- Speaker #0
Fracture, bonjour ou bonsoir, ça va dépendre de l'heure à laquelle vous allez écouter ce podcast après la revue Fracture, maintenant Fracture, le podcast, c'est à mes côtés, trois critiques de cinéma, je suis très content en tout cas d'ouvrir le bal avec ce premier épisode. d'une longue et longue série, j'espère bien, à l'image peut-être d'El Sardine, parce que c'est El Sardine que nous allons questionner aujourd'hui. Mais d'abord, bonjour Nariman, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Ça va très bien, et toi Samer ?
- Speaker #0
Toujours, toujours à l'aise. Et toi Alina ?
- Speaker #1
Super, merci.
- Speaker #0
Sadek, ça va ?
- Speaker #2
Ça va super, très bien, et je suis très content de continuer cette aventure-là par audio, après l'écriture.
- Speaker #0
Et tu auras ton chèque comme convenu. pour avoir dit de belles choses, alors que mesdames, encore une fois, ça ne fonctionne pas. Elle Sardine, la série réalisée par Zoliha Tahar, mais qui a été aussi écrite par elle-même, et Kauter Adimi, l'écrivaine, sera projetée à l'Institut français d'Alger le 10 janvier. Alors, de quoi parle, de quoi raconte Elle Sardine ? Déjà, ça se passe à Oran, tout près d'Oran pour le coup, et comme nous dit le synopsis, à six jours du mariage de sa petite sœur, Zouzou, le personnage principal, qui est ingénieur biomaritime, 30 ans, célibataire, 30 ans et célibataire, très important, c'est un moteur narratif, n'arrive pas à annoncer à sa famille qu'elle part le lendemain des noces suivre la course des sardines qui ont mystérieusement déserté les eaux algériennes. Entre médisances sur son célibat, séance chez une psy coiffeuse et amitié en crise, Zouzou partira-t-elle ? C'est une série. Et toi Narimène, est-ce que tu as envie de partir ?
- Speaker #1
Toujours ! écoute tu fais bien de commencer par le départ par la volonté de partir de Zouzou qui est très lié à la disparition des sardines parce qu'apparemment la sardine est le seul poisson qui immigre par simple désir c'est tout et on le voit dans Sardine que Zouzou au final elle a envie de partir juste Merci. pour échapper à la pression sociale qu'elle subit au quotidien, parce qu'elle en a marre. Et c'est ce que je trouve le plus intéressant dans cette série, qui, à mon sens, est vraiment une bouffée d'air frais dans le paysage du cinéma algérien et franco-algérien, c'est que la série traite un aspect très important, qui est la manière dont le patriarcat est montré comme un système social. profondément ancrée. Parce que dans cette série, ce qui est nouveau, à mon sens, c'est que le patriarcat n'est pas symbolisé par une figure masculine violente, mais il est symbolisé par une figure féminine, celle de la mère, qui est tout le temps sur le dos de sa fille. C'est elle qui la rabaisse, qui la critique, parce que Zozo, elle est 30 ans, et malgré le fait que ce soit une femme euh qui a réussi professionnellement, qui a fait des études, qui grâce à ses efforts a réussi à obtenir un visa pour faire une expédition à travers la mer, pour justement continuer ses recherches de cette mystérieuse disparition des sardines, au vu de la société, n'a pas réussi, parce qu'elle ne rentre pas dans la case qu'on lui impose. Celle de la réussite sociale qui est le mariage. Parce qu'elle n'est pas mariée. Et à 30 ans, c'est une vieille fille. Et pour sa mère, c'est une honte.
- Speaker #0
Alors, je vais rebondir sur deux choses. Premièrement, effectivement, quand tu parles de production franco-algérienne, il faut préciser que la série a été produite par deux horloges, Arte France et Fab Lab Chanel. C'est très étrange. Pour la deuxième chose, c'est que tu parles de cinéma alors que c'est une série télé. Et donc toi tu considères, vous considérez peut-être, je ne sais pas, que nous sommes en face d'un objet cinématographique.
- Speaker #1
Pour ma part, oui. En tout cas, je l'ai considéré comme ça. Sachant qu'il y a six épisodes et chaque épisode fait à peu près 12 minutes. Un peu moins. Voilà, ça fait presque au total une heure. C'est... Pour ma part, franchement, j'en aurais voulu un peu plus, mais j'ai trouvé que finalement, c'était extrêmement suffisant et ça se... La boucle est bouclée. Je ne vous dirai pas si Zouzou, elle va partir ou pas. Mais en tout cas, je ne suis pas restée sur ma faim. C'est que vraiment... Et oui, effectivement, je trouve que ça reste un objet cinématographique dont on avait besoin, je trouve. Parce qu'habituellement, le cinéma algérien ou franco-algérien... qui représentent à juste titre, on ne va pas le nier, énormément de catégories de la marge sociale. Et finalement, on se rend compte que Zouzou, qui ne représente pas une marge, ce n'est pas une danseuse de cabaret, ce n'est pas une prostituée, elle ne vient pas d'un milieu extrêmement pauvre, elle ne subit pas de violences masculines. Comme on a pu souvent le voir dans plusieurs productions type Papy Chat ou À mon âge je me cache encore pour fumer. Et d'autres où la femme est soit hyper sexualisée, soit est une victime du patriarcat mais vit à une figure masculine dominante et violente ou juste inexistante. Là, on a... une figure féminine présente, on la suit elle, on suit Zouzou, et on se rend compte que finalement elle reste une marge parce que justement elle va à l'encontre de ce système patriarcal juste en existant, en étant une femme indépendante, sans être mariée, qui réussit professionnellement, sans l'aide d'un mari. Même si elle ne subit pas des violences physiques, elle subit des violences psychologiques. Un harcèlement continu de la part de sa mère, de la part même de la voisine, de la couturière qui lui demande à chaque fois quand est-ce qu'elle va se marier. Et même elle se fait harceler en pleine rue par des mecs de son quartier qui se moquent d'elle, qui se moquent de son statut de « vieille fille » . Sachant que sa petite sœur, à ce moment-là, elle se marie. Et la petite sœur, elle, elle réussit socialement justement parce qu'elle se marie.
- Speaker #2
Sadek ? Je trouve qu'accentuer le regard, comme elle a dit, sur cette tranche-là des chercheurs, chose qu'on n'a pas l'habitude de voir dans les produits cinématographiques et même généralement les produits audiovisuels en général, que ce soit cinéma ou télé, Je vais faire une parenthèse pour rebondir à ce que Scott a évoqué. Est-ce que ce film-là, on peut lui considérer comme un produit cinématographique ? Je pense que oui, vu son rythme, vu la manière dont il était filmé, vu la présentation des personnages et la présentation des différentes idées, quoi qu'un truc que je reproche pour ce produit. C'est quand on bascule d'une idée à l'autre, on saute d'une idée à l'autre. Et parfois, Naliman a dit que la boucle est bouclée, mais entre l'ouverture et la fermeture, il y a des points que soit ils n'étaient pas justifiés ou bien ils étaient...
- Speaker #0
Ça pêche un peu dans la construction narrative d'une séquence, par exemple. C'est ce que tu veux dire. Exactement, oui.
- Speaker #2
Je reviens sur l'exemple de cette tranche-là qu'on trouve très rarement dans le cinéma algérien. Généralement, on trouve des médecins, on trouve des avocats, des architectes à la limite. Par contre, les autres domaines, que ce soit à la fac, des chercheurs, des enseignants et même des étudiants. On les trouve très rarement représentés, ou bien ils sont soit marginalisés, soit des personnages très secondaires dans la narration des films ou bien des séries. Là, je pense que c'est une bouffée d'air très importante pour les produits audiovisuels algériens. aussi de pouvoir dire qu'on a une société. qu'on a des gens qui représentent la majorité de cette société-là et qui cherchent à se revoir à l'écran, je ne sais pas, juste par la simple raison, pas uniquement pour se divertir, mais peut-être parfois pour s'autocritiquer et... Et au moins avoir une voix qui le représente, si on peut dire, ou bien une voix qui porte le rêve. C'est ça,
- Speaker #1
de s'identifier à un personnage.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #1
Seulement, tout simplement. C'est tout bête, mais justement, la prouesse de cette série, c'est que... Il y a un personnage en particulier, mais plusieurs personnages auxquels on peut s'identifier. Ce que je trouve très rare dans le cinéma algérien ou franco-algérien, pour plusieurs raisons, c'est soit on représente la marge, qui, comme cet adjectif le caractérise... Oui,
- Speaker #0
mais cette marge existe, pardon de t'interrompre, je veux dire que tu as évoqué certaines... certaines figures qui existent, elle est bien.
- Speaker #1
Oui, et j'ai dit que ce cinéma existe à juste titre, mais on a besoin de plus que ça. Pas juste de représenter la marge. On a aussi besoin de représenter la normalité.
- Speaker #2
Voilà. Pardon, ça existe dans la réalité, mais elle domine le cinéma.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Mais ça, c'est la problématique. Comment je pourrais dire ça ? C'est une problématique qui existe depuis qu'il n'y a plus forcément l'industrie dans le cinéma, c'est-à-dire une multiplicité de choix. Exactement. Lina, donc, a été évoquée ce portrait du zoo qui est assez rare dans ce que nous offre la télévision, mais aussi le cinéma. C'est des choses dont on pourrait vous contredire, mais en tout cas, c'est ce que vous avez ressenti et c'est assez important. Je me souviens que lorsque nous avons préparé cette émission, si je ne me trompe pas, Lina, tu avais évoqué le fait que la... caméra, je te cite, est collée au chaos intérieur de Zouzou. C'est ce que tu disais et je trouvais ça assez intéressant. Donc déjà de ce qui a été dit et puis surtout par rapport à cette mise en scène, qu'est-ce que toi tu en penses ?
- Speaker #3
Alors déjà, j'aimerais quand même souligner le fait que j'ai adoré cette série. Je l'ai trouvée brillante, sensible, génialissime, très bien écrite et très juste. Je risque un peu de répéter ce qu'a dit Naïman, c'est ça l'inconvénient d'être amie, de penser et de ressentir pareil. Mais effectivement, j'ai parlé de caméras qui épousent le chaos intérieur de Zouzou. Mais avant de développer ce point, la lecture que j'ai faite de cette série, c'est un peu comme un essai. C'est qu'à la manière d'un essai, j'ai l'impression que cette série s'inscrit dans une pensée sociologique et donc forcément politique. Elle aborde la question de l'émancipation féminine d'un angle assez audacieux, qui a été laissé de côté trop longtemps. Elle choisit de parler de cette émancipation féminine à travers le réel. Elle choisit de montrer des images du quotidien, du réel, des situations qui parlent leur simplicité. dérange et effectivement ce que disait Naliman que Zouzou elle dérange donc on voit qu'elle est brillante qu'elle réussit qu'elle est diplômée et pourtant elle reste méprisable aux yeux de cette société et lorsque je parle de société ça commence déjà dans le noyau familial donc ça commence par la maman ensuite la soeur ensuite les voisins et ça s'étale sur tout le reste. Donc finalement, cet harcèlement comme tu disais Nalimassi justement, il est insidieux et ça s'est infiltré sur toutes les couches sociales.
- Speaker #1
Et banalisé surtout.
- Speaker #3
Minimisé, effectivement. Donc moi, ce qui m'a le plus choquée, c'est cette relation mère et fille. Aussi, je vais répéter ce que tu as dit, mais oui, la maman c'est elle qui c'est elle qui On va dire que c'est la pourvoyeuse de la famille. D'ailleurs, elle ne manque pas de le répéter et de le faire se remarquer encore et encore en méprisant son mari. Elle est avocate, elle a un statut assez élevé, elle est respectée, etc. Et pourtant, c'est elle-même qui va justement dégrader ou mépriser sa propre fille. C'est incohérent, mais c'est cruellement réel. C'est des choses qui font partie du réel de cette société. Donc franchement, pour cela, je salue Zulira Kauter. les deux oeufs c'est les deux oeufs franchement aborder cette question sous cet angle c'est nouveau et ça fait du bien j'ai vu quelques commentaires sur la toile de femmes qui étaient justement très contentes de voir cette série abordée de cette façon qui disaient que j'ai l'impression que la réalisatrice a mis une caméra chez moi et elles étaient nombreuses à dire pareil donc ça dit des choses voilà Merci.
- Speaker #0
Je rappelle quand même que El Sardine, la série sera projetée à l'Institut français d'Alger le 10 janvier. Et il y a une chose sur laquelle vous l'avez évoquée, vous en avez parlé sans vraiment le développer. Effectivement, et ça, ça rejoint un peu ce que vous dites concernant le fait qu'on voit des choses qu'on n'a pas forcément l'habitude de voir ou très peu. Il y a quand même la figure du père. Et moi, je vous pose cette question. Là, pour le coup, on va un peu supputer. C'est dommage, mais en même temps, pourquoi pas ? Qu'est-ce qui fait, selon vous, qu'il y a eu ce choix scénaristique de ne pas mettre totalement en avant le père ? Et encore, je dis totalement, mais il y a des moments, il est là. Et quand il est là, la série prend un essor narratif un peu plus intéressant. Qu'est-ce qui fait que, selon vous, il y a eu ce besoin, ce désir, Nariman ?
- Speaker #1
Alors, Alors c'est là où je trouve tout le génie de cette série, c'est que tout est fait de manière très fine. Ce personnage du père, tu le dis à juste titre, on a l'impression qu'il est un peu invisibilisé, mais le personnage, en fait, il est bien construit pour le rendre crédible. Je m'explique. Comme tu l'as dit, Lina, c'est la mer qui... pourvoit aux besoins de la famille et elle ne cesse de le rappeler. Le père est pêcheur, sachant que la série traite de la disparition des sardines, donc il n'a plus de travail, il ne peut plus pourvoir aux besoins de sa famille. Et dans une société maghrébine, l'homme qui n'arrive pas, comme on le dit en égypte, qui n'arrive pas à pourvoir aux besoins de sa famille, est un homme diminué. et sa femme le diminue au quotidien. Sachant aussi que la série met en scène un personnage qui croit encore au complot. Pour lui, la disparition des sardines relève d'un complot. Il dit, ce qui est très marrant, une private joke, mais qui n'est plus private.
- Speaker #2
Le match contre l'Allemagne.
- Speaker #1
Donc il revient sur ça. On voit un petit peu la psychologie du bonhomme. Ce n'est pas quelqu'un qui a un fort caractère, on va dire. Et on voit qu'il a limite un petit peu. Pour moi, ce n'est pas de la peur, mais c'est juste qu'il évite les problèmes. Il évite les cris de sa femme. Et du coup... Même quand à un moment, il y a une scène où il est avec Zouzou et il lui fait comprendre qu'elle arrive, que la matronne arrive. C'est le premier épisode, ça. Oui. Et du coup, on comprend un petit peu l'ambiance de la famille, le système de ce foyer, comment ça fonctionne, qui tient les rênes un petit peu. Et c'est ça où je trouve que c'est intelligent, c'est que le personnage, il est bien construit. pour justifier son invisibilité. Et je vais revenir sur un point extrêmement important. Pourquoi j'ai dit que le patriarcat représenté dans cette série est très insidieux et c'est quelque chose de crédible et de totalement réel, c'est que même si c'est la mère qui tient les rênes, au final, le décisionnaire, c'est le père. C'est lui qui autorise ou non. sa fille à partir. C'est là où on voit que finalement, même s'il est invisibilisé, même s'il est diminué, mais c'est lui l'homme. C'est lui qui prend les décisions. décision pour sa famille. Et c'est là où je trouve que, vraiment, le personnage est extrêmement bien construit. On a mis en scène une psychologie, un personnage, une ambiance qui explique le fait que...
- Speaker #0
Mais c'est pas un problème que ce soit finalement l'homme qui décide ?
- Speaker #1
C'est ça le problème du patriarcat, écoute !
- Speaker #0
Sadek, qu'est-ce que tu penses de tout ça ? On avait aussi un peu évoqué dans la préparation le rapport à la langue, en tout cas vous aviez été très très sensible dans ce travail au niveau de la langue, mais même en dehors de cela, peut-être il y aurait autre chose. Tout simplement, est-ce que cette série t'a plu ?
- Speaker #2
Je trouve que c'est une série intéressante à voir absolument. Après, c'est une série qui... qui fait que les avis soient très divergents dessus. Je reviens sur un truc. Ça va être différent parce que c'est un truc nouveau. La narration, la manière dont on filme les différentes scènes. Par exemple, quand on passe d'un épisode à l'autre, on a un cliffhanger vers la fin. On ne le suit pas, on n'a pas une continuité dans l'autre épisode. D'ailleurs, c'est pour cela qu'il y a ce qu'on dit en anglais des plot holes, des points obscurs par-ci, par-là. Et ça aussi, ça revient à la technique utilisée dans la série. On a un découpage parfaitement maîtrisé, on a des mouvements de caméra, on a des... Même des plans très intéressants, on a parfois des dialogues qui se déroulent sur le même champ. On a un plan large et on a les personnages qui sont la famille, le père, la mère, les deux filles, qui sont situées sur plusieurs niveaux de profondeur de champ. Et là, tu as tout un dialogue. Et c'est presque théâtral. mais dans la manière donc de d'échanges, surtout d'un personnage à l'autre. Ça parle de l'Algérie, ça évoque un problème dans la société ou bien dans la famille, mais la manière dont on le présente, je trouve que c'est un peu orientaliste. Je trouve que c'est pas... En Algérie, on n'a pas l'habitude d'échanger de cette manière. Genre, une personne qui parle et l'autre elle attend. à ce que l'autre finisse ce qu'elle est en train de dire pour intervenir on a l'habitude d'avoir des la scoupa c'est la parole comme je viens de le faire par exemple avec toi voilà c'est un exemple et là je pense que c'est un point faible que la série ou bien c'est une décision qui affaiblit Non, Le propos, bien, comment dirais-je ? Parce que si tu présentes la société algérienne ou bien une famille algérienne, il y a certains codes que tu dois respecter afin que le spectateur arrive à te suivre, afin que tu arrives à porter le spectateur et l'immerger dans ce monde-là.
- Speaker #0
et dit que moi personnellement j'ai dit avant pour la préparation de ce podcast j'ai dû le voir deux fois après les codes tu sais bien comment ça se passe on est là aussi pour les décoder ou pour les faire exploser de l'intérieur justement parce que ça
- Speaker #2
reste de la fiction et ça reste le point de vue de la réalisatrice c'est juste qu'on n'a pas autant de production en Algérie que le regard soit focalisé sur le seul. Qui représenterait peut-être de manière... Après,
- Speaker #0
c'est une série qui te suffit à elle-même, et c'est déjà bien. Lina, peut-être le mot de la fin ?
- Speaker #3
Oui, j'aimerais ajouter un point. C'est que cette série, au final, c'est un véritable miroir social. Et je ne peux qu'encourager les gens à la regarder, à la partager et à en parler. Ce n'est pas tout le temps qu'on nous sert un programme pareil, donc il faut encourager. Et sinon, il y a aussi, dans le fond, une dimension didactique. Ce n'est pas énorme, mais c'est dans le fond, on va dire. Et ça a un côté assez éducatif. Je pense que ce serait intéressant, justement, de la voir en famille. C'est tant jamais, ça peut recréer le dialogue. Donc, si toi qui m'écoutes, tu te retrouves en zouzou, n'hésite pas à la regarder avec tes proches. C'est son jeune et pas maman, bien sûr.
- Speaker #0
Le 10 janvier, c'est à l'Institut français d'Alger, El Sardine, je répète, réalisé par Zoli Khattah, écrite par Zoli Khattah et Kaouter Ademi. Dans le rôle de Zouzou, il faut quand même la nommer, Myriam Amia, qui rêve l'écran.
- Speaker #3
Effectivement.
- Speaker #0
Merci à vous trois et on se retrouve pour un prochain épisode. Merci beaucoup.
- Speaker #3
Merci, au revoir.