123. Mes plus grands regrets de manager cover
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123. Mes plus grands regrets de manager

123. Mes plus grands regrets de manager

21min |01/04/2025
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Description

Dans cet épisode très personnel, je te partage mes 5 plus grands regrets en 16 ans de management.
Ces moments où j’ai fait les mauvais choix. Ces décisions que j’aurais aimé pouvoir corriger.

💬 Tu vas découvrir :

  • Pourquoi j’ai longtemps cru que je n’étais pas à ma place

  • Ce qui m’a poussée à faire passer le boulot avant ma santé

  • L’impact d’un entourage (ou de son absence) sur ta progression

  • Comment le regard des autres a freiné mon authenticité

  • Pourquoi fixer des limites est un acte de leadership


Je te livre tout avec vulnérabilité, pour t’éviter de refaire les mêmes erreurs.


🚀 Tu veux aller plus loin ? Réserve un appel découverte pour rejoindre Manager 360, mon accompagnement pour manager avec clarté, confiance et sérénité.
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🦋 Je suis Elodie, coach et formatrice en management et leadership : j'aide les managers débordées à devenir des leaders inspirantes et organisées avec mes conseils issus de 16 ans de management et ma bonne humeur


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue sur Feedback, le podcast autour du management et du leadership. Je suis Élodie, manager depuis 14 ans, et ma mission, c'est d'aider les salariés et entrepreneurs à prendre confiance en elles pour manager sereinement leur équipe. Alors si toi aussi tu es convaincu qu'on peut avoir un management bienveillant et un leadership affirmé sans écraser les autres, abonne-toi ! Tu trouveras ici tous mes conseils et retours d'expérience pour t'aider à devenir une des leaders de demain. Je te souhaite une agréable écoute ! Hello à toi ! Et bienvenue pour ce nouvel épisode de Feedback, qui va être beaucoup plus personnel que ce que je fais d'habitude, puisque je vais te partager aujourd'hui mes regrets, mes erreurs que j'ai pu faire en 16 ans de management. Ces moments où j'ai fait les mauvais choix et où j'aurais aimé pouvoir remonter le temps. Donc tu vas voir, je vais t'en dévoiler 5 et j'espère qu'ils vont vraiment t'aider à gagner du temps de ton côté et à ne pas tomber dans les mêmes pièges que moi. Donc... Peut-être que tu m'écoutes en ta voiture, peut-être que tu m'écoutes en train de prendre ton café. Je t'invite à t'installer confortablement et à me laisser te raconter tout ça, comme si on était en train de boire ce café ensemble. La première erreur que j'ai envie de te partager aujourd'hui, c'est le fait de ne pas avoir cru suffisamment en moi. Je peux dire que j'ai eu un parcours assez brillant dans mes études. Tout m'a réussi. J'ai réussi tout ce que j'ai entrepris, que ce soit au collège, au lycée, même aux études que j'ai faites à Sciences Po. J'ai eu un parcours assez brillantissime. Et du coup, j'étais habituée aux bonnes notes. Moi, j'étais habituée aux 16, aux 18, à faire que, limite, tout soit facile. Mais alors, qu'est-ce que j'ai déchanté quand je suis arrivée dans le monde de l'entreprise ? Je pense qu'il n'y a personne, en fait, qui nous prépare à ça. Personne. On le sait, on en parle, mais personne ne nous dit vraiment comment ça se passe. Et là, limite, je suis devenue une élo complètement différente, recroquevillée sur moi-même. qui n'osait rien dire, qui n'osait pas donner son avis. Et en fait, je me suis rendue compte quand même que c'était en décalage avec la perception qu'avaient les autres de moi. J'ai, via mon métier du coup, eu des responsabilités rapidement. J'étais contre la suggestion, ce qui veut dire que j'étais en contact permanent avec des directeurs, des responsables qui géraient des millions de chiffres d'affaires. Et en fait, je me retrouvais à participer à des réunions où on me demandait mon avis. Moi, je me souviens de mon patron suisse lors de mon premier poste. qui avait une réunion de présentation des résultats hyper importantes. Il voulait mon avis, il voulait mon analyse. J'étais là aussi pour le rassurer avant cette réunion. Et donc, ça montrait bien qu'il avait confiance en moi et en mes compétences. Mais à cette époque-là, je ne l'ai pas perçu comme ça. Et pareil, après, dans la boîte où je suis restée 12 ans, ça m'arrivait hyper fréquemment de me retrouver dans le bureau de mes boss, père et fils, où ils étaient en train de s'arracher la gueule. Très clairement, parce qu'ils n'étaient pas d'accord. Et puis d'un coup, au bout d'une heure de conflit, ils se tournaient tous les deux vers moi et disaient « Hello, qu'est-ce que t'en penses ? On aimerait bien ton avis. » Comment dire que j'étais comme ça ? Je ne savais pas trop quoi dire, parce qu'il ne fallait surtout pas froisser l'un ou l'autre. Mais ça montrait bien que mon avis comptait. Et pour moi, je ne comprenais pas pourquoi ils me demandaient mon avis, pourquoi je participais à ce genre de réunion, à ce genre de décision. Parce que j'étais la petite nana de 20 ou 25 ans. qui n'avait rien compris à la vie et qui était... J'avais vraiment le syndrome de l'imposteur, je pensais que je n'étais pas du tout à ma place. Limite, je me retrouvais à répondre à ces questions presque en chottant. Je pesais chaque mot que je disais, rien à voir avec la hello que tu vois aujourd'hui. Mais voilà, j'avais l'impression de ne pas être au bon endroit, de ne pas être à la bonne place et que mon avis ne comptait pas. Ou du moins que mon avis ne devait pas compter autant. Or, c'est en travaillant sur moi... en faisant du développement personnel, que j'ai compris que si j'étais dans ces bureaux, dans ce cadre de décision, ce n'était pas pour rien. Ça voulait dire que mon avis comptait et que j'avais des compétences. Mais ça, je l'ai compris, mais cinq, dix ans plus tard. Ce que je te conseille de faire par rapport à ce que je viens de te dire, c'est la prochaine fois que tu te dis « je ne suis pas à ma place » , c'est de te poser la question « ok, mais si toi, tu ne l'es pas, qui c'est qui le serait ? » Qui est-ce dans ton équipe qui serait du coup légitime à ta place ? Qui d'autre serait légitime à ta place ? Et en fait, Tu verras que quasiment 90% du temps, la seule réponse possible qui va ressortir, c'est que c'est toi qui es au bon endroit et il n'y a personne d'autre que toi qui est capable de prendre cette décision ou de participer à cette discussion, à cette réunion ou à ce projet. Donc vraiment, pense bien à te poser cette question parce que ça te permet de montrer que oui, tu es au bon endroit, tu es au bon poste et tu as les compétences pour être manager. Et je te conseille vraiment de prendre confiance en toi, de capter ce genre d'informations. de te dire « Ok, si j'ai été promue à ce poste-là, ce n'est pas pour rien. Ok, si on demande mon avis sur tel et tel dossier, c'est qu'on me fait confiance. » Et de vraiment t'appuyer dessus pour prendre confiance en toi et oser décider, oser donner ton avis, oser être à ta place, tout simplement. La deuxième erreur que j'ai faite et que je voulais te partager aujourd'hui, c'était de penser que le pro et le perso, c'était une frontière très nette entre les deux. Et je n'ai compris qu'à l'âge de 35 ans, qu'en fait, l'un nourrissait l'autre et inversement. En fait, j'ai travaillé comme une acharnée pendant des années. J'ai toujours fait passer le travail avant moi. Je me retrouvais à écrire des mails le week-end. Je me retrouvais à ne pas poser forcément mes vacances. Je me retrouvais à annuler des dîners avec des proches parce qu'il fallait que je finisse ça hyper urgemment. Un enfer, en fait, pour la personne avec qui je vivais, pour ma famille ou pour mes proches. Parce que j'ai toujours mis le boulot en priorité et que je ne me suis jamais mise moi-même en priorité. J'étais persuadée qu'en fait, c'était le prix normal à payer pour avancer, pour avoir une carrière, pour avoir des promotions, même si je ne me suis jamais considérée comme quelqu'un de carriériste. Mais en tout cas, je voulais avoir un bon job, une bonne situation sociale. Et pour moi, c'était vraiment le prix à payer par rapport à ça. Résultat, qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai frôlé le burn-out. J'ai frôlé parce que je n'ai été arrêtée que trois semaines. Et c'est là, en fait, où j'ai pris conscience que, ben non, je ne vais pas passer 40 ans à m'oublier pendant toute ma carrière professionnelle. Enfin, 40 ans, 42 ans et demi, ou peu importe le temps qu'on va travailler. Mais en fait, ce n'est pas ça, la vie. La vie, c'est aussi être soi, être présente pour ses proches, pour sa famille, partager du temps perso. Si jamais tu as des enfants, c'est ça la vraie vie, en fait. Et ce n'est pas juste le travail, parce qu'au final, au travail, on n'est peut-être pas tous des pions. Mais en tout cas, l'entreprise, elle continue à avancer, même sans nous. Et j'avais eu du mal, en fait, à donner la juste valeur à l'ensemble des sphères de ma vie. Et comme je te l'ai dit, je n'ai compris ça qu'à l'âge de 35 ans. C'est quand même assez tard. Donc, si j'ai bien un conseil à te donner, et c'est celui que je donne à toutes les managers que j'accompagne dans Manager360, qui est mon accompagnement sur quatre mois où j'aide justement les managers à devenir des personnes organisées, sereines et respectées dans leur entreprise, dans leur quotidien, même dans leur carrière, la première chose que je leur dis, c'est de se mettre en priorité. Elles font clairement partie de la to-do list. Ta to-do list doit contenir des tâches qui te concernent et aussi bien des tâches pro que perso. Ton bien-être doit être aussi ta priorité. Ton équilibre de vie, ton équilibre mental, ta santé mentale, ton bien-être, ce qui te nourrit, en fait, ce sont des noms négociables. C'est quelque chose sur lequel tu ne dois jamais transiger, en fait. Ça fait partie de ta vie. Et il n'y a rien, en fait, qui doit passer au-delà de ça. Même si tu es payé je ne sais pas combien par mois, même si tu as beaucoup de responsabilités, même si, même si, même si, en fait, ce sont des mauvaises excuses. Et vraiment... Il faut que tu arrives à recaler l'ensemble de ta vie, l'ensemble des sphères de ta vie au bon endroit pour toi. Et il peut y avoir des phases où ton boulot n'était pas important et tu te donnes à fond dedans, mais il ne faut pas que ça devienne la norme, sinon tu vas finir épuisé. Il faut bien que tu gardes en tête qu'une manager épuisée, c'est une manager inefficace. En fait, tu ne sers ni ton équipe, ni ton entreprise quand tu es fatigué, stressé, démoralisé, démotivé. Très clairement. Et prendre soin de toi, en fait, ce n'est pas un acte. égoïste, c'est un acte stratégique. Donc franchement, essaye de garder ça en tête de cet épisode, parce que c'est peut-être l'un des meilleurs conseils que je pourrais te donner. Fais-toi passer en priorité, et c'est pas être égoïste, loin de là. La troisième erreur que j'ai envie de te partager aujourd'hui, c'est de croire que tu peux tout faire toute seule, c'est de croire que l'entourage ne sert à rien. Et moi, j'ai très clairement sous-estimé la force de l'entourage pendant des années. Pendant au moins les sept premières années où j'ai managé. En fait, je me disais que je ne vais surtout pas partager mes doutes, ni à mon boss, ni à mes autres collègues managers, toutes les personnes du même niveau que moi, parce que ça allait donner une image de faiblesse, de personne qui n'est pas au bon endroit, qui n'est pas faite pour ce poste, qui n'est pas compétente, etc. J'étais entourée de gens, j'avais mon équipe avec moi, avec qui ça se passait très bien, j'avais vraiment des personnes que j'adorais accompagner. J'étais entourée, mais en fait, j'étais profondément seule parce que j'étais seule face à mes doutes, face à mes problèmes, face à mes questions. Je me disais que tout ce qui se passait dans ma tête, ce n'était pas normal, que j'étais la seule à vivre ça. Mes questions sur ma légitimité, sur est-ce que je dois prendre telle décision ? Est-ce que je fais bien de parler à un tel comme ça ? On a tous et toutes des questions en tête quand on est manager. Et je te rassure, tu n'es pas la seule à les avoir, en fait. On se les pose toutes. Et moi, en fait, je n'osais pas en parler parce que je n'ai pas trouvé de... cadre ou le faire. Et je ne voulais surtout pas embêter mes connaissances de travail là-dessus, ni mes amis, ni mes proches, ni ma famille. Et en fait, je me suis retrouvée enfermée avec mes propres questions, mes propres problèmes et à ne pas pouvoir avancer dessus parce que je n'avais pas trouvé justement d'endroit où en parler. Or, être manager, ce n'est pas être seule et se retrouver à porter tout le poids du monde sur ses épaules, comme le faisait Atlas. Non, être manager, c'est aussi avoir du leadership. Et être une leader, du coup, c'est savoir s'entourer des bonnes personnes. C'est aller chercher des personnes qui nous inspirent, qui vont pouvoir nous conseiller. Ça peut être dans ton entourage physique, comme ça peut être dans ton entourage virtuel. Va lire des contenus de personnes sur LinkedIn qui t'inspirent. Inscris-toi à des newsletters qui t'inspirent. Là déjà, tu le fais en regardant ma vidéo. Peut-être que tu suis mon podcast ou que tu suis mes vidéos depuis un moment. Mais entoure-toi de gens qui te donnent envie de continuer, qui te donnent de l'inspiration. qui te donnent de la motivation et qui sont capables de te donner des réponses à tes questions. C'est hyper important. Et essaye peut-être aussi de trouver des groupes, des cercles de managers auxquels tu peux participer. Il y en a dans les régions, il y en a dans les villes, il y en a peut-être dans ton entreprise. Moi, tu vois, c'est ce que j'ai créé aussi avec Manager360. C'est clairement un cercle de bienveillance, un peu un cocon, parce que c'est celui que je n'ai pas eu pendant des années. Donc, je veux donner ça aussi aux managers que j'accompagne. Tu n'as pas, en fait, à rester seul face à tes problèmes. Tu verras qu'en t'entourant des bonnes personnes, tu vas pouvoir avancer à pas de géant et beaucoup plus vite. Donc surtout, ne reste pas seule dans ton coin. Vraiment, moi, c'est une erreur que j'ai fait les dix premières années. Et c'est quand j'ai commencé à intégrer des cercles de managers, quand j'ai commencé à m'ouvrir et à comprendre que partager mes difficultés, ce n'était pas forcément être faible, que là, j'ai progressé, je me suis développée, j'ai travaillé mon mindset, je suis allée au-delà de certaines peurs. Et c'est là où j'ai kiffé mon management, en fait, tout simplement. La quatrième erreur que j'ai envie de te partager aujourd'hui, C'est d'être trop sensible. J'ai été beaucoup trop sensible au regard des autres. Je vais te partager quelque chose. Je suis sûre que ça va te parler. On a toute cette phrase à un moment donné qui apparaît en tête en se disant « Ouais, mais en fait, je ne vaux rien en tant que manager parce qu'une bonne manager, ça doit être. » Et là, tu mets tous les mots que tu veux derrière. Elle doit être juste. Elle doit être toujours disponible. Elle doit être ultra efficace. Elle ne doit faire jamais d'erreurs. Je pourrais t'en citer 46 000 autres et je pense qu'il y en a forcément qui te viennent en tête quand je te dis cette phrase. En fait, j'ai passé des années à essayer de rentrer dans des cases et qui n'étaient pas les miennes, qui étaient celles de la société, qui étaient celles correspondant aux attentes des autres. Et en fait, je me suis retrouvée à renier mes propres valeurs, à renier ce que je voulais vraiment. Tout ça parce que je voulais être appréciée, aimée de mon équipe, de ma direction. Et du coup, je me mettais dans un rôle de manager qui n'était pas le mien. Je me forçais des fois à être dure, ferme, à taper du poing sur la table, alors que ce n'est pas ma façon de faire. Moi, j'essaye de passer par le dialogue, par la compréhension, par l'empathie. Alors oui, des fois, il faut être ferme. Oui, des fois, il faut être directive. Mais limite, je me suis transformée en une Élodie que je ne connaissais pas, que je ne reconnaissais pas et qui n'était pas moi. J'avais tellement peur d'être rejetée et critiquée que je faisais attention à la façon dont je m'habillais, à la façon dont je me coiffais, Ausha de mes lunettes. tout ce genre de petits détails. Je n'osais pas venir au travail en basket alors que j'ai travaillé pendant 12 années dans une entreprise hyper cool, détendue, où ce n'était vraiment pas le standard. Les costards ou les tailleurs, pas du tout. Mais je me disais, moi, je suis manager, je dois avoir une certaine posture. Donc, je m'interdisais. Je venais toujours en talons. Je m'interdisais des baskets à partir du moment. où j'ai travaillé sur moi et que je me suis dit que ma tenue ne justifiait en rien mon professionnalisme. Je peux te dire que les baskets, je ne les ai pas lâchées. Ça a été pareil aussi avec mes cheveux. Je l'avais partagé dans un post LinkedIn qui avait fait pas mal parler de lui à l'époque. Parce que pendant des années, je me suis lissé les cheveux. Parce que pareil, si je gardais mes cheveux bouclés, à aucun moment donné, ça faisait professionnel. Alors, ça a été très dur les premières semaines. où j'ai laissé mes cheveux bouclés, puisque là, je peux te dire que j'ai eu des remarques désobligeantes des personnes de mon équipe. Mais bon, il fallait aller au-delà de ça. J'ai eu la force, en fait, de les accepter. Et tant pis, critiquez-moi, ce n'est pas grave. Mais en tout cas, ça ne juge en rien la qualité de mon travail, la qualité de mon management, tout ce que je peux apporter à l'entreprise. Et finalement, je suis assez OK maintenant de porter mes cheveux bouclés. Peu importe si je fais des vidéos YouTube, si je suis en tête à tête avec Alice qui travaille avec moi ou avec Gwen, ou que je suis avec les managers que j'accompagne. Et en fait, je suis vraiment tombée dans des dictats, dans des moules qui ne me correspondaient pas. Et si je devais tout refaire aujourd'hui, je peux te dire que dès à présent, je travaillerai dans une entreprise qui m'accepte comme je suis, point à la ligne. Et il faut bien que tu gardes une chose en tête, et c'est pour ça que je te partage ça aujourd'hui, cette erreur-là en tout cas, c'est que peu importe comment tu vas t'habiller, peu importe la posture que tu vas avoir, peu importe la façon dont tu vas te coiffer, te maquiller, etc., il y aura toujours des gens pour te critiquer. Il y aura toujours des gens pour dire que t'as pas fait ci, que t'es pas comme ça. Donc autorise-toi du coup à être toi-même, parce que que tu portes les cheveux lisses, les cheveux bouclés, que tu t'habilles en wonder woman, business woman, ou comme si tu allais prendre un café avec quelqu'un. Peu importe le choix que tu vas faire, il y aura toujours quelqu'un qui va critiquer. Donc, autorise-toi à être comme tu es. Alors, c'est sûr, les premiers temps, ça va être difficile, mais tu verras après la liberté que ça amène, très clairement. Et enfin, le cinquième regret que j'ai en tant que manager, et celui-là, c'est celui que je regrette le plus, je pense, c'est de ne pas avoir dit stop à certains comportements. Oui. J'ai assisté à des comportements déplacés, des comportements toxiques dans les entreprises dans lesquelles j'étais, des personnes vis-à-vis de moi ou des personnes qui l'ont fait vis-à-vis de collaborateurs ou de collaboratrices de mon équipe. Et je n'ai pas bougé, je n'ai rien dit. Et aujourd'hui, avec la personnalité que j'ai, c'est sûr que je dirai quelque chose et que je ne laisserai pas passer. Il y a un exemple qui me vient en tête, j'ai clairement été insultée en réunion. par un de mes équivalents, un de mes confrères. J'étais tellement sous le choc que j'étais persuadée d'avoir mal entendu. Je me suis dit non mais c'est pas possible, j'ai pas pu entendre grosse conne. Enfin, il a pas pu sortir ça dans une réunion d'équipe qui était une réunion très opérationnelle où on faisait le point des installations à venir. Et en fait j'ai limite mis mon mouchoir par-dessus, je me suis dit non mais j'ai mal entendu, c'est pas possible, il a pas pu dire ça. Et on finit la réunion et en fait ce sont... ... Mes collaborateurs qui étaient là, qui ont assisté à la scène, qui sont venus me voir et qui m'ont dit « Mais Hélo, il t'a traité comme ça, mais comment t'as pu laisser passer ça ? » Et c'est là où je me suis dit « Ah non, merde, en fait, j'ai bien compris, j'ai bien entendu ce qui s'est passé. » Et j'ai beaucoup regretté parce que j'ai pas su... En fait, après coup, je me suis dit « Je vais pas réagir maintenant, en fait, c'est débile. » J'en ai quand même parlé à ma direction. La position a été plus que moyenne, très clairement. Il n'a pas forcément été sanctionné, il a juste eu un petit rappel, mais sans plus. Et en fait, je n'aurais pas dû rester assise à continuer la réunion. Après coup, j'aurais dû dire, est-ce que j'ai bien entendu ? Mais qui tu es pour parler comme ça ? En fait, c'est toi qui dois sortir de la salle, vu le propos que tu tiens. Je sais qu'aujourd'hui, ça ne se passerait pas comme ça. Mais à l'époque, j'étais peut-être jeune, j'étais peut-être encore immature. Je n'avais pas cette confiance en moi. Donc ouais, j'ai laissé passer vis-à-vis de moi. Mais ce que je regrette encore plus, c'est d'avoir laissé passer certains comportements de collègues, on va dire toxiques, vis-à-vis d'autres collaborateurs. Alors, je n'avais pas toutes les cartes en main, je ne pouvais pas agir totalement. Mais après coup, c'est clairement des comportements que je n'aurais jamais dû laisser passer. En fait, si tu laisses passer ce genre de comportement toxique dans ton entreprise, dans ton service, dans ton équipe, c'est que tu les autorises en restant silencieuse. Et aujourd'hui, c'est clair que je me refuserai. à faire comme si rien ne s'était passé, parce que ce n'est servir personne. Ni la personne qui a été agressée, physiquement ou verbalement, ça ne sert pas du tout ton leadership et ton management. Parce qu'en fait, ton équipe attend que tu prennes position face à ces comportements. Et les fois où j'ai commencé à prendre position contre ça, certes, avec la personne que je recadrais, c'était compliqué. J'ai vécu des moments très difficiles avec certaines personnes, mais par contre, tous les autres qui ne disaient rien sont venus me voir après. Ils m'ont dit « Merci Elo, tu as fait ce qu'il fallait » . Et ça, en fait, on l'oublie trop souvent. Et c'est faire preuve de leadership que de prendre ce genre de position et de ne pas laisser passer ce genre de comportement. Parce que c'est comme la pomme dans le cajot, ça va finir par pourrir tout le reste des éléments de ton équipe, qui sont eux des bons éléments. qui sont motivés, qui sont compétents. Et voilà, mon plus grand regret, c'est de ne pas avoir pris position et d'avoir laissé passer certaines choses, parce qu'il y a vraiment des choses inacceptables que j'ai laissées passer. Je l'admets, et je n'aurais pas dû. Garde bien en tête que fixer des limites claires sur des valeurs importantes dans ton équipe, c'est ça, faire preuve de leadership, c'est ça aussi être authentique, c'est ça être aussi bienveillante. Bienveillante, ce n'est pas forcément tout accepter, c'est... aussi créer un cadre de travail qui est rassurant pour ton équipe. Ça fait partie de la bienveillance. Et donc, ça suppose de recadrer les gens qui sortent des valeurs qui ont été définies entre toi et ton équipe. Ton intégrité en tant que manager vaut plus que ça. Et ton silence risque de coûter beaucoup plus cher que le conflit d'une prise de position. Donc voilà, c'était mes cinq plus grands regrets en tant que manager. Des actions ou des choses que je ne peux pas effacer, je ne peux pas revenir en arrière. Donc c'est pour ça que c'était important pour moi de te les partager pour que tu ne refasses pas les mêmes erreurs que moi. Parce que tu as encore le temps de poser tes limites, de savoir ce que tu veux, de savoir ce que tu vaux et de mener dès à présent des actions pour corriger ça. au fur et à mesure. Donc vraiment, j'espère que cet épisode tout en transparence, en authenticité, en vulnérabilité t'aura plu. N'hésite pas aussi à venir me dire sur mes réseaux sociaux ou directement en commentaire s'il y a des choses qui t'ont marqué plus que d'autres. Moi, je serais ravie de discuter avec toi par rapport à ça. Et si tu souhaites que je t'accompagne justement à gagner du temps et à ne pas faire ces erreurs-là, tu peux t'inscrire dès maintenant à la prochaine session de Manager 360. Tu peux prendre rendez-vous avec moi directement. Il y a le lien dans la description. C'est un rendez-vous où on va faire un audit de ton management et on verra ensemble si t'es amené à travailler avec moi ou pas. Si Manager360 peut te correspondre, je suis hyper honnête par rapport à ça. Donc c'est un rendez-vous sans engagement, tu trouveras le lien directement dans la description. Je te remercie d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu l'as apprécié, je t'invite à t'abonner sur ta plateforme préférée et à me laisser un commentaire 5 étoiles. On se retrouve au prochain épisode pour parler management et leadership.

Chapters

  • Chapitre 1

    00:00

  • Introduction

    00:37

  • Manque de confiance en soi

    01:11

  • Confusion entre vie pro et perso

    05:00

  • Importance de l'entourage

    08:49

  • Sensibilité au regard des autres

    12:22

  • Ne pas dire stop à des comportements inappropriés

    16:04

  • Fixer des limites claires

    20:29

Description

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Ces moments où j’ai fait les mauvais choix. Ces décisions que j’aurais aimé pouvoir corriger.

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  • Pourquoi j’ai longtemps cru que je n’étais pas à ma place

  • Ce qui m’a poussée à faire passer le boulot avant ma santé

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Donc tu vas voir, je vais t'en dévoiler 5 et j'espère qu'ils vont vraiment t'aider à gagner du temps de ton côté et à ne pas tomber dans les mêmes pièges que moi. Donc... Peut-être que tu m'écoutes en ta voiture, peut-être que tu m'écoutes en train de prendre ton café. Je t'invite à t'installer confortablement et à me laisser te raconter tout ça, comme si on était en train de boire ce café ensemble. La première erreur que j'ai envie de te partager aujourd'hui, c'est le fait de ne pas avoir cru suffisamment en moi. Je peux dire que j'ai eu un parcours assez brillant dans mes études. Tout m'a réussi. J'ai réussi tout ce que j'ai entrepris, que ce soit au collège, au lycée, même aux études que j'ai faites à Sciences Po. J'ai eu un parcours assez brillantissime. Et du coup, j'étais habituée aux bonnes notes. Moi, j'étais habituée aux 16, aux 18, à faire que, limite, tout soit facile. Mais alors, qu'est-ce que j'ai déchanté quand je suis arrivée dans le monde de l'entreprise ? Je pense qu'il n'y a personne, en fait, qui nous prépare à ça. Personne. On le sait, on en parle, mais personne ne nous dit vraiment comment ça se passe. Et là, limite, je suis devenue une élo complètement différente, recroquevillée sur moi-même. qui n'osait rien dire, qui n'osait pas donner son avis. Et en fait, je me suis rendue compte quand même que c'était en décalage avec la perception qu'avaient les autres de moi. J'ai, via mon métier du coup, eu des responsabilités rapidement. J'étais contre la suggestion, ce qui veut dire que j'étais en contact permanent avec des directeurs, des responsables qui géraient des millions de chiffres d'affaires. Et en fait, je me retrouvais à participer à des réunions où on me demandait mon avis. Moi, je me souviens de mon patron suisse lors de mon premier poste. qui avait une réunion de présentation des résultats hyper importantes. Il voulait mon avis, il voulait mon analyse. J'étais là aussi pour le rassurer avant cette réunion. Et donc, ça montrait bien qu'il avait confiance en moi et en mes compétences. Mais à cette époque-là, je ne l'ai pas perçu comme ça. Et pareil, après, dans la boîte où je suis restée 12 ans, ça m'arrivait hyper fréquemment de me retrouver dans le bureau de mes boss, père et fils, où ils étaient en train de s'arracher la gueule. Très clairement, parce qu'ils n'étaient pas d'accord. Et puis d'un coup, au bout d'une heure de conflit, ils se tournaient tous les deux vers moi et disaient « Hello, qu'est-ce que t'en penses ? On aimerait bien ton avis. » Comment dire que j'étais comme ça ? Je ne savais pas trop quoi dire, parce qu'il ne fallait surtout pas froisser l'un ou l'autre. Mais ça montrait bien que mon avis comptait. Et pour moi, je ne comprenais pas pourquoi ils me demandaient mon avis, pourquoi je participais à ce genre de réunion, à ce genre de décision. Parce que j'étais la petite nana de 20 ou 25 ans. qui n'avait rien compris à la vie et qui était... J'avais vraiment le syndrome de l'imposteur, je pensais que je n'étais pas du tout à ma place. Limite, je me retrouvais à répondre à ces questions presque en chottant. Je pesais chaque mot que je disais, rien à voir avec la hello que tu vois aujourd'hui. Mais voilà, j'avais l'impression de ne pas être au bon endroit, de ne pas être à la bonne place et que mon avis ne comptait pas. Ou du moins que mon avis ne devait pas compter autant. Or, c'est en travaillant sur moi... en faisant du développement personnel, que j'ai compris que si j'étais dans ces bureaux, dans ce cadre de décision, ce n'était pas pour rien. Ça voulait dire que mon avis comptait et que j'avais des compétences. Mais ça, je l'ai compris, mais cinq, dix ans plus tard. Ce que je te conseille de faire par rapport à ce que je viens de te dire, c'est la prochaine fois que tu te dis « je ne suis pas à ma place » , c'est de te poser la question « ok, mais si toi, tu ne l'es pas, qui c'est qui le serait ? » Qui est-ce dans ton équipe qui serait du coup légitime à ta place ? Qui d'autre serait légitime à ta place ? Et en fait, Tu verras que quasiment 90% du temps, la seule réponse possible qui va ressortir, c'est que c'est toi qui es au bon endroit et il n'y a personne d'autre que toi qui est capable de prendre cette décision ou de participer à cette discussion, à cette réunion ou à ce projet. Donc vraiment, pense bien à te poser cette question parce que ça te permet de montrer que oui, tu es au bon endroit, tu es au bon poste et tu as les compétences pour être manager. Et je te conseille vraiment de prendre confiance en toi, de capter ce genre d'informations. de te dire « Ok, si j'ai été promue à ce poste-là, ce n'est pas pour rien. Ok, si on demande mon avis sur tel et tel dossier, c'est qu'on me fait confiance. » Et de vraiment t'appuyer dessus pour prendre confiance en toi et oser décider, oser donner ton avis, oser être à ta place, tout simplement. La deuxième erreur que j'ai faite et que je voulais te partager aujourd'hui, c'était de penser que le pro et le perso, c'était une frontière très nette entre les deux. Et je n'ai compris qu'à l'âge de 35 ans, qu'en fait, l'un nourrissait l'autre et inversement. En fait, j'ai travaillé comme une acharnée pendant des années. J'ai toujours fait passer le travail avant moi. Je me retrouvais à écrire des mails le week-end. Je me retrouvais à ne pas poser forcément mes vacances. Je me retrouvais à annuler des dîners avec des proches parce qu'il fallait que je finisse ça hyper urgemment. Un enfer, en fait, pour la personne avec qui je vivais, pour ma famille ou pour mes proches. Parce que j'ai toujours mis le boulot en priorité et que je ne me suis jamais mise moi-même en priorité. J'étais persuadée qu'en fait, c'était le prix normal à payer pour avancer, pour avoir une carrière, pour avoir des promotions, même si je ne me suis jamais considérée comme quelqu'un de carriériste. Mais en tout cas, je voulais avoir un bon job, une bonne situation sociale. Et pour moi, c'était vraiment le prix à payer par rapport à ça. Résultat, qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai frôlé le burn-out. J'ai frôlé parce que je n'ai été arrêtée que trois semaines. Et c'est là, en fait, où j'ai pris conscience que, ben non, je ne vais pas passer 40 ans à m'oublier pendant toute ma carrière professionnelle. Enfin, 40 ans, 42 ans et demi, ou peu importe le temps qu'on va travailler. Mais en fait, ce n'est pas ça, la vie. La vie, c'est aussi être soi, être présente pour ses proches, pour sa famille, partager du temps perso. Si jamais tu as des enfants, c'est ça la vraie vie, en fait. Et ce n'est pas juste le travail, parce qu'au final, au travail, on n'est peut-être pas tous des pions. Mais en tout cas, l'entreprise, elle continue à avancer, même sans nous. Et j'avais eu du mal, en fait, à donner la juste valeur à l'ensemble des sphères de ma vie. Et comme je te l'ai dit, je n'ai compris ça qu'à l'âge de 35 ans. C'est quand même assez tard. Donc, si j'ai bien un conseil à te donner, et c'est celui que je donne à toutes les managers que j'accompagne dans Manager360, qui est mon accompagnement sur quatre mois où j'aide justement les managers à devenir des personnes organisées, sereines et respectées dans leur entreprise, dans leur quotidien, même dans leur carrière, la première chose que je leur dis, c'est de se mettre en priorité. Elles font clairement partie de la to-do list. Ta to-do list doit contenir des tâches qui te concernent et aussi bien des tâches pro que perso. Ton bien-être doit être aussi ta priorité. Ton équilibre de vie, ton équilibre mental, ta santé mentale, ton bien-être, ce qui te nourrit, en fait, ce sont des noms négociables. C'est quelque chose sur lequel tu ne dois jamais transiger, en fait. Ça fait partie de ta vie. Et il n'y a rien, en fait, qui doit passer au-delà de ça. Même si tu es payé je ne sais pas combien par mois, même si tu as beaucoup de responsabilités, même si, même si, même si, en fait, ce sont des mauvaises excuses. Et vraiment... Il faut que tu arrives à recaler l'ensemble de ta vie, l'ensemble des sphères de ta vie au bon endroit pour toi. Et il peut y avoir des phases où ton boulot n'était pas important et tu te donnes à fond dedans, mais il ne faut pas que ça devienne la norme, sinon tu vas finir épuisé. Il faut bien que tu gardes en tête qu'une manager épuisée, c'est une manager inefficace. En fait, tu ne sers ni ton équipe, ni ton entreprise quand tu es fatigué, stressé, démoralisé, démotivé. Très clairement. Et prendre soin de toi, en fait, ce n'est pas un acte. égoïste, c'est un acte stratégique. Donc franchement, essaye de garder ça en tête de cet épisode, parce que c'est peut-être l'un des meilleurs conseils que je pourrais te donner. Fais-toi passer en priorité, et c'est pas être égoïste, loin de là. La troisième erreur que j'ai envie de te partager aujourd'hui, c'est de croire que tu peux tout faire toute seule, c'est de croire que l'entourage ne sert à rien. Et moi, j'ai très clairement sous-estimé la force de l'entourage pendant des années. Pendant au moins les sept premières années où j'ai managé. En fait, je me disais que je ne vais surtout pas partager mes doutes, ni à mon boss, ni à mes autres collègues managers, toutes les personnes du même niveau que moi, parce que ça allait donner une image de faiblesse, de personne qui n'est pas au bon endroit, qui n'est pas faite pour ce poste, qui n'est pas compétente, etc. J'étais entourée de gens, j'avais mon équipe avec moi, avec qui ça se passait très bien, j'avais vraiment des personnes que j'adorais accompagner. J'étais entourée, mais en fait, j'étais profondément seule parce que j'étais seule face à mes doutes, face à mes problèmes, face à mes questions. Je me disais que tout ce qui se passait dans ma tête, ce n'était pas normal, que j'étais la seule à vivre ça. Mes questions sur ma légitimité, sur est-ce que je dois prendre telle décision ? Est-ce que je fais bien de parler à un tel comme ça ? On a tous et toutes des questions en tête quand on est manager. Et je te rassure, tu n'es pas la seule à les avoir, en fait. On se les pose toutes. Et moi, en fait, je n'osais pas en parler parce que je n'ai pas trouvé de... cadre ou le faire. Et je ne voulais surtout pas embêter mes connaissances de travail là-dessus, ni mes amis, ni mes proches, ni ma famille. Et en fait, je me suis retrouvée enfermée avec mes propres questions, mes propres problèmes et à ne pas pouvoir avancer dessus parce que je n'avais pas trouvé justement d'endroit où en parler. Or, être manager, ce n'est pas être seule et se retrouver à porter tout le poids du monde sur ses épaules, comme le faisait Atlas. Non, être manager, c'est aussi avoir du leadership. Et être une leader, du coup, c'est savoir s'entourer des bonnes personnes. C'est aller chercher des personnes qui nous inspirent, qui vont pouvoir nous conseiller. Ça peut être dans ton entourage physique, comme ça peut être dans ton entourage virtuel. Va lire des contenus de personnes sur LinkedIn qui t'inspirent. Inscris-toi à des newsletters qui t'inspirent. Là déjà, tu le fais en regardant ma vidéo. Peut-être que tu suis mon podcast ou que tu suis mes vidéos depuis un moment. Mais entoure-toi de gens qui te donnent envie de continuer, qui te donnent de l'inspiration. qui te donnent de la motivation et qui sont capables de te donner des réponses à tes questions. C'est hyper important. Et essaye peut-être aussi de trouver des groupes, des cercles de managers auxquels tu peux participer. Il y en a dans les régions, il y en a dans les villes, il y en a peut-être dans ton entreprise. Moi, tu vois, c'est ce que j'ai créé aussi avec Manager360. C'est clairement un cercle de bienveillance, un peu un cocon, parce que c'est celui que je n'ai pas eu pendant des années. Donc, je veux donner ça aussi aux managers que j'accompagne. Tu n'as pas, en fait, à rester seul face à tes problèmes. Tu verras qu'en t'entourant des bonnes personnes, tu vas pouvoir avancer à pas de géant et beaucoup plus vite. Donc surtout, ne reste pas seule dans ton coin. Vraiment, moi, c'est une erreur que j'ai fait les dix premières années. Et c'est quand j'ai commencé à intégrer des cercles de managers, quand j'ai commencé à m'ouvrir et à comprendre que partager mes difficultés, ce n'était pas forcément être faible, que là, j'ai progressé, je me suis développée, j'ai travaillé mon mindset, je suis allée au-delà de certaines peurs. Et c'est là où j'ai kiffé mon management, en fait, tout simplement. La quatrième erreur que j'ai envie de te partager aujourd'hui, C'est d'être trop sensible. J'ai été beaucoup trop sensible au regard des autres. Je vais te partager quelque chose. Je suis sûre que ça va te parler. On a toute cette phrase à un moment donné qui apparaît en tête en se disant « Ouais, mais en fait, je ne vaux rien en tant que manager parce qu'une bonne manager, ça doit être. » Et là, tu mets tous les mots que tu veux derrière. Elle doit être juste. Elle doit être toujours disponible. Elle doit être ultra efficace. Elle ne doit faire jamais d'erreurs. Je pourrais t'en citer 46 000 autres et je pense qu'il y en a forcément qui te viennent en tête quand je te dis cette phrase. En fait, j'ai passé des années à essayer de rentrer dans des cases et qui n'étaient pas les miennes, qui étaient celles de la société, qui étaient celles correspondant aux attentes des autres. Et en fait, je me suis retrouvée à renier mes propres valeurs, à renier ce que je voulais vraiment. Tout ça parce que je voulais être appréciée, aimée de mon équipe, de ma direction. Et du coup, je me mettais dans un rôle de manager qui n'était pas le mien. Je me forçais des fois à être dure, ferme, à taper du poing sur la table, alors que ce n'est pas ma façon de faire. Moi, j'essaye de passer par le dialogue, par la compréhension, par l'empathie. Alors oui, des fois, il faut être ferme. Oui, des fois, il faut être directive. Mais limite, je me suis transformée en une Élodie que je ne connaissais pas, que je ne reconnaissais pas et qui n'était pas moi. J'avais tellement peur d'être rejetée et critiquée que je faisais attention à la façon dont je m'habillais, à la façon dont je me coiffais, Ausha de mes lunettes. tout ce genre de petits détails. Je n'osais pas venir au travail en basket alors que j'ai travaillé pendant 12 années dans une entreprise hyper cool, détendue, où ce n'était vraiment pas le standard. Les costards ou les tailleurs, pas du tout. Mais je me disais, moi, je suis manager, je dois avoir une certaine posture. Donc, je m'interdisais. Je venais toujours en talons. Je m'interdisais des baskets à partir du moment. où j'ai travaillé sur moi et que je me suis dit que ma tenue ne justifiait en rien mon professionnalisme. Je peux te dire que les baskets, je ne les ai pas lâchées. Ça a été pareil aussi avec mes cheveux. Je l'avais partagé dans un post LinkedIn qui avait fait pas mal parler de lui à l'époque. Parce que pendant des années, je me suis lissé les cheveux. Parce que pareil, si je gardais mes cheveux bouclés, à aucun moment donné, ça faisait professionnel. Alors, ça a été très dur les premières semaines. où j'ai laissé mes cheveux bouclés, puisque là, je peux te dire que j'ai eu des remarques désobligeantes des personnes de mon équipe. Mais bon, il fallait aller au-delà de ça. J'ai eu la force, en fait, de les accepter. Et tant pis, critiquez-moi, ce n'est pas grave. Mais en tout cas, ça ne juge en rien la qualité de mon travail, la qualité de mon management, tout ce que je peux apporter à l'entreprise. Et finalement, je suis assez OK maintenant de porter mes cheveux bouclés. Peu importe si je fais des vidéos YouTube, si je suis en tête à tête avec Alice qui travaille avec moi ou avec Gwen, ou que je suis avec les managers que j'accompagne. Et en fait, je suis vraiment tombée dans des dictats, dans des moules qui ne me correspondaient pas. Et si je devais tout refaire aujourd'hui, je peux te dire que dès à présent, je travaillerai dans une entreprise qui m'accepte comme je suis, point à la ligne. Et il faut bien que tu gardes une chose en tête, et c'est pour ça que je te partage ça aujourd'hui, cette erreur-là en tout cas, c'est que peu importe comment tu vas t'habiller, peu importe la posture que tu vas avoir, peu importe la façon dont tu vas te coiffer, te maquiller, etc., il y aura toujours des gens pour te critiquer. Il y aura toujours des gens pour dire que t'as pas fait ci, que t'es pas comme ça. Donc autorise-toi du coup à être toi-même, parce que que tu portes les cheveux lisses, les cheveux bouclés, que tu t'habilles en wonder woman, business woman, ou comme si tu allais prendre un café avec quelqu'un. Peu importe le choix que tu vas faire, il y aura toujours quelqu'un qui va critiquer. Donc, autorise-toi à être comme tu es. Alors, c'est sûr, les premiers temps, ça va être difficile, mais tu verras après la liberté que ça amène, très clairement. Et enfin, le cinquième regret que j'ai en tant que manager, et celui-là, c'est celui que je regrette le plus, je pense, c'est de ne pas avoir dit stop à certains comportements. Oui. J'ai assisté à des comportements déplacés, des comportements toxiques dans les entreprises dans lesquelles j'étais, des personnes vis-à-vis de moi ou des personnes qui l'ont fait vis-à-vis de collaborateurs ou de collaboratrices de mon équipe. Et je n'ai pas bougé, je n'ai rien dit. Et aujourd'hui, avec la personnalité que j'ai, c'est sûr que je dirai quelque chose et que je ne laisserai pas passer. Il y a un exemple qui me vient en tête, j'ai clairement été insultée en réunion. par un de mes équivalents, un de mes confrères. J'étais tellement sous le choc que j'étais persuadée d'avoir mal entendu. Je me suis dit non mais c'est pas possible, j'ai pas pu entendre grosse conne. Enfin, il a pas pu sortir ça dans une réunion d'équipe qui était une réunion très opérationnelle où on faisait le point des installations à venir. Et en fait j'ai limite mis mon mouchoir par-dessus, je me suis dit non mais j'ai mal entendu, c'est pas possible, il a pas pu dire ça. Et on finit la réunion et en fait ce sont... ... Mes collaborateurs qui étaient là, qui ont assisté à la scène, qui sont venus me voir et qui m'ont dit « Mais Hélo, il t'a traité comme ça, mais comment t'as pu laisser passer ça ? » Et c'est là où je me suis dit « Ah non, merde, en fait, j'ai bien compris, j'ai bien entendu ce qui s'est passé. » Et j'ai beaucoup regretté parce que j'ai pas su... En fait, après coup, je me suis dit « Je vais pas réagir maintenant, en fait, c'est débile. » J'en ai quand même parlé à ma direction. La position a été plus que moyenne, très clairement. Il n'a pas forcément été sanctionné, il a juste eu un petit rappel, mais sans plus. Et en fait, je n'aurais pas dû rester assise à continuer la réunion. Après coup, j'aurais dû dire, est-ce que j'ai bien entendu ? Mais qui tu es pour parler comme ça ? En fait, c'est toi qui dois sortir de la salle, vu le propos que tu tiens. Je sais qu'aujourd'hui, ça ne se passerait pas comme ça. Mais à l'époque, j'étais peut-être jeune, j'étais peut-être encore immature. Je n'avais pas cette confiance en moi. Donc ouais, j'ai laissé passer vis-à-vis de moi. Mais ce que je regrette encore plus, c'est d'avoir laissé passer certains comportements de collègues, on va dire toxiques, vis-à-vis d'autres collaborateurs. Alors, je n'avais pas toutes les cartes en main, je ne pouvais pas agir totalement. Mais après coup, c'est clairement des comportements que je n'aurais jamais dû laisser passer. En fait, si tu laisses passer ce genre de comportement toxique dans ton entreprise, dans ton service, dans ton équipe, c'est que tu les autorises en restant silencieuse. Et aujourd'hui, c'est clair que je me refuserai. à faire comme si rien ne s'était passé, parce que ce n'est servir personne. Ni la personne qui a été agressée, physiquement ou verbalement, ça ne sert pas du tout ton leadership et ton management. Parce qu'en fait, ton équipe attend que tu prennes position face à ces comportements. Et les fois où j'ai commencé à prendre position contre ça, certes, avec la personne que je recadrais, c'était compliqué. J'ai vécu des moments très difficiles avec certaines personnes, mais par contre, tous les autres qui ne disaient rien sont venus me voir après. Ils m'ont dit « Merci Elo, tu as fait ce qu'il fallait » . Et ça, en fait, on l'oublie trop souvent. Et c'est faire preuve de leadership que de prendre ce genre de position et de ne pas laisser passer ce genre de comportement. Parce que c'est comme la pomme dans le cajot, ça va finir par pourrir tout le reste des éléments de ton équipe, qui sont eux des bons éléments. qui sont motivés, qui sont compétents. Et voilà, mon plus grand regret, c'est de ne pas avoir pris position et d'avoir laissé passer certaines choses, parce qu'il y a vraiment des choses inacceptables que j'ai laissées passer. Je l'admets, et je n'aurais pas dû. Garde bien en tête que fixer des limites claires sur des valeurs importantes dans ton équipe, c'est ça, faire preuve de leadership, c'est ça aussi être authentique, c'est ça être aussi bienveillante. Bienveillante, ce n'est pas forcément tout accepter, c'est... aussi créer un cadre de travail qui est rassurant pour ton équipe. Ça fait partie de la bienveillance. Et donc, ça suppose de recadrer les gens qui sortent des valeurs qui ont été définies entre toi et ton équipe. Ton intégrité en tant que manager vaut plus que ça. Et ton silence risque de coûter beaucoup plus cher que le conflit d'une prise de position. Donc voilà, c'était mes cinq plus grands regrets en tant que manager. Des actions ou des choses que je ne peux pas effacer, je ne peux pas revenir en arrière. Donc c'est pour ça que c'était important pour moi de te les partager pour que tu ne refasses pas les mêmes erreurs que moi. Parce que tu as encore le temps de poser tes limites, de savoir ce que tu veux, de savoir ce que tu vaux et de mener dès à présent des actions pour corriger ça. au fur et à mesure. Donc vraiment, j'espère que cet épisode tout en transparence, en authenticité, en vulnérabilité t'aura plu. N'hésite pas aussi à venir me dire sur mes réseaux sociaux ou directement en commentaire s'il y a des choses qui t'ont marqué plus que d'autres. Moi, je serais ravie de discuter avec toi par rapport à ça. Et si tu souhaites que je t'accompagne justement à gagner du temps et à ne pas faire ces erreurs-là, tu peux t'inscrire dès maintenant à la prochaine session de Manager 360. Tu peux prendre rendez-vous avec moi directement. Il y a le lien dans la description. C'est un rendez-vous où on va faire un audit de ton management et on verra ensemble si t'es amené à travailler avec moi ou pas. Si Manager360 peut te correspondre, je suis hyper honnête par rapport à ça. Donc c'est un rendez-vous sans engagement, tu trouveras le lien directement dans la description. Je te remercie d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu l'as apprécié, je t'invite à t'abonner sur ta plateforme préférée et à me laisser un commentaire 5 étoiles. On se retrouve au prochain épisode pour parler management et leadership.

Chapters

  • Chapitre 1

    00:00

  • Introduction

    00:37

  • Manque de confiance en soi

    01:11

  • Confusion entre vie pro et perso

    05:00

  • Importance de l'entourage

    08:49

  • Sensibilité au regard des autres

    12:22

  • Ne pas dire stop à des comportements inappropriés

    16:04

  • Fixer des limites claires

    20:29

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Dans cet épisode très personnel, je te partage mes 5 plus grands regrets en 16 ans de management.
Ces moments où j’ai fait les mauvais choix. Ces décisions que j’aurais aimé pouvoir corriger.

💬 Tu vas découvrir :

  • Pourquoi j’ai longtemps cru que je n’étais pas à ma place

  • Ce qui m’a poussée à faire passer le boulot avant ma santé

  • L’impact d’un entourage (ou de son absence) sur ta progression

  • Comment le regard des autres a freiné mon authenticité

  • Pourquoi fixer des limites est un acte de leadership


Je te livre tout avec vulnérabilité, pour t’éviter de refaire les mêmes erreurs.


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🦋 Je suis Elodie, coach et formatrice en management et leadership : j'aide les managers débordées à devenir des leaders inspirantes et organisées avec mes conseils issus de 16 ans de management et ma bonne humeur


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Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue sur Feedback, le podcast autour du management et du leadership. Je suis Élodie, manager depuis 14 ans, et ma mission, c'est d'aider les salariés et entrepreneurs à prendre confiance en elles pour manager sereinement leur équipe. Alors si toi aussi tu es convaincu qu'on peut avoir un management bienveillant et un leadership affirmé sans écraser les autres, abonne-toi ! Tu trouveras ici tous mes conseils et retours d'expérience pour t'aider à devenir une des leaders de demain. Je te souhaite une agréable écoute ! Hello à toi ! Et bienvenue pour ce nouvel épisode de Feedback, qui va être beaucoup plus personnel que ce que je fais d'habitude, puisque je vais te partager aujourd'hui mes regrets, mes erreurs que j'ai pu faire en 16 ans de management. Ces moments où j'ai fait les mauvais choix et où j'aurais aimé pouvoir remonter le temps. Donc tu vas voir, je vais t'en dévoiler 5 et j'espère qu'ils vont vraiment t'aider à gagner du temps de ton côté et à ne pas tomber dans les mêmes pièges que moi. Donc... Peut-être que tu m'écoutes en ta voiture, peut-être que tu m'écoutes en train de prendre ton café. Je t'invite à t'installer confortablement et à me laisser te raconter tout ça, comme si on était en train de boire ce café ensemble. La première erreur que j'ai envie de te partager aujourd'hui, c'est le fait de ne pas avoir cru suffisamment en moi. Je peux dire que j'ai eu un parcours assez brillant dans mes études. Tout m'a réussi. J'ai réussi tout ce que j'ai entrepris, que ce soit au collège, au lycée, même aux études que j'ai faites à Sciences Po. J'ai eu un parcours assez brillantissime. Et du coup, j'étais habituée aux bonnes notes. Moi, j'étais habituée aux 16, aux 18, à faire que, limite, tout soit facile. Mais alors, qu'est-ce que j'ai déchanté quand je suis arrivée dans le monde de l'entreprise ? Je pense qu'il n'y a personne, en fait, qui nous prépare à ça. Personne. On le sait, on en parle, mais personne ne nous dit vraiment comment ça se passe. Et là, limite, je suis devenue une élo complètement différente, recroquevillée sur moi-même. qui n'osait rien dire, qui n'osait pas donner son avis. Et en fait, je me suis rendue compte quand même que c'était en décalage avec la perception qu'avaient les autres de moi. J'ai, via mon métier du coup, eu des responsabilités rapidement. J'étais contre la suggestion, ce qui veut dire que j'étais en contact permanent avec des directeurs, des responsables qui géraient des millions de chiffres d'affaires. Et en fait, je me retrouvais à participer à des réunions où on me demandait mon avis. Moi, je me souviens de mon patron suisse lors de mon premier poste. qui avait une réunion de présentation des résultats hyper importantes. Il voulait mon avis, il voulait mon analyse. J'étais là aussi pour le rassurer avant cette réunion. Et donc, ça montrait bien qu'il avait confiance en moi et en mes compétences. Mais à cette époque-là, je ne l'ai pas perçu comme ça. Et pareil, après, dans la boîte où je suis restée 12 ans, ça m'arrivait hyper fréquemment de me retrouver dans le bureau de mes boss, père et fils, où ils étaient en train de s'arracher la gueule. Très clairement, parce qu'ils n'étaient pas d'accord. Et puis d'un coup, au bout d'une heure de conflit, ils se tournaient tous les deux vers moi et disaient « Hello, qu'est-ce que t'en penses ? On aimerait bien ton avis. » Comment dire que j'étais comme ça ? Je ne savais pas trop quoi dire, parce qu'il ne fallait surtout pas froisser l'un ou l'autre. Mais ça montrait bien que mon avis comptait. Et pour moi, je ne comprenais pas pourquoi ils me demandaient mon avis, pourquoi je participais à ce genre de réunion, à ce genre de décision. Parce que j'étais la petite nana de 20 ou 25 ans. qui n'avait rien compris à la vie et qui était... J'avais vraiment le syndrome de l'imposteur, je pensais que je n'étais pas du tout à ma place. Limite, je me retrouvais à répondre à ces questions presque en chottant. Je pesais chaque mot que je disais, rien à voir avec la hello que tu vois aujourd'hui. Mais voilà, j'avais l'impression de ne pas être au bon endroit, de ne pas être à la bonne place et que mon avis ne comptait pas. Ou du moins que mon avis ne devait pas compter autant. Or, c'est en travaillant sur moi... en faisant du développement personnel, que j'ai compris que si j'étais dans ces bureaux, dans ce cadre de décision, ce n'était pas pour rien. Ça voulait dire que mon avis comptait et que j'avais des compétences. Mais ça, je l'ai compris, mais cinq, dix ans plus tard. Ce que je te conseille de faire par rapport à ce que je viens de te dire, c'est la prochaine fois que tu te dis « je ne suis pas à ma place » , c'est de te poser la question « ok, mais si toi, tu ne l'es pas, qui c'est qui le serait ? » Qui est-ce dans ton équipe qui serait du coup légitime à ta place ? Qui d'autre serait légitime à ta place ? Et en fait, Tu verras que quasiment 90% du temps, la seule réponse possible qui va ressortir, c'est que c'est toi qui es au bon endroit et il n'y a personne d'autre que toi qui est capable de prendre cette décision ou de participer à cette discussion, à cette réunion ou à ce projet. Donc vraiment, pense bien à te poser cette question parce que ça te permet de montrer que oui, tu es au bon endroit, tu es au bon poste et tu as les compétences pour être manager. Et je te conseille vraiment de prendre confiance en toi, de capter ce genre d'informations. de te dire « Ok, si j'ai été promue à ce poste-là, ce n'est pas pour rien. Ok, si on demande mon avis sur tel et tel dossier, c'est qu'on me fait confiance. » Et de vraiment t'appuyer dessus pour prendre confiance en toi et oser décider, oser donner ton avis, oser être à ta place, tout simplement. La deuxième erreur que j'ai faite et que je voulais te partager aujourd'hui, c'était de penser que le pro et le perso, c'était une frontière très nette entre les deux. Et je n'ai compris qu'à l'âge de 35 ans, qu'en fait, l'un nourrissait l'autre et inversement. En fait, j'ai travaillé comme une acharnée pendant des années. J'ai toujours fait passer le travail avant moi. Je me retrouvais à écrire des mails le week-end. Je me retrouvais à ne pas poser forcément mes vacances. Je me retrouvais à annuler des dîners avec des proches parce qu'il fallait que je finisse ça hyper urgemment. Un enfer, en fait, pour la personne avec qui je vivais, pour ma famille ou pour mes proches. Parce que j'ai toujours mis le boulot en priorité et que je ne me suis jamais mise moi-même en priorité. J'étais persuadée qu'en fait, c'était le prix normal à payer pour avancer, pour avoir une carrière, pour avoir des promotions, même si je ne me suis jamais considérée comme quelqu'un de carriériste. Mais en tout cas, je voulais avoir un bon job, une bonne situation sociale. Et pour moi, c'était vraiment le prix à payer par rapport à ça. Résultat, qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai frôlé le burn-out. J'ai frôlé parce que je n'ai été arrêtée que trois semaines. Et c'est là, en fait, où j'ai pris conscience que, ben non, je ne vais pas passer 40 ans à m'oublier pendant toute ma carrière professionnelle. Enfin, 40 ans, 42 ans et demi, ou peu importe le temps qu'on va travailler. Mais en fait, ce n'est pas ça, la vie. La vie, c'est aussi être soi, être présente pour ses proches, pour sa famille, partager du temps perso. Si jamais tu as des enfants, c'est ça la vraie vie, en fait. Et ce n'est pas juste le travail, parce qu'au final, au travail, on n'est peut-être pas tous des pions. Mais en tout cas, l'entreprise, elle continue à avancer, même sans nous. Et j'avais eu du mal, en fait, à donner la juste valeur à l'ensemble des sphères de ma vie. Et comme je te l'ai dit, je n'ai compris ça qu'à l'âge de 35 ans. C'est quand même assez tard. Donc, si j'ai bien un conseil à te donner, et c'est celui que je donne à toutes les managers que j'accompagne dans Manager360, qui est mon accompagnement sur quatre mois où j'aide justement les managers à devenir des personnes organisées, sereines et respectées dans leur entreprise, dans leur quotidien, même dans leur carrière, la première chose que je leur dis, c'est de se mettre en priorité. Elles font clairement partie de la to-do list. Ta to-do list doit contenir des tâches qui te concernent et aussi bien des tâches pro que perso. Ton bien-être doit être aussi ta priorité. Ton équilibre de vie, ton équilibre mental, ta santé mentale, ton bien-être, ce qui te nourrit, en fait, ce sont des noms négociables. C'est quelque chose sur lequel tu ne dois jamais transiger, en fait. Ça fait partie de ta vie. Et il n'y a rien, en fait, qui doit passer au-delà de ça. Même si tu es payé je ne sais pas combien par mois, même si tu as beaucoup de responsabilités, même si, même si, même si, en fait, ce sont des mauvaises excuses. Et vraiment... Il faut que tu arrives à recaler l'ensemble de ta vie, l'ensemble des sphères de ta vie au bon endroit pour toi. Et il peut y avoir des phases où ton boulot n'était pas important et tu te donnes à fond dedans, mais il ne faut pas que ça devienne la norme, sinon tu vas finir épuisé. Il faut bien que tu gardes en tête qu'une manager épuisée, c'est une manager inefficace. En fait, tu ne sers ni ton équipe, ni ton entreprise quand tu es fatigué, stressé, démoralisé, démotivé. Très clairement. Et prendre soin de toi, en fait, ce n'est pas un acte. égoïste, c'est un acte stratégique. Donc franchement, essaye de garder ça en tête de cet épisode, parce que c'est peut-être l'un des meilleurs conseils que je pourrais te donner. Fais-toi passer en priorité, et c'est pas être égoïste, loin de là. La troisième erreur que j'ai envie de te partager aujourd'hui, c'est de croire que tu peux tout faire toute seule, c'est de croire que l'entourage ne sert à rien. Et moi, j'ai très clairement sous-estimé la force de l'entourage pendant des années. Pendant au moins les sept premières années où j'ai managé. En fait, je me disais que je ne vais surtout pas partager mes doutes, ni à mon boss, ni à mes autres collègues managers, toutes les personnes du même niveau que moi, parce que ça allait donner une image de faiblesse, de personne qui n'est pas au bon endroit, qui n'est pas faite pour ce poste, qui n'est pas compétente, etc. J'étais entourée de gens, j'avais mon équipe avec moi, avec qui ça se passait très bien, j'avais vraiment des personnes que j'adorais accompagner. J'étais entourée, mais en fait, j'étais profondément seule parce que j'étais seule face à mes doutes, face à mes problèmes, face à mes questions. Je me disais que tout ce qui se passait dans ma tête, ce n'était pas normal, que j'étais la seule à vivre ça. Mes questions sur ma légitimité, sur est-ce que je dois prendre telle décision ? Est-ce que je fais bien de parler à un tel comme ça ? On a tous et toutes des questions en tête quand on est manager. Et je te rassure, tu n'es pas la seule à les avoir, en fait. On se les pose toutes. Et moi, en fait, je n'osais pas en parler parce que je n'ai pas trouvé de... cadre ou le faire. Et je ne voulais surtout pas embêter mes connaissances de travail là-dessus, ni mes amis, ni mes proches, ni ma famille. Et en fait, je me suis retrouvée enfermée avec mes propres questions, mes propres problèmes et à ne pas pouvoir avancer dessus parce que je n'avais pas trouvé justement d'endroit où en parler. Or, être manager, ce n'est pas être seule et se retrouver à porter tout le poids du monde sur ses épaules, comme le faisait Atlas. Non, être manager, c'est aussi avoir du leadership. Et être une leader, du coup, c'est savoir s'entourer des bonnes personnes. C'est aller chercher des personnes qui nous inspirent, qui vont pouvoir nous conseiller. Ça peut être dans ton entourage physique, comme ça peut être dans ton entourage virtuel. Va lire des contenus de personnes sur LinkedIn qui t'inspirent. Inscris-toi à des newsletters qui t'inspirent. Là déjà, tu le fais en regardant ma vidéo. Peut-être que tu suis mon podcast ou que tu suis mes vidéos depuis un moment. Mais entoure-toi de gens qui te donnent envie de continuer, qui te donnent de l'inspiration. qui te donnent de la motivation et qui sont capables de te donner des réponses à tes questions. C'est hyper important. Et essaye peut-être aussi de trouver des groupes, des cercles de managers auxquels tu peux participer. Il y en a dans les régions, il y en a dans les villes, il y en a peut-être dans ton entreprise. Moi, tu vois, c'est ce que j'ai créé aussi avec Manager360. C'est clairement un cercle de bienveillance, un peu un cocon, parce que c'est celui que je n'ai pas eu pendant des années. Donc, je veux donner ça aussi aux managers que j'accompagne. Tu n'as pas, en fait, à rester seul face à tes problèmes. Tu verras qu'en t'entourant des bonnes personnes, tu vas pouvoir avancer à pas de géant et beaucoup plus vite. Donc surtout, ne reste pas seule dans ton coin. Vraiment, moi, c'est une erreur que j'ai fait les dix premières années. Et c'est quand j'ai commencé à intégrer des cercles de managers, quand j'ai commencé à m'ouvrir et à comprendre que partager mes difficultés, ce n'était pas forcément être faible, que là, j'ai progressé, je me suis développée, j'ai travaillé mon mindset, je suis allée au-delà de certaines peurs. Et c'est là où j'ai kiffé mon management, en fait, tout simplement. La quatrième erreur que j'ai envie de te partager aujourd'hui, C'est d'être trop sensible. J'ai été beaucoup trop sensible au regard des autres. Je vais te partager quelque chose. Je suis sûre que ça va te parler. On a toute cette phrase à un moment donné qui apparaît en tête en se disant « Ouais, mais en fait, je ne vaux rien en tant que manager parce qu'une bonne manager, ça doit être. » Et là, tu mets tous les mots que tu veux derrière. Elle doit être juste. Elle doit être toujours disponible. Elle doit être ultra efficace. Elle ne doit faire jamais d'erreurs. Je pourrais t'en citer 46 000 autres et je pense qu'il y en a forcément qui te viennent en tête quand je te dis cette phrase. En fait, j'ai passé des années à essayer de rentrer dans des cases et qui n'étaient pas les miennes, qui étaient celles de la société, qui étaient celles correspondant aux attentes des autres. Et en fait, je me suis retrouvée à renier mes propres valeurs, à renier ce que je voulais vraiment. Tout ça parce que je voulais être appréciée, aimée de mon équipe, de ma direction. Et du coup, je me mettais dans un rôle de manager qui n'était pas le mien. Je me forçais des fois à être dure, ferme, à taper du poing sur la table, alors que ce n'est pas ma façon de faire. Moi, j'essaye de passer par le dialogue, par la compréhension, par l'empathie. Alors oui, des fois, il faut être ferme. Oui, des fois, il faut être directive. Mais limite, je me suis transformée en une Élodie que je ne connaissais pas, que je ne reconnaissais pas et qui n'était pas moi. J'avais tellement peur d'être rejetée et critiquée que je faisais attention à la façon dont je m'habillais, à la façon dont je me coiffais, Ausha de mes lunettes. tout ce genre de petits détails. Je n'osais pas venir au travail en basket alors que j'ai travaillé pendant 12 années dans une entreprise hyper cool, détendue, où ce n'était vraiment pas le standard. Les costards ou les tailleurs, pas du tout. Mais je me disais, moi, je suis manager, je dois avoir une certaine posture. Donc, je m'interdisais. Je venais toujours en talons. Je m'interdisais des baskets à partir du moment. où j'ai travaillé sur moi et que je me suis dit que ma tenue ne justifiait en rien mon professionnalisme. Je peux te dire que les baskets, je ne les ai pas lâchées. Ça a été pareil aussi avec mes cheveux. Je l'avais partagé dans un post LinkedIn qui avait fait pas mal parler de lui à l'époque. Parce que pendant des années, je me suis lissé les cheveux. Parce que pareil, si je gardais mes cheveux bouclés, à aucun moment donné, ça faisait professionnel. Alors, ça a été très dur les premières semaines. où j'ai laissé mes cheveux bouclés, puisque là, je peux te dire que j'ai eu des remarques désobligeantes des personnes de mon équipe. Mais bon, il fallait aller au-delà de ça. J'ai eu la force, en fait, de les accepter. Et tant pis, critiquez-moi, ce n'est pas grave. Mais en tout cas, ça ne juge en rien la qualité de mon travail, la qualité de mon management, tout ce que je peux apporter à l'entreprise. Et finalement, je suis assez OK maintenant de porter mes cheveux bouclés. Peu importe si je fais des vidéos YouTube, si je suis en tête à tête avec Alice qui travaille avec moi ou avec Gwen, ou que je suis avec les managers que j'accompagne. Et en fait, je suis vraiment tombée dans des dictats, dans des moules qui ne me correspondaient pas. Et si je devais tout refaire aujourd'hui, je peux te dire que dès à présent, je travaillerai dans une entreprise qui m'accepte comme je suis, point à la ligne. Et il faut bien que tu gardes une chose en tête, et c'est pour ça que je te partage ça aujourd'hui, cette erreur-là en tout cas, c'est que peu importe comment tu vas t'habiller, peu importe la posture que tu vas avoir, peu importe la façon dont tu vas te coiffer, te maquiller, etc., il y aura toujours des gens pour te critiquer. Il y aura toujours des gens pour dire que t'as pas fait ci, que t'es pas comme ça. Donc autorise-toi du coup à être toi-même, parce que que tu portes les cheveux lisses, les cheveux bouclés, que tu t'habilles en wonder woman, business woman, ou comme si tu allais prendre un café avec quelqu'un. Peu importe le choix que tu vas faire, il y aura toujours quelqu'un qui va critiquer. Donc, autorise-toi à être comme tu es. Alors, c'est sûr, les premiers temps, ça va être difficile, mais tu verras après la liberté que ça amène, très clairement. Et enfin, le cinquième regret que j'ai en tant que manager, et celui-là, c'est celui que je regrette le plus, je pense, c'est de ne pas avoir dit stop à certains comportements. Oui. J'ai assisté à des comportements déplacés, des comportements toxiques dans les entreprises dans lesquelles j'étais, des personnes vis-à-vis de moi ou des personnes qui l'ont fait vis-à-vis de collaborateurs ou de collaboratrices de mon équipe. Et je n'ai pas bougé, je n'ai rien dit. Et aujourd'hui, avec la personnalité que j'ai, c'est sûr que je dirai quelque chose et que je ne laisserai pas passer. Il y a un exemple qui me vient en tête, j'ai clairement été insultée en réunion. par un de mes équivalents, un de mes confrères. J'étais tellement sous le choc que j'étais persuadée d'avoir mal entendu. Je me suis dit non mais c'est pas possible, j'ai pas pu entendre grosse conne. Enfin, il a pas pu sortir ça dans une réunion d'équipe qui était une réunion très opérationnelle où on faisait le point des installations à venir. Et en fait j'ai limite mis mon mouchoir par-dessus, je me suis dit non mais j'ai mal entendu, c'est pas possible, il a pas pu dire ça. Et on finit la réunion et en fait ce sont... ... Mes collaborateurs qui étaient là, qui ont assisté à la scène, qui sont venus me voir et qui m'ont dit « Mais Hélo, il t'a traité comme ça, mais comment t'as pu laisser passer ça ? » Et c'est là où je me suis dit « Ah non, merde, en fait, j'ai bien compris, j'ai bien entendu ce qui s'est passé. » Et j'ai beaucoup regretté parce que j'ai pas su... En fait, après coup, je me suis dit « Je vais pas réagir maintenant, en fait, c'est débile. » J'en ai quand même parlé à ma direction. La position a été plus que moyenne, très clairement. Il n'a pas forcément été sanctionné, il a juste eu un petit rappel, mais sans plus. Et en fait, je n'aurais pas dû rester assise à continuer la réunion. Après coup, j'aurais dû dire, est-ce que j'ai bien entendu ? Mais qui tu es pour parler comme ça ? En fait, c'est toi qui dois sortir de la salle, vu le propos que tu tiens. Je sais qu'aujourd'hui, ça ne se passerait pas comme ça. Mais à l'époque, j'étais peut-être jeune, j'étais peut-être encore immature. Je n'avais pas cette confiance en moi. Donc ouais, j'ai laissé passer vis-à-vis de moi. Mais ce que je regrette encore plus, c'est d'avoir laissé passer certains comportements de collègues, on va dire toxiques, vis-à-vis d'autres collaborateurs. Alors, je n'avais pas toutes les cartes en main, je ne pouvais pas agir totalement. Mais après coup, c'est clairement des comportements que je n'aurais jamais dû laisser passer. En fait, si tu laisses passer ce genre de comportement toxique dans ton entreprise, dans ton service, dans ton équipe, c'est que tu les autorises en restant silencieuse. Et aujourd'hui, c'est clair que je me refuserai. à faire comme si rien ne s'était passé, parce que ce n'est servir personne. Ni la personne qui a été agressée, physiquement ou verbalement, ça ne sert pas du tout ton leadership et ton management. Parce qu'en fait, ton équipe attend que tu prennes position face à ces comportements. Et les fois où j'ai commencé à prendre position contre ça, certes, avec la personne que je recadrais, c'était compliqué. J'ai vécu des moments très difficiles avec certaines personnes, mais par contre, tous les autres qui ne disaient rien sont venus me voir après. Ils m'ont dit « Merci Elo, tu as fait ce qu'il fallait » . Et ça, en fait, on l'oublie trop souvent. Et c'est faire preuve de leadership que de prendre ce genre de position et de ne pas laisser passer ce genre de comportement. Parce que c'est comme la pomme dans le cajot, ça va finir par pourrir tout le reste des éléments de ton équipe, qui sont eux des bons éléments. qui sont motivés, qui sont compétents. Et voilà, mon plus grand regret, c'est de ne pas avoir pris position et d'avoir laissé passer certaines choses, parce qu'il y a vraiment des choses inacceptables que j'ai laissées passer. Je l'admets, et je n'aurais pas dû. Garde bien en tête que fixer des limites claires sur des valeurs importantes dans ton équipe, c'est ça, faire preuve de leadership, c'est ça aussi être authentique, c'est ça être aussi bienveillante. Bienveillante, ce n'est pas forcément tout accepter, c'est... aussi créer un cadre de travail qui est rassurant pour ton équipe. Ça fait partie de la bienveillance. Et donc, ça suppose de recadrer les gens qui sortent des valeurs qui ont été définies entre toi et ton équipe. Ton intégrité en tant que manager vaut plus que ça. Et ton silence risque de coûter beaucoup plus cher que le conflit d'une prise de position. Donc voilà, c'était mes cinq plus grands regrets en tant que manager. Des actions ou des choses que je ne peux pas effacer, je ne peux pas revenir en arrière. Donc c'est pour ça que c'était important pour moi de te les partager pour que tu ne refasses pas les mêmes erreurs que moi. Parce que tu as encore le temps de poser tes limites, de savoir ce que tu veux, de savoir ce que tu vaux et de mener dès à présent des actions pour corriger ça. au fur et à mesure. Donc vraiment, j'espère que cet épisode tout en transparence, en authenticité, en vulnérabilité t'aura plu. N'hésite pas aussi à venir me dire sur mes réseaux sociaux ou directement en commentaire s'il y a des choses qui t'ont marqué plus que d'autres. Moi, je serais ravie de discuter avec toi par rapport à ça. Et si tu souhaites que je t'accompagne justement à gagner du temps et à ne pas faire ces erreurs-là, tu peux t'inscrire dès maintenant à la prochaine session de Manager 360. Tu peux prendre rendez-vous avec moi directement. Il y a le lien dans la description. C'est un rendez-vous où on va faire un audit de ton management et on verra ensemble si t'es amené à travailler avec moi ou pas. Si Manager360 peut te correspondre, je suis hyper honnête par rapport à ça. Donc c'est un rendez-vous sans engagement, tu trouveras le lien directement dans la description. Je te remercie d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu l'as apprécié, je t'invite à t'abonner sur ta plateforme préférée et à me laisser un commentaire 5 étoiles. On se retrouve au prochain épisode pour parler management et leadership.

Chapters

  • Chapitre 1

    00:00

  • Introduction

    00:37

  • Manque de confiance en soi

    01:11

  • Confusion entre vie pro et perso

    05:00

  • Importance de l'entourage

    08:49

  • Sensibilité au regard des autres

    12:22

  • Ne pas dire stop à des comportements inappropriés

    16:04

  • Fixer des limites claires

    20:29

Description

Dans cet épisode très personnel, je te partage mes 5 plus grands regrets en 16 ans de management.
Ces moments où j’ai fait les mauvais choix. Ces décisions que j’aurais aimé pouvoir corriger.

💬 Tu vas découvrir :

  • Pourquoi j’ai longtemps cru que je n’étais pas à ma place

  • Ce qui m’a poussée à faire passer le boulot avant ma santé

  • L’impact d’un entourage (ou de son absence) sur ta progression

  • Comment le regard des autres a freiné mon authenticité

  • Pourquoi fixer des limites est un acte de leadership


Je te livre tout avec vulnérabilité, pour t’éviter de refaire les mêmes erreurs.


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🦋 Je suis Elodie, coach et formatrice en management et leadership : j'aide les managers débordées à devenir des leaders inspirantes et organisées avec mes conseils issus de 16 ans de management et ma bonne humeur


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bienvenue sur Feedback, le podcast autour du management et du leadership. Je suis Élodie, manager depuis 14 ans, et ma mission, c'est d'aider les salariés et entrepreneurs à prendre confiance en elles pour manager sereinement leur équipe. Alors si toi aussi tu es convaincu qu'on peut avoir un management bienveillant et un leadership affirmé sans écraser les autres, abonne-toi ! Tu trouveras ici tous mes conseils et retours d'expérience pour t'aider à devenir une des leaders de demain. Je te souhaite une agréable écoute ! Hello à toi ! Et bienvenue pour ce nouvel épisode de Feedback, qui va être beaucoup plus personnel que ce que je fais d'habitude, puisque je vais te partager aujourd'hui mes regrets, mes erreurs que j'ai pu faire en 16 ans de management. Ces moments où j'ai fait les mauvais choix et où j'aurais aimé pouvoir remonter le temps. Donc tu vas voir, je vais t'en dévoiler 5 et j'espère qu'ils vont vraiment t'aider à gagner du temps de ton côté et à ne pas tomber dans les mêmes pièges que moi. Donc... Peut-être que tu m'écoutes en ta voiture, peut-être que tu m'écoutes en train de prendre ton café. Je t'invite à t'installer confortablement et à me laisser te raconter tout ça, comme si on était en train de boire ce café ensemble. La première erreur que j'ai envie de te partager aujourd'hui, c'est le fait de ne pas avoir cru suffisamment en moi. Je peux dire que j'ai eu un parcours assez brillant dans mes études. Tout m'a réussi. J'ai réussi tout ce que j'ai entrepris, que ce soit au collège, au lycée, même aux études que j'ai faites à Sciences Po. J'ai eu un parcours assez brillantissime. Et du coup, j'étais habituée aux bonnes notes. Moi, j'étais habituée aux 16, aux 18, à faire que, limite, tout soit facile. Mais alors, qu'est-ce que j'ai déchanté quand je suis arrivée dans le monde de l'entreprise ? Je pense qu'il n'y a personne, en fait, qui nous prépare à ça. Personne. On le sait, on en parle, mais personne ne nous dit vraiment comment ça se passe. Et là, limite, je suis devenue une élo complètement différente, recroquevillée sur moi-même. qui n'osait rien dire, qui n'osait pas donner son avis. Et en fait, je me suis rendue compte quand même que c'était en décalage avec la perception qu'avaient les autres de moi. J'ai, via mon métier du coup, eu des responsabilités rapidement. J'étais contre la suggestion, ce qui veut dire que j'étais en contact permanent avec des directeurs, des responsables qui géraient des millions de chiffres d'affaires. Et en fait, je me retrouvais à participer à des réunions où on me demandait mon avis. Moi, je me souviens de mon patron suisse lors de mon premier poste. qui avait une réunion de présentation des résultats hyper importantes. Il voulait mon avis, il voulait mon analyse. J'étais là aussi pour le rassurer avant cette réunion. Et donc, ça montrait bien qu'il avait confiance en moi et en mes compétences. Mais à cette époque-là, je ne l'ai pas perçu comme ça. Et pareil, après, dans la boîte où je suis restée 12 ans, ça m'arrivait hyper fréquemment de me retrouver dans le bureau de mes boss, père et fils, où ils étaient en train de s'arracher la gueule. Très clairement, parce qu'ils n'étaient pas d'accord. Et puis d'un coup, au bout d'une heure de conflit, ils se tournaient tous les deux vers moi et disaient « Hello, qu'est-ce que t'en penses ? On aimerait bien ton avis. » Comment dire que j'étais comme ça ? Je ne savais pas trop quoi dire, parce qu'il ne fallait surtout pas froisser l'un ou l'autre. Mais ça montrait bien que mon avis comptait. Et pour moi, je ne comprenais pas pourquoi ils me demandaient mon avis, pourquoi je participais à ce genre de réunion, à ce genre de décision. Parce que j'étais la petite nana de 20 ou 25 ans. qui n'avait rien compris à la vie et qui était... J'avais vraiment le syndrome de l'imposteur, je pensais que je n'étais pas du tout à ma place. Limite, je me retrouvais à répondre à ces questions presque en chottant. Je pesais chaque mot que je disais, rien à voir avec la hello que tu vois aujourd'hui. Mais voilà, j'avais l'impression de ne pas être au bon endroit, de ne pas être à la bonne place et que mon avis ne comptait pas. Ou du moins que mon avis ne devait pas compter autant. Or, c'est en travaillant sur moi... en faisant du développement personnel, que j'ai compris que si j'étais dans ces bureaux, dans ce cadre de décision, ce n'était pas pour rien. Ça voulait dire que mon avis comptait et que j'avais des compétences. Mais ça, je l'ai compris, mais cinq, dix ans plus tard. Ce que je te conseille de faire par rapport à ce que je viens de te dire, c'est la prochaine fois que tu te dis « je ne suis pas à ma place » , c'est de te poser la question « ok, mais si toi, tu ne l'es pas, qui c'est qui le serait ? » Qui est-ce dans ton équipe qui serait du coup légitime à ta place ? Qui d'autre serait légitime à ta place ? Et en fait, Tu verras que quasiment 90% du temps, la seule réponse possible qui va ressortir, c'est que c'est toi qui es au bon endroit et il n'y a personne d'autre que toi qui est capable de prendre cette décision ou de participer à cette discussion, à cette réunion ou à ce projet. Donc vraiment, pense bien à te poser cette question parce que ça te permet de montrer que oui, tu es au bon endroit, tu es au bon poste et tu as les compétences pour être manager. Et je te conseille vraiment de prendre confiance en toi, de capter ce genre d'informations. de te dire « Ok, si j'ai été promue à ce poste-là, ce n'est pas pour rien. Ok, si on demande mon avis sur tel et tel dossier, c'est qu'on me fait confiance. » Et de vraiment t'appuyer dessus pour prendre confiance en toi et oser décider, oser donner ton avis, oser être à ta place, tout simplement. La deuxième erreur que j'ai faite et que je voulais te partager aujourd'hui, c'était de penser que le pro et le perso, c'était une frontière très nette entre les deux. Et je n'ai compris qu'à l'âge de 35 ans, qu'en fait, l'un nourrissait l'autre et inversement. En fait, j'ai travaillé comme une acharnée pendant des années. J'ai toujours fait passer le travail avant moi. Je me retrouvais à écrire des mails le week-end. Je me retrouvais à ne pas poser forcément mes vacances. Je me retrouvais à annuler des dîners avec des proches parce qu'il fallait que je finisse ça hyper urgemment. Un enfer, en fait, pour la personne avec qui je vivais, pour ma famille ou pour mes proches. Parce que j'ai toujours mis le boulot en priorité et que je ne me suis jamais mise moi-même en priorité. J'étais persuadée qu'en fait, c'était le prix normal à payer pour avancer, pour avoir une carrière, pour avoir des promotions, même si je ne me suis jamais considérée comme quelqu'un de carriériste. Mais en tout cas, je voulais avoir un bon job, une bonne situation sociale. Et pour moi, c'était vraiment le prix à payer par rapport à ça. Résultat, qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai frôlé le burn-out. J'ai frôlé parce que je n'ai été arrêtée que trois semaines. Et c'est là, en fait, où j'ai pris conscience que, ben non, je ne vais pas passer 40 ans à m'oublier pendant toute ma carrière professionnelle. Enfin, 40 ans, 42 ans et demi, ou peu importe le temps qu'on va travailler. Mais en fait, ce n'est pas ça, la vie. La vie, c'est aussi être soi, être présente pour ses proches, pour sa famille, partager du temps perso. Si jamais tu as des enfants, c'est ça la vraie vie, en fait. Et ce n'est pas juste le travail, parce qu'au final, au travail, on n'est peut-être pas tous des pions. Mais en tout cas, l'entreprise, elle continue à avancer, même sans nous. Et j'avais eu du mal, en fait, à donner la juste valeur à l'ensemble des sphères de ma vie. Et comme je te l'ai dit, je n'ai compris ça qu'à l'âge de 35 ans. C'est quand même assez tard. Donc, si j'ai bien un conseil à te donner, et c'est celui que je donne à toutes les managers que j'accompagne dans Manager360, qui est mon accompagnement sur quatre mois où j'aide justement les managers à devenir des personnes organisées, sereines et respectées dans leur entreprise, dans leur quotidien, même dans leur carrière, la première chose que je leur dis, c'est de se mettre en priorité. Elles font clairement partie de la to-do list. Ta to-do list doit contenir des tâches qui te concernent et aussi bien des tâches pro que perso. Ton bien-être doit être aussi ta priorité. Ton équilibre de vie, ton équilibre mental, ta santé mentale, ton bien-être, ce qui te nourrit, en fait, ce sont des noms négociables. C'est quelque chose sur lequel tu ne dois jamais transiger, en fait. Ça fait partie de ta vie. Et il n'y a rien, en fait, qui doit passer au-delà de ça. Même si tu es payé je ne sais pas combien par mois, même si tu as beaucoup de responsabilités, même si, même si, même si, en fait, ce sont des mauvaises excuses. Et vraiment... Il faut que tu arrives à recaler l'ensemble de ta vie, l'ensemble des sphères de ta vie au bon endroit pour toi. Et il peut y avoir des phases où ton boulot n'était pas important et tu te donnes à fond dedans, mais il ne faut pas que ça devienne la norme, sinon tu vas finir épuisé. Il faut bien que tu gardes en tête qu'une manager épuisée, c'est une manager inefficace. En fait, tu ne sers ni ton équipe, ni ton entreprise quand tu es fatigué, stressé, démoralisé, démotivé. Très clairement. Et prendre soin de toi, en fait, ce n'est pas un acte. égoïste, c'est un acte stratégique. Donc franchement, essaye de garder ça en tête de cet épisode, parce que c'est peut-être l'un des meilleurs conseils que je pourrais te donner. Fais-toi passer en priorité, et c'est pas être égoïste, loin de là. La troisième erreur que j'ai envie de te partager aujourd'hui, c'est de croire que tu peux tout faire toute seule, c'est de croire que l'entourage ne sert à rien. Et moi, j'ai très clairement sous-estimé la force de l'entourage pendant des années. Pendant au moins les sept premières années où j'ai managé. En fait, je me disais que je ne vais surtout pas partager mes doutes, ni à mon boss, ni à mes autres collègues managers, toutes les personnes du même niveau que moi, parce que ça allait donner une image de faiblesse, de personne qui n'est pas au bon endroit, qui n'est pas faite pour ce poste, qui n'est pas compétente, etc. J'étais entourée de gens, j'avais mon équipe avec moi, avec qui ça se passait très bien, j'avais vraiment des personnes que j'adorais accompagner. J'étais entourée, mais en fait, j'étais profondément seule parce que j'étais seule face à mes doutes, face à mes problèmes, face à mes questions. Je me disais que tout ce qui se passait dans ma tête, ce n'était pas normal, que j'étais la seule à vivre ça. Mes questions sur ma légitimité, sur est-ce que je dois prendre telle décision ? Est-ce que je fais bien de parler à un tel comme ça ? On a tous et toutes des questions en tête quand on est manager. Et je te rassure, tu n'es pas la seule à les avoir, en fait. On se les pose toutes. Et moi, en fait, je n'osais pas en parler parce que je n'ai pas trouvé de... cadre ou le faire. Et je ne voulais surtout pas embêter mes connaissances de travail là-dessus, ni mes amis, ni mes proches, ni ma famille. Et en fait, je me suis retrouvée enfermée avec mes propres questions, mes propres problèmes et à ne pas pouvoir avancer dessus parce que je n'avais pas trouvé justement d'endroit où en parler. Or, être manager, ce n'est pas être seule et se retrouver à porter tout le poids du monde sur ses épaules, comme le faisait Atlas. Non, être manager, c'est aussi avoir du leadership. Et être une leader, du coup, c'est savoir s'entourer des bonnes personnes. C'est aller chercher des personnes qui nous inspirent, qui vont pouvoir nous conseiller. Ça peut être dans ton entourage physique, comme ça peut être dans ton entourage virtuel. Va lire des contenus de personnes sur LinkedIn qui t'inspirent. Inscris-toi à des newsletters qui t'inspirent. Là déjà, tu le fais en regardant ma vidéo. Peut-être que tu suis mon podcast ou que tu suis mes vidéos depuis un moment. Mais entoure-toi de gens qui te donnent envie de continuer, qui te donnent de l'inspiration. qui te donnent de la motivation et qui sont capables de te donner des réponses à tes questions. C'est hyper important. Et essaye peut-être aussi de trouver des groupes, des cercles de managers auxquels tu peux participer. Il y en a dans les régions, il y en a dans les villes, il y en a peut-être dans ton entreprise. Moi, tu vois, c'est ce que j'ai créé aussi avec Manager360. C'est clairement un cercle de bienveillance, un peu un cocon, parce que c'est celui que je n'ai pas eu pendant des années. Donc, je veux donner ça aussi aux managers que j'accompagne. Tu n'as pas, en fait, à rester seul face à tes problèmes. Tu verras qu'en t'entourant des bonnes personnes, tu vas pouvoir avancer à pas de géant et beaucoup plus vite. Donc surtout, ne reste pas seule dans ton coin. Vraiment, moi, c'est une erreur que j'ai fait les dix premières années. Et c'est quand j'ai commencé à intégrer des cercles de managers, quand j'ai commencé à m'ouvrir et à comprendre que partager mes difficultés, ce n'était pas forcément être faible, que là, j'ai progressé, je me suis développée, j'ai travaillé mon mindset, je suis allée au-delà de certaines peurs. Et c'est là où j'ai kiffé mon management, en fait, tout simplement. La quatrième erreur que j'ai envie de te partager aujourd'hui, C'est d'être trop sensible. J'ai été beaucoup trop sensible au regard des autres. Je vais te partager quelque chose. Je suis sûre que ça va te parler. On a toute cette phrase à un moment donné qui apparaît en tête en se disant « Ouais, mais en fait, je ne vaux rien en tant que manager parce qu'une bonne manager, ça doit être. » Et là, tu mets tous les mots que tu veux derrière. Elle doit être juste. Elle doit être toujours disponible. Elle doit être ultra efficace. Elle ne doit faire jamais d'erreurs. Je pourrais t'en citer 46 000 autres et je pense qu'il y en a forcément qui te viennent en tête quand je te dis cette phrase. En fait, j'ai passé des années à essayer de rentrer dans des cases et qui n'étaient pas les miennes, qui étaient celles de la société, qui étaient celles correspondant aux attentes des autres. Et en fait, je me suis retrouvée à renier mes propres valeurs, à renier ce que je voulais vraiment. Tout ça parce que je voulais être appréciée, aimée de mon équipe, de ma direction. Et du coup, je me mettais dans un rôle de manager qui n'était pas le mien. Je me forçais des fois à être dure, ferme, à taper du poing sur la table, alors que ce n'est pas ma façon de faire. Moi, j'essaye de passer par le dialogue, par la compréhension, par l'empathie. Alors oui, des fois, il faut être ferme. Oui, des fois, il faut être directive. Mais limite, je me suis transformée en une Élodie que je ne connaissais pas, que je ne reconnaissais pas et qui n'était pas moi. J'avais tellement peur d'être rejetée et critiquée que je faisais attention à la façon dont je m'habillais, à la façon dont je me coiffais, Ausha de mes lunettes. tout ce genre de petits détails. Je n'osais pas venir au travail en basket alors que j'ai travaillé pendant 12 années dans une entreprise hyper cool, détendue, où ce n'était vraiment pas le standard. Les costards ou les tailleurs, pas du tout. Mais je me disais, moi, je suis manager, je dois avoir une certaine posture. Donc, je m'interdisais. Je venais toujours en talons. Je m'interdisais des baskets à partir du moment. où j'ai travaillé sur moi et que je me suis dit que ma tenue ne justifiait en rien mon professionnalisme. Je peux te dire que les baskets, je ne les ai pas lâchées. Ça a été pareil aussi avec mes cheveux. Je l'avais partagé dans un post LinkedIn qui avait fait pas mal parler de lui à l'époque. Parce que pendant des années, je me suis lissé les cheveux. Parce que pareil, si je gardais mes cheveux bouclés, à aucun moment donné, ça faisait professionnel. Alors, ça a été très dur les premières semaines. où j'ai laissé mes cheveux bouclés, puisque là, je peux te dire que j'ai eu des remarques désobligeantes des personnes de mon équipe. Mais bon, il fallait aller au-delà de ça. J'ai eu la force, en fait, de les accepter. Et tant pis, critiquez-moi, ce n'est pas grave. Mais en tout cas, ça ne juge en rien la qualité de mon travail, la qualité de mon management, tout ce que je peux apporter à l'entreprise. Et finalement, je suis assez OK maintenant de porter mes cheveux bouclés. Peu importe si je fais des vidéos YouTube, si je suis en tête à tête avec Alice qui travaille avec moi ou avec Gwen, ou que je suis avec les managers que j'accompagne. Et en fait, je suis vraiment tombée dans des dictats, dans des moules qui ne me correspondaient pas. Et si je devais tout refaire aujourd'hui, je peux te dire que dès à présent, je travaillerai dans une entreprise qui m'accepte comme je suis, point à la ligne. Et il faut bien que tu gardes une chose en tête, et c'est pour ça que je te partage ça aujourd'hui, cette erreur-là en tout cas, c'est que peu importe comment tu vas t'habiller, peu importe la posture que tu vas avoir, peu importe la façon dont tu vas te coiffer, te maquiller, etc., il y aura toujours des gens pour te critiquer. Il y aura toujours des gens pour dire que t'as pas fait ci, que t'es pas comme ça. Donc autorise-toi du coup à être toi-même, parce que que tu portes les cheveux lisses, les cheveux bouclés, que tu t'habilles en wonder woman, business woman, ou comme si tu allais prendre un café avec quelqu'un. Peu importe le choix que tu vas faire, il y aura toujours quelqu'un qui va critiquer. Donc, autorise-toi à être comme tu es. Alors, c'est sûr, les premiers temps, ça va être difficile, mais tu verras après la liberté que ça amène, très clairement. Et enfin, le cinquième regret que j'ai en tant que manager, et celui-là, c'est celui que je regrette le plus, je pense, c'est de ne pas avoir dit stop à certains comportements. Oui. J'ai assisté à des comportements déplacés, des comportements toxiques dans les entreprises dans lesquelles j'étais, des personnes vis-à-vis de moi ou des personnes qui l'ont fait vis-à-vis de collaborateurs ou de collaboratrices de mon équipe. Et je n'ai pas bougé, je n'ai rien dit. Et aujourd'hui, avec la personnalité que j'ai, c'est sûr que je dirai quelque chose et que je ne laisserai pas passer. Il y a un exemple qui me vient en tête, j'ai clairement été insultée en réunion. par un de mes équivalents, un de mes confrères. J'étais tellement sous le choc que j'étais persuadée d'avoir mal entendu. Je me suis dit non mais c'est pas possible, j'ai pas pu entendre grosse conne. Enfin, il a pas pu sortir ça dans une réunion d'équipe qui était une réunion très opérationnelle où on faisait le point des installations à venir. Et en fait j'ai limite mis mon mouchoir par-dessus, je me suis dit non mais j'ai mal entendu, c'est pas possible, il a pas pu dire ça. Et on finit la réunion et en fait ce sont... ... Mes collaborateurs qui étaient là, qui ont assisté à la scène, qui sont venus me voir et qui m'ont dit « Mais Hélo, il t'a traité comme ça, mais comment t'as pu laisser passer ça ? » Et c'est là où je me suis dit « Ah non, merde, en fait, j'ai bien compris, j'ai bien entendu ce qui s'est passé. » Et j'ai beaucoup regretté parce que j'ai pas su... En fait, après coup, je me suis dit « Je vais pas réagir maintenant, en fait, c'est débile. » J'en ai quand même parlé à ma direction. La position a été plus que moyenne, très clairement. Il n'a pas forcément été sanctionné, il a juste eu un petit rappel, mais sans plus. Et en fait, je n'aurais pas dû rester assise à continuer la réunion. Après coup, j'aurais dû dire, est-ce que j'ai bien entendu ? Mais qui tu es pour parler comme ça ? En fait, c'est toi qui dois sortir de la salle, vu le propos que tu tiens. Je sais qu'aujourd'hui, ça ne se passerait pas comme ça. Mais à l'époque, j'étais peut-être jeune, j'étais peut-être encore immature. Je n'avais pas cette confiance en moi. Donc ouais, j'ai laissé passer vis-à-vis de moi. Mais ce que je regrette encore plus, c'est d'avoir laissé passer certains comportements de collègues, on va dire toxiques, vis-à-vis d'autres collaborateurs. Alors, je n'avais pas toutes les cartes en main, je ne pouvais pas agir totalement. Mais après coup, c'est clairement des comportements que je n'aurais jamais dû laisser passer. En fait, si tu laisses passer ce genre de comportement toxique dans ton entreprise, dans ton service, dans ton équipe, c'est que tu les autorises en restant silencieuse. Et aujourd'hui, c'est clair que je me refuserai. à faire comme si rien ne s'était passé, parce que ce n'est servir personne. Ni la personne qui a été agressée, physiquement ou verbalement, ça ne sert pas du tout ton leadership et ton management. Parce qu'en fait, ton équipe attend que tu prennes position face à ces comportements. Et les fois où j'ai commencé à prendre position contre ça, certes, avec la personne que je recadrais, c'était compliqué. J'ai vécu des moments très difficiles avec certaines personnes, mais par contre, tous les autres qui ne disaient rien sont venus me voir après. Ils m'ont dit « Merci Elo, tu as fait ce qu'il fallait » . Et ça, en fait, on l'oublie trop souvent. Et c'est faire preuve de leadership que de prendre ce genre de position et de ne pas laisser passer ce genre de comportement. Parce que c'est comme la pomme dans le cajot, ça va finir par pourrir tout le reste des éléments de ton équipe, qui sont eux des bons éléments. qui sont motivés, qui sont compétents. Et voilà, mon plus grand regret, c'est de ne pas avoir pris position et d'avoir laissé passer certaines choses, parce qu'il y a vraiment des choses inacceptables que j'ai laissées passer. Je l'admets, et je n'aurais pas dû. Garde bien en tête que fixer des limites claires sur des valeurs importantes dans ton équipe, c'est ça, faire preuve de leadership, c'est ça aussi être authentique, c'est ça être aussi bienveillante. Bienveillante, ce n'est pas forcément tout accepter, c'est... aussi créer un cadre de travail qui est rassurant pour ton équipe. Ça fait partie de la bienveillance. Et donc, ça suppose de recadrer les gens qui sortent des valeurs qui ont été définies entre toi et ton équipe. Ton intégrité en tant que manager vaut plus que ça. Et ton silence risque de coûter beaucoup plus cher que le conflit d'une prise de position. Donc voilà, c'était mes cinq plus grands regrets en tant que manager. Des actions ou des choses que je ne peux pas effacer, je ne peux pas revenir en arrière. Donc c'est pour ça que c'était important pour moi de te les partager pour que tu ne refasses pas les mêmes erreurs que moi. Parce que tu as encore le temps de poser tes limites, de savoir ce que tu veux, de savoir ce que tu vaux et de mener dès à présent des actions pour corriger ça. au fur et à mesure. Donc vraiment, j'espère que cet épisode tout en transparence, en authenticité, en vulnérabilité t'aura plu. N'hésite pas aussi à venir me dire sur mes réseaux sociaux ou directement en commentaire s'il y a des choses qui t'ont marqué plus que d'autres. Moi, je serais ravie de discuter avec toi par rapport à ça. Et si tu souhaites que je t'accompagne justement à gagner du temps et à ne pas faire ces erreurs-là, tu peux t'inscrire dès maintenant à la prochaine session de Manager 360. Tu peux prendre rendez-vous avec moi directement. Il y a le lien dans la description. C'est un rendez-vous où on va faire un audit de ton management et on verra ensemble si t'es amené à travailler avec moi ou pas. Si Manager360 peut te correspondre, je suis hyper honnête par rapport à ça. Donc c'est un rendez-vous sans engagement, tu trouveras le lien directement dans la description. Je te remercie d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu l'as apprécié, je t'invite à t'abonner sur ta plateforme préférée et à me laisser un commentaire 5 étoiles. On se retrouve au prochain épisode pour parler management et leadership.

Chapters

  • Chapitre 1

    00:00

  • Introduction

    00:37

  • Manque de confiance en soi

    01:11

  • Confusion entre vie pro et perso

    05:00

  • Importance de l'entourage

    08:49

  • Sensibilité au regard des autres

    12:22

  • Ne pas dire stop à des comportements inappropriés

    16:04

  • Fixer des limites claires

    20:29

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