnel, ça ne le permet pas parce que, voilà, on doit rentrer dans des cases. Moi, j'ai le... Moi, j'ai un exemple très concret de l'année dernière par rapport à ma fille qui était en moyenne section l'année dernière qui a été diagnostiquée TDA. Donc, c'est un autre... C'est un autre sujet, mais bon, il y a une neuroatypie. Ou du coup, selon les prérequis de l'éducation nationale, elle a des retards sur ce qui lui est demandé d'avoir acquis en termes de chiffres, lettres, tout ça. Elle est en retard, certes. Sauf que moi, l'année dernière, ma fille, elle arrivait déjà à faire des nœuds. À 4 ans et demi, 5 ans, elle sait faire des nœuds. Moi déjà ça m'a surpris, j'en ai parlé un peu autour de moi, j'ai une de mes amies qui me dit bah non mais moi à son âge je savais pas en faire, j'ai réussi à partir de 7-8 ans peut-être. C'est vrai quand tu regardes il y a des enfants qui savent faire leur nœud de chaussure, tu regardes quand ils savent faire le nœud de chaussure en général ça arrive en primaire.
- Speaker #0
Mais des scratchs.
- Speaker #1
Voilà, mais des scratchs ! Ma fille en moyenne section elle sait faire des nœuds, elle sait faire des puzzles de plus de 50 pièces. Je ne dis pas que tous les enfants n'en sont pas capables, mais dans la grande majorité, dans sa classe, le 50 pièces, ce n'était pas accessible pour eux. Donc, sur certains prérequis, on demande d'avoir des prérequis en France au niveau du système éducatif. Là où, dans le conventionnel, j'entends, parce que finalement, quand on voit tout ce qui est école, Montessori, les choses comme ça, ou pas. laisser justement les enfants découvrir leur potentiel. On ne va pas les mettre s'asseoir de 8h30 jusqu'à 11h30 avec entre temps une petite pause récré, mais le reste du temps, ils doivent rester assis. À partir de 4-5 ans, c'est compliqué.
- Speaker #0
Oui. Puis il y a aussi le fait d'un système un peu de méritocratie, de performance avec les notes et de compétition.
- Speaker #1
totalement un pied alors ça c'est une chose moi que que j'ai réalisé il ya une dizaine d'années donc quand j'étais que je bossais en collège parce que j'ai été donc assistante pédagogique et assistant d'éducation en cassant d'éducation en gros pion j'étais surveillante mais c'est un pédagogique faisait du soutien scolaire et et nous on a en france on a un système éducatif où on met en évidence les erreurs qu'on fait mais pas dans le bon sens Mais voilà, on met en évidence les erreurs, là où on a eu faux. Moi, quand j'avais les cours particuliers avec les collégiens qu'on m'a signés, moi déjà, quand j'arrivais, je leur disais, là, on va revoir un chapitre que vous n'avez a priori pas compris. Même si je pense que vous en avez compris quand même quelque chose, moi je vais vous l'expliquer différemment pour que vous le compreniez. Et moi, ma première étape que je faisais, je leur disais, tu prends une feuille, tu fais deux colonnes, ce que j'ai compris, ce que je n'ai pas compris. Tu vas voir que déjà dans la colonne j'ai compris, tu vas voir qu'il y aura quand même quelques éléments que tu auras compris. Donc tu ne peux pas dire je n'ai pas compris parce qu'il y aura des choses que tu as déjà acquis. J'ai après... On va retravailler et après, tu me referas cette feuille-là en mettant ce que tu as compris, ce que tu n'as pas compris. Et tu vas voir que du coup, les colonnes vont s'inverser. Et après, quand on faisait des exercices d'application, des choses comme ça, notamment par exemple en maths, moi, je corrigeais toujours de deux couleurs. Je faisais oui en rouge pour s'il y avait des erreurs et en vert pour dire ça, c'est acquis, ça, c'est acquis, pour que justement, ils voient qu'au début, il y a peut-être beaucoup. de rouge avant de revoir la leçon et bah à la fin il y en a beaucoup plus de verre oui mais parce que on relève toujours les fautes les erreurs et on ne met jamais en avant les les
- Speaker #0
bonnes choses ouais on met trop en avant les les erreurs et le négatif alors qu'on devrait mettre en avant le positif aussi même plus que le négatif oui puis Aussi l'erreur, il y a aussi la connotation négative de l'erreur parce que du coup tu vas l'assumer à respect et tout ça, oui c'est... Et puis t'es mauvais, t'es connoté plutôt négativement alors qu'en vrai on pourrait dire ok, ben là pour cette étape là, tu vois, pour ce contrôle là, voilà où t'as fait des erreurs et tout comme ça, mais c'est pas grave parce que... tu pourras progresser et justement c'est en faisant des erreurs qu'on apprend.
- Speaker #1
C'est ça, effectivement c'est de valoriser les erreurs. Moi je sais que c'est... Alors déjà moi quand les gamins je les avais, je leur disais, je dis clairement si t'as pas compris la leçon, c'est pas que t'es bête comme t'as pu l'entendre. Parce que malheureusement, moi c'était en courant 2015-2016 où j'étais pion, ça se disait encore. Si t'es bête, c'est par des profs. Des profs qui disaient si t'es bête, c'est que t'as pas compris. Je pense qu'on est en 2025, il y en a encore qui le disent. Et je trouve ça malheureux. Et moi, quand j'arrivais, je leur disais, je dis, donc si t'as pas compris ton cours, c'est pas que t'es bête, comme t'as pu l'entendre. C'est que c'est la manière dont on te l'a expliqué ne te correspond pas. Et moi, je suis là pour t'expliquer autrement. Et parce que bien souvent, c'est ça. Parce que de toute façon, il y a énormément d'intelligences différentes et d'attention différentes. Et forcément, la manière dont un prof va expliquer son cours, certains vont très vite le comprendre parce qu'ils vont réfléchir de la même manière, ils vont comprendre de la même manière, mais il y en a d'autres où ça ne va pas du tout être ça. Et moi, j'étais aussi dans ce cas-là. Il y avait des choses,
- Speaker #0
je ne les comprenais pas tout de suite, et expliquer différemment, ça rentrait beaucoup plus rapidement. Ça me fait penser à un prof de maths. Tu m'en parlais de maths tout à l'heure. En fait, je me suis dit, putain, les maths, c'est archi... dur et je sais plus il y avait un prof particulier enfin qui était venu et là je me suis dit attends mais c'est juste ça mais j'ai perdu tant d'années ouais c'est trop ça et moi je sais que bah pareil tu vois les gamins moi j'avais au
- Speaker #1
plus tôt dans le quart d'heure de l'heure de soutien que je faisais soit dans le quart d'heure ou un peu avant la fin j'avais ah mais c'est facile en fait bah oui mais parce que ça a été expliqué différemment.
- Speaker #0
Oui, et puis qu'on a pris le temps pour la personne, etc. Mais tu vois, ça rejoint un peu notre sujet de dans le sens où, si on nous autorisait dès le début à dire, oui, tu peux explorer, tu peux aller, tu peux utiliser toutes les facettes de qui tu es, et c'est pas négatif, c'est pas un stade, c'est pas que tu trouves pas ta place, que ta ta ta ta ta ta et ben...
- Speaker #1
Que t'en fais un problème, ceci, cela...
- Speaker #0
Et bah en gros je pense qu'on le vivrait mieux et on s'autoriserait même plus à développer encore plus notre multipotentialité. Et je trouve ça dommage qu'en tout cas on soit dans un système comme ça. Moi ça me donne envie de tout péter, de tout rêver une scène et de tout créer autrement.
- Speaker #1
Après ouais il y a quelques personnes, j'ai envie de dire à l'éducation nationale il y a... On trouve quelques professeurs, quelques instit qui ont cet éveil, qui ont cette démarche, mais ils sont encore trop minoritaires, et puis du coup ils sont quand même pas mal pieds et poings liés, donc ils font comme ils peuvent pour justement voir qu'il y a un enfant qui a du multipotentiel,
- Speaker #0
et donc du coup pouvoir l'accompagner au mieux, mais c'est très compliqué. Des heures et des heures. Je pense aussi, pour les profs qui ont cette reconnaissance-là de pouvoir travailler, se permettre de travailler autrement, il y a aussi la réalité de la situation, même pour les profs. Je ne suis pas prof, mais je sais que je voulais le devenir. Et là, je me dis heureusement que je ne le suis pas parce que c'est un peu compliqué. Que ce soit en termes de reconnaissance, mais que même si... Je pense que tu peux être un prof qui veut justement exploiter sa multipotentialité elle ne pourra pas parce que déjà on va te regarder, on va te juger et je pense même le manque de moyens au bout d'un moment ça atteint même ton envie ta motivation et ta qualité de travail malheureusement sur ça c'est ça,
- Speaker #1
alors moi ça me rappelle justement tu dis ça le manque de moyens, ça me rappelle l'un des derniers postes de travail où j'étais, où à un moment j'avais fait le parallèle Je trouve que là, il est très bon, pareil, pour le système éducatif français. C'est qu'on va te demander de faire une corde avec des bouts de ficelle et après, on va te dire que c'est nul, que c'est de la merde. Mais en fait, donner les ressources nécessaires pour faire un truc bien.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Moi, je trouve que c'est ça. Typiquement, on te demande de faire une corde avec des bouts de ficelle et toi, tu fais ce que tu peux, tu les attaches.
- Speaker #0
les uns aux autres et puis après on va dire mais c'est nul ton truc mais je peux pas faire autrement en fait avec ce que je pouvais c'est ça et en plus je me dis que tout à l'heure on parlait de tu disais qu'on est de plus en plus éveillés et j'ai l'impression que même les enfants sont de plus en plus éveillés et plus en plus éveillés mais vont plus même oser l'affirmer là où nous on est en mode fébrile Tu vois, j'ai l'impression qu'ils sont en mode, non mais je le dis en fait, je le fais, et même te challenger en mode, ah ok, d'accord. Et je me dis que mince, le système il n'est pas prêt pour eux encore plus. Ah non,
- Speaker #1
ça c'est clair.
- Speaker #0
Il n'était pas prêt pour nous, mais il est prêt pour eux encore plus, tu vois. En étant maman de deux jeunes enfants de 4 et 5 ans, qui du coup, on va les mettre dans des cases entre guillemets,
- Speaker #1
qui ont chacun une neuro-atypie, et puis en plus diamétralement opposée. Non. Non, non, clairement, c'est pas... La société n'est pas prête à ce que les enfants soient de plus en plus éveillés, parce que d'ailleurs, justement, on parle de... Oui, mais il y a de plus en plus d'enfants qui sont TSA, donc dans le trouble du spectre autistique, qui sont TDA, donc qui sont un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité, qui sont ci, qui sont ça. Ben oui, mais parce qu'en fait, ils se démarquent. de plus en plus. Donc d'un côté, on va dire, entre guillemets, il y a un peu plus d'étiquettes, mais parce qu'il y a plus d'enfants qui s'affirment que d'enfants qui ne s'affirment pas.
- Speaker #0
Et je pense que s'il y a une nouvelle reconnaissance, là où ça se peut qu'il y en avait tout autant, mais qu'on ne les reconnaissait pas et qu'ils étaient plutôt catalogués, connu, utilisés.
- Speaker #1
Moi, clairement, je pense que, comme je dis, je dois être une TDA non diagnostiquée. Je vois à l'école effectivement un enfant qui est HPI, qui est TDA à l'époque où moi j'étais à l'école. Très souvent c'est un enfant agité, c'est un enfant tête en l'air, c'est un enfant dissipé qui est dans la lune et machin. C'est juste un enfant qui fonctionne à sa manière, donc laissez-le être un enfant. Et ne lui demandez pas de rentrer dans des cases alors que c'est une sphère. C'est un peu ça.
- Speaker #0
C'est vrai. Ce qui me permet de faire une transition sur les défis. Pour toi, c'est quoi les plus gros défis que tu as pu observer dans le monde de la multipotentiel ? Les défis,
- Speaker #1
je dirais prendre conscience et de l'accepter. Ça, pour moi, c'est les plus gros défis. Déjà, prendre conscience parce que... Finalement, quand on voit dans notre entourage plus ou moins proche, ou si on n'a pas ou peu de personnes qui partagent le même profil que nous, de se dire, en fait, je suis un peu le vilain petit canard, je ne suis pas comme tout le monde, mais je ne rentre dans aucune case, qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce que j'ai, qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Donc, finalement, prendre conscience que ce n'est pas qu'est-ce qui ne va pas chez moi, c'est je fonctionne différemment. Qu'est-ce que c'est ? Pourquoi je fonctionne différemment ? Surtout, le qu'est-ce que c'est ? Et puis après, oui, l'accepter. Parce qu'on est dans une société où on devrait rentrer dans des cases. Et voilà, le fait d'être multipotentiel, comme on disait tout à l'heure, c'est s'asseoir un temps sur une chaise avant de passer sur une autre. Donc, on ne peut pas rentrer dans une case et y rester le reste de sa vie. Et ça, c'est de pouvoir l'accepter. Moi, aujourd'hui, j'ai plusieurs casquettes. Qu'est-ce qui dit que, je ne sais pas moi, dans trois ans, dans cinq ans, je ne vais pas m'en trouver une autre ou je vais... Mettre mon focus là-dessus et que ça va être mon focus pendant peut-être un an ou deux ou pendant dix ans, je ne sais pas. Donc après, effectivement, sans parler d'instabilité, c'est de se dire, effectivement, je ne sais pas de quoi l'avenir sera fait. Et peut-être que dans quelques temps, je ferai encore autre chose.
- Speaker #0
Je ne sais pas quoi, mais je ferai encore autre chose. Et je pense aussi le défi, c'est aussi de trouver les lieux ou les personnes, ressources qui peuvent nous aider à pouvoir exprimer ou être, être plutôt, cette personne de facette. Et pendant que tu parlais, tu disais que moi j'avais des problèmes à rentrer dans des cases, des trucs comme ça. Ça me fait penser à la case hypersensible où du coup à chaque fois ça ressort et je suis en mode putain. Non ! Alors que clairement, oui, je dois en faire partie plus plus, mais ça m'agace d'être dans une case. Et en même temps, je trouve que être multipotentiel, c'est de pas être dans une case, c'est être dans plusieurs. C'est naviguer dans plusieurs choses. Donc je pense que ça rentre aussi. Oui, parce qu'en plus,
- Speaker #1
tu dois avoir des périodes où tu es plus hypersensible qu'à d'autres moments où tu l'es beaucoup moins.
- Speaker #0
Oui, oui. Non, je pense que ça touche plus des... Peut-être. je pensais plus que ça touchait plus des sujets on va parler plus de sujets je vais être beaucoup plus sensible que ça ou il y a des ouais possiblement tu vois mais je me suis pas permis d'exploiter, peut-être qu'il faudrait que je prenne une liste avant il y avait un truc sur Instagram je crois que c'était une vidéo qui disait si tu es hyper sensible il pose des questions tu dois baisser les doigts et je suis d'accord mais en fait je me suis pas axée dessus parce que ça me fait chier de rentrer dans une... Est-ce que je parle juste moi avec ma sensibilité et des trucs comme ça et pour qu'on nous comprenne et je trouve ça intéressant et triste à la fois, pour qu'on nous comprenne il faut qu'on rentre dans une casque pour qu'on soit défini pour qu'on nous comprenne parce que sans cette étiquette là sans cette explication là cette clarification, on ne nous comprend pas
- Speaker #1
Et on ne se comprend pas. C'est parce que je pense, il y a un peu ce côté scientifique, on va dire, dans le sens où il faut pouvoir prouver par A plus B le pourquoi du comment. Donc, il faut une étiquette, parce qu'il faut identifier ce que c'est pour se dire, si c'est ça, le résultat peut être ça, ça ou ça. Si c'est autre chose, le résultat sera différent. C'est pour ça qu'il faut mettre des étiquettes.
- Speaker #0
Ça me fait penser à approfondisser. C'est bien, mais... Approfondissez. C'est un peu ça. T'es comme ça, mais pourquoi ?
- Speaker #1
Si t'es ça,
- Speaker #0
ça veut dire que tu peux avoir comme réaction, comme ouais oh my god ouais je sais pas pourquoi ça me challenge autant d'être dans une case que en fait je pense que je voudrais juste être et c'est ok c'est être moi avec Minzy être humain mais des fois je crois que ma vision est un peu trop utopique il y a vraiment des trucs que je me dis pourquoi faut définir pour revenir à notre sujet est-ce que t'as déjà ressenti de la pression à devoir choisir une seule voie dans ta vie dans ton expérience de vie oui notamment parcours sup ça j'ai pas connu dieu merci
- Speaker #1
Oui, déjà, j'ai envie de dire, à partir de la troisième, on revient toujours par rapport à l'école, mais parce que c'est déjà là que démarre beaucoup de choses, parce que déjà, pendant très longtemps, c'est le plus grand de ton expérience. Là, moi, je viens enfin, depuis quelques temps, de passer un cap, je crois, où maintenant, j'ai un petit peu plus d'expérience de vie active. que de vie scolaire. Mais déjà, à partir de la troisième, en gros, on te met un peu la pression de qu'est-ce que tu veux faire après seconde générale, technologique, du professionnel, ceci, cela, machin. Donc déjà, il faut que tu rentres dans une case. Déjà, donc, il faut que tu choisisses un secteur dans lequel tu vas aller. Admettons, on va prendre le schéma, on va dire, le plus classique classiques que les... justement ceux qui aiment bien mettre des étiquettes veulent on va en seconde générale
- Speaker #0
Une fois à la seconde générale, on va dire que ça te laisse une année à peu près de répit, une année de réflexion supplémentaire pour te dire quel bac je vais faire.
- Speaker #1
Bon, maintenant, je ne comprends rien. C'est le bac là. Mais bon, on va resituer par rapport à moi quand j'ai passé mon bac.
- Speaker #0
Ça remontait maintenant.
- Speaker #1
C'est ça que c'était mon travail d'accompagner les jeunes dans ce truc-là. Je te l'avais, pardon, mais je me sens tellement vieille. Il y a eu un gap. Ah ouais, mais c'est ça. Et... Allez, on va faire l'éveil à mon époque ! De mon temps ! Au temps jadis ! Donc du coup, t'es arrivée en seconde. Donc moi,
- Speaker #0
j'ai fait une seconde générale parce qu'en plus, j'avais à peu près le niveau pour être en seconde générale. Moi, après, déjà, on m'a clairement fait comprendre la filière scientifique, ce ne sera pas pour toi. Tu n'as pas d'assez bonne note en maths. Ça tombe bien, de toute façon, moi... J'ai eu cette chance déjà en fait depuis la troisième, je savais que je voulais faire le bac techno que je voulais faire, qui à l'époque en plus de ça c'était un bac techno entre guillemets poubelle, STI GMP, c'était le t'as pas le niveau pour aller en S, bah tu vas là, t'as pas le niveau pour aller en STI électronique, bah tu vas là, en électrothèque, bah tu vas là, c'était là. Ok, alors qu'on était quand même plusieurs à l'avoir choisi ce bac, donc voilà,
- Speaker #1
c'est mon diffusé.
- Speaker #0
Et donc, voilà, tu as encore, du coup, quel bac je vais faire. Parce que pour peu que tu aies la chance de savoir quel métier tu as envie de faire, on te dit qu'il faut faire telle formation, pour faire telle formation, il faudrait avoir tel bac. Donc, du coup, tu as un premier cheminement à faire. Donc, tu as des premiers choix à faire pour rentrer dans des cases, alors que tu es multipotentiel. Moi, comme je disais, tu vois, j'aurais adoré... Il y a eu une période où je voulais être assistante sociale. Il y a eu une période où j'ai voulu un peu plus m'axer dans la médecine. Finalement, Naturopathie, tu vois que ça recoupe un peu tout ça. Ça va bien. Voilà, mais voilà, après, on te colle l'étiquette. Ben non, mais t'as pas le niveau pour faire telle ou telle étude. Donc, du coup, voilà. Après. Avec mon côté multipotentiel, il y a eu une chose où je me suis moi-même structurée, mis entre guillemets des limites, c'est qu'après le bac, donc tu as le choix au niveau des poursuites d'études, soit tu vas à la fac, soit plus BTS, DUT, des choses comme ça. Et moi, c'était plus la deuxième partie où je me suis entre guillemets forcée à aller en BTS. Parce que moi-même, je le savais, je m'étais dit je vais à la fac, mais c'est mort. Je vais me planter parce que comme en dehors des TD, enfin moi je parle de théorisme, j'ai pas du tout été à la fac, mais en gros, à part les TD qui sont obligatoires, les amphis, tu n'as pas d'obligation d'y aller. Et moi je m'étais dit si je n'ai pas obligation d'y aller, je n'irai pas. Ça demande d'être disciplinée. Voilà. Et moi, je le disais tout à l'heure,
- Speaker #1
je travaille encore ma discipline. Oui.
- Speaker #0
Donc, je pense que déjà, cette multipotentialité, le challenge que j'ai eu, les difficultés que j'ai rencontrées, ça a été de... Pourtant, j'aurais bien voulu faire des études de psycho ou de droit. Mais pour ça, il faut aller à la fac. Et...
- Speaker #1
Et je sais que je n'aurais pas... À l'époque, du moins, la savannah que j'étais à cette époque-là, je n'en aurais pas été capable. Mais quand c'est quelque chose, tu vois... Parce que moi, je suis tombée dans l'étude de psychologie par hasard. Vraiment par hasard.
- Speaker #0
Parce que la lumière, je rentre.
- Speaker #1
Mais littéralement, c'était un peu comme ça. Parce que du coup, j'étais animatrice. Et en fait, avant, je me disais, bon, allez... s'agirait de trouver un autre poste, tu vois. Et donc, je me suis dit, vas-y, j'avais fait un espèce de bilan de compétences, mais tu sais, sur Internet, pas le truc où tu le fais avec des gens et tout ça. Et ça m'avait dit à cet instant social, je me suis dit, vas-y, let's go, je vais regarder. Et en fait, je me suis dit, bon, il y a un concours, bon, faisons le test. Et je le fais un peu à l'arrache, comme ça, je me dis, ça me permet de voir comment ça se déroule pour que l'année d'après, je puisse... Bah m'y attaquer pleinement.
- Speaker #0
Ouais, complètement, ouais.
- Speaker #1
Et tout. Et j'y vais, et tout. Oh, je réussis, je t'embête, pardon. Je réussis. Après, il y a un deuxième truc avec un oral où t'as un psychologue et une travailleuse sociale ou une prof, je sais plus. Non, c'est une travailleuse sociale. Ou un travailleur social. Et en gros, du coup, c'est un oral. Et là, j'étais sur liste d'attente, mais j'étais comme la première ou la deuxième ou un truc comme ça. Donc moi, je me suis dit, bah c'est bon, tu sais, je reviens l'année prochaine ! Genre, et en fait, non, la liste, elle est vite venue à moi, en fait. C'est vrai. C'est vite venue à moi. Elle est donc en gros, ça m'a dit, ah, vous êtes acceptée. Welcome et tout. Mais moi, j'avais pas ce qu'un oral dans une école que je n'avais même pas renseigné. Et donc, j'arrive et là, genre, premier jour de rentrée et tout. Et là, j'apprends. que, je sais plus quand est-ce que j'ai, je pense que c'est littéralement là, j'apprends qu'en fait il y a un double cursus. Et donc là, j'en avais pas prévenu ! Ah d'accord, donc t'avais administratif, psychologie et un truc sanitaire, santé, je sais plus quoi. Je me suis dit, ok, ça veut dire qu'en fait il y a dix fois plus de taf là, en fait. Déjà, moi j'étais, moi je devais venir mais l'année d'après, pas cette année, tu vois. Et donc, du coup, je fais « Bon, bah, psychologie, let's go ! » Et en gros, c'est les profs de la fac qui venaient dans notre école. Donc, on était reliés à Paris 13, mais ils venaient dans notre école. Donc, le fait qu'on n'allait pas dans la fac, ça, mais mine de rien, t'avais un peu le même système de « Tu vas en cours, tu vas pas en cours. » Moi, ce qui me maintenait sur des trucs comme ça, parce que c'est quand même... T'es quand même dans... Là, c'était tout le monde qui était réuni. C'est-à-dire les éducateurs, éducateurs jeunes enfants, assistantes sociales, tout ça. On était réunis dans la même pièce. Ça déjà, ça peut avoir un impact dans ses grands... Ses références. Et en même temps, t'as le prof qui est là avec son micro, qui parle. C'est pas tout le monde qui peut tenir ce format de cours pendant deux heures. Et moi, ce qui me tient, c'est la passion. Ça veut dire qu'en gros, c'est pas la discipline, c'est la passion. Si le mec,
- Speaker #0
il te parle comme ça pendant deux heures, tu prends tes clics et tes clacs.
- Speaker #1
C'est ça. Ou alors si... Parce qu'on avait un prof qui était arrogant au début. tout le monde le détestait. Mais genre, tout le monde le détestait. Deuxième année, il était là à nouveau, on était là, putain. Et finalement, on a fini par l'aimer parce qu'il y avait un truc de son humour qui était vraiment bien. Mais en soi, ça dépend tellement de la personnalité du prof, ça dépend aussi du sujet, mine de rien, est-ce que ça te passionne ou pas. Et moi, je pense la discipline, à ce moment-là, c'est pas que j'en avais pas, mais en fait, je pense que je fonctionne vraiment à la passion. Et ça, ça joue aussi. Mais il est vrai que si déjà, Tu te connais et tu sais déjà que...
- Speaker #0
C'est pas facile pour toi d'être en baccalauréat. Moi je sais, j'aurais perdu mon temps.
- Speaker #1
Je te jure. Mais j'avoue, la psychologie c'est vraiment quelque chose qui m'a passionnée. Et tu vois, par hasard. Vraiment par hasard. Et je me dis, c'est la passion qui me fait tenir ou qui me permet de découvrir des choses. Mais pour la pression de choisir une seule voie, c'est vrai qu'à l'école, je trouve que c'est super tôt. En troisième, on a quel âge ? 14 ans ? 14 ans, mais à quelle heure à 14 ans ? Je sais ce que je veux. T'as encore les questions de quand t'es petite. Tu voulais être quoi ? Toi, tu voulais être quoi quand t'étais petite ?
- Speaker #0
Comme je te dis, il y a eu une période, je voulais être assistante sociale. J'ai une dizaine d'années, un truc comme ça.
- Speaker #1
Comment t'avais connu ça ?
- Speaker #0
Alors là... En fait, j'avais envie d'aider les gens. C'est pour ça, en fait, pour moi, c'était ça. J'ai envie d'aider des gens. Comment je peux les aider ? C'est tant de social.
- Speaker #1
C'est intéressant parce que moi, je ne pense pas que je connaissais le nom, l'intitulé de la profession.
- Speaker #0
Mais ouais, je te dis,
- Speaker #1
je devais avoir 10-12 ans quand j'ai pensé à ça. Mais après, tu as évolué. Après, j'ai évolué. Moi, je vais même dire aussi que la part de nous qui était enfant, qui disait « Ah, je veux faire ça » , elle savait déjà ce qu'on voulait faire. Oui. Parce qu'on est amené après, j'ai l'impression qu'on est amené à revenir vers ce qu'on voulait enfant.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. Puis alors, ça, ça pourrait être pareil encore un sujet d'un autre podcast sur les croyances limitantes. Mais pareil, moi, je sais que j'ai les souvenirs. Donc déjà, voilà. En gros, on t'apprenait à l'école, en fait, tu vas faire 40 ans de ta vie, le même métier. En gros, c'est ce qu'on veut t'expliquer. Dans les faits, c'est pas ça. Pas pour vous. Très peu. Pour de moins en moins de personnes, je dirais. Ouais. On t'apprend aussi, pour beaucoup, un vrai métier, entre guillemets, c'est t'es assis derrière un bureau.
- Speaker #1
Un métier stable,
- Speaker #0
je crois. Ouais, voilà, un métier stable, t'es assis derrière un bureau. Mais tu as plein de métiers stables, j'ai envie de dire, tous les métiers qui sont dans le commerce, les métiers de bouche, les trucs comme ça, c'est des métiers stables où ils ne sont pas derrière un bureau. Va me dire à quel moment un boulanger est derrière son bureau. Autant c'est un métier très stable. Mais voilà, c'est le côté, en plus de ça, croyance limitante d'un métier,
- Speaker #1
c'est d'être assis derrière un bureau. Et sinon, comment tu fais la paix avec l'idée d'explorer plusieurs chemins à la fois ? Déjà, je dirais que j'ai quand même le soutien de mes parents. Et ça,
- Speaker #0
avoir un entourage qui a une certaine compréhension, parce que peut-être qu'ils ne comprennent pas tout dans notre démarche, dans les choses qu'on fait ou quoi, mais qui ont un minimum de compréhension et de... d'encouragement. Déjà, je pense que ça aide beaucoup. Et puis après, j'ai envie de dire qu'en fait, on est tous différents. Donc, il faut savoir accepter sa différence. J'ai mis du temps à l'accepter, mais voilà, on est différents. Et j'ai envie de dire qu'il faut honorer et célébrer cette différence.
- Speaker #1
Mais comment t'as fait pour honorer cette différence ?
- Speaker #0
Ben justement, en m'engageant à... Je vais prendre l'exemple déjà de la naturopathie, où d'abord je l'ai découvert pour moi, et après j'ai voulu transmettre. Et en fait, à l'époque, c'était avant que je mette le mot sur la naturopathie, j'avais cette volonté de transmettre du bien-être aux autres. Donc j'ai cherché différentes disciplines, tout ça, et en cherchant, j'ai découvert la sophro, les choses comme ça, où ça me parlait, mais sans plus. Et après, en fait, quand j'ai découvert la naturopathie, c'est là où je me suis dit, mais oui, mais c'est ça en fait. Et je dirais que ce qui m'a aidée, c'est de trouver ce qui me faisait vibrer. Et du coup, d'être en accord avec ce qui me fait vivre et de ne pas aller à l'encontre, mais d'accepter et de se dire OK, on y va, c'est parti.
- Speaker #1
Let's go ! C'est ça. On arrive à la dernière partie du podcast. J'ai l'impression qu'on a parlé mille ans. Mais justement, ça fait le lien. Quel conseil tu donnerais à une personne qui se reconnaît comme multipotentielle, mais se sent perdue professionnellement ou même personnellement ?
- Speaker #0
Déjà, qu'elle prenne conscience d'une chose, elle n'est pas seule. Parce qu'il y a beaucoup de personnes dans le même cas qu'elle. Comme je disais, qu'elle accepte. qu'elle accepte cette différence et puis j'ai envie de dire qu'elle embrasse toutes les facettes de sa personnalité et que après si ça peut l'aider pourquoi pas qu'elle fasse un bilan de compétence si elle en ressent le besoin mais voilà de voir les choses qui la font vibrer et est-ce que du coup elle peut en faire une profession pour justement, pourquoi pas, gagner sa vie à être en accord avec ce qu'elle fait. Ou alors, si ce n'est pas de se mettre à son compte, de trouver un poste ou deux, parce que finalement, des fois, on est amené à faire plusieurs emplois, même des fois en même temps. Mais de trouver un poste qui la fasse vibrer, pour justement être en accord avec ses différentes facettes d'elle-même.
- Speaker #1
Moi, j'ajouterais même aussi de prendre plaisir à découvrir les différentes recettes. Parce qu'on peut te dire, oui, tu es différent. Bah ok. Ok, alors c'est quoi le différent ? C'est ça,
- Speaker #0
parce que des fois, elles peuvent être justement dans le brouillard de dire, ok, j'ai conscience qu'il y a plusieurs choses qui m'animent, mais qui je suis ? Donc, faire ce cheminement déjà d'identifier effectivement qui elle est, où est-ce qu'elle veut aller. Et du coup, du point de départ, qui je suis, où est-ce que je veux aller ? Après, le chemin, il va se tracer.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui m'anime ? Qu'est-ce que j'aime ? En fait, de s'autoriser à ne pas rentrer dans les cases, de s'autoriser à même sortir du système qu'on nous inculque, dans le sens, bah oui, ok, là, moi, ça ne fit pas, je n'y arrive pas. Qu'est-ce que, dans un monde idéal, qu'est-ce qui me ferait plaisir, qu'est-ce qui me ferait du sens ? Et de se noter maintenant, après, comment maintenant, j'ai repéré ce qui m'anime et tout ça, comment maintenant je peux faire pour allier, pour rentrer entre guillemets dans le moule,
- Speaker #0
mais dans mon moule.
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #0
dans mon moule. Pour rentrer dans mon moule.
- Speaker #1
C'est ça. Et ouais, mais je pense qu'en tout cas, moi, je fonctionne vraiment par plaisir. Donc, prendre le temps d'apprécier chaque découverte de toi parce qu'en fait, il n'y a pas de honte d'être différent.
- Speaker #0
Et du coup, ça fait une reconnexion à soi. Parce que le fait de, on va dire, mettre l'étiquette de multipotentiel, finalement, c'est comme on disait, c'est mettre le doigt sur ma différence. Et ouais du coup...
- Speaker #1
Et l'honorer cette différence. Ouais, je suis différente, y'a quoi ?
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et voilà, et de pas avoir honte en fait de ça parce que c'est ce qui fait que t'es unique. En fait, avoir honte de toi, c'est comme si tu avais honte d'être née, d'être qui tu es, d'être venue. Faire ce que tu es venu faire ici. Et puis, vas-y, la vie est tellement dure. Là, on ne va pas s'ajouter plus de pierres sur tout, là. Et puis,
- Speaker #0
bon, après, pour les personnes qui n'ont pas, on va dire, la chance d'avoir un entourage bienveillant. J'ai envie de dire, quand je parle d'entourage bienveillant, c'est déjà la famille, les parents qui ne sont pas OK avec ça. de s'entourer des bonnes personnes. Si ce n'est pas dans notre entourage proche qui arrive à nous comprendre et à nous accepter telle qu'on est, il ne faut pas hésiter à prendre cette distance avec ces personnes-là et de s'entourer des bonnes personnes qui nous permettent de nous aligner avec ce qu'on est et ce qu'on sera aussi par la suite.
- Speaker #1
C'est vrai. Et ces personnes, elles sont quand même relativement faciles à identifier, celles avec qui... t'es dans la joie, que t'as aucune honte d'être qui tu es, d'exprimer clairement qui tu es et tout ça. Et c'est celle avec qui tu peux briller et elle ne va pas te regarder en même temps.
- Speaker #0
Tu brilles trop !
- Speaker #1
Ouais, ou t'ernières ta lumière. C'est ça. Et comment tu discernais justement, on parlait des passions, mais comment discerner le fait, ce qui fait sens parmi toutes les passions ? Dans le sens, on peut avoir beaucoup de passions. mais laquelle va nous servir ?
- Speaker #0
C'est une bonne question moi d'un côté j'aurais envie de dire il n'y a pas c'est le principe du multipotentiel, il n'y a pas à choisir tu n'as pas à choisir en fait cette passion là elle va m'être plus utile qu'une autre peut-être qu'à l'instant T elle sera plus utile qu'une autre mais au fond il n'y a pas à choisir Voilà, il y a... Plutôt que de choisir, ce serait de... Comment je peux mettre en lien mes différentes passions ? Ce serait plutôt ça. Moi, je dirais, la réflexion à avoir, c'est pas quelle passion je vais prioriser, quelle passion va m'être utile, c'est comment mettre en lien mes différentes passions qui, d'un point de vue extérieur, n'ont rien à voir peut-être les unes avec les autres. Peut-être qu'il y en a quelques-unes où il va y avoir un rapport évident et d'autres beaucoup moins.
- Speaker #1
Mais il y a une trame. Et donc, du coup, de la trouver, cette trame. Oui, pour après l'expliquer.
- Speaker #0
La boucle évoquée !
- Speaker #1
Le développer ! La fourrondir ! Et toi, est-ce que tu peux partager un exemple concret d'un projet où tu as réussi à unir plusieurs talents ? Même s'il y en a déjà un que tu as partagé. Ben là,
- Speaker #0
je dirais mon entreprise, en fait, parce que finalement, je mets en place finalement de... Je gagne ma vie de mes passions, de ce qui m'anime, de ce qui me fait vibrer. Donc je dirais que ça, c'est le plus bel exemple. Parce que voilà, comme je dis, et ça du coup, c'est une de mes amies qui un jour a sorti ce terme-là. Je dis, j'aime beaucoup, je vais te le piquer. C'est le côté multipreneur. En multipotentiel, on peut être multipreneur. On n'est pas juste un... On peut être entrepreneur sur une activité. Moi, ce n'est pas mon cas. Moi, ce n'est pas mon cas. Je développe beaucoup de choses. J'ai plusieurs casquettes dans mes différentes activités. Je sais qu'avec certaines personnes, je vais pouvoir mettre toutes mes casquettes et c'est OK. Avec d'autres, je vais prioriser plus une casquette qu'une autre. Mais toutes ces casquettes, je les ai. sinon après comme exemple de je ne sais pas si j'aurais d'autres exemples moi j'en ai un genre ce podcast il y a une histoire avec ce podcast,
- Speaker #1
je ne sais pas si je l'ai déjà raconté dans la saison 1 ou pas mais en fait quand j'étais petite avec mon ancienne meilleure amie, on s'amusait à tourner des euh... avec les cassettes à l'ancienne. On s'amusait à enregistrer des émissions qu'on créait de toutes pièces. En gros, ça s'appuyait un peu des émissions que tu voyais comme sur M6, et où tu interviews des stars, elles viennent, elles chantent, et trucs comme ça. Et en gros, on faisait ça. Et donc, il y en a une qui faisait la star, qui chantait le truc, et l'autre qui interviewait, des choses comme ça. Et en gros, j'avais plein de petites cassettes comme ça où il y avait nos émissions et on se tapait des délires sur ça. Et il y a aussi des magazines. Je ne sais pas si tu as connu les magazines Julie ou les... Eh bien, moi, j'avais créé mon magazine qui s'appelait Sophie. Et je faisais pareil avec... Je reproduisais le magazine. Et en gros, tu vois, le podcast intégré aussi dans mon entreprise de coaching, c'est aussi honorer la petite enfant qui était créative à travers ses émissions de podcast. Enfin, c'était comme un podcast, en fait. Oui. C'est juste que...
- Speaker #0
C'est avec des cassettes. Oui,
- Speaker #1
c'est ça, avec des cassettes. Et c'est comme honorer cette petite fille-là qui est un vendeur. Regarde, regarde ! C'est cette passion-là qu'elle avait et parallèlement aussi l'utiliser, l'intégrer dans mon entreprise.
- Speaker #0
C'est créatif et pédagogique.
- Speaker #1
Ouais, et ça rejoint parce que moi, quand j'étais petite, je voulais être prof. J'ai même fait mes études parce que je voulais être prof d'anglais et tout ça. Et parce que j'adorais transmettre. Et à travers le podcast, ça me permet de transmettre. Mais même à travers mon entreprise, c'est même transmettre des choses, permettre aux gens d'avoir leur espace. Même en accueillant sur mes podcasts, c'est vraiment d'avoir ce temps-là où on peut échanger ensemble. C'est vraiment quelque chose où cette passion-là, que j'ai reprise quand j'étais petite, me permet d'allier toutes mes compétences aussi. et tout ce que j'aime faire. C'est aussi ça, en exemple concret que je pourrais dire, c'est le fait d'assumer, d'honorer toutes nos facettes. Comment tu peux créer quelque chose qui permet de tout rallier, de tout connecter et de t'épanouir, en fait. Parce que, clairement, moi, quand je fais mon podcast, même si ça peut prendre du temps, de me relancer dans cette dynamique-là, c'est... Mais quand je le fais, je le fais vraiment avec plaisir et... Et ça m'anime de pouvoir même échanger avec d'autres personnes, de pouvoir enregistrer. Ça me permet aussi de découvrir de nouvelles compétences, comme le montage, comme...
- Speaker #0
Encore un multi-gasket.
- Speaker #1
Exactement. Du coup, c'est parfait pour moi, pour qui je suis. Donc, c'est vraiment trouver des choses que... Peut-être même de trouver des choses que tu faisais enfant, parce que c'est quand même des parts de toi qui, je pense, reviennent. Et franchement, c'est super important de se reconnecter à notre enfant parce qu'il a les clés. Il a les clés que nous, on ne voit pas, qu'on a perdues en grandissant, en voulant se mouler dans tout ce qu'on nous a essayé de nous mettre, dans toutes les cases, tous les trucs comme ça. Et ça peut être ça. Tu peux utiliser ce que tu faisais en tant qu'enfant ou tes nouvelles passions que tu as acquises, que tu as acquis en grandissant. Et voilà. mais le tout c'est pas te mettre la pression parce que c'est quand même quelque chose qui est censé t'animer et puis on chemine chacun son rythme aussi donc même si demain on se découvre,
- Speaker #0
enfin voilà avec les personnes qui écoutent ce podcast, si demain elles se découvrent multipotentielles c'est faut pas se mettre la corde au cou en se disant vite faut que je trouve du coup ce qui m'anime et tout machin, non il y en a ça va être évident tout de suite et tant mieux ... Il y en a d'autres, ça va leur prendre plus de temps et c'est OK aussi.
- Speaker #1
Oui, parce que du coup, c'est aussi d'oser faire le pas. C'est ça. D'aller vers soi et avec toutes les croyances, tous les défis, toutes les représentations que ça représente, du coup, ça prend le temps que ça prendra. Et c'est OK. Mais le principal, c'est que toi, juste, tu sois épanouie et assumée et bien. Voilà, on arrive à la fin de cet épisode. Ce qu'on retiendra, c'est qu'en fait, être multipotentiel, c'est être en dehors des cases. C'est oser en même temps s'assumer, s'honorer dans toutes ses facettes. Et Dieu seul sait qu'il y en a pas mal et dans toute son unicité, je dirais. C'est ça, c'est s'autoriser à l'être. Et même si on vit dans une société qui ne va pas nous renforcer à le faire, si toi tu choisis de le faire, assume-le. Il y aura des périodes de doute, c'est correct. Il y aura des périodes où tu te dis « Ok, mais je suis contractée de tête dans ça » . Mais le tout, c'est de bien s'entourer, comme tu disais. Et après, ça roulera. parce que si c'est vraiment quelque chose que tu dois faire, tout va s'aligner et ça sera tellement plus facile, moins contractant.
- Speaker #0
C'est ça, et plus on s'aligne, plus ça s'alignera encore.
- Speaker #1
En tout cas, merci à toi Savannah d'être venue. Merci à toi pour l'invitation. J'espère que ça t'a plu. Moi, en tout cas, c'était un vrai plaisir. Et si pour les personnes que ça... En tout cas, les personnes qui se sont reconnues dans cet épisode... Vous pouvez échanger avec nous. Oui, avec vous. Je mettrai aussi dans la barre de description tes liens pour ceux qui veulent cheminer avec Fabiana. Il y a aussi des miens dans la barre de description, vous savez où me joindre. Pour ceux et celles qui veulent participer au podcast et ou qui veulent suggérer des sujets ou partager des témoignages, vous pouvez m'écrire à essionsseveillait.com et sinon... Qu'est-ce que je peux vous dire d'autre ? Je vous souhaite une belle journée, une bonne soirée, une bonne après-midi en fonction du moment où vous écoutez. C'était Sophie Derby dans le podcast Et si on s'éveillait ? Et puis je vous dis à bientôt. Bye ! Bye !