- Speaker #0
Comment traverser les âges en tant que femme tout en restant connectée à son corps, son énergie et sa véritable nature ? Dans cet épisode, je reçois Martine, professeure de yoga et de danse, auteure de la magie du yoga. Ensemble, nous parlons de féminité, de transmission, du rapport au corps, d'énergie et de cette façon d'habiter pleinement chaque étape de la vie. Une conversation inspirante entre deux générations. autour du mouvement de la conscience de soi et de la richesse que le temps peut nous offrir. Alors si cette conversation t'intéresse, reste avec nous et très belle écoute ! Bienvenue dans Féminine, le podcast des femmes qui veulent avancer avec clarté, confiance et magnétisme tout en respectant leur rythme intérieur. Je suis Anita, designer et entrepreneur. Je vais partager avec vous mon lifestyle, mes recherches et mes connaissances pour mener ma vie professionnelle et personnelle pleinement. Ce podcast, c'est un rendez-vous pour cultiver un leadership féminin qui attire sans forcer et réussit sans s'épuiser. Alors abonne-toi dès aujourd'hui pour ne rien manquer des prochains épisodes et laisse un petit avis, c'est le meilleur moyen de faire grandir féminine. C'est parti, bienvenue sur le podcast féminine !
- Speaker #1
Merci Anita, bonjour à toi.
- Speaker #0
Alors aujourd'hui, nous allons avoir une conversation hyper intéressante. Nous allons parler de l'âge entre femmes, puisque nous sommes deux femmes et deux générations. Comment traverse-t-on les âges en tant que femmes ? Qu'est-ce qui change ? Qu'est-ce qui reste ? Et comment continuer à se sentir pleinement vivante, connectée à soi et à son énergie au fil du temps ? Pour explorer ces questions, j'ai invité Martine Varie, ma maman, qui a consacré sa vie au mouvement, au corps et à la conscience de soi. Tu es professeur de yoga et de danse, auteur du livre La Magie du Yoga, ainsi que de ta propre méthode que tu enseignes dans ton studio ou en ligne. Depuis de nombreuses années, tu accompagnes les femmes dans la découverte de leur propre chemin, en les invitant à écouter leur corps, leur énergie et leur intuition. à travers la danse ou le yoga. Alors aujourd'hui, c'est deux générations, deux regards et beaucoup de points de rencontre. Cette conversation nous invite à ralentir, à nous reconnecter à l'essentiel et peut-être, je l'espère, à porter un regard différent sur le temps qui passe. Alors pour commencer, est-ce que tu peux nous dire qui tu es ? Celle que tu es aujourd'hui et ta vibe, ton énergie du moment ?
- Speaker #1
Alors, merci déjà Anita pour cette magnifique introduction. Le thème, je trouve, est vraiment très intéressant de confronter, enfin pas confronter, de relier deux âges qui sont les deux nôtres. Alors, mon énergie du moment, c'est une énergie en même temps très calme, très fluide, très constante. et en même temps une énergie dynamique. Mais j'en parlerai plus tard, c'est l'âge qui fait qu'à un moment donné, toutes les énergies se mélangent et se relient avec harmonie. Donc actuellement, j'ai bientôt 70 ans cette année, et je continue d'exercer mon art et ma passion et mes passions avec bonheur.
- Speaker #0
Alors, tu as, comment dire, tu as inspiré la prochaine question, enfin tu as débuté la prochaine question. Qu'est-ce que tu fais aujourd'hui professionnellement malgré que tu as bientôt 70 ans ?
- Speaker #1
Eh bien, je dirais aujourd'hui que je continue de transmettre. Plus jeune, je disais que j'enseignais, mais il y a une petite nuance qu'au fil du temps, j'ai appris à comprendre. Donc j'ai toujours enseigné, depuis mes 24 ans jusqu'à aujourd'hui, et dans différentes situations d'ailleurs, différentes choses, mais toujours avec le corps comme support, comme guide. et comme point d'étude, on va dire.
- Speaker #0
Alors, dis-nous concrètement ce que tu as fait jusqu'ici. Alors moi, je le sais, tu as eu une carrière professionnelle très très intense et hyper... Inspirante et passionnante, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai envie de la partager. Donc comment tu as commencé ton parcours professionnel autour du corps et comment il a évolué au fil du temps ?
- Speaker #1
Alors mon parcours professionnel a démarré avec des études de professeur de sport à Dijon, qui ont duré 4 ans. Et à l'issue de ces études, j'ai commencé à enseigner. à enseigner en Moselle d'ailleurs, alors que ma spécialité était le ski alpin, donc ça commençait un petit peu mal, mais voilà, j'ai commencé là-haut. J'ai enseigné en Moselle quelques années, puis ensuite j'ai quand même réussi à être mutée dans ma région, en Franche-Comté, et de continuer mon parcours de professeure de sport. Mais très rapidement, je me suis rendue compte que cela ne m'équilibrait pas, que je ne trouvais pas mon bonheur. Et en parallèle, je faisais énormément de choses, de la danse, des stages de danse, de la formation en danse, du ski alpin. Et pour ces deux activités, j'ai obtenu les diplômes qui me permettaient de les enseigner très rapidement. Donc à ce moment-là, ma vie a pris un tournant et dans ma tête je me suis dit je vais arrêter l'enseignement et puis aller vers ce qui me fait vibrer vraiment.
- Speaker #0
Alors quand tu regardes cette jeune femme que tu étais à 20 ans, qu'est-ce que tu ressens aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors cette jeune femme que je regarde maintenant, je ressens qu'elle était déjà une hypersensible. J'ai envie de lui dire, tu vas traverser pas mal de chemins divergents, différents. Tu vas perdre un peu de temps certaines fois. Tu vas expérimenter, mais tu ne vas jamais te perdre. Et ce que je ressens aujourd'hui, c'est que je suis toujours cette jeune femme de 20 ans. Oui, ça je le ressens encore, avec la même sensibilité. Je sais, j'ai aussi envie de lui dire que ce qui allait la guider toujours, ce serait son instinct et que ça ne lui faillirait jamais, que ce serait toujours la bonne décision et puis que l'amour allait beaucoup la guider également, qu'elle serait, on va dire, une amoureuse de l'amour.
- Speaker #0
Très jolie. Est-ce que tu t'es toujours sentie connectée à ton corps ?
- Speaker #1
Oui absolument, toujours, depuis toute petite.
- Speaker #0
D'accord, et à quel moment le mouvement, alors tu nous en as déjà un petit peu parlé avec la danse, mais à quel moment vraiment le mouvement est devenu essentiel dans ta vie ?
- Speaker #1
Eh bien oui, justement dès l'enfance, du fait que mes parents étaient des grands sportifs. et qu'ils passaient leur week-end à marcher dans la montagne, à skier. Dès que j'ai eu trois ans, j'étais déjà sur des skis et avec des chaussures de randonnée un peu plus tard. À l'âge de dix ans, ils m'ont emmenée avec le groupe de montagne et de ski avec lequel ils faisaient leur randonnée. Ils m'ont emmenée faire la Vallée Blanche. La Vallée Blanche, près de Chamonix, à 10 ans, normalement réservé aux adultes. Moi, j'avais 10 ans et je skiais déjà très très bien. C'est la plus grande piste hors piste du monde. C'est une descente de 20 kilomètres qui part de l'aiguille du Midi et qui arrive à Chamonix. Et au milieu des crevasses, avec quand même une... Une difficulté assez grande. Et là, je me suis sentie vraiment puissante. Je n'ai pas eu peur. J'adorais skier. Et là, je me suis dit, mais je veux faire ça. Je veux skier. Je veux être dans la nature. Ça, c'est le deuxième point. Être dans la nature, comme je l'étais tous les week-ends avec eux. Et moi, là, j'étais la plus heureuse possible.
- Speaker #0
Ok, super souvenir. Et du coup, en ce qui concerne la danse à proprement parler, à quel âge elle est entrée dans ta vie ?
- Speaker #1
Alors, dans ma tête, elle est rentrée, on va dire, à 6 ans. J'étais à l'époque chez les sœurs, avant d'entrer aux primaires. Elles n'étaient pas faciles d'ailleurs à vivre. Et moi, je m'isolais dans la récréation et avec mes doigts, je dansais. Je faisais déjà des grands écarts avec l'index et puis le majeur. Je faisais des retirés, je faisais des tours. Bref, je savais déjà que la danse... Je savais, c'était un petit peu subconscient, mais que la danse était dans ma vie et m'aiderait beaucoup. Et après, mes parents n'étaient pas vraiment tout de suite d'accord pour que je danse, mais j'ai commencé mes cours de danse vers l'âge de 14 ans. Et là, ça a été une révélation, mais directement. J'ai ressenti dès le premier cours que j'étais à ma place et que j'allais y consacrer ma vie.
- Speaker #0
Et du coup, avec le recul et l'expérience, qu'est-ce que la danse et plus tard le yoga t'ont appris sur toi-même ?
- Speaker #1
Oh là là, vaste question. Ils m'ont tout appris en réalité. Le yoga est venu plus tard, mais il était déjà là plus de façon intellectuelle, parce que je lisais pas mal là-dessus. Mais j'avais eu une expérience un peu décevante. de cours de yoga, donc j'ai un peu laissé de côté cette affaire-là. Je me suis consacrée à la danse, le jazz, le modern jazz, le contemporain. J'ai fait énormément de stages avec des grands, grands chorégraphes. Et en parallèle, le ski, où je commençais déjà d'ailleurs à faire des ponts entre toutes les activités que j'aimais. Le ski, les sports de glisse, c'était ma passion. et du coup... J'ai commencé à explorer le ski artistique qui à l'époque commençait à être connu. Et là encore j'ai travaillé avec les plus grands noms du ski artistique. Donc j'ai relié la glisse, le sport de glisse avec le plaisir de la danse. Et les deux réunis c'était vraiment extraordinaire. Glisser en dansant sur des skis, ce sont des tout petits skis de 1 mètre, tout petits. Et là, c'était quelque chose qui m'a fait comprendre qu'il n'y avait pas de barrière entre les passions, que tout pouvait se relier, et c'est ce que j'ai fait toute ma vie.
- Speaker #0
Ok, hyper hyper intéressant. Donc notre conversation, elle va, pour parler un petit peu aux femmes qui nous écoutent, elle s'axe vraiment sur deux générations de femmes. On avait vraiment envie de partager, de croiser ou de relier. comme tu l'as dit tout à l'heure nos deux visions en fonction de notre âge et je sais qu'à l'heure actuelle tu enseignes alors tu l'as dit tout à l'heure plutôt tu transmets mais aux femmes de travailler leur énergie et leur amour de soi à travers le corps et différentes techniques que tu as expérimentées tout au long de ta vie. Et tu parles souvent de slow age, alors je ne sais pas si tu l'appelles exactement comme ça, mais de traverser en fait le temps avec son énergie du moment. Et pour toi, qu'est-ce que ça veut dire vraiment ce slow age ?
- Speaker #1
Alors... pour le slow-age, je pense que c'est une histoire de fréquence. On arrive de plus en plus souvent avec l'âge à se mettre sur la bonne fréquence, un petit peu comme une radio, toute sa vie on cherche quelle radio nous plaît le plus, etc. Mais arrivé à un certain âge, on est plus calme, plus posé, on sait ce qu'on veut. mais surtout on sait ce dont on n'a plus besoin, ce dont on peut se séparer et on arrive à réajuster très rapidement notre fréquence pour préserver notre équilibre en permanence. Et pour moi, le slowage c'est cet état où on est non plus dans le paraître, dans l'image de soi, mais on est dans une énergie beaucoup plus intériorisée. Ça ne veut pas dire qu'on est calme tout le temps, on a beaucoup de puissance, au contraire. Cette puissance est même décuplée, mais on est plus dans une énergie intériorisée et c'est vraiment très très apaisant. Vieillir, dans ces cas-là, propose des conditions très très agréables. C'est une expérience à vivre.
- Speaker #0
On habite du coup son corps différemment avec le temps qui passe ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, on aborde ça. Alors, ce n'est pas youpi-youpi tous les jours de vieillir. Il y a des jours où, voilà, on sent qu'on change. Il faut arriver à accepter, jusqu'à aimer ces petits bourrelets, ces petits pots en plus, ces petits kilos en plus, accepter ces rides, parce que la société nous dit que vieillir c'est... ou décrépire en règle générale, ou diminuer physiquement, mais pour moi ce n'est pas ça. Pour moi, vieillir, c'est porter une mémoire, une mémoire, une énergie, et quand on change son état d'esprit par rapport à l'âge qu'on prend, et quand on comprend ça, quand on est plus dans la conscience, et quand on comprend aussi que vieillir c'est aller vers de plus en plus vers quelque chose de spirituel, vers un féminin divin de plus en plus, et qu'on porte cette mémoire justement, et que dans notre âge, on porte tous les autres âges, eh bien la pilule passe plus facilement.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu comprends du coup aujourd'hui du corps, ou de toi, que tu ne comprenais pas plus jeune ?
- Speaker #1
Alors, je vais peut-être faire un rappel de quelque chose que je n'ai pas dit tout à l'heure. À la sortie de mes études, mon mémoire portait sur l'évolution des sports vers une forme artistique. Et ce mémoire, en fait, ce que j'ai dit dans ce mémoire, il a soutenu absolument tout mon parcours. C'est-à-dire que dès le début, je n'étais pas du tout dans un esprit compétitif, j'ai jamais aimé ça. D'ailleurs, les sports collectifs ne m'attiraient pas, c'était plus les sports individuels. Et dans ces sports individuels, c'était aller chercher, dans l'expressivité de tous ces sports, comment j'allais Et transformer tout ça en art. C'est ce que j'ai fait dans la danse, en chorégraphiant, en ayant ma propre compagnie de danse et en présentant mes chorégraphies à Avignon. C'est ce que j'ai fait dans le ski, c'est ce que j'ai fait dans tout ce que j'ai entrepris en enseignant et en transmettant. Et bien ce que je comprends beaucoup plus maintenant, c'est que l'attention que je porte au corps est beaucoup plus... Une attention au corps subtil, au corps intérieur, à l'énergie que mon corps va me permettre de donner aux autres aussi. Et ce que je comprends aussi, c'est que le corps est une porte d'entrée vers la prise de conscience, vers l'harmonie qu'on peut trouver dans sa vie. Pour moi, le corps, c'est l'après-midi. première porte, d'autres personnes trouveront d'autres entrées, mais pour moi le corps a toujours été et est encore la porte d'entrée vers le divin, vers le spirituel, vers l'ouverture de conscience.
- Speaker #0
Tu nous as parlé de corps subtil, est-ce que tu peux expliquer un petit peu plus pour les personnes qui ne savent pas ce que c'est ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, c'est un terme un petit peu... C'est-à-dire que quand on pratique une activité, quelle qu'elle soit, je dirais même éplucher ses carottes ou ses pommes de terre, c'est être dans la pleine conscience, dans le moment présent, c'est ressentir, être toujours connecté à lui. Et y revenir quand on sent qu'on perd un peu les pédales, qu'on ne va pas bien, c'est revenir au corps. Respirer trois fois profondément, se poser, s'arrêter, revenir à son corps. C'est ça le corps subtil, c'est être toujours dans la présence de soi, dans la présence de ce qu'on fait, et être attentive à ce que notre corps a à nous dire. Parce que ce que j'ai aussi appris beaucoup toute ma vie, c'est que le corps, c'est lui. qui s'occupe de nous et pas l'inverse, et c'est lui qui va nous alerter quand quelque chose ne tourne pas rond dans notre vie, c'est toujours lui qui nous alerte. Et dans ce sens-là, il faut toujours porter son attention à lui. Alors, pour qu'il s'occupe bien de nous, parce qu'il est capable de nous guérir, il est capable de nous guérir de nos maux, même mentaux, et il faut toujours aussi se préoccuper de Lui en retour, lui donner le repos qu'il mérite, le nourrir correctement, faire des pauses, le nourrir en pratiquant, en ayant des rituels quotidiens, en allant marcher. Ça peut être des choses vraiment très très simples, le retour au corps subtil. C'est tout ça, c'est vraiment être dans le temps présent, dans le moment présent, parce que... Quand on s'occupe du moment présent, on oublie, on n'a plus de regrets pour le passé, pour ce qu'on a vécu. On accepte le passé avec bienveillance et on n'est plus non plus préoccupé par le demain.
- Speaker #0
Oui, et d'ailleurs, tu mets le point sur l'un des problèmes de notre société où on entend beaucoup de burn-out, etc., où les personnes, du coup, n'écoutent plus leur corps. Ils sont sans cesse dans le mental, dans l'organisation, la programmation, la productivité et où le corps est devenu quelque chose qu'on va traiter en dernier ou bien malheureusement qu'on va traiter quand ils disent stop.
- Speaker #1
C'est malheureusement la plupart du temps, dans ce cas-là, que les personnes viennent par exemple dans les cours de yoga. Elles viennent quand ça ne va pas, quand elles sont en burn-out, quand elles ont une maladie. Et beaucoup de personnes me disent, on fera du yoga quand on sera vieux. Moi, ce que je conseille, c'est faire du yoga quand on est jeune, pour justement affronter les choses. Parce que le yoga, ce n'est pas quelque chose de statique. Le yoga, ce n'est pas une méthode de plus. Le yoga, c'est un état d'esprit, c'est une fréquence et c'est une... Un moyen de vivre chaque seconde de sa vie, un moyen de vivre par rapport à soi-même et par rapport aux autres. En yoga, par exemple, on a des principes personnels et des principes relationnels. Dans les principes personnels, on nous dit de se contenter de ce qu'on a, de ne pas juger les autres. de toujours toute sa vie travailler sur soi-même, d'aller chercher le divin en soi, toutes ces choses qui font qu'on a une attitude positive. Et au niveau du relationnel, on a également plein de principes. Ne pas envier, ne pas juger les autres, être toujours dans l'attention, dans la bienveillance, dans l'écoute. Voilà tous ces principes-là qui font qu'on avance. Et dans le principe personnel, aussi faire du mieux qu'on peut. Ne pas vouloir toujours être dans la performance. Faire du mieux qu'on peut à chaque moment de sa vie.
- Speaker #0
Et du coup, avec tout ce que tu as traversé, autant professionnellement que personnellement, Est-ce qu'on peut dire que tu te sens plus libre aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oh oui, ça c'est une bonne question parce que si je peux donner un conseil aux personnes plus jeunes, c'est de vraiment aller dans cet état d'esprit-là parce que la liberté, elle est là, elle est dans l'authenticité d'être avec les autres surtout. parce que la plupart des gens jouent un rôle. Alors bien sûr, en jouant un rôle, on attire comme des papillons beaucoup de monde autour de soi, beaucoup d'effervescence. Mais quand on est authentique, on peut faire fuir également des personnes. Mais être authentique avec les autres et avec soi-même, c'est la plus grande liberté qui puisse être. Et ça donne une paix intérieure et un calme intérieur très très profond.
- Speaker #0
C'est, je pense, peut-être le chemin d'une vie.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Alors, tu sais, sur ce podcast, on parle d'énergie féminine, de cycle, de féminité. Donc, forcément, j'ai envie de te questionner sur cela. Alors, pour commencer, qu'est-ce que le temps t'a appris sur le fait d'être une femme ?
- Speaker #1
Alors, je suis une génération où... Être une femme, ça ne nous était pas expliqué. Je parle déjà des choses les plus simples. Nos mamans ne nous expliquaient même pas qu'on allait avoir nos règles. Ce sont des choses qu'on découvrait par nous-mêmes. Le fait d'être une femme, on l'a découvert avec les copines. dans les magazines ou seule en en discutant avec nos copines à l'école. Et on a découvert la vie comme ça. J'aurais voulu connaître les phases du cycle féminin, connaître un peu plus en profondeur mon cycle, parce que dans mes études de sport, ça je peux vous affirmer qu'on faisait beaucoup de physiologie et d'anatomie, mais on ne nous parlait pas de ça, malheureusement. Ça aurait pu être un aspect intéressant à aborder. Donc j'aurais voulu effectivement à 20 ans connaître, ou même avant, connaître, qu'on m'explique ce que j'allais traverser, les phases du cycle, que ça allait être une énergie non pas toujours pareille, mais des moments d'énergie dynamique, des moments d'énergie calme, et que ça allait être comme l'océan, en haut, en bas, en haut, en bas, sans arrêt. et qu'il fallait se préparer à tout ça. J'aurais voulu qu'on m'apprenne ça. Ce que je voulais dire, c'est que par rapport au cycle féminin, j'ai découvert ça beaucoup trop tard. Et vous allez trouver ça bizarre, mais c'est ma fille qui me l'a fait découvrir au travers d'un livre. Et là, vraiment extraordinaire. Donc ce livre, c'est Lune rouge de Miranda Gray. Ça a été écrit... Je crois il y a une dizaine ou une quinzaine d'années. Et quand j'ai découvert ce livre, j'ai compris beaucoup de choses. Parce que moi, tous mes cycles, je ne les ai jamais écoutés. J'allais nager, j'allais skier, j'enseignais dehors sous la pluie. Les règles, on ne s'en préoccupait pas. Et mal de ventre ou pas mal de ventre, on y allait. On n'avait aucune écoute de nos cycles. personnelles et de nos cycles tout court.
- Speaker #0
Oui, effectivement, les discours, le point de vue sur ça change et évolue. La parole, voilà, c'est ce que je voulais dire. La parole évolue et ça, je trouve ça vraiment super cool. Je vais principalement te poser des questions sur ta fin de cycle, enfin la fin de ton cycle vers autre chose. Non pas pour raccourcir une partie de ta vie, mais parce que j'ai eu beaucoup de questions et j'ai beaucoup de femmes qui me suivent qui ne sont plus réglées et qui se questionnent par rapport à ça et auxquelles je peux moins répondre. Donc je vais en profiter. Alors comment tu as vécu le fait et le moment lorsque ton cycle s'est arrêté ?
- Speaker #1
Alors c'est un peu particulier parce que je ne saurais trop dater, c'est quelque chose qui s'est fait progressivement et qui s'est fait à un moment de ma vie très difficile. Donc on va dire que je n'y ai pas prêté attention et un jour j'ai vu que ça diminuait, que les cycles étaient beaucoup plus longs. Ça s'est fait, on va dire, en douceur quand même, dans un premier temps. Et puis en même temps, très rapidement, c'est-à-dire un jour on se réveille, puis hop, on se rend compte qu'on a du ventre, comme si la veille on n'en avait pas. C'est comme si on ne voyait pas les choses. Et puis peu à peu, on voit des petites choses dans la glace qu'on n'avait pas vues la veille. Et c'est un peu déstabilisant au début, plus moralement que physiquement, on va dire. Après, quand on a été sportif comme moi toute sa vie, je pense que le rapport au corps à la ménopause et à la pré-ménopause sont peut-être encore plus difficiles, puisque j'ai passé ma vie à me préoccuper de mon bien-être et à m'occuper de mon corps. Donc ça peut être un point un peu plus difficile à aborder. Mais en même temps, c'est quelque chose qui se fait tout doucement. et j'ai envie de dire aux femmes de 40 ans de... de comprendre, d'aller lire là-dessus pour préparer avec douceur cette étape. Alors pour revenir à Miranda Gray, son dernier livre qui date de 2025, c'est « De la lune rouge à la lune sombre » . Et il ne faut pas le lire à 70 ans comme moi je l'ai fait cette année. Il faudrait pouvoir le lire, mais très jeune, enfin dès les 40-45 ans, il faudrait le lire. Parce que ce livre-là, il nous explique quelles énergies on va traverser, mais de façon très poétique, très spirituelle. et Miranda dit que la ménopause est un voyage spirituel pour les femmes et ça je trouve ça très très beau et du coup quelle transformation cela a généré chez toi ? tu peux nous parler de transformation physique mais aussi comme tu le dis une transformation plus spirituelle alors les transformations physiques oui comme je disais tout à l'heure c'est pas youpi youpi tous les jours Parce qu'il y a plein de petites choses qui arrivent et on commence à être en paix quand on accepte que les rides sont là et qu'elles ne sont pas forcément vilaines, que les rides c'est notre histoire, il ne faut pas les effacer, vouloir les effacer, elles sont là. Sur le corps, les petits changements ne sont pas graves. Moi, j'estime que... Je travaille beaucoup avec la gratitude pour mon corps, je le remercie de ce qu'il fait pour moi. Et quand on est en bonne santé, qu'on arrive à un âge et qu'on est en bonne santé, on ne doit pas se plaindre des petits désagréments qui ne sont rien par rapport à tout ça, et qui sont là aussi pour nous montrer qu'on est des êtres de mémoire. et que les petits changements physiques ne sont vraiment pas graves tant qu'on est en bonne santé et que l'énergie qu'on peut avoir par ailleurs est toujours aussi dynamique, que notre curiosité est toujours forte, pour en revenir à la partie mentale, et que notre mental est beaucoup plus solide aussi. sur le chemin qu'on veut prendre, sur nos choix aussi.
- Speaker #0
Du coup, ça nous permet peut-être, de ce que j'entends, d'être encore plus à l'écoute de soi.
- Speaker #1
Ah oui, ça certainement. Parce que quand on a une vie active, on n'est pas assez à l'écoute de soi. On a trop d'obligations, on a le travail, on a les enfants, on a ci, on a ça, et on ne s'écoute pas. On ne revient pas assez au corps. Alors le conseil que je disais tout à l'heure, revenir au corps, c'est vraiment tout bête, se poser une minute, deux minutes, prendre trois grandes respirations, et revenir aussi, donc ça c'est revenir à son corps, mais revenir aussi à ses sensations, sans cesse, ses sensations, qu'est-ce qu'elles ont à nous dire. Alors il y a un exercice que je peux proposer peut-être maintenant qui est vraiment sympa aussi. Tu te poses et tu... Tu regardes autour de toi, avec attention, cinq choses, puis ensuite tu écoutes attentivement quatre sons du plus proche au plus lointain. Et puis tu sens quelque chose avec le nez, un parfum, une odeur, la pluie ou je ne sais pas, quelque chose autour de toi. Et puis après les sensations de toucher. Sur quoi tu es assis ? Qu'est-ce que tu ressens dans ta peau ? Et puis aussi, le goût. Qu'est-ce qu'il y a dans le goût dans ta bouche ? Je vais donner un exemple qui va vous faire comprendre pourquoi je dis ça. En yoga, il y a des exercices qui nous font, à la fin de la séance de yoga, le goût que l'on a dans la bouche est beaucoup plus sucré, beaucoup plus doux, parce que les exercices de yoga ont changé tout. Notre énergie intérieure a changé jusqu'à faire fonctionner nos hormones autrement. Et cet exercice, il nous fait tout simplement revenir à nos sensations. Parce qu'être à l'écoute de son corps, c'est être à l'écoute des alertes qu'il nous donne en permanence. Dans nos sensations, dans ce qui se passe, dans notre ventre, dans notre visage, dans ce qu'on ressent tout le temps.
- Speaker #0
Ok, super exercice les filles, j'espère que vous allez essayer et je pense que pour revenir dans le moment présent, rien de tel que l'attention de ce qui se passe autour de nous. Alors pour continuer à parler de l'évolution et du temps qui passe, on est quand même dans une société où pour les femmes il est encore difficile. D'ailleurs on l'a vu récemment avec les femmes sur le festival de Cannes. notamment il me semble que c'est laetitia casta qui s'est fait voilà huer sur les réseaux sociaux parce qu'elle avait pris du poids ou une autre L'actrice américaine dont on a parlé parce qu'en fait elle était arrivée avec ses cheveux gris alors qu'elles sont juste là avec leur âge et ça n'enlève rien de leur personnalité, de leur beauté mais ça a enfin tollé sur les réseaux sociaux. Donc voilà, ça c'est la petite aparté mais c'était pour dire qu'encore aujourd'hui, enfin vieillir pour une femme, ça peut être jugé. Donc ça peut être difficile à vivre. Est-ce que toi, tu t'es déjà sentie invisible en avançant dans l'âge, dans cette société d'aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oui, absolument. Alors ce que tu viens de dire, moi c'est quelque chose qui me choque énormément, l'intolérance. Je parlais tout à l'heure des principes du yoga, d'être tolérant, d'accepter ce qui est pour ce qu'il est, d'accepter les gens comme ils sont, sans les juger. Mais alors là, ça prend des proportions énormes sur les réseaux sociaux, et la société, on le voit bien, n'est pas prête à accepter que les femmes soient elles-mêmes en vieillissant, sans avoir recours à la chirurgie ou quoi que ce soit. On n'accepte pas que les femmes vieillissent. C'est en train de changer, et beaucoup d'actrices, américaines en particulier, je trouve, sont en train de nous montrer, et françaises aussi, sont en train de nous montrer que... Il est bon d'être authentique, d'être soi-même et d'affirmer ce qu'on est et qui on est sans se préoccuper du jugement des autres. Avec l'âge, on apprend à se moquer de ce que les autres pensent de soi. Mais là vraiment, c'est quand même très choquant de voir l'intolérance du monde par rapport à tout ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu crois qu'un jour... On arrive à s'aimer pleinement, à aimer pleinement son corps tel qu'il est, avec ses défauts ?
- Speaker #1
Oui, on y arrive. Je reviens quand même à ta précédente question, la visibilité. Moi, je l'ai beaucoup sentie parce que j'avais un métier et j'ai encore un métier public. Et quand on a un métier public, on est en permanence jugé, envié. On inspire aussi, évidemment, ce n'est pas que dans le négatif, mais on se sent invisible dans le sens... où on doit véhiculer une image de bien-être, en particulier pour mon métier, une image de perfection. Et moi, c'était difficile parce qu'on est faillible, on est humain, et donc on a tous des défauts. Et le yoga, ça ne veut pas dire être parfait, au contraire, ça veut dire accepter ses qualités positives comme ses qualités négatives. On est fait de noir et de blanc et l'âge s'est rentré peu à peu dans quelque chose de sombre, mais la lumière, elle vient toujours à partir du sombre. Donc je voudrais bien après parler un petit peu du cycle et du rapport à la façon dont, avec l'âge, on va descendre, on va dire, dans ce labyrinthe. vers nos profondeurs, mais en même temps qu'on va être transmetteur de lumière pour toutes les générations de femmes.
- Speaker #0
J'allais justement te demander qu'est-ce que tu aimerais transmettre aux femmes plus jeunes ?
- Speaker #1
Alors déjà préoccupez-vous de votre cycle et soyez à l'écoute de la puissance énorme que votre cycle féminin vous propose. Beaucoup de femmes ne connaissent pas les quatre phases de leur cycle. Les énergies sont dynamiques, calmes, tour à tour. Et il faut accepter toutes ces phases-là. Quand on est une jeune femme, on n'y pense pas. Mais essayez de comprendre. Je vais prendre l'exemple de la marée. Quand vous êtes une jeune femme, vous êtes au printemps de votre vie. Vous êtes dynamique, vous avez envie de bouffer le monde, vous n'écoutez personne, vous n'êtes pas influençable. C'est la première partie de votre cycle, c'est la phase pré-ovulatoire. Quand vous êtes une mère, vous êtes dans une énergie calme. Cette fois, vous êtes à marée haute, la mère ne bouge pas, vous savez où vous allez, vous donnez l'amour aux autres. Vous êtes maternelle et vous êtes dans la phase de l'ovulation. Après, vous repartez dans une énergie dynamique. La lune est en train de descendre, la marée descend. Vous êtes à l'automne, je fais ces trois parallèles parce que je trouve ça intéressant. Vous êtes à l'automne de votre vie aussi, voyez le parallèle, il est dans toutes ces phases-là. Et là, l'énergie est dynamique, mais c'est un peu le chaos. On est plus... voilà, on descend un peu et en même temps, on a notre caractère. Donc c'est une phase un petit peu controversée. Et ensuite, la Lune, elle descend, la Marie, elle est en bas. Vous êtes dans une énergie calme à nouveau, à marée basse, vous êtes à l'hiver, ou à l'hiver de votre vie, ou à l'hiver de votre cycle. Et tout ça, ça annonce toujours quelque chose. Et dans le cycle de l'hiver, le cycle de l'hiver annonce le printemps. Dans l'hiver, s'il n'y avait pas d'hiver, il n'y aurait pas de printemps. S'il n'y avait pas d'ombre, il n'y aurait pas de lumière. Je ne sais pas si c'est assez clair ce que j'explique, mais... Par exemple, moi, à 70 ans, j'ai l'impression d'être encore la jeune fille, d'être encore la mère, d'être encore la femme à l'automne et d'être ce qu'on appelle la sorcière, mais la sorcière dans le sens fort du terme. La femme qui est capable de voir les choses, d'avoir un instinct et une sensibilité tellement fortes, un pouvoir hyper puissant. C'est ça, être une sorcière. Et c'est toutes ces phases-là qu'on a à l'âge de la ménopause, à la ménopause. On a tout en même temps et il n'y a plus d'espace-temps. Ce n'est plus huit jours, C'est tout en même temps et des fois, une phase va prédominer, une autre, une autre. Et on est de plus en plus créative et tout est possible à cet âge-là.
- Speaker #0
Je pense que c'est aussi à nous d'aller demander ou d'aller... discuter, d'oser aller discuter avec des femmes plus matures puisqu'elles ont, justement comme tu l'as dit, elles ont traversé toutes ces phases et de remettre aussi le savoir, comme dans les anciennes civilisations, le savoir était vraiment autour des anciens, le pouvoir était vraiment autour des anciens. je pense aux indiens chez les indiens on allait toujours voir l'ancien parce que c'est lui qui avait le pouvoir, le savoir et la sagesse et je pense que c'est à remettre d'actualité plutôt que dans notre société mettre les anciens d'un côté et penser qu'ils n'ont rien apporté à notre génération oui
- Speaker #1
dans les systèmes matriarcaux on allait consulter les femmes D'ailleurs, en période de leurs règles, elles avaient toutes leurs règles en même temps, et elles se réunissaient dans une tente pour aller ensuite informer aux hommes du cours des choses et de ce qu'il fallait faire, même d'un point de vue politique et sociétal. Et ce que tu disais auparavant est intéressant dans le sens où, oui, les femmes, on allait les consulter. Les femmes anciennes, elles vivaient avec la famille. Mais aussi, ce que j'ai envie de souligner, c'est qu'il y a une interaction. Ce n'est pas que dans un sens. C'est-à-dire, nous, avec notre expérience, on peut transmettre énormément de choses. Mais vous, les quarantenaires, qui avez évolué beaucoup plus vite que nous à votre âge, vous avez énormément de choses à nous apprendre aussi. et l'intérêt, il est... entre les deux et c'est super intéressant justement, moi j'aime bien être avec des personnes plus jeunes parce que j'apprends encore énormément d'elles.
- Speaker #0
J'allais te demander qu'est-ce que tu admires dans la nouvelle génération, donc le lien tombe parfaitement.
- Speaker #1
Eh bien j'admire que les femmes de ta génération par exemple, elles savent ce qu'elles veulent, Elles ont une puissance incroyable. Elles entreprennent, elles lâchent rien, elles sont authentiques dans leur vie personnelle comme dans leur vie professionnelle. Elles donnent des concessions certainement, mais beaucoup moins, elles savent dire non. Et elles s'épanouissent plus, il me semble. Et puis la société va tellement vite. qu'on arrive à de l'excellence dans beaucoup de domaines. Si je prends par exemple le domaine de la danse, je trouve que l'évolution est exceptionnelle. Je regarde des chorégraphies actuellement et le nombre de gens qui ont un niveau exceptionnel en danse, il y a une façon d'apprendre avec peut-être les réseaux, l'intelligence artificielle qui n'est pas forcément négative, mais il y a une façon d'être, une façon d'apprendre qui est remarquable et que j'admire aussi.
- Speaker #0
Je te remercie vraiment pour tout. tout ce que tu nous partages. On va bientôt terminer cette conversation, mais j'ai encore deux petites questions et la première, c'est qu'est-ce qui continue de te mettre en mouvement chaque matin ?
- Speaker #1
Ce qui continue de me mettre en mouvement, c'est la même chose qu'à mes 19 ans, mes 20 ans. L'amour, toujours. Rien attendre et vivre le moment présent. La curiosité, et j'en ai peut-être pas assez parlé, mais c'est quand même ce qui a guidé ma vie, la créativité, toujours. C'est-à-dire que la créativité, elle prend des autres chemins avec l'âge, parce qu'on peut peut-être moins faire les choses, mais on est. La créativité, moi, elle m'a toujours guidée, que ce soit avec mes mains, avec mon corps, ou avec ma tête maintenant, avec l'écriture aussi. Voilà, j'ai les mêmes envies qu'à 20 ans. Et comme je disais tout à l'heure, je porte tous les archétypes de ces quatre périodes de ma vie, je les porte toutes en moi, tour à tour, et des fois en même temps. Et c'est une énergie calme et puissante en même temps, comme tu as dit tout à l'heure. Je trouve ça vraiment, ça traduit bien ce que je ressens. Et je suis toujours dans l'émerveillement, mais ça ne veut pas dire que c'est simple. Il faut aussi avoir de la persévérance dans ses routines et il ne faut rien en attendre. Quand on fait une routine de massage du visage, il ne faut pas que le lendemain on ait l'impression qu'on va être d'un coup plus belle. Il ne faut rien attendre, c'est juste un bien-être sur le moment et vivre le moment présent, c'est très important. J'en arrive aussi à ce livre, Le moment présent, des cartes au lecte, pour en mettre dans mes références, parce que ce livre-là, c'est une Bible, vivre l'instant présent, c'est ne pas accepter le passé sans y faire référence, c'est ne pas se préoccuper du futur, parce qu'évidemment à mon âge, il y a quand même... On y pense et ce n'est pas toujours simple, donc il ne faut pas penser à ça. Il faut vivre le moment présent tout le temps, accepter et penser à ce qu'on était à 20 ans et qui est toujours là au fond. Même avant ses 20 ans, on est toujours la même personne, on est toujours la même âme. Et c'est ça qui compte, de rester soi-même, de rester l'être qu'on est depuis toujours.
- Speaker #0
Est-ce que tu aurais un mantra ou une citation à nous dire, à nous transmettre qui pourrait résumer tout ça ?
- Speaker #1
Oui, alors il y a une citation d'Edgar Morin qui est décédé cette semaine à 105 ans. Allez voir, il est magnifique, il est beau, on en tomberait amoureux de cet homme même à 105 ans tellement qu'il est beau. Et il dit, à force de sacrifier l'essentiel... pour l'urgent, on finit par oublier l'urgence de l'essentiel je voudrais terminer là-dessus,
- Speaker #0
je trouve ça tellement beau et d'ailleurs ça fait vraiment référence à ce que tu viens de nous dire sur l'instant présent je trouve et sans oublier que notre guide principal c'est l'amour merci beaucoup pour ces jolies ces jolies paroles pour terminer cette conversation On aurait encore beaucoup de choses à dire, mais je trouve que c'est déjà un bon début. Je vais mettre toutes tes références. Alors, tu as écrit un livre, je l'ai dit en début de podcast. Je vais mettre la référence de ton livre, la référence des trois livres dont tu nous as parlé, deux de Miranda Gray et l'un des Cartolets. Et puis, je vais mettre aussi le lien de ton site internet et de ton Instagram. où tu partages quand même pas mal de choses. Et je sais que prochainement, tu as des nouveautés qui arrivent. Donc, allez suivre tout ça. Et puis, que l'on soit jeune femme ou des femmes plus matures, tu nous accompagnes vraiment dans nos parcours de vie. Donc, pour ça, un grand merci.
- Speaker #1
Eh bien, merci à toi, Anita, pour cet échange. J'espère que ça vous aidera à voir l'avancée en âge d'une façon beaucoup plus douce et beaucoup plus positive.
- Speaker #0
Oui, et puis vous ne voyez pas ma maman, sincèrement, quand on la voit, ça ne nous fait pas du tout peur d'avoir 70 ans. Les filles, je vous souhaite une très belle journée. N'hésitez pas, comme d'habitude, à partager l'épisode. à vos soeurs, vos amis, une femme qui en aurait besoin. Le podcast évolue et grandit avec vous, donc pour ça, un grand merci. Je vous dis à très bientôt et prenez soin de vous.