Speaker #0Aujourd'hui, on va parler de vie professionnelle. En apparence, on va parler de management, de leadership, mais c'est surtout de la légitimité que vous avez dans votre poste, dans votre vie pro, que j'ai envie qu'on aborde aujourd'hui. Et donc pour ça, je vais vous parler de trois leçons que j'ai apprises au cours de mes années en tant que responsable d'un service dans un hôtel et aussi je vais vous donner un outil qui va peut-être vous aider à trouver votre place, à accepter votre légitimité. Donc si le sujet vous intéresse, si vous avez envie de prendre toute la place que vous méritez dans votre vie professionnelle, vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans Femme 360, le podcast des femmes qui font tourner tout le monde, sauf elles-mêmes. Je suis Maïté, manager en entreprise et j'accompagne les femmes à reprendre la place qui leur revient dans leur vie comme dans leur travail. Prends ce temps, il est pour toi. Allez, place à l'épisode ! Hello, hello ! Comment allez-vous aujourd'hui ? Je suis heureuse de vous retrouver pour un nouvel épisode de Femme 360. Et aujourd'hui, on démarre une nouvelle catégorie d'épisodes que j'ai envie d'intituler les carnets pros. Donc ce sera un épisode de temps en temps, je pense, mais qui sera vraiment axé sur le chapitre la vie professionnelle. J'ai déjà fait quelques épisodes sur la vie pro. dont, il y a quelques mois, sur comment surmonter la peur de l'échec dans nos carrières de femmes. Mais j'ai envie d'aller plus loin, d'aller creuser un peu plus cette panne-là de nos vies de femmes, parce que c'est quand même toute une partie importante, qu'on le veuille ou non, et que peu importe nos ambitions, nos postes qu'on a. Voilà, on y va. Donc, j'espère que ces carnets vous plairont. Et aujourd'hui, pour ce premier chapitre des carnets pro, j'avais envie d'aborder, de vous expliquer ce que moi j'aurais voulu connaître quand je suis devenue manager. Donc pour recontextualiser, je suis devenue responsable commerciale de l'hôtel où je travaille en 2021. Avant j'étais attachée co et c'est surtout un concours de circonstances qui a fait que je suis devenue responsable, c'est que ma responsable de l'époque était malade et donc on m'a demandé de la remplacer. pour remettre... un peu dans une situation 2021, on était en post-Covid, c'était septembre 2021 pour être exact, et j'avais accouché d'une petite fille neuf mois plus tôt. Donc en fait, je suis revenue de mon congé maternité et je suis devenue responsable. Dans un premier temps en tant que remplaçante, et après j'ai eu le poste de manière officielle, quelques mois plus tard. Et en fait, quand je suis devenue responsable, j'avais des idées, des a priori, Et que les mois qui ont suivi ont... complètement balayées et qui m'ont surtout servi de leçon. Et aujourd'hui, c'est ces trois leçons-là que j'ai envie qu'on aborde ensemble pour vous montrer le cheminement que j'ai fait, comment aussi les erreurs que j'ai pu faire, même si je considère que c'était pas tant des erreurs, mais comme je l'ai dit, un peu des leçons qui m'ont permis d'évoluer en tant que manager. Et on a En toile de fond, c'est surtout de parler de la légitimité qu'on prend en tant que femme dans notre vie professionnelle. Donc la première leçon que j'ai apprise, et surtout que je pensais, c'était qu'être manager, c'était inné. Qu'en fait, il y avait des personnes qui étaient faites pour être manager, et d'autres non. Et qu'en tant que femme, en plus, j'avoue que j'avais quand même une certaine idée que... on avait une certaine facilité pour manager et ça, je ne le retire pas quand même, mais que je faisais un parallèle entre ma vie de mère de famille où je gérais un budget, une famille, des enfants, vous voyez, et qu'à côté, en fait, je manageais une équipe. Donc, il y avait quand même certaines similitudes. Et ce n'est pas tout à fait faux, mais ce n'est pas vrai complètement. Ce n'est pas inné d'être manager. Et ce n'est pas une faiblesse. que de reconnaître qu'on a besoin d'être formé, qu'on a besoin d'être entouré aussi et que parfois on a besoin de mentors. Et ça, je ne le savais pas au tout début. Quand j'ai pris mon poste de manager, je pensais que j'étais forte de mes années d'attaché commercial, mes années d'expérience de l'hôtellerie allaient suffire, que j'avais vu comment celles d'avant, mes responsables d'avant avaient fait, que j'allais prendre ce que j'avais aimé de leur management et laisser ce que j'avais moins apprécié. et que j'allais faire ma propre méthodologie pour devenir une bonne manager. C'est ce que j'ai fait en soi. Mais là où je me suis quand même trompée, c'est que tout ne s'apprend pas sur le terrain, qu'il y a des choses qu'on a besoin de temps, de formation aussi, et que... Ce n'est pas, comme je le disais, une faiblesse de demander. Et je pense qu'il y a quand même un truc quand on est une femme et quand on prend un poste à responsabilité, c'est qu'on doit prouver. On doit prouver qu'on est à notre juste place. Et à l'époque, c'était ça pour moi complètement. C'est que je succédais à quelqu'un qui était en arrêt maladie, je revenais d'un congé maternité. Donc en fait, j'avais quand même, de manière inconsciente, cette envie de prouver que j'étais à ma place, qu'on ne m'avait pas donné ce poste par sympathie ou que sais-je. Et donc, pour prouver, je me suis dit que... je n'allais pas forcément demander de l'aide, que j'allais faire moi-même. Et ça, ça a été, je pense, une de mes pires erreurs de débutante en tant que responsable parce que je me suis retrouvée à faire du recrutement sans forcément savoir quelles étaient les bonnes personnes à prendre au niveau du service. Et la suite a prouvé que j'ai fait des erreurs de recrutement au niveau du personnel de mon service, qui m'en a coûté pendant plus de deux ans ensuite. Voilà, la première leçon, c'est ça, c'est qu'on n'est pas obligé de tout. toujours devoir prouver sa place. Si on nous l'a donné, c'est qu'il y avait des raisons et ce n'est pas une faiblesse de demander de l'aide et d'avoir besoin en tant que femme que d'être accompagnée. Et ce que je pense qui est le mieux, c'est d'être accompagnée peut-être par une femme aussi, mais même si vous avez des hommes bienveillants dans votre milieu professionnel, entourez-vous d'eux, ils sont aussi là pour ça et si vous avez quelqu'un au-dessus de vous, il est censé vous aider à évoluer. Donc Dieu. Ça, c'était vraiment la première leçon que j'ai apprise. Ce n'est pas parce qu'on demande de l'aide qu'on n'est pas une bonne professionnelle. Leçon numéro 2, que la vie m'a enseignée, surtout d'un point de vue professionnel, c'est qu'une femme n'est pas la même manager qu'un homme. Moi, j'ai quand même de la chance parce que dans le milieu hôtelier où je suis, il y a quand même pas mal de femmes qui ont des postes à responsabilité, donc j'ai quand même des exemples au-dessus de moi. mais c'est vrai que beaucoup de postes à responsabilité sont tenus par des hommes. Et donc, on se dit qu'on doit être les mêmes managers qu'eux. Et c'est une réelle erreur que de penser qu'on doit avoir le même type de management. Peut-être un management un peu masculin, un peu fort. Vous voyez que si on commence à être une personne un peu tendre, avec des sentiments, d'écouter aussi, on sera quelqu'un de plus faible. Et en fait, c'est ça notre force en tant que femme. c'est d'avoir une certaine... sensibilité que les hommes n'ont pas. On est cycliques, voilà, avec nos phases hormonales aussi. Donc en fait, ça, il faut en prendre en compte et ça joue énormément sur notre manière d'être dans nos vies professionnelles. Et moi, au début, je pensais qu'il fallait que je sois un peu dure, un peu intransigeante aussi, pour être respectée. Et aussi dans peut-être ma manière de m'habiller, je pense que je m'habillais pas comme un homme, mais avec une chemise, des vêtements le temps. restait féminin, mais qui avait quand même un côté assez masculin en soi. Et les années m'ont montré que non, je n'étais pas obligée d'être comme ça, que moi aussi, toute ma part de féminité pouvait se révéler, que ce soit dans ma manière vestimentaire, mais aussi dans ma manière de manager mon équipe. Et donc, j'ai changé. J'ai changé, j'ai été plus à l'écoute des personnes avec qui je travaillais. J'ai fait ressortir certains côtés. Et une autre chose, c'est que si on est mère de famille, ça a un impact réel sur notre manière de manager une équipe ou même d'être juste une professionnelle. Donc, c'est des choses qu'on doit prendre en compte. On ne peut pas compartimenter nos vies. C'est comme ce que je disais dans un épisode récemment sur la double charge. Et elle est là aussi, alors je ne vais pas ici parler de charge mentale, mais il y a quand même toute une partie où on n'arrête pas d'être mère quand on passe les portes de son travail. Ça joue. Je pense que c'est une réelle... erreur que de mettre ça de côté. Et ça peut être un réel atout. Et moi, le jour où j'ai compris que mon expérience en tant que femme et en tant que mère pouvait complètement servir mon rôle en tant que responsable de service, je pense que je suis devenue en toute humilité, une meilleure manager. J'ai su plus être à l'écoute des personnes que je manageais, des femmes qui étaient dans mon équipe de l'homme, parce qu'il n'y en a qu'un dans mon équipe aussi, et ça a fait une réelle différence. Donc ça, c'est la deuxième leçon. On n'a pas à manager comme des hommes. On a toute notre particularité et notre force de femme et on doit complètement l'exploiter dans notre vie professionnelle. Parfois, alors, à bonne ou mauvaise raison, mais c'est que ça nous permet aussi d'être la ressource de son équipe, comme je vous le disais. Moi, aujourd'hui, je pense que mon équipe, les personnes qui en font partie savent qu'elles peuvent venir me voir, que je suis à leur écoute, que ça ne retient rien. à mes compétences et aussi à ma franchise quand il faut l'être, mais que j'ai quand même aussi tout ce pan de vie en tant que femme, en tant que mère qui leur permet de faire un pas vers moi. Et vraiment, être la ressource de son équipe, ce n'est pas s'abandonner à son équipe et tout leur donner. Pas du tout. C'est leur prouver qu'on peut être à leur niveau tout en ayant des responsabilités supplémentaires. La troisième leçon est que déléguer n'est pas abandonner. Au tout début, quand je suis devenue manager, je voulais tout faire. Parce que toujours, cette question de prouver, je voulais faire mes missions de manager, de responsable qu'on me demandait. Je voulais aussi pouvoir remplacer mon équipe quand elle n'était pas là. Je voulais faire des gardes. Je voulais finir tard à prouver que moi aussi j'étais là. Mais en même temps, à côté... Je voulais être une bonne mère aussi, être présente pour mes enfants. Et je me suis vite aperçue qu'en fait, ce n'était pas possible et qu'il fallait apprendre à déléguer. Et que déléguer, ce n'était pas abandonner et montrer qu'on ne savait pas tout faire. Et au contraire, je pense que c'est ça la force d'un bon manager. Et encore plus quand on est une femme, c'est de savoir déléguer les choses aux bonnes personnes, tout en gardant le contrôle de la situation, tout en sachant à qui on a donné telle ou telle mission. tout en sachant où on va et qu'est-ce qu'on attend des personnes. Et ça nous permet aussi de prendre du recul sur la situation et d'avoir un meilleur jugement sur ce qui est bien ou ce qui n'est pas bien. Comme je vous le dis, c'est un piège dans lequel je suis tombée et que je pense que beaucoup de femmes font aussi quand elles prennent leur poste et qu'en plus, je trouve qu'on le fait aussi dans notre vie personnelle, d'avoir du mal à déléguer. ça revient à toute cette charge mentale, cette culpabilité dont j'ai déjà parlé dans plusieurs épisodes. Si ça vous intéresse, je vous mettrai quelques-uns de ces épisodes dans la description de celui-ci, pour que vous puissiez aller les écouter si ce n'est pas déjà fait. Mais toujours est-il que, pour faire parallèle, c'est que déléguer, ça n'est pas abandonner, c'est juste savoir placer les bons pions au bon endroit, pour aussi se préserver et être une meilleure personne et une meilleure professionnelle. Et je vais vous répéter ces trois leçons. pour moi qui sont être manager n'est pas inné, ça s'apprend et que ce n'est pas une faiblesse que de demander de l'aide. Donc ça c'est la leçon 1, elle est très longue, désolé. Leçon 2, qu'une femme ne manage pas comme un homme. Et leçon 3, que déléguer n'est pas abandonner. Donc voilà, ça c'est ces trois leçons que j'avais envie de parler dans ce premier carnet. Et c'est surtout celles, quand je les ai comprises, qui m'ont permis d'accepter la place que j'avais et ma légitimité en tant que... responsable en tant que manager. Ça n'est pas arrivé dès les premiers mois, il m'a fallu quand même un an, on va dire, un ou deux ans pour vraiment accepter le poste que j'avais, que j'étais complètement légitime à mon rôle de manager et ce qui, je pense, peut complètement aider, c'est de savoir la direction dans laquelle on va. Et pour cela, j'ai envie de vous proposer un exercice assez commun et en tout cas que j'en ai déjà parlé à plusieurs reprises et surtout j'en parle aussi dans mon guide Permets-toi qui est sorti la semaine dernière. Donc si vous ne vous l'êtes pas encore procuré, il n'est pas trop tard. Il est toujours en vente. Donc c'est une version numérique avec quelques exercices. Alors il est beaucoup axé sur votre vie personnelle. Mais sachez qu'il y a quand même un chapitre sur la vie professionnelle si ça vous intéresse. Et l'exercice que je vais vous proposer peut être transposable sur la vie perso comme sur la vie pro. Et pour moi même les deux mélangent complètement. Et donc en fait, ce que je vous propose, c'est de définir vos trois... à cinq valeurs qui sont importantes pour vous dans votre vie professionnelle. Donc ça peut tout être, ça peut être la reconnaissance, le dépassement de soi, la franchise, le respect, vous voyez. Voilà, là je vous en ai donné quelques-uns, mais c'est à vous de vous faire votre propre liste des valeurs qui comptent pour vous dans la vie professionnelle, et surtout de vous dire pourquoi ils sont importants. Et il faut que ce soit les vôtres, ne prenez pas ceux... que peut-être votre responsable a ou que votre mère ou votre père ont en tant que salarié, que sais-je. Non, il faut vraiment que ce soit les valeurs qui vous parlent le plus. Et à partir du moment où vous allez définir vos propres valeurs, celles qui comptent le plus dans votre vie professionnelle, vous allez voir apparaître une certaine clarté et savoir où vous souhaitez aller dans l'évolution de votre carrière. Et ça va aussi vous permettre d'être légitime à votre poste et de... pas faire semblant en fait. Parce qu'à partir du moment où on fait semblant d'être une personne, on ne se sent pas légitime. Et on n'arrive pas à prendre toute la mesure de notre poste. Et c'est ça qui est important quand on parle de légitimité. C'est à contre-pied de la phrase qu'on, je ne sais pas si vous l'avez déjà entendue, fake it until you make it. Donc faire semblant jusqu'à ce qu'on y arrive. Là au contraire, moi ce que je veux c'est soyez vous-même. Soyez vous-même dans votre poste pour vous sentir légitime. Si vous vous faites semblant d'être une autre personne, vous ne vous donnerez jamais la légitimité dont vous avez besoin. Parce que vous vous direz, je ne suis pas celle que j'ai envie d'être. Et moi je l'ai compris. Et le jour où je l'ai compris, comme je vous l'ai dit plus tôt dans cet épisode, Je pense sincèrement que je suis devenue une autre responsable. J'ai arrêté de faire semblant. J'ai arrêté de croire à des choses qui n'étaient pas mes vraies valeurs. Et je suis devenue une meilleure responsable pour mon service. J'ai encore des choses à apprendre, évidemment, parce qu'on n'est pas parfait. Mais en tout cas, ça m'a permis de faire un switch dans ma vie. Et c'est ça que j'ai envie que vous compreniez. Donc faites cet exercice de vos 3 à 5 valeurs. Pas plus que 5, après ça fait vraiment beaucoup. Et relisez-les. Chaque lundi, écrivez-les quelque part. Comme je vous l'ai déjà dit, c'est toujours intéressant d'avoir ces valeurs écrites quelque part pour s'en souvenir. Et demandez-vous aussi quel manager seriez-vous si vous n'aviez plus rien à prouver à personne. Déjà, rien que ça, je pense que ça vous donnera des pistes pour votre vie professionnelle. On approche de la fin de cet épisode. Donc, j'espère que j'aurais été assez clair. J'espère que ce premier épisode du Carnet Pro vous aura plu. Ce que j'ai surtout envie que vous rappeliez, c'est que vous n'avez pas besoin d'être parfaite si vous êtes une manager, si vous êtes responsable. Non, ce que vous avez besoin, c'est surtout d'être légitime à votre poste et cette légitimité, elle viendra surtout de vous-même. Donc, si l'épisode vous a parlé et si vous avez reconnu une femme qui manquait complètement de légitimité dans son poste, en tout cas qui venait d'elle-même, transmettez-lui cet épisode. partager avec elle et vous pouvez lui dire écoute cet épisode je suis sûre que tu te reconnaîtras si ces carnets pro vous ont plu n'hésitez pas à me le dire aussi en commentaire sur certaines plateformes d'écoute vous pouvez laisser des commentaires ou sur Instagram en DM c'est là où je suis aussi très active donc je lis tout on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode je vous souhaite une belle journée une belle semaine et je vous dis à bientôt c'était Maïté de Femme 360