Speaker #0Coucou, comment tu vas ? Tu prends quoi aujourd'hui ? Un café ? Un thé ? Installe-toi. J'ai une question ce matin, elle a l'air pourtant toute simple, mais quand est-ce que tu as fait quelque chose pour la dernière fois, juste pour le plaisir ? Sans en faire un contenu, sans chercher à progresser, sans attendre de résultats, juste parce que ce moment te faisait du bien ? Eh bien, je me suis posé cette question il y a quelques jours. Ce qui m'est venu en premier, ce n'est pas une activité, c'est une définition, sans objectif, de devoir produire. Alors j'ai cherché un exemple, quelque chose de simple, que j'aime faire, sans réfléchir, sans organiser la suite. Et je n'y ai pas trouvé grand chose. J'aime les plaisirs simples, je le sais. Et pourtant, sur le moment, je n'ai pas réussi à en nommer un seul. C'est dans ce blanc-là que j'ai envie de te parler aujourd'hui. De ralentir. Pas d'un agenda vide, pas d'une vie sans projet ni ambition. De la possibilité d'avancer dans la vie que l'on a, sans se demander pardon de ne pas avoir tout terminé. La semaine dernière, je te parlais de ce qui doit passer devant quand tout ne tient plus dans ton agenda. Aujourd'hui, je veux te parler d'autre chose, de ce qui se passe à l'intérieur du temps qui reste. Comme je le dis, pas de... Pas de l'agenda, mais ici du rythme. J'ai presque toujours plusieurs idées, plusieurs questions, plusieurs réflexions en même temps, qui sont ouvertes au même moment. Même quand j'ai un moment à moi, mon esprit continue de travailler. travailler en arrière-plan. J'aime ça, j'aime réfléchir, avoir des idées, construire. C'est une part de ce que j'aime énormément dans l'entrepreneuriat. Mais à force, ça fait aussi beaucoup. Je suis maman de quatre enfants, j'ai une entreprise, des projets, un écosystème que je construis et que je fais évoluer. Certaines journées, tout cela réclame énormément d'attention. Ce que j'appelle ma déconnexion profonde. la trouve dans les activités qui m'absorbent complètement. Le sport, le yoga, la déconnexion totale. Ces moments où je suis tellement engagée dans ce que je fais que la réflexion permanente s'arrête un instant. Et c'est là que j'ai compris une différence. Il y a le temps libre sur le papier et il y a le fait de se sentir réellement disponible à l'intérieur de ce temps, de ce moment. On peut avoir une Une heure sans rendez-vous et dix choses qui tournent dans la tête. Et on peut être complètement absorbé par une activité et sentir enfin le bruit de fond baisser. Le plaisir n'est pas seulement dans ce que l'on fait, il est dans la place qu'on a pour le vivre. Je vais te raconter une matinée très récente. J'avais environ deux heures de travail devant moi. Ensuite, des rendez-vous à assurer pour les enfants. Ils ne sont clairement pas une option. Ils font partie de ma vie, de mon agenda réel. Dans ces deux heures, j'avais plusieurs missions à faire avancer. J'en ai fait avancer certaines, vraiment. Mais elles n'étaient pas terminées. Et d'autres n'étaient clairement même pas commencées. Quand l'heure de m'arrêter est arrivée, je savais que j'allais laisser plusieurs choses ouvertes. Quand tu entreprends, avoir envie d'avancer n'est pas une obsession de productivité. Il y a des projets à construire, des résultats dont l'entreprise a besoin et une envie profonde de créer. Alors, quand tu sais que tu n'as que deux heures, tu peux très vite y faire tenir une journée entière. Et je me suis entendu formuler une phrase toute simple. Dans un rythme plus doux, je ne chercherai pas à tout faire en deux heures. Dit comme ça, c'est évident. Dans la réalité, pas du tout. Parce que l'urgence ne vient pas seulement de l'agenda, elle vient aussi de la pression qu'on met sur ce que l'on fait. ce petit morceau de temps disponible. Comme si ces deux heures devaient rattraper toutes celles où l'on ne pourra pas travailler. Travailler vite, parfois, c'est précieux. Mais on peut passer tellement de temps à regarder tout ce qui devrait rentrer dans le créneau qu'on finit par le traverser en courant. Courir n'est pas la même chose qu'avancer. Il y a une nuance à laquelle je tiens. Quand je suis à un rendez-vous avec mes enfants, je suis avec eux, présente à ce que nous vivons ensemble. Mon travail ne m'en empêche pas. Ce qui se passe est plus subtil. Je suis présente et je sais en même temps que certaines choses attendront mon retour. Qu'il y aura sans doute un moment de travail après leur coucher, qu'une tâche importante reste à clôturer parfois dans la soirée. C'est cette connaissance-là qui crée l'attention. Pas de culpabilité, pas d'absence. Un morceau de la journée qui reste suspendu en attente de sa fin, de la finalité. Un dossier resté ouvert, une conversation à reprendre, une décision non prise, un message auquel il faut répondre. Ce n'est pas toujours la quantité des tâches qui pèsent, c'est l'impression de ne pas pouvoir terminer. Là, comment ralentir quand il reste encore quelque chose à faire ? Je ne vais pas répondre « il suffit de la géprise » . C'est bien trop facile à mon sens. Certains impératifs ne disparaissent pas parce qu'on décide de penser positivement. La vraie question, c'est de leur donner une place sans qu'ils prennent toute la place. Et c'est là que ma façon de voir le plaisir a bougé. Si tu me demandais à quoi ressemblerait une heure idéale, une heure où je n'aurais rien à prouver, je ne te dirais pas que je veux arrêter de travailler. Je pourrais avoir envie de créer, d'écrire, de développer quelque chose dans mon entreprise, mais autrement, à un rythme plus doux. Avec moins de précipitation, sans cette impression qu'il faudrait faire, tenir dix choses dans un temps qui n'en tient que deux. On oppose tellement le travail et le plaisir, l'ambition et la douceur. Qu'on finit par croire qu'il faut choisir. Soit on construit et on avance, soit on s'arrête et on profite. Pourquoi le plaisir devrait-il commencer à la fin de nos responsabilités ? Pourquoi ne pourrait-il pas exiger de notre fin ? façon de travailler, d'apprendre, de créer, de décider. Toutes les tâches ne sont pas agréables. L'administratif reste l'administratif. Et une entreprise a besoin d'exigences, de délais, de résultats. Mais on peut arrêter de mesurer chaque heure à la quantité de choses qu'on y fait. Une heure à réfléchir à une idée peut être précieuse. Une heure à créer avec plaisir aussi. Et deux heures pendant lesquelles on a fait avancer une mission importante. même sans la terminer, ne sont pas deux heures ratées. Je ne cherche pas une journée équilibrée au millimètre. Il y a des journées très professionnelles, des journées presque entièrement données à ma famille et des journées qui ne ressemblent pas du tout à ce que j'avais prévu. La question, c'est de savoir si on peut habiter ces journées sans leur demander sans arrêt d'en être une autre. Cherchez une harmonie qui se réajuste, selon les jours et selon nos responsabilités. Pas une perfection quotidienne, mais une direction. Tu le sais si tu me suis, l'intelligence artificielle tient une place importante dans mon travail. Pour une raison très concrète, avec plusieurs projets, des responsabilités familiales et beaucoup d'informations à gérer, je veux garder le moins de choses possibles en arrière-plan. Donc j'utilise ici, dans mon quotidien, l'IA pour structurer, organiser, relier des informations et réfléchir en fait plus clairement. Pas pour arrêter de penser, bien au contraire, pour que mon attention... soit moins occupé à tout retenir et tout retrouver et qu'ainsi il reste de la place pour les pensées que j'ai envie d'explorer. Mais il y a aussi un piège. Gagner du temps ne signifie pas ralentir. On peut gagner 20 minutes sur une tâche et les remplir aussitôt avec trois nouvelles choses. On peut automatiser, simplifier, optimiser et garder exactement le même sentiment d'urgence. On peut même faire de l'efficacité une tâche de plus à gérer. Et je sais de quoi je parle. Il m'est arrivé de compliquer mon propre écosystème à force d'y ajouter des outils, des informations et des couches de consignes. C'est pour ça qu'aujourd'hui, je structure davantage mes échanges, mes projets et ce qui en sort. Et j'utilise l'IA comme une vraie collaboration, pas comme une machine à produire toujours plus. Elle peut m'aider à dégager de l'espace. Elle ne peut pas décider à ma place de la façon dont je vis mes journées. À moi de ne pas remplir cet espace par réflexe. Ça, ce n'est pas un réglage logiciel. C'est un choix que j'apprends encore à faire. Je reviens à ma question du début. Quand est-ce que tu as fait quelque chose juste pour le plaisir ? Peut-être que tu as eu dix exemples tout de suite. Peut-être que, comme moi, tu as cherché. Je crois qu'on imagine souvent le plaisir comme une activité à caser en plus. Un cours, un livre, une sortie, une balade. Ces moments ont de la valeur. Mais le plaisir, c'est aussi ne pas vivre tout ce qu'on fait sous le signe de l'urgence. préparé quelque chose en prenant son temps. Continuer une idée sans vouloir la finir tout de suite. Créer pour le goût de créer. Faire du sport, sans lui demander de devenir une performance. Travailler sur un projet qui nous tient à cœur sans essayer d'en faire tenir un mois en une matinée de travail. Et je ne veux pas faire de la douceur une nouvelle obligation. Devoir réussir, entre guillemets, à ralentir. En plus de tout le reste, ce serait quand même intéressant. comble. Alors, je te laisse une seule question. Dans la journée que tu as vraiment devant toi, pas une journée idéale, où pourrais-tu retirer un peu de précipitation, de ce sentiment d'urgence ? Pas une tâche, pas un engagement, juste Juste un peu de cette urgence qu'on s'ajoute soi-même. Ton agenda restera peut-être le même. Ton travail restera exigeant. Mais la façon dont tu traverses la journée, elle peut changer. Et si la réponse ne te vient pas tout de suite, ce n'est pas grave. Chez moi non plus, et elle n'est pas venue tout de suite d'ailleurs. Et quand je repense à ces deux heures, eh bien, elles se terminent, certaines choses ont avancé, d'autres restent ouvertes, le temps qui manque, lui, est réel. Mais retiens ceci, ce qui reste à faire n'efface pas ce qui a été fait. Tu n'as pas à t'excuser de ne pas avoir fini, tu as avancé. Ralentir n'est pas renoncer à avancer. C'est arrêter de transformer chaque chose inachevée en reproche contre soi. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi. Si tu trouves ta réponse, l'endroit où tu peux en retirer un peu de précipitation de ce sentiment d'urgence, je serai ravie d'échanger avec toi sur Instagram. J'ai très envie de vous lire. dimanche prochain, on parle de quelque chose d'assez chronophage et qui nous prend beaucoup, beaucoup de temps. Eh bien, on va parler de cette heure que l'on passe à scroller et de cette impression d' d'avoir aussi perdu beaucoup de son temps, pas pour te faire culpabiliser, mais pour comprendre ce que tu étais vraiment venu chercher lorsque tu as ouvert, et bien ça peut être Instagram, Facebook ou une autre plateforme de réseaux sociaux. Mais en tout cas, d'ici là, et bien prends soin de toi. On se retrouve dimanche prochain dans Femmes rayonnantes. Apprendre à rayonner, à transmettre vos valeurs. vos énergies, à vous révéler, c'est montrer au monde ce que vous avez de meilleur à offrir. Ciao !