Speaker #0La charge mentale, ah quel sujet bien vaste quand même et dont on entend parler de plus en plus souvent aujourd'hui, par rapport aux femmes surtout, et en apparence on peut se dire que c'est un sujet d'organisation, de planning, de liste, qu'il faut être super organisé pour réussir à faire baisser cette charge mentale. Mais aujourd'hui, dans cet épisode, j'ai envie qu'on explore autre chose. J'ai envie qu'on voit ce qui arrive à une femme quand elle passe ses journées à penser à tout le monde et qu'à force, elle finit par disparaître. de sa propre journée, sans s'en rendre compte, sans que personne ne le marque non plus, y compris elle-même. Donc, si l'épisode vous intéresse, si vous vous sentez concerné ou que vous connaissez quelqu'un qui peut l'être, alors écoutez l'épisode qui suit. Bienvenue dans Femmes 360, le podcast des femmes qui font tourner tout le monde, sauf elles-mêmes. Je suis Maïté, manager en entreprise, et j'accompagne les femmes à reprendre la place qui leur revient. dans leur vie comme dans leur travail. Prends ce temps, il est pour toi. Allez, place à l'épisode. Hello, hello, j'espère que vous allez bien, que vous avez passé une belle première semaine de septembre. Si vous avez des enfants, que la rentrée s'est bien passée. Eh bien, on est reparti, comme en l'an 40, si on peut dire. En tout cas, deuxième épisode de ce mois de septembre, de cette... deuxième saison et j'avais envie d'aborder un sujet qui me touche particulièrement et qui je sais concerne beaucoup de femmes. J'avais déjà fait un épisode là-dessus sur la charge mentale et la culpabilité vous aurez le lien dans les notes de celui-ci mais c'est autre chose que j'ai envie d'aborder, c'est d'aller un peu plus profondément dans le sujet et comme je l'avais déjà dit à l'époque, donc il y a quelques mois de ça ça ne concerne pas que les femmes qui ont des enfants, la charge mentale, non, ça nous concerne toutes. Mesdames, donc même si vous n'avez pas d'enfant, restez, je suis sûre qu'il y a certains points dans lesquels vous vous reconnaîtrez. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, j'avais envie de vous énumérer ma journée d'hier, voilà, et peut-être que certains d'entre vous ont eu la même. Donc il est à peu près 6h, je me lève, je me prépare, donc je choisis mes vêtements, je me douche, je me maquille et puis après je descends dans la cuisine. Je mets en route la machine à café pour me préparer mon café à emporter. Je me prépare également un petit déjeuner rapide. J'ouvre le lave-vaisselle, je vois qu'il n'est pas rempli, donc je le remplis et je le lance. Ensuite, je vais dans la buanderie. Le bac à linge déborde, du coup, je remplis la machine et je la programme pour qu'elle soit terminée pour le soir au moment de rentrer. Suite à ça, je m'attaque au sac d'école des petites. J'ai déjà préparé une partie des goûters la veille, mais il y a encore des choses à terminer. Donc, je remplis les sacs et puis je vérifie que j'ai bien signé le mot dans le cahier de liaison. Et dernière vérification sur l'application pour voir si la cantine est quand même bien réservée pour cette semaine et la semaine d'après également parce que c'est une semaine à l'avance qu'il faut tout réserver. Je vérifie l'agenda familial. OK, rien de particulier prévu pour aujourd'hui ni pour demain. Et puis après, je prends les clés, puis je pars. Et ma journée de travail ? n'a pas encore commencé. Le soir, retour à 18h, je récupère les enfants, on rentre à la maison, un petit goûter si elles ont faim, on attaque les devoirs. Ensuite, le repas, que j'ai plus ou moins anticipé, j'ai déjà cuisiné une partie la veille, mais pas tout non plus, donc il faut le terminer. Elles mangent les douches, les pyjamas, l'histoire, le coucher. Elles se réveillent une deuxième fois, elles se relèvent, un deuxième coucher. Et puis après, je vérifie les sacs d'école, les mots, les goûters, je prépare leurs vêtements. Et on est reparti pour un tour. Donc ça, c'était ma journée d'hier. Mais elle ressemble à beaucoup d'autres journées. En soi, elle n'est pas si extraordinaire que ça. Et j'ai compté combien de décisions j'avais prises dans ma matinée. Et elles étaient au nombre d'une douzaine. Et ça m'a un peu fait halluciner quand même de me dire que avant 7h du matin, j'avais déjà pris 12 décisions. Et ça, c'est ce qu'on appelle la fatigue décisionnelle quand même. Donc si ce terme ne vous parle pas, c'est de toujours devoir prendre des décisions, des micro-décisions. Et ça, en fait, on en prend des dizaines, voire même des centaines au cours de ces journées. Quand on parle de charge mentale, la première réaction qu'on entend, qu'on nous dit et qu'on a même nous-mêmes envers nous, c'est de se dire, il faut mieux s'organiser. En gros, peut-être que les affaires d'école devraient être prêtes la veille ou bien j'aurais dû faire ça comme ci, comme ça, faire du batch cooking, voyez, ce genre de choses. Et en fait, la plupart d'entre nous, on est déjà organisé. On n'est peut-être pas les reines de l'organisation, mais on a quand même un plan d'organisation qui roule et tout. Donc non, ce n'est vraiment pas ça. Faire le repas, c'est 20 minutes. Y penser à 10 heures pendant ta réunion de travail, ça, c'est la charge. Et ce qui nous épuise, ce n'est pas tant la tâche, c'est le fait d'être... Le serveur central de la famille, c'est le qui doit avoir tout en mémoire, tout le temps, sans jamais éteindre le cerveau. Et le pire dans tout ça, c'est que c'est invisible. Une tâche accomplie, elle se voit. T'as fait ta cuisine, nickel, t'as préparé ton repas, ça se voit. Mais la charge portée, elle non. Personne ne vous dira jamais merci d'avoir pensé à la cantine une semaine plus tôt. Par contre, si t'oublies, ça on te le dira et on va même te dire pourquoi. Tu ne m'as pas demandé de le faire à ta place. Et en fait, il faut bien se rendre compte que demander de l'aide, c'est déjà porter la charge. Parce que pour demander, il faut déjà l'avoir pensé. C'est là toute la nuance. Et ce que je vous parle là, depuis quelques minutes, ce n'est pas nouveau. Alors oui, comme je vous l'ai dit, on en entend de plus en plus parler. Mais moi, en faisant quelques recherches, je me suis rendu compte que ça datait déjà de... Plusieurs années de ça, de 1984 pour être exact, c'est une sociologue française, Monique Haicault, qui a écrit un article qui s'appelle « La gestion ordinaire de la vie en deux » . Et en fait, c'est elle qui a forgé le concept de charge mentale appliquée à la sphère domestique. Elle a travaillé à partir d'entretiens, de films, de photos autour des femmes en activité, des ouvrières, des employés. Voilà, donc des femmes qui vivaient déjà à l'époque ce que nous on vit aujourd'hui. Comme je dis, il n'y a rien de révolutionnaire et il n'y a rien de nouveau. Et par contre, elle, elle a nommé ça. Qu'en gros, c'était une vie coupée en deux. Et que les deux moitiés, elles tournent en même temps. Et elle appelle ça la journée redoublée. Et c'est ça le point le plus important en fait. Ce qu'elle explique, Monique Haicault, c'est que ces deux univers ne s'additionnent pas. Ils s'interfèrent. Ils se chevauchent. L'un empiète tout le temps. sur l'autre. Ce n'est pas une addition, c'est une multiplication. Et le calcul ne tombe jamais juste, car on essaie toujours de comprendre pourquoi on est aussi fatigué. On compte les heures, on se dit on a fait tant, Mais en fait, ce n'est pas les heures qu'il faudrait compter, c'est la tension permanente qu'on a. C'est qu'on a juste en continu deux temps, deux espaces, et qui ne s'arrêtent jamais l'un pour l'autre. On n'arrête jamais d'être mère pour... devenir une employée de travail. Et on n'arrête pas non plus l'inverse. Donc en fait, c'est ça le point important qu'il faut comprendre. C'est qu'on est toujours tout à la fois et que ça crée une double fatigue, une journée double et donc une charge mentale décuplée. Et là, je vais faire un petit aparté par rapport à l'événement du 20 septembre prochain parce que vous l'avez sans doute vu passer si vous me suivez sur les réseaux et même si vous avez écouté les derniers épisodes de podcast. J'organise avec ma sœur Noémie de Jasmoon une journée bien-être pour les femmes. Et lors de cette journée, je me lance le défi d'animer une conférence sur justement le sujet de se remettre au centre de sa vie sans culpabiliser. Et c'est un des points que je vais aborder lors de cette conférence. C'est vraiment toute cette charge mentale que Monique Eco parle de comment elle s'est mise en place de manière assez... insidieuse et aussi par rapport à des injonctions silencieuses qu'on a dans notre vie. Donc ça, c'est le premier point. Et il y a aussi un autre point dont je parlerai lors de cette conférence. C'est d'un autre terme qui a été développé par une autre femme. Elle, cette fois-ci, c'est une psychologue américaine. Elle s'appelle Dana Crowley-Jack. Désolée pour l'accent. Et en fait, elle, c'est en 1991, elle a développé un concept qui s'appelle le self silencing. Et en français, on le traduit par l'effacement de soi. Je pense que tout est dit. Donc voilà, j'ai pas envie de vous en dire plus. En tout cas, pas tout de suite. Je vais pas tout spoiler non plus. Donc si vous venez le 20 septembre prochain, venez assister à ma conférence. Vous allez voir, ça va être très enrichissant sur le sujet. On fera des exercices aussi pour voir des premières pistes, pour nommer ces moments-là et réussir à s'en sortir. Et voilà, petit aparté fini, autopromo également. Mais ce que je voulais dire, en gros, c'est que... La charge mentale, elle n'est pas seulement fatigante, elle est effaçante. Une femme qui pense à tout le monde en permanence, elle finit mécaniquement, c'est logique, par ne plus penser à elle. Ce n'est pas un défaut de caractère, c'est une conséquence. Mesdames, ce n'est pas que vous vous négligez, c'est qu'il ne vous reste plus de place pour vous-même. Voilà, comme je vous le disais au début de l'épisode, il y a quelques mois de cela, c'était un des... Tout premier épisode que j'avais fait, j'avais déjà parlé de cette charge mentale et de la culpabilité. Je l'avais même nommé charge mentale et culpabilité, le duo qui épuise les mères. Ça a été un épisode qui a été très écouté et ça m'a fait très plaisir parce que j'avais eu beaucoup de plaisir à l'enregistrer et j'y disais quelque chose. Je disais en gros que j'avais pas de baguette magique, de solution, tout trouver comme ça pour s'en sortir et que justement mon podcast était aussi mes propres réflexions sur comment se sortir de... ce cercle vicieux parce que je l'ai été, je suis encore dedans, parfois. Aujourd'hui, la différence, c'est que j'arrive à nommer ces moments-là et j'arrive à mettre des actions en place pour ne pas tomber trop dans ces travers, mais des fois, la vie fait que on ne peut pas trop faire autrement. Mais s'il y avait bien quelque chose que je n'avais pas trop forcément su nommer à l'époque, parce que le chemin n'était pas encore complet, comme je vous le dis de mon côté, c'était que la culpabilité, elle n'était pas à côté de la charge mentale. Pour moi, je voyais, on avait la culpabilité d'être mère et on avait la charge mentale. Mais en fait, ce n'est pas ça le point. C'est que la culpabilité, elle est le produit de cette charge mentale. On culpabilise parce qu'on porte tout et que porter tout signifie rater quelque chose. en permanence. Si ça vous intéresse quand même de voir mon approche, comment, ce que j'en avais pensé, écoutez cet épisode que j'avais enregistré et revenez à celui-ci après comme ça je pense que vous verrez aussi mon évolution de pensée et c'est ça qui est bien je trouve avec le podcast, c'est que comme je vous l'ai dit je suis aussi sur le chemin, peut-être un pas avant vous mais j'apprends aussi je découvre des choses et c'est ce que je me suis rendu compte en fait au cours de ces derniers mois c'est qu'on pouvait pas mettre la charge mentale et la... culpabilité comme deux choses différentes et tout. Non, c'est que l'une résulte de l'autre. Personnellement, moi, ça a vraiment changé ma vision de la chose et de me dire, ok, en fait, le problème n'est pas deux choses différentes, c'est un seul et même problème et c'est trouver d'autres solutions. Et c'est là, en fait, que commence la reconquête de soi. C'est, comme je vous l'ai toujours dit, c'est pas dans des grands changements de vie. Je ne prône pas le quitter tout pour tout recommencer parce que, personnellement, ce n'est pas ce que j'ai envie de faire. J'aime ma vie, mais il y a des choses que j'ai envie d'améliorer et je suis convaincue que c'est la même chose pour vous qui m'écoutez. C'est que ce n'est pas que votre vie ne vous correspond plus, c'est qu'il y a des choses comme cette charge mentale, cette culpabilité qui sont lourdes à porter. Et en fait, il faut trouver les moyens de se sortir de ça pour être plus légère et kiffer sa vie tout simplement. Sa vie de maman, sa vie de femme, sa vie d'employé, sa vie de salarié, d'entrepreneur, que sais-je, mais juste kiffer votre vie. Et déjà, le fait de comprendre que ce qu'on porte un nom aussi, qui date pas d'hier, vous voyez, 1984, Monique Eco, donc c'est pas d'aujourd'hui. En fait, moi, en tout cas, personnellement, ça m'a fait comprendre que je n'étais ni faible, ni mauvaise, ni même mal organisée. Et Dieu sait que ça, ça a été une pensée que j'ai eue souvent le dimanche soir, en mode, tu devrais mieux t'organiser, Maïté. Et en fait, c'est pas tant ça, parce que... sans vouloir me jeter des fleurs, mais je pense être quand même quelqu'un d'organisé. C'est juste que la charge est parfois trop lourde et je n'ai pas de baguette magique. Et en fait, aujourd'hui, je n'ai même pas forcément envie de vous donner un exercice de coaching ou quoi qu'est-ce pour vous en sortir parce que je ne pense pas qu'il y en ait. Enfin, il doit bien y avoir des exercices, mais déjà, comme je vous ai dit, moi, je travaille aussi là-dessus. Donc, je ne suis comme vous, je ne suis pas forcément un modèle. Mais je pense qu'il y a des choses qu'on peut essayer de faire. Vous comme moi, donc faisons cette démarche. Voyons si on y arrive. Moi, j'ai déjà commencé à la faire sur certaines choses et je suis sûre que vous aussi, vous pouvez le faire. Donc, la première piste que j'ai envie de vous proposer, c'est de transférer un domaine et non pas seulement une tâche. En gros, pour vous dire les choses simplement, c'est que de juste déléguer quelque chose, ok, c'est bien. Mais finalement, ça ne résout pas le problème. Parce qu'en fait, on délègue seulement l'exécution et pas la charge mentale que cette tâche implique. De juste dire à vos enfants, votre mari ou votre coloc, avec la personne en tout cas avec qui vous vivez, est-ce que tu peux lancer une machine à laver ? Ok, la personne va lancer la machine à laver, c'est cool. Mais c'est toujours vous qui aurez vu le bac de linge débordé, qui aurez pensé qu'il fallait faire tourner la machine aujourd'hui, qui devez dire à l'autre personne d'étendre cette machine. Donc en fait, vous avez délégué seulement 20% de votre temps, mais vous avez gardé tout le poids de cette tâche. Donc non, en fait, ce n'est pas seulement transférer une tâche. Il faut transférer le domaine entier, du déclencheur jusqu'au rangement final. Donc ça, ça peut être quelque chose comme typiquement, je décide que le linge n'est plus mon sujet, que ce soit du rangement jusqu'à la machine ou à l'inverse, de la machine jusqu'au rangement plutôt. C'est toi qui fais, moi j'ai. une autre charge. Oui, ça, vous voyez, c'est vraiment à discuter avec les personnes avec qui vous vivez, de se répartir non pas les tâches, mais les domaines d'activité. Et je vais être franche avec vous, ça ne sera pas fait comme vous le souhaitez, selon vos critères. Forcément, il y a des moments où vous aurez envie de reprendre la main dessus, parce que la vaisselle ne sera pas faite comme vous voulez, parce que les vêtements ne seront pas pliés comme vous vous aimez que ce soit plié. Mais, rappelez-vous d'une chose, reprendre la main c'est reprendre la charge. Et ce que je vous dis c'est... Non pas de transférer dix domaines d'un coup. Non, commencez par un seul. Peut-être celui qui vous pèse le plus ou peut-être le plus facile pour vous à déléguer dans un premier temps. Mais en fait, vous n'allez pas réformer toute votre maison en une soirée. Et puis surtout, si vous déléguez un domaine à votre partenaire de vie, clairement, s'il n'a pas l'habitude, il va lui falloir un temps pour s'adapter. Donc réfléchissez et faites cette démarche. Vous allez voir que déjà de transférer tout ce domaine, ça va vous retirer une première charge. Et ensuite, la deuxième piste que je vous propose et que moi je fais quand même très régulièrement, c'est de me créer des sasses, un peu de décompression entre mes deux journées. En gros, entre ma journée de travail, où j'ai été manager, où je me suis occupée de mes équipes, de mes chiffres et tout, et la fin de journée où je vais être maman, j'ai un peu comme un sasse de décompression. Alors pour moi, il se passe dans ma voiture parce que j'ai quand même une heure et demie de route pour rentrer chez moi. Donc souvent, ce que je fais, c'est que j'écoute pendant une heure podcast, musique, peu importe. Et en fait, souvent, la dernière demi-heure de route, je la passe dans le silence. Et en fait, c'est ce moment qui va vraiment être un sas pour moi. Donc un moment où je vais pouvoir me recentrer sur moi-même. Et en gros, je ne suis ni manager, ni mère de famille. En fait, je suis juste moi avec. mes pensées et souvent même j'essaye de ne pas penser tout court et c'est vraiment du temps pour soi là, au sens bien-être. Et c'est ce que je vous propose de faire. Voyez-moi, comme je disais, j'ai du temps parce que je suis en voiture mais si vous n'avez pas une demi-heure devant vous, ça peut être dix minutes, vraiment juste le temps d'aller chercher vos enfants en voiture. Sur le palier, quand vous rentrez juste dans votre salle de bain, porte fermée ou ce moment où vous, par exemple, vous vous changez avant d'entamer tout le tunnel du soir comme on dit avec les enfants ou d'aller, je sais pas, faire vos courses, vos repas du soir. Mais voyez, de juste vous prendre ces quelques minutes pour vous parce que moi en tout cas, ce que j'ai remarqué chez moi, c'est que sans ce moment-là, un peu de décompression, en fait j'étais un peu en pilotage automatique et j'enchaînais et tout le stress du début de la journée, je le conservais, il se reportait sur la suite de ma journée et malheureusement souvent avec de l'impatience, un peu de colère aussi, de ressentiment. Alors que quand j'arrive à vraiment créer ce sas, un peu de bien-être entre ma journée de travail et ma journée de maman, les choses sont plus fluides. Ça ne marche pas tout le temps, mais vraiment, ça contribue à apaiser un peu la double journée qu'on peut avoir. Donc, tenter demain, après-demain, ce petit sas de décompression. Prouvez ce moment-là, la jonction entre les deux, vos deux journées, qui pourrait être votre sas. Prenez ce moment pour vous, juste pour décompresser et vous relaxer. Parce que déjà, ça va, je pense, vous permettre de vous dire combien de moments comme ça j'ai pour moi dans ma propre journée. Et vraiment, vous allez voir, on n'en a pas tant que ça. Donc voilà, on approche de la fin de cet épisode, que j'avais envie qu'il soit un peu une réflexion vraiment sur cette charge mentale et un prolongement du premier épisode que j'avais fait il y a quelques mois. Et ce que j'ai surtout envie de vous dire, un peu pour conclure, c'est que vous ne portez pas tout ça, toute cette charge, parce que vous êtes trop sensible, trop perfectionniste ou mal organisé. Non, vous la portez parce qu'on vous l'a confié, vous l'avez prise de vous-même, de manière peut-être inconsciente, et en fait sans jamais le formuler expressément. Ce n'est pas à vous de vous excuser d'être fatigué en fait. Et vous n'avez pas non plus à tout changer d'un coup. Parfois, il suffit juste de... de bouger une seule ligne, un seul domaine, pour que vous puissiez commencer à vous réapproprier votre propre vie, et que ça peut être un démarrage. Donc pensez-y, et essayez de mettre en place ces petites astuces que j'applique à moi-même, et clairement, rien que le sas de décompression, je vous jure, ça fait une différence. Et si vous ne savez pas trop où vous en êtes dans votre vie, si vous vous posez des questions sur est-ce que vraiment, euh... je m'efface, où est-ce que j'en suis dans ma reconquête de moi-même, par rapport aux différents piliers de vie, vous savez, donc le bien-être physique, le bien-être menthe, la vie professionnelle et votre vie personnelle. J'ai créé un test que j'ai appelé le Diagnostic 360. C'est gratuit, c'est 16 questions, 3 minutes pour le faire. Et ça vous permet, en fait, de voir quel profil vous êtes et à quel stade vous en êtes de l'effacement de soi. Et en fait, voilà, ça vous permet juste d'avoir une idée un peu plus claire de ce que vous pouvez commencer à faire dans votre vie pour améliorer tout ça. Parce qu'en fait... On ne se remet pas au centre de sa vie de la même manière, selon qu'on vient tout juste de sentir que quelque chose clochait, ou si on s'est effacé depuis une dizaine d'années. Vous voyez, ce n'est pas le même chemin, et ce ne sont pas les mêmes premiers pas à effectuer. Donc, si ce test vous intéresse, je vous mets le lien dans les notes de l'épisode. Et voilà, cet épisode est terminé. J'espère qu'il vous aura plu, j'espère qu'il vous aura parlé. Si vous vous êtes reconnus, n'hésitez pas à mettre une note sur votre application d'écoute, ça fait toujours plaisir et puis ça aide à développer la visibilité du podcast. Vous pouvez partager l'épisode aussi avec une femme de votre entourage qui, pour le coup, peut être complètement concernée. Sinon, on se retrouve sur Instagram, donc sur le compte femme360.podcast pour suivre mon actualité tout simplement. Et n'oubliez pas, vous pouvez encore prendre votre billet pour l'événement Femme 360. Je vous souhaite une belle semaine. Et on se retrouve la semaine prochaine. C'était Maïté de Femmes360.