- Speaker #0
Pour moi, des flops, c'est sinistre.
- Speaker #1
Les rigolasses, c'est festif.
- Speaker #2
Au final, c'est vrai que ça vous rapproche. C'est trop bien d'en rigoler. Vous mettez les deux pieds dans la flaque d'eau et ça aspergeait partout.
- Speaker #1
Mais j'adorais. Ça me fait penser à la pluie qui tombe.
- Speaker #0
Salut, moi c'est Marine. Salut, c'est Luce. Vous écoutez le podcast Flop. Aujourd'hui, nous abordons la série Les dindes de fin d'année. Un spectacle improvisé.
- Speaker #2
Épisode 1, repas de fête, répétition générale entre amis.
- Speaker #0
Et pour celles et ceux qui aimeraient aller admirer cette pintade de Noël et voir ce qui s'est passé autour de la table, l'épisode est également disponible sur YouTube.
- Speaker #2
C'est parti ? C'est parti !
- Speaker #1
Wow !
- Speaker #0
Dès le début, on n'a même pas commencé à se dire bonjour, que le décor tombe comme prévu.
- Speaker #2
Hello mon Flop ! Coucou mon Flop !
- Speaker #1
Hello Juliette !
- Speaker #2
Hello !
- Speaker #0
T'es contente d'être là, après une longue journée de travail ? Ravie, ravie ! Je ne pouvais pas y arriver mieux !
- Speaker #2
Je suis contente de t'avoir nous aussi !
- Speaker #0
Pourquoi on se retrouve aujourd'hui ? Avec cette pintade, ces papillettes à tout va ?
- Speaker #2
On se retrouve pour fêter un peu les fêtes de fin d'année et parler, on fait un petit repas de dinde !
- Speaker #1
Oui, il n'y a qu'une dinde ! Une dinde en polyester en plus !
- Speaker #0
Il n'y a que ça ! Donc l'idée c'est qu'on se retrouve... pour faire une sorte de répétition générale des repas de fête de fin d'année. Je vois déjà que t'as un fourrir nerveux. Des repas de fin d'année qui nous pendonnaient, qui vont arriver, qu'on le veuille ou non. Donc l'idée, c'est qu'on puisse liquider tout ce qu'on ne veut pas voir advenir à Noël, tout ce qu'on déteste et tout ce qui nous fait peur, pour qu'on puisse aborder Noël dans les meilleures dispositions possibles.
- Speaker #2
On va faire une petite catharsis.
- Speaker #0
Exactement. Donc, j'ai envie de vous dire, pour vous mettre dans le bain et bien commencer, on va commencer par un anti-quiz de Noël qui sera l'apéro.
- Speaker #2
Donc le début de cette tablée de Noël.
- Speaker #0
Sachant qu'évidemment, on n'a rien à manger à l'apéro. Parce qu'on n'a rien à boire. Nous n'avons pas assez de budget. Il y a donc juste cette dinde doudou. Et c'est tout. Du chocolat. Exactement. Entamons tout de suite ce fameux apéro de Noël. Avec une première question. Vous allez répondre l'une après l'autre sans vous couper la parole. On va essayer. Quelle est la personne réelle ou fictive avec qui tu te passerais bien de faire les fêtes de fin d'année ? En gros, qui tu ne veux pas voir à ta table de Noël ou du Nouvel An ?
- Speaker #2
Juliette, vas-y.
- Speaker #0
Juliette, je te laisse commencer pour te mettre dans la panade.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
T'as le droit de quitter la tête dès que tu veux.
- Speaker #1
Je suis en sprint. Mais c'est quelqu'un avec qui on peut ne jamais avoir passé Noël. Ah mais bien sûr.
- Speaker #0
T'as pas besoin de la fée des noms.
- Speaker #1
J'ai pensé à tous mes auteurs.
- Speaker #0
Ok. Petite mise en contexte, tu travailles dans le milieu de l'édition.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et tu travailles spécifiquement avec des vieux auteurs blancs de 60 ans.
- Speaker #1
Oui, historiens avec un égo énorme. Souvent laid, mais pas toujours propre. Oh ! Mais je pense à un particulièrement. Il est extrêmement pédant et il est vraiment très prétentieux et très désagréable. Et en même temps, à côté, il a toujours besoin d'être assuré. Donc oui, lui a une table à Noël, parce qu'en plus vu comme il parle, que de lui d'ailleurs, ça peut durer jusqu'à 5h du matin. Ah ouais, c'est bon. On s'est à lui directement.
- Speaker #2
T'es piégée à Noël quoi.
- Speaker #1
Ouais. En fait c'est ça, piège.
- Speaker #2
Ouais. Ah !
- Speaker #0
Les gens ont trop peur. Ils viennent de quitter l'épisode.
- Speaker #2
Moi je peux, tu veux que je commence ?
- Speaker #0
Oui commence.
- Speaker #2
Moi je pense que j'aimerais pas être avec la personne rabat-joie. Genre j'avoue qu'au fond, j'aime bien un peu quand même les fêtes.
- Speaker #0
Mais la personne rabat-joie en général ?
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #0
Genre un peu le truc,
- Speaker #2
genre le versus de la Saint-Valentin en mode non mais c'est une fête commerciale.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #2
tu vois, genre qui aime pas Noël, qui est pas dans le truc en mode j'ai pas trop de cadeaux, j'ai pas trop fait les cadeaux, en vrai c'est quand qu'on s'en va. J'avoue que cette personne-là à Noël, je serais pas en mode, c'est vraiment dommage.
- Speaker #0
Tu veux de la joie et de la bonne humeur.
- Speaker #2
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Que de festivité quoi.
- Speaker #0
Ok. Mais vous êtes partie sur des vrais exemples de votre vraie vie ou des archétypes. Enfin moi je suis partie tellement loin qu'elle a donné un nom. Alors, en fait, moi, j'ai pensé, en plus, à un petit clin d'œil avec une sorte de traumatisme infantile qu'on a en partage.
- Speaker #1
J'ai lu la question.
- Speaker #0
On parle d'une preuve de philo qu'on a eue. En plus que t'adores, elle est prête à l'épouser. Il faut le savoir. La personne à qui j'ai pensé, c'est le docteur Kawashima. Oui,
- Speaker #2
c'est qui ?
- Speaker #0
Alors en fait, petite mise en contexte. Entre 2006 et 2008, n'oubliez jamais ce qu'étaient les années 2000, à savoir un énorme succès de la Nintendo DS et avec un jeu en particulier qui s'appelait Programme d'entraînement cérébral du docteur Kawashima. que j'ai eu enfant, et Juliette aussi. Et, comment dire, c'était un neuroscientifique japonais où l'idée, c'était de lutter contre le déclin cognitif. En fait, c'était des jeux avec des mementos, des exercices de logique, de calcul. Et des notés,
- Speaker #1
en fait.
- Speaker #0
Et des notés, voilà. Et en fait, on en avait déjà rediscuté, parce que je vous jure, intuitivement, la première fois où j'y ai pensé, c'était le docteur Kawashima, en me disant, mais en fait, c'est la personne qui m'a le plus trop... traumatisé de mon enfance. Comment est-ce qu'on peut l'expliquer ? C'est qu'en fait, quand tu jouais au jeu de DS,
- Speaker #2
ils disaient, t'es un mauvais élève, 2 sur 10. À la fin,
- Speaker #1
ils donnaient une estimation de l'âge de ton cerveau par rapport à ta performance. Et la pire note, c'était 80. En vrai,
- Speaker #0
ils se posent combien ? En fait, c'est que toi, t'avais 8 ans. Nous, on avait 8-9 ans quand on y jouait. Et en fait, on avait un score cérébral de 84 ans.
- Speaker #1
Ah ouais ? Ça veut dire que vraiment ton cerveau est un style de détaquant. Enfin tu vois, nul. Ok, je l'avais dans l'inverse.
- Speaker #0
Et le commentaire l'était tout autant.
- Speaker #1
Parce qu'il y avait vraiment écrit des trucs du type... Enfin des commentaires, des remarques du type... Votre score est quelque peu décevant. C'était horrible.
- Speaker #2
Vos neurones sont amolis.
- Speaker #1
Horrible. Et en fait, en plus ça a créé une compétition dans la famille. Parce que moi du coup tout le monde essayait d'y jouer. Mon père se mettait en compétition avec moi en me disant j'ai le cerveau plus jeune que toi. Ah ouais ?
- Speaker #0
Je n'ai jamais entendu parler de ce jeu. Il y avait une figure sur cette ombre ? Oui,
- Speaker #1
un dessin d'un monsieur qui avait l'air très dur et ferré.
- Speaker #0
C'est horrible. En vrai, j'invite tous ceux qui sont en train d'écouter ça à immédiatement aller sur Google et taper Dr Kawashima. En fait, il était tout le temps en train de te parler avec une sorte de prototype stylisé, mais du vrai médecin, plutôt neuroscientifique japonais. Et il faisait des têtes. En plus, il était toujours dans un truc un peu pédant, un peu étentieux, mais sous couverte, grâce à moi. vous allez être moins bêta et surtout lutter contre l'Alzheimer et Parkinson en gros.
- Speaker #1
Oui c'est vrai qu'il y avait ces enjeux là t'étais à 8 ans et on s'est dit ça y est ça commence c'était un jeu de vos parents ? c'était un mode apprenez explique ce qui s'est passé il y a eu un engouement autour de ce jeu les gens en parlaient en disant c'est vraiment un jeu intelligent à donner à vos enfants à l'anité de vous et tout et du coup mes parents m'avaient acheté ça et à toi aussi et En fait, tu y joues et puis après, il y a ce truc un peu addictif parce que du coup, tu te dis, mais je suis débile mentale. Tu te trouves avec non et en fait, ton âge, ça ne t'améliore jamais.
- Speaker #0
Juliette, on va préciser, c'est ton regard sur toi-même. Non, parce qu'on a partagé notre interaction.
- Speaker #1
En fait, ce qui était très compliqué,
- Speaker #0
c'est que je pense que ce jeu, il a catalysé ceux qui avaient un rapport masochiste. Enfin bref, il y avait d'un côté ceux qui aiment la vie et de l'autre, ceux qui jouent au programme d'entraînement cérébral du docteur Kawashima.
- Speaker #1
Premier degré, tu vois.
- Speaker #0
Et avec Juliette, on s'est raconté des anecdotes mutuelles de, on avait beau être en vacances à 8 ans et demi avec le soleil et la piscine, en fait, on restait sur notre Nintendo à jouer au programme d'entraînement cérébral du docteur Kawashima. Et du coup, c'est un vrai, vrai traumatisme parce qu'en fait, il te faisait des commentaires tellement durs en te disant que t'étais un peu une merde, en fait.
- Speaker #2
Et que tu pouvais faire mieux. Je comprends.
- Speaker #0
Même encore aujourd'hui, je me dis, c'est no go, jamais je veux dîner avec ce mec.
- Speaker #2
Ouais, je comprends. Surtout pas à Noël.
- Speaker #0
Tu veux même pas qu'il existe, en fait.
- Speaker #2
On va passer à la deuxième question de cet anti-quiz de Noël, qui est le cadeau qu'on ne peut plus recevoir.
- Speaker #0
Moi, je dirais, parce qu'on les a déjà... Enfin, j'en ai déjà reçu plusieurs. C'est des livres de développement personnel. Parce qu'on va se dire, ah bah Marine, voilà, elle est un peu intellectuelle et elle a fait de la philo. Donc, on va lui offrir des livres de développement personnel. Et surtout, t'es pas la gueule des livres de développement personnel que je t'ai reçu.
- Speaker #2
T'as reçu lesquels, du coup ? Alors, genre, de influenceuse, les names.
- Speaker #0
Je les reçois, vraiment, je cite... texto, le titre du livre. Comment arrêter de trop penser ? Donc j'ai un peu reçu comme bah tais-toi. Trop intelligent pour être heureux. Ou encore, alors là c'est le pire parce qu'en plus la personne, donc tout ça sur des... Il y avait plusieurs années d'écart mais coup sur coup, un parent d'ami d'ami, bref, m'avait offert trop gentil pour être heureux, donc dans la même lignée sans quitterer le syndrome du chic type. Mais en plus je suis une meuf. Je m'adore pas parce que je suis une meuf. Non mais vraiment. Donc ouais ça j'en peux plus. Arrêtez. Je n'aime pas le développement personnel.
- Speaker #2
Et c'était bienveillant quand même.
- Speaker #0
J'imagine que c'était bienveillant, mais pour moi, les messages subliminaux étaient... Déjà, on te rappelle que tu te sens vraiment pas heureuse dans ta vie. Et en plus qu'a priori, il y a quelque chose dans ta constitution que ce soit la gentillesse ou l'intelligence,
- Speaker #2
c'est quoi trop gentil pour être heureux ?
- Speaker #0
Trop gentil pour être heureux, le syndrome du chic type, on le rappelle.
- Speaker #2
C'est toi Noël. Moi, le cadeau que je ne peux plus recevoir, c'est les livres de cuisine. J'avoue que j'en ai reçu pas mal Et je crois que j'en ai un peu marre Parce que déjà je l'ai fait presque jamais Je trouve que ça prend du temps Et puis maintenant t'as toutes les recettes Via Tétel, Ipad, tout ça Donc voilà Et puis même, je sais pas, ça me fait pas J'en ai un peu marre C'est parce que je suis une femme que j'aime bien cuisiner C'est pas dingue non plus Donc voilà, j'en ai un peu marre Après c'est toujours cool, faut pas s'offenser Voilà mais bon Là, c'est bon, quoi. Je pense que ce n'est pas vraiment le cadeau qui me fait confiance.
- Speaker #1
Et toi, Juliette ?
- Speaker #0
Si tu me parles encore des éditions Perrin...
- Speaker #1
Non, pardon, désolée, j'extériorise. Non, en fait, dans ma famille, on se faisait tous des petits cadeaux. Et ma sœur, par exemple, qui a un fort caractère, avait toujours des cadeaux assez personnalisés. Et moi, chaque année, par au moins 4 ou 5 membres de la famille, je me retrouvais avec une putain de crème pour les mains.
- Speaker #0
Ah, c'est bon. Pourquoi ? Parce que tu as les mains... a tendance un peu sèche ? Non. Ah, mais pas du tout. Même pas. Mon frère ne fait pas. C'est partout en gratuité.
- Speaker #1
Exactement, c'est un peu le truc de bon, c'est une fille, elle doit bien aimer prendre soin d'elle.
- Speaker #0
Est-ce que c'était les crèmes pour les mains de l'Occitane ?
- Speaker #1
Oui. J'en ai eu d'autres types, tu vois. Et aujourd'hui, je ne mets plus jamais de crème pour les mains. Mais chez moi,
- Speaker #0
j'avais une petite corbeille j'avais des tonnes et des tonnes de crème pour les mains on est d'accord que l'Occitane pour moi c'est une marque qui n'existe qu'au moment des fêtes
- Speaker #1
Oui, je crois que l'essentiel de leur chiffre d'affaires se fait le 20 décembre.
- Speaker #0
Personne au mois d'avril met de la crème l'Occitane. C'est vraiment le coffret l'Occitane que tu as au mois de décembre. Et d'ailleurs, parce que les boutiques sont propres sur elles et que les gens vont là-bas. Mais des fois,
- Speaker #1
les 15 premiers jours de janvier, tout le monde les sort. Et après, elles finissent au fond.
- Speaker #0
C'est terrible. C'est une grosse tragédie. Alors, question 3. Attention, parce que là, c'est des questions fermées. Avec plusieurs propositions, donc il faut être très attentif.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Je sais que tu vas regarder,
- Speaker #2
mais je sens qu'il ne faut vraiment pas lui donner de temps à mariner.
- Speaker #0
Pendant le repas de Noël. Si le sujet fâche, tu es plutôt team A. Je mets les pieds dans le plat. Tu mets les deux pieds dans le plat, tu ajustes ta chaise, tu poses ton verre et tu attaques le débat comme si c'était un sport olympique. Objectif, faire trembler la nappe et gagner le repas par chaos argumentaire.
- Speaker #2
Si quelqu'un a réussi à rester concentré, tu sais que même moi je...
- Speaker #1
Il faut re-répéter toute la...
- Speaker #0
Donc team A, en gros, team Afranco, tu mets les deux pieds dans le plat. Team B. La diplomatie par le dessert. Tu fais diversion et tu changes de sujet en proposant une autre part de gâteau à tout le monde, façon armistice sucrée. Objectif, adoucir et faire taire grâce au pouvoir ancestral du sucre.
- Speaker #2
C'est mystique ce podcast.
- Speaker #0
C'est, tu refuses en bloc de resservir une part du débat. On a la gueule de la métaphore. Tu coupes court au débat et tu expliques que tu ne veux même pas commencer à en discuter. Objectif, coupe. Coupez l'appétit de toute véhémence.
- Speaker #1
La métaphore est...
- Speaker #0
C'est des fines lettrées que nous avons ici. Moi,
- Speaker #2
je serais plutôt team B, c'est-à-dire diplomatie par le dessert. J'avoue que pendant les repas de fête, s'il y a un peu un sujet qui fâche et tout, et que tout le monde va commencer à s'engueuler, que ça va partir un peu, parce qu'en plus, il y a toute la famille généralement, donc ça part dans tous les sens et tout, je suis plutôt en mode, on va se prendre une part de dessert et on va rigoler tous ensemble. Mais bon, j'avoue que c'est un peu quelquefois le truc un peu lâche.
- Speaker #0
Mais tu veux que ça se passe bien.
- Speaker #2
Mais je veux que ça se passe bien. Je préfère en fait. En vrai, on peut se mettre sur la gueule tout le reste de l'année.
- Speaker #1
Oui, vu comme ça.
- Speaker #2
Et toi ? C'est ça. Toi, Juliette ?
- Speaker #1
Ça dépend des sujets. Souvent, j'ai tendance à être technique B.
- Speaker #2
Pour faire du dessert également.
- Speaker #1
Oui, d'arrondir les angles.
- Speaker #0
Moi je te voyais plutôt franco, je sais pas pourquoi.
- Speaker #1
C'est ce que j'ai longtemps été, tu vois, très diplomate et tout. Mais du coup, moi, je passais des fêtes super chiantes, tu vois. Et c'est une idée de...
- Speaker #0
Ouais, j'avoue, c'est chiant. Tu me sens en train de pleurer une heure après ?
- Speaker #1
Bah non, mais d'ailleurs, maintenant, je suis tout le temps malade, tu vois, au moment de Noël,
- Speaker #0
parce que j'ai pas du tout envie de discuter,
- Speaker #1
tu vois. Sauf que maintenant, je pense que, par ailleurs, je suis devenue plus colérique. C'est horrible, je ne dis pas un mot. Voilà, exactement. Et donc, tu vois, maintenant, quand je vois les gens dans ma famille, je fais là, j'ai envie de lui en mettre une. Mais avant même qu'il y ait un débat. Et donc, toi,
- Speaker #2
tu provoques le débat. Mais maintenant,
- Speaker #1
quand il y a un débat, surtout sur certains sujets qui me tiennent à cœur, pour le coup, là, je m'énerve. Mais je m'énerve comme je ne m'étais jamais vue m'énerver.
- Speaker #0
Mais même, par exemple, typiquement, là, tu te dirais, le réveillon arrive, tu sais que si il y a un sujet sensible, tu serais capable, sur le moment, de te dire, je vais sortir de mes gonds et je vais y aller.
- Speaker #1
Mais même, je prépare mes réparties. je veux un combat alors si je puis me permettre arrête de répondre B alors que tu es A non mais tu as fait le début de ce que tu voudrais et ensuite je voulais pas j'ai une certaine image de moi j'aurais pu la préserver bon c'est vrai mais j'y vais avec un couteau en même temps et toi mon Flav bah moi j'avoue mais j'ai l'impression que je vais décevoir tout le monde moi je suis un peu C c'est que justement ça m'agace tellement et je me dis tellement je sais que ça va être stérile et que en fait on sera tout sauf dans un argumentaire où petit à petit on va écouter les arguments des uns et des autres
- Speaker #0
Il y a tant de déceptions qui arrivent que souvent, quand en tout cas de mon point de vue, les uns les autres commencent à dire disons-le de la merde, je suis vraiment team... Bon, en vrai, arrête tout de suite. En fait, moi, je suis vraiment team tais-toi. Mais du coup,
- Speaker #1
tu l'exprimes ?
- Speaker #0
J'ai arrivé à dire, en vrai, le mieux, c'est vraiment qu'on arrête tout de suite d'en parler.
- Speaker #1
C'est une vitesse.
- Speaker #0
Ah mais vraiment, je suis sur la défensive. Est-ce que je me dis, mais toutes les fois où j'ai fait l'expérience de team A, on va au front, on met les deux pieds dans le plat. souvent ça finit mal c'est que j'ai l'impression justement d'être trop coulante et de feindre une posture de ça me va alors que ça me va pas donc je suis très tim, j'ai manifesté le fait que j'ai plein de mépris pour ce que tu penses mais je discuterai pas avec toi c'est bien ouais mais y'a pas forcément une bonne ambiance du coup non mais ta mité moi je commence à insulter tout le monde elle est pas bonne elle est pas tip top oui c'est vrai que je suis plutôt tendance à rondir les sons non mais la mito je vous assure mais c'est juste que j'ai l'impression que plus je dois arrondir les angles au travail, moins je suis capable de les arrondir en privé.
- Speaker #1
Ah bah ils prennent vraiment les autres. Exactement. Mais oui.
- Speaker #2
Mais surtout, je trouve que plus t'arrondis les angles,
- Speaker #0
plus tu emmagasines. Au moment où ça pète, je pense que ça fait mal.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
T'es vraiment en mode j'ai peur.
- Speaker #1
Ouais. Mais oui, complètement. Dernière question peut-être mon frère ? Ouais.
- Speaker #2
On va passer à la dernière question de cette anti-quiz qui est ce que tu ne supportes plus qu'on te souhaite pour la bonne année. A. des belles rencontres amoureuses parce que la seule vie à deux mérite d'être vécue. surtout si on est hétérosexuel B de beaux projets et du succès car après tout que vaut une vie de simple moldu ou C la santé car c'est le plus important sans la santé comme dirait mamie on a rien donc clairement A c'est tellement gênant alors c'en est où les amours ?
- Speaker #1
toi tu seras invitée si tu es en mariage je me ferais chier en attendant mes deux cousins de ma famille de ma mère ça y est se sont installés avec leurs copains et copines ils sont plus jeunes que moi Ma grand-mère, là, bon, il serait temps de se bouger le cul. Par exemple, pour toi, dans ta famille, ça reste un vrai sujet de ta situation, on va dire matrimoniale, quoi.
- Speaker #0
Est-ce que t'as quelqu'un ? Où t'en es ?
- Speaker #1
C'est un problème.
- Speaker #0
Ok. D'arriver seule. Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Enfin, d'arriver seule. Non, mais en tout cas, de ne pas raconter un quotidien à deux. Je pense qu'il préfère que t'arrives seule ou en trouble. Ah, wow ! Bonne question, ça.
- Speaker #0
Bonne question, je suppose. Pas un. Le trouble est d'accepter dans la zone.
- Speaker #1
pas un mais deux non je pense que ça se passerait pas bien le couple ou la solitude ?
- Speaker #0
on voit quand même à quel point la solitude balance les deux options et toi mon flop ?
- Speaker #2
moi c'est la santé parce que j'ai une santé de merde et donc du coup il y a toujours un truc qui va pas et en plus j'ai un peu la phobie de m'en occuper donc souvent quand on dit alors la santé je dis bah j'ai des problèmes et tout et après faut que j'explique que je m'en occupe pas que faudrait que je m'en occupe et après je suis un bouc sur ça Bye ! C'est relou. Ma santé va mal, ma santé va mal. Pas besoin d'en parler.
- Speaker #0
En vrai, je comprends. Il y a un côté un peu pressurisant.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #0
Et je comprends. Je comprends complètement mon flop.
- Speaker #2
Oui, non, voilà.
- Speaker #0
Je suis dans la compréhension.
- Speaker #2
Ça me fait plaisir. Rien à mon flop.
- Speaker #0
Moi, c'est plutôt le B. Les bons projets et le succès. Parce que je suis là, bah écoute, comment dire, tu sais bien que si je suis là face à toi et qu'on se raconte les mêmes anecdotes et vies, c'est bien que précisément, j'ai pas de projet quoi sinon en fait ça me fait un peu baler Quand on me dit alors, ça en est où ? Je suis là, rien que tu ne saches déjà pas. Donc, à savoir, on est au point mort. Donc, tu vois, je peux devenir un peu cynique quand on me demande ça. Oui,
- Speaker #2
je comprends.
- Speaker #0
Je suis là, mais qui t'es pour avoir la prétention de me souhaiter du succès ? En fait, je suis assez hargneuse au moment des questions.
- Speaker #1
Je comprends. Attention, c'est la dame qui arrondit les ongles qui nous dit ça.
- Speaker #2
Oui, non, je comprends. Moi, c'est surtout le truc de, alors, le ciné, tout ça, comment ça marche. En fait, quand tu dois faire l'historique de ton travail, de où tu en es, de ceci, cela.
- Speaker #0
En fait, c'est parce que parfois, à Noël, comme il y a vraiment cet effet où tu retrouves... Alors, ça dépend des types de repas qu'on a, mais quand c'est le cercle très proche que tu vois au quotidien, ce n'est pas la même dynamique. Mais comme souvent, via des grands-parents, des oncles, des tantes, en fait, c'est des individus que tu ne fréquentes pas au quotidien. Il y a ce côté un peu... C'est l'heure des comptes. En fait, le moment bilan où tu as l'impression que tu dois prouver quelque chose de toi. Où les uns et les autres arrivent et te font vraiment une sorte d'interview de « Alors, est-ce que tu es devenu un adulte respectable qui peut sortir et être... » être présentable en société. Et donc en fait, t'arrives et c'est l'antithèse d'un moment convivial et juste sympa, quoi.
- Speaker #2
Ouais, c'est ça, t'as une pression, quoi. En plus, moi, je suis ça, c'est chiant. J'ai découvert une maladie sur Insta. En fait, moi, j'ai tendance à beaucoup rougir. En fait, dès qu'il y a plein de regards sur moi et tout, je rougis d'un coup. Et je crois que c'est un peu une maladie. J'ai vu un truc sur Insta qui passait. Un problème de santé. Donc du coup, voilà, un plus. Et du coup, quand en plus, on me pose la question que tout le monde me regardent et que je rougis comme une tomate, je suis vraiment en mode, putain, je vais passer un mauvais quart d'heure.
- Speaker #0
En tout cas, on a atteint. Elle n'est plus qu'un jour à remouler. C'est pas vrai, c'est pas du tout un quinquennat.
- Speaker #1
C'est bien trop.
- Speaker #0
Oui, ça va arriver.
- Speaker #2
On va passer au plat de résistance. Là on a fini l'apéro, on ne sait même pas de qui on est.
- Speaker #0
On a même pas de chiné !
- Speaker #2
Il n'y a pas de chinon à l'apéro et au verre vide. C'est ridicule.
- Speaker #1
Au moins on renverse rien.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #0
Attention, c'est tellement léger que ça peut partir tout instant.
- Speaker #2
Et du coup on va passer au plat de résistance qui est symbolisé toujours par notre dinde. Et on va parler des flops pendant les fêtes. Donc un peu les fêtes qui se sont mal passées concrètement. Les petites anecdotes. She's ready ! Est-ce que, Campagne, je voudrais commencer... Pardon.
- Speaker #0
Julienne, elle a réussi.
- Speaker #2
Pardon.
- Speaker #0
Les plus grandes stars, c'est même plus Julienne, c'est Campagne.
- Speaker #2
C'est ton nom de scène, en fait.
- Speaker #0
Oui, oui. C'est comme De Niro. T'inquiète pas, les plus grands héros, c'est en fait par là. Ou Sarkozy et Macron, tu vois. Finalement, c'est pas... En plus, tu l'as vraiment fait un peu une termo politique. Allez, Campagne ! C'est votre tour.
- Speaker #1
Sur des flops, du coup ? Ouais. Un flop de tête.
- Speaker #0
La première identité, en plus.
- Speaker #1
Noël, fin d'année.
- Speaker #0
Ben, il n'est pas du tout plus au-delà de l'âge.
- Speaker #1
Noël, fin d'année. J'en ai eu plein.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
La plus gâte à.
- Speaker #0
La plus drôle. Je pense que c'était de choisir. Qu'est-ce que ? J'ai l'impression que ça a été de pure de choisir mais ton regard,
- Speaker #1
là. Oui, oui, oui. J'ai beaucoup réfléchi.
- Speaker #0
Beaucoup de mauvais moments en décembre, janvier, non ?
- Speaker #1
Oui. et non mais il y avait J'avais eu un flop. Mais en fait, lui, il est drôle, mais à la rigueur, ce n'était pas à cause des gens, tu vois. C'était juste à cause de moi. Mais c'était au moment de... J'avais un nouvel an où j'avais été invitée. Oui. Ça ne m'en dirait pas. Ça me rend bien, le nouvel an. Ça me rend bien d'aller au flop.
- Speaker #0
Pourquoi ? Je ne peux pas être invitée, donc. J'ai vu une lumière.
- Speaker #1
Et donc, du coup, je suis invitée. Et en fait, c'était au moment des grèves. C'était le 31 décembre 2019. Ok. Le moment des grèves. Et en fait, j'avais marché et tout. En plus, j'ai marché une heure et demie pour y aller. Jusqu'à ce qu'il y ait une heure et demie quand même. J'avais pris des vivres avec moi, tu vois. Et en fait, à un moment, les routes étaient bloquées. Et donc, je suis repartie dans l'autre sens. Je ne sais même pas.
- Speaker #0
Ah non !
- Speaker #1
Alors, en fait,
- Speaker #0
je sens la surprise. Alors, je t'avoue que je m'en souviens très bien parce que tu m'avais fait un vocal. Et qu'en effet, c'était un peu étrange parce que je reçois un vocal de « Bah voilà, j'ai marché deux heures, maintenant je pleure parce que je ne suis même pas à ma soirée. J'avais même pas trop envie d'y aller. En fait, un peu le vrai gros flop du nouvel an. entre les attentes et la réalité de ce qui s'est passé,
- Speaker #2
3 petits points et il n'y avait aucune option pour que tu y ailles après j'avais regardé,
- Speaker #1
puisque tu sais du coup tu pouvais prendre un taxi et tout vu que tout le monde en avait besoin ça coûtait une blinde et puis en fait j'étais crevée aussi j'ai vécu j'ai dormi la fin d'année c'est fatigant et en plus il faisait super froid ça faisait 2h que je marchais dehors C'est une évidence.
- Speaker #2
Et c'était à combien de temps ? C'était impossible de le faire à pied, je suppose ?
- Speaker #1
Non. Ah ouais, non.
- Speaker #0
C'était une randonnée de 13 heures, là. Sur la route de Compostelle, vraiment.
- Speaker #1
Ouais, j'ai fait un pèlerinage. Et après, je suis rentrée. Je disais à maman, il en reste à manger.
- Speaker #0
Oh bébé. Franchement, ça a laissé présager du meilleur, puisque quelques mois après, Covid, enfermement généralisé. En fait, ça n'a aucun rapport, mais je voulais juste essayer de le caser.
- Speaker #1
L'empêchement. Quelque chose autour de l'empêchement.
- Speaker #0
Des symboles, en fait.
- Speaker #1
Tu sais qu'à propos du Covid, du coup...
- Speaker #0
On peut faire notre parfaite transition.
- Speaker #2
On a un flop de fêtes de fin d'année en commun. Je commence un peu par le contexte. Donc on était en plein Covid.
- Speaker #1
On était en plein Covid,
- Speaker #0
un peu deuxième période. C'était le moment du variant Omicron. J'aime bien la mise en contexte. Dès 2021.
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #0
Attends,
- Speaker #1
mais c'est le moment où on a créé un mutant, non ?
- Speaker #0
Oui. D'ailleurs, c'est vrai que ça nous concerne aussi. Toi aussi, tu es liée à cette anecdote, Julia, d'une certaine manière.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Puisque donc, en fait... Attends.
- Speaker #2
les gens ils se sont perdus il y a 20 minutes ok avec Luce on se retrouve donc décembre 2021 pour se faire un cinéma voilà on voulait aller voir Julie en 12 chapitres qui est maintenant un film culte en plus dans ma vie et à l'époque je sais que moi j'étais avec mon copain qui est un peu hypochondriaque hypochondriaque voire pas qu'un peu et surtout il a toute une famille qui avait à l'époque c'était un peu le flip de en fait si tu pouvais si t'avais de l'as ou des trucs comme ça ça pouvait être grave tout ça ... Et toute sa famille était un peu concernée. Donc il m'avait dit franchement si tu sors tu fais gaffe, soit tu mets un masque, soit tu vérifies, tu check et tout pour éviter, parce qu'on était juste avant les périodes de fête, que tu contamines toute ma famille. Moi en parallèle il y avait ma mère qui regardait des vidéos sur les contaminations, en mode quelqu'un qui avait fait à manger pour toute sa famille, toute sa famille était morte et tout. Donc j'étais vraiment dans un truc un peu de culpabilité. En vrai il y a un monde où les dominos tombent et je tue quelques personnes.
- Speaker #0
Quelques personnes ? C'est quoi, quelques berceaux ?
- Speaker #2
Donc du coup, j'envoie un message à Marine, je dis, bon, c'est vrai que c'est un peu relou, mais est-ce que t'es sûre, t'es bien, t'es testée, t'as pas le Covid, tout ça ? Et Marine me répond oui.
- Speaker #0
Oui, en fait, je suis sur le moment, parce que je reçois ce message de Luce, qui me dit, écoute, je suis toujours vraiment ultra partante pour qu'on se fasse cette séance de ciné ensemble. En plus, à l'époque, on était déjà très amies, mais on n'était pas fusionnels comme maintenant donc ça faisait un petit temps qu'on s'était vus Et donc moi, vraiment, telle une moule à son rocher, j'étais vraiment, non mais quoi qu'il arrive, on se voit, t'inquiète pas, je me suis retestée, il n'y a pas plus de 24 heures, je n'ai jamais été aussi en forme. Enfin, on est dans des caisses, en fait, tout va bien. Les périodes d'incubation. Et on est allé, tout allait bien. On regarde donc Julie en douce chapitre, en plus, énorme coup de cœur, enfin, on passe un trop bon moment. Après, je m'en souviens très bien, on prend un chocolat. Ouais, je me souviens du chocolat chaud. Parce qu'à l'époque, en plus, Luce pensait partir à l'étranger.
- Speaker #2
J'ai été le moment où j'avais été dit, je vais partir dans quelques jours. Je partais à Barcelone, je prenais mon ticket. J'avais un rendez-vous à l'aéroport. Il y avait tout un truc décisif.
- Speaker #0
Exactement. Donc, en plus, on se fait vraiment le chocolat chaud de fin d'année de c'est l'heure du bilan, quit de l'avenir. Et en fait, ça par contre, je m'en souviens, je ne te le dis pas sur le moment, au fur et à mesure du chocolat chaud, je me sens pas ultra bien.
- Speaker #1
Ah oui. Vous savez,
- Speaker #0
pendant le chocolat chaud, je me dis, je me sens un peu fatiguée. J'ai un peu la gorge qui me gratte. Je me sens un peu fiévreuse. Mais sûrement, je me dis... Et en fait, tous ceux qui ont une Covid, le truc te tombe comme un coup de massue. Je ne sais pas comment dire, tu sais que c'est le Covid. Ce n'est pas un simple rhume. Et en fait, on se quitte. Je suis sur la tangente et j'arrive chez moi. Et je vois la scène, parce que je le dis comme si c'était une super nouvelle. C'était mon premier Covid. Je me douche et sous ma douche, d'un coup... La fatigue et le mal-être du Covid me tombent dessus. Je me disais, non mais c'est sûr, j'ai le Covid en fait. Et la nuit, j'ai eu 42 fièvres. Et le lendemain, j'ai écrit à Luz, bah en fait, j'ai le Covid.
- Speaker #2
Mais même, je crois que tu m'avais écrit le soir même.
- Speaker #0
Ah ouais, dès le soir. Moi, je me souviens.
- Speaker #1
C'est très rapide tout de même.
- Speaker #0
Ah oui, parce que la conclusion de ça, c'est que Luz, elle était à deux doigts de cut notre amitié. En se disant, mais énorme mythomane. Elle m'a dit qu'elle va te tuer. Mais tu me dis, attends,
- Speaker #2
c'est pas possible qu'en quelques heures...
- Speaker #1
Alors que ça tombe dessus comme un coup près.
- Speaker #0
Je me disais, mais elle va pas me croire. En fait, il était dans ma douche et je me disais, je vais me foutre sa gueule. Et en vrai, elle a toutes les raisons de croire que c'est le cas.
- Speaker #2
Même moi, je me fous de ma propre gueule, en fait.
- Speaker #1
En même temps, tu aurais dû être vraiment très mal intentionnée.
- Speaker #0
On s'est vu ensuite, en effet, avec Juliette, durant toute cette semaine de décembre 2021. Que toi aussi, tu as eu le Covid à ce moment. Et qu'en fait, on est devenus les parias de la société.
- Speaker #1
C'est vrai que je sens cette discussion où tu me disais, attends, je suis triste, j'ai loupé le repas de Noël.
- Speaker #0
et moi je t'aime, je suis hyper heureuse c'est ça T'arrêtais pas de me dire, mais je crois que c'est la plus belle chose qui me souhaitait depuis des années, c'est de ne pas être à son fucking repas de Noël en fait.
- Speaker #1
J'ai vécu une soirée merveilleuse. Même si on s'est un peu monté la tête,
- Speaker #0
parce que je sais pas si tu te tiens, on ne pouvait plus voir personne. Et en fait, on s'était dit, mais bingo, on est deux avant le Covid, on va passer une semaine ensemble. À l'époque, j'étais en colocation, mais mes deux autres colocataires étaient partis, ils étaient rentrés dans leur famille. Bref, j'étais seule à l'appart, mais j'ai le Covid, donc je pouvais voir personne.
- Speaker #1
donc avec Juliette c'était pas un et tu me disais que t'allais retour non
- Speaker #0
Bon, on n'est plus à ne pas dire. J'ai respecté aucun jeu de barrière. Oui, pardon, oui, tout le temps dans le... Oui, mais ce qui est vrai en plus. Oui, mais avec un masque, mais oui, complètement. Oui, avec un masque.
- Speaker #2
Tant de personnes qui ont fait ça, plus personne ne respecte ça. Non,
- Speaker #0
mais après, c'est même pas tant une honte que juste, c'est de l'inconsidération. Je sais pas quoi dire. Et du coup,
- Speaker #2
vous l'avez passé ensemble au final ou pas du tout ?
- Speaker #0
Pas le réveillon tel quel, mais toute cette période, oui. Et en fait, à un moment, c'est monter la tête sur est-ce qu'on est... Parce qu'en fait, on avait un peu peur de se dire, mais peut-être qu'on a été trop rapide en confiance sur le fait qu'on est dehors le Covid. Et donc, tout d'un coup, tout va bien et on peut vivre ensemble.
- Speaker #1
On peut se marier. Je n'ai pas le souvenir qu'on ait élaboré des tels projets parce qu'on avait tous les deux le Covid.
- Speaker #0
Encore mythomane.
- Speaker #1
Oui, un peu. Non, mais en fait, on s'est demandé, parce que du coup, on se dit...
- Speaker #0
Les variants,
- Speaker #1
trop bien.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Enfin, trop bien. On peut se voir et voir quelqu'un quand même. Ce qui était agréable.
- Speaker #0
Quelqu'un, peu importe qui.
- Speaker #1
Ouais. Mais on était heureux. Et en fait, à un moment, nous vient un doute, tu vois. Et on se dit, mais peut-être qu'on a chacune un variant différent et qu'on est en train d'en trouver un nouveau.
- Speaker #0
En fait, voilà. On a eu trop peur de créer un nouveau variant, voire même pire. On s'est dit, mais est-ce que si on a déjà le Covid, on peut choper par-dessus un autre variant ?
- Speaker #1
Ah ouais,
- Speaker #0
je m'en souviens, on essayait de trouver de la presse un peu spécialisée sur le sujet.
- Speaker #1
Du coup, on m'a dit,
- Speaker #0
oh l'attention ! On était là en train de taper sur Cairn, avancé scientifique Covid, pour dire, en même temps.
- Speaker #1
Et on était sur des... On avait épluché des articles, enfin, de niveau hyper élevé, tu vois. On n'en prenait rien.
- Speaker #0
Il y avait des PDF de 30 pages. Non mais les folles, franchement, les folles dingues.
- Speaker #1
Et on s'était fait tester pour aller voir Madeleine Collins.
- Speaker #0
Ah ouais, au cinéma.
- Speaker #1
Et pareil, j'avais une barre et demie, tu sais, donc... Oui, j'ai... Je l'avais peut-être, quoi. Et tu m'avais dit... Bouh !
- Speaker #0
Une demi-bar.
- Speaker #1
C'est pas une bar.
- Speaker #0
On y va. En vrai, elle est vraiment très floue, cette bar. Honnêtement.
- Speaker #2
Ça se voit que c'était vraiment malade. Non, mais vraiment les fous.
- Speaker #0
Et du coup, le nouvel an, vous avez réussi à le... Même pas ?
- Speaker #1
On ne l'a pas fêté ensemble. Moi, je ne l'ai fait qu'avec d'autres personnes covidées.
- Speaker #0
Ok. Ah ouais, cluster.
- Speaker #1
C'était hyper sympa. La fameuse époque des clusters.
- Speaker #2
Ouais, tout à fait. C'est paru de nos vies, mais à l'époque, c'était un banger, ce genre. Oh my god. Donc ça c'est vrai que c'est un premier gros flop autour des fêtes de fin d'année qu'on a en commun. À savoir, les trois en plus. Toutes les trois. En fait, ça nous lie toutes les trois. Parce que toi, pareil, après, tu as été dans le gros stress vis-à-vis de la famille, de ton copain.
- Speaker #0
Je n'ai juste pas fêté Noël avec eux.
- Speaker #1
Tu l'avais attrapé finalement ou pas ?
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #0
du coup, je l'avais carrément attrapé. Ah oui,
- Speaker #1
tu l'avais carrément ? Oui, carrément.
- Speaker #0
Non, mais puis surtout, je ne voulais pas... Tu sais, comme je disais, mes parents étaient ultra stressés. Je ne voulais pas avoir la culpabilité, en plus, de le refiler à toute ma famille. J'étais restée dans la chambre, confinée.
- Speaker #2
Et sur ça, du coup, deuxième petit flop associé, c'est qu'à la suite du fait que je suis testée positive, pour le coup, je passe vraiment le réveillon de Noël seule. Et en fait, ça a été un peu bizarre parce que sur le moment, ça a été un peu une sorte de désillusion de temps. Au début, quand j'ai su, parce que je ne sais pas pourquoi, j'avais un peu quand même une sorte de fantasme de je suis malade, mais il y aura quand même des gens avec moi. Jusqu'à ce que mes parents me disent, bah non, on va aller fêter ce Noël avec tes cousins. Mais bon, de toute façon, tu as le Covid, tu restes seule. Et en fait, c'était la première fois de ma vie, jamais j'avais imaginé passer un Noël seule. Sur le moment, j'ai quand même un goût comme ça, un peu d'étrangeté, de me dire, mais c'est horrible, un peu vilain petit canard, tout le monde est ensemble. Et moi, je suis seule. Donc là, j'avais quitté l'appart à Paris, j'étais retournée chez mes parents, dans la grande maison. Et en fait, franchement, là où je rejoins Juliette et ce que tu as dit tout à l'heure, sur la libération un peu de ce jeu social de Noël. En fait, une fois que j'ai passé la première étape, C'était un peu flippant, j'étais dans une sorte d'euphorie.
- Speaker #1
Je me disais,
- Speaker #2
non mais je fais ce que je veux. Vraiment, je suis toute seule pour les fêtes. Donc en fait, j'étais hyper contente d'être seule et de ne pas avoir un peu le masque social de « t'es dans de la représentation » , etc. Et en fait, ce n'est pas finalement un si mauvais souvenir. Et j'ai regardé la meilleure version de moi-même de Blanche Gardin sur Canal+. Toute la soirée.
- Speaker #1
On l'avait recommandée d'ailleurs.
- Speaker #2
En obsession. Et c'était un peu bizarre parce que non seulement j'étais qu'entre moi et moi. Et je regarde quelqu'un qui est aussi que entre elle et elle. Et du coup, le truc m'est un peu montée au cerveau. Et avant trois heures, j'étais non, mais en fait, il faut juste que j'aille dormir. Enfin, là, j'ai peur.
- Speaker #0
Et t'as même pas eu le FaceTime en mode... J'ai pas mis FaceTime.
- Speaker #2
J'ai eu un petit FaceTime, mais pareil. En fait, je me disais, je trouve que c'est... C'est bizarre, ouais. Ouais, c'est pire que mieux. Ouais, ouais. C'est pas de votre Noël, je fais ma vie. Me regarder là, en gros plan serré, en train de me dire ça va.
- Speaker #1
non je ne sais pas il n'a pas répondu par contre ah ouais c'était là pardon On a oublié Manon Pétain. Il n'y a pas de souci.
- Speaker #2
On a été pris par le foie gras, désolée.
- Speaker #1
Exactement. Du coup, j'avais passé la soirée avec mon chat,
- Speaker #2
Ulysse. Je sais que tu voulais vraiment caser le nom de ton chat, Ulysse. C'est chose faite.
- Speaker #0
Et est-ce que tu n'as pas un autre flop plus individuel ?
- Speaker #2
Non. Très bien. C'était tout. À toi, mon flop. En vrai, pour le coup, dernière anecdote qui concerne le flop.
- Speaker #0
Alors moi,
- Speaker #2
j'ai un flop de nouvelles en plus de nouvelles.
- Speaker #0
Qui s'est mal passé. Mais de chez Malpassé. J'invite tout le monde. Donc je me dis, je vais faire une énorme fête avec tous mes potes. Et c'est un peu le truc de quand tu hostes les fêtes, t'as un peu ce truc d'orgasme. En fait, comment les gens vont venir ? Qu'est-ce que j'apporte ? Donc j'étais pas mal stressée.
- Speaker #2
Je bois. Des becs à toute son importance.
- Speaker #0
Quand t'es stressée, que tu bois, que t'as pas beaucoup mangé, déjà le cocktail est pas ouf. J'invite tous mes potes. J'invite aussi les potes de mon copain à l'époque. Enfin, mon copain tout court. Et donc voilà. Et à un moment, j'étais... Enfin, si c'était aussi trop bizarre, parce que j'avais passé une mauvaise journée. Enfin, j'étais en fait dans un mauvais mood. De me dire, merde, je vais rattraper ça. Un peu l'euphorie de, en fait, non, ça va quand même bien se passer. Tout le monde est là, c'est le grand événement. Je l'ai vraiment prévu genre un mois en avant. Je l'avais dit à tout le monde de venir. Non, il faut que ça se passe bien. Et en fait, ça se passe mal. Et à l'époque, j'avais des petits conflits avec mon copain. Il y avait certains trucs qui ne passaient pas. je sais pas, il y avait des petits trucs qui me m'embêtaient et j'ai une petite faille, c'est que je suis un peu jalouse. Et qu'il y avait une personne avec qui j'étais particulièrement jalouse ce soir-là, qui était présente. Et en fait, je suis un peu dans le truc, j'ai organisé plein de trucs et je m'attendais à avoir pas mal de gratitude des gens. Tu sais, de mode, c'est trop cool, on va passer le nouvel an avec toi et tout. Et en fait, il n'y avait pas tellement ça. Ils sont juste venus, on fait la fête et tout. J'avais un peu l'impression d'être transparente. Et j'en parle à deux amis qui étaient venus, mais en plus qui ne sont plus tellement mes amis maintenant. En mode, ouais, je me sens pas bien, etc. Et à cette époque-là, je pense qu'elles étaient aussi un peu bourrées. le truc c'était quitte ton copain Je pense que c'est le bon moment. Ah ouais ! C'est bon, quitte-le !
- Speaker #2
Alors, est-ce qu'on peut revenir sur les gens qui se sont dit « Attends, là, on est le 31 décembre, 23h30, c'est vraiment un parfait moment. Ouais, quitte !
- Speaker #0
Lui, c'est bourré et tout, c'est le bon moment. J'adore faire ce genre de trucs. » Donc, elle dit « Ouais, quitte-le, quitte-le ! » et tout. Et moi, je commence à... Tu sais, je suis un peu... Je suis en mode « Ah, non, là,
- Speaker #1
tu commences vraiment.
- Speaker #0
Arrête ! » Donc, je suis en mode « Ok, ok. ça te monte à la tête ça me monte à la tête exactement ok et là putain mais en plus j'ai la honte vraiment Il y a le truc, tu sais, de minuit qui arrive. Minuit arrive et tout. Je vois un moment qu'il y a une petite discussion. Du coup, en plus, moi, je n'avais pas l'impression d'avoir tellement passé de temps avec mon copain. Mais je vois qu'au moment où les minutes arrivent, mon copain me regarde en mode « Vas-y, viens, on va fêter le nouvel an. Il faut qu'on s'embrasse, nanan, etc. » Et les minutes arrivent. Et moi, je dis « Fini. » Au pile. « Ah, bonne année ! »
- Speaker #1
Ah ouais. Vraiment ?
- Speaker #0
Déjà ?
- Speaker #2
Déjà, en tournant de la mise en scène, elle se dit « Ah ouais,
- Speaker #0
non mais je suis pas sur le truc. » C'était déjà,
- Speaker #2
donc je suis en mode « We'll be alright, we'll be at peace. It's over. »
- Speaker #0
Donc là, il me regarde en mode, enfin, un peu incompréhension. Bon, je vais laguer un peu, mais du coup, il quitte les lieux. Enfin, le truc est très dramatique. Enfin, c'est vraiment en mode drama, drama, drama. Moi, je me retrouve avec mes potes qui sont en mode « Ouais, je pense que c'était le bon truc à faire. » Mais qui commencent un peu à perdre leur niveau d'alcoolémie. aussi qui qui qui baissent un peu. Pendant ce temps, on avait des gens qui avaient pas mal picolé, dont une personne qui avait picolé et mangé des chips au pesto. Et je crois qu'elle était intolérante au pesto ou un truc comme ça. Je retourne dans le salon, donc il n'y avait plus personne, vraiment, fin de nouvel an, chaotique. En plus,
- Speaker #2
pour en témoigner, c'est vrai que c'était une ambiance assez particulière. Parce qu'en fait, jusqu'à 23h, tout allait dans le meilleur des mondes possible. À minuit 1, Luce a donc annoncé à son copain que c'était fini. Donc forcément, il y a une sorte de petit moment de flottement Où les uns les autres, on se regarde, on se dit, est-ce qu'on peut continuer de faire la tête et de célébrer la vie ? Alors même que quelqu'un vient de dire à l'autre, en fait, tu te tires.
- Speaker #0
Et du coup, il y avait aussi une contre-soirée de personnes un peu bourrées. Et là, une des personnes qui avait beaucoup trop bu se met à vomir à travers la terrasse de chez mes parents. Et vomissait dans le jardin du voisin. Donc à un moment, je suis en mode, du coup, vraiment pas de truc à faire. Est-ce que tu ne peux pas aller vomir au moins dans les toilettes ? et mon frère est hémétophobe. Et donc, du coup, t'avais quelqu'un dans les toilettes qui arrêtait pas de vomir. Moi, j'allais toutes les deux secondes aller voir mon frère en mode « Mets tes coussins sur tes oreilles, c'est bientôt fini ! » Un truc qui a duré, je pense, 20 minutes de vomissement. Et il se trouve que son copain, à elle, commence à les vomir au shot aussi. Et donc, du coup, t'avais les deux qui s'alternaient. Et j'avais une super pote à l'époque, qui s'appelle Sophie, qui nettoyait derrière. Et à un moment, je dis à Sophie, franchement, là, arrête de nettoyer. Ils y vont vraiment. Toutes les deux secondes, on attend que le truc soit passé et on étoira vraiment ensemble. Et en fait, en plus...
- Speaker #2
C'est la personne qui continue d'y croire. T'es là, mais ça sert à rien en fait.
- Speaker #0
Il va après, mais ils vont recommencer. Et en fait, le truc, c'est que ça puait encore le vomi. Donc le lendemain, mes parents... En plus, j'ai dû aller chercher des affaires. Mes parents sont venus, ils me disaient, mais qu'est-ce qui s'est passé ? Il y avait des sandars partout. Le vomi dans le jardin du voisin. C'était un peu trash comme nouvel an. C'était horrible.
- Speaker #1
C'était un peu,
- Speaker #0
oui. Et vraiment, en plus, le lendemain, j'étais sobre et j'étais en mode, putain, j'ai fait une connerie, quoi.
- Speaker #1
Ah oui, j'ai oublié, du coup, ça.
- Speaker #0
Bon, après, il y avait aussi des raisons et tout qui faisaient que c'était pas non plus sorti nulle part, nulle part. Mais c'était juste pas le moment de le faire. C'était pas comme ça qu'il fallait le faire. Et je reste surtout, tu vois, quand t'es bourrée à 23h, c'est vraiment pas le moment, quoi.
- Speaker #2
Oui. En fait, c'est vrai que le souvenir de ce flop de Nouvel An, c'est un peu la transition d'ambiance, mais extrême, entre tout le monde dans, si on s'amuse. Ouais, non, c'est quoi ? beaucoup jusqu'à 23, 23h30. Et vraiment, j'ai un souvenir où à minuit 2... Il y avait vraiment une sorte de silence de mort. Bon ben voilà, c'est la fin d'un couple.
- Speaker #0
Ouais, c'est horrible.
- Speaker #2
Et toi qui étais en mode, mais pars, pars. Et les gens qui commençaient à vomir. Et moi j'étais, oh putain, il n'est que minuit 5, mais ça va être tellement long cette nuit.
- Speaker #0
Ah ouais, non vraiment. Énorme. À ne pas faire. Vraiment le nouvel an, essayez de ne pas prendre des décisions radicales. En tout cas,
- Speaker #1
accueillir un nouvel an, c'est quand même une pression. Ah ouais, non vraiment, je ne ferai plus jamais de ma vie. Quand je l'avais fait, j'étais en... Terminale, je crois. Non, première. Mais bon, là, j'avais pas eu de chance. Après, j'avais un délesté d'histoire. Je me souviens. Et pendant le nouvel an, j'ai la tête qui me gratte. Je me rends compte que j'ai des poux.
- Speaker #2
Mais le tout matché.
- Speaker #0
Oh non, tu les as refilés, du coup ?
- Speaker #1
Non, parce qu'après, moi, comme je suis... Tu peux pas être seule. Non, mais comme j'ai une phobie des poux, tu vois. par ailleurs.
- Speaker #2
Ah, par ailleurs.
- Speaker #1
Je ne me pose pas une bonne soirée à ce moment-là. Donc là, je me dis, je pleure. Je commence à chercher la tondeuse de mon père en disant, je vais me rappeler. J'ai vraiment un peu la défaite.
- Speaker #2
Je te vois tellement être comme ça. Je me dis, non, mais là, j'en ai rien à faire. C'est la sécurité, la santé avant tout.
- Speaker #1
Donc, tu sais, je commence à me faire un shampoing, à faire poser un truc. Il y a le bon année, j'arrive, bonne année. Oh no.
- Speaker #2
Tu sais que le peignapou jaune,
- Speaker #1
je vais me refermer j'ai eu une telle phobie d'époux qu'à un moment je me le passais tous les jours Et que j'en ai encore 4 chez moi, tu vois. Au cas où. Donc là, ce soir-là, je n'étais pas bien.
- Speaker #2
Alors sache qu'on peut complètement te réinviter pour un spécial Flopphobie.
- Speaker #1
Ah oui, avec le père. C'est une bonne idée, ça.
- Speaker #2
Faire enjouer de ça. Par les poux avec. J'ai hâte du décor.
- Speaker #1
Si il y aurait du coup.
- Speaker #2
Ah ouais, le décor de poule.
- Speaker #1
Ah non. J'adore le décor. Ça, je vous le dis.
- Speaker #2
Bon les amis, est-ce qu'on passerait pas déjà à la dernière séquence ? À savoir qu'on passe à la bûche, une fois encore bûche qu'on a. On a très peu de moyens, donc on va tous l'imaginer. Bûche glacée, pour ceux qui prévèrent, c'est possible.
- Speaker #0
Moi j'estime bûche glacée.
- Speaker #2
Et surtout, à l'occasion de cette bûche, il y a autre chose derrière, c'est qu'on va faire un Secret Santa un peu particulier, qu'on a sobrement appelé Passation des cadeaux, puisque l'idée est qu'on a toutes ramené un cadeau qu'on nous a nous-mêmes offert ou donné précédemment, et qui maintenant nous pèse physiquement, psychologiquement. psychiquement, symboliquement, et dont on souhaiterait se débarrasser. Donc on va s'en débarrasser auprès d'un autre proche.
- Speaker #0
Ça fait chamanique un peu.
- Speaker #2
Ça fait un peu chamanique.
- Speaker #0
Spirituel et mystique. Le sucre.
- Speaker #2
Alors, Juliette,
- Speaker #1
comme tu es notre invitée,
- Speaker #2
notre special guest,
- Speaker #1
on t'y rendra. Je n'ai pas compris pourquoi il avait besoin d'une traduction. L'allemand et l'espagnol. T'as vu,
- Speaker #2
j'étais bas sur deux broches.
- Speaker #1
Special guest. C'est la même chose que j'étais. Vixx, incarnée.
- Speaker #2
C'est les traumatismes de la cinquième avec ma prof d'anglais. Bref. Est-ce que tu veux commencer à donner le cadeau que tu as apporté pour le transmettre, le passer à quelqu'un d'autre ?
- Speaker #1
Quelqu'un d'autre étant lui sous moi, donc.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Il y a un choix limité.
- Speaker #1
Moi, je sais déjà pour qui il est.
- Speaker #2
J'ai vu le pour. Alors, déjà, parce que ça ne se verra pas. Alors, pour ceux qui regarderont le podcast qui est filmé, vous pourrez voir ce magnifique emballage papier cadeau. Pour les autres qui sont uniquement à l'audio, c'est bien. Vous n'avez pas succombé à la sondage de l'image. Tu as collé x4 sur le babi.
- Speaker #1
Parce qu'elle est très belle.
- Speaker #2
On en revient sur la vie.
- Speaker #1
Il y avait un peu du nom, mais je m'étais trompée de nom. Est-ce que c'est un vrai cadeau quand même ?
- Speaker #2
Jusqu'où je vais m'emmordre les doigts d'avoir ça ?
- Speaker #1
Tu ne vas pas t'emmordre les doigts. C'est juste que moi, symboliquement, c'est important de m'en séparer. C'est la dernière que j'ai.
- Speaker #2
Ce n'est pas un sexton. Pourquoi je te dis ça ?
- Speaker #1
Enfin, Marie-Marie.
- Speaker #2
Elle est là ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #2
C'est que je ne sais pas pourquoi. Mais pourquoi ? Ça ne me plaît pas. Oui, c'est que je ne sais pas pourquoi. Elle avait du trash. Tu veux dire du quoi ? Tu veux des vues ? Tu veux des vues ?
- Speaker #1
Je n'aurais pas fait le coup.
- Speaker #2
C'est bizarre comme cadeau. Oui, c'est bizarre. Non, non, mais... Ok,
- Speaker #0
vas-y, mon chéri. Je ne sais pas pourquoi. Oubliez le nom du décoil.
- Speaker #1
Womanizer. Une crème pour les mains !
- Speaker #2
Ah bah, je te le dis, il se trouve que ça me va droit au coeur parce que j'ai les mains hyper secs mais je dis que c'est pas plus mal ah j'avoue c'est génial une superbe crème pour les mains au beurre de carité bio et à l'aloe vera bio nourrit, adoucit et protège les mains oui c'est bio pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de faire une crème ah c'est génial ah bah je vais m'en mettre tout de suite tu vas faire un crash test ?
- Speaker #0
tu peux en faire ASMR ?
- Speaker #2
oh elles sont extrêmement bonnes en plus cette petite crème de chez Avril avec une somme pente ouais et pas d'osso ah c'est bien en plus Avril c'est français non ?
- Speaker #0
oui
- Speaker #2
C'est éthique, on a la personne.
- Speaker #1
En France, c'est non testé sur les animaux. Oh, waouh ! C'est quand même bien.
- Speaker #2
Incroyable.
- Speaker #0
Putain, j'ai eu peur de mes cadeaux. Vous n'êtes pas prêts, là ? Moi, j'ai pas du tout.
- Speaker #2
J'ai trop peur parce qu'entre la crème pour les mains, qui sont super bon, et mon cadeau, il y a un monde entier. Ah ouais. Moi, ça a été un peu plus austère, enfin un peu moins fun.
- Speaker #0
Ouais. Un sexe, oui.
- Speaker #2
Mais en fait, c'est que je ne sais pas pourquoi je... Enfin, bref, la forme me faisait penser, mais bon. C'est un type de crème, mais oui, il coûte peut-être que... Vas-y mon pote, peut-être que justement, ce serait peut-être à toi d'offrir le cadeau. Très bien. Alors, je vais me tourner vers notre petit sapin de Noël qui n'en est pas un. et prendre le cadeau. Il n'y a vraiment aucun sapin de Noël.
- Speaker #0
C'est un petit euro sapin de Noël. Vraiment.
- Speaker #2
Mais tout est dans la tête.
- Speaker #0
Oui, oui. C'est sûr.
- Speaker #2
Celui-là est un peu lourd. Alors,
- Speaker #1
c'est un livre de cuisine. Non,
- Speaker #2
je l'ai. Non, il est pour le chou.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Alors, pareil, c'était important pour moi de m'en débarrasser parce qu'il prend beaucoup de place et qu'il n'est plus forcément, comment dire, pertinent. Pertinent ?
- Speaker #0
Ok, déjà il est lourd, mais méga lourd. Je pense que... J'ai quand même un sommier,
- Speaker #2
j'en peux plus.
- Speaker #0
On s'adore, on va voir le FMR de...
- Speaker #1
C'est un peu honte, mais...
- Speaker #0
Ok. On a une encyclopédie. Théma Larousse, agriculture, avec en soutien littérature, beaux-arts, musique, danse, cinéma, médias. C'est visé,
- Speaker #2
mon peuple. En vrai, ceci dit, c'est un beau cadeau. Simplement... En fait, c'était une mère d'ami qui me l'avait passé il y a quelques années en me disant « Bah voilà, toi qui es un peu un télo. » Mais t'sais, en plus, un peu un télo.
- Speaker #0
Un peu, mais pas trop quand même.
- Speaker #2
Elle m'a dit « Bah voilà, toi qui aimes le savoir. Je vais te montrer ce témal à rousse. » Sauf qu'il faut le savoir, j'ai été regarder avant de l'emballer, le dépôt légal de ce témal à rousse, c'est 1991. Oui. Donc en fait, t'as des sueurs froides. T'as un peu envie de lui dire « Effort méritoire » . Ils ont tout fait pour compiler les savoirs, mais c'est repassé 40 ans, quoi.
- Speaker #0
Ouais, ouais.
- Speaker #2
Enfin 35
- Speaker #0
Pour le coup, c'est vraiment le genre de truc où il faut s'accrocher. Je pense que c'est un peu dur à lire aussi. Ça fait très manuel, histoire.
- Speaker #1
Mais c'est hyper drôle, l'intention de m'ajouter me le saut à voir. Bon, ça va. Et en fait, je trouve mon flop que ça rentre pile poil dans... Enfin, comment dire ? C'est un cadeau, mais dont il faut que je me déleste. Ou je te le reprends globalement.
- Speaker #0
Franchement, vous allez avoir peur de mon cadeau. Franchement. Ah bon ? Ça encore ? Je trouve que ça va pas être ça. 100 ans.
- Speaker #2
je sens que tu commences à être en tachycardie j'ai sûr là mon père je me rappelais c'était des chalimentaires ça me fait un peu penser à ce que mon père pourrait m'offrir non mais j'ai toujours l'air plus vieille que je suis donc il n'y a pas de problème bon bah merci mon flop bah
- Speaker #0
de rien ok bah écoute c'est à moi d'offrir le petit cadeau secret de santa je me lève un peu Et c'est tout. Merci beaucoup.
- Speaker #2
Juliette Campagne. Arrêtez d'écumer, tout mon état simile. On va redébonner sur Adrien. C'est fait.
- Speaker #0
C'est trop chiant.
- Speaker #1
C'est un petit flacon.
- Speaker #0
Il faut que je te donne un peu de contexte. Tu peux ouvrir le deuxième.
- Speaker #1
Essaye de garramer la tartinée.
- Speaker #0
Décris ton ado.
- Speaker #1
Il y a une pâte à tartiner. La Frenchie. Caramel à tartiner. Onctueux, sans additifs ajoutés. Fait de ton cas. Fabriqué avec amour à la main. Vous voulez les ingrédients ?
- Speaker #2
La compo.
- Speaker #1
Sucre, crème, beurre, citron. Et trop bien. Et un flacon vide. Avec des petits autocollants adorables dessus. Une coccinelle, des Ausha, une autre coccinelle.
- Speaker #2
Mais je sens que t'es entre l'incompréhension et l'épreuve, la Juliette. Faut que je te donne une petite explication. L'épreuve,
- Speaker #1
je suis contente. J'aime bien les flacons.
- Speaker #2
Tu sais cette phrase qui sera ton épitaphe ? J'aimais tant les flacons, mais la vie m'accueillit. La mort. Pour un petit peu de contexte. J'étais pas du tout à propos. Pardon mon vlog.
- Speaker #0
En fait, je vais commencer par le flacon. Le flacon, c'est le flacon que m'avait donné ma naturopathe il y a deux ans. En fait, c'était le flacon... Ouais,
- Speaker #1
j'en ai eu aussi.
- Speaker #0
En gros, c'est un flacon qu'on te donne où on te met des huiles essentielles et c'est censé réguler tes émotions. Et du coup, tu dois faire des pchits. de genre 3 à 5 par jour pour réguler tes émotions, être bien un peu en mode naturel. Et du coup, c'était mes émotions d'il y a deux ans. J'ai vidé le flacon et je me suis dit, je vais te passer tes émotions d'il y a deux ans.
- Speaker #1
Voilà. Non, mais c'est à toi de... Mais tu sais qu'on a tous eu ça dans ma famille. Oui, c'est sûr. Elle est totalement stressée parfois qu'elle le buvait au goulot.
- Speaker #2
En 60 millilitres.
- Speaker #1
en perte de plus 10 grammes de mélatonine c'est vraiment après ça va ça reste la fraude oui non mais c'est vraiment c'est très léger tu vois c'est juste ça me fait rire le principe c'est un joli petit flacon elle elle ouvre le truc et c'est vraiment et ça vous apaisait ça vous apaisait moi je suis très purée du flacon t'es un effet placebo aussi je sais pas oui en fait l'idée de savoir quelque chose aussi t'aide et prend soin de toi Mais en fait, il y a tout le... Quand elle le faisait, choisit la fleur en fonction de ton état. C'est un truc vraiment pour prendre soin de toi. Je ne sais pas si ça fonctionne, mais en tout cas...
- Speaker #0
C'est un petit totem, en fait. Je l'avais décoré. Elle me dit, mets les petits autocollants qui te font du bien.
- Speaker #1
Et tu as choisi ces autocollants il y a deux ans ?
- Speaker #0
Parce que qu'est-ce qu'il y a ? Non, on ne va pas faire un focus sur ce petit flacon.
- Speaker #1
Deux coccinelles, un petit chat, des petits oiseaux. En fait, c'est un percutant.
- Speaker #0
Oui. Il y a une fée ?
- Speaker #2
Oui. Oui ! Tu vois ?
- Speaker #0
et alors le pot de caramel c'est juste que je mets c'est vrai qu'on l'a totalement on en a rien à se faire je vais décliner toute la liste en fait je suis arrivée au taf et ils m'ont dit bah tiens parce que je suis dans un truc un peu de restauration on m'a dit tiens on a ça si tu veux il y a plein sers-toi tu peux en prendre et j'étais trop contente parce que je me suis dit bah c'est trop cool enfin tu sais c'est un petit cadeau de Noël ou un truc comme ça et tout et en fait à un moment dans une conversation dans le bureau genre quelques jours plus tard ils sont venus putain le caramel était dégueulasse, il y a pas du tout ensemble. Et du coup, j'ai juste capté qu'il s'en était délaissé, mais pas du tout dans une bonne intention, juste en mode, il est dégueu, donc on va le filer à l'us. Du coup, j'étais en mode, je veux donner ce cadeau et ne plus avoir cette naïveté de penser que c'est bon.
- Speaker #2
Que c'est bon. Donc, profite bien, je suis là sur tout.
- Speaker #1
Mais à ma coloc,
- Speaker #2
le truc est infini. Je trouve que c'est bon, mais moi...
- Speaker #1
Je te tirerai, je t'enverrai un petit message. je suis empoisonnée voilà en tout cas c'est vraiment
- Speaker #2
Trois passations de cadeaux, trois ambiances. Oui, on n'a pas du tout compris la consigne d'un humain.
- Speaker #0
Oui, très différent.
- Speaker #2
Parce qu'en fait, l'humain est varié. On est riches.
- Speaker #0
Et nous sommes trois entités.
- Speaker #1
J'ai vraiment une intellectuelle. Il n'y a pas Elia.
- Speaker #2
On a fait de la philosophie. On peut tomber. La diversité qui nous relie et nous unit.
- Speaker #0
Je crois que c'était la fin de ce repas de Noël.
- Speaker #2
On a bien mangé.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #2
Franchement, c'était hyper appétissant. Hyper bon. Exactement.
- Speaker #1
Ça donne envie de...
- Speaker #2
Ceci dit, les papillotes sont vraies. Donc, pour ceux qui sont désespérés alimentairement parlant, je veux dire.
- Speaker #0
il y aura la possibilité de manger une papillote ça va faire du bien c'est dur on en est on en est à une papillote en mode yes en plus j'en ai jamais goûté c'est délicieux en plus il y a des petits vœux,
- Speaker #2
des petits quiz ah ouais ?
- Speaker #1
j'adore vas-y allez t'inquiète pas je sors bien Amélia Hurst Hart Merci. et connue pour être la première femme à avoir traversé l'océan Atlantique en avion en 1928.
- Speaker #2
Ah ok, c'est pas un coup du tout.
- Speaker #1
Pensée positive. Souris à la vie, qu'elle te sourie. Ah ça c'est deep.
- Speaker #2
Ça fait le point avec le cadeau que j'ai pu recevoir, à savoir les livres de développement personnel.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
En tout cas, merci à vous d'être venus, c'était trop chouette.
- Speaker #1
Merci à vous pour l'accueil et à de la session faux. Merci à toi.
- Speaker #2
Merci à toi.
- Speaker #1
Mais arrête !
- Speaker #2
On va aller sur ton LinkedIn. Je n'avais vraiment pas besoin de ça. Mais non ! C'est le problème ! Venez l'écouter, repas de fête, répétition générale entre amis, un épisode de la série Les Dindes de fin d'année, un spectacle improvisé du podcast Flop. Un grand merci à Juliette, notre invitée du jour qui a rendu ce repas festif.
- Speaker #0
Écriture, réalisation et production Marine Boudalier et Luce Paz, montage vidéo Clément James, montage sonore et mixage Manon Jutel et Lucas Monon, prise de son Mathéo Combi, prise d'image Isaac Gorin, Communication et réseau, Sybille Oimance. Musique originale, Georges Paz et Thomas Paz. Identité visuelle, Paul Ardon-Hérignac et Luce Paz.