Speaker #0Pour moi, des flops, c'est si nous retournons. Les rigolasses, c'est vite, c'est vite. Au final, c'est vrai que ça vous rapproche. C'est trop bien d'en rigoler. Vous mettez les deux pieds dans la flaque d'eau et ça aspergeait partout. J'adorais. Ça me fait penser à la pluie qui tombe. Salut, moi c'est Marine. Salut, c'est Luce. Vous écoutez le podcast Flop. Aujourd'hui, nous abordons les Madeleines de Proust. Épisode 3, sur la route des Madeleines. Le récit des Madeleines de nos proches nous a donné envie de les revivre à notre tour. Dans cet épisode, nous nous sommes donc mis au défi de partir en quête de leurs souvenirs d'enfance avec un objectif. Retrouver l'objet permettant la réminiscence. Premier arrêt dans un petit magasin rue des Pyrénées, à Paris. Genre de boutique à bazar qui vend de tout et rien. Nous tournons justement sur un petit rien. Des pins personnalisés de toutes sortes. Ah oui, des petits pins pour customiser. Vas-y, t'aurais pris lequel si t'avais dû en choisir un ? Qu'est-ce qu'on a ? On a des burgers, des petites girafes, des petits pendeils de chat, des cartes postales. Oh, une ballerine, pour moi, si j'avais... J'aurais tellement pris la danseuse et ballerine. C'est comme ça que j'aurais aimé qu'on pense que je suis... La ballerine ? Ouais. Parce que j'avais le temps. Parce que je faisais de la danse, que... Tu sais, c'était un peu une sorte de modèle quoi, d'image à laquelle je voulais peut-être correspondre plus qu'on avait vu avant. C'est drôle. Maintenant plus du tout hein. Mais je pense que j'aurais pris la petite pinz, la danseuse des poils qui fait des planches avec son tutu et... Voilà. Ok. Moi je sais pas lequel dépeint sur le plus. J'aime bien ce truc de voiture comme ça. Qu'est-ce que c'est ? Ah les voitures ! On dirait une voiture qui part après un mariage, avec des cadeaux plein le... Tu sais au dessus du coffre Rome. Je pense que quand j'aurais fait mes heures de conduite après, j'aurais bien aimé avoir un petit fil de voiture en mode c'est bon c'est fait. Mais ouais non je sais pas, ça m'a toujours... Voyager en voiture, c'était... Mes vacances d'été... Un peu un truc de liberté quoi. Ouais c'est ça, c'est pour moi la voiture c'est associé au départ en vacances. Et la bouffée d'oxygène, tu sais que tu pars, que tu pars à l'aventure. En fait, pour moi, la voiture, ce n'est pas la chose du quotidien. Parce que je ne l'ai jamais prise dans mon quotidien. J'ai l'impression qu'à chaque seconde, on trahit notre mission auprès d'Adrien. Parce qu'on est complètement appelé par nos propres besoins, en fait. Nous ressortons bredouille de cette première tentative. Dans ce maxi-bazar, des dizaines de pings, petites voitures et autres gadgets. Mais rien parmi cette profusion d'objets qui pourrait nous évoquer le petit écureuil. En même temps, les totems de l'enfance ne se retrouvent pas si facilement. L'heure était à la résignation et puis soudain... On a vu qu'il y a une grosse brusque. Merci. C'est gentil. Et bien voilà. Merci à vous, bonne journée. C'est trop drôle qu'on ait une petite papillote. C'est quoi toi ? Oh, pâte d'amandes, chocolat noir, j'adore. Oh, pirese. Mais mon truc, ça se trouve, c'est ça le petit... C'est ça notre figur... Enfin, notre petit truc symbolique. C'est la papillote qui a été donnée par la femme dans la rue, complètement au pif, parce qu'une brusque devant, elle fait enlever ses chocolats. Non mais c'est une dingue. Après avoir reçu cette papillote comme un petit totem en hommage aux fameuses écureuils, nos pas nous ont menés devant une librairie d'occasion qui ressemble aux petits endroits de Paris renfermant le secret des années passées. Peut-être tomberons-nous sur une vieille BD de verger qui serait passée de main en main, de génération en génération. Ok alors, là, alors quel est le nom d'ailleurs de cette librairie d'occasion ? qui s'appelle La Cartouche, qui est juste à côté du métro et de l'église à Jourdain. Donc là, c'est vraiment le moment d'aller farfouiner, farfouiller. Farfouiller. Farfouiller. Et là, on joue. Farfouiner, c'est le nom. Farfouiller. La Madeleine de Crouse de... Sandrine. Sandrine. Ma propre maman, ce qu'elle a cherché à nous partager, c'était son amour pour les bébés Tintin. Et du coup, on s'est dit, on va aller dans une librairie pour essayer de retrouver... trouver du Tintin. mais surtout pour retrouver un peu des vieilleries, les livres d'antan dirons-nous. Non mais j'aime bien André, les jeux livres... Regarde ! Est-ce que t'avais les contes du chat perché ? Oui ! J'avais une fascination pour les contes du chat perché. Voltaire, Micromégas, Mugimus... Est-ce qu'on rentrerait pas ? Oui ! Bonjour ! Cliché n'est pas coutume ! Nous déambulons parmi l'odeur des vieux livres et des rangées étroites peu éclairées. C'est sûr que c'est une farfouine. Farfouine ? Non. En fait, je pense que c'est une farfouine. Surtout, je comprends la fouine. C'est vraiment une farfouine. C'est comme ceux qui font des... Je crois que c'est un mot quand tu mélanges deux expressions. Des discussions loufoques nous parviennent jusqu'aux oreilles. Il est question entre autres d'un original de Châteaubriand et d'une signature de la main de Dov Stoyoski lui-même. Il y a des petites choses là en spécial. Je peux ouvrir le... Je suis le reflet. Ah vous allez me montrer. Je vous prie je vous... Qu'est-ce que... Non mais non elle est fumée d'abord. Vous allez me l'enlever. Je fais un petit tour comme ça, je regarde les vitrines. Vous pouvez enlever le... Non, c'est bon, ça va garder comme ça pour l'instant. Vous savez, moi je cherche rien, c'est des... Faut que ça me... ça me séduise, c'est rien. Là vous avez une original de Dostoevsky, qui est chez... Dobryl, bah... Comment ? Je sais pas, oui, une original de Dostoevsky, le film est chez Timon, c'est l'original française. C'est chez qui, sa vie, ou un truc comme ça ? Je sais pas, c'est un doc ? C'est... Ouais, c'est très bien. Nous repartons de cette librairie. Tintin n'aura donc jamais trouvé sa place parmi ses livres anciens. Aucune BD dénichée. Mais honnêtement, pouvions-nous vraiment convoquer l'expérience d'un souvenir au travers d'un simple objet ? Ne devrions-nous pas plutôt goûter et regoutter les madeleines qui se dégustent, celles dont les odeurs et le goût ramènent tout un passé sur la table ? La crêpe beurre sucre nous appelle. Alors, à quel temps tu vas plus tarder ? Moi, j'ai six. En fait, j'aimerais bien pomme et sirop d'érable. Pomme et sirop d'érable, attends, je ne la vois pas. C'est dans les crêpes d'exceptional. Ah oui, mais j'étais pour essayer de crêper une tradition. Oui, voilà. Ah oui, la pomme carvelée. Il y a une citron, ça me semble. Moi, devine. Non. Beurre sucre. Non. Ah non, pour le coup, je ne suis pas très douce. Beurre sucre plus consacré. Ok. On reste à amande grise. Ah, j'avais pas vu. Ah, ouais. Ou alors, carrément, le chocolat maison et amandes. Elle connaît pas, Juliette ? Quand elle nous racontait son anecdote après la sortie d'école, c'était toujours un peu la même crêpe et au basic. C'est beurre sucre de Bretagne. En fait, c'est pas si mauvais ce que je trouve que les crêpes. C'est toujours un peu ce truc où je suis toujours un peu déçue. Je sais pas comment te dire. Je me fais une montagne, je vois la crêpe citron, mais quand je la mange, je sais pas, c'est sans plus. Alors moi, j'ai rarement énormément d'intérêt sur une crêpe. Pour moi, c'est un peu le plat simple, réconfortant. Je m'attends à ce que ce soit bon. Non, ça me fait rire parce que je me dis que c'est exactement ce qu'on avait là sur les vidéos. Sur moi, je me fais une montagne. Ah, au final ! Ah bah voilà, parce que je ne vais pas réfermer par juste l'exemple très précis de la crêpe. Parce que du coup, la discussion qu'on avait, c'était sur quelque chose de... T'as un idéal et du coup, c'est difficile d'avoir un idéal quand après, tu peux vite être déçu. Et en même temps, c'est ce qui me permet d'avoir envie des choses. Si j'avais pas l'idéal de la crêpe, j'aurais pas envie d'une crêpe. Mais ce qui fait que t'es souvent déçue de tes idées ouf. Oui. Je vais prendre une mienne, s'il vous plaît. Et moi, je vais vous prendre un chocolat à menthe, s'il vous plaît. De l'eau, c'est très bien. Merci. Merci beaucoup. Après avoir commandé nos crêpes, je crois me souvenir que nous avons digressé de sujet en sujet. Et puis, sans crier gare, elles étaient devant nous. L'odeur, le goût, tout y était. Nos papilles ont retrouvé l'agréable sensation des goûters d'enfants. Et parmi tous les sujets, celui des expressions et autres proverbes nous fait particulièrement rire. Tant va la cruche qu'à la fin elle se brise. Oh tiens ! Tant va la cruche qu'à la fin elle se brise. Tant va la cruche qu'à la fin elle se brise. rien si c'est un peu à trop en faire partie perdre c'est un peu le pendant des mais dans le sens entier en ligne et de tchoura faut pas faire faute de la paix cela doit d'autres et celle de mon père la confiance n'exclut pas le contrôle ok ok ça c'est vraiment en mode en homme voilà un sourire le chiffon pour la crêpe c'est une vraie je ne vous propose pas de goûter les amandes non moi elle est excellente je suis naturellement fake en fait c'est ça que tu me dis C'est vraiment une télé des années 80, très appuyée, très grossière. Aucune finesse. C'est vraiment le Nibou des années 80. C'est vraiment le Nibou des années 80. C'est vraiment le Nibou des années 80. C'est vraiment le Nibou des années 80. C'est vraiment le Nibou des années 80. C'est vraiment le Nibou des années 80. C'est vraiment le Nibou des années 80. C'est vraiment le Nibou des années 80. C'est vraiment le Nibou des années 80. C'est vraiment le Nibou des années 80. C'est vraiment le Nibou des années 80. C'est vraiment le Nibou des années 80. ça va pas du tout. Ouais, c'est ça. La vieillite est loche, mais... Tu sais, comme tu fais une rétrospective et t'es là en mode « waouh » . Il faut mettre de l'eau dans son vin, comme tu le dis aussi. Ouais. Il faut mettre de l'eau dans son vin. Ah, je dis pas « son vin » . Je sais pas, c'est des cousines d'avance, c'est des cousines filblantes. Ouais. Ça, c'est des cousines filblantes, c'est tout le temps dans les documentaires. Ouais. Genre, c'est des cousines filblantes. Ah, c'est des cousines filblantes. Ouais. dans les trucs en plus genre je sais pas sur des meufs ou des trucs comme ça oui du mal Ils ont souvent des prénoms qui sont des doubles noms. Ou Emile Louis. On sait que ça, apparemment, c'est des orphelins. Je te sers un pédon. Je crois que c'est un poêche. C'est pour ça que je viens de l'eau dans le couvert. J'ai dit bien, il fallait être ouvert. C'est une dure de la feuille et sourd comme un pot. Non, mais je ne vois pas le rapport avec dure de la feuille. C'est une dure de la feuille, pourquoi ? Je sais pas, j'en ai pas, je sais pas. Faut que j'ai pas fait le recherche. En gros, moi, c'est un truc têtu comme un âne. Ouais. J'ai eu quand, surtout aux petites, c'est un truc quand t'es parent, ils disent un truc un peu de prof. Je dis ça à la fois hilarant, mais y'a rien de plus horrible et méchant, c'est mentir une scénariste. Ne te rends pas plus bête que tu l'es déjà. Ah ouais. Parce que vraiment, si j'ai entendu, tu vaux déjà peu cher, tu le trouvais. Arrêtez ! En fait tout ça délicieux de... Je suis là mais comment tu tires l'âme de quelqu'un en fait ? Est-ce que ça se dit burrico pour un âme ? Ouais. Est-ce que t'avais les oreilles de bourricot quand t'étais... Puis, comme la tradition n'est pas un peuuse, nous avons entamé de grandes discussions. Les problèmes de la société, nos frustrations, nos angoisses. Parmi ces classiques, le monde du travail occupe une place de choix. Ouais globalement en vrai je pense que plein de gens s'accorderaient pour dire que le monde du travail est maturé. On a perdu le côté travail dans le sens productivité. Oui, voilà. Et on a perdu le côté travail dans le sens de mettre en mouvement l'action. C'est ça, je pense qu'il y a un truc moins deux, sans comme un peu vivre et être quand tu fais un truc. Oui, je pense. Oui, ça, par exemple, les artistes, les gens qui écrivent en BD, les auteurs, etc., ils sont un peu dans ce truc de non-productivité, ce qui fait que, mine de rien, ils apportent énormément à la société. En fait, même plus sur le... Moi, je le vois vraiment comme après, tu sais, c'est les étoiles que tu gardes dans ton ciel. Et puis, sinon, c'est le fait que tu l'utilises comme ça, mais... C'est super compliqué. Et je sais pas, je pense que cette notion en plus de... Enfin, j'ai fait un moment où quelqu'un avait dit ce truc sur le temps, en mode... À quel point ? Je m'étais pas rendu compte à quel point le temps, c'est de l'argent. Mais pas en mode... Il faut que tu fasses quelque chose de ton temps, sinon tu perds de l'argent. Mais plutôt, ce truc de... Tout est régulé selon l'argent que vous avez. Et même quand tu veux disposer de ton temps et profiter des activités, la plupart du temps c'est de l'argent. Dans l'autre sens aussi, c'est que tout le système de temps libre et de loisirs est basé sur la dépense que tu as gagnée. Si tu ne fais pas un petit travail de « ok, comment j'investis les moments différemment ? » Tu vois par exemple en vacances, qu'est-ce que tu fais ? Tu consommes, tu dépenses. Ouais, ouais. Ah, t'es exemptée ? Ouais, c'est le pire. Parce que c'est normal, tu n'as pas fait que tu prends le coup et tu es montée. J'ai fait un truc mouillant pour goûter. Ça marche bien. Je trouve que c'est passionnant. C'est un petit peu un peu intrépé. Elle était bonne, franchement. Oui, c'est vrai. On avait comme projet initial d'aller du Combre d'Anne, mais au final... Ah oui, c'est vrai. Oui, le froid de la chaleur, c'était la crêpe dans l'eau. En fait, on a fait la partie parisienne et on a fait la partie crêpe. En sortant de ce restaurant, nous voulions retenter l'expérience de la Madeleine convoquant les aventures de Tintin. Retrouver cette fameuse sensation qui consiste à ouvrir une BD et se laisser transporter dans son univers. Pas loin de là, à deux pas de Jourdain, une belle vitrine semblait nous proposer mille et une BD. Ecoutez, art et BD. Ah bah tiens, par contre, c'est ce qui vous vaut. Bah ouais, c'est parti. Allons-y. Bonjour. Bonjour. Oh, Sarkozy qui a des souliers. Au-dedans. Ah, j'ai lu, elle m'a accepté cette bébé. Ah oui, elle me donne des mots aussi. Au-dedans, Will McPhail, 404 édition, 2024. Pour son premier roman graphique, Will McPhail, dessinateur du New Yorker, offre un récit touchant, centré sur la lente éclosion de Nick, jeune homme renfermé qui va lentement s'éveiller au monde. Qui sommes-nous derrière ce que nous montrons aux autres ? Quelle est cette eau de dents cachée au cœur de chaque individu ? Sous une plume tout en finesse, ces pages en noir et blanc dessinent le portrait d'un millenial à l'heure d'un monde sans cesse menacé par l'isolement. C'est très bon, c'est en noir et blanc. plupart du temps et que tu as des très épuré c'est les pages à son passé à tuer c'est assez ouais j'ai passé de qui de will mcfail c'est tellement mon livre n'a mis plein de joie du chien triste c'est exactement un an à ce jour au tien la vie pleine de joie du chien triste Cornelius est un jeune chien naïf, lâche, et sans doute dépressif. Il travaille comme garçon d'entretien dans un centre sportif. Un jour, il est témoin de l'enlèvement d'Alspaca, la nièce de son patron. Alors que celle-ci tente de s'évader de sa prison, Cornelius, lui, entre dans une spirale d'action malheureuse qui conduisent les enquêteurs à penser qu'il en est le ravisseur. Mais au-delà du récit initial, c'est en fait toute l'histoire graphique de la bande dessinée internationale qui est convoquée. Mise à part cette histoire de chien triste à la vie heureuse, toujours pas de Milou à l'horizon. En revanche, une dernière BD retient notre attention. Clémence en colère. Parce qu'on a eu souvent cette discussion de... Tu sais que j'en ai un que je pourrais te prêter d'elle. Ah ouais ? Je vais te le passer direct l'incandescent. Oui, je l'ai mis au mal. Clémence en colère, Myriamal, La ville brûle, 2024. Dans ce livre, Myriamal et son orine Clémence nous enseignent que bien que la colère peut parfois nous dévorer, elle peut aussi nous amener à en faire autre chose. Au fil d'un récit émouvant et puissant, rythmé par les séances d'un groupe de paroles réunissant des femmes victimes de violences sexuelles, nous suivons la reconstruction et l'évolution de Clémence. La force du collectif, le soutien, l'amour et l'amitié sont au cœur de ce roman graphique, qui vient clore le cycle initié en 2020 avec « C'est comme ça que je disparais » . C'est une dessinatrice, autrice qui me semble, et les Canadiennes québécoises. Alors le premier qu'elle a fait c'était « C'est comme ça que je disparais » . Elle revenait sur sa dépression. Et ensuite elle en avait fait un autre qui était un peu type premier amour, je sais plus comment ça s'appelait. Ou que j'ai là chez moi, je sais pas. Celui-là pour le coup, Clément sans colère. Je sais que la colère c'est toujours un truc, tu sais, qui est on va dire mal vu quand t'es une femme, tout souvent c'est l'hystérie qui arrive derrière et que ça me merde tout le temps. J'aime bien quand on entend des femmes en colère. Et qu'on en fasse quelque chose aussi. Mais que ce soit une émotion, elle existe. Oui, et puis elle a raison d'être folle. Elle a raison d'être intime. On a raison d'être en colère. Women's Selection. C'est fou parce que quelquefois, je suis un peu valante sur le sujet, est-ce que ça m'énerve qu'on fait des sélections féminines ou pas ? Parce que c'est joli de les... te les montrer mais c'est comme si c'était... Oui et puis tu sais c'est un peu le débat de la discrimination positive aussi, c'est comme si c'est rentré dans une certaine catégorie... En fait pour le coup la discrimination positive je pense qu'il y a du bon mais sur ce truc un peu de label, label féminin. Oui voilà c'est ça que je voulais dire dans le sens comme si... Puis c'est étrange que du coup tu vois ça devienne un genre... Oui c'est ça. ... plus de féminisme. Oui mais c'est un levier pour autre chose. Comme n'importe qui t'as sûrement quelque chose à raconter, de drôle, des prémices, enfin... C'est bizarre, est-ce qu'on ferait un label masculin ? Bonne nuit. Oui, c'est bon ça. Ça, c'est la bonne. Je pense que ça marche. Merci. Une vie, il est toujours la manière où il bascule, où il se rend compte tout de suite, ou bien des années plus tard, Alfred retrace les siens pour le bonheur des lecteurs. Et en fait, il retrace les moments de sa vie, comme un peu les Madeleines de Croust. Tu vois ce que je veux dire ? Quelque chose qu'il a vécu et qu'il se souvient encore en fond. On peut mettre un petit perspective sur tous ces petits... Et il met des petits photos, quelquefois, tu vois ? Il y a un peu les petits « je me souviens » quoi. Au guide, Samy Frey, sur un texte de Georges Pérec, où les repères débutent tous par « je me souviens » . Je me souviens que les platères se furent impliquées dans une affaire de drogue, et aussi que le bruit courut que Dalida était un agent du FLN. Je me souviens des six jours, aux Veldives. Je me souviens des concerts de Norman Grant, jazz à deux philharmoniques. Je me souviens des deux âmes et des trois boudins. Je me souviens de l'odeur du pain chaud le dimanche matin, de la table ronde bien décorée avec mille et une choses à déguster. Je me souviens de la mort de Michael Jackson et de l'agitation de cette journée. Je me souviens des échanges contrebandiers des feuilles de Diddle à la récré. Je me souviens de l'arrivée du premier iPhone et des démonstrations de mon papa tout fier qu'il avait fait graver. Je me souviens de la fin du monde en 2012. du calendrier Maya et de la peur générale du « et si jamais » . Vous voulez le ticket ? Merci beaucoup, bonne journée. Vous venez d'écouter, sur la route des Madeleines, un épisode de la série Madeleine de Proust, du podcast Flop. Écriture, montage et réalisation, Luce Paz et Marine Boudalier. Musique originale, Georges et Thomas Paz. Identité visuelle, Paul Ardant-Héréniaque et Luce Paz.