Speaker #0Si je devais parler du début de mon histoire, je parlerais de ce fameux 19 octobre 2020. J'ai eu mon premier accident de voiture avec un camion alors que je ne conduisais pas. J'en suis sortie avec une commotion cérébrale, un traumatisme crânien, un traumatisme rachidien et une jambe paralysée pendant trois semaines. J'en ai suivi trois mois d'hospitalisation et par la suite, j'ai eu cette envie de vivre, cette envie de découvrir autre chose. Donc je suis partie à New York sur un coup de tête. De là, j'ai rencontré mon mari, j'ai énormément voyagé et j'ai eu mon premier AVC. où j'ai perdu 30% de sensibilité du côté droit. Puis, après une semaine d'hospitalisation et beaucoup de rééducation, je suis partie au Canada, où six mois plus tard, j'ai eu mon second AVC, où j'ai perdu la totalité de ma sensibilité du côté droit. J'étais en fauteuil roulant pendant plus d'un mois et demi, et j'ai fait... énormément de rééducation car je ne pouvais pas marcher par la suite. Ensuite, je suis partie en Australie et j'avais tellement de problèmes de santé que j'ai fini par rentrer en France. En rentrant en France, je suis tombée enceinte d'un petit garçon qui s'appelle Solane. À six mois et demi de grossesse, j'ai malheureusement accouché prématurément et suite à l'accouchement, j'ai perdu mon fils. Son cœur s'est arrêté car elle ne supportait plus les contractions. Par la suite, j'ai été opérée de mon utérus car j'avais un fibrome qui me donnait énormément de complications, beaucoup d'hémorragie. C'était insupportable. Et puis, ensuite, je suis retombée enceinte très rapidement. Ce fameux 16 août 2025, on m'a annoncé un cancer. Ce fameux 16 août 2025, alors que j'étais enceinte de mon deuxième enfant, j'étais loin d'imaginer que ce jour-là allait être le premier jour de ma renaissance. J'étais enceinte de mon deuxième enfant et j'avais des saignements anormaux. J'ai donc décidé d'aller consulter à l'hôpital et ils m'ont dit, ils m'ont assuré que tout allait bien. Par la suite, je suis rentrée chez moi et le lendemain, les saignements ont commencé à s'intensifier. Ayant perdu déjà un premier enfant, j'avais extrêmement peur que l'histoire recommence. J'ai donc décidé d'y retourner. J'y suis retournée et puis ils ont dit que par précaution, on me ferait une prise de sang. Mais que mon col était fermé, que bébé allait bien et que je pouvais rentrer chez moi. Je suis donc retournée chez moi et quatre heures plus tard, on m'appelle. On m'appelle On m'appelle, on m'appelle. Sauf que, étant habituée d'avoir des numéros inconnus, je ne réponds pas. Et au bout du sixième appel, je me dis quand même, c'est bizarre. Je réponds. Et là, on me dit, Madame, c'est l'hôpital, il faut que vous puissiez revenir. Vos résultats sanguins ne sont pas corrects. Donc, un peu étonnée, je me dis, écoutez, c'est pour me dire que je suis anénie. Ça ne sert à rien que je revienne. Ou à la limite, je reviendrai demain. Mais je ne me vois pas refaire la route à 22h comme ça. La personne insiste au téléphone et me demande de venir urgentement à l'hôpital. Donc, je prends ma voiture, je prends mon sac et mes clés. Sans me douter que je n'allais pas y revenir avant un mois et demi. Donc je pars. Je pars à l'hôpital. Sans vraiment d'inquiétude. Et puis je suis accueillie par trois médecins. Avec un très gros dossier. Mon mari est en déplacement. J'étais vraiment toute seule. J'ai donc décidé de l'appeler parce qu'il était inconcevable pour moi de pouvoir recevoir une nouvelle sans sa présence ou sans son écoute. Donc je l'ai appelé et puis on a attendu que les médecins puissent nous parler. Et là ils ont commencé à me dire que mes résultats sanguins n'étaient vraiment pas bons. que les brancardiers étaient déjà là pour m'emmener en réanimation à une heure de chez moi, dans un autre hôpital. Je ne comprends pas trop. On me parle de leucémie aiguë. Je ne comprends pas tout de suite que c'est un cancer. C'est au moment où mon mari pleure. au téléphone que je commence à conscientiser réellement que c'est grave. De là, je commence à poser des questions, à demander si c'est grave, est-ce que je vais mourir ? Ils ne me répondent pas. Ils sont silencieux. Leur regard est tout simplement vide. Ils me disent que c'est un cancer, donc là je réalise réellement. Ils me disent que je vais avoir de la chimiothérapie, que je vais devoir commencer ce soir, parce que mon état est beaucoup trop grave, que le cancer est beaucoup trop évolué dans mon corps, et qu'à tout moment mon cœur peut s'arrêter. Donc moi je suis dans un déni total. Je me dis qu'ils ont dû se tromper. que les prises de sang ont dû être échangées avec un autre patient. Je me vois déjà les mettre en procès. Je ne réalise pas. Donc, je suis avec les brancardiers. Nous sommes dans l'ambulance. Et les brancardiers sont très stressés. Au point où ils loupent, cette fois, la sortie d'autoroute. De là, j'arrive en réanimation. Toute une équipe est en place pour m'accueillir. Et puis, je commence à avoir énormément de symptômes qui apparaissent sur mon corps. Des taches rouges, très pigmentées sur tout mon corps, des démangeaisons intenses. J'apprends par la suite que c'est parce qu'il y avait un manque de plaquettes et d'hémoglobine. donc j'arrive en réanimation euh et Je suis accueillie par le médecin de service qui me dit que si j'étais venue deux jours plus tard, je serais morte dans mon lit. Puis par la suite, il me dit qu'on va commencer la chimio dès ce soir, qu'il ne faut pas attendre. Et puis il finit par me dire que mon bébé va bien, mais que lundi je ne l'ai plus. Donc, je reste sans voix. Je me demande encore qu'est-ce que j'ai pu faire pour avoir encore quelque chose, une épreuve du mois à passer. S'en suit en fait beaucoup d'attentes, beaucoup de questionnements, beaucoup de remises en question. Je suis dans un service qui ne me ressemble pas. Je suis dans un service qui... C'est très peur parce que toutes les personnes qui sont à côté de moi ne sont même pas conscientes. Je me trouve physiquement bien et pas malade surtout. Donc je reste persuadée qu'il y a une erreur médicale. Je reste persuadée qu'ils sont complètement fous en fait. Et puis j'ai dû du coup subir une IMG. Malheureusement, il y a normalement un délai de 14 jours pour pouvoir être consentant de ce geste, mais on ne me laissait même pas deux jours de vie. Donc on a dû faire les choses très très rapidement. J'ai dû signer plein de papiers pour dire que j'étais consentante de tout ce qu'on allait me faire, sans vraiment comprendre comment ou pourquoi. Et pendant l'opération, ça s'est très mal passé parce que j'ai fait une hémorragie interne où j'ai perdu presque 3 litres de sang. Donc j'ai dû être transfusée. Et puis j'ai fait une allergie aussi à la morphine par la suite. Donc très compliqué. Très compliqué. Mais j'étais toujours dans un déni en me disant, il se trompe. C'est pas possible. Ça peut pas encore mal se passer pour moi. Ensuite je rentre dans ma chambre en réanimation après l'opération. J'y reste en surveillance. Et les premiers résultats tombent, où on me dit que je réagis bien par rapport à la première chignot qu'on m'a administrée. Donc je suis contente. Mais en même temps, je ne réalise toujours pas que je n'ai plus de bébé à l'intérieur de moi. Par la suite, je monte un service hématologie où je vais y rester pendant un mois et demi, dans une chambre stérile, où je ne vais pas pouvoir voir ma famille, où je ne vais pas pouvoir sentir l'air de dehors ni ouvrir la fenêtre, où je vais devoir m'adapter. à ce nouveau mode de fonctionnement, avec des prises de sang tous les matins, avec le même programme télé tous les soirs, et surtout la même chambre pendant un mois et demi. C'est très dur, psychologiquement. Je me réfugie énormément dans la nourriture. Et c'est vrai que je me demande finalement si... C'est normal. La toute première émotion qui m'a traversée lorsqu'on m'a annoncé mon cancer, ça a été l'incompréhension. Et d'ailleurs, l'incompréhension a rythmé un peu ma vie pendant un long moment. Parce qu'après un accident de voiture, deux AVC et la perte de mon fils, puis un cancer, je n'ai jamais compris pourquoi. Toutes ces épreuves étaient sur mon chemin. J'avais beau essayer de refaire un peu le tableau et de comprendre où j'ai pu fauter pour en arriver là, je n'arrivais pas à comprendre. C'était injuste pour moi. Et par la suite est venue la colère. La colère, puis la peur. La peur de mourir, la peur de ne pas réussir à échapper une nouvelle fois à la mort, la peur de ne pas réussir à vaincre ce cancer, parce qu'on me disait tout le temps, il faut que tu le combattes, il faut que tu réussisses à gagner face à lui. Mais comment combattre l'invisible ? Comment réussir à... à combattre une maladie qu'on ne voit pas. Pour mon cas, j'ai un cancer du sang, donc une leucémie aiguë lymphoblastique à chromosome Philadelphia. Et parmi toutes les leucémies qui existent, j'ai l'une des formes les plus horribles. Et je me dis qu'à chaque fois, je ne fais pas les choses à moitié. Avec la maladie, le rapport à mon corps a énormément évolué. J'ai dû me réadapter à un nouveau corps, encore une fois. Et ça n'a pas été simple. Parce que quelques mois avant, j'avais accouché de mon fils. J'avais pris 11 kilos pendant ma grossesse. Et je devais déjà m'habituer à ce corps qui venait de donner la vie. Quatre mois plus tard, j'apprends mon cancer et tout ce protocole de médicaments a fait de mon corps... Une demeure que je ne supportais plus au quotidien. C'est vrai que le fait que mon corps ingère des médicaments à foison, subisse une chimiothérapie aussi longue et agressive. Mon corps l'a bien supporté dans les effets secondaires. Mais je le voyais petit à petit changer, commencer à prendre du poids, commencer à faire beaucoup de rétention d'eau. Et étant une grande sportive, je me suis toujours obligée à continuer mes quatre séances de sport par semaine. Il était impossible pour moi. d'arrêter ou de ne pas être régulière dans mes séances. Parce que pour moi, il fallait absolument que je fasse comprendre à mon corps que ce n'est pas parce que tu es malade que tu ne peux pas fournir les efforts qui vont te permettre d'aller mieux par la suite. Et que même si tu as un cancer aujourd'hui, tu vas réussir à garder la même intensité qu'avant. avec bien évidemment une autre organisation. Mais tu dois le faire, parce que tu dois le faire. Parce qu'il ne faut pas trop écouter son corps. Parce que parfois, quand tu l'écoutes trop, tu te focalises que sur la surface et pas à la profondeur. Moi, il y avait des moments... Je voyais bien dans les couloirs de l'hôpital, dans mon service, que les personnes maigressaient énormément, n'arrivaient plus à s'alimenter, étaient sondées. Et moi, j'ai dit, je me parlais à moi-même et je me disais, c'est hors de question que tu sois comme ça. Même si tu n'as pas faim, tu manges, parce que ton corps en a besoin justement, pour pouvoir combattre aussi la chimiothérapie, ou du moins le cancer. Je me conditionnais en fait à garder le même train de vie qu'avant. Et finalement, j'ai bien fait. Parce qu'aujourd'hui, je peux dire, bientôt un an que j'ai eu mon cancer, que mon corps a très bien supporté la chimiothérapie. encore et quand même bien physiquement, malgré le fait que je fasse beaucoup de rétention d'eau. Il y a des choses qui sont aussi inévitables, mais dans l'ensemble, je suis quand même très fière de moi. Les traitements, ce n'est pas juste un mot. C'est quelque chose que mon corps a vécu, a subi, a supporté. Et ça n'a pas été simple. Mais je pense que je m'attendais tellement à vivre pire que ça, que finalement, ça a été. Finalement, c'était plus de peur que de mal. Je n'ai pas eu d'effet secondaire néfaste. Il y a eu une fois où j'ai attrapé le staphylococque doré qui m'a énormément fait de mal parce que je ne pouvais plus m'alimenter, je ne pouvais plus déglutir, mon oesophage était complètement brûlé. C'était vraiment atroce, j'avais beaucoup de cloques dans la bouche, donc c'était vraiment compliqué. Mais même encore là, je me conditionnais à me dire que même comme ça, il faut que t'arrives à manger, il faut que t'arrives à nourrir ton corps. Alors même si c'est pour prendre une cuillère de compote de pommes, tu vas le faire. Même si ça te fait mal, tu vas le faire. Et petit à petit, c'est comme ça que j'ai réussi à graver toutes les étapes. Dans cette épreuve, l'entourage a joué un rôle très important. Ma mère, mon père, mon mari, mes amis, ma famille, ils ont joué un rôle de murs porteurs. Ils m'ont supportée, ils m'ont encouragée, ils m'ont soutenue surtout. Et ils ont toujours pris soin de mes nouvelles, toujours pris soin de venir me voir, toujours pris soin de pouvoir être disponible lorsqu'on avait le plus besoin. Et ils m'ont toujours traité comme une personne qui n'était pas malade. Une personne qui passait une mauvaise passe, mais qui ne me définissait pas. Et ça m'a beaucoup aidée. Même si j'ai tendance à beaucoup garder les choses pour moi, être très renfermée sur mes pensées, parce que j'aime bien les analyser avant d'en faire part aux autres. Ils ont été là physiquement et mentalement, et ça c'est vraiment très important. Le regard des autres sur moi, je l'ai bien vécu. Au début, j'avais peur que les personnes me voient en pitié, qu'elles me voient malade, et finalement je me suis vite adaptée. Parce qu'avant de perdre mes cheveux, je m'étais déjà imaginée sans. Et j'ai pris l'initiative de les couper avant qu'ils tombent réellement. Parce que je voulais garder ce contrôle, mais aussi parce que je ne me voyais pas laisser le cancer décider à ma place de quand ça allait tomber. Alors j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai décidé de les raser entièrement. Je n'ai pas fait de coupe intermédiaire, j'ai tout simplement rasé tout d'un coup. Ça a été un soulagement parce que des cheveux qui ont subi la chimiothérapie et qui commencent à se fragiliser, et bien ça fait mal, on le sent à la racine, ça fait mal, ça tire, ça gratte et c'est douloureux. Le cuir chevelu devient beaucoup plus sensible et c'était devenu compliqué en fait aussi de les voir aussi cassants, aussi secs, alors que j'ai toujours eu une très belle masse et de très très beaux cheveux bouclés. À ce moment-là... Je voulais surtout pas perdre mes sourcils et mes cils, parce que je pense que c'est comme ça que le regard des personnes change. J'ai ressenti beaucoup de culpabilité envers mon mari. Après les premiers mois de mon cancer, parce que j'avais l'impression de lui avoir fait trop subir, de l'avoir trop éprouvé. Tchim ! Pour moi, il ne méritait pas ça. Il ne méritait pas d'être avec une personne aussi malade, avec autant d'épreuves à surmonter. Et je voyais qu'il se sentait impuissant face à ma souffrance physique, mais aussi mentale. Et il ne se sentait pas légitime de me montrer sa souffrance. Alors, il se taisait beaucoup et il n'avait aucun endroit où exprimer sa souffrance à lui. Et comme je lui ai dit, c'est un peu insuicidelant. Le fait qu'il en parle à personne, qu'il se laisse finalement mourir de l'intérieur, ça ne l'aidait pas. Et puis, finalement, j'ai été très reconnaissante. Parce que beaucoup auraient abandonné. Beaucoup seraient partis. Et lui, il est resté. Il est resté comme il a toujours été. Notre couple a forcément pris un coup. Mais ça nous a aussi beaucoup renforcés. Ça nous a aussi... Beaucoup a pris toutes ces épreuves vécues ensemble. Et aujourd'hui, je suis vraiment reconnaissante. Ce qui m'a vraiment aidée mentalement, ça a vraiment été la visualisation. Le fait de me voir mieux à l'avenir. Le fait de me dire que je ne peux pas abandonner, que je n'ai pas le choix de continuer à me battre. Parce que j'ai une famille, parce que j'ai un mari, parce qu'il a déjà assez souffert de la perte de notre fils et que je ne vais pas en plus de ça lui rajouter la mort de sa femme sur le dos. Que la vie est faite aussi pour être vécue. que j'ai encore beaucoup de choses à vivre et que j'ai déjà vaincu deux AVC et un accident de voiture et que je ne peux pas m'arrêter là, tout simplement. Je pense sincèrement que ce qui est mis sur ton chemin, c'est que tu es capable de le surmonter. Et je sais que j'ai toujours eu cette niaque de vivre. Après tout ce que j'ai vécu, je sais que j'ai cette envie de vivre qui est profonde en moi. Et qu'à plusieurs moments, si je n'avais pas le mental que j'ai aujourd'hui, peut-être que je ne serais plus de ce monde. Parce que... La douleur parfois prenait énormément le dessus. Mais mon mari a toujours été là à me réconforter et à me dire que ça ira. Un jour ou l'autre, ça ira. Après la pluie, vient le beau temps. Et même si je ne comprenais pas cette phrase, parce que je ne voyais que du noir, que du gris, que des tempêtes. Aujourd'hui, je la comprends. Et pourtant, je ne suis toujours pas sortie d'affaire. Dans le sens où je suis toujours en protocole de chignon. Aujourd'hui, après tout ça, j'ai appris à lâcher prise. J'ai appris à prendre le temps pour moi, à écouter la fatigue que je ressentais depuis des années pour pouvoir justement me reposer. à pouvoir me prioriser aussi et à pouvoir mettre mes envies et mes besoins en priorité. Et je dirais aussi même de pouvoir comprendre si une femme traverse une maladie comme la mienne, j'aimerais lui dire que ça va aller. que je sais qu'elle va passer par des moments de doute, de peur, de colère, qu'elle va ressentir des émotions qu'elle n'a peut-être pas ressenties auparavant, mais que c'est le cycle aussi normal du deuil de soi. Parce que forcément, la personne qu'elle était avant ne sera plus la même aujourd'hui, mais ce n'est pas une mauvaise chose. C'est aussi une renaissance. C'est aussi la recherche de soi, la nouvelle soi, finalement. Et c'est tout ce qui compte. C'est de pouvoir se renouveler à chaque fois parmi les épreuves qu'on a vécues. de pouvoir regarder en arrière et de se dire le chemin que j'ai parcouru, il est énorme. Et aujourd'hui, je suis une nouvelle personne. Mais c'est tout aussi bien de pouvoir se connaître d'un angle différent.