- Speaker #0
Bonjour et bienvenue, je suis ravie de t'accueillir sur Exploration Soft Skills. Je suis Morgane Hansperger, je suis une entrepreneuse créative depuis 2020. Je vais recevoir ici des invités inspirants qui tous les 15 jours vont partager leur histoire. Toi, je t'invite à faire comme mes invités, un petit pas vers de nouvelles habitudes pour un grand pas qui va développer des soft skills. Très bonne écoute ! Bonjour, bienvenue à toutes et à tous, je suis vraiment ravie aujourd'hui de vous présenter Clotilde Debrito. Bonjour Clotilde.
- Speaker #1
Bonjour Morgane.
- Speaker #0
Comment vas-tu ?
- Speaker #1
Ça va, ça va. Un petit peu enrhumé, mais ça va.
- Speaker #0
Ah, et voilà. Ça c'est les petits virus qui arrivent le printemps et ces petites allergies. Je suis toujours ravie d'interviewer des gens qui sont de Bretagne. Ça me fait toujours un grand plaisir d'interviewer des femmes, ça c'est évident, mais des femmes bretonnes, toujours un grand plaisir. Eh bien, Clotilde, quand je t'ai demandé ce que tu faisais comme métier, tu m'as dit que tu étais une artiste de l'oralité. Alors, je vais essayer de ne pas trop faire de « e » , de petit cafouillage d'oral, mais je pense que c'est ta spécialité l'oral, n'est-ce pas ?
- Speaker #1
Je ne suis pas à l'abri de faire moi-même des « e » et des petits cafouillages. Mon métier ? consiste en plusieurs choses. Il y a des phases d'écriture, des phases de mise en voie de ce que j'écris ou de ce que d'autres écrivent. Je fais des lectures, des spectacles qui s'organisent autour du slam, de la poésie. J'anime également des ateliers d'écriture auprès de différents groupes. Mais j'avoue que ce que je préfère, c'est être sur scène.
- Speaker #0
Ah, trop bien. C'est quoi le slam ?
- Speaker #1
Le slam, c'est un dispositif Les gens pensent savoir ce qu'est le slam, mais rares sont ceux qui le savent vraiment. Le slam est un dispositif, c'est-à-dire qu'il y a une unité de lieu, de temps et de personnes. Ça se passe dans un lieu, souvent un café, un bar ou une médiathèque. Un temps, c'est-à-dire que chaque personne qui vient pour une scène slam a trois minutes pour dire un texte qu'il a écrit. Et des personnes, n'importe qui peut venir. que l'on ait 5 ans, que l'on ait 90 ans, que l'on ait une formation d'écriture ou pas du tout, on a 3 minutes pour lire un texte qu'on a écrit et il y a une interaction avec le public. Et c'est ça en fait. C'est un lieu où se regroupent des gens qui viennent lire des textes avec cette limitation de temps de 3 minutes, sans musique d'accompagnement, sans accessoires, sans costumes, juste comme on est. On peut lire le texte, on peut le dire par cœur, mais en tout cas c'est un beau moment d'échange autour de la pause.
- Speaker #0
C'est fantastique ça comme exercice, parce que tu vois que j'ai participé moi à un groupe ici de prise de parole en public qui s'appelle Toastmaster. Et on avait effectivement différentes catégories de discours. Mais là, ce que je trouve intéressant, c'est que la contrainte, c'est surtout ces trois minutes là, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Parce qu'en fait, ça vient des États-Unis. C'est un monsieur qui s'appelle Mark Smith, qui était ouvrier dans le bâtiment à Chicago, qui aimait beaucoup les soirées poésiques. Parfois, il trouvait que les gens prenaient le micro pendant un temps indéfini, très très très long, et qu'il n'y avait pas suffisamment d'interaction avec le public. Alors il a imaginé cette forme où les gens sont limités dans le temps, mais pas dans ce qu'ils expriment, du moment que l'on reste dans la bien-séance, bien sûr. Et pour qu'il y ait plus d'interaction avec le public, le public est invité à mettre des notes. Parce qu'au début, ce sont des tournois avec des notes. Après, il y a des scènes ouvertes aussi où il n'y a pas de notes, mais à la base... Ce sont des rencontres notées. Et le public, les gens qui vont mettre des notes, ce sont des gens lambda, on n'est pas du tout sur des professionnels, c'est ça qui est intéressant aussi. Et à la fin de la soirée, on déclare « telle personne a été le meilleur poète de la soirée, mais les meilleurs poètes ne gagnent jamais » . On dit ça toujours à la fin des Saint-Jean, parce que finalement, ça aurait été un autre jury, quelqu'un d'autre aurait pu gagner.
- Speaker #0
Ah d'accord. Mais alors, ils votent sur une échelle de nombre ?
- Speaker #1
Oui, de 0 à 10 avec une décimale. Et souvent, on prend 5 jurés. Et on enlève la note la plus haute et la plus basse pour faire une note sur plan.
- Speaker #0
Ok. Et il n'y a pas de critères ?
- Speaker #1
Il n'y a pas de grille,
- Speaker #0
effectivement. C'est ça, il n'y a pas de grille d'évaluation.
- Speaker #1
Non, non, c'est une note complètement subjective. C'est vrai qu'on pourrait imaginer qu'on noterait la diction, qu'on noterait la gestion des silences, la posture du corps, etc. Mais tout ça... Après les gens le font peut-être eux-mêmes, quand tu leur demandes d'être juré, peut-être qu'ils ont leur propre grille. mais normalement c'est la subjectivité qui perd de l'échelle.
- Speaker #0
Et donc ils te donnent juste une note, ils ne te donnent pas de feedback du tout quoi ?
- Speaker #1
Non, non, non. Et il faut l'accepter en fait tout simplement, c'est comme ça. Et ça permet aussi pas mal d'humilité parce que lorsque tu remportes des tournois, tu peux te dire, bon, tel autre candidat était très bon aussi, tel autre s'est très bien débrouillé. Finalement, c'est la subjectivité du jury qui était là ce jour-là qui fait que j'ai gagné ou que telle personne a gagné.
- Speaker #0
Trop bien. Et ça, du coup, tu le fais là où tu habites, à Saint-Brieuc, ou est-ce que tu te déplaces ? Ça se passe en physique, d'après ce que je comprends ?
- Speaker #1
Oui, c'est en physique. Après, pendant le Covid, il y a eu quelques rencontres qui se sont faites via Zoom ou d'autres outils, mais sinon, c'est en physique. Moi, j'ai participé. Alors là, ça fait quelques années que je ne participe plus. Ça m'arrive d'animer, par contre, des ateliers dans des écoles. Moi, j'ai commencé le slam en 2013, donc ça fait 12 ans. et j'ai eu la chance de remporter le Grand Slam National en 2014 et la Coupe du Monde en 2015 et le fait d'avoir remporté cette Coupe du Monde en 2015 m'a permis de voyager dans plusieurs pays je suis allée au Portugal, en Espagne, au Luxembourg en 2023 je suis allée à Madagascar et... 2022 pardon, décembre 2022 et puis là en octobre dernier j'étais en Acadie Wow au Canada donc c'est une vraie chance c'est vraiment quelque chose qui m'a conduite à différents endroits que je n'aurais jamais imaginé et découvert et voilà mais les scènes de SLAM c'est aussi en bas de chez toi dans ta ville j'invite les auditeurs et auditrices à se renseigner parce que moi je suis partie avec des a priori de SLAM je pensais pas que c'était pour moi, moi j'ai cuivré de la poésie depuis très très longtemps j'ai commencé à écrire quand j'avais 10-11 ans à peu près mais j'étais vraiment baignée par l'Alexandra Victor Hugo par vraiment une forme très très classique de poésie, puis après je m'en suis libérée en fur et à mesure des années, et je me disais non, ce que j'imagine sur le Slam c'est de prendre du rap, c'est pas du tout ce que j'écris. Et en fait ce qui est intéressant c'est que chacun a son style. Et comme on a trois minutes, chaque personne a trois minutes, on voit autant de personnes que de style, que de thématique, et c'est cette variété qui fait la richesse dans le Slam. Et j'ai vraiment adoré. Je me suis dit mais c'est excellent d'avoir cette tribune, d'avoir cette possibilité de lire les textes. Et de voir aussi des univers différents. Ça m'a beaucoup ouvert l'esprit sur plein de choses.
- Speaker #0
Parce qu'effectivement, du coup, tu as des thèmes complètement différents, des façons de faire complètement différentes. Est-ce qu'au niveau du public, il y a une intention vis-à-vis du public de le faire rire ou de le faire réagir ou de le faire passer un message ? C'est quoi l'intention vis-à-vis du public ?
- Speaker #1
L'intention dépend de chaque slameur, de chaque slameuse. Il dépend du texte aussi. Par exemple, dans mon registre, j'ai des textes qui sont... qui disent vraiment à faire rire le public, d'autres qui sont plus engagés, qui tendent à faire réfléchir les gens qui sont devant moi ou à émouvoir. Et je pense qu'on est globalement dans cette mouvance-là, tous les slameurs et les slameuses. Après, il y a des gens qui sont vraiment davantage dans des textes engagés, notamment dans d'autres pays qu'en France. En France, on a une certaine diversité, on a pas mal de textes humanistiques finalement, mais il y a des pays pour lesquels le slam, c'est beaucoup plus sérieux. Je pense aux pays d'Amérique du Sud, je n'ai pas eu l'occasion d'aller en Amérique du Sud, mais je sais que pour eux, le salam c'est aussi un moyen d'exprimer des idées politiques, à la fois politiques et poétiques, mettre les deux ensemble. Et je sais qu'il y a parfois une certaine incompréhension, ils se disent « mais pourquoi vous ne profitez pas de ce temps de parole pour lancer des messages, pourquoi juste pour faire rire ? » Alors qu'ici on a beaucoup de chance finalement en France d'avoir cette liberté-là, d'être Quand on prend la parole, on peut aussi parfois décider qu'elle soit légère. Tandis qu'il y a des pays où, dès qu'il est long, il faut qu'il fasse passer un message. Et je trouve que c'est assez révélateur.
- Speaker #0
Ah oui, super intéressant. Et du coup, toi aussi, j'ai bien compris, tu as commencé par l'écriture jeune, tu es arrivée au slam et tu tournes autour de l'écriture encore aujourd'hui, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, je n'ai jamais arrêté d'écrire, j'ai toujours continué l'écriture. J'ai découvert le théâtre lorsque j'avais présent Edwi, donc l'écriture vers 10-11 ans, le théâtre, je ne l'ai jamais vraiment arrêté, sauf lorsque j'étais en prépa et je n'avais vraiment pas le temps pour le théâtre. Mais sinon, j'ai toujours continué à faire les deux en parallèle. Et c'est vrai que le slam, c'est un moyen de mettre en avant ce qu'on a écrit et de le mettre sur scène et de le présenter à un public, sans être obligée de démarcher plein de lieux pour pouvoir jouer sous texte, etc. Et voilà, je trouve que c'est un dispositif qui est vraiment super.
- Speaker #0
C'est intéressant parce qu'il y a l'activité d'écrire et l'activité de venir le dire, qui n'est pas la même que l'activité d'écrire et de laisser les gens le lire par eux-mêmes.
- Speaker #1
Complètement, oui, complètement. Après, chacun crée comme il le sent. Il est vrai que lorsque j'écris, j'écris pour l'oralité. Je sais que ce sont des textes que j'ai envie de mettre en bouche, que j'ai envie de mettre en voix et que d'autres personnes ont.
- Speaker #0
Trop bien, trop trop bien. Est-ce que tu t'astreins à des contraintes dans ton écriture parfois ?
- Speaker #1
Oui, ça m'arrive. Alors parfois des contraintes de forme, ou l'oposyllabe, l'alexandrin, ça c'est assez classique. Parfois des contraintes un peu houlipiennes, je ne sais pas si les auditeurs et les auditrices connaissent beaucoup. C'est un mouvement littéraire qui a été créé au XXe siècle. Georges Perrec et Montenot qui faisaient partie du Libo. Par exemple, Perrec avait écrit La Disparition, où il avait enlevé toutes les lettres E de son livre. Donc ça c'est un petit peu... Enfin, non, c'est carrément difficile comme contrainte d'écriture, mais ça m'est arrivé d'écrire des textes comme ça, où juste avec la voyelle A, j'ai un texte qui n'a que la voyelle A. Ce genre de contraintes qui sont des contraintes un peu dures, ce qu'on appelle des contraintes dures, pas très compréhensibles. Et puis, des contraintes de... Oui, je trouve que la contrainte donne beaucoup de liberté,
- Speaker #0
finalement. Je suis complètement d'accord avec toi, parce que moi, dans la créativité, j'utilise énormément les contraintes. Les contraintes, elles sécurisent aussi. Complètement. Je sais que quand j'ai travaillé sur l'écriture d'un futur spectacle ou d'un futur texte, on nous avait donné comme contrainte d'écrire un texte sans verbe. Et donc... cette petite contrainte d'écrire un texte qui, quand même, est compréhensible et qui est surtout entendable, parce que ça restait de la lecture, ça restait à être entendu, eh bien, quand après, tu reviens à ton travail d'écriture et que là, tu as de nouveau le droit de mettre des verbes, ça devient très intéressant, parce que du coup, ça devient plus facile, en fait. Tu sais, c'est des espèces d'exercices pour décoincer le crayon, moi, j'appelle ça.
- Speaker #1
Et puis, on se rend compte, peut-être, davantage de la valeur de chaque mot. J'ai enlevé tous les verbes, ça m'a posé telle difficulté, tel problème. Quand je vais les réintégrer dans un texte, je vais peut-être leur donner plus de valeur. J'imagine que ça peut aussi donner ce genre d'effet.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Puis aller au mot juste, tu vois, vraiment cibler, enlever ce qui n'est pas nécessaire et en même temps garder l'essentiel du message ou de ce que tu as envie de faire passer. C'est extrêmement intéressant. Et du coup, alors tu es aussi autrice ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Parle-nous de tes livres.
- Speaker #1
Alors, j'en ai sorti deux l'année dernière, en 2024. J'ai sorti Malovide aux éditions Le Coureur de Grève et Femmes qui n'en bullent aux éditions Zéro Grave, qui sont dans des styles complètement différents, mais toujours avec le goût de la langue, parce que c'est vraiment quelque chose qui me plaît, de manier les mots, de les faire dire certaines choses et au-delà. Alors, par exemple, Malovide, c'est un... Je te raconte la genèse, pour ça tu comprendras un peu ce qu'il y a comme texte dedans. Un soir, je me couche et j'ai mal au ventre. Voilà, ça arrive à d'autres personnes. Et je le verbalise. Et au lieu de dire j'ai mal au ventre ou j'ai mal au bide, j'étais vraiment fatiguée, je dis ah j'ai mal au bide. Et je me dis tiens, c'est intéressant, c'est là-dessus ce que je viens de faire. Je l'ai noté sur un bout de papier, tu t'en occupe de moi. Et le lendemain, j'ai repris le bout de papier, Je vais faire un truc là-dessus. je vais changer une lettre. Et qu'est-ce qui se passe quand on change une lettre ? Parler du mal au vide, tout de suite, ça ouvre un gouffre, il y a un vertige qui se crée. Et voilà, j'ai fait pour d'autres choses. Par exemple, il y a un texte, il y a 50 monologues dedans, il y a un texte qui s'appelle Allergie au lait, mais au lait, elle a une idée.
- Speaker #0
Ah !
- Speaker #1
Et quand on change une lettre, ça donne un éclairage nouveau sur... sur le langage et sur ce qu'on peut dire. Et c'est assez plaisant à faire. Les gens l'aiment bien, ce bouquin. Ils me disent qu'ils l'emmènent. C'est assez drôle. J'ai fait un livre qui sert pour des salles d'attente. Plein de gens me disent, je l'emmène en salle d'attente, comme ça, c'est court, chaque texte est court. C'est assez rigolo.
- Speaker #0
Je me souviens que je t'avais vue sur scène avec un texte où, justement, tu parlais de ton prénom et que tu disais... que comme tu t'appelles Clotilde, on te rajoutait souvent cette lettre H. Oui.
- Speaker #1
Oh,
- Speaker #0
c'est vieux ça ce texte. J'avais beaucoup aimé ce texte-là que tu avais raconté et effectivement tu es une Clotilde sans H.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Comme dans le calendrier, comme la reine Clotilde, comme Petit-de-Couraulx, comme Petit-de-Sangla. Mais je respecte tout à fait celle qui en est. Le seul problème, c'est quand on en met un, alors que j'ai dit plusieurs fois qu'il n'y en avait pas.
- Speaker #0
C'est ça, j'adore. Mais comme quoi, chaque lettre a quand même sa place, son importance. C'est vrai. J'aime beaucoup ça.
- Speaker #1
Tu parles de l'importance des lettres. Dans le recueil de Malodie, il y a un texte qui s'appelle... Histoire pour percer un pépé, c'est un texte dans lequel j'ai remplacé toutes les lettres B par la lettre P. Donc une histoire pour mercer un bébé devient une histoire pour percer un pépé.
- Speaker #0
Wow !
- Speaker #1
Et il y a plein de jeux de mots qui sont possibles. Il venait d'un plaid pas très éloigné au lieu d'un bled pas très éloigné. Et ça permet beaucoup de doubles images. Je trouve que c'est assez intéressant.
- Speaker #0
Ça me fait penser au Prince de Motordu que j'ai lu récemment avec ma fille la plus jeune, qui justement habite dans un chapeau. C'était très chouette. Et du coup, parle-nous du deuxième livre, celui qui est sorti aussi l'année dernière.
- Speaker #1
Femmes Funambules, c'est un recueil où il y a des textes, des poèmes, des textes de slams et des chansons, dont les personnages principaux sont des femmes. C'est un recueil qui a été fait avec une édition spécialisée dans le slam. Il y a des textes à la fois engagés, drôles. Certains sont assez durs. C'est vrai qu'il y a des thématiques qui sont assez chargées pour certains textes. Mais l'ensemble fait quelque chose qui ressemble un peu à la vie. La vie, c'est à la fois la joie, la tristesse, les combats et des moments de douceur. Je pense que dans ce recueil... On fait un peu le tour de toutes ces émotions.
- Speaker #0
J'adore. Et donc, j'imagine que l'écriture a une grande place dans ton quotidien. Comment est-ce que tu t'organises pour écrire ?
- Speaker #1
Je suis très, très mal organisée. C'est terrible. Je n'ai pas du tout la routine de certains auteurs. Parfois, j'entends des émissions de radio et je vois des auteurs qui s'installent à leur bureau à 5h du matin, qui boivent trois cafés, qui sortent de leur chambre ou de leur bureau qu'à midi. Waouh ! Alors, je suis... absolument incapable de faire ça. J'ai un autre fonctionnement. Je crois que je laisse mes petites veilleuses toujours allumées. Quand il y a une idée qui me vient, je la mets sur un papier ou je la mets sur mon téléphone. Et ça peut être juste une idée, ça peut être un mot, ça peut être une phrase, ça peut être un tout début de quelque chose, mais rarement quelque chose de très construit. Et je laisse reposer. C'est un peu comme un jardin, tu sais, tu mets la graine. tu attends un petit peu, puis tu vas arroser de temps en temps. Et de temps en temps, je fais défiler toutes mes idées que j'ai dans le répertoire, enfin pas dans le répertoire, mais dans les notes de mon téléphone tout simplement, ou sur mon ordinateur, ou sur mes petits papiers, je les fais défiler. Et puis quand il y a quelque chose qui m'inspire, je dis « Ah ! » « Ouais, je m'occupe de toi aujourd'hui ! » Et donc je poursuis le texte que j'ai commencé. Ça permet aussi de faire maturer les idées. d'avoir réfléchi plus profondément avant vraiment de se mettre à l'écriture. Et ça me permet aussi de faire le printemps. Cette graine-là, elle ne va pas germer. Mais je fais comme ça, je sème des graines et puis j'y retourne régulièrement.
- Speaker #0
Est-ce que tu n'écris que des textes de slam ou de poésie ou est-ce que tu écris d'autres choses ?
- Speaker #1
Des textes de chansons, des textes de... Comme des chroniques aussi, ça m'est arrivé. J'ai eu l'occasion de donner des ateliers en prison.
- Speaker #0
Ok, trop bien.
- Speaker #1
C'était il y a un an et demi. Et l'expérience m'a quand même pas mal chamboulée. Parce que même si les ateliers, pendant que je les donnais, c'est comme si je donnais un atelier avec des participants tout à fait classiques. Je ne l'ai vraiment pas fait de différente. Ça s'est très bien passé d'ailleurs avec les personnes qui s'étaient inscrites. Il n'y a vraiment eu aucun souci. Mais quand même, il y a quelque chose dans le fait de passer plusieurs portes. ferme derrière toi, il y a un des prisonniers qui m'avait dit « Tu m'imagines s'il y a le feu ? » Et là, ah oui, effectivement, et plein de petites choses qui rendaient le... Alors j'essayais de donner le maximum de légèreté, parce que ce sont quand même des gens qui vivent la perte de liberté et qui ont besoin d'avoir une fenêtre ouverte vers autre chose, mais moi je prenais tout ce... fois, quand je repartais chez moi, j'avais besoin de déposer un peu les valises. Et donc, j'ai écrit une chronique sur ces ateliers en cuisine.
- Speaker #0
Je trouve ça hyper intéressant, l'idée d'écrire. Moi, je suis plutôt du genre to-do list, petit bout de phrase de ci, de là, des idées, des choses comme ça. La gratitude, également. Moi, toutes les semaines, je note les gratitudes de la semaine. Mais je n'en fais pas des textes, tu vois. J'aimerais bien me prendre le temps de prendre ces petits bouts de choses que j'écris pour en faire quelque chose. Mais je trouve qu'écrire prend du temps.
- Speaker #1
Oui, écrire demande du temps et de la disponibilité d'esprit. C'est vrai que lorsqu'on pense à 36 000 choses, c'est dur de se mettre dans cet état d'esprit de « je laisse tout de côté, je me concentre sur ce texte que j'ai envie de lire » . C'est pour ça que parfois le collectif est utile. Se retrouver à plusieurs personnes, 5-6 personnes, et se dire « allez, on fait un petit temps, un petit goûter, on prend un petit café, un petit thé » . Et puis après, on se donne une heure pour écrire tous ensemble, tout ensemble. C'est assez précieux. J'avais une… J'en ai des ateliers près de Laval il y a quelques années et j'avais une participante régulière. Tous les ans, elle venait à ce rendez-vous-là. Ça durait trois heures et elle disait « Ce sont les trois heures que je m'accorde dans l'année. » C'était compliqué pour elle de libérer du temps. Et là, elle disait « Là, je ne pense à rien. » Et parfois, être avec d'autres personnes, ça permet justement de se fixer.
- Speaker #0
sur l'écriture. Oui, je trouve ça hyper précieux. D'ailleurs, c'est certainement pour ça que je n'ai fait que des co-écritures de livres. C'est que du coup, déjà, nous, en co-écriture, la charge, elle est divisée parce que forcément, chacun écrit son chapitre, nous, dans notre cas. Et puis, tu as le groupe, donc tu as des deadlines à respecter, tu as des espèces d'enjeux. Mon propre texte à moi, tu ne prends pas le temps. C'est ça. J'attaquerai demain. et finalement c'est plus difficile mais j'aime bien cette idée de se dire je retrouve d'autres gens et on écrit dans un café,
- Speaker #1
dans un tiers-lieu dans une médiathèque après c'est sympa quand même d'avoir la possibilité d'échanger et de lire son texte à la fin donc plutôt un lieu où on puisse ensuite faire un débriefing discuter de ce qu'on a écrit Nous on propose ça à la maison de temps en temps, 8 à 10 fois par an, les ateliers d'écriture pour les adhérents de notre association. On a une petite association, on organise des spectacles, des lectures, etc. Et c'est toujours très très plaisant d'avoir les univers d'autres personnes sur les mêmes consignes d'écriture, de se dire que le dictionnaire est très riche finalement, que les idées sont infinies. parce qu'on parle vraiment tous dans des univers tellement opposés, tellement variés, c'est très enrichissant, à la fois pour sa propre écriture et puis dans le lien avec les autres humains.
- Speaker #0
J'adore. Est-ce qu'on pourrait peut-être faire sentir aux auditrices et auditeurs qui nous écoutent aujourd'hui, ce que c'est que l'écriture ? Est-ce qu'on pourrait leur lancer un petit défi d'écriture ? Quelque chose qui pourrait justement prendre peut-être 5, 10 minutes maximum ? pour qu'ils essayent quelque chose autour de l'écriture ?
- Speaker #1
Alors, ils peuvent choisir une syllabe qu'ils ont envie de mettre en avant. Je l'ai fait dans Femmes qui l'ambulent. J'ai un texte où j'ai mis en avant la syllabe « peau » parce que « peau » c'est « peau » et j'ai essayé de faire revenir dans ce texte-là le maximum de mots contenant le son « peau » . Mais ça peut être d'autres sons. Ça peut être le son tu, ça peut être si, en fait une syllabe qui correspond à un mot qui peut avoir du sens. Le mot son aussi.
- Speaker #0
Et est-ce que ça doit être un son qui est monosyllabe ou est-ce que ça peut être le début d'un mot ?
- Speaker #1
Monosyllabique, c'est plus simple. Le mot cas, par exemple. n'aggrave pas ton K. Il y a plein de mots qui commencent par K, par le son K. Il y a pas mal de possibilités. Qu'est-ce que ça pourrait être ?
- Speaker #0
Moi, j'aimais bien « so » parce que je suis à fond dans la sororité en ce moment. Je lis des livres sur la sororité. Et dans le son « so » , j'aime bien parce qu'il y a aussi le « so » qu'on porte, le fait d'être « so » ou « sot » .
- Speaker #1
Il y a le « so » en anglais aussi. On peut jouer avec d'autres normes.
- Speaker #0
J'aime beaucoup. Écoute, moi, je vais faire l'exercice avec le son « so » . Merci.
- Speaker #1
D'accord, ok. Tu es so, so sophistiquée, so, je ne sais pas, solaire.
- Speaker #0
Oui, j'aime beaucoup.
- Speaker #1
On fait une liste de mots et puis on peut ressortir comme ça cette syllabe. et ça donne un côté très ludique et puis finalement on arrive à faire ressortir du sens.
- Speaker #0
Et du coup, si on prend une méthodologie, je prends mon son que j'ai choisi, je fais une liste de mots avec ce son-là et après je cherche comment je peux les mettre ensemble, c'est ça ? Tout à fait. Le processus, j'adore. Et on écrit comme ça le temps que ça vient.
- Speaker #1
Et puis il ne faut pas se mettre de pression. Je trouve que beaucoup de gens se mettent la pression sur l'écriture. Si ça ne vient pas aujourd'hui, ça viendra plus tard. On n'est pas toujours au top de... Voilà, la muse, elle n'est pas toujours là, on n'est pas toujours au top de son inspiration, et il faut aussi accepter ça et ne pas en faire toute une histoire, toute une affaire. Parfois, on a besoin de temps, parfois, on n'est pas tout à fait disponible, et n'oubliez pas, sinon, que votre meilleur ami, c'est le dictionnaire. Un petit Larousse, un petit Robert, qui traîne par là. Et ça ouvre aussi des possibilités.
- Speaker #0
C'est vrai. C'est vrai, c'est vrai. On les a enfermés, nous, en bas de l'armoire, les dictionnaires. Je pense qu'il faut libérer les dictionnaires à un moment donné. On a même voulu les jeter. Non mais tu te rends compte ? Mon conjoint a voulu jeter nos dictionnaires. Le dictionnaire que j'ai reçu du maire en CM2. Après,
- Speaker #1
je t'avoue qu'il y a des listes de mots qui se sont rajoutées depuis. Mais c'est toujours très très précieux d'avoir vu. dictionnaire. Moi, quand j'étais plus jeune, quand j'étais ado, j'ouvrais le dictionnaire, je parcourais des pages comme ça. Je me disais, ah tiens, ce mot-là, c'est intéressant. Ah tiens, ce mot-là est à côté de ce mot-là. J'aime bien aussi faire ça. Les voisins improbables. Ça, c'est un truc génial. Vous ouvrez le dictionnaire et vous regardez quels sont les voisins improbables, des mots qui se suivent dans le discours et qui n'ont absolument rien à voir. Je vais commencer à faire une petite liste comme ça. Et voilà, il y a plein de façons de s'amuser avec les mots.
- Speaker #0
Génial ! Eh bien écoute, moi j'adore ça ! Si certains veulent nous mettre en commentaire le son qu'ils ont choisi ou même nous partager leur petit texte, ce sera un grand plaisir pour Clothilde et moi de venir vous lire, avec un grand de joie.
- Speaker #1
Par exemple pour les sons, ça peut être des sons va, c'est va, on encourage quelqu'un à y aller, allez va, va, et puis avec tous les tous les mots où il y a le son va qui revient, ça peut faire quelque chose de très très dynamique, de très... Très vivant.
- Speaker #0
J'adore. Écoute, on va se challenger nous-mêmes là-dessus. Et puis, je suis sûre qu'on va avoir des commentaires très intéressants de personnes qui ont envie d'écrire et qui, du coup, profitent de ce podcast pour se lancer, pour peut-être essayer des choses. Et il n'y a pas d'enjeu. Si votre texte, ce n'est pas le prochain prix de l'écriture, c'est OK, en fait. D'accord.
- Speaker #1
Tout à fait. L'important, c'est de s'amuser et de libérer la créativité. C'est-à-dire, on lâche. On oublie toutes les remarques qu'on a pu avoir à l'école, de cette prof qui nous a dit qu'on n'était pas forcément assez bons. Parce que c'est ce que je rencontre, moi, dans mes ateliers. Je rencontre des gens, même parfois des adultes, qui me disent « Non, mais moi, je ne sais pas écrire. » Mais qui t'a dit ça ? Et ça remonte à des souvenirs d'école qui ont pu être un peu traumatisants. Moi, j'ai eu la chance de ne pas avoir eu ça. Normalement, j'ai eu des profs qui m'encourageaient plutôt dans l'écriture, mais je me rends compte dans mon activité d'atelier qu'il y a plein de gens qui ont eu des remarques, qui les ont enfermées, qui ont enfermé leur créativité et qui ne se sentent pas autorisés. Moi, je leur dis, autorisez-vous, essayez, amusez-vous, il n'y a pas d'enjeu, la seule chose que vous risquez, c'est de vous prendre compte que vous êtes créatif.
- Speaker #0
C'est ça, on est vraiment en train de développer cette soft skills créativité, la soft skills... adaptabilité aussi, c'est-à-dire accepter les mots, ce qui vient, et c'est super. Je pense qu'il y a plein de gens qui ont été traumatisés, tu vois, par les dictées, par le fait d'avoir des mauvaises notes à des rédactions, de tomber sur des examens où on t'oblige à écrire sur un sujet que t'as pas choisi. J'ai l'impression, en tout cas, au vu de mes enfants, je sais pas si je les ai scolarisés à des endroits où c'était pas le cas, mais en tout cas, moi, mes enfants, on les laisse écrire. Là, elle doit, par exemple, la plus jeune qui est en CM, c'est quand même petit, doit écrire des critiques de livres,
- Speaker #1
présenter des personnages,
- Speaker #0
venir raconter pourquoi, justifier pourquoi elle a aimé ce livre, puis le présenter à l'oral. Enfin, tu vois, elle a une enseignante qui vraiment pousse à l'expression orale, mais elle prépare son truc comme si c'était un TEDx. Franchement, c'est quelque chose. Donc, je pense que les gens avancent, l'éducation avance. En tout cas, moi, mes enfants. j'ai l'impression, sont plus poussées vers la lecture, l'écriture et l'oralité. Mais j'ai quand même l'impression que ça va encore doucement, doucement. C'est-à-dire que l'oralité n'a peut-être pas été suffisamment mise en avant dans les décennies précédentes, où il fallait que des élèves soient plutôt sages, ne s'expriment pas trop. Mais si cette oralité est, entre guillemets, canalisée, et qu'elle permet de faire de belles choses, c'est extraordinaire d'avoir des enfants, des adolescents, qui savent dire ce qu'ils ont à dire, s'ils ont des messages à faire passer, s'ils ont des histoires qu'ils veulent partager. Je trouve que c'est vraiment génial d'avoir cette capacité de prendre la parole. de ne pas avoir peur du regard de l'autre, parce que souvent c'est ça le problème, notamment à l'adolescent. Parfois je vois des gamins qui se débrouillent très très bien en école primaire, et on les voit quelques années après, ils n'osent plus, il y a le regard de l'autre. Il faut se défaire de ce regard, il faut pas le traire. Je leur dis souvent, et je me permets de dire ça dans ton podcast, s'il y a des gens qui te critiquent quand tu dis un texte, quand tu parles devant les autres, qui ricane bêtement. Là, c'est eux qui sont bizarres. Parce que normalement, lorsqu'on voit voir un spectacle, lorsqu'on voit quelqu'un qui s'exprime, on a envie qu'il réussisse. Les gens normaux ont envie que les autres personnes réussissent. Donc, c'est les autres qui se moquent, qui ont un problème. Et pas toi qui viens dire tout ça.
- Speaker #1
Oui, complètement. Je suis complètement d'accord avec toi. Et c'est vrai que je fais aussi mon maximum, pour que mes enfants, en l'occurrence, voient un maximum de choses différentes. Et des fois, j'avoue que je les traîne dans des salles, voir des choses, où elles disent « mais où elle m'a encore traîné ma mère ? » Mais finalement, ça leur aiguise un peu ce sens critique. Quand elles voient certaines choses, maintenant, elles sont capables de me dire « ça, j'ai aimé, ça, ça m'a touché, ça, j'ai pas compris. » Elles ont un sens critique. C'est parce que tu as stimulé ça depuis tout petit. Tu as mis l'enfant face à... face à des choses diverses. Oui. Et tu lui as permis de voir qu'il y avait autre chose qui existait. Tu vois, par exemple, ma deuxième, la petite, toujours, elle s'initie au monocycle.
- Speaker #0
Excellent.
- Speaker #1
Mais quel parent se dit, tiens, ma gamine aime bien le cirque, si je lui offrais un monocycle ? Eh bien, ça fait deux mois qu'elle est à fond sur son monocycle, où elle l'essaye, elle s'acharne, elle fait des trucs. Je ne sais pas ce qu'elle va faire un jour, cette gamine, avec son monocycle, mais entre-temps, elle apprend un truc nouveau qu'elle ne savait pas faire jusque-là. Et ça, je pense que c'est une grande richesse, tu vois, de se dire je teste un truc que les autres y font pas. Et pour autant, c'est pas parce que les autres le font pas que c'est infaisable, en fait. Et franchement, elle assure sur son monocycle, la gaming. Je voudrais pas y monter sur le monocycle, mais franchement, épatant. Donc, je pense vraiment que ça se stimule la créativité, tu vois. Si tu donnes les clés, ça s'envole.
- Speaker #0
Complètement. Donner l'autorisation. Simplement dire oui, tu peux. T'as envie, va, essaye. Et juste de savoir qu'on nous a encouragés, qu'on nous a dit, oui, vas-y, fais-le, si tu as envie. Ça permet déjà de déployer ces bêtes.
- Speaker #1
Oui, ça se tente. En tout cas, avec l'écriture, je pense que vous ne prenez pas trop de risques. Non, non,
- Speaker #0
il y a moins de risques à écrire qu'à faire du monocycle.
- Speaker #1
Oui, je pense, tu vois. C'est sûr que si tu commences à te dire, tiens, je vais tester le son en parachute ou des trucs comme ça... Un peu plus risqué si tu n'es pas accompagné, tu vois. Mais l'écriture, je ne pense pas que tu prennes trop de risques tout seul chez toi avec ton crayon. Il y a peu de chances de blessures, peu de chances d'accidents.
- Speaker #0
Ne mordiez pas trop votre crayon, vous pourriez avaler de l'encre. Mais à part ça, je pense que c'est plutôt sécure.
- Speaker #1
Oui, je pense quand même que ça se tente. Eh bien, écoute Clotilde, je suis ravie qu'on ait eu cet échange aujourd'hui dans le podcast, qu'on ait parlé du slam, de l'écriture, aussi du fait de libérer sa créativité. de se mettre des contraintes, mais aussi de ne pas se limiter à ce qu'on a été étiqueté ou de ce qu'on nous a dit qu'on était ou pas capable petit. J'aime beaucoup ce que tu nous proposes. Je vais tout de suite me challenger à l'écriture de petits textes en saut, comme on a dit. Et puis, est-ce que les gens peuvent te retrouver, te suivre quelque part ? Est-ce que tu as un réseau social préféré, un endroit où ils peuvent écouter, voir ce que tu fais ?
- Speaker #0
Alors, en termes de réseau social, je suis sûre. Facebook. Après, je mets des choses en public, mais la plupart des choses sont quand même suivées. Mais on peut voir quand même des choses. Sinon, j'ai mon site Internet. Il suffit de taper mon nom, Clotilde Brito, et vous tombez directement sur mon site. C'est la première recours. Et voilà.
- Speaker #1
Et j'imagine que sur ton site, ils pourront commander tes livres, voir un petit peu ce que tu écris, ce que tu fais.
- Speaker #0
Commander mes livres, ça sera auprès des éditeurs. Par contre, voir ce que je fais effectivement dans la rubrique agenda, j'ai toutes les dates qui viennent.
- Speaker #1
Trop bien. Eh bien, écoute, je propose qu'on leur simplifie l'avis, qu'on leur mette tout en description. Comme ça, ils n'ont plus qu'à cliquer pour aller faire un tour par là-bas. Est-ce que tu avais un dernier mot pour conclure cette session qu'on a fait toutes les deux ?
- Speaker #0
Pas vraiment, mais plutôt essayer. Si quelque chose vous tente, essayez.
- Speaker #1
Je suis complètement d'accord. Je vous souhaite une très belle journée. Merci beaucoup, Clotilde, de t'être prêtée au jeu, de passer dans le podcast Exploration Soft Skills. C'était vraiment un plaisir d'échanger avec toi.
- Speaker #0
Merci à toi, Morgane.
- Speaker #1
Belle journée. Au revoir.
- Speaker #2
Je te remercie d'avoir écouté cet épisode. On se retrouve dans 15 jours. Si cet épisode t'a plu, je serais ravie de lire ton commentaire et de voir ton like. Toi aussi, tu peux faire rayonner les soft skills en partageant cet épisode. Et pour continuer à les explorer, tu peux t'abonner à cette chaîne ou me retrouver sur tous mes réseaux sociaux sous le nom Morgane Ansperger ou Morgane Facilitation. Je te souhaite une très belle journée. A très vite !