Speaker #0Alors concrètement, réagir, ça ressemble à quoi ? Réagir pour moi c'est des actions type comme ouvrir sa boîte mail dès le matin et se laisser envahir par tout ce qu'il y a dedans. Ça peut être aussi laisser les messages venir décider du rythme de notre journée. C'est répondre aux demandes clients, aux urgences, aux imprévus, avant même qu'on se soit demandé nous-mêmes comment on va faire. Comment on allait aujourd'hui et qu'est-ce qu'on avait envie de faire de cette journée pour la rendre merveilleuse, efficace, productive, magique ? Ce qu'on a envie. Être réactive, c'est travailler beaucoup et c'est toujours avoir cette sensation de ne pas vraiment avancer. Tu vois le coup de la journée pleine où tu es toujours en train de faire plein de choses et à la fin tu te dis « mais finalement je n'ai pas fait grand chose de ce que je voulais vraiment faire » . Et donc le piège ? C'est que ce qui se passe à l'extérieur, l'environnement, vienne te faire croire que tu es en train d'être efficace, alors qu'en réalité tout ce que tu fais, finalement c'est pas toi qui l'as décidé. Et à l'intérieur ça crée de la fatigue, ça crée une perte d'élan, ça te donne parfois l'impression de subir ton propre business. C'est souvent là où on se dit que quand j'aurai du temps... je prendrai un peu de recul et j'analyserai tout ça. Spoiler, c'est le truc qu'on a rarement le temps de faire quand on est tout seul. Alors évidemment, la réaction en fait c'est pas un problème individuel. Pour moi c'est quelque chose de systémique. On évolue dans un environnement qui valorise la disponibilité permanente, la rapidité dans les actions, le fait d'être dans la réponse immédiate. Quand quelqu'un nous répond tout de suite à un mail, on se dit « Oh là là, c'est génial ! » Il ou elle est réactive. Donc rester en réaction, ce n'est pas forcément être mal organisé, mais c'est plutôt s'adapter à une norme dominante, qu'elle soit dans l'entrepreneuriat ou ailleurs d'ailleurs. Mais le problème, c'est que ton entreprise, elle, elle a besoin d'autre chose, pas uniquement de ça en tout cas. Elle a besoin... de tenir une vision, même si c'est pas quelque chose de très concret, d'un peu flou ou qui bouge. Mais elle a besoin de ça en tout cas. Et si tout devient prioritaire, au final, plus rien ne l'est vraiment du coup. Pour moi, maintenant qu'on a dit ça, c'est là que le pilotage entre en scène. Ce mot, je sais, des fois il fait un peu grincer des dents. Quand on parle pilotage, on pense... grandes entreprises et parfois on pense aussi à notre expérience passée dans le salariat. Et du coup, on pense peut-être à les fameux tableaux compliqués à remplir, les objectifs froids qui n'ont pas de sens pour nous, qui nous sont imposés. Une entreprise qui est complètement déconnectée du monde vivant, du concret, du quotidien. Pour moi, piloter son entreprise, c'est presque l'inverse. Bien sûr, ce n'est pas quelque chose que j'ai compris tout de suite et il a fallu que je mette du temps à faire ça. faire des tests et à comprendre et à sentir que j'en avais besoin. Mais aujourd'hui, je comprends que piloter son entreprise, c'est aussi, entre autres, accepter que tout ne soit pas clair, tout ne soit pas maîtrisable, mais qu'on peut quand même, dans ce flou parfois artistique, choisir notre propre direction. Et pas seulement la choisir, mais l'incarner, la vivre et la... et la mettre en forme au quotidien finalement. Quand on pilote son entreprise, on peut prendre de la hauteur et se demander où est-ce qu'on va, pourquoi on fait des actions, comment on les nourrit et comment on peut les mener à terme. Et on peut aussi se demander qu'est-ce qu'on repousse, pourquoi il y a des choses qui ne vont pas jusqu'au bout comme on les avait imaginées. Finalement tout ça en fait c'est vraiment... avant d'être un outil ou un mot, c'est vraiment une posture. Une posture que je peux te partager dans un cadre assez simple. On n'est pas obligé d'imaginer quelque chose de très compliqué, d'imaginer toute une usine à gaz, mais il y a quelques règles qu'on peut suivre pour avoir une grille de lecture et comprendre en fait ce qui se joue. Moi, je le vois sur trois niveaux. Le premier, ce serait l'opérationnel. Le deuxième, le tactique. Et le troisième, le stratégique. On va détailler tout ça. L'opérationnel, pour moi, c'est le quotidien. C'est ce qu'on fait, c'est ce qu'on produit, c'est répondre aux mails, c'est gérer les aléas. Et en fait, sans ce niveau-là, il n'y a rien qui fonctionne. C'est la base, c'est indispensable. Mais le souci, c'est que si on y est en permanence et que tout se passe à ce niveau-là... Les journées en fait elles sont pleines, elles sont remplies mais il n'y a pas d'espace pour prendre de la hauteur, pour penser, pour ressentir les choses, pour faire des choix, enfin prendre le temps de faire des choix éclairés. Et donc à ce niveau là en fait on est très souvent dans cette fameuse réaction. Le niveau 2 c'est le niveau tactique. Là on parle plus d'organisation, de priorité, de gestion de ton énergie. C'est un peu le niveau où on essaie de mieux s'organiser pour respirer un peu plus. Et parfois, il est difficile ce niveau parce qu'on doit tester plein de choses et il est très mouvant. Il y a des choses qui peuvent fonctionner à certains moments, moins à d'autres. Et d'ailleurs, c'est souvent là que beaucoup de personnes s'arrêtent parce qu'en fait, elles sentent que c'est difficile, que ça déborde. C'est chercher des outils, chercher des méthodes. Et finalement, c'est parfois compliqué. C'est là souvent aussi que j'interviens, que je propose mes accompagnements pour aider à prendre ces temps où on est dans la réflexion, la prise de hauteur, etc. Notamment avec Copilote Alchimique, où je passe cinq mois avec mes clientes à prendre le temps de réfléchir à comment on crée un système qui soit efficace pour piloter leur entreprise sans qu'elle s'épuise complètement. Et parfois... on essaie de résoudre aussi un problème de pilotage mais uniquement avec des outils et c'est pas le seul moyen d'y arriver ensuite le niveau 3 c'est le niveau stratégique et donc là le niveau stratégique c'est ce fameux pilotage là on change complètement de posture le stratégique c'est pas avoir un plan figé sur 5 ans, 10 ans ça peut l'être mais c'est pas uniquement ça c'est pas uniquement des chiffres partout c'est pas uniquement des tableaux... qui font parfois un peu peur à remplir ou à lire ou à analyser. Ce n'est pas des objectifs complètement hors sol. Le pilotage, c'est comme je le disais tout à l'heure, c'est vraiment la direction, les choix conscients qu'on peut faire et surtout aussi, enfin pas surtout, mais notamment les renoncements, les non-assumés. En fait, le pilotage, c'est vraiment se demander où est-ce qu'on va ? Qu'est-ce qu'on nourrit ? Qu'est-ce que je continue ? Par habitude ou par peur, ou par pression financière, les autres, la comparaison, etc. Alors que finalement je ne suis pas là où je voudrais être. Piloter en fait ce n'est pas contrôler tout en permanence. C'est un peu l'image du capitaine qui tient la barre de son bateau et qui ne contrôle pas les éléments. Il ne contrôle pas le vent, il ne contrôle pas la météo, il ne contrôle pas les mouvements de la mer. Mais par contre il contrôle son cap et il contrôle son chemin. Donc finalement, sur ces trois niveaux, quand on est dans le niveau opérationnel, on est complètement dans la réaction. Quand on est dans le niveau tactique, on commence à mieux s'organiser. Et quand on est dans le niveau stratégique, là, on devient actrice. Alors justement, être dans l'action, ça veut dire quoi ? Bien souvent, moi ce que je vois chez mes clientes, c'est l'action, c'est remplir ses journées, essayer de se donner un peu l'illusion ou du moins de donner l'illusion à notre entourage qu'on avance, qu'on est en train de faire des choses, qu'on travaille, qu'on est à notre bureau, que notre agenda est rempli, que notre boîte mail est pleine. Et en fait, tout ça, ça mène à l'épuisement, comme je le disais tout à l'heure. L'action, pour moi, ça peut être aussi discret, ça peut être inconfortable et parfois ça peut être lent. On n'est pas obligé d'être dans une action permanente. Mais dans tous les cas, c'est aligné quand on la choisit et quand on sait pourquoi on y va. Et en fait, l'action, parfois, ça peut être dire non à quelque chose. Ça peut être simplifier des processus qu'on avait... copiées quelque part et qui ne correspondent pas, ça peut être arrêter quelque chose qui ne fonctionne pas parce que ça ne nous nourrit plus et donc effectivement ça menait à l'épuisement et quand on est dans le pilotage et dans l'action et qu'on est actrice de notre quotidien, on prend ce temps de réfléchir à si ça ne nous nourrit plus, qu'est-ce qu'on en fait ? j'aime beaucoup dire aussi que l'intuition elle reste centrale, c'est pas elle qui va tout décider mais elle a quand même besoin d'être entendue et elle peut être entendue par les ressentis dans notre corps la fatigue aussi, la fatigue a beaucoup de choses à nous dire l'ennui, les résistances qu'on peut avoir, tout ça, ça fait partie de cette fameuse intuition que j'aime bien prendre le temps d'écouter Et c'est pour ça que j'aime beaucoup aussi le cadre du slow pronariat, je vous en reparlerai dans un autre épisode. Le slow pronariat prend en compte l'humain dans sa globalité, pas comme une machine à qui on donne un process et qui doit l'appliquer à la lettre. Et du coup, pour moi, piloter son entreprise, c'est vraiment essentiel puisque c'est justement avoir cette fameuse casquette de CEO bien ancrée sur la tête. Et ça veut pas dire s'enfermer dans un cadre, ça veut dire prendre le temps d'analyser et d'écouter son environnement et y compris soi. Alors là on parle de pilotage, d'être actrice de son quotidien mais il y a un autre mot comme ça qui est parfois un peu mal vu, c'est le mot stratégie. En fait tout comme la posture de pilote qu'on peut avoir, quand on a une stratégie qui est réfléchie, c'est pas avoir un plan figé mais c'est également avoir une boussole et la stratégie va être justement la boussole de ce fameux bateau qu'on essaye de diriger donc en fait ça fait partie du cap qu'on essaye de se donner pour être actrice de notre quotidien une stratégie ça peut changer, ça peut évoluer avec soi, ça peut même être flou par moment d'ailleurs même très souvent mais dans tous les cas moi je pense qu'une stratégie mêlée à l'intuition toujours Elle évite quand même de vivre son entreprise uniquement en réaction aux autres, en réaction aux tendances qu'on voit sur les réseaux sociaux ou chez des concurrents, etc. Et elle évite aussi d'être en réaction à la peur, la peur de manquer, la peur du regard des autres, etc. Quand on a une stratégie en tête et qu'on pilote son entreprise, on sait où on va et on ne sait pas où on va. pourquoi on le fait et ça rend vraiment tout ça tellement plus ancré que c'est plus facile à vivre finalement. Pour conclure sur cet épisode, ce que j'ai envie de te dire c'est que si jamais tu te reconnais dans ce tiraillement entre « je suis dans l'action, dans la réaction et finalement je me rends compte que je suis toujours en train de réagir à ce qui se passe au quotidien mais que j'arrive pas à prendre cette hauteur » C'est pas forcément un problème à corriger. Il est hors de question que je fasse culpabiliser qui que ce soit. Mais si ça te parle, je me dis que ça peut être un appel à réajuster les choses, à remettre un peu de conscience où là où tout allait un peu trop vite ou tout s'enchaînait et que tu sentais qu'il fallait mettre un peu de stop. Avoir cette posture de chef d'entreprise, pour moi c'est aussi se donner du temps pour prendre de la hauteur. prendre le temps de réfléchir avant d'agir et tout ça en partant de soi, profondément de soi. Alors comme je te le disais en introduction de cet épisode, j'avais envie de te proposer un tirage de carte oracle, j'adore faire ça avec mes clientes et c'est vraiment qu'elle Quelque chose qui je trouve aide à prendre de la hauteur, c'est un outil parmi tant d'autres. C'est pas l'outil à utiliser mais moi j'aime beaucoup le l'utiliser quand je prends une carte et que je la tire, je la regarde, je l'observe, je regarde les couleurs, comment sont posés les éléments, les mots, les chiffres... Et du coup c'est vraiment quelque chose qui m'aide à aller réfléchir à cette thématique en particulier parce que parfois prendre de la hauteur ça peut faire peur et ça peut faire dire aussi par quoi je commence et où je vais et s'il y a des choses qui naissent qu'est ce que je vais en faire ça peut créer de nouvelles peurs finalement alors la carte que j'ai tiré aujourd'hui donc je l'ai prise dans un oracle que j'aime beaucoup qui s'appelle wild c'est un oracle créée par deux soeurs Daisy et Julie Baudin j'adore le travail qu'elles font et notamment le woman tarot qu'elles ont créé donc la carte que j'ai tiré aujourd'hui c'est la carte 18, la tribu. En dessous il y a les mots clan familial, ligné et foyer. Donc c'est une carte sur laquelle une femme est représentée, c'est une femme indienne au milieu des tipis de son clan avec un cheval, avec une lune et elle est joyeuse et elle tient un petit agneau dans ses bras. Moi je trouve que c'est une carte très douce et elle me parle énormément. Puisque j'ai une communauté d'entrepreneuses, donc forcément, je ne sais pas pourquoi elle est arrivée aujourd'hui, mais je t'en parle. Et donc pour moi, ça parle beaucoup de soutien et du fait de ne pas avoir à tout porter seul. Et ça vient complètement dans la thématique de ce qu'on vient de se dire, c'est-à-dire que piloter son entreprise, ça part de soi profondément, mais on n'est pas obligé d'avoir toujours autant. Tout ça à portée toute seule. On arrive maintenant à la fin de cet épisode. Je voulais sincèrement te remercier d'être là et de prendre le temps de m'écouter. J'espère que ce que je te partage te parle et t'apporte quelque chose. Si c'est le cas, n'hésite pas à me laisser quelques étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée et pourquoi pas un commentaire, j'y répondrai avec grand plaisir. Dans la description de cet épisode, tu pourras trouver le lien vers les informations Concernant mon accompagnement copilote alchimique, j'ouvre deux places pour les mois de février et mars. Si ça t'intéresse n'hésite pas à venir m'en parler sur les réseaux sociaux ou par mail. L'idée de cet accompagnement c'est de prendre cinq mois ensemble pour t'aider justement à prendre cette fameuse hauteur dont on parlait dans cet épisode et aussi à apprendre à suivre ton rythme, celui qui évite de t'épuiser au quotidien. On se retrouve bientôt pour un nouvel épisode. Je te dis à très bientôt. Ciao !