Speaker #0Coucou ! Comment tu vas ? Tu prends quoi avec moi aujourd'hui ? Un café ? Un thé ? Installe-toi, j'ai apporté les croissants ! Avant de commencer, j'ai envie de te poser une question. Et je te préviens, je ne vais pas y répondre directement. Je vais plutôt laisser découler l'idée. Peut-être cette idée qui te suit depuis quelques jours et que tu n'as encore dite à personne. Et voici 5 secondes. 5 secondes là maintenant, à laquelle tu vas laisser... Filez tes pensées. 1, 2, 3, 4 et 5. 5 secondes. C'est long 5 secondes dans un podcast. Peut-être que quelque chose est venu, une idée, un fil, peut-être rien du tout. Et peut-être que tu as surtout eu envie que je reprenne la parole. Que quelqu'un remplisse ce vide. C'est de cet endroit que je veux te parler aujourd'hui. Ce petit espace entre une question et sa réponse. Parce que nous avons maintenant dans la poche un outil Merci. Qui peut remplir en trois secondes ce moment de vide à chaque fois ? Pour absolument toutes les questions. Je vais commencer par quelque chose qui m'arrive régulièrement. Je travaille un contenu avec l'intelligence artificielle par exemple. Je lui donne le contexte, l'idée, quelques éléments et mon intention. Il me propose un texte. Et le texte, il est bon, vraiment vraiment bon. Bien écrit, bien construit, l'accroche fonctionne et la fin bien entendu aussi. Si une cliente me l'envoyait, je lui dirais « good job, bravo ! » Et pourtant, en le lisant, quelque chose en moi fait plutôt « rrrr » Non, c'est pas ça. Parfois, je sais exactement ce qui ne va pas. Quand je travaille avec l'intelligence artificielle, parfois je sais seulement que ce n'est pas ma façon de regarder le sujet. Je pense aux premières versions de cet épisode de podcast. Je l'ai co-écrit avec l'intelligence artificielle, mais à chaque fois, l'IA ramenait la créativité à la fabrication propre d'un contenu pour les réseaux sociaux. Alors que... J'avais vraiment dans l'idée, et c'est ce que je souhaitais vraiment pour cet épisode, c'est d'être focus sur la créativité. Et ensuite, je lui ai dit clairement, il ne faut pas parler uniquement aux personnes qui travaillent dans l'infoprenariat ou dans le marketing. C'était ça qui clochait. Mon idée de début, elle avait été rétrécie. Et pendant longtemps, j'ai cru que c'était un problème, notamment, on peut le penser, d'utilisation de l'IA. Donc on va chercher à mieux paramétrer, mieux lui parler, etc. Mais ce que je n'avais pas assez bien expliqué, c'est pas forcément justement cette idée de contexte ou de ton, de personnalité. Ce que je n'avais pas bien compris, c'est que mes mots, clairement en fait, ils étaient justes. C'est simplement que... j'ai utilisé à ce moment-là l'intelligence artificielle trop tôt, avant que moi-même, j'ai eu le temps de vraiment développer ma pensée pour qu'elle prenne vraiment toute sa forme. Et on entend partout la même question. Est-ce que l'IA va tuer notre créativité ? Je ne crois pas que ce soit la bonne de question. Je crie avec l'IA, tous les jours. Elle m'emmène parfois vers des idées que je n'aurais jamais trouvées seule, ou en tout cas que je n'aurais pas réussi à mettre en forme. Et donc la question qui me travaille, elle est beaucoup plus discrète, subtile. Et si l'IA répondait avant que nous ayons eu le temps de penser ? Elle ne tue pas forcément notre créativité, mais elle peut supprimer l'espace inconfortable où notre propre idée aurait pu apparaître. Je reviens aux 5 secondes de tout à l'heure. Tu sais, ce vide. Alors, regardons cet espace. Clairement, le vide, le silence, ça n'a pas forcément quelque chose de glorieux. Et en plus, notre cerveau va vouloir absolument combler ce vide. Donc, la question qui reste ouverte plus longtemps que prévue, elle est inconfortable. Une conversation qui te travaille deux jours après, légalement. Ce sont ces minutes où tu ne sais pas encore réellement ce que tu penses. parce que cette pensée elle-même elle se développe dans ton cerveau. Et c'est franchement désagréable, vraiment. On a l'impression parfois de ne pas avancer, de ne pas être à la hauteur, d'être en fait la seule à ne pas avoir d'idée pendant que tout le monde donne l'impression d'avancer. Parce qu'en fait, nous sommes tous pareils. Et clairement, ce qui vient ensuite, c'est... J'ai l'impression de ne pas réussir à formuler mes idées. Je n'ai rien à dire aujourd'hui. Ou encore, je vais demander à GPT. Et ça, je l'ai vécu quand j'ai repris notamment mon quotidien sur les réseaux sociaux et plus particulièrement dans ma présence concernant les stories quotidiennes. Il y a eu des jours où j'ouvrais Instagram en me disant Qu'est-ce que je vais pouvoir raconter ? J'aurais pu demander cinq idées, alias. Je les aurais eues clairement avant d'avoir fini mon café. Mais à la place, je suis retournée regarder ma vie quotidienne. Qu'est-ce qui s'est passé aujourd'hui ? Qu'est-ce qui m'a agacée ? Qu'est-ce que j'ai compris ? Peut-être également les blocages ? Quelles conversations ? Il y a toujours la matière. un événement, une conversation, une chose aussi que j'avais pu observer. Et je pense qu'une, par exemple, une story sur Instagram, c'est réellement publié aussi. Aujourd'hui, j'ai choisi de ralentir. Et c'est ok. Elle parlait d'une décision réelle de ma journée. L'IA n'avait absolument rien inventé. J'avais seulement laissé. A mon attention, le temps de remarquer ce qui était déjà là. Ici, l'envie, tout simplement, de ralentir. Et je crois que nous avons aussi une fausse idée dans cet espace. Nous pensons que le vide, eh bien, finalement, il ne l'est pas vraiment. Il est rempli de tout ce que nous avons vécu, lu, regardé, sans chercher forcément à en faire quelque chose. Et c'est tout là le paradoxe. C'est que nous sommes en... perpétuelle recherche de productivité, de faire plus, plus vite, etc. Donc il y a aussi cet inconfort dans cet espace de vide. Et j'ai envie de te partager quelque chose d'assez personnel, qui est un espace que j'apprécie particulièrement, qui est la poésie. La poésie m'accompagne depuis longtemps et encore davantage depuis, on va dire, mon espace de reconstruction personnelle, depuis je dirais à peu près deux ans. Et j'ai découvert Rupi Kaur, qui est une américaine qui fait de magnifiques poèmes. Et quand je lis un poème, je ne me demande absolument pas qu'est-ce que je vais pouvoir en tirer directement pour le publier, pour raconter forcément quelque chose. Je le fais pour moi, je lis ces mots parce qu'ils me font quelque chose, parce que certaines de ces phrases, elles restent. Et aussi parce que cela me parle. Je ne vis pas mon quotidien pour la productivité et pour partager absolument tout de chaque minute. Et un jour, sans prévenir, une de ces phrases en fait que je lis, eh bien je dirais arrive dans la rencontre d'une idée. que je développais moi-même dans ma tête. Et là, je me suis dit, OK, là, il y a un pont à faire. Il y a quelque chose à raconter. Et voilà d'où vient notamment une idée qui me ressemble. C'est la liaison entre plusieurs éléments, du moins au moins deux, qui n'ont peut-être absolument rien à voir l'un avec l'autre, mais qui se rejoignent en toi par rapport à ton propre quotidien, ton propre spectre, tes valeurs, etc. et qui en se rencontrant vont pouvoir apporter une réelle... valeur lorsque notamment si on parle des réseaux sociaux et bien on le partage donc ici la demande que je fais notamment quand je travaille avec l'intelligence artificielle c'est pas j'ai besoin de poster telle idée développe la moins Pas du tout. D'ailleurs, développe-la moi, je ne suis pas sûre que ce soit français du tout. Donc en tout cas, tout ce qui est important doit aussi avoir un espace d'infusion. Et donc clairement, utiliser l'IA pour développer ses idées, oui. Mais aller lui demander d'avoir 30 idées, clairement, ça ne signifie absolument pas que... Ces idées-là vont rencontrer, eh bien, je dirais, ta vie quotidienne avec ce qui fait de toi qui tu es, tout simplement. Il y a une expérience que je trouve passionnante sur le sujet. Elle a été publiée en 2024 par deux chercheurs. Alors, je ne vais pas citer leurs noms parce que je pense que je vais les écorcher. Donc, bon, je vais quand même vous donner les sources. Anil Doshi et Olivier Hauser, ils ont réuni près de 300 personnes. Et ça, je trouve que c'est un super exemple. Donc, la consigne, elle était très simple. C'était d'écrire une histoire en huit phrases. Donc, vous voyez, un élève de primaire serait capable de le faire. Donc, certaines de ces personnes écrivaient seules. D'autres pouvaient demander une idée à l'intelligence artificielle et d'autres encore pouvaient demander jusqu'à 5 idées à l'IA pour créer cette histoire. Et le résultat, il est complètement fou parce qu'en fait les histoires écrites avec les idées de l'IA ont été jugées plus créatives. Et surtout chez les personnes qui partaient avec le score de créativité le plus faible. Et c'est une vraie bonne nouvelle parce qu'on ne peut pas passer sous silence que le fait d'avoir été accompagné avec l'IA a permis de juger ces textes plus créatifs. Sauf que les chercheurs, ils ont aussi regardé autre chose. Ces histoires-là se ressemblaient davantage entre elles. Chaque personne y gagnait un peu, mais l'ensemble y perdait en diversité. Donc attention, c'est une expérience précise sur une tâche précise. On parle ici de huit phrases. Elle ne dit pas que l'IA nous rend toutes identiques. Donc c'est important, je te mettrai le lien de cette expérience dans la description. Mais elle met en lumière, elle met en une image sur ce que je ressens aussi quand devant mes textes, quand je travaille avec l'IA ou même quand toi tu bosses avec l'IA, et bien tu vois, le résultat il est bon, il est même très bon. Et c'est là que la première réponse devient également une encre. Une fois que tu as une accroche qui fonctionne, essaie d'en imaginer d'autres. Tout comme ici l'expérience met en lumière que l'on peut gagner en créativité. en étant accompagné par l'IA, mais que derrière, il y a du développement à faire. Une fois que tu as un plan qui fonctionne, essaie aussi de penser ton sujet différemment. Et c'est là aussi souvent que pour notre propre cerveau, c'est assez difficile. Parce que, clairement, quand la proposition est mauvaise, tu le vois tout de suite. Mais quand tu vois que ça fonctionne... mais que pour toi ça ne résonne pas, eh bien là il faut aller chercher l'angle différent. Donc tout se joue aussi dans une chose très simple. n'avance avec l'intelligence artificielle, ou en tout cas lorsqu'on développe avec elle, c'est l'ordre. L'ordre des choses, donc qui parle en premier. Quand j'ai relancé Femmes rayonnantes, je me suis retrouvée devant un problème. Vraiment un vrai problème. J'avais de bons sujets, j'avais des structures... très bien montée, réalisée, et une structure correcte, elle se remplit très vite avec un contenu correct. Donc, clairement, Lya est capable d'écrire une scène parfaitement plausible, mais dans laquelle, j'arrive à une conclusion qui est claire, avec, malheureusement, des scènes, des anecdotes. qui ne sont jamais arrivées. Et c'est là qu'il y a un vrai sujet. C'est pour ça que je vous dis depuis tout à l'heure, on co-crée avec l'IA, on co-travail avec elle. Parce que je n'ai pas envie de raconter n'importe quoi avec ma voix. Alors j'ai ajouté une étape claire avant l'écriture de mes épisodes de podcast. Et je l'ai appelé avec un nom un petit peu particulier, c'est l'étape 3 bis. Donc avant d'écrire quelle qu'elle soit la moindre ligne, je retourne directement dans des scènes que j'ai vraiment vécues, des phrases que j'ai vraiment lues, vraiment pensées ou dites, des décisions que j'ai prises, des contradictions aussi. Et pour cela... je vais dans mes notes, dans mon journaling et dans mes conversations. Et seulement après, je co-travaille avec l'intelligence artificielle. Je ne demande pas à l'intelligence artificielle de remplir les blancs de ma vie quotidienne. Je lui apporte une matière qui existe et dans laquelle moi-même, j'ai exploré. Et je lui demande à ce moment-là, tout simplement, de m'aider à lui donner une forme. Donc voilà ce que je veux garder. La première trace, la question qui me travaille, ce que j'ai vécu, ce que je refuse. Parce que dire non à une bonne proposition, c'est aussi créer. Et je pense qu'avec l'intelligence artificielle, c'est aussi ce que nous devons apprendre à faire. dire que la proposition Elle est très bonne sous la forme, mais par contre, elle doit être davantage travaillée. Garder cet espace, ce fameux espace de silence, ne veut pas dire retourner, écrire seul, quatre heures, devant une page blanche. Ce serait une vision légèrement punitive de la créativité. Je ne pense pas qu'il faille absolument pas couper l'intégralité de nos connexions avec l'intelligence artificielle. Et cet épisode, j'ai envie aussi qu'il en soit la preuve. C'est qu'au départ, il peut ne pas y avoir de sujet direct. Donc, pour ma part, avant même d'avoir vraiment réalisé cet épisode de podcast, j'avais une gêne parce que j'avais une idée mais je n'arrivais pas à la mettre en forme avec le fond que je voulais y apporter. Donc j'ai vraiment vraiment beaucoup travaillé cet épisode de podcast, pas pour produire plus avec l'IA, mais parce que je veux pouvoir vraiment développer le meilleur aussi de ce que je souhaite partager et de ce que j'ai dans la tête et qui parfois peut être un peu brouillon lorsque... Je l'exprime, on va dire, de manière assez brute. Donc j'apporte à l'IA tel quel et ensuite, eh bien, on explore, on compare les angles. J'ai clairement refusé énormément de propositions de sa part et puis encore d'autres et d'autres. Mais eh bien, c'est un peu comme un, je dirais presque un débat dans la création d'un contenu. C'est vraiment travailler. Et en plus, ce travail-là, eh bien, il va pouvoir être... vraiment plus fin pour la prochaine fois. Parce que Lya va aussi apprendre à voir comment moi-même je fonctionne. Comment je veux travailler avec elle, ce que je souhaite qu'elle définisse comme méthode ou en tout cas comme étape. Donc elle n'a pas livré d'opinion claire sur... ce script de podcast, mais par contre, elle m'a donné des grandes lignes directrices et ensuite, on a adapté. Je lui ai aussi apporté les tensions que la création de contenu pouvait me faire vivre et là, elle m'a aussi aidée à travailler. Et ça, pour moi, c'est vraiment co-créer. Et tu entends bien la différence dans ce que je t'ai proposé ici, plutôt que donne-moi... 30 idées de contenu. Ou bien voilà ce qui me travaille, qu'est-ce que je ne vois pas ? Trouve-moi l'objection qui va m'obliger à nuancer. Dans ce premier cas, j'attends une réponse. Et dans le second, eh bien en fait, tu ouvres une conversation. Et une réponse qui dit oui ou non, eh bien Très clairement, la suite, elle peut être une véritable conversation avec l'intelligence artificielle qui va ensuite provoquer ta pensée. Pas pour éviter de développer, au contraire, qui va te permettre d'aller chercher bien d'autres... En tout cas, d'avoir une idée bien plus précise et profonde dans même ce que tu... pensée au départ parce que tu vas explorer. Et une fois que la pensée elle existe, eh bien là, on va pouvoir déléguer sans la moindre état d'âme, clairement. Donc dimanche dernier, je te parlais notamment que j'avais nettoyé mes mails et tous les fichiers de mon ordinateur avec l'IA en quelques minutes. Là on est purement dans l'opérationnel. On n'est pas dans de la créativité, donc c'est aussi deux choses bien différentes à avoir en tête lorsqu'on utilise l'intelligence artificielle. Donc forcément, quand on nettoie, quand on trie, etc., il n'y a pas de vide, puisqu'on n'est pas dans la création, le développement d'une idée. On est purement dans l'opérationnel. Mais c'est là aussi qu'on va pouvoir gagner beaucoup de temps. pour le récupérer justement dans le développement de nos idées. Donc ça, c'est une utilisation intelligente de l'intelligence artificielle. Donc plus une tâche opérationnelle est loin de ma pensée, plus elle est répétitive et finalement plus elle est bonne à déléguer. Donc on peut déléguer tout ce qui doit être trié, résumé, classé, reformaté, préparé. Donc vraiment, ça on peut... très très facilement sans avoir de conversation déléguée à l'IA. Par contre, derrière le développement d'idées, oui, là on est dans une co-création. Et puis, il y a forcément aussi ce que je décide de ne pas faire absolument de A à Z. Donc par exemple, ça peut être remasteriser des anciens contenus. Et bien là, c'est clairement faisable avec l'IA. sans devoir retravailler l'idée, puisque le post ou en tout cas le contenu que je souhaite remasteriser existe déjà. Sauf si je souhaite lui apporter un nouvel angle. Et en tout cas, ce n'est pas parce que l'IA rend une tâche facile que cette tâche est vraiment utile. Ça aussi. Il faut y faire très attention parce que quand on utilise l'IA, on voit qu'on va très vite, mais regarde où également tu passes ton temps et où ta valeur ajoutée mérite, je dirais, pleinement ton énergie et ton temps. Donc là, tu vas pouvoir vraiment déléguer la forme et quand le fond existe, à force de répétition, tu vas ensuite pouvoir te libérer. également du temps et de l'énergie. Et je ne veux pas te donner une règle, je veux simplement te donner trois mots pour regarder aussi ta façon de créer. Donc ce que tu gardes, ce que tu co-crées. et ce que tu peux déléguer. Prends une création, par exemple un contenu, ça peut être un atelier, une offre, et déroule-la étape par étape, de l'idée à l'angle, en passant par la structure, l'écriture, les déclinaisons. Devant chacune, pose l'un des trois mots cités précédemment, je les répète, garder, co-créer, déléguer. C'est ma carte à moi et comme tu as pu le deviner, le premier mot et les derniers mots en général, je les garde. L'angle et la structure, je les co-crée. Les déclinaisons, je peux les déléguer, mais c'est la mienne, pas la tienne. Donc tu peux bien entendu avoir une conversation pour développer ces déclinaisons avec l'IA. Tu peux aussi les écrire. En tout cas, protège aussi vraiment le cœur de ton idée. De quoi est partie cette envie de créer ? Et en tout cas, peut-être de déléguer à la suite ou de co-créer avec l'IA. Parce que ne dilue pas cette première idée. Ça, c'est important. Donc, Chose importante aussi, je pense qu'on n'en parle pas suffisamment, c'est de s'éloigner de l'écran. Et de laisser ce vide, ce temps, à l'idée de se développer en nous. Et finalement, peu importe ce qui chemine, mais peut-être prendre son papier et son crayon avant d'aller utiliser l'intelligence artificielle pour en retirer. Une manière, on va dire, une matière brute, mais plutôt déjà développer soi-même avant de le partager. Donc en tout cas, la bonne façon d'utiliser l'IA, ce n'est pas non plus celle qui automatise le plus. Et je parle également de l'expérience qui a été faite, parce qu'on peut le voir, la créativité est meilleure en présence de l'intelligence artificielle. par contre, elle... elle est moins, je dirais, unique. Donc c'est bien l'étape de départ dans la créativité qu'il est important d'avoir, avant de vraiment co-créer. Et donc, tout cela, ça crée aussi de la valeur chez toi. Clairement, les outils, ils vont continuer à progresser. Ils vont écrire de mieux en mieux, comprendre. davantage tous les contextes. On le voit d'ailleurs, la création des images, des vidéos, des voix, c'est devenu complètement fou. Et pourtant, ça ne cessera de s'améliorer de mois en mois. Donc, plutôt que de se poser la question « Est-ce que l'IA peut le faire ? » Eh bien, cette question-là va devenir de moins en moins intéressante parce que la réponse sera le plus souvent. Oui, et donc la vraie question, elle est, est-ce que je veux qu'elle le fasse maintenant, avant que j'ai eu le temps d'observer ? Ou de vraiment réussir déjà moi-même à développer un petit peu le fil de cette idée. Comment est-ce que je laisse aussi ma propre pensée défiler, plutôt que de lui... Enfin, en tout cas, plutôt que de vouloir lui apporter tout de suite une déclinaison. Notamment, je parle ici de la création de contenu. Donc je ne vais pas faire non plus de la lenteur une vertu, mais la vitesse n'est pas non plus le meilleur angle à avoir. Ce qui est rapide n'est pas forcément le meilleur et je veux qu'on puisse en fait choisir parce qu'aujourd'hui la vitesse on peut l'avoir très facilement quand on délègue à l'intelligence artificielle mais la bonne question à se poser c'est comment on veut déléguer en fait donc avant d'écrire ta prochaine conversation avec l'IA et bien je t'invite vraiment à regarder ok qu'est-ce que je veux tirer de cette conversation donc tu peux très bien Lui dire, voilà, j'ai une idée. Deux points. Tu mets ton idée. Tu lui partages ton ressenti. Ce qui peut apporter un blocage. Ou les différents angles que tu aimerais découvrir aussi de cette idée. Et là, c'est intéressant. Tu sais, la question que je t'ai posée. au début, l'idée qui te suit peut-être depuis quelques jours mais qui n'a pas encore pris sa forme, eh bien laisse-la pour le moment en toi, rien que pour toi. Ne va pas tout de suite avec ChatGPT ou un autre outil IA, laisse d'abord un petit peu cette idée se développer. Donc je t'invite invite plutôt à l'écrire ou à mettre cette idée dans tes notes digitales, ça peut être sur ton smartphone, et puis peut-être d'y apporter des phrases qui peuvent te parler, qui rejoignent cette idée. des expériences vécues, etc. avant d'aller travailler véritablement avec l'IA. Donc en tout cas, vraiment, laisse aussi l'IA agrandir ta pensée sans lui demander de la remplacer et arrêtez de lui demander de développer des idées. Elle le fera, mais est-ce que ce sera très pertinent pour ta personne et pour toi ? Je ne pense pas. Merci pour ce moment passé avec moi en ce dimanche matin. On se retrouve dimanche prochain. Et d'ici là, apprendre à rayonner, à transmettre vos valeurs, vos énergies, à vous révéler. C'est montrer au monde ce que vous avez de meilleur à offrir. Je vous souhaite une très belle journée. On se dit à la semaine prochaine. Ciao !