- Speaker #0
Ok, ben on va y aller. Donc, bienvenue sur Femme 360, le podcast. Et donc aujourd'hui, je suis avec Philippine. Philippine, je te demande une petite présentation du fait de qui es-tu.
- Speaker #1
Bien sûr. Alors moi, du coup, je suis Philippine, j'ai 33 ans, je suis maman de deux enfants de 5 et 7 ans, et je suis professeure de yoga ici à... Et aussi en parallèle, j'ai développé une activité de yoga en ligne avec les réseaux sociaux Instagram et Youtube.
- Speaker #0
Ok, alors avant qu'on monte vraiment dans le sujet de tâches de femmes et aussi de profs de yoga, moi j'aime bien commencer par comprendre l'origine de la personne d'où elle vient. Et ma question c'est, qui était Philippine quand elle avait 8 ans ? C'était quoi ses rêves et ses envies ? Est-ce que tu t'en souviens ?
- Speaker #1
de ce que tu allais enlever à l'époque ? J'étais une petite fille très dynamique. Je n'étais pas du genre à rester assise sur une chaise sans bouger. J'étais plutôt quelqu'un d'assez vivant, très sociable. J'allais beaucoup vers les autres, etc. J'étais aussi assez sensible. J'aimais bien faire les choses, satisfaire mes parents, satisfaire ce qu'on attendait de moi. Je pense que ce que je rêvais de faire à l'époque, c'était un double métier. On me l'a toujours dit. Et je voulais faire infirmière coiffeuse. Rien à voir. Le propos est pas mal.
- Speaker #0
Tu disais que tu bougeais beaucoup, c'est ça ? Donc, assez dynamique quand même déjà à l'époque.
- Speaker #1
Oui, j'étais très dynamique. Bien sûr, je ne pensais pas qu'un jour j'allais devenir prof de yoga, mais j'ai toujours eu cette appétence pour bouger, pour faire des activités. J'ai toujours fait du sport depuis que j'ai... petite et j'étais toujours quelqu'un de, voilà, une petite fille vivante qui bougeait un petit peu partout, quoi.
- Speaker #0
Oui, ça a vraiment toujours, quand même, peut-être inconsciemment fait partie de ta vie, vraiment ce mouvement, le corps dans ta vie.
- Speaker #1
Je pense, je pense.
- Speaker #0
Et la suite, on va faire un bond parce que je pense qu'on est toutes les années en avant de se faire une journée, ça a été quoi la suite ? La Philippine, ado, et puis après, jeune femme, ça a été quoi ces aspirations ? Et qu'est-ce que, du coup,
- Speaker #1
tu as fait comme étude ? Comme je te disais, j'ai toujours eu cette... J'étais la petite fille scolaire, c'est-à-dire que je voulais bien faire, je ne voulais pas décevoir, etc. Donc, je me suis tournée vers des études qui n'ont rien à voir avec ce que je fais aujourd'hui. J'ai fait des études de droit. Et j'ai fait ça... On ne m'a pas forcé la main non plus, mais j'ai un peu fait ça parce que... Parce que ça menait à beaucoup. de choses déjà vu que je savais pas trop ce que je voulais faire c'est toujours difficile de savoir ce que tu veux faire quand tu sors de l'école quand tu sors du bac donc j'ai fait ça parce que voilà ça menait à plein de trucs mais c'était pas non plus une voie passion je me suis dit ok on va voir et voilà
- Speaker #0
oui t'avais pas forcément une idée très précise de faire des études dans le juridique parce que tu voulais devenir avocate juge ou genre dans une carrière en fait
- Speaker #1
Au début, pas trop, mais après, j'avais cette notion quand même qu'il fallait faire carrière, qu'il fallait avoir quelque chose de bien, un bon travail. Et à la base, vraiment, c'était un virage Femme 360 parce qu'à la base, je voulais quand même travailler dans la police quand j'ai fait ça au début.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, rien à voir. Et en fait, je pense qu'au fil du temps, à force de grandir et de se découvrir un petit peu plus, on se rend compte que finalement, il y a peut-être des... idées préconçues qu'on a qui ne correspondent peut-être pas avec la personne qu'on est vraiment et la vie qu'on a envie d'avoir.
- Speaker #0
C'est ça. C'est ça. C'est ça. Du coup, tu es allée jusqu'où au niveau des études juridiques ? Est-ce que tu as travaillé dans le secteur du juridique ?
- Speaker #1
J'ai fini mes études, je suis allée jusqu'au bout, j'ai été jusqu'à la fin d'un master 2 et après j'ai travaillé. dans ce domaine-là, j'ai travaillé dans un service juridique et social.
- Speaker #0
D'accord. Et donc, la question est, il y a eu un revirement. Qu'est-ce qui s'est passé pour que peut-être tu aies senti une dissociation avec le métier que tu es en train de faire ? Et voilà, est-ce qu'il y a eu vraiment un événement marquant ou ça a été plutôt, au fil des années, peut-être une saturation ? Parce que je t'en souviens vraiment.
- Speaker #1
Oui, en fait, ça a été... Je pense à une combinaison de plein de facteurs. Et ça n'a pas été comme ça du jour au lendemain. Ça a été quelque chose qui a pris son temps, qui a maturé. Pendant mes études, il y a eu... J'ai eu une épreuve très difficile. Mon papa est décédé au début de ma fin de ma licence et début de mon master 1. Et je pense que ça, ça a été vraiment un élément très déclencheur dans ce que je voulais et ce que je ne voulais plus dans ma vie. Ça m'a fait vraiment prendre conscience à quel point la santé était très importante et la famille aussi. Donc du coup, ça, cet événement, ça a mis énormément de choses en perspective. Et après, je pense qu'il s'est passé encore... Voilà, ça a fait son chemin, ça a maturé. Et après, c'est la maternité qui a rajouté. Parce que quand j'ai commencé à travailler, après, j'ai eu mon premier enfant. Et là, c'est là où ça a été un peu plus le déclic, encore plus. Et du coup,
- Speaker #0
le yoga est arrivé à un moment donné. Le yoga, est-ce qu'il est intervenu en même temps que ton parcours ? pour, dans le secteur du juridique, ça a vraiment été, tu te rends compte que tu voulais aller dans le juridique et ensuite, tu as découvert le yoga.
- Speaker #1
Non, j'ai découvert le yoga, justement, pendant mes études, parce que j'étais particulièrement stressée. Oui,
- Speaker #0
ça a déjà quand même été le cas. Vous connaissez le yoga en fait.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. En fait, à un moment donné, quand mon père est parti, il y a eu ce déclic de, OK, en fait, ma santé est super importante et j'ai vraiment envie d'en prendre soin. C'est là où j'ai commencé à réfléchir sur Maïté sur les choix que je faisais. J'ai commencé à arrêter de fumer, vouloir reprendre une activité physique, etc. C'est là où j'ai découvert le yoga parce que je me suis dit que j'ai envie de faire quelque chose où ça m'apaise le stress, ça me fait du bien au corps et au mental. C'est comme ça que j'ai mis le pied pour la première fois là-dedans.
- Speaker #0
Combien de temps tu as pratiqué le yoga en tant que championne ? Amatrice, tu vas de l'autre côté avant vraiment de te dire, peut-être que le yoga peut être beaucoup plus qu'un loisir que je pratique.
- Speaker #1
À peu près une dizaine d'années, entre la première fois où j'ai pratiqué un peu moins d'une dizaine d'années, 8 ans, quelque chose comme ça.
- Speaker #0
Et du coup, ce que je trouve intéressant, et des personnes que j'interviens souvent sur le podcast, c'est ce moment, le défi qui est dormu entre leur vie d'avant et leur vie. actuelle, donc avec peut-être un peu plus de sens, et c'est de voir aussi le cheminement. Et du coup, je me demande, tu as eu le déclic que tu ne voulais plus être dans le juridique, comment tu as fait la transition ? Est-ce que, du coup, ça a été difficile d'assumer, parce que du coup, je pense qu'en tout cas, tu dis que tu es devenue maire, donc de se dire, c'est des sacrifices aussi, c'est des remises en question, est-ce que pour toi, le cheminement était assez... Simple, instinctif de se dire aujourd'hui je ne veux plus être dans le juridique et donc je change de carrière. Il y a quand même beaucoup de questionnements et peut-être de l'activité aussi.
- Speaker #1
Alors, quand j'ai eu mon deuxième enfant, parce que mes deux enfants sont rapprochés, ils ont deux ans d'écart. Et quand j'ai eu mon deuxième enfant et que je me suis arrêtée en fait, quand j'ai eu mes enfants, je me suis arrêtée le temps de m'en occuper. Et quand je me suis dit ok maintenant je vais retourner travailler. Pour moi, c'était hors de question que je remette un pied dans le juridique. Ça n'avait plus de sens. Mais après, je n'ai pas pris un grand risque, tu vois, dans le sens que je n'ai pas abandonné une carrière que j'avais construite depuis des années dans un service, etc. J'avais travaillé. Après, je m'étais arrêtée pour mes enfants. Donc déjà… Oui, il y a eu déjà un peu un fond, on va dire,
- Speaker #0
entre les deux.
- Speaker #1
Il y a eu un tampon un peu entre les deux. Déjà, c'est important pour moi. Je pense que c'est important de le dire parce que je n'ai pas abandonné un truc que j'ai construit pendant 10 ans, tu vois. Ce n'est pas vrai. Et je pense que ce choix que j'ai fait de me tenter, on va dire, à mon compte dans le yoga, j'ai pu le faire parce que je n'étais pas seule. Et je pense que les choses auraient été différentes si j'avais été seule avec mes deux enfants et tout. Je pense qu'effectivement, il y aurait peut-être eu double activité, quelque chose, parce que je suis quelqu'un quand même de très terre-à-terre. Je ne serais pas lancée comme ça avec mes deux enfants. dans un truc sans savoir si j'allais pouvoir remplir le frigo, tu vois. C'était pas mon jour.
- Speaker #0
Et c'est important de le dire aussi, c'est bien de prôner le fait de pouvoir changer de carrière, de se prouver, mais on a quand même des contraintes. Forcément, parfois, c'est pas forcément facile. En fait, on peut renoncer à ses rêves, mais le parcours peut être un peu plus long. Et c'est bien de le rappeler que parfois, les choses sont possibles parce qu'il y a une personne avec toi, voilà, une compagnie. Voilà. ou peut-être une famille aussi, enfin ça dépend du contexte mais c'est bon de rappeler que voilà, c'est ce que tu savais que derrière, ça ne met d'abord en péril non plus ta vie familiale.
- Speaker #1
Voilà j'ai pu faire ça et c'est un choix que j'ai fait non plus pas toute seule, j'en avais parlé aussi à mon Maïté en fait j'avais ce filet de sécurité de me dire ok, si ça ne marche pas, lui il a un travail salarié, je me retournerai sur autre chose et si c'est le moment de tenter... C'est maintenant, tu vois. C'était dans ces conditions-là que je me suis lancée.
- Speaker #0
Ok, bien. On reviendra sur le yoga après, parce que ça m'intéresse, ta philosophie un peu au niveau du yoga. Mais j'aimerais qu'on se focalise sur la partie mère de famille, après un petit peu. Donc, je vais laisser nos enfants rapprocher. C'était qui la Philippine ? Avant, la mère et la Philippine qui appuie les enfants. C'est bien. C'est. Est-ce qu'il y a un procès contre les deux ?
- Speaker #1
Je pense que d'avoir des enfants, et j'en parlais l'autre jour avec mon mari, je pense que c'est valable aussi bien pour une mère que pour un père, avoir des enfants, c'est quelque chose qui nous révèle un peu. Peut-être que tu partageras mon avis, mais on se découvre vraiment qui on est. Les enfants nous révèlent même. Oui,
- Speaker #0
ils vont découvrir des facettes de nous que je ne connaissais pas dans le bon ou le mauvais sens.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Mais du coup, il y a quand même une partie de nous qu'on ne connaissait pas et que finalement, on se découvre.
- Speaker #1
Et je pense que c'est quelque chose aussi qui se passe à chaque enfant. J'ai eu ce sentiment à mon premier. Et après, mon deuxième, ça a encore été autre chose. J'ai l'impression de m'être encore plus assumée ou révélée en tant que mère, mais aussi en tant que femme. En tant que femme aussi, tu vois. Et comment ? Et donc, quel âge tu as ? Cinq et sept.
- Speaker #0
Cinq et sept. Alors voilà, ça fait déjà plusieurs années. Et...
- Speaker #1
Et comment vous avez vu une maman stressée, rigide, cool ? Alors, je ne suis pas parfaite, déjà. Je ne suis ni une mère super stressée, je ne suis ni une mère super cool. Je suis, comme je pense aussi que je suis en tant que femme, et ce qui ressort aussi parfois dans ce que les gens disent, c'est que je pense que je suis quelqu'un d'assez doux, d'assez bienveillant et d'assez à l'écoute. Donc, je suis vraiment aussi cette mère qui va un peu couver mes enfants. Et pour autant, j'aime bien les laisser aussi faire leurs expériences, etc. Tu vois, je ne vais pas les empêcher de faire un truc parce que, oh là là, il va tomber, il va se faire mal.
- Speaker #0
Voilà. Non, Voilà.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Donc, après, oui, bien sûr, avoir un cadre, ça, c'est sûr. Et je pense que c'est super important. Mais c'est plus le rôle de mon mari, tu vois,
- Speaker #0
que moi. J'ai envie de dire que c'est toujours un peu comme ça dans une émotive. Et toi, en tant que femme, tu arrives aujourd'hui à prendre du temps pour toi dans ta vie de mère. Tu as vraiment, je tiens le côté prof de yoga, la partie professionnelle, mais vraiment de te dire, je sais que je suis mère de famille et j'arrive quand même à me prendre du temps pour moi. C'est compliqué, mais plus important par rapport à la question de temps. de permission que tu donnes d'accepter d'être aussi humaine de sortir, de faire vraiment des choses pour toi absolument,
- Speaker #1
ça il faut absolument il n'y a pas de problème sur donner la permission parce que j'ai eu cette tendance un petit peu quand j'ai eu mon premier dans le discours un peu culpabilisant il faut que tu sois comme ça sinon tu n'es pas une bonne mère et je pense que sûrement le deuxième m'a réconciliée un petit peu avec ces schémas de la mère parfaite parfaite, etc. Non, je suis la mère que je suis et je ne suis pas parfaite et je ne peux pas coller dans tous les... Par exemple, je ne suis pas du genre à m'installer sur une table et à faire une activité créative avec mes gamins pendant des heures, ce n'est pas mon truc. Moi, je vais prendre la voiture, je vais aller en forêt, on va se promener, on va coller, ça, c'est plus moi. Et j'ai des enfants culpabilisés en me disant, ben non, surtout quand ils sont petits, tu sais, les trucs, les activités, voilà. Ça n'a jamais été mon truc, ça ne sera jamais mon truc.
- Speaker #0
et à prendre du temps pour quoi ?
- Speaker #1
alors prendre du temps pour moi là ça va je suis dans une phase où je pense que j'ai trouvé un petit peu un équilibre là ce qui sont déjà un peu plus grands etc mais je sais que c'est pas quelque chose qui est totalement acquis je sais que ça peut revenir c'est quelque chose qui a été très dur quand ils étaient petits parce que notamment 2 ans d'écart c'était sport et c'était pas facile Merci. pour moi de trouver du temps quand le petit était quand le dernier est né et que le grand il avait à peine 2 ans parce que ça demandait énormément de présence, énormément d'énergie et j'ai eu du mal, beaucoup de mal à trouver du temps pour moi durant cette période là et c'est quelque chose que je sais qui peut se reproduire parce que ça m'est arrivé de nouveau quand j'ai commencé à travailler à mon compte au début au tout début du lancement de mon activité je suis d'un dynamique du genre un peu fonceuse je veux vraiment me lancer Au fond, dans un projet, je mets mes corps et âmes. Et au début, c'était tout pour mon travail. Et en fait, je m'étais... C'est pour ça que je te dis que là, j'ai trouvé un certain équilibre entre la vie perso, la vie pro, la vie familiale, etc. Mais je sais que ce n'est pas quelque chose qui va être totalement acquis et que maintenant, je sais que prendre du temps pour moi, ça constitue également une priorité au même titre. Oui,
- Speaker #0
dans ton sang aussi. Totalement. Et de faire aussi, d'avoir tes propres moments à toi en dehors de... ton compagnon et de tes enfants, de vraiment avoir ces moments un peu, je veux dire, de jardin secret qui t'appartiennent qu'à toi. Est-ce que c'est nécessaire pour toi ? C'est... ou... Il y a quand même encore une ligne un peu floue où tu vas faire des activités mais tes enfants sont aussi dedans. En plus, tu pratiques le yoga, on en reviendra après, mais je pense que du coup, la notion entre plaisir et travail, c'est très... la limite doit être assez floue, non ? Euh...
- Speaker #1
Avoir du temps vraiment seul, pour moi, ce n'est pas totalement évident, il faut être honnête. Mais j'en ai besoin. Et tu vois, c'est marrant parce que pourtant, quand j'étais adolescente, enfant, même jeune adulte, je détestais être seule. C'était quelque chose qui était très dur pour moi d'être seule. J'avais l'impression que ce n'était pas bien, tu sais. Ça me mettait face à moi-même et en fait, je crois que je ne me sentais pas bien en fait. Et à force, je pense d'ailleurs de pratiquer le yoga, on en reviendra sur ce sujet-là. même de grandir, de travailler sur soi, etc. Maintenant, la solitude, j'en ai besoin, en fait. Je le ressens quand je suis trop sollicitée ou trop souvent avec d'autres personnes. Je ne parle pas de ma famille, je parle vraiment... Quand il y a trop d'activités, à un moment donné, je sens qu'il faut que ça soit à pause, tu vois. Mais ça, encore une fois, tu vois, mes enfants, vu qu'ils sont grands, ils en ont aussi conscience, tu vois. Je peux leur dire, là, il faut que je sois calme, cinq minutes, tout seul dans une pièce. ils ont l'habitude de me voir dérouler mon sapis, ils ont l'habitude de me voir fermer les yeux, m'asseoir, ça leur...
- Speaker #0
Oui, ils le concrètent, en tout cas, ils le conceptualisent, ils se disent, ok, maman a besoin de temps, on va lui laisser aussi ce moment-là pour elle. Oui,
- Speaker #1
très facilement.
- Speaker #0
Et dans des cas, je ne sais pas s'ils en ont bien.
- Speaker #1
Et qu'ils l'ont vu depuis toujours, en fait, tu vois, parce qu'en fait, depuis qu'ils sont nés... ils ont, comme tu parlais du mouvement quand j'étais petite, eux c'est pareil depuis qu'ils sont nés, ils nous ont vus que ce soit mon mari ou moi, toujours avec que ce soit le yoga ou autre chose toujours avec ce côté mouvement, santé, bouger tu vois, on va souvent se promener on va souvent à la forêt, donc du coup ils ont, je pense aussi, été habitués depuis le plus jeune âge à voir ça finalement et et...
- Speaker #0
Ça me fait ressentir et après en plus je me laisse sur la partie yoga, c'est vraiment le mouvement, le corps, et quelque chose qu'il y a aussi avec ton mari que vous mettez vraiment sur une de vos balles, de votre famille. C'est important, après pas forcément le côté sportif, tu vois, mais vraiment de bouger, d'extérioriser aussi ses sentiments et ses émotions par le mouvement. quelque chose ?
- Speaker #1
Oui, je dirais le mouvement La Santé au Sens Large. La Santé au Sens Large, alors bien sûr, c'est la valeur primordiale de notre famille. Je pense qu'il y a des valeurs, le respect, la communication, l'amour, etc. Mais oui, ça, ça en fait partie parce que c'est quelque chose qui nous rapproche, mon Maïté moi. OK.
- Speaker #0
Et du coup, on va passer au lieu de l'actualité. C'est-à-dire que ton activité aujourd'hui se vit parfois Salaam alaikum Certaines personnes ici peut-être te connaissent et donc voilà, le yoga est entré dans ta vie il y a combien d'années maintenant ?
- Speaker #1
Je... 10 ans.
- Speaker #0
10 ans maintenant. Donc vraiment, côté... en tant qu'élève, j'imagine, maintenant en tant que professeur, c'est quoi ton approche du yoga ? Comment tu définirais ton approche à toi du yoga ?
- Speaker #1
J'ai toujours voulu rendre le yoga comme étant un truc accessible. Parce que je trouve qu'on a souvent aussi cet a priori, parfois d'une image un peu faussée, comme si c'était réservé à des gens ultra souples, que ce n'était pas accessible à tout le monde, ni à tous les âges, ni à tous les corps. Et ça, c'est quelque chose que j'ai toujours voulu transmettre dans mes courses, c'est que ce soit accessible à tout le monde. et que ça soit vraiment un instant d'écoute de soi un instant de bienveillance ça peut être plus ou moins dynamique j'enseigne de façon parfois très douce et parfois de façon très tonique mais en fait même dans la façon la plus rapide, dynamique que je vais enseigner, il y aura toujours cette bienveillance et cette écoute de son corps, écoute de ses sensations cette recherche de non-performance qui est tout le temps autour de nous là c'est l'inverse en fait, tu dérondes ton tapis t'as rien à... à qui que ce soit tu vois ?
- Speaker #0
Oui oui je vois. Et je suis définie dans une tendance de yoga, un style de yoga vraiment particulier, je ne connais vraiment peu mais je me dis genre je sais qu'il y a le hatha yoga, il y a un autre type de yoga. Est-ce que toi quand tu as dit un qui prédomine vraiment, pas spécialement, tu as vraiment fait ta propre méthode de yoga ?
- Speaker #1
J'enseigne du Hatha, qui est plus doux, et du Vinyasa, qui est plus dynamique, et encore autre chose qui s'appelle Yoga Sculpt, et ça qui est une création de ma part, j'ai envie de te dire. J'enseigne ces trois yogas-là. Ce sont trois façons de pratiquer qui sont totalement différentes. Je ne pense pas que j'ai un style spécifique. Je pense qu'il y a plutôt une approche d'un yoga un peu moderne, d'un peu moderne, d'accessible et de bienveillant. Ok. Et dans un studio ? Alors, ce n'est pas mon studio. J'interviens dans un studio qui est celui de Christelle et ça s'appelle Cépilat.
- Speaker #0
Et ça aussi, la partie qui est en ligne, ça, c'est un studio où on peut se suivre. C'était important pour toi d'avoir cette partie virtuelle, que les gens puissent se connecter et pratiquer tout seuls. C'est quelque chose qui, dès le départ, t'as parlé ou c'est venu après, vraiment, de développer ?
- Speaker #1
ça m'est venu vraiment tout de suite c'est un truc que j'ai lancé direct quand j'ai commencé à enseigner à 3 parce que j'ai toujours été passionnée par le fait que des gens puissent se connecter partout dans le monde de savoir qu'il y a des gens qui font du yoga avec moi au Canada je trouve ça juste super génial et j'ai toujours trouvé le côté réseau sociaux passionnant donc c'est un truc qui me fait plaisir de partager là-dessus parce que ça permet de Merci. propager encore plus le yoga.
- Speaker #0
Tu arrives à avoir un retour et un contact avec les personnes qui te suivent à distance. Est-ce qu'il n'y a pas quand même une certaine frustration de ne pas voir les gens qui sont derrière leur écran ?
- Speaker #1
Non, franchement pas du tout. Ce n'est pas parce que tu ne les vois pas que tu ne peux pas échanger avec eux. Il y a parfois des gens, je connais beaucoup de choses sur eux alors que je ne les ai jamais vus. Je trouve ça magique.
- Speaker #0
Tu fais des cours en direct ? En visio ou pas forcément ?
- Speaker #1
Non, je n'ai pas de cours en direct. J'ai une chaîne YouTube avec des vidéos qu'on peut pratiquer n'importe où et un programme de yoga en ligne.
- Speaker #0
OK. Et une question d'une personne qui est dans la salle aujourd'hui mais qui n'a jamais pratiqué le yoga. Il y a encore un peu cette idée du yoga, comme tu disais, qui doit être le suprassoudre, aussi ramèner son pied derrière la tête, tu exagères, mais tu vois... Il y a vraiment encore cette idée que le yoga c'est très doux. Moi je fais de la course à pied et au tout début je ne pratiquais pas le yoga. J'ai découvert le yoga quand je suis tombée enceinte, lors de ma première grossesse, j'ai fait le yoga trinatal. Mais tu vois il y a quand même parfois cette idée que ce n'est pas du tout complémentaire. Le yoga est un sport assez dynamique et que, on est vraiment un peu cachés, tu vois. Qu'est-ce que tu dirais à ces petites deux personnes qu'on les convaincre de faire du yoga ? est-ce que C'est combattible déjà. Et voilà, c'est quoi ton switch pour faire venir des personnes qui n'ont jamais été en valeur ?
- Speaker #1
C'est marrant que tu dises se faire chier parce que, justement, tu vois, j'aurais tendance à dire que si tu as vraiment cette impression-là, c'est peut-être justement que tu en as besoin. Tu vois ?
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Souvent, les gens qui me disent « je suis trop stressée » et tout, ce n'est pas pour moi, mais c'est justement parce que tu es trop stressée que tu en as besoin, tu vois. D'accord. En gros, c'est ma vision des choses après. Et justement, je pense que c'est totalement complémentaire avec une activité qui peut être beaucoup plus dynamique, que ce soit la musculation, la course à pied ou quoi que ce soit, parce que c'est la seule fois où tu vas te retrouver dans ton tapis, que ce soit chez toi ou dans une salle, où tu ne seras pas dans un objectif de performance. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Et pourtant, ce n'est pas que dans le sport que tu vas pratiquer, que ce soit la course à pied ou n'importe quel autre sport. Dans la société en général, tu es souvent dans la performance. Donc là, c'est la... première fois où tu vas te retrouver vraiment seule avec toi-même et sans cette notion de performance. Et bien sûr, après, si on veut parler de façon plus simple, le yoga va te permettre d'avoir plus de souplesse, plus de mobilité, etc. Donc, ça va être forcément bénéfique pour la course à pied, déjà, au côté étirement, etc. Et pareil, pour n'importe quel autre sport, pour ce côté s'étirer ou même se renforcer, se stabiliser dans les postures, travailler son gainage, sa respiration, chose qu'on oublie le plus possible au quotidien. Donc non, il y a énormément de bienfaits, soit le pratiquer seul, soit le pratiquer avec un autre sport. Non, c'est toi aussi qui peux pratiquer du yoga.
- Speaker #0
Non, je ne peux pas. C'est pas mal de choses. Tu peux faire du yoga aussi, non ? Alors,
- Speaker #1
je ne cours pas, je déteste courir. Ok, d'accord. J'ai essayé de courir. J'ai essayé de courir parce que j'ai toujours eu cette vision, et c'est d'ailleurs ce qu'on retrouve dans mes cours de yoga. J'ai cette vision de... Tu vois, de santé au sens large. C'est-à-dire que pour moi, le plus important, ce n'est pas d'être la plus souple ou quoi, c'est d'avoir un corps et un mental où je me sens forte, où je me sens souple et où je travaille aussi mon cœur. Donc, c'est pour ça que tu m'as vu courir. C'était pour le côté un peu cardio qui manque un peu à mon sens. Mais non, je travaille aussi bien ma force que ma souplesse. Et c'est pour ça, d'ailleurs, que je te parlais de Yoga Sculpt, parce que c'est un cours que j'ai créé où on mêle yoga et renforcement, tu vois.
- Speaker #0
C'est ça que j'avais vu. Il y a quand même une approche qui est yoga, mais quand même aussi tournée vers la partie dynamique, mais dans le sens où, vraiment, aller, on sculpte par le dos, on va bien sculpter son corps. J'irais surtout approche complète, tu vois.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, ce que j'aime mettre dans mes cours, c'est qu'il n'y aura pas que des postures de yoga dans les cours. Tu vas retrouver beaucoup de mobilité, beaucoup d'étirements, mais pas que du passif. Bon, là, on rend des trucs un peu techniques, mais pas que des étirements passifs, pas mal d'exercices aussi de renforcement musculaire que tu vas pouvoir... En fait, je vais glisser ça dans un cours de yoga et je vais mélanger ça et tu ne verras pas la différence, tu vois. Mais pour que l'approche soit vraiment complète et globale pour se sentir bien dans son corps. durablement, le plus longtemps possible et tout travailler parce qu'en fait le corps a besoin de tout finalement.
- Speaker #0
Oui, c'est intéressant. Et à ton studio, comme je dis, tu as des personnes qui n'ont jamais pratiqué, qui viennent. Elles sortent comment ? Tu vois une différence entre les personnes qui entrent et les personnes qui sortent ? Il faut 1, 2, 3 ans pour qu'elles aient le truc.
- Speaker #1
Je pense que le yoga, ce n'est pas un truc magique. Tout le monde qui ne va pas pratiquer avec moi ne va pas sortir de la séance en étant transformé, révolutionné dans sa vie, etc. Non, je vous prépare à être honnête. Mais après, souvent, en général, quand tu viens mettre le pied pour la première fois, déjà, tu es volontaire. Tu n'as pas eu la corde au cou pour venir. Donc, souvent, déjà, il y a un cheminement qui a été fait. Et souvent, il y a des gens qui n'ont jamais mis les pieds et qui pratiquent pour la première fois. Ce qui ressort, c'est un vrai sentiment d'apaisement à la fin du cours. C'est un vrai sentiment de détente et de découvrir quelque chose ou même parfois d'être surpris et de sortir un petit peu de cette image. J'ai plus transpiré que ce que je pensais. Ou alors, j'ai découvert des muscles que je ne soupçonnais pas l'existence. Ça fait du bien d'être vraiment en train de ralentir. Ou alors, je ne pensais pas que je pouvais respirer comme ça. Il y a plein de sujets et chacun va… d'apprendre de ce qui nous paraît plus important. Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Et là, c'est vraiment côté pratique, mais c'est intéressant, je crois, parce que les personnes qui sont intéressées, si jamais on te suit, alors je ne parle pas vraiment de la partie en ligne, mais de la partie physique, les cours que tu donnes, est-ce qu'il y a une progression dans le sens où, bon, il faut que tu en reviennes toutes les semaines, j'imagine, mais tu as peut-être des personnes qui viennent de manière très sporadique, une fois de temps en temps, et ce n'est pas... compliqué de reprendre, d'avoir des personnes de niveaux différents, parce que je veux dire, je ne sais pas si je suis assez claire et tout, parce que souvent, les cours de yoga, on peut venir une fois, peut-être ne pas revenir, toi-même, en tant que prof, ça doit être une approche différente, non ? Par rapport à ces personnes-là, si tu as des personnes de niveaux différents dans ta salle.
- Speaker #1
Alors après, la plupart des gens viennent quand même une fois par semaine. J'ai quand même... j'ai quand même un noyau dur de personnes qui viennent une fois par semaine et c'est même mieux pour eux parce que tu peux pas avoir les bénéfices d'une pratique en un truc de temps en temps c'est pas possible ça fera du bien sur le coup mais si tu veux vraiment que ça installe des bénéfices durables et concrets il faut comme tout de la régularité tout simplement Donc, bien sûr, il y a parfois des gens que je vois et qui reviennent, ou des gens qui viennent une fois et après reviennent un autre jour.
- Speaker #0
Il n'y a qu'à vivre. Un sens, une progression, en septembre, c'est un peu la reprise des activités. Les personnes qui viennent débuter avec toi en septembre... à la fin d'année scolaire, on va dire en juin par exemple, il y aura vraiment une continuité, ils verront une différence. Pour toi, chaque cours est unique. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, c'est comme un cours de danse où tu vas apprendre une danse, la séance 1, la séance 2, tu apprends d'autres mouvements. Et en fait, c'est un cumul de séances qui te permet à la fin d'apprendre un ballet complet. Toi, est-ce que c'est un peu dans cet ordre-là ou je ne sais pas ? Je vous laisse avec mon rire. le chien tête en bas c'est pas que ça mais tu vas se le dire c'est t'apprends les premières bases à la séance 1 et puis après la semaine d'après tu vas aller un petit peu plus loin dans cette pratique là où c'est vraiment chaque séance qu'une miq sans
- Speaker #1
fil rouge entre chaque séance alors il y a quand même un minimum de fil rouge dans le sens que je vais pas proposer un truc dès septembre qui n'aurait aucun sens à quelqu'un qui n'en a jamais fait tu vois c'est juste de là cohérence mais après par contre oui chaque séance est unique dans le sens que j'ai toujours eu à coeur de pas faire tout le temps la même chose parce que pour être de l'autre côté moi je me suis profondément ennuyée quand je faisais systématiquement la même chose tout le temps il y a un petit côté créatif effectivement il y a un petit côté créatif dans le sens que tu vas pas tout le temps faire la même chose quand tu viens sur le tapis tu sais pas ce que tu vas faire Tu sais pas d'après. Je ne peux pas tout réinventer. Ça n'aurait aucun sens. Il y a vraiment des postures qui reviennent très régulièrement parce que ça fait partie d'une structure. Mais après, ce qui est bien avec le yoga, c'est que tu peux mettre une certaine dose de créativité à l'intérieur. C'est pour ça que je dis toujours qu'il existe autant de profs qu'il existe de yoga.
- Speaker #0
Et tes enfants font du yoga ?
- Speaker #1
Mes enfants font du yoga, oui et non. C'est-à-dire que...
- Speaker #0
C'est sur quel territoire ?
- Speaker #1
Voilà. Quand ils me voient faire, ils ont parfois envie de sortir le tapis et ils font par mimétisme. Et s'ils n'ont pas envie de faire, ils ne font pas, tout simplement. Parfois, ils ont envie, ils font, ils savent faire certaines postures, mais je ne leur mets pas la pression en disant « Vas-y, là, c'est l'heure, on sort le tapis, etc. » Non, je préfère que ça vienne d'eux. Et c'est chouette quand ça vient d'eux, justement, et de les voir parfois faire un truc.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que le yoga t'a apporté en tant que femme ? Aïe ! construction de femmes, est-ce que le yoga t'a inventé quelque chose vraiment particulière ? Tu as vu vraiment, tu stresses et tout, mais vraiment, je crois au niveau de ta féminité, de ta manière d'être, de se... Oui, face au monde, est-ce que le yoga t'a inventé quelque chose ?
- Speaker #1
Alors, je pense que ce n'est pas quelque chose qui se passe en une séance.
- Speaker #0
Oui, voilà,
- Speaker #1
c'est ça. et je pense que c'est pas non plus quelque chose qui va guérir tous les maux mais il y a quand même certains trucs qu'on ne soupçonne pas quand on fait yoga pour la première fois c'est qu'au-delà bien sûr des trucs que tout le monde sait entre guillemets le stress le sommeil, la respiration le yoga c'est aussi beaucoup d'introspection tu vois il y a aussi un truc que je ne trouve pas dans d'autres disciplines c'est à dire écouter ses sensations Merci. et écouter son corps. Et en fait, une fois que tu commences à avoir ce réflexe sur ton tapis, petit à petit, ça va un petit peu s'immerger, tu vois, dans ta vie en général. Et tu vas te dire, mais en fait, tu dois prendre conscience de certains réflexes. Pourquoi là, je suis super tendue, là, en fait ? Pourquoi je suis super crispée ? Pourquoi je serre la mâchoire ? Pourquoi je suis...
- Speaker #0
Tu as plus conscience de ton corps.
- Speaker #1
Et tu as une écoute qui est devenue plus fine de ton corps, de tes sensations, ce qui fait que, du coup, tu apprends aussi à te connaître un peu plus toi-même, à poser peut-être parfois des limites là où tu n'en aurais pas posé. Enfin, voilà, il y a plein de répercussions.
- Speaker #0
Ok. Aujourd'hui, c'est quoi ton envie, quelquefois professionnelle ou même personnelle par rapport au yoga ? Qu'est-ce que tu as envie ? Peut-être de continuer ce que tu fais actuellement, d'aller encore plus loin, peut-être en conformant à d'autres choses, des aspirations aujourd'hui par rapport à ta vie professionnelle ?
- Speaker #1
Alors, je te disais que ma personnalité, c'était plutôt fonceuse. Quand on est dans un projet, j'y suis à fond. Donc, je pense qu'il y aura toujours, j'aurai toujours des trucs. J'aurai toujours envie de nourrir quelque chose, de me former sur autre chose. de développer mon projet, ça c'est sûr. Et pourtant, tu vois, en parallèle de ça, j'ai aussi... très à cœur d'avoir un certain équilibre et de profiter beaucoup de ma famille et de mes enfants. Je sais que parfois, je me dis que je pourrais faire encore plus, développer plus, mais il y a toujours ce côté que mes enfants n'auront pas toujours l'âge qu'ils ont aujourd'hui.
- Speaker #0
Il y a des moments de vie aussi où on a l'impression de ne pas tout faire en même temps. Ça se ressentir, c'est un peu ce qu'on a pensé. Parfois, on peut tout faire. faire en même temps, mais pour moi, il y a des cycles. Peut-être que là, tu as un cycle de prioriser tes familles et tes enfants, sans forcément au détriment de ta vie. Parce que tu as l'air d'avoir un équilibre entre ce que tu as créé et ce que tu vis aussi à côté. Peut-être que voilà, d'ici 5-10 ans, il y aura pour nous une chose que tu aimes un peu plus, que tu aimes encore plus. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Je pense que j'ai à cœur de garder cet équilibre. Donc, j'ai toujours envie de nourrir ce projet. mais pas au détriment des autres aspects de la vie.
- Speaker #0
On approche de la fin, mais moi, je me demande, la félicite d'aujourd'hui, qu'est-ce qu'elle dirait, la félicite qui avait 8 ans, qui avait ses projets, ses envies, ses idées, qu'est-ce qu'elle lui dirait ?
- Speaker #1
Tu vois, je te disais qu'au début de l'épisode, j'étais cette petite fille qui... qui voulait bien faire, tu sais, un peu scolaire et tout, tu vois. Et donc, du coup, j'ai eu tendance à beaucoup écouter ce que me disent les autres. Et je pense que je vous dirais, donc, prendre conseil, d'écouter les conseils, mais de ne pas oublier sa petite voix à l'intérieur et son intuition. Parce que finalement, je pense que c'est celle-là, au fond, qui sait ce qui est bon pour toi. Et souvent, on a tendance un peu à la terre, tu vois. Et je pense que c'est ça que je vous dirais. de savoir s'écouter, de savoir se faire confiance aussi, d'assumer ses choix, se faire confiance. Je dirais que des épreuves, il y en aura, il y en aura d'autres et qu'elle aura la force de les traverser. Et je dirais qu'avec courage et détermination au travail, ça c'est ce que je dis souvent à mes enfants, courage, détermination, travail, beaucoup de choses sont possibles.
- Speaker #0
Ok, bien. Et dernière question. Moi, je considère que tu es un peu calculiste dans nos états, donc je crois qu'il y a de la nature physique. Je vais être professionnelle et la vie personnelle. Est-ce qu'aujourd'hui, tu es comblée sur ces quatre piliers ou tu penses qu'il y a un pilier qui pourrait encore être amélioré ?
- Speaker #1
J'aurais tendance à dire que oui, je suis comblée sur les quatre piliers, mais qu'on peut toujours améliorer en fait. Donc oui, je pense que là, je suis dans un équilibre sur tous les plans, mais ce n'est pas... quelque chose de garanti, tu vois, et qu'en fait, l'équilibre, il est toujours, il peut toujours être un petit peu remis en cause, donc il faut savoir un petit peu le préserver.
- Speaker #0
Ok, c'est parfait. Et du coup, si les personnes veulent se retrouver, vous pratiquer avec toi, vous pratiquent et vous sur internet, c'est peut-être le bien.
- Speaker #1
Oui. Alors moi, du coup, on peut me retrouver sur les réseaux sociaux, Instagram et YouTube sous le nom de Philippine Yoga. J'enseigne à trois dans un studio qui s'appelle Cepilat, comme je te disais, qui est situé rue de Verdun. Et je donne des cours de Hatha, Vinyasa et Yoga School.
- Speaker #0
Merci beaucoup Philippine pour ton enseignement. C'était pas mal. J'espère que ça t'a plu aussi. Que les personnes qui sont dans le public, ça leur a plu également. Et on se retrouve sur la vidéo et peut-être qu'on vous reçoit.