- Speaker #0
Bienvenue dans la quatrième saison de Everything Happens for a Reason, le podcast dédié au métier de la création. Je suis Lily Bonnet et je soutiens la créativité au sens large Depuis plus de 25 ans, manager, agent, business coach, j'accompagne les indépendants et les organisations des industries créatives dans leur expansion. Mon but, c'est d'insuffler plus de créativité dans le management et de management dans la créativité. Dans ce podcast, j'accueille le 15 de chaque mois un ou une invitée avec qui j'explore les aspects business, management, stratégie, communication, opérationnel de leur métier. De près ou de loin, ils ont tous en commun une profonde créativité qui les porte. Alors j'ai à cœur de vous faire découvrir des personnalités, des visions et des rêves. Et si vous appréciez ce podcast pour les sujets qui y sont abordés, vous serez aussi certainement sensibles à sa qualité audio. Et ça, c'est grâce à Philippe Drevet, musicien, et aussi mon mari, qui en signe l'identité sonore, la musique originale et la réalisation. de chaque épisode. Everything happens for a reason. Diplômée du lycée de Sèvres en arts appliqués et de l'atelier Chardon-Savard, Julia Coleo est une artiste au sens premier du terme. Alors, j'en profite pour citer la définition du Larousse. Artiste, personne qui a le sens de la beauté et est capable de créer une œuvre d'art. Ces créations peuvent revêtir toutes les formes, tous les médiums. danse, mode, peinture, oracle, tout est prétexte à créer tant qu'il y a un rapport au corps. Après une rencontre déterminante avec l'artiste Alejandro Jodorowsky, Julia a assumé pleinement sa part mystique et elle s'est engagée avec beaucoup de liberté et de spontanéité dans tout ce qu'il appelait. Et elle continue aujourd'hui. Elle est d'ailleurs actuellement en plein shift, en pleine évolution intérieure, qui fait naturellement évoluer son business model. Julia Coleo propose notamment de la co-création de vêtements sur mesure, fondée sur la géométrie sacrée et l'énergie éthique. Sa mission, c'est, je cite, « remettre de la vie là où ça ne circule plus » . Alors elle contribue ainsi à une transformation, voire une transmutation. En bref, Julia Coleo, c'est de l'art vivant. J'espère que cette interview va vous faire vibrer. Et j'espère que cette interview vous donnera envie de vous réaligner à la fréquence qui vous correspond le mieux, pour honorer votre intuition. Tu peux prendre ton micro.
- Speaker #1
On va faire une séance de méditation ?
- Speaker #0
C'est ça, on était bien partis en fait. On était partis.
- Speaker #1
Attends, je vais juste prendre mon oracle parce que j'aime bien la vente.
- Speaker #0
Ah ouais ! Mais oui ! De toute façon, on va en parler. J'aurais bien tiré une carte d'ailleurs aussi. On fait d'abord ou après ? Allez, on commence par ça. Vas-y. Pendant le dîner, j'ai pas trop eu le temps d'en profiter.
- Speaker #1
Rencontre Nouvelle Conscience, c'est une invitation à t'ouvrir à du renouveau, à des nouvelles personnes qui vont rentrer dans ta sphère, dans ton champ fréquentiel. et c'est aussi en fait le message que quand on rencontre les autres on se remontre soi et qu'il y a des nouvelles parties de toi qui veulent que tu les rencontres.
- Speaker #0
Oui, c'est beau ça.
- Speaker #1
Voilà. Et du coup, une nouvelle conscience, parce que du coup, en rencontrant des nouvelles parties de toi, tu t'ouvres à une nouvelle conscience et donc du coup à une élévation, à un agrandissement de ta conscience. Voilà.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Avec joie.
- Speaker #0
C'est une belle façon de commencer.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et toi, t'en tires ?
- Speaker #1
Ah ouais, si.
- Speaker #0
Ah, général.
- Speaker #1
Équilibre, vérité. C'est très étrange de tirer ça juste avant de parler.
- Speaker #0
Ouais, la vérité.
- Speaker #1
Équilibre, vérité. Parle pas féminin, pas masculin, parle au milieu, les deux en même temps, pour équilibrer ton cœur. C'est grâce à cet équilibre et cette vérité que la magie peut opérer. Et en fait, ce qui est très fou, c'est que tout est un puzzle, et que quand il y a équilibre et vérité, les étoiles se poursuivent, et il y a une rencontre et donc une nouvelle conscience. Donc quand tu es dans ta vérité et dans ton équilibre, tu peux ouvrir à la rencontre et donc à cette nouvelle conscience. Mais c'est des puzzles, en fait, ils sont tous imbriqués les uns les autres. Voilà.
- Speaker #0
J'aime beaucoup cette idée-là, je ne savais pas que c'était une conscience. Ouais,
- Speaker #1
c'est 23 cartes d'activation qui sont en puzzle. Et donc je trouve ça génial parce que...
- Speaker #0
Là on en a deux qui sont deux pièces. Ah bah puis on est deux,
- Speaker #1
on est dans le deux, on est dans le duo. Et là aussi c'est un duo. Oui, c'est pour ça, on est dans le deux, dans les deux cartes. Avec cette... Voilà, la vérité. La vérité.
- Speaker #0
Magnifique.
- Speaker #1
J'adore. Trop bien. Bah écoute, c'est bien, j'ai cette carte qui va me guider durant toute cette interview.
- Speaker #0
C'est ça. Peut-être que je vais le laisser tout ça, parce que je l'ai déjà enregistré, si tu veux bien. Je pense que c'est beau de commencer comme ça. De toute façon, je sais que ça va être un épisode un peu ovni.
- Speaker #1
Mais tu sais que ça me fait peur, parce que tout à l'heure, quand tu m'as parlé du prochain interview, je me suis dit, merde, je ne vais pas être dans les... Je vais pas être dans les racks, quoi, encore. Je vais être hors normes, encore. Mais heureusement que t'es hors normes.
- Speaker #0
Bah, tu es hors normes. Et donc,
- Speaker #1
j'avais hyper peur. J'étais là en mode, ah, fais chier, elle est en train de me parler d'un truc qui a l'air passionnant. Je vais être encore dans un truc chelou. Mais en fait, kiffe ton chelou.
- Speaker #0
Mais grave. Tu sais que j'ai interviewé aussi un ostéopathe. qui est mon ostéopathe parce que ce qui m'intéressait chez lui c'est notamment en fait il a commencé dans les défilés, il était ostéopathe dans les fashion week waouh j'adore donc il avait cet univers où ça lui permettait de gagner quand même pas mal d'argent et dans son cabinet il appliquait d'autres tarifs donc j'aimais bien aussi ce grand écart là, il a arrêté depuis Oui. La mode, il ne reçoit que dans son cabinet. Et il a énormément évolué dans sa pratique aussi. Moi, je le connais depuis très longtemps. Et son épisode s'appelle « Sortir du cadre » . Bon, tu vois, donc... Et là, au mois de décembre, j'étais dans la forêt, dans le bassin d'Arcachon, interviewer Sylvain Gobay qui fabrique de la colophane. notamment pour violoncelle contrebasse, violon donc t'inquiète pas en fait c'est ça que j'aime aussi justement je ne rencontre pas que des designers enfin voilà c'est assez vaste et c'est aussi ça que j'aime avec cet exercice du podcast, c'est cette liberté de la rencontre et j'adore parce que j'ai quand même tiré cette carte de la rencontre dans ton oracle et c'est vrai que les rencontres pour moi c'est vraiment à la base de tout J'aime rencontrer et j'aime aussi faire se rencontrer. J'aime relier les gens. Une de mes baselines, c'est connecting the dots. Je t'ai dit que j'adorais les dots que je dessinais. Je vais reprendre, je n'arrête pas d'en parler. Je sais que je vais reprendre les dots à un moment, parce que ça m'appelle de plus en plus. Mais tu vois, de relier. Et finalement, relier, je pense que c'est un mot qui est joli pour nous aussi aujourd'hui, parce qu'on s'est rencontrés à un dîner, il n'y a pas très longtemps. Un dîner à l'initiative d'Audrey Hakoun. Et c'était un dîner qu'elle a appelé Constellation pour relier les étoiles entre elles. Donc là, on est un peu deux des étoiles. On est reliés grâce à ça et puis grâce à beaucoup d'autres choses aussi. Mais donc voilà, bonjour Julia. Bonjour. Bonjour Lily. Alors aujourd'hui, nous sommes rue Le Mercier, dans le 17ème à Paris. Et c'est ton showroom. Et c'est un espace qui est... C'est marrant parce qu'il est à la fois assez aéré et très cocon. On est sur rue, donc moi j'aime bien avoir cette lumière et cet accès. D'ailleurs on entendra certainement des bruits de la rue et tout va bien, on a l'habitude. Et alors, cela dit, moi, je fais dos à la rue, tu vois, intuitivement, je me suis tournée vers ce mur rose et puis sur tes peintures et tes vêtements. Donc, on va en parler. Tu fais beaucoup de choses.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, je pense que j'aurais peut-être du mal à te définir et peut-être qu'en fait, il y a un mot qui est très simple, c'est artiste, qui englobe toutes tes formes d'expression artistique qui sont vraiment plurielles et on va en parler en détail. Mais tu sais qu'avant de commencer, j'aime bien poser une première question. Everything happens for a reason, donc le titre de ce podcast. Qu'est-ce que ça évoque pour toi ? Est-ce que ça résonne pour toi ? Je sais que ça résonne.
- Speaker #1
Oui, ça résonne totalement. Oui, en fait, j'adore cette phrase parce qu'elle nous demande de faire confiance à la vie. Mais aussi, c'est ce que je me suis demandé en écrivant le titre, en mettant ma story sur mon téléphone. Je me suis dit, en relisant ces mots... C'est aussi important d'être responsable, d'être en conscience, de voir ce qu'on a envie qui arrive, et en même temps de laisser arriver ce qu'il y a de plus beau, parce qu'on n'a pas le plan, on n'a pas le big plan de l'univers.
- Speaker #0
C'est marrant parce que cette notion de responsabilité... T'en as déjà parlé tout à l'heure, on a déjeuné ensemble avant de commencer cet enregistrement, et j'ai l'impression que la responsabilité c'est vraiment important pour toi, comme si actuellement quelque chose te poussait vers prendre de plus en plus tes responsabilités, parce que globalement t'es quand même énormément guidée par l'intuition, je pense qu'on peut le dire, et dans l'intuition parfois il y a peut-être une... façon d'essayer de se dédouaner de cette responsabilité qu'on a à te dire je suis guidée par l'intuition, c'est pas moi. Alors que si, justement, on a beaucoup de responsabilités individuellement et collectivement à embrasser dans cette vie.
- Speaker #1
C'est vrai ce que tu dis. Et c'est vrai dans l'autre sens aussi, ça fonctionne, c'est que du fait de ne pas prendre conscience de cette intuition, qui est quand même assez incroyable, Quand on a la chance de pouvoir s'y connecter, de la cultiver, on se rend compte que c'est un super GPS qui est bien plus powerful que tout ce qu'on pourrait se dire dans la tête ou penser dans le mental ou d'avoir ces pensées récurrentes qui ne sont pas forcément les nôtres en plus. Oui, j'essaye d'être responsable par rapport à cette intuition et de l'honorer, en fait. De m'honorer et d'honorer cette intuition, parce que j'ai vraiment pris conscience que quand je ne l'écoute pas, c'est un peu le bazar. Il faut rester poli.
- Speaker #0
On va en reparler en détail parce que c'est passionnant, évidemment. cette intuition C'est vrai que j'aime bien dire, parce que je m'en suis rendue compte, que depuis que je ne suis plus salariée, moi, ça fait un peu plus de 5 ans, c'est assez récent finalement, tu vois, c'est là que j'ai pu pleinement écouter mon intuition. Parce que tant que j'étais dans des entreprises, quelles qu'elles soient, si tu bosses dans une marque par exemple, tu sais, j'ai bossé dans le retail, porte un peu cette marque. En tout cas, quelqu'un comme moi qui s'implique à fond dans tout. Mais ce n'était pas moi complètement. Et donc, même si tu as des intuitions, soit tu es N plus 1, N plus 2 pour parler en hiérarchie pure, tu n'écoutes pas forcément. Et donc, il y a un moment où tu te coupes pour te protéger. En tout cas, moi, c'est ce que j'ai beaucoup fait. Et de me couper, je me coupe forcément de moi-même aussi. Et donc, cette sensation de ne pas être... pleinement moi-même et aujourd'hui de tellement pouvoir l'écouter et surtout la ressentir pour les personnes avec qui je travaille c'est ça surtout donc vraiment les personnes que j'accompagne souvent je dis ah là j'ai des frissons c'est que l'univers répond et c'est génial parce que d'accepter moi ce côté un peu un peu chéper un peu chelou comme tu disais qui fait partie de moi aussi depuis Merci. Très longtemps, depuis toujours évidemment. Aujourd'hui, ça fait aussi que je suis un peu à côté, un peu en décalage. Très, trop, beaucoup, pas assez, on en a parlé de tout ça. Donc, je suis ravie qu'on parle beaucoup d'intuition aujourd'hui. Mais avant ça, j'aimerais évidemment te demander un peu quel est ton parcours. Ton parcours « académique » . pour voir aussi comment tu t'en es un peu libérée de ce parcours peut-être.
- Speaker #1
écoute moi j'ai au moment au lycée c'était impossible de faire en fait ce qui est ce qui est assez ce que je te disais déjà tout à l'heure tout a tourné vraiment autour du corps depuis que je suis petite et donc au moment de choisir le Le lycée, je me suis dit, en fait, on était dans un cursus où primaire, collège, lycée, on se suivait. Et donc, c'était à peu près les mêmes élèves. Les mêmes classes,
- Speaker #0
etc.
- Speaker #1
Et en fait, moi, au moment où mes parents ont divorcé et où j'ai changé d'école et où on est arrivé à Boulogne, en fait, ça a vraiment été... Merci. Un tsunami de moqueries, je me sentais vraiment très très différente et du coup ça a été vraiment difficile d'être, j'étais toujours à part, j'étais toujours dans mes rêves, j'écrivais beaucoup, j'écrivais déjà des poèmes, j'étais vraiment dans un, je faisais beaucoup de sport, donc j'étais absolument pas dans la mode. dans tout ce qui se jouait au collège et en primaire. Et donc je me suis dit, si je refais un cursus avec tous ces gens-là, c'est pas possible, c'est mort. Et je savais déjà, je peignais beaucoup, je faisais beaucoup de dessins, je dansais énormément. Et donc c'était impossible pour moi. Donc à l'époque, je faisais beaucoup de musées, je m'inspirais énormément des peintres. Mon grand-père était collectionneur d'art, donc il y avait vraiment cette sensibilité à l'art et à la beauté et à comment la cultiver. Et donc, j'ai dit à ma mère, écoute, là, ce n'est pas possible. Moi, je ne veux pas aller au lycée normal. Je ne me sens pas, je ne comprends pas. À l'époque, c'était encore ES, des trucs comme ça, L, littéraire et tout. Moi, j'étais en mode non. Je n'irai pas. Et là, ma mère me dit, ok, alors fais le concours pour rentrer au lycée de Sèvres. Et c'était à l'époque soit céramique, soit tapisserie. Mais tout ce qui tournait autour du tissage et de la mode. Et donc on était à peu près 1500 à se présenter et une classe de 24 de prix. Donc j'avais chaud aux fesses, j'avais tellement pas envie d'aller danser, c'est normal. Donc voilà, j'ai été prise, Dieu merci, et j'ai fait mon cursus là-bas.
- Speaker #0
Donc seconde première terminale ?
- Speaker #1
Ouais, en BTR appliqué, où je me suis éclatée en céramique, vraiment. On m'a vraiment conseillé d'aller à Dupéret, à Olivier de Serres, etc. Donc j'ai passé tous les concours. J'ai fait les Beaux-Arts de Lyon, les concours des Beaux-Arts de Lyon. Et moi, en fait, mon rêve, c'était vraiment de chanter, de danser et de faire des comédies musicales. Donc je chantais tout le temps, à tue-tête, en permanence, même si on m'interdisait de chanter chez moi. Mais il fallait suivre un cursus d'art. il fallait que ça soit un art qui soit acceptable.
- Speaker #0
Peut-être académique, justement.
- Speaker #1
Académique, voilà. J'ai été diplômée du lycée de Sèvres et ensuite, j'étais très bonne en céramique. J'étais la première de ma classe. Et j'adorais ça. J'aimais faire des très grandes sculptures. C'était vraiment quelque chose dans lequel je m'éclatais. Vraiment.
- Speaker #0
Et ça t'a arrêté, non ?
- Speaker #1
je faisais des énormes plats, j'ai fait des énormes fontaines de danseuses j'aimais beaucoup faire ça et il y avait un rapport avec la terre, avec le fait de lui donner forme que j'aimais beaucoup, donc j'ai été prise à Dupéret et j'ai été prise à Olivier de Serres Pareil, là on était des tonnes d'élèves, on était à peu près 1000 ou 2000 à chaque fois à se présenter, avec des classes de 11 ou 12 seulement. Et j'avais aussi une autre passion, c'était le théâtre et le cinéma, et où j'aimais autant le côté réalisation que le côté jouer dedans, parce que j'avais un panel d'émotions à exprimer. Et donc j'ai choisi matériaux de synthèse... pour faire les décorations du cinéma à Olivier de Serres, où j'ai appris les 600 sortes de résines à concevoir, à faire les moulures. Et puis je me suis vite ennuyée. Du coup, je me suis redirigée vers une école de stylisme et de modéliste en faisant Chardon Savard. qui n'existe plus aujourd'hui et qui a vraiment été une école d'initiation pour moi, qui m'a fait vraiment rencontrer des personnalités. En fait, je me sentais beaucoup moins seule parce que je me disais, « Waouh, ok, on se ressemble, ça existe, des gens complètement hors normes. » Et donc, c'était cool. Et j'ai rencontré ma meilleure amie là-bas. enfin voilà donc c'était C'était vraiment une école d'initiation. Et oui, voilà. Et en même temps, à côté, j'étais chanteuse lyrique. Donc je faisais les cours à l'Opéra Bastille avec une prof incroyable qui était dans le cœur de l'opéra et où j'ai découvert ma voie de soprane. et qui m'a révélé beaucoup de choses sur moi-même aussi. Voilà, donc tout ça en même temps, c'était cool.
- Speaker #0
Et alors après, Chardon, ça va ? Alors c'est marrant parce qu'on en parlait juste avant, mais c'est la même école qu'a faite Clémence Cahut, que j'ai aussi accueillie dans le podcast. Donc c'est... Alors évidemment, c'est pas non plus étonnant quand même. Il n'y a pas non plus 25 000 écoles de modélisme style. Voilà, mais... Et donc après Chardon Savard ?
- Speaker #1
Après Chardon Savard, j'ai été directement pris chez Givenchy en visuel merchandiser.
- Speaker #0
Ce qui reste un peu un lien avec le cinéma. Oui,
- Speaker #1
c'est vraiment ce truc de mise en scène. Et en fait, ce que j'ai compris, c'est que j'adorais créer des univers. En fait, moi, ce qui me passionne, il y a beaucoup de choses qui me passionnent, mais c'est de créer des univers. dans lequel les gens peuvent plonger et se retrouver eux-mêmes. En fait, je trouve ça génial quand tu vas voir un spectacle, quand tu vas voir un artiste qui met tous ses tripes dans son show, eh bien, tu ne ressors pas indemne, en fait. Tu ressors infusé de tout son univers, que ce soit sa scéno, que ce soit les lumières, que ce soit son choix de costumes, ses musiques, ses musiciens. tout T'es en place, ou dans un film, ou dans une expo, tout est en place pour que tu sois immergée dans un univers et que cet univers t'apprenne sur toi. Et en fait, tous ces arts, d'avoir pu y toucher, y travailler, m'ont fait comprendre qu'en fait, c'était pas forcément l'outil que j'utilisais, que ça soit de la terre, que ça soit du tissu, que ça soit du chant. ou le corps avec la danse, mais quel était le message que je venais partager et qu'est-ce que j'avais envie de transmettre, qu'est-ce que j'avais envie de créer à travers cet outil pour le diffuser au monde. Voilà, donc il y avait...
- Speaker #0
Donc Givenchy, tu es restée combien de temps ? Givenchy,
- Speaker #1
je suis restée six mois et ensuite... Oui, j'ai beaucoup... Donc moi, il y a eu... En parallèle de mes études, depuis 12-13 ans, j'ai vraiment des visions. Tu veux dire depuis l'âge de 12-13 ans ? Oui, depuis l'âge de 12-13 ans, je canalise des couleurs, des flashes. J'ai vraiment des images qui arrivent sans que je puisse vraiment les contrôler. C'est quelque chose qui m'a fait très peur au début et qui, au fur et à mesure, m'a aidée à... m'a aidée à comprendre, à me comprendre et à comprendre un peu plus le monde. J'ai eu une enfance très compliquée, dense, voire même violente. Et il fallait que je comprenne le sens de tout ça. Et donc, je me suis très vite orientée et j'ai cherché des guérisseurs. des thérapeutes holistiques. Je me suis intéressée à Jodorowsky. Je me rappelle qu'une amie de ma mère avait dit qu'il faut absolument qu'elle rencontre Alexandre Jodorowsky.
- Speaker #0
Donc on revient au cinéma.
- Speaker #1
On revient au cinéma, on revient au théâtre, on revient au mélange des arts, mais on revient aussi à ce que vit le corps. En fait, c'est pour ça que je dis qu'il y a beaucoup de choses qui me passionnent, mais du coup, il y a ce corps, comment ce corps est en mouvement, comment ce corps se mouvoie dans ce qu'il vit, par quoi il est percuté par cette réalité, par le monde, et j'avais besoin de réponses. Donc c'est vrai que j'ai été rencontrer Alexandre Jodrowski à l'époque, il tirait des cartes au Téméraire. et j'y étais plusieurs fois parce que c'était très dur, c'était des tirages au sort, et j'ai été passionnée par cet artiste qui avait touché à tout ce que moi, j'avais envie de toucher, dans lequel je me plongeais, et j'ai adoré sa vision de la psychomagie, et de comment tu fais passer finalement un trauma de l'inconscient et du subconscient vers le conscient pour que... Tu le transformes et que tu ne passes pas dix ans en psychothérapie à analyser ce qui a pu se passer, etc. Et moi, c'était surtout la recherche de gagner du temps. Donc, j'avais vraiment besoin de me dire, OK, comment l'art, qui était quelque chose qui me touchait énormément, peut m'aider à comprendre mes traumas, à comprendre ce que j'ai vécu, qui est suffisamment lourd pour que je ne puisse pas le... l'occulté. Et donc voilà, j'ai rencontré ce personnage qui m'a fait faire des actes psychomagiques mais donc c'était hyper artistique au final de faire ces actes-là pour toi. C'était une performance et une performance que tu fais pour toi mais tu te dis quand il te donne cet acte psychomagique, comme je pourrais te donner un texte de théâtre à lire, tu vois, ça peut te paraître Facile au début quand le mec te dit ça, et après tu te dis putain comment je vais faire ça ? Impossible parce que tu te rends bien compte que finalement ton inconscient est incapable d'aller vivre l'acte qu'il est en train de te donner de faire. Que ça soit de créer un petit personnage dans une pâte à modeler, pourtant c'est rien. Et quand il te dit de le faire pour ça, t'arrives pas. Et donc du coup voilà. Cette rencontre fait que je lis le livre de la danse de la réalité et que je décide de quitter Givenchy parce qu'on m'avait proposé de rester en design maroquinerie. Et en fait, je pars, je vais m'installer à Barcelone. Et en fait...
- Speaker #0
Je me mets à peindre, voilà. Et retour sur tout un travail de transgénérationnel, d'où vient ma famille, d'où je viens, qui je suis. Et j'avais fait tout un travail à Chardon sur les pièces que j'avais créées pour mon projet de diplôme sur ma collection. Donc c'était sur les toréadors et les danseuses de flamenco. Je voulais mélanger la rigidité de la veste du Torero avec la volupté des robes de danseuse de flamenco. J'y ai retrouvé une espèce d'équilibre où j'adorais ce côté protecteur de la veste et en même temps la fluidité, la sensualité des volants d'une danseuse de flamenco. Donc je suis partie en Espagne apprendre l'espagnol et vivre là-bas et peindre, Et donc je me suis mise à peindre avec mes mains, beaucoup. Et c'était vraiment des traductions des traumas que j'avais vécues. Et j'ai fait ma première exposition à 24 ans à Paris, au Cheval de Troyes, dans le Marais, et puis ensuite rue des Archives, où j'ai travaillé sur le portrait. et ça s'appelait Tell me about your face et du coup c'était vraiment de dire ce que je ressentais de ce que je percevais d'un visage et d'aller chercher tout ce qui était le plus chelou d'un visage pour se réapproprier son
- Speaker #1
visage avec amour voilà je pense que ça ce serait toujours d'actualité si tu voulais continuer ce genre de projet oui oui j'avoue au revoir Parce que finalement, l'image, c'est même de plus en plus prégnant dans tout ce qu'on peut vivre aujourd'hui. Parce que tu dis ça à l'époque, il n'y avait pas encore les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Non, on était au tout début d'Instagram. Voilà,
- Speaker #1
c'est intéressant aussi de voir comment même une pratique artistique peut évoluer aussi avec tous ces outils de communication, tous ces canaux. C'est vrai. C'est certainement une autre façon de montrer aussi. Je fais le lien parce que là, on se voit juste après le marathon de Paris et j'ai vu beaucoup de posts Instagram sur le marathon. Alors moi, je ne suis pas du tout capable. J'ai énormément d'admiration. Mais tu vois, j'ai lu un article, je ne sais plus quel, ce n'est pas l'Ibé, mais bon bref, très intéressant sur le fait qu'aujourd'hui, les gens ne courent plus pour eux-mêmes, mais ils courent pour Strava, pour publier, pour dire j'ai fait ci, j'ai fait ça. Encore une fois, ce culte de la performance. alors que en fait c'est un vrai plaisir de courir ou de sport pas forcément pour tout le monde mais ce que ça peut amener je ne sais pas pourquoi je fais cette digression mais je trouve que c'est intéressant aussi de voir on va en parler parce qu'en plus toi tu communiques pas mal sur Instagram tu es assez active, tu as une belle communauté et c'est vrai que je me demande aussi à À quel niveau le réseau génère le contenu ? Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #0
Bien sûr, je vois bien.
- Speaker #1
Donc on en reparlera certainement tout à l'heure. Mais bref, j'ai fait une direction, excuse-moi.
- Speaker #0
Après, je suis revenue à Paris. Et puis, je ne savais pas vraiment où... vers quoi j'allais me diriger. Je suis repartie au Mexique, qui a été vraiment une terre d'initiation, parce que j'ai rencontré les chamanes à 20 ans, où il fallait vraiment que j'arrive à guérir et à me soigner de toutes les ombres et de tout ce qui m'empêchait de respirer et de vivre comme j'avais envie. Mais je me suis rendue compte en même temps que j'osais beaucoup de choses et que j'allais maintenant avec le recul, je me rends compte vraiment que j'ai été voir et j'ai été expérimenter des choses vraiment dont on parle aujourd'hui mais dont on ne parlait pas absolument pas il y a 15 ou 20 ans. Du coup voilà. Et oui et donc... J'ai rencontré pas mal de monde et un autre de mes rêves c'était d'être DJ. Voilà, de faire danser et de voir finalement, mais c'est encore la même chose, c'était surtout de voir les gens se métamorphoser. Et j'aimais voir cet effet sur les autres, de les voir se métamorphoser, de changer d'état. En fait, voilà, c'est ça. Et j'adore ce changement d'état. En fait, je pense que je suis artiste parce que voir ce changement d'état chez un être, c'est... c'est sublime, en fait, se dire que ton art peut provoquer ce changement d'état. Et il y a plein de fois où je me suis dit, comment je fais pour qu'il reste dans cet état-là ? On y reviendra, parce que c'est maintenant ce que je crée. Donc voilà, je me suis lancée. Et puis voilà, ça a été assez fou. Je suis restée 6-7 ans en même temps que faire une école de théâtre. Et... et chanter et être choriste sur scène pour des groupes de rock. Et du coup, c'était assez passionnant de pouvoir expérimenter cette relation au public et cette spontanéité qui m'habite totalement.
- Speaker #1
Et alors, tu en es venue comment à ce pourquoi finalement tu es un peu plus reconnue aujourd'hui ? J'imagine, parce qu'en tout cas, ces vêtements, ce magic wear, notamment la power jacket, tu as eu très vite même de la presse, etc. Mais tu avais un autre nom, là aujourd'hui c'est en ton nom, c'est une marque éponyme, Julia Coleo. Mais quand tu t'es lancée, tu avais un nom de marque.
- Speaker #0
Oui, j'avais un nom de marque parce que c'est ce pourquoi j'avais été voir Alexandro. C'est que je ne pouvais pas, de par ce que j'avais vécu, porter mon nom et mon prénom. Dès que tu m'appelais par mon prénom, je faisais un grand bond de 6 mètres de haut. C'était traumatique en fait. C'était traumatique. Donc j'ai fait à l'époque ce qu'on appelle un massage de renaissance avec des parents adoptifs. pour vraiment conscientiser dans mon corps l'amour que peuvent te porter tes parents.
- Speaker #1
Même s'ils n'ont pas forcément su l'exprimer, c'est ça ?
- Speaker #0
Même s'ils n'ont pas su te l'exprimer ou te le transmettre. Et donc j'ai eu ce nouveau nom et ce nouveau prénom. qui ont été les débuts de mon nom, le prénom et mon nom d'artiste et qui m'a libérée pour justement signer mes premières toiles, pour créer mes premiers designs et justement créer ces premières créations.
- Speaker #1
On peut le dire ? On peut partager ce nom ? Non ? Ok. Et c'était comme un alter ego finalement ?
- Speaker #0
C'était comme un alter ego, oui. c'était euh C'était un peu comme un alter ego. Mais voilà.
- Speaker #1
Et quand est-ce que tu as accepté et donc complètement incarné ? ton nom, ton état civil et que c'est devenu ta marque, enfin que tu as transformé ce nom.
- Speaker #0
Il n'y a pas si longtemps que ça en fait, c'est en 2021.
- Speaker #1
Ouais, et aujourd'hui tu te sens pleinement qui tu es.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et justement c'est aussi ce qui fait que tu... Raconte-nous un peu, parle-nous de cette Power Jacket parce que c'est vrai que c'est... Moi c'est comme ça aussi que j'ai entendu parler de toi d'abord. par Audrey, dont on parlait au début tout à l'heure. Parce que justement, Audrey, elle m'a raconté « Ah, mais tu connais pas ! » Parce que son mari lui avait offert un rendez-vous avec toi. Parce que c'est intéressant ton modèle économique. C'est-à-dire que pour l'instant, je sais qu'on peut encore acheter sur le site, mais tu m'as dit que tu étais en train d'arrêter ça. Et en fait, c'est que de la co-création. Et ça, je trouve ça génial parce que finalement, c'est presque de la haute couture, mais c'est surtout plus par rapport à cet espace de complètement faire sien ce vêtement.
- Speaker #0
C'est ça. Mais en plus, là, tu parles de haute couture, je ne connais pas ou très peu de designers ou quoi, à part quand tu te fais faire une robe de mariée ou ton costume pour te marier. Faire du sur-mesure, c'est du luxe, en fait. Et j'avais besoin... Au début, pour moi, il y avait vraiment le luxe d'être soi. J'ai investi énormément dans ce travail de recherche sur moi-même, d'aller rencontrer, de voyager, d'aller voir des conférenciers, bien avant cette mode après le Covid, etc. Et tout ce déploiement, enfin c'est pas une mode, mais c'est tout un déploiement, une ouverture spirituelle qu'on vit. Mais il y a eu vraiment cette recherche intérieure. Et je me disais, mais il faut rendre, il faut absolument que j'aide les femmes à voir leur unicité. Il faut absolument que j'arrive à leur montrer leur puissance, leur potentiel. Et j'entendais beaucoup les femmes autour de moi, j'ai des gros bras, j'ai un gros ventre, j'aime pas mon cul, je suis moche. Non, mais il faut pas qu'on voit mes épaules, elles tombent. Et je me disais, mais c'est pas possible en fait. Et je cherchais un moyen de pouvoir transmettre ce que j'avais appris pendant une dizaine d'années à travers les chamanes, les voyages, le développement personnel, etc. Et ce que j'avais appris par moi-même, en fait, de comment finalement tu peux reprogrammer ton corps à travers la fréquence, à travers le souffle, à travers les couleurs, tout ce qui va être fréquentiel, en fait, tout ce qui va être... Tout dans l'art, la musique, tout ce qui va te permettre finalement d'impacter, tout ce qui vibre en fait, tout ce qui va te faire vibrer. Et en fait, c'est en sortant un jour d'une séance avec mon ostéo, qui n'est pas très loin maintenant de mon showroom, mais où j'ai cette vision de la Power Jacket. Alors vraiment, je ne saurais absolument pas l'expliquer, vraiment. Ça me dépasse totalement. Je n'ai jamais eu l'idée de me dire que je vais faire une marque de power jacket. J'avais encore moins l'idée de faire une marque de vêtements. Mais pas du tout. Loin de moi, cette idée. J'étais vraiment sur la scène. J'étais vraiment dans créer des univers. J'étais passionnée de comédie musicale, de Wall Street Story. Donc, ce n'était pas du tout dans... mes objectifs, vraiment. Et j'ai eu cette vision de la Power Jacket. En dix minutes, je prenais le métro, je me dépêchais, j'allais voir la couturière de ma mère, qui avait une retoucheuse pour sa boutique, elle qui avait une boutique de vêtements. Donc en plus, c'était... Ah, ta mère avait une boutique de vêtements ? Ma mère a une boutique de vêtements. Et puis j'ai appris après, enfin, longtemps après, que mon arrière-grand-père... était couturier en Tunisie et qui faisait les costumes sur mesure. Et là, j'étais là. Donc oui, il y avait la grosse machine singère chez mon arrière-grand-mère. Donc il y avait quelque chose qui était là, c'est sûr.
- Speaker #1
Et puis ça reste très scénique comme vêtement.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Tu vois, il y a un truc aussi, une vraie présence scénique, je trouve. Ah, totalement.
- Speaker #0
Puis en plus, moi, j'adorais les déguisements quand j'étais petite. Et je sais qu'à chaque fois, c'était mon arrière-grand-mère qui me faisait mes déguisements. Et donc, je regardais à la télé les films, les patineuses artistiques. Et je lui disais, il me faut exactement ça. Et elle adorait. Elle adorait que je lui commande ses vêtements et tout. Et donc, elle m'emmenait au marché Saint-Pierre et on allait choisir les tissus. Et elle me le faisait. Je la voyais coudre. Je la voyais faire les tenues. Et j'avais qu'un empressement. C'était de les porter et de pouvoir jouer mon rôle. Quand je lui ai dit, fais-moi le déguisement de Sailor Moon. Parce que je me sentais une Sailor Moon. Il fallait que ça soit tout de suite maintenant. Il fallait que je puisse l'incarner, le vivre. J'étais vraiment une grande fan des déguisements. Et j'adorais me plonger. dans des rôles.
- Speaker #1
Et donc cette power jacket, tu l'as portée toi la première ? En fait, voilà.
- Speaker #0
On l'a conçue en 4 heures. Vraiment, j'ai été voir cette couturière et je lui ai dit là Elisabeth, il faut absolument que tu me crées cette veste. J'ai été acheter elle me dit va, dépêche-toi, va acheter le tissu. Elle m'a dit quoi acheter, j'ai été acheter. On a fait la veste ensemble jusqu'à 21h ou 22h. J'ai appelé mon frère qui était caméraman, monteur. Je lui ai dit, il faut absolument que tu filmes le montage de cette veste. Tu vois, il y avait tout un truc, une effervescence.
- Speaker #1
Vous documentez aussi toute cette création.
- Speaker #0
Oui, parce que je sentais que c'était inédit. Pour moi, en tout cas, c'était inédit et je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je n'avais jamais été dans cette transcendance-là de créer une pièce comme ça. Et donc à l'époque, j'avais commencé à faire des sacs que j'avais rapportés de Mexico. Et en fait, je m'étais inspirée de sacs des années 20, des années 30 et de la géométrie sacrée. J'avais commencé à faire des sacs qui réunissaient le féminin et le masculin avec des pochettes interchangeables. Et j'aimais faire des sacs uniques pour les femmes où je choisissais les couleurs qu'elles avaient besoin. de portée.
- Speaker #1
C'était déjà les prémices.
- Speaker #0
C'était vraiment mes premiers sacs. J'avais fait appel à un maroquinier qui les faisait. Mais ce n'était pas assez pour moi. J'étais frustrée parce que ça restait un accessoire et que ce n'était pas quelque chose que le corps pouvait s'emparer. J'étais à la limite d'abandonner ce projet de sac, etc. Et Et j'allais vraiment partir sur autre chose jusqu'à ce que j'ai cette vision de la veste. Et je l'ai portée. Et en fait, je faisais beaucoup de salons pour recycler, pour aller chercher les cuirs. Je recyclais les cuirs des stands, des maisons de couture. Donc,
- Speaker #1
tu y allais toi pour récupérer le tissu. Oui,
- Speaker #0
à chaque fois, je repartais avec 5 kilos de cuir. Et voilà. Puis un jour... Je portais cette veste, j'étais à Villepinte et puis j'ai rencontré Kenny West qui m'a dit « I love your jacket » . Et il m'a dit « Il faut absolument que tu lances ce truc en marque. C'est à toi, c'est toi qui as designé ça, c'est tes sacs, c'est ta veste et tout » . Puis je portais tout sur moi. Et c'est vrai que ce jour-là, j'étais très fatiguée. J'avais plutôt envie de partir, je me suis dit « Qu'est-ce que je vais dire à Kanye West ? » Et en fait, cet échange m'a permis de prendre conscience de la veste que j'ai lancée trois mois après, avec un kiss kiss bang bang, complètement comme ça. un peu à l'arrache en me demandant comment on lance ça comment je peux fabriquer ça et tout s'est fait très très rapidement j'ai rencontré quelqu'un qui m'a présenté un atelier puis je me suis mis en fait moi on y a eu ça a été fou parce que tout le monde s'est trompé sur les patronages et on a créé du coup 250 vestes de vêtements mal taillés donc j'ai du Merci. tout recommencé. J'ai vraiment perdu tout mon investissement. Je me suis dit, est-ce que c'est une bonne idée d'aller jusqu'au bout ? L'atelier qui me dit... L'atelier à l'époque qui me dit, je ne fais pas de vêtements de cirque. J'ai dit mais non mais c'est pas du tout des vêtements de cirque mais en même temps j'avais pris ça pour un compliment parce que moi j'avais Jodorowsky dans ma tête, j'avais la scène, j'avais le spectacle, j'avais le show quoi donc pour moi c'était ok quoi et donc on a fait ces vestes et voilà.
- Speaker #1
Et donc qui te les a commandés ? C'était plutôt ton entourage finalement au début ?
- Speaker #0
Après j'avais suivi un peu le protocole à l'époque de Kiss Kiss Bon Bon qui t'expliquait comment faire ton cercle proche, ton cercle un peu plus loin. C'est vrai qu'à l'époque j'étais aussi encore DJ donc du coup je rencontrais plein de gens. Il m'arrivait de jouer dans certains endroits donc c'est vrai que j'ai commencé à la porter en jouant. Et puis après des artistes se sont intéressés. Et puis j'avais exp... J'ai fait une exposition au Wizznext, mon premier et unique Wizznext. C'est là où j'ai commencé à avoir de la presse parce que j'avais exposé tous mes sacs. On ne m'avait fait que des commandes de veste. Donc, je me suis dit, OK,
- Speaker #1
les gars,
- Speaker #0
let's go. C'est moi qui me suis retrouvée en plein mois de décembre. Je devais livrer ça début janvier. C'est moi qui me suis retrouvée à tout. couper, aider les couturiers à monter.
- Speaker #1
Donc combien de vestes as-tu vendu la première fois ?
- Speaker #0
La première fois, 250.
- Speaker #1
Ah ouais, voilà, donc c'était vraiment 250 commandes. C'est énorme !
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. Et j'étais complètement sous l'eau. J'étais abasourdie par ce que j'étais en train de réaliser. Jusqu'à ce que les premières clientes me disent « mais j'ai ressenti un truc de fou dans la veste » . Donc moi, j'avais canalisé tout ça, j'avais écrit tout. Tu l'avais déjà conscientisé ? J'avais tout conscientisé à la base. Mais j'avais même compris que ça ferait un égrégore, vraiment un égrégore d'amour, d'énergie, vraiment de toutes celles. Et que toutes celles qui... Tu parles de dots, en fait, ça me fait rire depuis tout à l'heure, parce qu'en fait, ça me disait à chaque fois que je dessinais la veste, toutes celles qui les porteront seront connectées les unes entre les autres. Donc ça fera une grande constellation. Voilà. Donc toutes celles qui portent les vestes sont connectées les unes avec les autres. Et j'avais même à l'époque l'idée, alors qu'on en parlait à peine, de faire une application pour recenser et reconnecter toutes les femmes ensemble.
- Speaker #1
Genre le Tinder des power jackets. Voilà,
- Speaker #0
c'est ça. Pour toutes les femmes qui portaient les power jackets. Donc je portais beaucoup de choses déjà à l'époque. Donc je n'ai pas été jusqu'au bout de cette idée. Mais en tout cas, oui, je savais déjà que toutes celles qui allaient le porter allaient faire une grande bulle d'amour et de force.
- Speaker #1
Tout à l'heure, tu parlais de transformation et à quel point pour toi, c'est vraiment ta mission de contribuer à la transformation ?
- Speaker #0
Je dirais même transmutation, parce que la transmutation, c'est vraiment le changement d'état. Et pour moi, c'est vraiment ça. En fait, je pense que tout ce que j'ai pu... Avoir eu la chance d'expérimenter, et même dans ce que j'aimais énormément dans le cinéma et dans le fait de jouer, d'être actrice ou comédienne, c'était de changer d'état et de pouvoir avoir cette liberté dans un cadre. Parce que quand tu es sur le plateau ou que tu es au théâtre, tu es dans un cadre, mais tu as la liberté royale, vraiment, de changer d'état et de pouvoir aller... vivre tous ces états dans un cadre précis qui n'est pas forcément évident dans la vie de pouvoir te laisser traverser par tous ces états te laisser traverser par ces émotions et j'ai vraiment compris à travers mon art qu'un des dons que j'avais c'était vraiment de guider et d'accompagner les gens dans cette transformation d'état et donc dans cette transformation de fréquence.
- Speaker #1
Et donc, tu as beaucoup de témoignages. Tu reçois énormément de témoignages. Et même pas forcément des femmes elles-mêmes, mais même de leur entourage, je crois que tu me disais. Oui, c'est assez fou. Et ça, est-ce que... Aujourd'hui, en quoi, toi, ça te transforme ? Je me demandais, parce que certes, tu contribues à cette transmutation des autres, mais toi, à quel degré ça a un impact sur toi ?
- Speaker #0
J'ai une émotion énorme de voir une femme, quand elle vient au showroom, Transformer, transmuter et voir de manière assez... De ressentir surtout, de manière assez forte, l'évidence de ce qui peut la bloquer ou de ce qui peut l'empêcher d'aller ou d'être et d'incarner ce qu'elle a envie d'incarner. Et il y a quelque chose d'extrêmement riche à voir un être se libérer. Je ne sais pas si toi, ça te l'a déjà fait, mais en tout cas... Parce que moi,
- Speaker #1
finalement, je le ressens beaucoup dans certains accompagnements. Bien sûr. Donc, ce n'est pas le même médium, tu vois. Oui, oui, oui. Mais finalement, il y a vraiment aussi toute cette notion de transformation, voire de transmutation, et puis surtout de progression, de grandir en tant qu'être humain purement.
- Speaker #0
d'ailleurs je parlais de la grandeur de la céramique en fait moi ce qui me fascine c'est la grandeur et j'adore voir la grandeur d'un être, d'une âme et se voir se libérer de tout ça et c'est vrai que j'avais envie de pouvoir lier l'invisible avec le visible je suis très en contact avec ce côté invisible et on me l'a peut-être souvent reproché, le fait d'être dans mes rêves le fait de pas être ancrée. Julia, t'es pas ancrée. Il faut revenir ici et maintenant. Je l'ai beaucoup entendu et je me disais bon, il va peut-être falloir que j'aille faire descendre cet invisible dans la matière et le transmettre dans la matière. Et donc, c'est pour ça que tout à l'heure, tu me parlais d'un business, d'un business model particulier. C'est vrai que ces transformations-là passent par un échange, passent par l'écoute, passent par sur... Il y a aussi cet échange avec mon oracle où je tire les cartes avec mes clientes et où on décèle très rapidement l'endroit où ça bloque et où ça ne circule plus. Et c'est vrai que j'aime bien, à travers mes créations, remettre de la vie là où ça ne circule plus. Un peu comme dans la médecine chinoise, on parle du chi, donc vraiment de laisser traverser ce chi. Voilà, c'est ce que viennent faire les vestes. Elles viennent vraiment réactiver des endroits dormants ou des endroits oubliés de ton corps. Et elles viennent faire circuler. Et pourquoi des vestes ? Parce que souvent, on m'a demandé, pourquoi des vestes ? Pourquoi tu ne fais pas des robes, des pantalons ? Donc oui, j'ai fait. Mais à chaque fois, si tu regardes bien, quand tu regardes un artiste, quand tu regardes, tu te souviens de sa veste. Tu te souviens de la veste. De Prince, tu te souviens ? Tu te souviens, en fait, tu ne vas pas dire « Ah, il avait tel pantalon, telle chaussure. » Bon, oui, maintenant, un peu plus les chaussures. Mais tu vois, c'est ce qui termine une tenue. Oui, j'entends. Et la veste va vraiment donner la note, la fréquence de la personne. Tu vas savoir si c'est un boulanger, un boucher, un médecin. L'habit va vraiment te façonner. Oui. Et puis, en plus, le buste, c'est là où on a tous nos organes vitaux. C'est là où on a notre cœur. C'est là où on a le siège de l'âme. Donc, pour moi, ça devenait évident de venir travailler cette pièce dans le vêtement parce que c'est par là qu'on se regarde. En fait, quand tu regardes quelqu'un, tu vois son visage et puis après, tu vois sa veste. Tu ne vas pas regarder son pantalon, sa culotte. Tu vois, tu fais... ah oui j'adore ta veste, tu vas tout de suite avoir un impact sur le haut de son corps donc Et tu sais combien t'en as fait depuis ?
- Speaker #1
Ah oui, depuis 10 ans, on en a fait 2000.
- Speaker #0
Ah ouais ? Et là, t'as aussi, parce que t'as plusieurs modèles maintenant, t'as un peu développé, donc t'as toujours la Power Jacket, qui ressemble un peu à un Bombers, on pourrait dire.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Si je veux un tout petit peu schématiser. Ouais, bien sûr. Voilà. il y a beaucoup Beth aussi, Beth. Oui, il y a la bête de Kate. Qui est un peu plus structurée.
- Speaker #1
Qui est plus structurée, qui représente la maison, parce qu'en hébreu, la lettre Beth représente le refuge, la maison, donc son temple intérieur. Donc c'est une veste que j'ai créée pour revenir à l'intérieur de soi et comprendre qu'on est son propre royaume, on est son propre temple, on est sa propre maison. et que sa maison est partout où on décide d'être.
- Speaker #0
Tu as aussi une veste sans manches ?
- Speaker #1
Oui, j'ai des vestes sans manches. Ça, c'est des tout nouvelles, c'est les Cocoon Light. J'ai les Cosmic Jackets. Les Cosmic, c'est la connexion avec le chakra du cœur et le chakra coronal pour agir au niveau de ce qu'on canalise, de ce qu'on peut penser et de ce qu'on peut mettre en œuvre à travers le cœur. et de ne pas dissocier les deux. Il y a la Divine Jacket, qui sont des vestes qui vont travailler le corps, l'âme et l'esprit. Ça fait partie des vestes les plus puissantes, qui vont vraiment agir sur une transformation profonde. Il y a les Magician Jacket, c'est la veste que j'ai créée à travers le tarot de Marseille, qui représente la veste du commencement, la veste de celui qui a... tous les atouts. On va dire que c'est un peu l'association du battleur et du magicien. C'est celui qui finalement, j'ai voulu assembler ces deux cartes. C'est celui qui a en même temps tous les outils pour pouvoir agir dans la vie mais qui se donne cet élan du commencement et de tout est possible, c'est bon, je peux y aller, je peux le faire. Voilà. Et ensuite, il y a le magic ware. Donc, il y a tous ces t-shirts et suites qui portent des symboles particuliers, des symboles que je me suis réappropriés en les observant, en les étudiant et en me les réappropriant pour pouvoir toujours dans cette idée de vitesse. Il y a un truc de vitesse dans ma vie où j'aime accélérer les processus, collapser le temps et où du coup, j'avais besoin de créer des... des symboles qui aident rapidement.
- Speaker #0
Mais en fait, ces vestes, elles ne sont pas pour tout le monde.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Donc, je comprends aussi cette envie aujourd'hui de ne plus pouvoir vendre directement sur ton site parce que finalement, tu ne connais pas ta cliente derrière un écran. Et de la faire forcément venir au showroom, c'est aussi une façon pour toi, justement, sur... de t'assurer qu'il y a une harmonie, une connexion avec elle. Ça t'est déjà arrivé de dire non ?
- Speaker #1
Oui, de refuser. Parce que comme je le dis et comme pas mal de clientes le savent, je dis toujours que mes vestes sont vivantes. C'est pas moi qui vais diriger, tu vois, je vais les créer, mais après elles font leur taf, elles agissent elles à part entière. Et c'est vrai que ces dernières années, je me suis vraiment rendue compte, on s'en est rendu compte avec l'atelier et avec les couturières, ce qui est assez fou parce que c'est les couturières qui se sont mis à me poser des questions sur les clientes. Celle-là elle est pour qui ? Voilà c'est ça Mais surtout parce qu'il y a eu des fois Où on a eu des blocages On n'avait pas le bon zip Ce qui peut arriver complètement dans la fabrication Mais pas dans mon procédé Dans mon processus de création C'est difficile Parce qu'à partir du moment Où j'ai les tissus Que j'ai choisis Que ce sont des tissus principalement tous upcyclés J'ai en fait Tu vois ? j'ai la matière donc c'est pas comme si j'attendais un fournisseur qui vienne me fournir un rouleau de tissu de 40 mètres et on est en panne de livraison etc donc on a accès rapidement aux matières à l'atelier et souvent quand les personnes sont en résistance ou qu'elles ont qu'elles veulent à y aller ou qu'elles doutent soit du processus, soit du bien fondé, soit que ça va avoir de l'effet réel. Ou alors souvent, ça aussi, on a eu beaucoup des clientes qui ne se sentaient pas légitimes de les porter, donc qui se les offraient ou se les faisaient offrir, mais qui me disaient « Mais maintenant, comment je vais faire pour la porter ? » « Ça va être trop ! » ou « Je recevais des mails en disant… » j'ai super peur d'être visible. Je lui disais, mais c'est dommage parce que c'est des vestes de visibilité. Et donc, c'était très intéressant. Et c'est ça qui m'a amenée vraiment à faire ces séances individuelles et d'accompagner les femmes vraiment dans ce processus de légitimité avec elles-mêmes, avec leur corps, avec des traumas que... Je ne pouvais que savoir, enfin, réceptionner. Et du coup, on avait des gros blocages en atelier. Et donc, ça n'avançait pas. On avait une couturière qui était malade, elle revenait que dans un mois. Et à chaque fois, on voyait qu'il y avait un truc avec une cliente ou deux particulières et où les vestes avaient des tâches. On se dit, mais d'où vient cette tâche ? Impossible. On ne comprenait pas d'où venaient les tâches. On était là, c'est pas possible. C'est quoi cette... de tâches. Pourquoi ? Là, il y a un pli alors qu'elle était sous housse et là, on ne comprend pas ce qui s'est passé. Des coutures qui sont improbables par rapport à l'habitude des couturières qui savent. En plus, il n'y a qu'une seule couturière qui touche à la veste parce que je ne veux pas qu'il y ait plein de couturières qui touchent.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
il y a tout un protocole de création. C'est vraiment du handmade de... Donc c'est pour ça déjà que ça prend du temps. Et je ne veux surtout pas qu'il y ait plein de gens qui touchent à la veste.
- Speaker #0
Notamment pour l'énergie, justement.
- Speaker #1
Notamment pour l'énergie. Et donc oui, déjà, il n'y a qu'une seule monteuse. Et donc voilà. Donc on s'est vraiment rendu compte qu'elles étaient vivantes. Enfin, des erreurs dans les broderies, des inversements. Enfin, c'est fou, fou, fou, fou, fou ce que j'ai pu vivre. Et donc je me mettais à vivre finalement les blocages. Enfin... les résistances dans la fabrication et dans le processus de création de la cliente qui, elle, avait peur d'y aller.
- Speaker #0
On va reparler de l'atelier de production, parce que je trouve que c'est super intéressant aussi, et notamment parce que c'est à Paris. Mais d'abord, vu que tu dis ce que tu viens de dire, j'aimerais rebondir. Comment, toi, tu te protèges ?
- Speaker #1
Là, j'ai appris, parce qu'il m'est arrivé vraiment pas mal d'anecdotes. Et là, maintenant, c'est une obligation. C'est de la... Je dirais même que c'est de la... Comment on dit ? De la...
- Speaker #0
Enfin, pas de la survie, mais... C'est une obligation. C'est vraiment...
- Speaker #1
Je me dois de me protéger à chaque fois. Alors, je veux mettre une nuance dans me protéger. C'est ne pas me... Mais vraiment... Ne pas me séparer ou me mettre en plus en haut ou plus en bas, mais plutôt être dans cette... de prendre soin de ma fréquence, de ma vitalité, de mon énergie. Parce que vu que je diffuse quelque chose qui vient de moi, qui vient de cette magie, de cette énergie qui se diffuse dans chaque création, je ne peux pas me permettre de la donner, de la transmettre à n'importe qui, n'importe comment. et donc voilà donc Oui, et puis maintenant, vu que je n'ai pas que des clientes en France, j'ai aussi les visios. Donc, ça me permet vraiment de rencontrer les gens.
- Speaker #0
Ah, ok. Donc, tu fais aussi. Ok, parce que... Oui, parce que j'ai des clientes en Australie,
- Speaker #1
j'ai des clientes à Londres. Enfin, voilà. Donc, je ne peux pas forcément me déplacer tout le temps ou qu'elles viennent sur Paris. Parce que des fois, c'est long avant d'arriver sur Paris. Donc, voilà. je rencontre aussi mes clientes par visio où on a vraiment des séances de... de rencontres, de découvertes qui me permettent vraiment de cerner ce dont elles ont besoin, vers quoi elles ont envie d'aller, qu'est-ce qu'elles ont envie d'incarner, qu'est-ce qui les empêche aujourd'hui d'incarner ce qu'elles sont vraiment et qu'elles sentent à l'intérieur et d'aller travailler leur fréquence. Parce qu'en fait, les vestes travaillent vraiment cette fréquence vibratoire parce que tout est énergie. Et voilà.
- Speaker #0
Alors l'atelier de production, c'est à Paris. Et je me demandais, je pense connaître la réponse, tu sais qu'il y a un label de la ville de Paris pour le « Made in Paris » , pour le fabriquer à Paris ? Ah tu ne le savais pas ?
- Speaker #1
Non, je suis tellement dans mon…
- Speaker #0
Il y a un label décerné par la ville de Paris, donc en fait il faut candidater.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et je me demandais justement… Alors, qu'est-ce que ça t'apporte ? C'est une reconnaissance. Et puis, après, ça veut dire aussi que je crois que tu es répertoriée. Je connais notamment Virginie qui a fondé Poupée de Biscuit, que j'ai interviewée dans le podcast. Là, elle a reçu, il n'y a pas très longtemps justement, ce label fabriqué à Paris. Et pour elle, c'est une vraie consécration. Parce que c'est aussi, tu vois, elle a un atelier boutique. Donc, ce n'est pas aussi grand que... pour toi, mais je veux dire, c'est cette même charge d'entrepreneur, d'avoir un lieu, de recevoir du public, puis de vendre, de créer, etc. Donc, il y a un peu les mêmes... Mais donc, voilà. Ok. Voilà, ça y est,
- Speaker #1
je sais ce que je dois faire la semaine prochaine.
- Speaker #0
Et on parlait tout à l'heure, c'est vrai que tu as eu de la presse très tôt quand tu t'es lancée. Est-ce que tu travailles ça ou pas du tout ? Est-ce que tu as envie de... presse. Et alors là, tu parles d'Australie, des Etats-Unis, etc., Londres. Comment est-ce que on te connaît ? Est-ce que tu sais comment elles arrivent à toi, ces clientes du bout du monde ?
- Speaker #1
Beaucoup par les réseaux. J'ai eu pas mal de presse à un certain moment. Et puis après, c'était plus complexe de pouvoir encore continuer la presse. Souvent par rapport à mon positionnement, on me demandait est-ce que tu peux arrêter d'être un peu trop ésotérique ?
- Speaker #0
Bah non,
- Speaker #1
puis c'est pas ésotérique, c'est holistique, c'est prendre en compte tous les corps, pas seulement celui qu'on voit dans la matière. Il y avait aussi ce côté faire des vestes, ah c'est beau, c'est joli, mais pas que, c'est pas le... Ce n'est pas le but premier des créations, même si j'aime la beauté et que c'est indissociable. Donc oui, c'est vrai que j'en ai eu beaucoup dans les cinq, six premières années de la marque. Et que là, ces trois dernières années, j'ai un peu plus levé le pied sur la presse.
- Speaker #0
En revanche, tu communiques ? Beaucoup justement sur Instagram. Oui,
- Speaker #1
je communique beaucoup et puis en plus j'ai eu la chance aussi de rencontrer des super artistes que j'ai eu la chance d'habiller, le plaisir d'habiller.
- Speaker #0
Tu peux en parler ?
- Speaker #1
Oui, oui, là, j'adore parce que j'ai vraiment habillé des artistes que j'admire beaucoup. Là récemment... J'ai habillé Mathieu Chédide pour La Momalie, j'ai pu habiller Oxmo Puccino pour son clip Tendrement, j'ai habillé Eva Husson pour son film à Cannes Les Filles du Soleil, j'ai habillé Nadia Tereskevic, j'ai habillé Laurie Tillman, j'ai habillé Andy McDowell. J'ai adoré d'ailleurs cette rencontre. J'ai vraiment habillé beaucoup d'artistes différents. Et donc, à chaque fois, c'est génial de pouvoir collaborer avec un autre univers et de créer une pièce comme ça sur mesure.
- Speaker #0
Et tu me disais, juste avant qu'on commence, que tu es vraiment en train d'opérer un shift. Il y a un vrai tournant pour ta marque. Est-ce que tu peux en parler un peu ou c'est trop tôt ?
- Speaker #1
Non, non, je peux en parler.
- Speaker #0
Oups,
- Speaker #1
attendez, j'arrive. Non, non, en fait, ce qu'on était en train de dire, je me suis vraiment rendue compte ces six derniers mois, des changements assez puissants, c'est vraiment le mot, chez les clientes qui avaient... commander des vestes sur mesure en co-création ensemble dans nos rendez-vous. Et où c'était vraiment des transformations dans les semaines après réception de la veste et qui ont commencé pendant les rendez-vous. Et où j'étais vraiment abasourdie par les e-mails, les messages que je recevais de Julia. J'ai quitté mon travail, ça y est, je me lance à mon compte. Julia, ça y est, j'ai décidé de faire un bébé, c'était encore quelque chose d'inaccessible, en tout cas pour moi. Julia, ça y est, je divorce. Enfin, vraiment des trucs, ça y est, je déménage, je quitte ce pays, je vais vivre ailleurs, dans un autre pays. Ça y est, j'ai arrêté de fumer et c'est clair comme de l'eau de roche alors que ça fait six ans que j'essaye d'arrêter. Ça y est, j'ai arrêté de mal me nourrir et de prendre conscience de tous les aliments que je mange et maintenant avec plaisir. J'écris mon premier livre, ça y est, ça fait 30 ans que j'ai envie de le faire et je n'osais pas le faire. Mes enfants m'ont toujours empêchée, ça y est, je me lance dans mon projet. J'en ai des milliers comme ça, de recevoir des faire-parts et de dire merci d'avoir participé à la naissance de mon fils. Voilà, des choses comme ça. Et donc, je vois les métamorphoses, les transmutations qui opèrent. Et en fait, moi, dans la création de ces vestes, c'était aussi de vraiment rendre les femmes indépendantes dans leur transformation. Moi, je sais que j'ai consulté beaucoup de thérapeutes. J'ai été voir. Je me suis beaucoup intéressée à la thérapie pendant X années. Pendant beaucoup, beaucoup de temps, je pense la moitié de ma vie, et en fait, j'avais envie de me dire, ok, comment je peux changer ma vie avec 1% aujourd'hui en portant ce vêtement qui va vraiment m'aider et me porter, parce que c'est souvent ce que je dis, c'est pas toi qui portes le vêtement, c'est le vêtement qui te porte, et c'est lui qui doit te révéler. C'est pas toi qui portes un vêtement, c'est lui qui te porte. Parce que si c'est toi qui le portes, du coup, ça devient lourd.
- Speaker #0
J'avais jamais pensé à ça.
- Speaker #1
Donc oui, et c'est ce que me transmettent mes clientes. C'est fou ce que je vis. J'ai des sensations de froid, de chaud, de prise de conscience, de liberté, d'envie de créer, de confiance que je n'avais pas, de prise de parole, de soutien aussi. C'est quelque chose... qui est très important pour moi, ce mot. Et donc, il y a vraiment aussi cette... Ça fait partie des valeurs des créations, c'est de soutenir ton corps, ta personnalité, qui tu es. Voilà, donc l'idée maintenant, c'est d'accompagner les femmes dans ce processus avec la création à la clé, à la fin. Une fois qu'on a fait cet accompagnement, cette prise de conscience, cette transformation, d'incarner dans la matière, pour que ça soit tangible et visible, et qu'il puisse te porter, que toi aussi tu l'es avec toi, une pièce qui symbolise et qui révèle tout ce que tu viens de laisser, et ce que tu décides d'incarner.
- Speaker #0
Et donc c'est plus justement j'achète, un vêtement en ligne, c'est je fais la démarche de cette co-création avec un accompagnement pour me découvrir, me révéler encore plus dans ma puissance, etc. Tu vois, c'est marrant parce que je fais le lien avec Morgane Rospar que j'ai interviewée qui Et... créer des ex-libris. Et elle expliquait dans le podcast que quand elle a fait, pour la première fois, elle a participé à un pop-up à l'hôtel de Crion, au mois de novembre dernier. Et elle disait, en fait, pour moi, c'était... Je voulais absolument que les gens qui allaient venir, c'est forcément sur commande un ex-libris, puisqu'on met ton nom, tu ne peux pas le faire comme ça, c'est personnalisé. Et elle voulait absolument que les gens aient quelque chose de tangible. Après être venue la voir, tu vois, elle, elle n'est que en ligne, elle n'a pas lieu, justement. Elle me disait, je ne comprenais pas comment les gens pouvaient se satisfaire de venir, d'acheter quelque chose et de repartir sans rien.
- Speaker #1
Oui, ce qui a longtemps été mon cas, en fait, parce que les gens doivent attendre 3-4 semaines avant d'avoir leur veste.
- Speaker #0
Et en fait, je trouve que c'est intéressant, cette idée d'avoir besoin, finalement, vraiment de matérialiser les choses. tu n'as pas... Ça m'est déjà arrivé que quelqu'un me demande, et d'ailleurs je n'ai pas travaillé avec cette personne, mais elle me dit « mais c'est quoi tes livrables ? » Mais en fait, alors je peux donner des choses, j'ai plein de documents, moi j'adore faire des templates, des matrices, tu vois, enfin je peux, mais tu vois, mon travail n'est pas dans le livrable, c'est bien au-delà, c'est de l'accompagnement comme tu le disais. Mais tu vois, c'est intéressant à quel point finalement les gens ont quand même besoin de matérialiser les choses parfois.
- Speaker #1
Ce qui est normal, au final. Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Et donc, tu vois, je me demandais, est-ce que, par exemple, après un premier rendez-vous, est-ce que tu offres, il y a quelque chose ? Oui,
- Speaker #1
je fais la maquette, en fait.
- Speaker #0
Ah, ok.
- Speaker #1
Depuis le début, même quand je faisais mes sacs, je créais une mini-maquette sur une carte. où on collait tous les morceaux de cuir en miniature et où la personne repartait avec. Donc là, dans les sessions, en fonction des couleurs, des besoins du corps, des besoins de ce que la cliente a envie d'incarner, de vivre et de vibrer, je vais faire le dessin de sa veste et elle va pouvoir faire des échanges et des retours avec moi pour pouvoir voir ce qu'elle a envie, de comment elle a envie de la personnaliser, de comment elle a envie de... de la voir en vrai, avant qu'elle prenne forme dans la matière.
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu as différents types d'implications et d'accompagnement. On peut aussi juste venir pour une première rencontre et pas forcément choisir de faire une veste ?
- Speaker #1
Oui, tu peux venir, c'est toujours un rendez-vous de co-création parce qu'on co-crée ensemble. et que je vais te donner des indications sur les couleurs dont tu as besoin. Donc oui, c'est avec un rendez-vous, ça dure une heure, une heure et demie. De toute façon,
- Speaker #0
tout est sur rendez-vous.
- Speaker #1
Voilà, tout est sur rendez-vous. Et ensuite, oui, j'ai plusieurs accompagnements, jusque à l'accompagnement du kimono sacré, donc le kimono de guérison, où là, c'est un kimono où je vais dessiner sur tous les symboles. qui vont t'aider, te guider, et les couleurs que je vais peindre de la soie. Et ensuite, on va créer ce kimono qui va envelopper ton corps.
- Speaker #0
En termes de prix, c'est facile pour toi de fixer les prix ?
- Speaker #1
Ça n'a pas été facile. J'ai dû faire... Alors avant, comme on en parle... En ce moment, je vois qu'il y a beaucoup le sujet de l'argent. qui est très prononcé sur les réseaux et on en parle beaucoup dans le développement personnel. Non, quand j'ai créé mon entreprise, c'était très difficile de mettre un prix sur mes créations. Et je pense que c'est vraiment d'ordre de 30 générationnels, ça ne nous appartient vraiment pas. Voilà, je crois que le camion est d'accord.
- Speaker #0
Ce serait cru au port, on dirait carrément un paquebot.
- Speaker #1
On dirait un paquebot, oui. C'est ouf. Je n'ai jamais eu ce bruit-là depuis que je suis ici. Lilith nous fait vivre des choses.
- Speaker #0
Donc, l'argent et le transgénérationnel.
- Speaker #1
L'argent et le transgénérationnel. Merci. OK, on a entendu. Oui, ça a été difficile de mettre des prix. Moi, j'entendais toujours mon comptable qui me disait « t'es en perte, t'es en perte, t'es en perte » . Et c'est vrai qu'en fait, j'ai choisi un canal où j'ai mis du temps. à comprendre la valeur de ce que je crée. J'ai mis beaucoup de temps. Et c'est quand me rendant compte, même quand les clients divaient des trucs extraordinaires et que je faisais des coachings et tout, et qu'on me disait, mais Julia, mais tu te rends compte la valeur que ça a, ça ? Mais personne fait des vêtements comme ça sur mesure où les gens t'écoutent et tu les entends et tu... Et tu prends soin d'eux et tu choisis les matières et les tissus et les couleurs qui vont les porter, les élever. Et toi, tu es là et tu mets ça comme si c'était un vêtement qui avait été fait en Chine et sur quoi on faisait un coef 10. Parce qu'en plus, c'est ça. C'est qu'en fait, moi, je me suis... Alors ça, c'est très important de le dire. Je tiens à le dire. Il y a deux choses que je tiens à dire dans ce podcast très important. Voilà. Merci. Je tiens vraiment à le dire. La première chose, c'est que du coup, moi, je me suis vraiment confrontée dans les premières années de mon entreprise au business de la mode, dans lequel je vais à contre-courant, c'est-à-dire que toutes les marques vont fabriquer ailleurs. Elles ne fabriquent pas à Paris. Quand elles fabriquent à Paris, c'est pour des prototypes ou pour des pièces de défilé ou pour du haut de couture et ça coûte extrêmement cher. Voilà. Et pour moi, ça a été vraiment un challenge de trouver un atelier qui accepte de créer des pièces faites sur mesure où à chaque fois, il faut adapter les mesures de la cliente. Et qui en plus, il faut choisir les tissus, les tissus changent, les couleurs changent, les doublures changent. Les ateliers ne vont absolument pas venir se prendre la tête avec ce genre de choses. Eux, ils veulent faire plusieurs. pièces, ils veulent être rentables et ils ne veulent absolument pas mettre 4 heures ou 5 heures t'imagines en France le prix que tu payes aujourd'hui une couturière sur la production d'une veste. Donc forcément, j'étais tout le temps en perte et moi je me mettais au prix des marques fast fashion ou en tout cas moyenne haut de gamme et où j'étais en mode le luxe accessible jusqu'à ce que qui n'est absolument pas du luxe et où justement quand je suis prise à l'IFM en 2023 je comprends que les coefficients sont de 10 minimum de 7 Donc quand tu achètes un vêtement, tu peux le diviser par 7 et tu sais son prix de... C'est ça,
- Speaker #0
entre le prix de revient et le prix de vente. Et le prix de vente,
- Speaker #1
c'est x7 et des fois x10. Voilà, donc à partir du moment où tu as ce coef là, tu peux savoir le prix de fabrication à peu près de ce que tu es en train d'acheter et donc de la valeur finalement et de la qualité marchande de ce que tu es en train d'acheter. Voilà, donc moi, je me suis beaucoup identifiée à ça. Et donc, j'avais hyper peur de mettre des prix au-dessus de marques que je pensais. Enfin, voilà. Je vois très bien. Voilà, haut de gamme, etc. Où je me suis dit, bah non, comment je fais, moi, alors que j'étais absolument pas en train de fabriquer ça, où j'étais en train de recycler des matières. Enfin, moi, c'est que des soies. des mélanges de matières super... Très très belles, des velours. Très très belles, des velours. Même dans les jeans, on recycle toujours des premières catégories, qu'on lave, qu'on démonte, qu'on remonte. Enfin, oui, il y a un vrai travail où on refait les encolures, on refait les manches. Donc, il y a un vrai travail par rapport à la création. Donc, oui, ça a été un processus. pour mettre mes prix, jusqu'à faire l'IFM où là, pendant un an, j'ai été sélectionnée comme marque avec l'Institut français de la mode. Donc c'était un incubateur ? Oui, en fait, ils sélectionnaient les cinq marques qu'ils allaient aider, accompagner pendant un an. Et c'était sur dossier, on était je ne sais plus combien, 70 marques à se présenter et ils choisissaient cinq marques. Et c'est vrai que quand j'ai commencé à comprendre les coefficients des grandes marques de luxe, Ah oui, et où c'était fabriqué, où les... Là, j'ai commencé un peu à réaliser ce que je créais et je comprenais mes difficultés, finalement. Bien sûr. Et à quoi je me heurtais, parce que moi, je ne comprenais pas. Ce n'était pas viable de faire ça. Je ne comprenais pas, parce que je voulais tellement être dans le beau, j'étais tellement dans ce message d'énergie, de beauté, d'authenticité, de vérité.
- Speaker #0
que j'en ai oublié tout le côté, on va dire, comptabilité et factuel des choses, terre à terre, qu'à la fin tu fais tes comptes et où tu te dis, je ne comprends pas, il n'y a pas de marge et il n'y a pas de trésor.
- Speaker #1
Surtout que tu as un lieu. Oui, voilà. Ce n'est pas juste toi dans ton salon qui envoie des vestes sur Internet. Voilà, c'est ça. Donc, c'est un réel coût, évidemment. Voilà. Encore une fois, c'est un modèle économique.
- Speaker #0
Oui, oui. Puis, il y a la valeur qu'on ne perçoit pas. Et donc, c'est très, très, très important aussi. Ça, on en parle beaucoup. Et c'est là où la valeur ajoutée qu'on ne voit pas, de la même manière quand tu vas acheter un vêtement de luxe, ta valeur ajoutée, c'est de te valider par rapport aux yeux du monde. Moi, je n'ai pas envie de me valider aux yeux du monde. J'ai envie de me valider face à moi-même. Et mes créations, elles sont créées pour que les femmes se reconnaissent dans leurs propres yeux. Pas dans la validation extérieure, mais dans la validation intérieure de qui elles sont. Et donc, cette valeur-là, pour moi, elle est no price. En fait, c'est ça. Elle est... Oui.
- Speaker #1
Elle est sans limite.
- Speaker #0
Elle est sans limite parce qu'à partir du moment où tu te reconnais, tout change. Et c'est aussi là où j'ai compris que tu parlais d'intuition tout à l'heure. Je ne sais pas si tu sais, mais en fait, l'intuition, elle change en fonction de ta fréquence.
- Speaker #1
Je ne savais pas spécialement, mais ça ne m'étonne pas.
- Speaker #0
Et j'adore ce truc-là par rapport à ce que tu disais, le fait d'être enfermée dans un bureau, d'avoir des injonctions, d'avoir des... des processus qui ne sont pas les tiens. Du coup, ton intuition se plug à l'intuition générale. Donc, ça se trouve, tu as une intuition à 1000 et tu la redescends à 200 parce que l'intuition du lieu où tu es, des gens avec qui tu travailles, va être à 200. On écoute notre intuition, mais c'est 200. Et quand tu reviens à toi et que tu augmentes cette fréquence, bah du coup, t'augmentes la qualité de tes réponses intérieures, t'augmentes la qualité de tes choix et t'augmentes la qualité de ton environnement et de ce que tu vis, en fait. Et moi, c'était très important de mettre cette fréquence dans les vestes et dans mes créations, parce qu'à partir du moment où tu les portes, tu te replug à ce que tu portes en toi. Donc, elle est là, la magie, c'est que tu te replug. à ce que tu es déjà intrinsèquement et dans ton essence, à cette énergie divine, de cet être divin que tu es. Et donc, tu reconnais à ta plus grande intuition qui te fait prendre les bonnes décisions. Et là, il n'y a plus de doute. Et c'est pour ça que les gens veulent des coachs, veulent des accompagnements, etc. Parce qu'en fait, on sert de fréquence. On est des antennes. Tout le monde est une antenne. Mais quand tu vibres à 100 000, ce n'est pas la même chose que quand tu vibres à 1000. Tu n'es pas du tout dans la même vibration. Là, je simplifie le modèle. Et donc, se faire accompagner par des personnes qui vibrent haut te permet de rester dans ce champ de fréquence. Et donc, de pouvoir baigner dans la piscine de ce champ de fréquence-là. Et c'est pour ça que les vestes, je les ai créées vraiment pour se rappeler, rappeler au corps. Parce que tout passe par le corps, t'auras beau dire et te répéter des phrases positives « tout va bien dans ma vie » , « j'ai la vie de mes rêves » , « je suis riche » et « tout va bien » . En fait, on a tellement été infusé de pensées négatives, de jugements, d'autocritiques intérieures qu'il faudrait passer nos journées à se dire des phrases positives pour inverser la vapeur. Donc je me disais, dans quoi je peux baigner les clientes pour qu'elles s'infusent de leur propre énergie ? de leur propre faisceau d'amour et de paix et de générosité et de joie donc j'avais vraiment à coeur de pouvoir créer des pièces qui puissent nous rappeler que on est des êtres divins et qu'on est illimité dans la potentialité de tout ce qui peut arriver et voilà Mais donc je change aujourd'hui, et je le dis haut et fort, mais je change aujourd'hui parce que moi le format de l'entreprise m'a beaucoup asphyxiée en fait. Dans la gestion, oui je fais tout toute seule depuis dix ans. Et non, en fait, j'ai trop cette fibre artistique et cette volonté de transmettre et de créer. Et le côté structurel de la société, de l'entreprise m'a empêchée vraiment de pouvoir déployer tout ce que j'avais envie de déployer, souvent. Donc il y a quelque chose de profond dans le déploiement des créations que je fais, qui sont vraiment riches en énergie.
- Speaker #1
Mais donc, c'est très intéressant de toute façon tout ce que tu dis, mais comment continuer à... à offrir tout ce que tu offres et à produire, parce qu'il y a de la production. T'as un atelier, vraiment, littéralement, il y a de la production, il y a de la logistique, etc. Mais bon, voilà, il y a de la production, tout en ayant un schéma plus léger, en fait, c'est ça ? C'est exactement ça,
- Speaker #0
mon enjeu aujourd'hui. Pour me permettre de pouvoir délivrer tout ce que j'ai envie de délivrer, sans être dans la contrainte. de cette logistique, de ce suivi, de cette gestion d'entreprise qui est beaucoup trop lourde par rapport à l'impact et à la légèreté de ce que j'ai envie de diffuser.
- Speaker #1
Puisque c'est des pièces uniques toutes, peut-être que je réfléchis.
- Speaker #0
On partage avec vous.
- Speaker #1
C'est ça. Mais peut-être que finalement, de rester dans un schéma beaucoup plus d'artiste,
- Speaker #0
un modèle d'artiste. C'est ça, c'est vraiment ça en fait, c'est ce qui est arrivé en janvier. On a dit cheval du feu 2026 et c'est vraiment ça. C'est que je me sens beaucoup plus artiste. Et c'est vrai qu'il y a eu, là on a parlé beaucoup des vêtements, mais il y a les tableaux, il y a l'oracle, il y a la musique et tout. et c'est vrai que quand j'ai exposé mes tableaux Plasendome J'ai eu des commandes de clientes qui ont voulu vraiment des tableaux en fonction de l'énergie pour aller soigner des choses du lieu, du lieu dans lequel elles habitent, dans leur chambre à coucher, dans leur salon. Des power painting. Des power painting et où il y avait vraiment cette connexion à la couleur, à la forme, à ce qui venait. Tu vois, là, je te dis, ça me donne la chair de poule. et où où j'ai vraiment créé des peintures en connexion et avec le lieu et avec ses habitants pour pouvoir les aider à harmoniser dans leur fréquence, dans leur lieu de vie. Donc pour moi, c'est vraiment une approche complètement différente et j'adore le faire par rapport à... Que ce soit par rapport à des artistes, par rapport à des spectacles, par rapport à des shows. Et c'est vrai que je préfère cette voie-là. Ça n'empêche pas que tu peux avoir une entreprise. Les grands artistes ont des entreprises et des structures. Mais ne plus agir selon la structure, mais selon l'artiste. Et de travailler comme une artiste et non pas comme une structure et une entreprise qui vend des vêtements. Parce que je ne vends pas des vêtements. Je vends tout sauf des vêtements. Ça prend la forme de vêtements. Entre autres. Mais pas que. Et donc voilà. Et donc là, il y a ce switch qui est nécessaire pour le déploiement du message que j'ai à transmettre.
- Speaker #1
Tu parlais de musique. Je t'ai entendu tout à l'heure dire que...
- Speaker #0
Mais en fait c'est dingue parce que sur ta boîte, sur ta petite boîte, sur ta valise, il y a musique, danse, théâtre. C'est ma vie. C'est vrai,
- Speaker #1
c'est l'autocollant du PSP BB. C'est le pôle supérieur de Paris et Boulogne-Billancourt. Dingue !
- Speaker #0
J'ai habité 20 ans à Boulogne.
- Speaker #1
Et en fait, j'ai ce sticker sur ma Rimowa et puis j'ai Poupée de Biscuit juste à côté. Parce que j'ai fait un workshop, une formation chez eux en septembre, à la rentrée la dernière. Ils étaient 25 ou 30, c'était tout le pôle pédagogique.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
J'ai fait une journée avec eux. Et donc après ça, j'ai eu le sticker. Tu vois, j'ai un sticker KU aussi. Tu n'as pas des stickers ? Si, ils arrivent.
- Speaker #0
J'étais en rupture de stock, mais ils arrivent. Première, la prochaine fois,
- Speaker #1
tu as ton sticker. Je le mettrai dessus, exactement. Et donc, tu parles justement de musique. Tu as un projet, je crois, en cours.
- Speaker #0
Oui, j'ai un projet. J'ai écrit mes chansons. qui racontent mon parcours, qui racontent un peu ma vie, ce que j'ai traversé et qui est assez universel au final. Et voilà, j'ai fait plusieurs rêves où je me voyais dans l'espace en train de jouer du piano et chanter mes chansons. Et donc j'ai sorti la première chanson « 16 millions de couleurs » sur Shopify. Je ne m'en suis pas forcément... bien occupée de diffuser
- Speaker #1
Spotify. T'as fait un lapsus ! Bah oui,
- Speaker #0
un lapsus ! Parce que tu vois bien que je suis beaucoup plus dans ma boutique que sur le site pour écouter ma musique ! Mais ils sont pas cools, Spotify et Shopify. Non, j'avoue. Il n'y a qu'une lettre de différence.
- Speaker #1
Je ne sais pas qui était le premier.
- Speaker #0
Bref,
- Speaker #1
en tout cas Spotify, donc ouais.
- Speaker #0
Donc on peut t'écouter sur Spotify ? Sur Deezer, sur toutes les plateformes. Et donc voilà, là je suis en train de finir de mettre en forme ces chansons.
- Speaker #1
Donc tu vas enregistrer un album ?
- Speaker #0
Ouais, là déjà on va commencer par un bel EP.
- Speaker #1
Donc 400 titres.
- Speaker #0
Voilà, et après la scène carrément. En tout cas, c'est là où je vais. pour pouvoir diffuser au maximum ces chansons et ces énergies et j'ai la chance d'avoir rencontré des magnifiques musiciens et j'espère que ça va continuer parce que plus ça va, plus j'aime travailler avec des instruments différents j'ai eu un gros coup de coeur pour la chorale J'allais le dire. C'est assez fou, vibratoirement parlant.
- Speaker #1
C'est magnifique.
- Speaker #0
Ça m'a vraiment touchée au plus profond de mes cellules. J'aime beaucoup la harpe aussi. Il y a plein d'instruments en ce moment qui s'invitent dans les chansons et qui sont assez hybrides en termes de style. Souvent on me dit, mais c'est quel style ?
- Speaker #1
Toujours ces besoins de labelliser, de mettre des étiquettes sur tout.
- Speaker #0
Donc voilà, ça fait un an et demi, bientôt deux ans, que je bosse sur ces musiques en parallèle de la marque.
- Speaker #1
Et tu as une idée, un objectif de timing ? Oui,
- Speaker #0
là j'aimerais bien que les deux prochaines chansons sortent en juin. Et comme c'est moi qui ai réalisé les premiers clips de la marque, j'aimerais réaliser le clip d'une des chansons qui me paraît Bien alignée avec notre année 2026. Voilà. Donc, j'espère que tout ça sortira avant l'été.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter ?
- Speaker #0
C'est une belle question, ça. On peut me souhaiter beaucoup d'amour et d'épanouissement. fleuraison, de blossom et que j'ai hâte qu'il y ait de plus en plus de femmes qui portent ces créations en tout cas qui soient en contact avec ces créations parce que comme je dis souvent ça me dépasse elles ne m'appartiennent pas à partir du moment où je les mets au monde elles appartiennent à celles qui choisissent de les avoir de les avoir chez soi et donc... J'ai hâte de la grandeur.
- Speaker #1
J'aime bien ce mot aussi. Alors justement, j'aime bien laisser à l'invité le dernier mot. C'est difficile d'en choisir seulement un. C'est lequel qui vient là tout de suite ?
- Speaker #0
Profusion, c'est marrant. déploiement, profusion l'envol ça fait 3 désolé mais je vois un oiseau qui passe devant moi et qui me dit mais non il faut s'envoler on va suivre l'oiseau génial merci beaucoup Julia merci Lily pour ce moment avec toi
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si vous suivez ce podcast depuis longtemps, j'aimerais vous remercier pour votre fidélité. Si vous êtes arrivé ici par hasard, ou plutôt pour une raison, j'espère que vous aurez envie de le partager et de vous abonner sur votre plateforme d'écoute préférée. Ce podcast est en autoproduit, sachez que vos écoutes, vos partages, vos commentaires, vos 5 étoiles, sont le meilleur et le plus précieux des soutiens. J'adore aussi recevoir votre feedback. Alors n'hésitez pas à me contacter sur Instagram, Lily Bonnet Management, ou sur LinkedIn, ou par mail lbm.lilybonnet.com. Merci encore et n'oubliez pas que everything happens for a reason.