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Futur en vue

S03e02 - SeeYouSun entend inventer et faire vivre les premières villes solaires ☀️

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51min |25/02/2025
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Description

Dans ce nouvel épisode, j’ai pu échanger avec François Guérin, cofondateur et CEO de See You Sun, une entreprise Rennaise spécialisée dans le déploiement de solutions solaires locales et innovantes.


🔍 Les sujets abordés

Parcours et vision : François Guérin partage son parcours, influencé dès son plus jeune âge par le secteur des énergies renouvelables et comment il a concrétisé cette passion avec See You Sun.

L’urgence énergétique : Face à une consommation électrique française qui doit doubler d’ici 2040 (de 400 à 800 TWh), François souligne l’importance de l’électrification des usages pour renforcer notre souveraineté énergétique tout en décarbonant l’économie.


♟️La stratégie de See You Sun

Développer l’énergie solaire locale : Notamment à travers des ombrières de parking et des projets solaires sur des espaces déjà artificialisés.

Créer du lien social : En transformant les espaces urbains (préaux d’écoles, terrains de sport couverts) en lieux conviviaux et solaires.

Assurer une cohérence économique : En proposant des solutions de financement accessibles aux collectivités et entreprises.

Impact et avenir : See You Sun ne se contente pas de produire de l’énergie verte, mais contribue également à dynamiser les territoires en créant des emplois locaux et en favorisant l’autoconsommation collective.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Futur en vue, un podcast RH et engagé qui nous aide à repenser nos modes de fonctionnement pour une entreprise plus durable et prouve que l'on peut faire cohabiter business avec engagement social et environnemental. Eh bien bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Futur en vue. Aujourd'hui je continue mon éducation dans le domaine des ENR. Je suis en compagnie de François Guérin, le cofondateur de See You Soon. Bonjour François.

  • Speaker #1

    Bonjour.

  • Speaker #0

    Alors peux-tu peut-être commencer par te présenter, dire un petit peu qui tu es, d'où tu viens. Nous sommes aujourd'hui, je n'ai pas précisé, à Rennes, en Bretagne, sur ma terre natale. et ça fait plaisir.

  • Speaker #1

    François Guérin, j'ai 40 ans, marié et deux enfants. Je suis rené d'origine. J'ai fait mes parcours professionnels à Londres, Paris et Bruxelles. Et puis je suis revenu en terre natale d'origine il y a plus de 10 ans. Et en 2017-2018, j'ai eu l'idée de m'associer avec mon frère et un ami d'enfance. pour développer une entreprise qui s'appelle Siussen, dont le siège est basé à Saison-Sévinier, à côté de Rennes, et qui se déploie au niveau national autour de la production d'énergie renouvelable.

  • Speaker #0

    Super. Et de par ton parcours, question que j'aime bien poser un petit peu régulièrement, comment en es-tu arrivé dans ce domaine de l'impact et des énergies renouvelables ?

  • Speaker #1

    En fait, dès le départ, à l'origine, j'ai été biberonné dans le monde du secteur des énergies renouvelables, surtout de la production d'énergie décentralisée. Mon papa a travaillé dans ce milieu pendant 40 ans, pendant toute sa carrière professionnelle. Et pour sa fin de carrière professionnelle, il a même créé un acteur dans les énergies renouvelables qui s'appelait Langa, qui est devenu Engie parce qu'il a été racheté en 2018. Donc j'ai toujours vécu et compris un petit peu l'environnement des énergies, même si j'en étais assez éloigné, pas forcément avec la conviction d'y aller. Mais en fait, finalement, professionnellement, j'ai rejoint ce secteur en découvrant le monde de l'énergie chez Direct Energy et après en rejoignant Langar au début des années 2010. Et en fait, il y a un livre assez fort qui est L'or noir de Mathieu Ausha, qui est cofondateur du Shift Project. qui a fait un peu écho au monde dans lequel on vit et sur lequel j'ai pu un peu matérialiser à titre personnel le fait que l'énergie c'est la mère nourricière de beaucoup beaucoup de choses dans nos sociétés et qu'on avait un peu mis de côté cette base et ses fondamentaux et donc j'aime bien dire aujourd'hui que l'énergie c'est la mère nourricière de toute société en bonne santé et donc En 2017, quand il s'est posé la question de développer une entreprise, parce que la nature entrepreneuriale, je l'avais en moi, et puis j'avais passé 10-15 ans déjà dans le secteur à développer des projets, moi je me suis dit, ok, oui, mais de quelle façon, avec quelle méthode et pour quel résultat ? Et donc on a construit un peu un ovni qui est tout le temps en phase de développement, qui s'appelle Siusun. avec des piliers assez forts finalement et qui aujourd'hui finalement essayent à son niveau de remettre de la production d'énergie renouvelable ou de déployer massivement de la production d'énergie renouvelable dans les territoires tels qu'on le conçoit et tels qu'il peut se déployer de façon très opérationnelle et opérante au quotidien. Donc c'est vraiment cette géopolitique de l'or noir. Donc ce livre de Mathieu Ausha, c'est un livre qui est... qui te montre finalement la géopolitique depuis un siècle dictée par le pétrole. Et on comprend un certain nombre d'éléments, de guerres, de conflits, de relations, et qui finalement illustrent parfaitement un petit peu le monde dans lequel on est, jusqu'à la semaine dernière, une élection présidentielle outre-Atlantique qui fait beaucoup discuter. En fait, un des sous-jacents qui vont venir et un des éléments de discussion qui aura lieu dans les prochaines années et maintenant mois qui viennent, ça va être l'énergie. On a vu sur la crise du Covid, ça a tout de suite été l'énergie qui a été la clé et une des batailles. Le départ après de la guerre en Ukraine a recréé des dynamiques autour de l'énergie. Donc nous, de façon très pragmatique, on a décidé vraiment de se lancer là-dessus parce qu'animé par notre savoir-faire, on s'était dit il faut absolument remettre de l'énergie au cœur des territoires. Et pour nous, elle passe de façon assez naturelle par l'énergie solaire, qui est pour nous l'énergie du 21e siècle, et qui ne sera sûrement pas la seule des énergies, il y en a plein d'autres, mais en tout cas, c'est celle sur laquelle on s'évertue à la déployer massivement, ou à faire en sorte qu'il y ait un écosystème de déploiement qui puisse se mettre en place pour la massifier.

  • Speaker #0

    Excellent. On y reviendra après un peu sur Sioux Sun, ce que vous faites, l'actualité, etc. Mais ça m'intéresserait, déjà tu as commencé un peu à l'aborder, d'avoir un petit état des lieux en effet sur les nouvelles énergies. On parle de beaucoup de choses, d'éolien, photovoltaïque, hydrogène, etc. On va peut-être faire un petit focus sur la partie photo, mais savoir un petit peu où on en est. Tu l'as dit, l'énergie, franchement, elle est partout dans notre quotidien. C'est la base de la civilisation du XXIe siècle. Qu'est-ce qui a évolué ? Où est-ce qu'on en est ? Est-ce que tu as un petit peu d'infos à m'apprendre là-dessus ?

  • Speaker #1

    Oui, en essayant de vulgariser les choses, l'énergie déjà c'est un champ qui est assez vaste. Nous chez Dans le photovoltaïque, on se concentre sur l'énergie électrique, mais il y a beaucoup plus de formes d'énergie qui sont plus larges. L'objectif de la décarbonation dans lequel on est, c'est de pouvoir à la fois décarboner nos activités, éviter le CO2 et de travailler la souveraineté. Et ça c'est important et aujourd'hui tous les modèles prospectifs, qu'ils soient issus de gestionnaires de réseau ou qu'ils viennent d'autres opérateurs, convergent vers le fait que l'un des moyens de décarboner la France et l'Europe, ça va être l'électrification des usages, que ce soit des électrifications d'usages de transport, de consommation de chaleur ou autre. Et donc, et de process industriel, l'électrification sera l'élément qui va nous permettre à la fois de retrouver notre souveraineté énergétique et donc économique et politique derrière, et demain de décarboner nos usages. D'où on en vient aujourd'hui en France. La France, côté électrique, est un pays qui est issu d'une électrification rurale. Donc, je dis souvent, ce qui me fascine, c'est que... En 1920, quand on a fait l'électrification du pays, ou dans les années 1920, quand on faisait l'électrification du pays, c'était mettre l'électricité dans les hameaux, dans les maisons. On apportait la vie, en fait. C'était une révolution d'apporter cette électricité-là. Ce sont de communes qu'on fait les réseaux d'électrification rurale. Et aujourd'hui, en 2024, un siècle plus tard, avoir l'électricité à la maison, c'est normal. Et donc, dans le monde de l'électricité, on vient de là. Donc on peut tirer notre chapeau à tous ceux qui ont été pionniers dans cette électrification-là, qui en France, au niveau électricité, s'est déployé par des réseaux basse et moyenne tension dans les communes. Il faut savoir que le compteur d'électricité, le Linky, il n'appartient pas à Enedis. Il appartient d'abord aux communes qui, par le biais des syndicats d'énergie départementaux qui ont fait l'électrification rurale, possèdent ce réseau basse et moyenne tension. Puis jusqu'au poste de livraison, qui va permettre de passer de la basse tension à la haute tension. D'ailleurs on va arriver sur le réseau Enedis qui lui distribue cette électricité. Enedis est le gestionnaire national pour 95% du réseau. Il distribue cette moyenne tension jusqu'à la haute tension à RTE, ou du moins rejoint le réseau RTE qui lui a été construit à partir des années 70-80 pour liaisonner la production d'énergie nucléaire que l'on déployait un peu partout en France. des réseaux basse et moyenne tension qui avaient été développés historiquement au début du siècle. Et donc pour faire le lien entre ces réseaux-là, on a créé le réseau RTE, Réseau de Transport d'Électricité. Et donc aujourd'hui en France, on a un réseau à 95% géré basse et moyenne tension par Enedis. On a un réseau RTE sur de la très haute tension qui lui vient faire le lien avec les gros outils de production. Et sur la production, on est à 80-85% porté par le nucléaire. qui était issu du programme électronucléaire des années 70-80 et d'électrification massive par le nucléaire. On est après ensuite porté par de l'hydroélectricité en production d'électro. Et après arrivent l'éolien et le solaire, qui sont encore aujourd'hui sur des proportions assez marginales, moins de 10%. Je crois qu'on doit être monté autour de 10-12% en total. Le solaire doit représenter 4-5% aujourd'hui du marché, mais... il se déploie de façon de plus en plus forte et de façon très rapide et économique. Et donc aujourd'hui, on fait face à un mur énergétique, où ce mur énergétique, en fait, on va devoir passer de 400 TWh, qui est la consommation électrique du pays aujourd'hui, donc on consomme en France aujourd'hui 400 TWh, à 800 TWh à horizon 2040-2050. On a la programmation pluriannuelle qui a lieu en ce moment. en débat et qui est en consultation pendant six semaines, et qui va définir la feuille de roue de la France. Et donc dans cette consultation-là, on voit le gros volume qui est annoncé pour 2035 de production d'électricité, et donc il va falloir faire x2 en consommation et en production. Et donc la question qu'on a à se poser maintenant, aujourd'hui au moment où on se parle, c'est est-ce que finalement cette électrification nécessaire, on va la faire par du nucléaire, est-ce qu'on va réussir à faire x2, est-ce que ça va être du nucléaire plus d'autres sources, si oui lesquelles, Et donc on a un enjeu à tout de suite mettre des cadres, la PPE va servir à ça, pour atteindre nos objectifs de décarbonation.

  • Speaker #0

    La PPE, c'est quoi exactement ?

  • Speaker #1

    C'est la programmation pluriannuelle de l'énergie. Cette programmation, c'est une espèce de feuille de route où toutes les parties prenantes se mettent d'accord autour de cette feuille de route et les pouvoirs politiques en place font en sorte d'avoir cette espèce de guide et ces objectifs qui sont partagés, toute énergie confondue, gaz... électricité, autres technos, avec des objectifs de décarbonation et avec des objectifs d'atteindre ces résultats-là. Et derrière s'en découlent des politiques, des politiques nationales, par des décrets, des lois qui vont permettre d'atteindre ces différents objectifs. Et dedans, tu vas retrouver des objectifs sur l'éolien offshore, l'éolien onshore, sur le nucléaire. De combien on passe de la part du nucléaire actuel à combien est-ce qu'on sera en 2040. Donc c'est... C'est cette feuille de route là qui détermine ça. Ce qui est important de préciser aussi quand même en France, c'est qu'on n'est pas dans un pays îloté. Et ça, c'est aussi une des forces du marché, pour bien le comprendre. C'est qu'au niveau électrique, on est sur des réseaux qui doivent s'équilibrer en permanence. Donc ce qui entre dans le réseau d'électricité doit être à peu près égal en sortie. Sinon, on a des problèmes de surtention ou de sous-tension. Et en fait, depuis toujours, on a fait des interconnexions au pays. Donc il faut savoir, par exemple, que la France est interconnectée au Benelux, à l'Allemagne, à la Suisse, à l'Italie, à l'Espagne. Et bientôt, la Bretagne sera interconnectée au réseau des îles irlandaises et anglaises par une interconnection qui va arriver à Roscoff et qui permettra de capter de l'énergie surplus de l'éolien offshore produit dans ces zones. Et donc, historiquement, la France a toujours été, je dirais, l'épine dorsale du marché électrique européen. Merci. Parce qu'en fait, on s'appuyait sur le nucléaire. On s'appuyait sur ce surplus de l'électricité et on envoyait de l'électricité nucléaire la nuit à nos confrères allemands et autres qui, eux, avaient d'autres mix électriques.

  • Speaker #0

    Sans faire de géopolitique, mais il y a un sujet européen qui est quand même, j'imagine, assez fort, parce que du nucléaire, on peut, entre guillemets, on met une centrale, on peut en faire de n'importe où. Que ce soit de l'éolien, du photovoltaïque, on est un peu tributaires des conditions météorologiques aussi. Il y a peut-être des courants d'air dans le nord qui peuvent passer dans le sud sur certaines périodes. Donc il faut un petit peu... Jongler avec ses voisins.

  • Speaker #1

    Oui, c'est totalement ça. C'est ce qu'on appelle le foisonnement. Et effectivement, aujourd'hui, ce foisonnement, il est de tout mix de production et de toute origine. Et c'est effectivement ça. On n'a pas eu une période très dure il y a deux ans, en novembre. Le parc français en consommation électrique, il est très thermosensible. C'est-à-dire que dès que vous avez un pic de froid, tout le monde allume son cumulus, tout le monde allume... son chauffage à la maison, et qui est un chauffage des radiants électriques historiques. Donc on a une thermosensibilité du parc très forte. Et donc en novembre, je crois que c'est 2022 ou 2021, je n'ai plus trop la date, c'est l'éolien offshore écossais qui, par interconnection, est venu passer le pic où là on avait nos centrales nucléaires qui étaient en risque de corrosion sous contrainte, donc qui avaient un arrêt de maintenance à faire. Et donc on avait 25% du parc qui fonctionnait. combiné à la guerre en Ukraine qui a fait qu'on s'est coupé des réserves russes au niveau gaz, et donc les Allemands étaient en sous-capacité, on s'est retrouvé dans une problématique très tendue au niveau européen et au niveau français. Et donc effectivement, en géopolitique, le sujet est très très important, et d'un point de vue plaque européenne, c'est hyper important de repositionner la France au niveau électrique dans sa globalité. Et on peut rêver, mais en gros, on peut imaginer que... du photovoltaïque dans le sud de l'Espagne, plutôt bien orienté avec un bon ensoleillement, foisonné avec des régimes de vent forts dans le nord de l'Europe, sur une façade maritime en France, sur les Nordiques et sur le UK très forte. sur lesquels on peut avoir des surproductions qui viennent alimenter l'ensemble de la plaque. Et donc c'est justement ces foisonnements-là, on parle aussi de l'hydroélectricité dans les Alpes, l'hydroélectricité dans les Pyrénées, etc. On a un certain nombre de technologies aujourd'hui qui arrivent à maturité et sur lesquelles on peut vraiment imaginer le fait de reprendre notre souveraineté européenne parce que plus on sera souverain d'un point de vue énergie au global, moins on sera dépendant des... deux gros mastodons aujourd'hui qui dictent un petit peu le monde, qui sont les Etats-Unis et la Chine slash la Russie, où chacun y va de son... on va dire de ses négociations en fonction de leurs armes. Et tant qu'on ne maîtrisera pas la mer nourricière qui est l'énergie, on sera toujours dépendant de ces négo-là, qu'on soit pro-nucléaire, anti-renouvelable ou autre, l'important c'est d'électrifier pour pouvoir vraiment reprendre la main sur nos usages. Aujourd'hui, on a un excédent commercial négatif parce qu'en fait on... On importe énormément de pétrole, énormément de gaz, et on est dépendant de cette économie-là. Et donc la difficulté pour pouvoir vraiment électrifier... le sujet, c'est de pouvoir se rendre indépendant vis-à-vis de ça. Et donc, ça nécessite pas mal de contraintes associées.

  • Speaker #0

    J'avais une question un peu par rapport à ça parce qu'en observant un petit peu les graphiques depuis les années 50-70, on voit une augmentation des énergies fossiles, que ce soit charbon ou pétrole, et on voit un peu les énergies électriques ou nouvelles qui viennent juste un peu s'additionner. Mais je ne vois pas vraiment un remplacement de ces énergies-là. on ne se débarrasse pas comme ça des énergies fossiles, ça vient un peu se mettre par-dessus les ENR, j'ai l'impression.

  • Speaker #1

    Oui, alors je t'enverrai un graphique à la fin du podcast, tu pourras diffuser à la communauté, mais c'est très intéressant. Moi, au contraire, les analyses qu'on montre, c'est que plus on met du renouvelable en service, plus on chasse du fossile. C'est plutôt l'inverse qui se passe, c'est qu'effectivement, au début, on a l'impression de... de ne pas avoir une substitution, mais d'avoir un plus. En fait, si on regarde vraiment depuis 2000, les années 2000, où on a commencé à mettre de l'éolien en route, qu'on a commencé à mettre du photovoltaïque, on regarde la part de production d'énergie issue du charbon, du gaz et même du nucléaire, et on s'aperçoit qu'elle diminue de façon très forte au fur et à mesure qu'on augmente les énergies renouvelables. Et aujourd'hui, convergent... Comment ça converge ? L'ensemble des hypothèses techniques, ils sont à la base des trajectoires qu'on fixe et qui montrent que c'est totalement fort. Pourquoi ? Parce qu'en fait, les renouvelables, et notamment le photovoltaïque, ça a un coût marginal nul de production.

  • Speaker #0

    C'est-à-dire qu'à partir du moment où tu as mis en place un investissement et que tu mets en place ta maintenance et ton financement, tu vas avoir et tu vas lisser dans le temps ton investissement en amortissement. Tu n'as plus de coût marginal de production. Tu produis 7 jours sur 7 quand tu as du soleil, quand tu as du vent. Donc deux façons intermittentes, on est totalement d'accord là-dessus. Intermittence que tu peux gérer par la flexibilité dans les réseaux, par le rapprochement producteur-consommateur, par demain des batteries stationnaires, par un certain nombre d'éléments qui viennent. aider au dispositif.

  • Speaker #1

    Il y a le sujet de stockage aussi.

  • Speaker #0

    Tout à fait.

  • Speaker #1

    Il ne faut pas produire tout le temps, il faut aussi pouvoir stocker.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Alors pour le coup, le stockage est un élément intéressant parce que le techno-solutionnisme dirait on met du stockage partout et on avance. La réalité du stockage fait qu'il faut qu'il y ait déjà une maturité technologique, il faut qu'il y ait une maturité industrielle dans la façon de faire les batteries, de les construire. Donc on a un magnifique projet à Dunkerque. porté par les équipes de Vercors de Benoît Leménian avec qui j'ai personnellement beaucoup travaillé il y a quelques années et pour le coup là on est dans une logique de réindustrialisation avec de la batterie fabriquée en France développée dans nos propres usines. Cette batterie, ce qui est intéressant dans le sujet de la batterie c'est déjà de regarder dans quel écosystème il se situe. Aujourd'hui, ce qu'on aperçoit, c'est qu'il y a un peu la loi de Moore, c'est-à-dire la loi de plus je fabrique, plus je fais de l'AR&D sur la production, plus je vais avoir un coût unitaire qui baisse. Ce qui s'est passé dans le panneau solaire, on a eu une vraie révolution dans le panneau solaire, et ce qui est en train d'arriver sur la batterie, parce qu'en fait, on a le monde entier des constructeurs automobiles qui sont en train de passer à l'électrique. Et donc, tu as les usines de batterie qui commencent à produire en masse, une techno à maturité, et sur lesquelles on commence à voir le prix de la batterie qui chute. Exactement pareil comme on a connu dans le panneau solaire, comme on a pu connaître dans le smartphone ou dans d'autres technologies. Ou dans les cartes à puces, par exemple. Un exemple de la loi de Moore appliquée, carte à puce, téléphone, ordinateur, et puis derrière, panneau solaire, batterie. Donc on a un peu les mêmes dynamiques. Et donc en fait, aujourd'hui, ce qui est en train de s'apercevoir, c'est dans des pays où le marché de gros de l'électricité est encore un peu élevé, le couple énergie renouvelable-batterie fonctionne très bien. Et on voit qu'il vient se développer, donc on constate ça en Australie, on voit ça... Dans certains états américains, on constate ça en Amérique du Sud, on constate ça un petit peu partout. En France, on est dans une dynamique où en fait le parc électronucléaire amorti, donc historique, pour le coup permet d'avoir une électricité à bas coût, si tant est qu'on entretienne notre parc et on le renouvelle et qu'on s'en donne les moyens, et si tant est que le prix de cette électricité sur le marché de gros reflète réellement la réalité de l'entretien du parc et de son renouvellement. Ça, c'est des questions sur lesquelles nous, on a... Je ne vais pas dire qu'il y a une boîte noire en France, mais il y a plein de questions autour de ça. Donc, il va falloir que le nucléaire réponde à toutes ces équations, à son équation assez complexe. Mais en tout cas, à côté, le solaire distribué, comme je l'entends, c'est-à-dire photovoltaïque, couplé batterie, lui, il est en train d'avancer très, très vite. Très, très vite. J'étais encore en Chine il y a deux semaines pour regarder un peu ce que prévoient les industriels chinois, et qui, pour le coup, d'un point de vue... Politique industrielle, en 2015, ils ont sorti leur plan. Ils y sont. Et on voit bien que le couple solaire-batterie-recharge, il est au cœur de l'écosystème des mix. Donc on devra travailler ces sujets-là. Maintenant, le modèle économique français est encore un peu pas tout à fait viable pour la batterie. C'est le début. On commence à s'y intéresser.

  • Speaker #1

    Est-ce que j'ai de demander un peu en France où est-ce qu'on se situe un peu dans l'écosystème ? mondial on va dire.

  • Speaker #0

    Ouais alors en France on commence à accélérer sur le photovoltaïque notamment sur l'éolien également on commence à avoir les choses grandement avancées. Alors le photovoltaïque si je fais le focus sur mon métier il y a deux marchés, tu as le marché du solaire distribué qui est le solaire distribué du petit 3 kg qu'on installe chez le particulier dans la maison de lotissement jusqu'à à peu près 10 000 m² de panneaux solaires installés sur un toit d'un d'un supermarché, d'une usine ou sur un parking d'une collectivité. Ce solaire-là, il se déploie très vite. En gros, en moyenne, en France, la PPE a l'objectif autour de 60-70 gigas de puissance solaire à être installée d'ici 2035. Et en France, on est sur un rythme de pouvoir en mettre en solaire distribué autour de 3,5 par an. Donc sur les 10 prochaines années, on devrait voir autour de 40 gigas de puissance installée en solaire distribué. Ce qui est très important. Il y a encore 3-4 ans, on raccordait au réseau à peine 1 giga par an. Donc là, l'objectif, c'est d'en raccorder 3,5 gigas par an en solaire distribué. Pour atteindre ce 40 gigas, plus les 20 gigas qui ont déjà été installés, on devrait être autour de 60 gigas d'ici 2035-2040. Donc ça, c'est le marché du photovoltaïque. Et si on est à 60 gigas du photovoltaïque, ce sera à mettre au corollaire des 400 TWh qu'on consomme aujourd'hui et qui sont issus des centrales. nucléaire. Donc ça va faire partie de l'écosystème de demain. Est-ce qu'on sera à 75% de renouvelables ? Est-ce qu'on sera à 50% de renouvelables par rapport au nucléaire ? Ça va dépendre de qui va avancer vite, en fait, dans le schéma. Et ce qu'il faut absolument faire, et ça, tout le monde dans la filière va dans ce sens-là, c'est qu'il ne faut pas opposer les uns et les autres. C'est une bêtise de le faire. On a besoin absolument de déployer du décarboné et ce décarboné aujourd'hui autant qu'on joue avec nos deux pieds quoi en fait et si on peut jouer avec nos deux pieds et bien soyons-en forts dans la bataille qui n'est pas qu'une bataille de technosolutionnisme c'est une bataille également de comprendre un écosystème, comment est-ce qu'on peut déployer du solaire intelligent rapidement pour pouvoir atteindre ces objectifs de décarbonation des usages

  • Speaker #1

    Excellent. Et du coup, si YouSun dans tout ça, si on fait un petit focus sur l'entreprise, où est-ce que vous en êtes ? Quel est votre rôle dans cet écosystème ?

  • Speaker #0

    Si YouSun s'est créé comme un développeur photovoltaïque spécialisé en ombrières, donc en fait on a démontré aujourd'hui une vraie capacité à maîtriser le développement, le financement, la construction de milliers de centrales en ombrières de parking. Pourquoi on faisait l'ombrière ? Parce que ça nous intéressait de travailler le solaire pour apporter du service. Et l'ombrière... permettait de se positionner finalement sur des parkings, d'apporter une production d'électricité là où il y a de la consommation, c'est-à-dire au lieu de vie et de travail des gens, et là où les gens pouvaient être amenés à se recharger. Donc la lame de fond du photovoltaïque est un vrai sujet pour nous, parce qu'on pense que cette lame de fond va continuer à être colossale. L'idée, c'était absolument de trouver des solutions pour pouvoir apporter du service et de l'impact aux usagers qui viennent. Donc on avait développé et on a lancé SituSun un peu dans cette Ausha. Et puis finalement, de par notre développement, on est en train de muter vers une logique d'opérateur, de créateur et opérateur de systèmes solaires à l'échelle du quartier, où on intègre un certain nombre de fonctionnalités complémentaires de nos projets. Donc finalement, quand on adresse un projet solaire sur un parking, on réfléchit usage sur ce parking, quelles solutions on peut proposer. Quand on commence à discuter avec une commune... on va raisonner global sur sa commune, toutes les solutions qu'on peut déployer pour rendre le solaire accessible. Et donc on a trois piliers aujourd'hui. Le premier pilier, c'est produire et partager une électricité renouvelable, locale et accessible. Ça, c'est le premier pilier. Donc à chaque fois qu'on a un projet qui arrive chez C-Houston, c'est est-ce que cette électricité, on peut la produire tout de suite ? Est-ce qu'on peut la partager à l'échelle du quartier, donc par le biais de l'autoconsommation collective ? Et après, est-ce qu'elle est locale, renouvelable et accessible ? A partir de là, on peut commencer à travailler le projet. Donc ça, c'est nos projets solaires, premier pilier. Deuxième pilier, est-ce qu'on peut créer du lien social et faire vivre ce lien social ? Donc aujourd'hui, quand par exemple on couvre un bouleau de rhum photovoltaïque, aujourd'hui on vient apporter du lien social dans la commune, parce qu'il y a des personnes, souvent en retraite, qui étaient amenées à jouer ou à se retrouver collectivement sur des lieux. mais pas forcément abrité ou pas forcément le budget dans la commune pour financer un boulot de rhum solaire typiquement on est dans du lien social créé et favorisé on fait des pré-eau d'école on fait des terrains de tennis couverts fait des pistes de paddle couverte en fait le terrain de jeu chez siouxson c'est de travailler les espaces solaires déjà artificialisés et donc en deuxième pilier c'est de faire en sorte que le solaire apporte autre chose il peut apporter un service de recharge mais il peut apporter également une simple couverture qui sert à créer et faire vivre du lien social et le troisième pilier qui nous anime, c'est être garant d'une cohérence économique. C'est-à-dire qu'on n'est pas là à attendre une subvention, un budget, ce n'est pas notre rôle. Notre rôle est d'apporter à la collectivité, à l'entreprise, à l'industriel, l'ensemble du package pour dire, bon voilà, comment est-ce qu'on fait pour pouvoir sortir tes projets renouvelables ou vos projets renouvelables, ou vous donner les idées pour les sortir, notamment solaires. Qu'est-ce qu'on peut apporter pour en plus être dans l'usage et dans l'impact ? Qu'est-ce qui ferait qu'on... on apporterait des solutions plus opérantes et tout ça garante d'une cohérence économique, ça se finance ça se tire finance, voilà il y a des solutions pour le faire et c'est notre modèle à nous d'apporter ces solutions également de financement parce que c'est pour ça que je raisonne sur l'ensemble de la valeur ajoutée d'un projet, t'as visité les locaux tout à l'heure et t'as vu qu'on essaye de se positionner sur l'ensemble et pas simplement un simple bureau d'études qui remet une étude et qui construit pas derrière, on va développer le projet, regarder si ... comment économiquement c'est quelque chose qui se tient. On va en faire d'après les études, on va faire les plans d'exé, on va construire et on va faire l'exploitation et la maintenance de ces ouvrages. Et donc, en répondant à ces trois piliers, est-ce que je produis une électricité que je peux partager à l'échelle du quartier et qui est renouvelable, locale et accessible ? Est-ce que je peux créer du lien et faire vivre ce lien social ? Et trois, est-ce que je suis garant d'une cohérence économique ? Si tu sonnes, déploie ces solutions à travers la France dans une logique usage-impact, de façon très carrée.

  • Speaker #1

    et avec une cadence assez impressionnante. C'est ce que j'en ai vu.

  • Speaker #0

    En fait, le pari qu'on prend chez Sioux Sun et qu'on a pris, c'était plutôt de faire le colibri. C'est-à-dire que, je disais tout à l'heure, il y a deux marchés dans le solaire, j'ai pas eu le temps de terminer. Tu as deux marchés dans le solaire photovoltaïque. Tu as le marché du distribué, jusqu'à 10 000 m² de surface photovoltaïque. Donc on part du particulier jusqu'aux 10 000 m². Et puis après, il y a le solaire d'utilité. Et là, c'est un solaire qui va plutôt se déployer sur des grandes surfaces. On va retrouver des grandes centrales au sol, sur des terrains dégradés et autres. Chez Siusun, le choix a été fait de pouvoir déployer localement et de façon rapide des projets. Et donc là, pour le coup, ça nécessite de se retrousser les manches et de faire le colibri, c'est-à-dire d'aller déployer des petits, moyens et gros projets partout dans les territoires. Donc notre organisation depuis le départ, elle est la massification, et donc d'être en capacité de livrer 2, 3, 4 centrales par jour partout où on est dans les territoires. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que pour ça, on a un maillage de partenariats, qui sont des super partenaires qu'on a créés depuis la création de Sioux Sun quasiment, qui sont des sociétés d'économie mixte pour commencer. Donc les sociétés d'économie mixte sont souvent rattachées à une collectivité, ça peut être une ville, une commune, une métropole, une intercommunalité, un département, une région, qui a une société d'économie mixte qui peut être dans l'aménagement, dans l'électrification et autres, dont son rôle c'est pour le coup pour certaines d'investir dans les projets d'énergie renouvelable. Et bien on s'est associé avec elles, elles ont la connaissance du territoire, elles ont les élus qui sont leur connaissance et puis qui maîtrisent les endroits qu'on peut solariser et autres. Et puis nous on est le développeur qui sait... développer, construire, financer, exploiter les centrales. Et on a créé des JV. Et ces JV, elles sont opérantes, en fait. JV, voulant dire joint venture, c'est-à-dire société commune. Et finalement, on a le Manson, on a Ombrière de Loire-Atlantique, on a Ombrière d'Occitanie. Et ces véhicules sont des programmes de déploiement, finalement, à l'échelle du territoire, où l'objectif de la SEM, c'est d'être la porte d'entrée du territoire, celui qui va... à être le garant local du projet bien monté, bien réalisé. Et puis, Siou Sun est le garant de la technicité, de la réalisation, du financement de ces ouvrages.

  • Speaker #1

    Avec le sujet, j'imagine, aussi de respect de la biodiversité, ça doit être un sujet assez récurrent.

  • Speaker #0

    Exactement. Le parti pris de Siou Sun, c'est de travailler sur tous les espaces artificialisés. Déjà artificialisés, d'autres acteurs du photovoltaïque travaillent sur les approches plutôt agrivoltaïques, vont travailler sur d'autres typologies de supports. Nous, ce n'est pas le cas. On a fait le choix de rester sur l'artificialisé pour plusieurs raisons, des raisons économiques, des raisons techniques, des raisons d'acceptabilité sociale. Le sujet de l'agrivoltaïsme nécessite beaucoup d'autres compétences agronomiques sur la plante, travailler un projet avec les agriculteurs, le monde de la ruralité, le monde des chambres d'agriculture. Et donc c'est un temps long, un temps de déploiement qui, pour nous, n'est pas cohérent par rapport aux objectifs. et donc à notre niveau on a décidé plutôt de rester focus sur le distribué qui pour le coup il y a déjà tellement de choses à faire qu'on a préféré dédier une organisation au solaire distribué et donc on embarque aujourd'hui plus de 1000 sous-traitants à travers la France qui font vivre de l'économie indirecte, voilà quand on fait une ombrière je sais pas moi en Corrèze, cette ombrière elle a Des réseaux, donc des tranchées, du raccordement, d'une fondation, une charpente, de l'électricité. Et à 80%, l'ouvrage, c'est de l'économie locale, directe, parce qu'on fait travailler des entreprises du territoire qui reçoit l'ombrière. Donc c'est de l'économie directe au service d'une autoconsommation collective, parce que toutes nos centrales chez Seawolves-Sun sont dans une autoconsommation collective. Du moins, c'est l'objectif de toutes les placer en autoconsommation collective. Et ça, ça veut dire que l'électron qu'on produit... on le partage à l'échelle du quartier dans un rayon de 2 km et tu changes la vision du solaire et changer la vision du solaire pour nous c'est vraiment lui donner le sourire c'est vraiment l'ambition qu'on a chez C2Sun, c'est de le rendre accessible et de pouvoir se dire mais finalement servons-nous de cette lame de fond pour rendre les choses accessibles et le solaire ça doit être un dénominateur commun ça doit être un moyen de pouvoir justement réenchanter un petit peu les territoires c'est un peu cette philosophie là qui nous anime tous les jours

  • Speaker #1

    Trop bien, et je fais une petite parenthèse du coup tu l'as un petit peu effleuré Petite parenthèse un peu RH, j'entends aussi pas mal, un des freins aussi au développement, c'est parfois le manque un peu de main d'oeuvre, j'entends beaucoup ça dans... autour de moi, est-ce que tu le ressens, un manque de compétence là-dessus ou pas forcément ? Vous qui êtes sur toute la chaîne vraiment de A à Z, que ce soit bureau d'études, sur le terrain, sur les chantiers, est-ce que c'est ok ou ça pourrait être mieux ?

  • Speaker #0

    Côté développement, on a la chance d'être dans un secteur très porteur. Et c'est vrai que les énergies renouvelables ont cette belle image qui donne... De plus en plus de gens viennent nous voir en disant j'ai envie de travailler dans un secteur porteur de sens. Donc ça, côté développement, études, construction, exploitation, en termes de profils, on a des... Pas de problème de recrutement. On va chercher, dans le parcours du recrutement, on va plutôt chercher des gens dans la dynamique d'engagement de l'entreprise. C'est-à-dire de délivrer, de faire, donc des gens avec une énergie créatrice, une dynamique de déploiement. Et donc ça, c'est plutôt le profil qu'on va rechercher. Aujourd'hui, on est assez dur sur ça, c'est-à-dire qu'on veut des gens engagés quand ils nous rejoignent, qui sont dans une dynamique de faire et de déployer. Donc on a la chance d'avoir des... très beaux partenariats sur Rennes avec l'INSA, Supélec, l'EME à Kirlan, des écoles d'ingénieurs qui, pour le coup... vous avez des batteries d'ingénieurs qui sortent tous les ans et ces ingénieurs-là sont souvent intéressés pour venir travailler dans ce secteur. Donc ça là-dessus, pas de problématique. Après, sur la partie installation, sur la partie exploitation, c'est plutôt notre job à nous d'aller embarquer l'écosystème. C'est-à-dire qu'en gros, on ne souffre pas forcément de main-d'oeuvre. Oui, il y a un sujet de manque de main-d'oeuvre chez les électriciens, de manque de main-d'oeuvre chez les maçons, mais ces sociétés en local, elles vivent, elles sont déjà présentes. Elles sont sur des marchés, des marchés souvent tendus, Et donc en fait le photovoltaïque est quelque chose sur lequel on essaye de les emmener avec nous pour leur faire en sorte d'avoir des marchés secondaires, de diversification. Et donc on est plutôt parti chez Solution pour embarquer toutes ces petites, moyennes, voire même très grandes entreprises dans cette logique de sous-traitance, où on passe des partenariats et on est capable d'avoir ces différents acteurs qui déploient pour nous au niveau territorial. Et donc ça donne en fait, je donnais ce réseau de plus de 1000 sous-traitants à travers la France. Et ça donne cette espèce d'open source. Si vous le savez, un peu, essayez de travailler cette logique d'open source en disant qu'on est un acteur qui va vous permettre de donner un cadre de travail sur le solaire et on vous embarque, vous électricien, vous maçon, vous entreprise de TP, de VRD, dans la logique de faire des projets. Si ces entreprises, tu viens les voir et tu leur dis, débrouille-toi avec le projet d'ombrillère, le projet va coûter trop cher, le projet va mettre 2-3 ans à sortir, etc. Là, on arrive, nous, on développe le projet complet et on fait travailler l'écosystème local. Mais on va chercher des électriciens qui ne savent pas forcément faire du solaire. On va chercher des maçons qui n'ont pas forcément eu l'habitude de faire des fondations d'embrières. Et c'est ça, en fait, qui nous anime. C'est que moi, je pense qu'on a totalement les cartes et les clés en main aujourd'hui pour avoir de la main-d'œuvre qualifiée et compétente en France. Encore faut-il la motiver et encore faut-il lui donner accès au marché. Et nous, c'est ce qu'on essaye de faire. Et en sept ans, on n'a pas eu de pénurie de main-d'œuvre. On n'a pas galéré à trouver... trouver de la main d'oeuvre au contraire on a plutôt trouvé des gens qui avaient envie de rester à travailler avec nous donc c'est ce qu'on va continuer à faire avec cette ce focus et cette volonté d'essayer d'avoir systématiquement on n'y arrive pas tout le temps mais systématiquement de des entreprises locales qui se situe dans le département qui réalise nos centrales et en fait Moi, je crois beaucoup à la théorie du mouvement. Le mouvement crée le mouvement. Moi, je l'appelle la théorie du mouvement. Je ne sais pas si c'est ce terme-là.

  • Speaker #1

    C'est une fausse théorie. Oui, ça va bien.

  • Speaker #0

    Mais le mouvement crée le mouvement. C'est-à-dire que quand tu travailles avec une boîte, que ça se passe bien, quand tu travailles avec une commune, avec une entreprise, que ça se passe bien, cette dynamique, elle est positive partout et elle fait des rebonds en permanence. Et plus tu es en mouvement, plus tu es en dynamique, plus tu crées autour de toi des dynamiques positives. Et donc, en fait, c'est ce qu'on fait. Au quotidien, ce que je dis souvent aux équipes ou aux partenaires, un maçon qui a fait un bon projet et qui a bien travaillé, ça va rebondir sur d'autres personnes dans son écosystème, sur lui-même, dans sa famille. Il a peut-être un élu dans une autre commune ou quelqu'un qui travaille dans une autre entreprise et qui voudra faire du solaire. Et donc, on est dans cette dynamique-là. Et cette dynamique-là, elle doit être positive et contagieuse. Et donc, c'est un peu cet esprit-là. Et donc après, pour finir sur C.U. Sun, nous, on développe... des solutions solaires partagées, de production d'énergie solaire partagée pour les collectivités, les entreprises et bientôt pour les particuliers. On va lancer une offre à la rentrée 2025 sur toute la France de déploiement d'installations solaires très innovantes. Petit teasing, on est sur je dirais des clients bêta-testeurs en ce moment et ça se passe super bien. Donc pareil, dans la logique de massification et dans la logique de boucle locale. C'est-à-dire que comme si YouSun a plus de 2000 centrales à travers la France qui sont en boucle locale d'autoconsommation collective, on a pour objectif de compléter ces boucles locales, donc que le consommateur ne soit pas celui qui nous achète que le mégawatt-heure, mais il puisse être celui qui a envie de s'équiper sur son toit ou sur son parking. Et donc l'idée c'est qu'à travers nos communautés d'énergie que l'on crée par nos productions solaires partagées, qu'elles soient sur des parkings d'entreprises, d'industriels ou de communes, ça crée une communauté en local. de gens qui, quand ils ont vu une ombrière sur une aire de covoiturage à torser ou à étrer à la sortie de l'autoroute en direction de Vitré, l'autoconsommation collective autour de cette centrale donne envie aux entreprises à côté, donne envie aux riverains d'acheter du mégawatt produit par ces centrales, mais également de s'équiper à la maison ou sur leur site. Et c'est ça toute la dynamique Sioux Sun, c'est la ville solaire, c'est le territoire solaire, c'est le fait de pouvoir déployer de façon dynamique, parce que plus on crée une dynamique positive autour de ça, plus on met du renouvelable. plus on chasse du fossile et plus on a de la souveraineté. Avec des petits projets et des moyens de projet, mais qui finalement s'exercent assez rapidement par rapport aux gros projets qui ont des temporalités, des complexités parfois plus lourdes. Et donc nous, c'est ce qu'on s'avère tuer au quotidien, c'est de déployer cette massification.

  • Speaker #1

    Encore une fois, l'effet un peu colibri que tu disais. Sans rentrer dans la technique, mais un des fausses croyances qu'on pouvait avoir il y a peut-être quelques années, pas forcément besoin de vivre dans le sud de la France avec le soleil à basse de l'étoile pour pouvoir en profiter. On est rendu en Bretagne et le moindre rayon de soleil peut suffire à alimenter.

  • Speaker #0

    Oh ouais, je suis sur les réseaux à un monsieur qui s'appelle Nicolas Diteblanche et il est intéressant, parce que je ne le connais pas personnellement. Tous les jours ou toutes les semaines, il poste sur un panneau solaire qu'il a mis au-dessus d'un petit carré potager. Et en fait, il l'oriente, il met un azimut parfait plein sud et tout, et il se rend pas autonome dans sa maison, mais il se produit une bonne partie de son énergie avec ça. Donc le photovoltaïque, il ne faut pas le voir comme une source d'autonomie. On a 365 jours dans l'année, ces 365 jours, il y a 24 heures, donc ça fait 8600 heures sur une année, et le photovoltaïque, c'est autour de 1000 heures. Donc on voit bien, on est à 950 heures à Lille et on est à 1400 heures à Marseille, plein sud, ou 1500 heures. Donc la moyenne française, elle est autour de 1000, 1100 heures. Voilà, effectivement, c'est juste un retour sur investissement un petit peu décalé. Quand tu te places sur un business plan, mais tu as quand même de l'ensoleillement et de l'éclairement. Donc en fait, même à Lille, tu as 900 heures ou 950 heures, tu produis, tu vas avoir par rapport à un coût d'investissement qui est le même à Marseille, un retour sur investissement un peu moindre. Mais non, c'est une fausse croyance. Et puis quand tu regardes des pays qui sont à des latitudes bien plus supérieures que les nôtres, je prends l'exemple du Pays-Bas. Il y a un truc qui me frappe dans les Pays-Bas, c'est qu'ils ont fait une analyse sur le fait de dire « mais où est-ce qu'on peut mettre du solaire chez nous ? » Et c'est un pays qui est tout petit et où en fait c'est très contraint en termes d'espace. Et bien ils ont fait focus sur les maisons individuelles. Ils sont à plus de 40% des maisons individuelles. équipés en panneaux solaires. C'est énorme. Nous, on est à 2,5-3% en France. Et quand tu sais que la France, c'est la maison du pavillon, on a des lotissements partout, à Ausha de bois, à ardoises ou à tuiles, donc pas de problématique technique pour en installer, c'est facile. Mais qu'est-ce qu'on attend, en fait ? Qu'est-ce qu'on attend pour que tous nos toits de maison, demain, soient solaires, en fait ? Et nos parkings, et nos toitures d'entrepôt, et donc, voilà, tout ça fait que... Je reviens encore à la théorie des grosses pierres dont on parlait en introduction. C'est que moi, je crois beaucoup à ça. C'est-à-dire que cette théorie des grosses pierres, c'est pour moi, tu prends un vase et d'abord, on met nos grosses pierres, on met nos gros besoins, nos besoins fondamentaux. Quels sont-ils ? Moi, dans la vie, je bosse beaucoup comme ça ou je vis comme ça. Et mes grosses pierres pour moi, notamment professionnellement au niveau de Sioux Sun, c'est d'abord de mettre de la production locale en place, tout de suite en service. Et après, ou en même temps, d'y adjoindre les petits cailloux, le sable, l'eau. Et le vase est complet. Et si tu fais l'inverse, ça déborde et ça ne rentre pas. Et donc, les grosses pierres pour moi, c'est d'en mettre le plus possible. Et on a tout en France pour en mettre. On a un super réseau d'électrification géré par Enedis et par RTE. On a la chance d'avoir quand même un système régulé, organisé. Mais encore faut-il que ce système régulé, organisé, donne les moyens d'avancer et qu'il ait envie de le faire, ce solaire distribué. Mais si on le fait, il sera en même temps que peut-être d'autres programmes nucléaires. peut-être en même temps que des programmes de déploiement de batterie. Il sera aussi le fait de pouvoir faire vivre la consommation aux meilleures heures de production. Ça, c'est un des enjeux du moment. C'est de donner les clés du camion aux citoyens, aux consommateurs, aux entreprises, aux collectivités, de consommer là où on a des surplus de production. Typiquement, on commence à avoir aujourd'hui des surplus de production solaire parce qu'on commence à en mettre de plus en plus. Sauf qu'on consomme... de 10h à 14h, c'est là où on a le pic de production. Et les consommations électriques françaises sont plutôt le matin et le soir. Donc voilà, donner envie de venir réussir à rééquilibrer cette production, cette consommation au moment de la production. Ça, ça veut dire pouvoir faire discuter consommateurs et producteurs. Donc l'autoconsommation collective à l'échelle du quartier, par exemple, c'est quelque chose d'hyper vertueux, parce que demain, tu seras capable d'aller envoyer un signal. à tes consommateurs pour dire, attention, demain, mettez en route votre machine à laver ou rechargez votre voiture électrique, ils prévoient de faire beau de 10h à midi. Ça paraît fou, mais c'est totalement faisable d'un point de vue techno. C'est juste un point de vue de déploiement, de mise en œuvre concrète et opérationnelle de ces solutions. Donc nous, on y croit, mais à 10 000%. Et donc, on s'évertue non pas à réinventer l'algorithme qui nous sauvera, dont on aura sûrement besoin à un moment donné, mais on s'évertue à mettre de façon très pragmatique. cette dynamique dans les territoires par du savoir-faire et de la maîtrise technique, financière, etc. Voilà un petit peu notre analyse.

  • Speaker #1

    Fini les heures pleines, heures creuses, maintenant ça va être plutôt connecté aux conditions météorologiques et aux heures de la journée.

  • Speaker #0

    C'est fini les heures pleines, heures creuses historiques et c'est bienvenu les heures pleines et heures creuses solaires. justement pour pouvoir apporter ça et comme je dis c'est quand on a ce mur énergétique où on a une consommation de 400 terawattheures production à peu près équivalente et qu'on doit passer à 800 terawattheures ce sera peut-être peut-être 600 700 c'est peut-être 900 les chiffres le diront dans 30 ans mais on voit que de toute façon est ce qu'on a dit en amont il va falloir décarboner nos usages on n'a pas le choix l'arrivée de l'électrification massive sur l'IA qui nécessitent du CPU, donc qui nécessitent du data center, la souveraineté de nos données qu'on va devoir remettre en France, remettre en Europe pour avoir cette souveraineté de données, la décarbonation des transports, les poids lourds. Aujourd'hui, 50% du poids carbone du transport, il est sur le poids lourd régional. Il est sur le transport régional, c'est-à-dire les messageries, le fait de se livrer, et je crois que le e-commerce explose et continuera de se développer. 50% du poids carbone du transport, il est sur le transport régional. L'avènement de la batterie fait qu'aujourd'hui, le camion électrique est compétitif versus le camion diesel. Et donc en fait, aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? C'est qu'on va avoir un bouleversement des transporteurs qui vont passer à l'électrique sur le tracteur électrique, sur la messagerie. Et donc en fait, il va falloir répondre à ce besoin. Pareil sur les transports publics. La métropole de Rennes, par exemple, c'est 10 bus électriques. Et on sait qu'à la fin de la DSP qui est en train de se renouveler, ce sera autour de 150 ou 200 bus électriques. Donc on voit bien que l'électrification rurale est un mal nécessaire, mais il va falloir l'électrification rurale. L'électrification de nos usages est un mal nécessaire, mais encore faut-il que l'on produise, et qu'on la produise localement et qu'on la distribue localement. Et donc pour ça, nous vraiment, on voit le solaire comme un moyen d'avancer vite et rapide, mais encore faut-il qu'il puisse s'associer à la consommation. Et on parle souvent de consommateurs, de prosumers. Et bien, à travers l'autoconsommation collective, telle qu'on la voit chez C.Houston, on voit un moyen finalement de connecter production et consommation pour qu'on puisse mieux se parler et que les consommateurs adaptent leurs usages au moment de la production. Et là, on a un vrai outil de souveraineté, on va dire, française, européenne. Et si on fait ça à horizon 10 ans... Collectivement, on aura une arme qui sera de notre côté et pas en face de nos pays amis, mais néanmoins avec qui il faut toujours jouer un peu des coudes pour vivre. On est rentré dans une économie de guerre, si j'entends beaucoup d'économistes le dire. Et moi, à notre niveau, on fera notre pierre à nous, mais à notre niveau, on pense que dans cette économie de guerre-là, on a encore des cartes à jouer en Europe et en France. Mais encore faut-il s'en donner les moyens dans le déploiement.

  • Speaker #1

    Ok, trop bien. En tout cas, moi, ça m'a remis un petit rayon de soleil dans ma croyance à l'électrification et pas mal de choses qui se mettent en place. Et encore bravo pour ce qui a été déjà fait chez Siou Son et ce qui sera encore fait derrière. Est-ce que tu avais peut-être un petit mot de la fin pour conclure ? On a vu pas mal de choses. Et encore une fois, merci pour cette passion que tu arrives à transmettre et ça donne beaucoup envie. Si tu avais un petit dernier mot à rajouter ?

  • Speaker #0

    Faisons les choses avec le sourire quoi en fait et c'est un peu ça si you sonne c'est à dire que on se lève tous le matin pour aller au boulot on a tous envie de faire on doit tous aller travailler il y a un traf alimentaire important et moi à titre perso d'un point de vue entrepreneur ce qui m'anime c'est d'être aligné être bien dans mes baskets tous les matins et je le suis parce que j'ai la banane et j'ai la banane parce que j'ai aligné ce que je fais et je suis content de ce déploiement-là et de cet alignement-là. On essaie à notre niveau de faire en sorte que à chaque fois qu'on touche un projet, on apporte cet élan de fraîcheur par le sourire, par l'animation. On va annoncer notre nouvelle identité visuelle la semaine prochaine au Salon des Mères et des Collectivités et le sourire ne sera pas bien loin. Donc donner aux gens l'envie de faire plutôt que de grogner et de dire c'est impossible. Et ça passe par une espèce de... Sans tomber sur des choses trop banales, mais c'est passé par de l'action positive, tout simplement, par la grosse perte tout simple. Quand on fait un préau d'école à Clermont-Ferrand, dans une petite commune et qu'on a couvert 120 mètres carrés, on a peut-être... pas eu une rentabilité excessive sur le projet mais on a été créer une dynamique positive dans le préau de l'école où des gamins vont passer, vont jouer au sport tous les jours sous des panneaux solaires et donc qu'est-ce qui se passe dans l'intellect de ces gens là, le panneau solaire rentre, de ces enfants rentrent dans leur dynamique les énergies renouvelables rentrent dans leur dynamique et ça C'est un peu une énergie active qu'on a su lancer parce qu'on arrive avec ce sourire-là. Nous, on croit beaucoup au réenchantement des territoires. Pour moi, je suis convaincu que la croissance à deux chiffres, elle est demain, elle est dans les territoires. Elle est dans ces premières, deuxièmes, troisièmes, quatrièmes ceintures, ces diagonales du vide, comme on a pu dire parce qu'on les a abandonnées d'un point de vue industriel. Moi, je crois que c'est des endroits où si on remet de la production d'électricité, qu'est la mer des batailles, la mer nourricière. On peut recréer des dynamiques positives. Et voilà ce que je voulais dire tout à l'heure. Quand on a ce mur de 400 TWh versus 800 TWh, la question que je dis à un maire souvent, c'est est-ce que tu veux que cette électricité, par rapport à ses besoins qui vont venir, est-ce que tu veux encore la tirer de 2000 km ou est-ce que tu veux la produire localement ? Est-ce que tu crois que ton territoire sera plus souverain et résilient si cette production d'électricité est locale ? Et donc le moyen pour moi, c'est de le faire ensemble. collectivement en partageant cette électricité à l'échelle du quartier, en créant le mouvement et en partageant cette énergie on va dire positive par le sourire qu'on donnera envie de faire plein d'autres choses tous nos services que l'on déploie au quotidien des aménagements vélo en libre service ou de vélo ou simplement d'abri vélo sécurisé à travers Station Rêve, nos terrains de tennis qu'on reemploie pour faire des pistes de paddle de paddle pardon qu'on dise bien le mot nos différentes activités de borne de recharge pour véhicules électriques, Racine qui est la partie station de fitness dans la ruralité et dans les entreprises avec des conteneurs maritimes solaires, Immosis qui est le nouveau produit qu'on lance sur l'aménagement des parcs immobiliers tertiaires et industriels en solaire, la rénovation des friches industrielles, la solution qu'on va lancer sur le solaire pour la maison en mode service et abonnement, je tease un peu ce qu'on va annoncer en 2025. l'autoconsommation collective. En fait, tout ça fait que tu as une galaxie qui se déploie et qui se déploie avec le sourire. Donnons les moyens au territoire de se réenchanter et le territoire se réenchantera. Et ça passe par nous, entreprises, entrepreneurs, à mettre des solutions du quotidien en route. C'est un peu le mot de la fin qui est un peu long, je suis désolé. Mais qui se veut, voyons le verre à moitié plein.

  • Speaker #1

    Hyper encourageant et ça fait plaisir d'avoir plein de... d'idées positives pour recréer de la proximité au niveau des collectivités, je ne peux que valider ce point de vue. Merci beaucoup à toi, en tout cas, François, pour toutes ces explications, c'était super intéressant, et puis je suivrai avec attention toute la vie de Siou Sun et autres, et encore merci à toi.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup pour l'invitation, et super comme média, écoutez les podcasts, lisez des bouquins, c'est hyper important.

  • Speaker #1

    Super, merci beaucoup, salut.

Description

Dans ce nouvel épisode, j’ai pu échanger avec François Guérin, cofondateur et CEO de See You Sun, une entreprise Rennaise spécialisée dans le déploiement de solutions solaires locales et innovantes.


🔍 Les sujets abordés

Parcours et vision : François Guérin partage son parcours, influencé dès son plus jeune âge par le secteur des énergies renouvelables et comment il a concrétisé cette passion avec See You Sun.

L’urgence énergétique : Face à une consommation électrique française qui doit doubler d’ici 2040 (de 400 à 800 TWh), François souligne l’importance de l’électrification des usages pour renforcer notre souveraineté énergétique tout en décarbonant l’économie.


♟️La stratégie de See You Sun

Développer l’énergie solaire locale : Notamment à travers des ombrières de parking et des projets solaires sur des espaces déjà artificialisés.

Créer du lien social : En transformant les espaces urbains (préaux d’écoles, terrains de sport couverts) en lieux conviviaux et solaires.

Assurer une cohérence économique : En proposant des solutions de financement accessibles aux collectivités et entreprises.

Impact et avenir : See You Sun ne se contente pas de produire de l’énergie verte, mais contribue également à dynamiser les territoires en créant des emplois locaux et en favorisant l’autoconsommation collective.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Futur en vue, un podcast RH et engagé qui nous aide à repenser nos modes de fonctionnement pour une entreprise plus durable et prouve que l'on peut faire cohabiter business avec engagement social et environnemental. Eh bien bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Futur en vue. Aujourd'hui je continue mon éducation dans le domaine des ENR. Je suis en compagnie de François Guérin, le cofondateur de See You Soon. Bonjour François.

  • Speaker #1

    Bonjour.

  • Speaker #0

    Alors peux-tu peut-être commencer par te présenter, dire un petit peu qui tu es, d'où tu viens. Nous sommes aujourd'hui, je n'ai pas précisé, à Rennes, en Bretagne, sur ma terre natale. et ça fait plaisir.

  • Speaker #1

    François Guérin, j'ai 40 ans, marié et deux enfants. Je suis rené d'origine. J'ai fait mes parcours professionnels à Londres, Paris et Bruxelles. Et puis je suis revenu en terre natale d'origine il y a plus de 10 ans. Et en 2017-2018, j'ai eu l'idée de m'associer avec mon frère et un ami d'enfance. pour développer une entreprise qui s'appelle Siussen, dont le siège est basé à Saison-Sévinier, à côté de Rennes, et qui se déploie au niveau national autour de la production d'énergie renouvelable.

  • Speaker #0

    Super. Et de par ton parcours, question que j'aime bien poser un petit peu régulièrement, comment en es-tu arrivé dans ce domaine de l'impact et des énergies renouvelables ?

  • Speaker #1

    En fait, dès le départ, à l'origine, j'ai été biberonné dans le monde du secteur des énergies renouvelables, surtout de la production d'énergie décentralisée. Mon papa a travaillé dans ce milieu pendant 40 ans, pendant toute sa carrière professionnelle. Et pour sa fin de carrière professionnelle, il a même créé un acteur dans les énergies renouvelables qui s'appelait Langa, qui est devenu Engie parce qu'il a été racheté en 2018. Donc j'ai toujours vécu et compris un petit peu l'environnement des énergies, même si j'en étais assez éloigné, pas forcément avec la conviction d'y aller. Mais en fait, finalement, professionnellement, j'ai rejoint ce secteur en découvrant le monde de l'énergie chez Direct Energy et après en rejoignant Langar au début des années 2010. Et en fait, il y a un livre assez fort qui est L'or noir de Mathieu Ausha, qui est cofondateur du Shift Project. qui a fait un peu écho au monde dans lequel on vit et sur lequel j'ai pu un peu matérialiser à titre personnel le fait que l'énergie c'est la mère nourricière de beaucoup beaucoup de choses dans nos sociétés et qu'on avait un peu mis de côté cette base et ses fondamentaux et donc j'aime bien dire aujourd'hui que l'énergie c'est la mère nourricière de toute société en bonne santé et donc En 2017, quand il s'est posé la question de développer une entreprise, parce que la nature entrepreneuriale, je l'avais en moi, et puis j'avais passé 10-15 ans déjà dans le secteur à développer des projets, moi je me suis dit, ok, oui, mais de quelle façon, avec quelle méthode et pour quel résultat ? Et donc on a construit un peu un ovni qui est tout le temps en phase de développement, qui s'appelle Siusun. avec des piliers assez forts finalement et qui aujourd'hui finalement essayent à son niveau de remettre de la production d'énergie renouvelable ou de déployer massivement de la production d'énergie renouvelable dans les territoires tels qu'on le conçoit et tels qu'il peut se déployer de façon très opérationnelle et opérante au quotidien. Donc c'est vraiment cette géopolitique de l'or noir. Donc ce livre de Mathieu Ausha, c'est un livre qui est... qui te montre finalement la géopolitique depuis un siècle dictée par le pétrole. Et on comprend un certain nombre d'éléments, de guerres, de conflits, de relations, et qui finalement illustrent parfaitement un petit peu le monde dans lequel on est, jusqu'à la semaine dernière, une élection présidentielle outre-Atlantique qui fait beaucoup discuter. En fait, un des sous-jacents qui vont venir et un des éléments de discussion qui aura lieu dans les prochaines années et maintenant mois qui viennent, ça va être l'énergie. On a vu sur la crise du Covid, ça a tout de suite été l'énergie qui a été la clé et une des batailles. Le départ après de la guerre en Ukraine a recréé des dynamiques autour de l'énergie. Donc nous, de façon très pragmatique, on a décidé vraiment de se lancer là-dessus parce qu'animé par notre savoir-faire, on s'était dit il faut absolument remettre de l'énergie au cœur des territoires. Et pour nous, elle passe de façon assez naturelle par l'énergie solaire, qui est pour nous l'énergie du 21e siècle, et qui ne sera sûrement pas la seule des énergies, il y en a plein d'autres, mais en tout cas, c'est celle sur laquelle on s'évertue à la déployer massivement, ou à faire en sorte qu'il y ait un écosystème de déploiement qui puisse se mettre en place pour la massifier.

  • Speaker #0

    Excellent. On y reviendra après un peu sur Sioux Sun, ce que vous faites, l'actualité, etc. Mais ça m'intéresserait, déjà tu as commencé un peu à l'aborder, d'avoir un petit état des lieux en effet sur les nouvelles énergies. On parle de beaucoup de choses, d'éolien, photovoltaïque, hydrogène, etc. On va peut-être faire un petit focus sur la partie photo, mais savoir un petit peu où on en est. Tu l'as dit, l'énergie, franchement, elle est partout dans notre quotidien. C'est la base de la civilisation du XXIe siècle. Qu'est-ce qui a évolué ? Où est-ce qu'on en est ? Est-ce que tu as un petit peu d'infos à m'apprendre là-dessus ?

  • Speaker #1

    Oui, en essayant de vulgariser les choses, l'énergie déjà c'est un champ qui est assez vaste. Nous chez Dans le photovoltaïque, on se concentre sur l'énergie électrique, mais il y a beaucoup plus de formes d'énergie qui sont plus larges. L'objectif de la décarbonation dans lequel on est, c'est de pouvoir à la fois décarboner nos activités, éviter le CO2 et de travailler la souveraineté. Et ça c'est important et aujourd'hui tous les modèles prospectifs, qu'ils soient issus de gestionnaires de réseau ou qu'ils viennent d'autres opérateurs, convergent vers le fait que l'un des moyens de décarboner la France et l'Europe, ça va être l'électrification des usages, que ce soit des électrifications d'usages de transport, de consommation de chaleur ou autre. Et donc, et de process industriel, l'électrification sera l'élément qui va nous permettre à la fois de retrouver notre souveraineté énergétique et donc économique et politique derrière, et demain de décarboner nos usages. D'où on en vient aujourd'hui en France. La France, côté électrique, est un pays qui est issu d'une électrification rurale. Donc, je dis souvent, ce qui me fascine, c'est que... En 1920, quand on a fait l'électrification du pays, ou dans les années 1920, quand on faisait l'électrification du pays, c'était mettre l'électricité dans les hameaux, dans les maisons. On apportait la vie, en fait. C'était une révolution d'apporter cette électricité-là. Ce sont de communes qu'on fait les réseaux d'électrification rurale. Et aujourd'hui, en 2024, un siècle plus tard, avoir l'électricité à la maison, c'est normal. Et donc, dans le monde de l'électricité, on vient de là. Donc on peut tirer notre chapeau à tous ceux qui ont été pionniers dans cette électrification-là, qui en France, au niveau électricité, s'est déployé par des réseaux basse et moyenne tension dans les communes. Il faut savoir que le compteur d'électricité, le Linky, il n'appartient pas à Enedis. Il appartient d'abord aux communes qui, par le biais des syndicats d'énergie départementaux qui ont fait l'électrification rurale, possèdent ce réseau basse et moyenne tension. Puis jusqu'au poste de livraison, qui va permettre de passer de la basse tension à la haute tension. D'ailleurs on va arriver sur le réseau Enedis qui lui distribue cette électricité. Enedis est le gestionnaire national pour 95% du réseau. Il distribue cette moyenne tension jusqu'à la haute tension à RTE, ou du moins rejoint le réseau RTE qui lui a été construit à partir des années 70-80 pour liaisonner la production d'énergie nucléaire que l'on déployait un peu partout en France. des réseaux basse et moyenne tension qui avaient été développés historiquement au début du siècle. Et donc pour faire le lien entre ces réseaux-là, on a créé le réseau RTE, Réseau de Transport d'Électricité. Et donc aujourd'hui en France, on a un réseau à 95% géré basse et moyenne tension par Enedis. On a un réseau RTE sur de la très haute tension qui lui vient faire le lien avec les gros outils de production. Et sur la production, on est à 80-85% porté par le nucléaire. qui était issu du programme électronucléaire des années 70-80 et d'électrification massive par le nucléaire. On est après ensuite porté par de l'hydroélectricité en production d'électro. Et après arrivent l'éolien et le solaire, qui sont encore aujourd'hui sur des proportions assez marginales, moins de 10%. Je crois qu'on doit être monté autour de 10-12% en total. Le solaire doit représenter 4-5% aujourd'hui du marché, mais... il se déploie de façon de plus en plus forte et de façon très rapide et économique. Et donc aujourd'hui, on fait face à un mur énergétique, où ce mur énergétique, en fait, on va devoir passer de 400 TWh, qui est la consommation électrique du pays aujourd'hui, donc on consomme en France aujourd'hui 400 TWh, à 800 TWh à horizon 2040-2050. On a la programmation pluriannuelle qui a lieu en ce moment. en débat et qui est en consultation pendant six semaines, et qui va définir la feuille de roue de la France. Et donc dans cette consultation-là, on voit le gros volume qui est annoncé pour 2035 de production d'électricité, et donc il va falloir faire x2 en consommation et en production. Et donc la question qu'on a à se poser maintenant, aujourd'hui au moment où on se parle, c'est est-ce que finalement cette électrification nécessaire, on va la faire par du nucléaire, est-ce qu'on va réussir à faire x2, est-ce que ça va être du nucléaire plus d'autres sources, si oui lesquelles, Et donc on a un enjeu à tout de suite mettre des cadres, la PPE va servir à ça, pour atteindre nos objectifs de décarbonation.

  • Speaker #0

    La PPE, c'est quoi exactement ?

  • Speaker #1

    C'est la programmation pluriannuelle de l'énergie. Cette programmation, c'est une espèce de feuille de route où toutes les parties prenantes se mettent d'accord autour de cette feuille de route et les pouvoirs politiques en place font en sorte d'avoir cette espèce de guide et ces objectifs qui sont partagés, toute énergie confondue, gaz... électricité, autres technos, avec des objectifs de décarbonation et avec des objectifs d'atteindre ces résultats-là. Et derrière s'en découlent des politiques, des politiques nationales, par des décrets, des lois qui vont permettre d'atteindre ces différents objectifs. Et dedans, tu vas retrouver des objectifs sur l'éolien offshore, l'éolien onshore, sur le nucléaire. De combien on passe de la part du nucléaire actuel à combien est-ce qu'on sera en 2040. Donc c'est... C'est cette feuille de route là qui détermine ça. Ce qui est important de préciser aussi quand même en France, c'est qu'on n'est pas dans un pays îloté. Et ça, c'est aussi une des forces du marché, pour bien le comprendre. C'est qu'au niveau électrique, on est sur des réseaux qui doivent s'équilibrer en permanence. Donc ce qui entre dans le réseau d'électricité doit être à peu près égal en sortie. Sinon, on a des problèmes de surtention ou de sous-tension. Et en fait, depuis toujours, on a fait des interconnexions au pays. Donc il faut savoir, par exemple, que la France est interconnectée au Benelux, à l'Allemagne, à la Suisse, à l'Italie, à l'Espagne. Et bientôt, la Bretagne sera interconnectée au réseau des îles irlandaises et anglaises par une interconnection qui va arriver à Roscoff et qui permettra de capter de l'énergie surplus de l'éolien offshore produit dans ces zones. Et donc, historiquement, la France a toujours été, je dirais, l'épine dorsale du marché électrique européen. Merci. Parce qu'en fait, on s'appuyait sur le nucléaire. On s'appuyait sur ce surplus de l'électricité et on envoyait de l'électricité nucléaire la nuit à nos confrères allemands et autres qui, eux, avaient d'autres mix électriques.

  • Speaker #0

    Sans faire de géopolitique, mais il y a un sujet européen qui est quand même, j'imagine, assez fort, parce que du nucléaire, on peut, entre guillemets, on met une centrale, on peut en faire de n'importe où. Que ce soit de l'éolien, du photovoltaïque, on est un peu tributaires des conditions météorologiques aussi. Il y a peut-être des courants d'air dans le nord qui peuvent passer dans le sud sur certaines périodes. Donc il faut un petit peu... Jongler avec ses voisins.

  • Speaker #1

    Oui, c'est totalement ça. C'est ce qu'on appelle le foisonnement. Et effectivement, aujourd'hui, ce foisonnement, il est de tout mix de production et de toute origine. Et c'est effectivement ça. On n'a pas eu une période très dure il y a deux ans, en novembre. Le parc français en consommation électrique, il est très thermosensible. C'est-à-dire que dès que vous avez un pic de froid, tout le monde allume son cumulus, tout le monde allume... son chauffage à la maison, et qui est un chauffage des radiants électriques historiques. Donc on a une thermosensibilité du parc très forte. Et donc en novembre, je crois que c'est 2022 ou 2021, je n'ai plus trop la date, c'est l'éolien offshore écossais qui, par interconnection, est venu passer le pic où là on avait nos centrales nucléaires qui étaient en risque de corrosion sous contrainte, donc qui avaient un arrêt de maintenance à faire. Et donc on avait 25% du parc qui fonctionnait. combiné à la guerre en Ukraine qui a fait qu'on s'est coupé des réserves russes au niveau gaz, et donc les Allemands étaient en sous-capacité, on s'est retrouvé dans une problématique très tendue au niveau européen et au niveau français. Et donc effectivement, en géopolitique, le sujet est très très important, et d'un point de vue plaque européenne, c'est hyper important de repositionner la France au niveau électrique dans sa globalité. Et on peut rêver, mais en gros, on peut imaginer que... du photovoltaïque dans le sud de l'Espagne, plutôt bien orienté avec un bon ensoleillement, foisonné avec des régimes de vent forts dans le nord de l'Europe, sur une façade maritime en France, sur les Nordiques et sur le UK très forte. sur lesquels on peut avoir des surproductions qui viennent alimenter l'ensemble de la plaque. Et donc c'est justement ces foisonnements-là, on parle aussi de l'hydroélectricité dans les Alpes, l'hydroélectricité dans les Pyrénées, etc. On a un certain nombre de technologies aujourd'hui qui arrivent à maturité et sur lesquelles on peut vraiment imaginer le fait de reprendre notre souveraineté européenne parce que plus on sera souverain d'un point de vue énergie au global, moins on sera dépendant des... deux gros mastodons aujourd'hui qui dictent un petit peu le monde, qui sont les Etats-Unis et la Chine slash la Russie, où chacun y va de son... on va dire de ses négociations en fonction de leurs armes. Et tant qu'on ne maîtrisera pas la mer nourricière qui est l'énergie, on sera toujours dépendant de ces négo-là, qu'on soit pro-nucléaire, anti-renouvelable ou autre, l'important c'est d'électrifier pour pouvoir vraiment reprendre la main sur nos usages. Aujourd'hui, on a un excédent commercial négatif parce qu'en fait on... On importe énormément de pétrole, énormément de gaz, et on est dépendant de cette économie-là. Et donc la difficulté pour pouvoir vraiment électrifier... le sujet, c'est de pouvoir se rendre indépendant vis-à-vis de ça. Et donc, ça nécessite pas mal de contraintes associées.

  • Speaker #0

    J'avais une question un peu par rapport à ça parce qu'en observant un petit peu les graphiques depuis les années 50-70, on voit une augmentation des énergies fossiles, que ce soit charbon ou pétrole, et on voit un peu les énergies électriques ou nouvelles qui viennent juste un peu s'additionner. Mais je ne vois pas vraiment un remplacement de ces énergies-là. on ne se débarrasse pas comme ça des énergies fossiles, ça vient un peu se mettre par-dessus les ENR, j'ai l'impression.

  • Speaker #1

    Oui, alors je t'enverrai un graphique à la fin du podcast, tu pourras diffuser à la communauté, mais c'est très intéressant. Moi, au contraire, les analyses qu'on montre, c'est que plus on met du renouvelable en service, plus on chasse du fossile. C'est plutôt l'inverse qui se passe, c'est qu'effectivement, au début, on a l'impression de... de ne pas avoir une substitution, mais d'avoir un plus. En fait, si on regarde vraiment depuis 2000, les années 2000, où on a commencé à mettre de l'éolien en route, qu'on a commencé à mettre du photovoltaïque, on regarde la part de production d'énergie issue du charbon, du gaz et même du nucléaire, et on s'aperçoit qu'elle diminue de façon très forte au fur et à mesure qu'on augmente les énergies renouvelables. Et aujourd'hui, convergent... Comment ça converge ? L'ensemble des hypothèses techniques, ils sont à la base des trajectoires qu'on fixe et qui montrent que c'est totalement fort. Pourquoi ? Parce qu'en fait, les renouvelables, et notamment le photovoltaïque, ça a un coût marginal nul de production.

  • Speaker #0

    C'est-à-dire qu'à partir du moment où tu as mis en place un investissement et que tu mets en place ta maintenance et ton financement, tu vas avoir et tu vas lisser dans le temps ton investissement en amortissement. Tu n'as plus de coût marginal de production. Tu produis 7 jours sur 7 quand tu as du soleil, quand tu as du vent. Donc deux façons intermittentes, on est totalement d'accord là-dessus. Intermittence que tu peux gérer par la flexibilité dans les réseaux, par le rapprochement producteur-consommateur, par demain des batteries stationnaires, par un certain nombre d'éléments qui viennent. aider au dispositif.

  • Speaker #1

    Il y a le sujet de stockage aussi.

  • Speaker #0

    Tout à fait.

  • Speaker #1

    Il ne faut pas produire tout le temps, il faut aussi pouvoir stocker.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Alors pour le coup, le stockage est un élément intéressant parce que le techno-solutionnisme dirait on met du stockage partout et on avance. La réalité du stockage fait qu'il faut qu'il y ait déjà une maturité technologique, il faut qu'il y ait une maturité industrielle dans la façon de faire les batteries, de les construire. Donc on a un magnifique projet à Dunkerque. porté par les équipes de Vercors de Benoît Leménian avec qui j'ai personnellement beaucoup travaillé il y a quelques années et pour le coup là on est dans une logique de réindustrialisation avec de la batterie fabriquée en France développée dans nos propres usines. Cette batterie, ce qui est intéressant dans le sujet de la batterie c'est déjà de regarder dans quel écosystème il se situe. Aujourd'hui, ce qu'on aperçoit, c'est qu'il y a un peu la loi de Moore, c'est-à-dire la loi de plus je fabrique, plus je fais de l'AR&D sur la production, plus je vais avoir un coût unitaire qui baisse. Ce qui s'est passé dans le panneau solaire, on a eu une vraie révolution dans le panneau solaire, et ce qui est en train d'arriver sur la batterie, parce qu'en fait, on a le monde entier des constructeurs automobiles qui sont en train de passer à l'électrique. Et donc, tu as les usines de batterie qui commencent à produire en masse, une techno à maturité, et sur lesquelles on commence à voir le prix de la batterie qui chute. Exactement pareil comme on a connu dans le panneau solaire, comme on a pu connaître dans le smartphone ou dans d'autres technologies. Ou dans les cartes à puces, par exemple. Un exemple de la loi de Moore appliquée, carte à puce, téléphone, ordinateur, et puis derrière, panneau solaire, batterie. Donc on a un peu les mêmes dynamiques. Et donc en fait, aujourd'hui, ce qui est en train de s'apercevoir, c'est dans des pays où le marché de gros de l'électricité est encore un peu élevé, le couple énergie renouvelable-batterie fonctionne très bien. Et on voit qu'il vient se développer, donc on constate ça en Australie, on voit ça... Dans certains états américains, on constate ça en Amérique du Sud, on constate ça un petit peu partout. En France, on est dans une dynamique où en fait le parc électronucléaire amorti, donc historique, pour le coup permet d'avoir une électricité à bas coût, si tant est qu'on entretienne notre parc et on le renouvelle et qu'on s'en donne les moyens, et si tant est que le prix de cette électricité sur le marché de gros reflète réellement la réalité de l'entretien du parc et de son renouvellement. Ça, c'est des questions sur lesquelles nous, on a... Je ne vais pas dire qu'il y a une boîte noire en France, mais il y a plein de questions autour de ça. Donc, il va falloir que le nucléaire réponde à toutes ces équations, à son équation assez complexe. Mais en tout cas, à côté, le solaire distribué, comme je l'entends, c'est-à-dire photovoltaïque, couplé batterie, lui, il est en train d'avancer très, très vite. Très, très vite. J'étais encore en Chine il y a deux semaines pour regarder un peu ce que prévoient les industriels chinois, et qui, pour le coup, d'un point de vue... Politique industrielle, en 2015, ils ont sorti leur plan. Ils y sont. Et on voit bien que le couple solaire-batterie-recharge, il est au cœur de l'écosystème des mix. Donc on devra travailler ces sujets-là. Maintenant, le modèle économique français est encore un peu pas tout à fait viable pour la batterie. C'est le début. On commence à s'y intéresser.

  • Speaker #1

    Est-ce que j'ai de demander un peu en France où est-ce qu'on se situe un peu dans l'écosystème ? mondial on va dire.

  • Speaker #0

    Ouais alors en France on commence à accélérer sur le photovoltaïque notamment sur l'éolien également on commence à avoir les choses grandement avancées. Alors le photovoltaïque si je fais le focus sur mon métier il y a deux marchés, tu as le marché du solaire distribué qui est le solaire distribué du petit 3 kg qu'on installe chez le particulier dans la maison de lotissement jusqu'à à peu près 10 000 m² de panneaux solaires installés sur un toit d'un d'un supermarché, d'une usine ou sur un parking d'une collectivité. Ce solaire-là, il se déploie très vite. En gros, en moyenne, en France, la PPE a l'objectif autour de 60-70 gigas de puissance solaire à être installée d'ici 2035. Et en France, on est sur un rythme de pouvoir en mettre en solaire distribué autour de 3,5 par an. Donc sur les 10 prochaines années, on devrait voir autour de 40 gigas de puissance installée en solaire distribué. Ce qui est très important. Il y a encore 3-4 ans, on raccordait au réseau à peine 1 giga par an. Donc là, l'objectif, c'est d'en raccorder 3,5 gigas par an en solaire distribué. Pour atteindre ce 40 gigas, plus les 20 gigas qui ont déjà été installés, on devrait être autour de 60 gigas d'ici 2035-2040. Donc ça, c'est le marché du photovoltaïque. Et si on est à 60 gigas du photovoltaïque, ce sera à mettre au corollaire des 400 TWh qu'on consomme aujourd'hui et qui sont issus des centrales. nucléaire. Donc ça va faire partie de l'écosystème de demain. Est-ce qu'on sera à 75% de renouvelables ? Est-ce qu'on sera à 50% de renouvelables par rapport au nucléaire ? Ça va dépendre de qui va avancer vite, en fait, dans le schéma. Et ce qu'il faut absolument faire, et ça, tout le monde dans la filière va dans ce sens-là, c'est qu'il ne faut pas opposer les uns et les autres. C'est une bêtise de le faire. On a besoin absolument de déployer du décarboné et ce décarboné aujourd'hui autant qu'on joue avec nos deux pieds quoi en fait et si on peut jouer avec nos deux pieds et bien soyons-en forts dans la bataille qui n'est pas qu'une bataille de technosolutionnisme c'est une bataille également de comprendre un écosystème, comment est-ce qu'on peut déployer du solaire intelligent rapidement pour pouvoir atteindre ces objectifs de décarbonation des usages

  • Speaker #1

    Excellent. Et du coup, si YouSun dans tout ça, si on fait un petit focus sur l'entreprise, où est-ce que vous en êtes ? Quel est votre rôle dans cet écosystème ?

  • Speaker #0

    Si YouSun s'est créé comme un développeur photovoltaïque spécialisé en ombrières, donc en fait on a démontré aujourd'hui une vraie capacité à maîtriser le développement, le financement, la construction de milliers de centrales en ombrières de parking. Pourquoi on faisait l'ombrière ? Parce que ça nous intéressait de travailler le solaire pour apporter du service. Et l'ombrière... permettait de se positionner finalement sur des parkings, d'apporter une production d'électricité là où il y a de la consommation, c'est-à-dire au lieu de vie et de travail des gens, et là où les gens pouvaient être amenés à se recharger. Donc la lame de fond du photovoltaïque est un vrai sujet pour nous, parce qu'on pense que cette lame de fond va continuer à être colossale. L'idée, c'était absolument de trouver des solutions pour pouvoir apporter du service et de l'impact aux usagers qui viennent. Donc on avait développé et on a lancé SituSun un peu dans cette Ausha. Et puis finalement, de par notre développement, on est en train de muter vers une logique d'opérateur, de créateur et opérateur de systèmes solaires à l'échelle du quartier, où on intègre un certain nombre de fonctionnalités complémentaires de nos projets. Donc finalement, quand on adresse un projet solaire sur un parking, on réfléchit usage sur ce parking, quelles solutions on peut proposer. Quand on commence à discuter avec une commune... on va raisonner global sur sa commune, toutes les solutions qu'on peut déployer pour rendre le solaire accessible. Et donc on a trois piliers aujourd'hui. Le premier pilier, c'est produire et partager une électricité renouvelable, locale et accessible. Ça, c'est le premier pilier. Donc à chaque fois qu'on a un projet qui arrive chez C-Houston, c'est est-ce que cette électricité, on peut la produire tout de suite ? Est-ce qu'on peut la partager à l'échelle du quartier, donc par le biais de l'autoconsommation collective ? Et après, est-ce qu'elle est locale, renouvelable et accessible ? A partir de là, on peut commencer à travailler le projet. Donc ça, c'est nos projets solaires, premier pilier. Deuxième pilier, est-ce qu'on peut créer du lien social et faire vivre ce lien social ? Donc aujourd'hui, quand par exemple on couvre un bouleau de rhum photovoltaïque, aujourd'hui on vient apporter du lien social dans la commune, parce qu'il y a des personnes, souvent en retraite, qui étaient amenées à jouer ou à se retrouver collectivement sur des lieux. mais pas forcément abrité ou pas forcément le budget dans la commune pour financer un boulot de rhum solaire typiquement on est dans du lien social créé et favorisé on fait des pré-eau d'école on fait des terrains de tennis couverts fait des pistes de paddle couverte en fait le terrain de jeu chez siouxson c'est de travailler les espaces solaires déjà artificialisés et donc en deuxième pilier c'est de faire en sorte que le solaire apporte autre chose il peut apporter un service de recharge mais il peut apporter également une simple couverture qui sert à créer et faire vivre du lien social et le troisième pilier qui nous anime, c'est être garant d'une cohérence économique. C'est-à-dire qu'on n'est pas là à attendre une subvention, un budget, ce n'est pas notre rôle. Notre rôle est d'apporter à la collectivité, à l'entreprise, à l'industriel, l'ensemble du package pour dire, bon voilà, comment est-ce qu'on fait pour pouvoir sortir tes projets renouvelables ou vos projets renouvelables, ou vous donner les idées pour les sortir, notamment solaires. Qu'est-ce qu'on peut apporter pour en plus être dans l'usage et dans l'impact ? Qu'est-ce qui ferait qu'on... on apporterait des solutions plus opérantes et tout ça garante d'une cohérence économique, ça se finance ça se tire finance, voilà il y a des solutions pour le faire et c'est notre modèle à nous d'apporter ces solutions également de financement parce que c'est pour ça que je raisonne sur l'ensemble de la valeur ajoutée d'un projet, t'as visité les locaux tout à l'heure et t'as vu qu'on essaye de se positionner sur l'ensemble et pas simplement un simple bureau d'études qui remet une étude et qui construit pas derrière, on va développer le projet, regarder si ... comment économiquement c'est quelque chose qui se tient. On va en faire d'après les études, on va faire les plans d'exé, on va construire et on va faire l'exploitation et la maintenance de ces ouvrages. Et donc, en répondant à ces trois piliers, est-ce que je produis une électricité que je peux partager à l'échelle du quartier et qui est renouvelable, locale et accessible ? Est-ce que je peux créer du lien et faire vivre ce lien social ? Et trois, est-ce que je suis garant d'une cohérence économique ? Si tu sonnes, déploie ces solutions à travers la France dans une logique usage-impact, de façon très carrée.

  • Speaker #1

    et avec une cadence assez impressionnante. C'est ce que j'en ai vu.

  • Speaker #0

    En fait, le pari qu'on prend chez Sioux Sun et qu'on a pris, c'était plutôt de faire le colibri. C'est-à-dire que, je disais tout à l'heure, il y a deux marchés dans le solaire, j'ai pas eu le temps de terminer. Tu as deux marchés dans le solaire photovoltaïque. Tu as le marché du distribué, jusqu'à 10 000 m² de surface photovoltaïque. Donc on part du particulier jusqu'aux 10 000 m². Et puis après, il y a le solaire d'utilité. Et là, c'est un solaire qui va plutôt se déployer sur des grandes surfaces. On va retrouver des grandes centrales au sol, sur des terrains dégradés et autres. Chez Siusun, le choix a été fait de pouvoir déployer localement et de façon rapide des projets. Et donc là, pour le coup, ça nécessite de se retrousser les manches et de faire le colibri, c'est-à-dire d'aller déployer des petits, moyens et gros projets partout dans les territoires. Donc notre organisation depuis le départ, elle est la massification, et donc d'être en capacité de livrer 2, 3, 4 centrales par jour partout où on est dans les territoires. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que pour ça, on a un maillage de partenariats, qui sont des super partenaires qu'on a créés depuis la création de Sioux Sun quasiment, qui sont des sociétés d'économie mixte pour commencer. Donc les sociétés d'économie mixte sont souvent rattachées à une collectivité, ça peut être une ville, une commune, une métropole, une intercommunalité, un département, une région, qui a une société d'économie mixte qui peut être dans l'aménagement, dans l'électrification et autres, dont son rôle c'est pour le coup pour certaines d'investir dans les projets d'énergie renouvelable. Et bien on s'est associé avec elles, elles ont la connaissance du territoire, elles ont les élus qui sont leur connaissance et puis qui maîtrisent les endroits qu'on peut solariser et autres. Et puis nous on est le développeur qui sait... développer, construire, financer, exploiter les centrales. Et on a créé des JV. Et ces JV, elles sont opérantes, en fait. JV, voulant dire joint venture, c'est-à-dire société commune. Et finalement, on a le Manson, on a Ombrière de Loire-Atlantique, on a Ombrière d'Occitanie. Et ces véhicules sont des programmes de déploiement, finalement, à l'échelle du territoire, où l'objectif de la SEM, c'est d'être la porte d'entrée du territoire, celui qui va... à être le garant local du projet bien monté, bien réalisé. Et puis, Siou Sun est le garant de la technicité, de la réalisation, du financement de ces ouvrages.

  • Speaker #1

    Avec le sujet, j'imagine, aussi de respect de la biodiversité, ça doit être un sujet assez récurrent.

  • Speaker #0

    Exactement. Le parti pris de Siou Sun, c'est de travailler sur tous les espaces artificialisés. Déjà artificialisés, d'autres acteurs du photovoltaïque travaillent sur les approches plutôt agrivoltaïques, vont travailler sur d'autres typologies de supports. Nous, ce n'est pas le cas. On a fait le choix de rester sur l'artificialisé pour plusieurs raisons, des raisons économiques, des raisons techniques, des raisons d'acceptabilité sociale. Le sujet de l'agrivoltaïsme nécessite beaucoup d'autres compétences agronomiques sur la plante, travailler un projet avec les agriculteurs, le monde de la ruralité, le monde des chambres d'agriculture. Et donc c'est un temps long, un temps de déploiement qui, pour nous, n'est pas cohérent par rapport aux objectifs. et donc à notre niveau on a décidé plutôt de rester focus sur le distribué qui pour le coup il y a déjà tellement de choses à faire qu'on a préféré dédier une organisation au solaire distribué et donc on embarque aujourd'hui plus de 1000 sous-traitants à travers la France qui font vivre de l'économie indirecte, voilà quand on fait une ombrière je sais pas moi en Corrèze, cette ombrière elle a Des réseaux, donc des tranchées, du raccordement, d'une fondation, une charpente, de l'électricité. Et à 80%, l'ouvrage, c'est de l'économie locale, directe, parce qu'on fait travailler des entreprises du territoire qui reçoit l'ombrière. Donc c'est de l'économie directe au service d'une autoconsommation collective, parce que toutes nos centrales chez Seawolves-Sun sont dans une autoconsommation collective. Du moins, c'est l'objectif de toutes les placer en autoconsommation collective. Et ça, ça veut dire que l'électron qu'on produit... on le partage à l'échelle du quartier dans un rayon de 2 km et tu changes la vision du solaire et changer la vision du solaire pour nous c'est vraiment lui donner le sourire c'est vraiment l'ambition qu'on a chez C2Sun, c'est de le rendre accessible et de pouvoir se dire mais finalement servons-nous de cette lame de fond pour rendre les choses accessibles et le solaire ça doit être un dénominateur commun ça doit être un moyen de pouvoir justement réenchanter un petit peu les territoires c'est un peu cette philosophie là qui nous anime tous les jours

  • Speaker #1

    Trop bien, et je fais une petite parenthèse du coup tu l'as un petit peu effleuré Petite parenthèse un peu RH, j'entends aussi pas mal, un des freins aussi au développement, c'est parfois le manque un peu de main d'oeuvre, j'entends beaucoup ça dans... autour de moi, est-ce que tu le ressens, un manque de compétence là-dessus ou pas forcément ? Vous qui êtes sur toute la chaîne vraiment de A à Z, que ce soit bureau d'études, sur le terrain, sur les chantiers, est-ce que c'est ok ou ça pourrait être mieux ?

  • Speaker #0

    Côté développement, on a la chance d'être dans un secteur très porteur. Et c'est vrai que les énergies renouvelables ont cette belle image qui donne... De plus en plus de gens viennent nous voir en disant j'ai envie de travailler dans un secteur porteur de sens. Donc ça, côté développement, études, construction, exploitation, en termes de profils, on a des... Pas de problème de recrutement. On va chercher, dans le parcours du recrutement, on va plutôt chercher des gens dans la dynamique d'engagement de l'entreprise. C'est-à-dire de délivrer, de faire, donc des gens avec une énergie créatrice, une dynamique de déploiement. Et donc ça, c'est plutôt le profil qu'on va rechercher. Aujourd'hui, on est assez dur sur ça, c'est-à-dire qu'on veut des gens engagés quand ils nous rejoignent, qui sont dans une dynamique de faire et de déployer. Donc on a la chance d'avoir des... très beaux partenariats sur Rennes avec l'INSA, Supélec, l'EME à Kirlan, des écoles d'ingénieurs qui, pour le coup... vous avez des batteries d'ingénieurs qui sortent tous les ans et ces ingénieurs-là sont souvent intéressés pour venir travailler dans ce secteur. Donc ça là-dessus, pas de problématique. Après, sur la partie installation, sur la partie exploitation, c'est plutôt notre job à nous d'aller embarquer l'écosystème. C'est-à-dire qu'en gros, on ne souffre pas forcément de main-d'oeuvre. Oui, il y a un sujet de manque de main-d'oeuvre chez les électriciens, de manque de main-d'oeuvre chez les maçons, mais ces sociétés en local, elles vivent, elles sont déjà présentes. Elles sont sur des marchés, des marchés souvent tendus, Et donc en fait le photovoltaïque est quelque chose sur lequel on essaye de les emmener avec nous pour leur faire en sorte d'avoir des marchés secondaires, de diversification. Et donc on est plutôt parti chez Solution pour embarquer toutes ces petites, moyennes, voire même très grandes entreprises dans cette logique de sous-traitance, où on passe des partenariats et on est capable d'avoir ces différents acteurs qui déploient pour nous au niveau territorial. Et donc ça donne en fait, je donnais ce réseau de plus de 1000 sous-traitants à travers la France. Et ça donne cette espèce d'open source. Si vous le savez, un peu, essayez de travailler cette logique d'open source en disant qu'on est un acteur qui va vous permettre de donner un cadre de travail sur le solaire et on vous embarque, vous électricien, vous maçon, vous entreprise de TP, de VRD, dans la logique de faire des projets. Si ces entreprises, tu viens les voir et tu leur dis, débrouille-toi avec le projet d'ombrillère, le projet va coûter trop cher, le projet va mettre 2-3 ans à sortir, etc. Là, on arrive, nous, on développe le projet complet et on fait travailler l'écosystème local. Mais on va chercher des électriciens qui ne savent pas forcément faire du solaire. On va chercher des maçons qui n'ont pas forcément eu l'habitude de faire des fondations d'embrières. Et c'est ça, en fait, qui nous anime. C'est que moi, je pense qu'on a totalement les cartes et les clés en main aujourd'hui pour avoir de la main-d'œuvre qualifiée et compétente en France. Encore faut-il la motiver et encore faut-il lui donner accès au marché. Et nous, c'est ce qu'on essaye de faire. Et en sept ans, on n'a pas eu de pénurie de main-d'œuvre. On n'a pas galéré à trouver... trouver de la main d'oeuvre au contraire on a plutôt trouvé des gens qui avaient envie de rester à travailler avec nous donc c'est ce qu'on va continuer à faire avec cette ce focus et cette volonté d'essayer d'avoir systématiquement on n'y arrive pas tout le temps mais systématiquement de des entreprises locales qui se situe dans le département qui réalise nos centrales et en fait Moi, je crois beaucoup à la théorie du mouvement. Le mouvement crée le mouvement. Moi, je l'appelle la théorie du mouvement. Je ne sais pas si c'est ce terme-là.

  • Speaker #1

    C'est une fausse théorie. Oui, ça va bien.

  • Speaker #0

    Mais le mouvement crée le mouvement. C'est-à-dire que quand tu travailles avec une boîte, que ça se passe bien, quand tu travailles avec une commune, avec une entreprise, que ça se passe bien, cette dynamique, elle est positive partout et elle fait des rebonds en permanence. Et plus tu es en mouvement, plus tu es en dynamique, plus tu crées autour de toi des dynamiques positives. Et donc, en fait, c'est ce qu'on fait. Au quotidien, ce que je dis souvent aux équipes ou aux partenaires, un maçon qui a fait un bon projet et qui a bien travaillé, ça va rebondir sur d'autres personnes dans son écosystème, sur lui-même, dans sa famille. Il a peut-être un élu dans une autre commune ou quelqu'un qui travaille dans une autre entreprise et qui voudra faire du solaire. Et donc, on est dans cette dynamique-là. Et cette dynamique-là, elle doit être positive et contagieuse. Et donc, c'est un peu cet esprit-là. Et donc après, pour finir sur C.U. Sun, nous, on développe... des solutions solaires partagées, de production d'énergie solaire partagée pour les collectivités, les entreprises et bientôt pour les particuliers. On va lancer une offre à la rentrée 2025 sur toute la France de déploiement d'installations solaires très innovantes. Petit teasing, on est sur je dirais des clients bêta-testeurs en ce moment et ça se passe super bien. Donc pareil, dans la logique de massification et dans la logique de boucle locale. C'est-à-dire que comme si YouSun a plus de 2000 centrales à travers la France qui sont en boucle locale d'autoconsommation collective, on a pour objectif de compléter ces boucles locales, donc que le consommateur ne soit pas celui qui nous achète que le mégawatt-heure, mais il puisse être celui qui a envie de s'équiper sur son toit ou sur son parking. Et donc l'idée c'est qu'à travers nos communautés d'énergie que l'on crée par nos productions solaires partagées, qu'elles soient sur des parkings d'entreprises, d'industriels ou de communes, ça crée une communauté en local. de gens qui, quand ils ont vu une ombrière sur une aire de covoiturage à torser ou à étrer à la sortie de l'autoroute en direction de Vitré, l'autoconsommation collective autour de cette centrale donne envie aux entreprises à côté, donne envie aux riverains d'acheter du mégawatt produit par ces centrales, mais également de s'équiper à la maison ou sur leur site. Et c'est ça toute la dynamique Sioux Sun, c'est la ville solaire, c'est le territoire solaire, c'est le fait de pouvoir déployer de façon dynamique, parce que plus on crée une dynamique positive autour de ça, plus on met du renouvelable. plus on chasse du fossile et plus on a de la souveraineté. Avec des petits projets et des moyens de projet, mais qui finalement s'exercent assez rapidement par rapport aux gros projets qui ont des temporalités, des complexités parfois plus lourdes. Et donc nous, c'est ce qu'on s'avère tuer au quotidien, c'est de déployer cette massification.

  • Speaker #1

    Encore une fois, l'effet un peu colibri que tu disais. Sans rentrer dans la technique, mais un des fausses croyances qu'on pouvait avoir il y a peut-être quelques années, pas forcément besoin de vivre dans le sud de la France avec le soleil à basse de l'étoile pour pouvoir en profiter. On est rendu en Bretagne et le moindre rayon de soleil peut suffire à alimenter.

  • Speaker #0

    Oh ouais, je suis sur les réseaux à un monsieur qui s'appelle Nicolas Diteblanche et il est intéressant, parce que je ne le connais pas personnellement. Tous les jours ou toutes les semaines, il poste sur un panneau solaire qu'il a mis au-dessus d'un petit carré potager. Et en fait, il l'oriente, il met un azimut parfait plein sud et tout, et il se rend pas autonome dans sa maison, mais il se produit une bonne partie de son énergie avec ça. Donc le photovoltaïque, il ne faut pas le voir comme une source d'autonomie. On a 365 jours dans l'année, ces 365 jours, il y a 24 heures, donc ça fait 8600 heures sur une année, et le photovoltaïque, c'est autour de 1000 heures. Donc on voit bien, on est à 950 heures à Lille et on est à 1400 heures à Marseille, plein sud, ou 1500 heures. Donc la moyenne française, elle est autour de 1000, 1100 heures. Voilà, effectivement, c'est juste un retour sur investissement un petit peu décalé. Quand tu te places sur un business plan, mais tu as quand même de l'ensoleillement et de l'éclairement. Donc en fait, même à Lille, tu as 900 heures ou 950 heures, tu produis, tu vas avoir par rapport à un coût d'investissement qui est le même à Marseille, un retour sur investissement un peu moindre. Mais non, c'est une fausse croyance. Et puis quand tu regardes des pays qui sont à des latitudes bien plus supérieures que les nôtres, je prends l'exemple du Pays-Bas. Il y a un truc qui me frappe dans les Pays-Bas, c'est qu'ils ont fait une analyse sur le fait de dire « mais où est-ce qu'on peut mettre du solaire chez nous ? » Et c'est un pays qui est tout petit et où en fait c'est très contraint en termes d'espace. Et bien ils ont fait focus sur les maisons individuelles. Ils sont à plus de 40% des maisons individuelles. équipés en panneaux solaires. C'est énorme. Nous, on est à 2,5-3% en France. Et quand tu sais que la France, c'est la maison du pavillon, on a des lotissements partout, à Ausha de bois, à ardoises ou à tuiles, donc pas de problématique technique pour en installer, c'est facile. Mais qu'est-ce qu'on attend, en fait ? Qu'est-ce qu'on attend pour que tous nos toits de maison, demain, soient solaires, en fait ? Et nos parkings, et nos toitures d'entrepôt, et donc, voilà, tout ça fait que... Je reviens encore à la théorie des grosses pierres dont on parlait en introduction. C'est que moi, je crois beaucoup à ça. C'est-à-dire que cette théorie des grosses pierres, c'est pour moi, tu prends un vase et d'abord, on met nos grosses pierres, on met nos gros besoins, nos besoins fondamentaux. Quels sont-ils ? Moi, dans la vie, je bosse beaucoup comme ça ou je vis comme ça. Et mes grosses pierres pour moi, notamment professionnellement au niveau de Sioux Sun, c'est d'abord de mettre de la production locale en place, tout de suite en service. Et après, ou en même temps, d'y adjoindre les petits cailloux, le sable, l'eau. Et le vase est complet. Et si tu fais l'inverse, ça déborde et ça ne rentre pas. Et donc, les grosses pierres pour moi, c'est d'en mettre le plus possible. Et on a tout en France pour en mettre. On a un super réseau d'électrification géré par Enedis et par RTE. On a la chance d'avoir quand même un système régulé, organisé. Mais encore faut-il que ce système régulé, organisé, donne les moyens d'avancer et qu'il ait envie de le faire, ce solaire distribué. Mais si on le fait, il sera en même temps que peut-être d'autres programmes nucléaires. peut-être en même temps que des programmes de déploiement de batterie. Il sera aussi le fait de pouvoir faire vivre la consommation aux meilleures heures de production. Ça, c'est un des enjeux du moment. C'est de donner les clés du camion aux citoyens, aux consommateurs, aux entreprises, aux collectivités, de consommer là où on a des surplus de production. Typiquement, on commence à avoir aujourd'hui des surplus de production solaire parce qu'on commence à en mettre de plus en plus. Sauf qu'on consomme... de 10h à 14h, c'est là où on a le pic de production. Et les consommations électriques françaises sont plutôt le matin et le soir. Donc voilà, donner envie de venir réussir à rééquilibrer cette production, cette consommation au moment de la production. Ça, ça veut dire pouvoir faire discuter consommateurs et producteurs. Donc l'autoconsommation collective à l'échelle du quartier, par exemple, c'est quelque chose d'hyper vertueux, parce que demain, tu seras capable d'aller envoyer un signal. à tes consommateurs pour dire, attention, demain, mettez en route votre machine à laver ou rechargez votre voiture électrique, ils prévoient de faire beau de 10h à midi. Ça paraît fou, mais c'est totalement faisable d'un point de vue techno. C'est juste un point de vue de déploiement, de mise en œuvre concrète et opérationnelle de ces solutions. Donc nous, on y croit, mais à 10 000%. Et donc, on s'évertue non pas à réinventer l'algorithme qui nous sauvera, dont on aura sûrement besoin à un moment donné, mais on s'évertue à mettre de façon très pragmatique. cette dynamique dans les territoires par du savoir-faire et de la maîtrise technique, financière, etc. Voilà un petit peu notre analyse.

  • Speaker #1

    Fini les heures pleines, heures creuses, maintenant ça va être plutôt connecté aux conditions météorologiques et aux heures de la journée.

  • Speaker #0

    C'est fini les heures pleines, heures creuses historiques et c'est bienvenu les heures pleines et heures creuses solaires. justement pour pouvoir apporter ça et comme je dis c'est quand on a ce mur énergétique où on a une consommation de 400 terawattheures production à peu près équivalente et qu'on doit passer à 800 terawattheures ce sera peut-être peut-être 600 700 c'est peut-être 900 les chiffres le diront dans 30 ans mais on voit que de toute façon est ce qu'on a dit en amont il va falloir décarboner nos usages on n'a pas le choix l'arrivée de l'électrification massive sur l'IA qui nécessitent du CPU, donc qui nécessitent du data center, la souveraineté de nos données qu'on va devoir remettre en France, remettre en Europe pour avoir cette souveraineté de données, la décarbonation des transports, les poids lourds. Aujourd'hui, 50% du poids carbone du transport, il est sur le poids lourd régional. Il est sur le transport régional, c'est-à-dire les messageries, le fait de se livrer, et je crois que le e-commerce explose et continuera de se développer. 50% du poids carbone du transport, il est sur le transport régional. L'avènement de la batterie fait qu'aujourd'hui, le camion électrique est compétitif versus le camion diesel. Et donc en fait, aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? C'est qu'on va avoir un bouleversement des transporteurs qui vont passer à l'électrique sur le tracteur électrique, sur la messagerie. Et donc en fait, il va falloir répondre à ce besoin. Pareil sur les transports publics. La métropole de Rennes, par exemple, c'est 10 bus électriques. Et on sait qu'à la fin de la DSP qui est en train de se renouveler, ce sera autour de 150 ou 200 bus électriques. Donc on voit bien que l'électrification rurale est un mal nécessaire, mais il va falloir l'électrification rurale. L'électrification de nos usages est un mal nécessaire, mais encore faut-il que l'on produise, et qu'on la produise localement et qu'on la distribue localement. Et donc pour ça, nous vraiment, on voit le solaire comme un moyen d'avancer vite et rapide, mais encore faut-il qu'il puisse s'associer à la consommation. Et on parle souvent de consommateurs, de prosumers. Et bien, à travers l'autoconsommation collective, telle qu'on la voit chez C.Houston, on voit un moyen finalement de connecter production et consommation pour qu'on puisse mieux se parler et que les consommateurs adaptent leurs usages au moment de la production. Et là, on a un vrai outil de souveraineté, on va dire, française, européenne. Et si on fait ça à horizon 10 ans... Collectivement, on aura une arme qui sera de notre côté et pas en face de nos pays amis, mais néanmoins avec qui il faut toujours jouer un peu des coudes pour vivre. On est rentré dans une économie de guerre, si j'entends beaucoup d'économistes le dire. Et moi, à notre niveau, on fera notre pierre à nous, mais à notre niveau, on pense que dans cette économie de guerre-là, on a encore des cartes à jouer en Europe et en France. Mais encore faut-il s'en donner les moyens dans le déploiement.

  • Speaker #1

    Ok, trop bien. En tout cas, moi, ça m'a remis un petit rayon de soleil dans ma croyance à l'électrification et pas mal de choses qui se mettent en place. Et encore bravo pour ce qui a été déjà fait chez Siou Son et ce qui sera encore fait derrière. Est-ce que tu avais peut-être un petit mot de la fin pour conclure ? On a vu pas mal de choses. Et encore une fois, merci pour cette passion que tu arrives à transmettre et ça donne beaucoup envie. Si tu avais un petit dernier mot à rajouter ?

  • Speaker #0

    Faisons les choses avec le sourire quoi en fait et c'est un peu ça si you sonne c'est à dire que on se lève tous le matin pour aller au boulot on a tous envie de faire on doit tous aller travailler il y a un traf alimentaire important et moi à titre perso d'un point de vue entrepreneur ce qui m'anime c'est d'être aligné être bien dans mes baskets tous les matins et je le suis parce que j'ai la banane et j'ai la banane parce que j'ai aligné ce que je fais et je suis content de ce déploiement-là et de cet alignement-là. On essaie à notre niveau de faire en sorte que à chaque fois qu'on touche un projet, on apporte cet élan de fraîcheur par le sourire, par l'animation. On va annoncer notre nouvelle identité visuelle la semaine prochaine au Salon des Mères et des Collectivités et le sourire ne sera pas bien loin. Donc donner aux gens l'envie de faire plutôt que de grogner et de dire c'est impossible. Et ça passe par une espèce de... Sans tomber sur des choses trop banales, mais c'est passé par de l'action positive, tout simplement, par la grosse perte tout simple. Quand on fait un préau d'école à Clermont-Ferrand, dans une petite commune et qu'on a couvert 120 mètres carrés, on a peut-être... pas eu une rentabilité excessive sur le projet mais on a été créer une dynamique positive dans le préau de l'école où des gamins vont passer, vont jouer au sport tous les jours sous des panneaux solaires et donc qu'est-ce qui se passe dans l'intellect de ces gens là, le panneau solaire rentre, de ces enfants rentrent dans leur dynamique les énergies renouvelables rentrent dans leur dynamique et ça C'est un peu une énergie active qu'on a su lancer parce qu'on arrive avec ce sourire-là. Nous, on croit beaucoup au réenchantement des territoires. Pour moi, je suis convaincu que la croissance à deux chiffres, elle est demain, elle est dans les territoires. Elle est dans ces premières, deuxièmes, troisièmes, quatrièmes ceintures, ces diagonales du vide, comme on a pu dire parce qu'on les a abandonnées d'un point de vue industriel. Moi, je crois que c'est des endroits où si on remet de la production d'électricité, qu'est la mer des batailles, la mer nourricière. On peut recréer des dynamiques positives. Et voilà ce que je voulais dire tout à l'heure. Quand on a ce mur de 400 TWh versus 800 TWh, la question que je dis à un maire souvent, c'est est-ce que tu veux que cette électricité, par rapport à ses besoins qui vont venir, est-ce que tu veux encore la tirer de 2000 km ou est-ce que tu veux la produire localement ? Est-ce que tu crois que ton territoire sera plus souverain et résilient si cette production d'électricité est locale ? Et donc le moyen pour moi, c'est de le faire ensemble. collectivement en partageant cette électricité à l'échelle du quartier, en créant le mouvement et en partageant cette énergie on va dire positive par le sourire qu'on donnera envie de faire plein d'autres choses tous nos services que l'on déploie au quotidien des aménagements vélo en libre service ou de vélo ou simplement d'abri vélo sécurisé à travers Station Rêve, nos terrains de tennis qu'on reemploie pour faire des pistes de paddle de paddle pardon qu'on dise bien le mot nos différentes activités de borne de recharge pour véhicules électriques, Racine qui est la partie station de fitness dans la ruralité et dans les entreprises avec des conteneurs maritimes solaires, Immosis qui est le nouveau produit qu'on lance sur l'aménagement des parcs immobiliers tertiaires et industriels en solaire, la rénovation des friches industrielles, la solution qu'on va lancer sur le solaire pour la maison en mode service et abonnement, je tease un peu ce qu'on va annoncer en 2025. l'autoconsommation collective. En fait, tout ça fait que tu as une galaxie qui se déploie et qui se déploie avec le sourire. Donnons les moyens au territoire de se réenchanter et le territoire se réenchantera. Et ça passe par nous, entreprises, entrepreneurs, à mettre des solutions du quotidien en route. C'est un peu le mot de la fin qui est un peu long, je suis désolé. Mais qui se veut, voyons le verre à moitié plein.

  • Speaker #1

    Hyper encourageant et ça fait plaisir d'avoir plein de... d'idées positives pour recréer de la proximité au niveau des collectivités, je ne peux que valider ce point de vue. Merci beaucoup à toi, en tout cas, François, pour toutes ces explications, c'était super intéressant, et puis je suivrai avec attention toute la vie de Siou Sun et autres, et encore merci à toi.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup pour l'invitation, et super comme média, écoutez les podcasts, lisez des bouquins, c'est hyper important.

  • Speaker #1

    Super, merci beaucoup, salut.

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Description

Dans ce nouvel épisode, j’ai pu échanger avec François Guérin, cofondateur et CEO de See You Sun, une entreprise Rennaise spécialisée dans le déploiement de solutions solaires locales et innovantes.


🔍 Les sujets abordés

Parcours et vision : François Guérin partage son parcours, influencé dès son plus jeune âge par le secteur des énergies renouvelables et comment il a concrétisé cette passion avec See You Sun.

L’urgence énergétique : Face à une consommation électrique française qui doit doubler d’ici 2040 (de 400 à 800 TWh), François souligne l’importance de l’électrification des usages pour renforcer notre souveraineté énergétique tout en décarbonant l’économie.


♟️La stratégie de See You Sun

Développer l’énergie solaire locale : Notamment à travers des ombrières de parking et des projets solaires sur des espaces déjà artificialisés.

Créer du lien social : En transformant les espaces urbains (préaux d’écoles, terrains de sport couverts) en lieux conviviaux et solaires.

Assurer une cohérence économique : En proposant des solutions de financement accessibles aux collectivités et entreprises.

Impact et avenir : See You Sun ne se contente pas de produire de l’énergie verte, mais contribue également à dynamiser les territoires en créant des emplois locaux et en favorisant l’autoconsommation collective.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Futur en vue, un podcast RH et engagé qui nous aide à repenser nos modes de fonctionnement pour une entreprise plus durable et prouve que l'on peut faire cohabiter business avec engagement social et environnemental. Eh bien bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Futur en vue. Aujourd'hui je continue mon éducation dans le domaine des ENR. Je suis en compagnie de François Guérin, le cofondateur de See You Soon. Bonjour François.

  • Speaker #1

    Bonjour.

  • Speaker #0

    Alors peux-tu peut-être commencer par te présenter, dire un petit peu qui tu es, d'où tu viens. Nous sommes aujourd'hui, je n'ai pas précisé, à Rennes, en Bretagne, sur ma terre natale. et ça fait plaisir.

  • Speaker #1

    François Guérin, j'ai 40 ans, marié et deux enfants. Je suis rené d'origine. J'ai fait mes parcours professionnels à Londres, Paris et Bruxelles. Et puis je suis revenu en terre natale d'origine il y a plus de 10 ans. Et en 2017-2018, j'ai eu l'idée de m'associer avec mon frère et un ami d'enfance. pour développer une entreprise qui s'appelle Siussen, dont le siège est basé à Saison-Sévinier, à côté de Rennes, et qui se déploie au niveau national autour de la production d'énergie renouvelable.

  • Speaker #0

    Super. Et de par ton parcours, question que j'aime bien poser un petit peu régulièrement, comment en es-tu arrivé dans ce domaine de l'impact et des énergies renouvelables ?

  • Speaker #1

    En fait, dès le départ, à l'origine, j'ai été biberonné dans le monde du secteur des énergies renouvelables, surtout de la production d'énergie décentralisée. Mon papa a travaillé dans ce milieu pendant 40 ans, pendant toute sa carrière professionnelle. Et pour sa fin de carrière professionnelle, il a même créé un acteur dans les énergies renouvelables qui s'appelait Langa, qui est devenu Engie parce qu'il a été racheté en 2018. Donc j'ai toujours vécu et compris un petit peu l'environnement des énergies, même si j'en étais assez éloigné, pas forcément avec la conviction d'y aller. Mais en fait, finalement, professionnellement, j'ai rejoint ce secteur en découvrant le monde de l'énergie chez Direct Energy et après en rejoignant Langar au début des années 2010. Et en fait, il y a un livre assez fort qui est L'or noir de Mathieu Ausha, qui est cofondateur du Shift Project. qui a fait un peu écho au monde dans lequel on vit et sur lequel j'ai pu un peu matérialiser à titre personnel le fait que l'énergie c'est la mère nourricière de beaucoup beaucoup de choses dans nos sociétés et qu'on avait un peu mis de côté cette base et ses fondamentaux et donc j'aime bien dire aujourd'hui que l'énergie c'est la mère nourricière de toute société en bonne santé et donc En 2017, quand il s'est posé la question de développer une entreprise, parce que la nature entrepreneuriale, je l'avais en moi, et puis j'avais passé 10-15 ans déjà dans le secteur à développer des projets, moi je me suis dit, ok, oui, mais de quelle façon, avec quelle méthode et pour quel résultat ? Et donc on a construit un peu un ovni qui est tout le temps en phase de développement, qui s'appelle Siusun. avec des piliers assez forts finalement et qui aujourd'hui finalement essayent à son niveau de remettre de la production d'énergie renouvelable ou de déployer massivement de la production d'énergie renouvelable dans les territoires tels qu'on le conçoit et tels qu'il peut se déployer de façon très opérationnelle et opérante au quotidien. Donc c'est vraiment cette géopolitique de l'or noir. Donc ce livre de Mathieu Ausha, c'est un livre qui est... qui te montre finalement la géopolitique depuis un siècle dictée par le pétrole. Et on comprend un certain nombre d'éléments, de guerres, de conflits, de relations, et qui finalement illustrent parfaitement un petit peu le monde dans lequel on est, jusqu'à la semaine dernière, une élection présidentielle outre-Atlantique qui fait beaucoup discuter. En fait, un des sous-jacents qui vont venir et un des éléments de discussion qui aura lieu dans les prochaines années et maintenant mois qui viennent, ça va être l'énergie. On a vu sur la crise du Covid, ça a tout de suite été l'énergie qui a été la clé et une des batailles. Le départ après de la guerre en Ukraine a recréé des dynamiques autour de l'énergie. Donc nous, de façon très pragmatique, on a décidé vraiment de se lancer là-dessus parce qu'animé par notre savoir-faire, on s'était dit il faut absolument remettre de l'énergie au cœur des territoires. Et pour nous, elle passe de façon assez naturelle par l'énergie solaire, qui est pour nous l'énergie du 21e siècle, et qui ne sera sûrement pas la seule des énergies, il y en a plein d'autres, mais en tout cas, c'est celle sur laquelle on s'évertue à la déployer massivement, ou à faire en sorte qu'il y ait un écosystème de déploiement qui puisse se mettre en place pour la massifier.

  • Speaker #0

    Excellent. On y reviendra après un peu sur Sioux Sun, ce que vous faites, l'actualité, etc. Mais ça m'intéresserait, déjà tu as commencé un peu à l'aborder, d'avoir un petit état des lieux en effet sur les nouvelles énergies. On parle de beaucoup de choses, d'éolien, photovoltaïque, hydrogène, etc. On va peut-être faire un petit focus sur la partie photo, mais savoir un petit peu où on en est. Tu l'as dit, l'énergie, franchement, elle est partout dans notre quotidien. C'est la base de la civilisation du XXIe siècle. Qu'est-ce qui a évolué ? Où est-ce qu'on en est ? Est-ce que tu as un petit peu d'infos à m'apprendre là-dessus ?

  • Speaker #1

    Oui, en essayant de vulgariser les choses, l'énergie déjà c'est un champ qui est assez vaste. Nous chez Dans le photovoltaïque, on se concentre sur l'énergie électrique, mais il y a beaucoup plus de formes d'énergie qui sont plus larges. L'objectif de la décarbonation dans lequel on est, c'est de pouvoir à la fois décarboner nos activités, éviter le CO2 et de travailler la souveraineté. Et ça c'est important et aujourd'hui tous les modèles prospectifs, qu'ils soient issus de gestionnaires de réseau ou qu'ils viennent d'autres opérateurs, convergent vers le fait que l'un des moyens de décarboner la France et l'Europe, ça va être l'électrification des usages, que ce soit des électrifications d'usages de transport, de consommation de chaleur ou autre. Et donc, et de process industriel, l'électrification sera l'élément qui va nous permettre à la fois de retrouver notre souveraineté énergétique et donc économique et politique derrière, et demain de décarboner nos usages. D'où on en vient aujourd'hui en France. La France, côté électrique, est un pays qui est issu d'une électrification rurale. Donc, je dis souvent, ce qui me fascine, c'est que... En 1920, quand on a fait l'électrification du pays, ou dans les années 1920, quand on faisait l'électrification du pays, c'était mettre l'électricité dans les hameaux, dans les maisons. On apportait la vie, en fait. C'était une révolution d'apporter cette électricité-là. Ce sont de communes qu'on fait les réseaux d'électrification rurale. Et aujourd'hui, en 2024, un siècle plus tard, avoir l'électricité à la maison, c'est normal. Et donc, dans le monde de l'électricité, on vient de là. Donc on peut tirer notre chapeau à tous ceux qui ont été pionniers dans cette électrification-là, qui en France, au niveau électricité, s'est déployé par des réseaux basse et moyenne tension dans les communes. Il faut savoir que le compteur d'électricité, le Linky, il n'appartient pas à Enedis. Il appartient d'abord aux communes qui, par le biais des syndicats d'énergie départementaux qui ont fait l'électrification rurale, possèdent ce réseau basse et moyenne tension. Puis jusqu'au poste de livraison, qui va permettre de passer de la basse tension à la haute tension. D'ailleurs on va arriver sur le réseau Enedis qui lui distribue cette électricité. Enedis est le gestionnaire national pour 95% du réseau. Il distribue cette moyenne tension jusqu'à la haute tension à RTE, ou du moins rejoint le réseau RTE qui lui a été construit à partir des années 70-80 pour liaisonner la production d'énergie nucléaire que l'on déployait un peu partout en France. des réseaux basse et moyenne tension qui avaient été développés historiquement au début du siècle. Et donc pour faire le lien entre ces réseaux-là, on a créé le réseau RTE, Réseau de Transport d'Électricité. Et donc aujourd'hui en France, on a un réseau à 95% géré basse et moyenne tension par Enedis. On a un réseau RTE sur de la très haute tension qui lui vient faire le lien avec les gros outils de production. Et sur la production, on est à 80-85% porté par le nucléaire. qui était issu du programme électronucléaire des années 70-80 et d'électrification massive par le nucléaire. On est après ensuite porté par de l'hydroélectricité en production d'électro. Et après arrivent l'éolien et le solaire, qui sont encore aujourd'hui sur des proportions assez marginales, moins de 10%. Je crois qu'on doit être monté autour de 10-12% en total. Le solaire doit représenter 4-5% aujourd'hui du marché, mais... il se déploie de façon de plus en plus forte et de façon très rapide et économique. Et donc aujourd'hui, on fait face à un mur énergétique, où ce mur énergétique, en fait, on va devoir passer de 400 TWh, qui est la consommation électrique du pays aujourd'hui, donc on consomme en France aujourd'hui 400 TWh, à 800 TWh à horizon 2040-2050. On a la programmation pluriannuelle qui a lieu en ce moment. en débat et qui est en consultation pendant six semaines, et qui va définir la feuille de roue de la France. Et donc dans cette consultation-là, on voit le gros volume qui est annoncé pour 2035 de production d'électricité, et donc il va falloir faire x2 en consommation et en production. Et donc la question qu'on a à se poser maintenant, aujourd'hui au moment où on se parle, c'est est-ce que finalement cette électrification nécessaire, on va la faire par du nucléaire, est-ce qu'on va réussir à faire x2, est-ce que ça va être du nucléaire plus d'autres sources, si oui lesquelles, Et donc on a un enjeu à tout de suite mettre des cadres, la PPE va servir à ça, pour atteindre nos objectifs de décarbonation.

  • Speaker #0

    La PPE, c'est quoi exactement ?

  • Speaker #1

    C'est la programmation pluriannuelle de l'énergie. Cette programmation, c'est une espèce de feuille de route où toutes les parties prenantes se mettent d'accord autour de cette feuille de route et les pouvoirs politiques en place font en sorte d'avoir cette espèce de guide et ces objectifs qui sont partagés, toute énergie confondue, gaz... électricité, autres technos, avec des objectifs de décarbonation et avec des objectifs d'atteindre ces résultats-là. Et derrière s'en découlent des politiques, des politiques nationales, par des décrets, des lois qui vont permettre d'atteindre ces différents objectifs. Et dedans, tu vas retrouver des objectifs sur l'éolien offshore, l'éolien onshore, sur le nucléaire. De combien on passe de la part du nucléaire actuel à combien est-ce qu'on sera en 2040. Donc c'est... C'est cette feuille de route là qui détermine ça. Ce qui est important de préciser aussi quand même en France, c'est qu'on n'est pas dans un pays îloté. Et ça, c'est aussi une des forces du marché, pour bien le comprendre. C'est qu'au niveau électrique, on est sur des réseaux qui doivent s'équilibrer en permanence. Donc ce qui entre dans le réseau d'électricité doit être à peu près égal en sortie. Sinon, on a des problèmes de surtention ou de sous-tension. Et en fait, depuis toujours, on a fait des interconnexions au pays. Donc il faut savoir, par exemple, que la France est interconnectée au Benelux, à l'Allemagne, à la Suisse, à l'Italie, à l'Espagne. Et bientôt, la Bretagne sera interconnectée au réseau des îles irlandaises et anglaises par une interconnection qui va arriver à Roscoff et qui permettra de capter de l'énergie surplus de l'éolien offshore produit dans ces zones. Et donc, historiquement, la France a toujours été, je dirais, l'épine dorsale du marché électrique européen. Merci. Parce qu'en fait, on s'appuyait sur le nucléaire. On s'appuyait sur ce surplus de l'électricité et on envoyait de l'électricité nucléaire la nuit à nos confrères allemands et autres qui, eux, avaient d'autres mix électriques.

  • Speaker #0

    Sans faire de géopolitique, mais il y a un sujet européen qui est quand même, j'imagine, assez fort, parce que du nucléaire, on peut, entre guillemets, on met une centrale, on peut en faire de n'importe où. Que ce soit de l'éolien, du photovoltaïque, on est un peu tributaires des conditions météorologiques aussi. Il y a peut-être des courants d'air dans le nord qui peuvent passer dans le sud sur certaines périodes. Donc il faut un petit peu... Jongler avec ses voisins.

  • Speaker #1

    Oui, c'est totalement ça. C'est ce qu'on appelle le foisonnement. Et effectivement, aujourd'hui, ce foisonnement, il est de tout mix de production et de toute origine. Et c'est effectivement ça. On n'a pas eu une période très dure il y a deux ans, en novembre. Le parc français en consommation électrique, il est très thermosensible. C'est-à-dire que dès que vous avez un pic de froid, tout le monde allume son cumulus, tout le monde allume... son chauffage à la maison, et qui est un chauffage des radiants électriques historiques. Donc on a une thermosensibilité du parc très forte. Et donc en novembre, je crois que c'est 2022 ou 2021, je n'ai plus trop la date, c'est l'éolien offshore écossais qui, par interconnection, est venu passer le pic où là on avait nos centrales nucléaires qui étaient en risque de corrosion sous contrainte, donc qui avaient un arrêt de maintenance à faire. Et donc on avait 25% du parc qui fonctionnait. combiné à la guerre en Ukraine qui a fait qu'on s'est coupé des réserves russes au niveau gaz, et donc les Allemands étaient en sous-capacité, on s'est retrouvé dans une problématique très tendue au niveau européen et au niveau français. Et donc effectivement, en géopolitique, le sujet est très très important, et d'un point de vue plaque européenne, c'est hyper important de repositionner la France au niveau électrique dans sa globalité. Et on peut rêver, mais en gros, on peut imaginer que... du photovoltaïque dans le sud de l'Espagne, plutôt bien orienté avec un bon ensoleillement, foisonné avec des régimes de vent forts dans le nord de l'Europe, sur une façade maritime en France, sur les Nordiques et sur le UK très forte. sur lesquels on peut avoir des surproductions qui viennent alimenter l'ensemble de la plaque. Et donc c'est justement ces foisonnements-là, on parle aussi de l'hydroélectricité dans les Alpes, l'hydroélectricité dans les Pyrénées, etc. On a un certain nombre de technologies aujourd'hui qui arrivent à maturité et sur lesquelles on peut vraiment imaginer le fait de reprendre notre souveraineté européenne parce que plus on sera souverain d'un point de vue énergie au global, moins on sera dépendant des... deux gros mastodons aujourd'hui qui dictent un petit peu le monde, qui sont les Etats-Unis et la Chine slash la Russie, où chacun y va de son... on va dire de ses négociations en fonction de leurs armes. Et tant qu'on ne maîtrisera pas la mer nourricière qui est l'énergie, on sera toujours dépendant de ces négo-là, qu'on soit pro-nucléaire, anti-renouvelable ou autre, l'important c'est d'électrifier pour pouvoir vraiment reprendre la main sur nos usages. Aujourd'hui, on a un excédent commercial négatif parce qu'en fait on... On importe énormément de pétrole, énormément de gaz, et on est dépendant de cette économie-là. Et donc la difficulté pour pouvoir vraiment électrifier... le sujet, c'est de pouvoir se rendre indépendant vis-à-vis de ça. Et donc, ça nécessite pas mal de contraintes associées.

  • Speaker #0

    J'avais une question un peu par rapport à ça parce qu'en observant un petit peu les graphiques depuis les années 50-70, on voit une augmentation des énergies fossiles, que ce soit charbon ou pétrole, et on voit un peu les énergies électriques ou nouvelles qui viennent juste un peu s'additionner. Mais je ne vois pas vraiment un remplacement de ces énergies-là. on ne se débarrasse pas comme ça des énergies fossiles, ça vient un peu se mettre par-dessus les ENR, j'ai l'impression.

  • Speaker #1

    Oui, alors je t'enverrai un graphique à la fin du podcast, tu pourras diffuser à la communauté, mais c'est très intéressant. Moi, au contraire, les analyses qu'on montre, c'est que plus on met du renouvelable en service, plus on chasse du fossile. C'est plutôt l'inverse qui se passe, c'est qu'effectivement, au début, on a l'impression de... de ne pas avoir une substitution, mais d'avoir un plus. En fait, si on regarde vraiment depuis 2000, les années 2000, où on a commencé à mettre de l'éolien en route, qu'on a commencé à mettre du photovoltaïque, on regarde la part de production d'énergie issue du charbon, du gaz et même du nucléaire, et on s'aperçoit qu'elle diminue de façon très forte au fur et à mesure qu'on augmente les énergies renouvelables. Et aujourd'hui, convergent... Comment ça converge ? L'ensemble des hypothèses techniques, ils sont à la base des trajectoires qu'on fixe et qui montrent que c'est totalement fort. Pourquoi ? Parce qu'en fait, les renouvelables, et notamment le photovoltaïque, ça a un coût marginal nul de production.

  • Speaker #0

    C'est-à-dire qu'à partir du moment où tu as mis en place un investissement et que tu mets en place ta maintenance et ton financement, tu vas avoir et tu vas lisser dans le temps ton investissement en amortissement. Tu n'as plus de coût marginal de production. Tu produis 7 jours sur 7 quand tu as du soleil, quand tu as du vent. Donc deux façons intermittentes, on est totalement d'accord là-dessus. Intermittence que tu peux gérer par la flexibilité dans les réseaux, par le rapprochement producteur-consommateur, par demain des batteries stationnaires, par un certain nombre d'éléments qui viennent. aider au dispositif.

  • Speaker #1

    Il y a le sujet de stockage aussi.

  • Speaker #0

    Tout à fait.

  • Speaker #1

    Il ne faut pas produire tout le temps, il faut aussi pouvoir stocker.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Alors pour le coup, le stockage est un élément intéressant parce que le techno-solutionnisme dirait on met du stockage partout et on avance. La réalité du stockage fait qu'il faut qu'il y ait déjà une maturité technologique, il faut qu'il y ait une maturité industrielle dans la façon de faire les batteries, de les construire. Donc on a un magnifique projet à Dunkerque. porté par les équipes de Vercors de Benoît Leménian avec qui j'ai personnellement beaucoup travaillé il y a quelques années et pour le coup là on est dans une logique de réindustrialisation avec de la batterie fabriquée en France développée dans nos propres usines. Cette batterie, ce qui est intéressant dans le sujet de la batterie c'est déjà de regarder dans quel écosystème il se situe. Aujourd'hui, ce qu'on aperçoit, c'est qu'il y a un peu la loi de Moore, c'est-à-dire la loi de plus je fabrique, plus je fais de l'AR&D sur la production, plus je vais avoir un coût unitaire qui baisse. Ce qui s'est passé dans le panneau solaire, on a eu une vraie révolution dans le panneau solaire, et ce qui est en train d'arriver sur la batterie, parce qu'en fait, on a le monde entier des constructeurs automobiles qui sont en train de passer à l'électrique. Et donc, tu as les usines de batterie qui commencent à produire en masse, une techno à maturité, et sur lesquelles on commence à voir le prix de la batterie qui chute. Exactement pareil comme on a connu dans le panneau solaire, comme on a pu connaître dans le smartphone ou dans d'autres technologies. Ou dans les cartes à puces, par exemple. Un exemple de la loi de Moore appliquée, carte à puce, téléphone, ordinateur, et puis derrière, panneau solaire, batterie. Donc on a un peu les mêmes dynamiques. Et donc en fait, aujourd'hui, ce qui est en train de s'apercevoir, c'est dans des pays où le marché de gros de l'électricité est encore un peu élevé, le couple énergie renouvelable-batterie fonctionne très bien. Et on voit qu'il vient se développer, donc on constate ça en Australie, on voit ça... Dans certains états américains, on constate ça en Amérique du Sud, on constate ça un petit peu partout. En France, on est dans une dynamique où en fait le parc électronucléaire amorti, donc historique, pour le coup permet d'avoir une électricité à bas coût, si tant est qu'on entretienne notre parc et on le renouvelle et qu'on s'en donne les moyens, et si tant est que le prix de cette électricité sur le marché de gros reflète réellement la réalité de l'entretien du parc et de son renouvellement. Ça, c'est des questions sur lesquelles nous, on a... Je ne vais pas dire qu'il y a une boîte noire en France, mais il y a plein de questions autour de ça. Donc, il va falloir que le nucléaire réponde à toutes ces équations, à son équation assez complexe. Mais en tout cas, à côté, le solaire distribué, comme je l'entends, c'est-à-dire photovoltaïque, couplé batterie, lui, il est en train d'avancer très, très vite. Très, très vite. J'étais encore en Chine il y a deux semaines pour regarder un peu ce que prévoient les industriels chinois, et qui, pour le coup, d'un point de vue... Politique industrielle, en 2015, ils ont sorti leur plan. Ils y sont. Et on voit bien que le couple solaire-batterie-recharge, il est au cœur de l'écosystème des mix. Donc on devra travailler ces sujets-là. Maintenant, le modèle économique français est encore un peu pas tout à fait viable pour la batterie. C'est le début. On commence à s'y intéresser.

  • Speaker #1

    Est-ce que j'ai de demander un peu en France où est-ce qu'on se situe un peu dans l'écosystème ? mondial on va dire.

  • Speaker #0

    Ouais alors en France on commence à accélérer sur le photovoltaïque notamment sur l'éolien également on commence à avoir les choses grandement avancées. Alors le photovoltaïque si je fais le focus sur mon métier il y a deux marchés, tu as le marché du solaire distribué qui est le solaire distribué du petit 3 kg qu'on installe chez le particulier dans la maison de lotissement jusqu'à à peu près 10 000 m² de panneaux solaires installés sur un toit d'un d'un supermarché, d'une usine ou sur un parking d'une collectivité. Ce solaire-là, il se déploie très vite. En gros, en moyenne, en France, la PPE a l'objectif autour de 60-70 gigas de puissance solaire à être installée d'ici 2035. Et en France, on est sur un rythme de pouvoir en mettre en solaire distribué autour de 3,5 par an. Donc sur les 10 prochaines années, on devrait voir autour de 40 gigas de puissance installée en solaire distribué. Ce qui est très important. Il y a encore 3-4 ans, on raccordait au réseau à peine 1 giga par an. Donc là, l'objectif, c'est d'en raccorder 3,5 gigas par an en solaire distribué. Pour atteindre ce 40 gigas, plus les 20 gigas qui ont déjà été installés, on devrait être autour de 60 gigas d'ici 2035-2040. Donc ça, c'est le marché du photovoltaïque. Et si on est à 60 gigas du photovoltaïque, ce sera à mettre au corollaire des 400 TWh qu'on consomme aujourd'hui et qui sont issus des centrales. nucléaire. Donc ça va faire partie de l'écosystème de demain. Est-ce qu'on sera à 75% de renouvelables ? Est-ce qu'on sera à 50% de renouvelables par rapport au nucléaire ? Ça va dépendre de qui va avancer vite, en fait, dans le schéma. Et ce qu'il faut absolument faire, et ça, tout le monde dans la filière va dans ce sens-là, c'est qu'il ne faut pas opposer les uns et les autres. C'est une bêtise de le faire. On a besoin absolument de déployer du décarboné et ce décarboné aujourd'hui autant qu'on joue avec nos deux pieds quoi en fait et si on peut jouer avec nos deux pieds et bien soyons-en forts dans la bataille qui n'est pas qu'une bataille de technosolutionnisme c'est une bataille également de comprendre un écosystème, comment est-ce qu'on peut déployer du solaire intelligent rapidement pour pouvoir atteindre ces objectifs de décarbonation des usages

  • Speaker #1

    Excellent. Et du coup, si YouSun dans tout ça, si on fait un petit focus sur l'entreprise, où est-ce que vous en êtes ? Quel est votre rôle dans cet écosystème ?

  • Speaker #0

    Si YouSun s'est créé comme un développeur photovoltaïque spécialisé en ombrières, donc en fait on a démontré aujourd'hui une vraie capacité à maîtriser le développement, le financement, la construction de milliers de centrales en ombrières de parking. Pourquoi on faisait l'ombrière ? Parce que ça nous intéressait de travailler le solaire pour apporter du service. Et l'ombrière... permettait de se positionner finalement sur des parkings, d'apporter une production d'électricité là où il y a de la consommation, c'est-à-dire au lieu de vie et de travail des gens, et là où les gens pouvaient être amenés à se recharger. Donc la lame de fond du photovoltaïque est un vrai sujet pour nous, parce qu'on pense que cette lame de fond va continuer à être colossale. L'idée, c'était absolument de trouver des solutions pour pouvoir apporter du service et de l'impact aux usagers qui viennent. Donc on avait développé et on a lancé SituSun un peu dans cette Ausha. Et puis finalement, de par notre développement, on est en train de muter vers une logique d'opérateur, de créateur et opérateur de systèmes solaires à l'échelle du quartier, où on intègre un certain nombre de fonctionnalités complémentaires de nos projets. Donc finalement, quand on adresse un projet solaire sur un parking, on réfléchit usage sur ce parking, quelles solutions on peut proposer. Quand on commence à discuter avec une commune... on va raisonner global sur sa commune, toutes les solutions qu'on peut déployer pour rendre le solaire accessible. Et donc on a trois piliers aujourd'hui. Le premier pilier, c'est produire et partager une électricité renouvelable, locale et accessible. Ça, c'est le premier pilier. Donc à chaque fois qu'on a un projet qui arrive chez C-Houston, c'est est-ce que cette électricité, on peut la produire tout de suite ? Est-ce qu'on peut la partager à l'échelle du quartier, donc par le biais de l'autoconsommation collective ? Et après, est-ce qu'elle est locale, renouvelable et accessible ? A partir de là, on peut commencer à travailler le projet. Donc ça, c'est nos projets solaires, premier pilier. Deuxième pilier, est-ce qu'on peut créer du lien social et faire vivre ce lien social ? Donc aujourd'hui, quand par exemple on couvre un bouleau de rhum photovoltaïque, aujourd'hui on vient apporter du lien social dans la commune, parce qu'il y a des personnes, souvent en retraite, qui étaient amenées à jouer ou à se retrouver collectivement sur des lieux. mais pas forcément abrité ou pas forcément le budget dans la commune pour financer un boulot de rhum solaire typiquement on est dans du lien social créé et favorisé on fait des pré-eau d'école on fait des terrains de tennis couverts fait des pistes de paddle couverte en fait le terrain de jeu chez siouxson c'est de travailler les espaces solaires déjà artificialisés et donc en deuxième pilier c'est de faire en sorte que le solaire apporte autre chose il peut apporter un service de recharge mais il peut apporter également une simple couverture qui sert à créer et faire vivre du lien social et le troisième pilier qui nous anime, c'est être garant d'une cohérence économique. C'est-à-dire qu'on n'est pas là à attendre une subvention, un budget, ce n'est pas notre rôle. Notre rôle est d'apporter à la collectivité, à l'entreprise, à l'industriel, l'ensemble du package pour dire, bon voilà, comment est-ce qu'on fait pour pouvoir sortir tes projets renouvelables ou vos projets renouvelables, ou vous donner les idées pour les sortir, notamment solaires. Qu'est-ce qu'on peut apporter pour en plus être dans l'usage et dans l'impact ? Qu'est-ce qui ferait qu'on... on apporterait des solutions plus opérantes et tout ça garante d'une cohérence économique, ça se finance ça se tire finance, voilà il y a des solutions pour le faire et c'est notre modèle à nous d'apporter ces solutions également de financement parce que c'est pour ça que je raisonne sur l'ensemble de la valeur ajoutée d'un projet, t'as visité les locaux tout à l'heure et t'as vu qu'on essaye de se positionner sur l'ensemble et pas simplement un simple bureau d'études qui remet une étude et qui construit pas derrière, on va développer le projet, regarder si ... comment économiquement c'est quelque chose qui se tient. On va en faire d'après les études, on va faire les plans d'exé, on va construire et on va faire l'exploitation et la maintenance de ces ouvrages. Et donc, en répondant à ces trois piliers, est-ce que je produis une électricité que je peux partager à l'échelle du quartier et qui est renouvelable, locale et accessible ? Est-ce que je peux créer du lien et faire vivre ce lien social ? Et trois, est-ce que je suis garant d'une cohérence économique ? Si tu sonnes, déploie ces solutions à travers la France dans une logique usage-impact, de façon très carrée.

  • Speaker #1

    et avec une cadence assez impressionnante. C'est ce que j'en ai vu.

  • Speaker #0

    En fait, le pari qu'on prend chez Sioux Sun et qu'on a pris, c'était plutôt de faire le colibri. C'est-à-dire que, je disais tout à l'heure, il y a deux marchés dans le solaire, j'ai pas eu le temps de terminer. Tu as deux marchés dans le solaire photovoltaïque. Tu as le marché du distribué, jusqu'à 10 000 m² de surface photovoltaïque. Donc on part du particulier jusqu'aux 10 000 m². Et puis après, il y a le solaire d'utilité. Et là, c'est un solaire qui va plutôt se déployer sur des grandes surfaces. On va retrouver des grandes centrales au sol, sur des terrains dégradés et autres. Chez Siusun, le choix a été fait de pouvoir déployer localement et de façon rapide des projets. Et donc là, pour le coup, ça nécessite de se retrousser les manches et de faire le colibri, c'est-à-dire d'aller déployer des petits, moyens et gros projets partout dans les territoires. Donc notre organisation depuis le départ, elle est la massification, et donc d'être en capacité de livrer 2, 3, 4 centrales par jour partout où on est dans les territoires. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que pour ça, on a un maillage de partenariats, qui sont des super partenaires qu'on a créés depuis la création de Sioux Sun quasiment, qui sont des sociétés d'économie mixte pour commencer. Donc les sociétés d'économie mixte sont souvent rattachées à une collectivité, ça peut être une ville, une commune, une métropole, une intercommunalité, un département, une région, qui a une société d'économie mixte qui peut être dans l'aménagement, dans l'électrification et autres, dont son rôle c'est pour le coup pour certaines d'investir dans les projets d'énergie renouvelable. Et bien on s'est associé avec elles, elles ont la connaissance du territoire, elles ont les élus qui sont leur connaissance et puis qui maîtrisent les endroits qu'on peut solariser et autres. Et puis nous on est le développeur qui sait... développer, construire, financer, exploiter les centrales. Et on a créé des JV. Et ces JV, elles sont opérantes, en fait. JV, voulant dire joint venture, c'est-à-dire société commune. Et finalement, on a le Manson, on a Ombrière de Loire-Atlantique, on a Ombrière d'Occitanie. Et ces véhicules sont des programmes de déploiement, finalement, à l'échelle du territoire, où l'objectif de la SEM, c'est d'être la porte d'entrée du territoire, celui qui va... à être le garant local du projet bien monté, bien réalisé. Et puis, Siou Sun est le garant de la technicité, de la réalisation, du financement de ces ouvrages.

  • Speaker #1

    Avec le sujet, j'imagine, aussi de respect de la biodiversité, ça doit être un sujet assez récurrent.

  • Speaker #0

    Exactement. Le parti pris de Siou Sun, c'est de travailler sur tous les espaces artificialisés. Déjà artificialisés, d'autres acteurs du photovoltaïque travaillent sur les approches plutôt agrivoltaïques, vont travailler sur d'autres typologies de supports. Nous, ce n'est pas le cas. On a fait le choix de rester sur l'artificialisé pour plusieurs raisons, des raisons économiques, des raisons techniques, des raisons d'acceptabilité sociale. Le sujet de l'agrivoltaïsme nécessite beaucoup d'autres compétences agronomiques sur la plante, travailler un projet avec les agriculteurs, le monde de la ruralité, le monde des chambres d'agriculture. Et donc c'est un temps long, un temps de déploiement qui, pour nous, n'est pas cohérent par rapport aux objectifs. et donc à notre niveau on a décidé plutôt de rester focus sur le distribué qui pour le coup il y a déjà tellement de choses à faire qu'on a préféré dédier une organisation au solaire distribué et donc on embarque aujourd'hui plus de 1000 sous-traitants à travers la France qui font vivre de l'économie indirecte, voilà quand on fait une ombrière je sais pas moi en Corrèze, cette ombrière elle a Des réseaux, donc des tranchées, du raccordement, d'une fondation, une charpente, de l'électricité. Et à 80%, l'ouvrage, c'est de l'économie locale, directe, parce qu'on fait travailler des entreprises du territoire qui reçoit l'ombrière. Donc c'est de l'économie directe au service d'une autoconsommation collective, parce que toutes nos centrales chez Seawolves-Sun sont dans une autoconsommation collective. Du moins, c'est l'objectif de toutes les placer en autoconsommation collective. Et ça, ça veut dire que l'électron qu'on produit... on le partage à l'échelle du quartier dans un rayon de 2 km et tu changes la vision du solaire et changer la vision du solaire pour nous c'est vraiment lui donner le sourire c'est vraiment l'ambition qu'on a chez C2Sun, c'est de le rendre accessible et de pouvoir se dire mais finalement servons-nous de cette lame de fond pour rendre les choses accessibles et le solaire ça doit être un dénominateur commun ça doit être un moyen de pouvoir justement réenchanter un petit peu les territoires c'est un peu cette philosophie là qui nous anime tous les jours

  • Speaker #1

    Trop bien, et je fais une petite parenthèse du coup tu l'as un petit peu effleuré Petite parenthèse un peu RH, j'entends aussi pas mal, un des freins aussi au développement, c'est parfois le manque un peu de main d'oeuvre, j'entends beaucoup ça dans... autour de moi, est-ce que tu le ressens, un manque de compétence là-dessus ou pas forcément ? Vous qui êtes sur toute la chaîne vraiment de A à Z, que ce soit bureau d'études, sur le terrain, sur les chantiers, est-ce que c'est ok ou ça pourrait être mieux ?

  • Speaker #0

    Côté développement, on a la chance d'être dans un secteur très porteur. Et c'est vrai que les énergies renouvelables ont cette belle image qui donne... De plus en plus de gens viennent nous voir en disant j'ai envie de travailler dans un secteur porteur de sens. Donc ça, côté développement, études, construction, exploitation, en termes de profils, on a des... Pas de problème de recrutement. On va chercher, dans le parcours du recrutement, on va plutôt chercher des gens dans la dynamique d'engagement de l'entreprise. C'est-à-dire de délivrer, de faire, donc des gens avec une énergie créatrice, une dynamique de déploiement. Et donc ça, c'est plutôt le profil qu'on va rechercher. Aujourd'hui, on est assez dur sur ça, c'est-à-dire qu'on veut des gens engagés quand ils nous rejoignent, qui sont dans une dynamique de faire et de déployer. Donc on a la chance d'avoir des... très beaux partenariats sur Rennes avec l'INSA, Supélec, l'EME à Kirlan, des écoles d'ingénieurs qui, pour le coup... vous avez des batteries d'ingénieurs qui sortent tous les ans et ces ingénieurs-là sont souvent intéressés pour venir travailler dans ce secteur. Donc ça là-dessus, pas de problématique. Après, sur la partie installation, sur la partie exploitation, c'est plutôt notre job à nous d'aller embarquer l'écosystème. C'est-à-dire qu'en gros, on ne souffre pas forcément de main-d'oeuvre. Oui, il y a un sujet de manque de main-d'oeuvre chez les électriciens, de manque de main-d'oeuvre chez les maçons, mais ces sociétés en local, elles vivent, elles sont déjà présentes. Elles sont sur des marchés, des marchés souvent tendus, Et donc en fait le photovoltaïque est quelque chose sur lequel on essaye de les emmener avec nous pour leur faire en sorte d'avoir des marchés secondaires, de diversification. Et donc on est plutôt parti chez Solution pour embarquer toutes ces petites, moyennes, voire même très grandes entreprises dans cette logique de sous-traitance, où on passe des partenariats et on est capable d'avoir ces différents acteurs qui déploient pour nous au niveau territorial. Et donc ça donne en fait, je donnais ce réseau de plus de 1000 sous-traitants à travers la France. Et ça donne cette espèce d'open source. Si vous le savez, un peu, essayez de travailler cette logique d'open source en disant qu'on est un acteur qui va vous permettre de donner un cadre de travail sur le solaire et on vous embarque, vous électricien, vous maçon, vous entreprise de TP, de VRD, dans la logique de faire des projets. Si ces entreprises, tu viens les voir et tu leur dis, débrouille-toi avec le projet d'ombrillère, le projet va coûter trop cher, le projet va mettre 2-3 ans à sortir, etc. Là, on arrive, nous, on développe le projet complet et on fait travailler l'écosystème local. Mais on va chercher des électriciens qui ne savent pas forcément faire du solaire. On va chercher des maçons qui n'ont pas forcément eu l'habitude de faire des fondations d'embrières. Et c'est ça, en fait, qui nous anime. C'est que moi, je pense qu'on a totalement les cartes et les clés en main aujourd'hui pour avoir de la main-d'œuvre qualifiée et compétente en France. Encore faut-il la motiver et encore faut-il lui donner accès au marché. Et nous, c'est ce qu'on essaye de faire. Et en sept ans, on n'a pas eu de pénurie de main-d'œuvre. On n'a pas galéré à trouver... trouver de la main d'oeuvre au contraire on a plutôt trouvé des gens qui avaient envie de rester à travailler avec nous donc c'est ce qu'on va continuer à faire avec cette ce focus et cette volonté d'essayer d'avoir systématiquement on n'y arrive pas tout le temps mais systématiquement de des entreprises locales qui se situe dans le département qui réalise nos centrales et en fait Moi, je crois beaucoup à la théorie du mouvement. Le mouvement crée le mouvement. Moi, je l'appelle la théorie du mouvement. Je ne sais pas si c'est ce terme-là.

  • Speaker #1

    C'est une fausse théorie. Oui, ça va bien.

  • Speaker #0

    Mais le mouvement crée le mouvement. C'est-à-dire que quand tu travailles avec une boîte, que ça se passe bien, quand tu travailles avec une commune, avec une entreprise, que ça se passe bien, cette dynamique, elle est positive partout et elle fait des rebonds en permanence. Et plus tu es en mouvement, plus tu es en dynamique, plus tu crées autour de toi des dynamiques positives. Et donc, en fait, c'est ce qu'on fait. Au quotidien, ce que je dis souvent aux équipes ou aux partenaires, un maçon qui a fait un bon projet et qui a bien travaillé, ça va rebondir sur d'autres personnes dans son écosystème, sur lui-même, dans sa famille. Il a peut-être un élu dans une autre commune ou quelqu'un qui travaille dans une autre entreprise et qui voudra faire du solaire. Et donc, on est dans cette dynamique-là. Et cette dynamique-là, elle doit être positive et contagieuse. Et donc, c'est un peu cet esprit-là. Et donc après, pour finir sur C.U. Sun, nous, on développe... des solutions solaires partagées, de production d'énergie solaire partagée pour les collectivités, les entreprises et bientôt pour les particuliers. On va lancer une offre à la rentrée 2025 sur toute la France de déploiement d'installations solaires très innovantes. Petit teasing, on est sur je dirais des clients bêta-testeurs en ce moment et ça se passe super bien. Donc pareil, dans la logique de massification et dans la logique de boucle locale. C'est-à-dire que comme si YouSun a plus de 2000 centrales à travers la France qui sont en boucle locale d'autoconsommation collective, on a pour objectif de compléter ces boucles locales, donc que le consommateur ne soit pas celui qui nous achète que le mégawatt-heure, mais il puisse être celui qui a envie de s'équiper sur son toit ou sur son parking. Et donc l'idée c'est qu'à travers nos communautés d'énergie que l'on crée par nos productions solaires partagées, qu'elles soient sur des parkings d'entreprises, d'industriels ou de communes, ça crée une communauté en local. de gens qui, quand ils ont vu une ombrière sur une aire de covoiturage à torser ou à étrer à la sortie de l'autoroute en direction de Vitré, l'autoconsommation collective autour de cette centrale donne envie aux entreprises à côté, donne envie aux riverains d'acheter du mégawatt produit par ces centrales, mais également de s'équiper à la maison ou sur leur site. Et c'est ça toute la dynamique Sioux Sun, c'est la ville solaire, c'est le territoire solaire, c'est le fait de pouvoir déployer de façon dynamique, parce que plus on crée une dynamique positive autour de ça, plus on met du renouvelable. plus on chasse du fossile et plus on a de la souveraineté. Avec des petits projets et des moyens de projet, mais qui finalement s'exercent assez rapidement par rapport aux gros projets qui ont des temporalités, des complexités parfois plus lourdes. Et donc nous, c'est ce qu'on s'avère tuer au quotidien, c'est de déployer cette massification.

  • Speaker #1

    Encore une fois, l'effet un peu colibri que tu disais. Sans rentrer dans la technique, mais un des fausses croyances qu'on pouvait avoir il y a peut-être quelques années, pas forcément besoin de vivre dans le sud de la France avec le soleil à basse de l'étoile pour pouvoir en profiter. On est rendu en Bretagne et le moindre rayon de soleil peut suffire à alimenter.

  • Speaker #0

    Oh ouais, je suis sur les réseaux à un monsieur qui s'appelle Nicolas Diteblanche et il est intéressant, parce que je ne le connais pas personnellement. Tous les jours ou toutes les semaines, il poste sur un panneau solaire qu'il a mis au-dessus d'un petit carré potager. Et en fait, il l'oriente, il met un azimut parfait plein sud et tout, et il se rend pas autonome dans sa maison, mais il se produit une bonne partie de son énergie avec ça. Donc le photovoltaïque, il ne faut pas le voir comme une source d'autonomie. On a 365 jours dans l'année, ces 365 jours, il y a 24 heures, donc ça fait 8600 heures sur une année, et le photovoltaïque, c'est autour de 1000 heures. Donc on voit bien, on est à 950 heures à Lille et on est à 1400 heures à Marseille, plein sud, ou 1500 heures. Donc la moyenne française, elle est autour de 1000, 1100 heures. Voilà, effectivement, c'est juste un retour sur investissement un petit peu décalé. Quand tu te places sur un business plan, mais tu as quand même de l'ensoleillement et de l'éclairement. Donc en fait, même à Lille, tu as 900 heures ou 950 heures, tu produis, tu vas avoir par rapport à un coût d'investissement qui est le même à Marseille, un retour sur investissement un peu moindre. Mais non, c'est une fausse croyance. Et puis quand tu regardes des pays qui sont à des latitudes bien plus supérieures que les nôtres, je prends l'exemple du Pays-Bas. Il y a un truc qui me frappe dans les Pays-Bas, c'est qu'ils ont fait une analyse sur le fait de dire « mais où est-ce qu'on peut mettre du solaire chez nous ? » Et c'est un pays qui est tout petit et où en fait c'est très contraint en termes d'espace. Et bien ils ont fait focus sur les maisons individuelles. Ils sont à plus de 40% des maisons individuelles. équipés en panneaux solaires. C'est énorme. Nous, on est à 2,5-3% en France. Et quand tu sais que la France, c'est la maison du pavillon, on a des lotissements partout, à Ausha de bois, à ardoises ou à tuiles, donc pas de problématique technique pour en installer, c'est facile. Mais qu'est-ce qu'on attend, en fait ? Qu'est-ce qu'on attend pour que tous nos toits de maison, demain, soient solaires, en fait ? Et nos parkings, et nos toitures d'entrepôt, et donc, voilà, tout ça fait que... Je reviens encore à la théorie des grosses pierres dont on parlait en introduction. C'est que moi, je crois beaucoup à ça. C'est-à-dire que cette théorie des grosses pierres, c'est pour moi, tu prends un vase et d'abord, on met nos grosses pierres, on met nos gros besoins, nos besoins fondamentaux. Quels sont-ils ? Moi, dans la vie, je bosse beaucoup comme ça ou je vis comme ça. Et mes grosses pierres pour moi, notamment professionnellement au niveau de Sioux Sun, c'est d'abord de mettre de la production locale en place, tout de suite en service. Et après, ou en même temps, d'y adjoindre les petits cailloux, le sable, l'eau. Et le vase est complet. Et si tu fais l'inverse, ça déborde et ça ne rentre pas. Et donc, les grosses pierres pour moi, c'est d'en mettre le plus possible. Et on a tout en France pour en mettre. On a un super réseau d'électrification géré par Enedis et par RTE. On a la chance d'avoir quand même un système régulé, organisé. Mais encore faut-il que ce système régulé, organisé, donne les moyens d'avancer et qu'il ait envie de le faire, ce solaire distribué. Mais si on le fait, il sera en même temps que peut-être d'autres programmes nucléaires. peut-être en même temps que des programmes de déploiement de batterie. Il sera aussi le fait de pouvoir faire vivre la consommation aux meilleures heures de production. Ça, c'est un des enjeux du moment. C'est de donner les clés du camion aux citoyens, aux consommateurs, aux entreprises, aux collectivités, de consommer là où on a des surplus de production. Typiquement, on commence à avoir aujourd'hui des surplus de production solaire parce qu'on commence à en mettre de plus en plus. Sauf qu'on consomme... de 10h à 14h, c'est là où on a le pic de production. Et les consommations électriques françaises sont plutôt le matin et le soir. Donc voilà, donner envie de venir réussir à rééquilibrer cette production, cette consommation au moment de la production. Ça, ça veut dire pouvoir faire discuter consommateurs et producteurs. Donc l'autoconsommation collective à l'échelle du quartier, par exemple, c'est quelque chose d'hyper vertueux, parce que demain, tu seras capable d'aller envoyer un signal. à tes consommateurs pour dire, attention, demain, mettez en route votre machine à laver ou rechargez votre voiture électrique, ils prévoient de faire beau de 10h à midi. Ça paraît fou, mais c'est totalement faisable d'un point de vue techno. C'est juste un point de vue de déploiement, de mise en œuvre concrète et opérationnelle de ces solutions. Donc nous, on y croit, mais à 10 000%. Et donc, on s'évertue non pas à réinventer l'algorithme qui nous sauvera, dont on aura sûrement besoin à un moment donné, mais on s'évertue à mettre de façon très pragmatique. cette dynamique dans les territoires par du savoir-faire et de la maîtrise technique, financière, etc. Voilà un petit peu notre analyse.

  • Speaker #1

    Fini les heures pleines, heures creuses, maintenant ça va être plutôt connecté aux conditions météorologiques et aux heures de la journée.

  • Speaker #0

    C'est fini les heures pleines, heures creuses historiques et c'est bienvenu les heures pleines et heures creuses solaires. justement pour pouvoir apporter ça et comme je dis c'est quand on a ce mur énergétique où on a une consommation de 400 terawattheures production à peu près équivalente et qu'on doit passer à 800 terawattheures ce sera peut-être peut-être 600 700 c'est peut-être 900 les chiffres le diront dans 30 ans mais on voit que de toute façon est ce qu'on a dit en amont il va falloir décarboner nos usages on n'a pas le choix l'arrivée de l'électrification massive sur l'IA qui nécessitent du CPU, donc qui nécessitent du data center, la souveraineté de nos données qu'on va devoir remettre en France, remettre en Europe pour avoir cette souveraineté de données, la décarbonation des transports, les poids lourds. Aujourd'hui, 50% du poids carbone du transport, il est sur le poids lourd régional. Il est sur le transport régional, c'est-à-dire les messageries, le fait de se livrer, et je crois que le e-commerce explose et continuera de se développer. 50% du poids carbone du transport, il est sur le transport régional. L'avènement de la batterie fait qu'aujourd'hui, le camion électrique est compétitif versus le camion diesel. Et donc en fait, aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? C'est qu'on va avoir un bouleversement des transporteurs qui vont passer à l'électrique sur le tracteur électrique, sur la messagerie. Et donc en fait, il va falloir répondre à ce besoin. Pareil sur les transports publics. La métropole de Rennes, par exemple, c'est 10 bus électriques. Et on sait qu'à la fin de la DSP qui est en train de se renouveler, ce sera autour de 150 ou 200 bus électriques. Donc on voit bien que l'électrification rurale est un mal nécessaire, mais il va falloir l'électrification rurale. L'électrification de nos usages est un mal nécessaire, mais encore faut-il que l'on produise, et qu'on la produise localement et qu'on la distribue localement. Et donc pour ça, nous vraiment, on voit le solaire comme un moyen d'avancer vite et rapide, mais encore faut-il qu'il puisse s'associer à la consommation. Et on parle souvent de consommateurs, de prosumers. Et bien, à travers l'autoconsommation collective, telle qu'on la voit chez C.Houston, on voit un moyen finalement de connecter production et consommation pour qu'on puisse mieux se parler et que les consommateurs adaptent leurs usages au moment de la production. Et là, on a un vrai outil de souveraineté, on va dire, française, européenne. Et si on fait ça à horizon 10 ans... Collectivement, on aura une arme qui sera de notre côté et pas en face de nos pays amis, mais néanmoins avec qui il faut toujours jouer un peu des coudes pour vivre. On est rentré dans une économie de guerre, si j'entends beaucoup d'économistes le dire. Et moi, à notre niveau, on fera notre pierre à nous, mais à notre niveau, on pense que dans cette économie de guerre-là, on a encore des cartes à jouer en Europe et en France. Mais encore faut-il s'en donner les moyens dans le déploiement.

  • Speaker #1

    Ok, trop bien. En tout cas, moi, ça m'a remis un petit rayon de soleil dans ma croyance à l'électrification et pas mal de choses qui se mettent en place. Et encore bravo pour ce qui a été déjà fait chez Siou Son et ce qui sera encore fait derrière. Est-ce que tu avais peut-être un petit mot de la fin pour conclure ? On a vu pas mal de choses. Et encore une fois, merci pour cette passion que tu arrives à transmettre et ça donne beaucoup envie. Si tu avais un petit dernier mot à rajouter ?

  • Speaker #0

    Faisons les choses avec le sourire quoi en fait et c'est un peu ça si you sonne c'est à dire que on se lève tous le matin pour aller au boulot on a tous envie de faire on doit tous aller travailler il y a un traf alimentaire important et moi à titre perso d'un point de vue entrepreneur ce qui m'anime c'est d'être aligné être bien dans mes baskets tous les matins et je le suis parce que j'ai la banane et j'ai la banane parce que j'ai aligné ce que je fais et je suis content de ce déploiement-là et de cet alignement-là. On essaie à notre niveau de faire en sorte que à chaque fois qu'on touche un projet, on apporte cet élan de fraîcheur par le sourire, par l'animation. On va annoncer notre nouvelle identité visuelle la semaine prochaine au Salon des Mères et des Collectivités et le sourire ne sera pas bien loin. Donc donner aux gens l'envie de faire plutôt que de grogner et de dire c'est impossible. Et ça passe par une espèce de... Sans tomber sur des choses trop banales, mais c'est passé par de l'action positive, tout simplement, par la grosse perte tout simple. Quand on fait un préau d'école à Clermont-Ferrand, dans une petite commune et qu'on a couvert 120 mètres carrés, on a peut-être... pas eu une rentabilité excessive sur le projet mais on a été créer une dynamique positive dans le préau de l'école où des gamins vont passer, vont jouer au sport tous les jours sous des panneaux solaires et donc qu'est-ce qui se passe dans l'intellect de ces gens là, le panneau solaire rentre, de ces enfants rentrent dans leur dynamique les énergies renouvelables rentrent dans leur dynamique et ça C'est un peu une énergie active qu'on a su lancer parce qu'on arrive avec ce sourire-là. Nous, on croit beaucoup au réenchantement des territoires. Pour moi, je suis convaincu que la croissance à deux chiffres, elle est demain, elle est dans les territoires. Elle est dans ces premières, deuxièmes, troisièmes, quatrièmes ceintures, ces diagonales du vide, comme on a pu dire parce qu'on les a abandonnées d'un point de vue industriel. Moi, je crois que c'est des endroits où si on remet de la production d'électricité, qu'est la mer des batailles, la mer nourricière. On peut recréer des dynamiques positives. Et voilà ce que je voulais dire tout à l'heure. Quand on a ce mur de 400 TWh versus 800 TWh, la question que je dis à un maire souvent, c'est est-ce que tu veux que cette électricité, par rapport à ses besoins qui vont venir, est-ce que tu veux encore la tirer de 2000 km ou est-ce que tu veux la produire localement ? Est-ce que tu crois que ton territoire sera plus souverain et résilient si cette production d'électricité est locale ? Et donc le moyen pour moi, c'est de le faire ensemble. collectivement en partageant cette électricité à l'échelle du quartier, en créant le mouvement et en partageant cette énergie on va dire positive par le sourire qu'on donnera envie de faire plein d'autres choses tous nos services que l'on déploie au quotidien des aménagements vélo en libre service ou de vélo ou simplement d'abri vélo sécurisé à travers Station Rêve, nos terrains de tennis qu'on reemploie pour faire des pistes de paddle de paddle pardon qu'on dise bien le mot nos différentes activités de borne de recharge pour véhicules électriques, Racine qui est la partie station de fitness dans la ruralité et dans les entreprises avec des conteneurs maritimes solaires, Immosis qui est le nouveau produit qu'on lance sur l'aménagement des parcs immobiliers tertiaires et industriels en solaire, la rénovation des friches industrielles, la solution qu'on va lancer sur le solaire pour la maison en mode service et abonnement, je tease un peu ce qu'on va annoncer en 2025. l'autoconsommation collective. En fait, tout ça fait que tu as une galaxie qui se déploie et qui se déploie avec le sourire. Donnons les moyens au territoire de se réenchanter et le territoire se réenchantera. Et ça passe par nous, entreprises, entrepreneurs, à mettre des solutions du quotidien en route. C'est un peu le mot de la fin qui est un peu long, je suis désolé. Mais qui se veut, voyons le verre à moitié plein.

  • Speaker #1

    Hyper encourageant et ça fait plaisir d'avoir plein de... d'idées positives pour recréer de la proximité au niveau des collectivités, je ne peux que valider ce point de vue. Merci beaucoup à toi, en tout cas, François, pour toutes ces explications, c'était super intéressant, et puis je suivrai avec attention toute la vie de Siou Sun et autres, et encore merci à toi.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup pour l'invitation, et super comme média, écoutez les podcasts, lisez des bouquins, c'est hyper important.

  • Speaker #1

    Super, merci beaucoup, salut.

Description

Dans ce nouvel épisode, j’ai pu échanger avec François Guérin, cofondateur et CEO de See You Sun, une entreprise Rennaise spécialisée dans le déploiement de solutions solaires locales et innovantes.


🔍 Les sujets abordés

Parcours et vision : François Guérin partage son parcours, influencé dès son plus jeune âge par le secteur des énergies renouvelables et comment il a concrétisé cette passion avec See You Sun.

L’urgence énergétique : Face à une consommation électrique française qui doit doubler d’ici 2040 (de 400 à 800 TWh), François souligne l’importance de l’électrification des usages pour renforcer notre souveraineté énergétique tout en décarbonant l’économie.


♟️La stratégie de See You Sun

Développer l’énergie solaire locale : Notamment à travers des ombrières de parking et des projets solaires sur des espaces déjà artificialisés.

Créer du lien social : En transformant les espaces urbains (préaux d’écoles, terrains de sport couverts) en lieux conviviaux et solaires.

Assurer une cohérence économique : En proposant des solutions de financement accessibles aux collectivités et entreprises.

Impact et avenir : See You Sun ne se contente pas de produire de l’énergie verte, mais contribue également à dynamiser les territoires en créant des emplois locaux et en favorisant l’autoconsommation collective.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Futur en vue, un podcast RH et engagé qui nous aide à repenser nos modes de fonctionnement pour une entreprise plus durable et prouve que l'on peut faire cohabiter business avec engagement social et environnemental. Eh bien bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Futur en vue. Aujourd'hui je continue mon éducation dans le domaine des ENR. Je suis en compagnie de François Guérin, le cofondateur de See You Soon. Bonjour François.

  • Speaker #1

    Bonjour.

  • Speaker #0

    Alors peux-tu peut-être commencer par te présenter, dire un petit peu qui tu es, d'où tu viens. Nous sommes aujourd'hui, je n'ai pas précisé, à Rennes, en Bretagne, sur ma terre natale. et ça fait plaisir.

  • Speaker #1

    François Guérin, j'ai 40 ans, marié et deux enfants. Je suis rené d'origine. J'ai fait mes parcours professionnels à Londres, Paris et Bruxelles. Et puis je suis revenu en terre natale d'origine il y a plus de 10 ans. Et en 2017-2018, j'ai eu l'idée de m'associer avec mon frère et un ami d'enfance. pour développer une entreprise qui s'appelle Siussen, dont le siège est basé à Saison-Sévinier, à côté de Rennes, et qui se déploie au niveau national autour de la production d'énergie renouvelable.

  • Speaker #0

    Super. Et de par ton parcours, question que j'aime bien poser un petit peu régulièrement, comment en es-tu arrivé dans ce domaine de l'impact et des énergies renouvelables ?

  • Speaker #1

    En fait, dès le départ, à l'origine, j'ai été biberonné dans le monde du secteur des énergies renouvelables, surtout de la production d'énergie décentralisée. Mon papa a travaillé dans ce milieu pendant 40 ans, pendant toute sa carrière professionnelle. Et pour sa fin de carrière professionnelle, il a même créé un acteur dans les énergies renouvelables qui s'appelait Langa, qui est devenu Engie parce qu'il a été racheté en 2018. Donc j'ai toujours vécu et compris un petit peu l'environnement des énergies, même si j'en étais assez éloigné, pas forcément avec la conviction d'y aller. Mais en fait, finalement, professionnellement, j'ai rejoint ce secteur en découvrant le monde de l'énergie chez Direct Energy et après en rejoignant Langar au début des années 2010. Et en fait, il y a un livre assez fort qui est L'or noir de Mathieu Ausha, qui est cofondateur du Shift Project. qui a fait un peu écho au monde dans lequel on vit et sur lequel j'ai pu un peu matérialiser à titre personnel le fait que l'énergie c'est la mère nourricière de beaucoup beaucoup de choses dans nos sociétés et qu'on avait un peu mis de côté cette base et ses fondamentaux et donc j'aime bien dire aujourd'hui que l'énergie c'est la mère nourricière de toute société en bonne santé et donc En 2017, quand il s'est posé la question de développer une entreprise, parce que la nature entrepreneuriale, je l'avais en moi, et puis j'avais passé 10-15 ans déjà dans le secteur à développer des projets, moi je me suis dit, ok, oui, mais de quelle façon, avec quelle méthode et pour quel résultat ? Et donc on a construit un peu un ovni qui est tout le temps en phase de développement, qui s'appelle Siusun. avec des piliers assez forts finalement et qui aujourd'hui finalement essayent à son niveau de remettre de la production d'énergie renouvelable ou de déployer massivement de la production d'énergie renouvelable dans les territoires tels qu'on le conçoit et tels qu'il peut se déployer de façon très opérationnelle et opérante au quotidien. Donc c'est vraiment cette géopolitique de l'or noir. Donc ce livre de Mathieu Ausha, c'est un livre qui est... qui te montre finalement la géopolitique depuis un siècle dictée par le pétrole. Et on comprend un certain nombre d'éléments, de guerres, de conflits, de relations, et qui finalement illustrent parfaitement un petit peu le monde dans lequel on est, jusqu'à la semaine dernière, une élection présidentielle outre-Atlantique qui fait beaucoup discuter. En fait, un des sous-jacents qui vont venir et un des éléments de discussion qui aura lieu dans les prochaines années et maintenant mois qui viennent, ça va être l'énergie. On a vu sur la crise du Covid, ça a tout de suite été l'énergie qui a été la clé et une des batailles. Le départ après de la guerre en Ukraine a recréé des dynamiques autour de l'énergie. Donc nous, de façon très pragmatique, on a décidé vraiment de se lancer là-dessus parce qu'animé par notre savoir-faire, on s'était dit il faut absolument remettre de l'énergie au cœur des territoires. Et pour nous, elle passe de façon assez naturelle par l'énergie solaire, qui est pour nous l'énergie du 21e siècle, et qui ne sera sûrement pas la seule des énergies, il y en a plein d'autres, mais en tout cas, c'est celle sur laquelle on s'évertue à la déployer massivement, ou à faire en sorte qu'il y ait un écosystème de déploiement qui puisse se mettre en place pour la massifier.

  • Speaker #0

    Excellent. On y reviendra après un peu sur Sioux Sun, ce que vous faites, l'actualité, etc. Mais ça m'intéresserait, déjà tu as commencé un peu à l'aborder, d'avoir un petit état des lieux en effet sur les nouvelles énergies. On parle de beaucoup de choses, d'éolien, photovoltaïque, hydrogène, etc. On va peut-être faire un petit focus sur la partie photo, mais savoir un petit peu où on en est. Tu l'as dit, l'énergie, franchement, elle est partout dans notre quotidien. C'est la base de la civilisation du XXIe siècle. Qu'est-ce qui a évolué ? Où est-ce qu'on en est ? Est-ce que tu as un petit peu d'infos à m'apprendre là-dessus ?

  • Speaker #1

    Oui, en essayant de vulgariser les choses, l'énergie déjà c'est un champ qui est assez vaste. Nous chez Dans le photovoltaïque, on se concentre sur l'énergie électrique, mais il y a beaucoup plus de formes d'énergie qui sont plus larges. L'objectif de la décarbonation dans lequel on est, c'est de pouvoir à la fois décarboner nos activités, éviter le CO2 et de travailler la souveraineté. Et ça c'est important et aujourd'hui tous les modèles prospectifs, qu'ils soient issus de gestionnaires de réseau ou qu'ils viennent d'autres opérateurs, convergent vers le fait que l'un des moyens de décarboner la France et l'Europe, ça va être l'électrification des usages, que ce soit des électrifications d'usages de transport, de consommation de chaleur ou autre. Et donc, et de process industriel, l'électrification sera l'élément qui va nous permettre à la fois de retrouver notre souveraineté énergétique et donc économique et politique derrière, et demain de décarboner nos usages. D'où on en vient aujourd'hui en France. La France, côté électrique, est un pays qui est issu d'une électrification rurale. Donc, je dis souvent, ce qui me fascine, c'est que... En 1920, quand on a fait l'électrification du pays, ou dans les années 1920, quand on faisait l'électrification du pays, c'était mettre l'électricité dans les hameaux, dans les maisons. On apportait la vie, en fait. C'était une révolution d'apporter cette électricité-là. Ce sont de communes qu'on fait les réseaux d'électrification rurale. Et aujourd'hui, en 2024, un siècle plus tard, avoir l'électricité à la maison, c'est normal. Et donc, dans le monde de l'électricité, on vient de là. Donc on peut tirer notre chapeau à tous ceux qui ont été pionniers dans cette électrification-là, qui en France, au niveau électricité, s'est déployé par des réseaux basse et moyenne tension dans les communes. Il faut savoir que le compteur d'électricité, le Linky, il n'appartient pas à Enedis. Il appartient d'abord aux communes qui, par le biais des syndicats d'énergie départementaux qui ont fait l'électrification rurale, possèdent ce réseau basse et moyenne tension. Puis jusqu'au poste de livraison, qui va permettre de passer de la basse tension à la haute tension. D'ailleurs on va arriver sur le réseau Enedis qui lui distribue cette électricité. Enedis est le gestionnaire national pour 95% du réseau. Il distribue cette moyenne tension jusqu'à la haute tension à RTE, ou du moins rejoint le réseau RTE qui lui a été construit à partir des années 70-80 pour liaisonner la production d'énergie nucléaire que l'on déployait un peu partout en France. des réseaux basse et moyenne tension qui avaient été développés historiquement au début du siècle. Et donc pour faire le lien entre ces réseaux-là, on a créé le réseau RTE, Réseau de Transport d'Électricité. Et donc aujourd'hui en France, on a un réseau à 95% géré basse et moyenne tension par Enedis. On a un réseau RTE sur de la très haute tension qui lui vient faire le lien avec les gros outils de production. Et sur la production, on est à 80-85% porté par le nucléaire. qui était issu du programme électronucléaire des années 70-80 et d'électrification massive par le nucléaire. On est après ensuite porté par de l'hydroélectricité en production d'électro. Et après arrivent l'éolien et le solaire, qui sont encore aujourd'hui sur des proportions assez marginales, moins de 10%. Je crois qu'on doit être monté autour de 10-12% en total. Le solaire doit représenter 4-5% aujourd'hui du marché, mais... il se déploie de façon de plus en plus forte et de façon très rapide et économique. Et donc aujourd'hui, on fait face à un mur énergétique, où ce mur énergétique, en fait, on va devoir passer de 400 TWh, qui est la consommation électrique du pays aujourd'hui, donc on consomme en France aujourd'hui 400 TWh, à 800 TWh à horizon 2040-2050. On a la programmation pluriannuelle qui a lieu en ce moment. en débat et qui est en consultation pendant six semaines, et qui va définir la feuille de roue de la France. Et donc dans cette consultation-là, on voit le gros volume qui est annoncé pour 2035 de production d'électricité, et donc il va falloir faire x2 en consommation et en production. Et donc la question qu'on a à se poser maintenant, aujourd'hui au moment où on se parle, c'est est-ce que finalement cette électrification nécessaire, on va la faire par du nucléaire, est-ce qu'on va réussir à faire x2, est-ce que ça va être du nucléaire plus d'autres sources, si oui lesquelles, Et donc on a un enjeu à tout de suite mettre des cadres, la PPE va servir à ça, pour atteindre nos objectifs de décarbonation.

  • Speaker #0

    La PPE, c'est quoi exactement ?

  • Speaker #1

    C'est la programmation pluriannuelle de l'énergie. Cette programmation, c'est une espèce de feuille de route où toutes les parties prenantes se mettent d'accord autour de cette feuille de route et les pouvoirs politiques en place font en sorte d'avoir cette espèce de guide et ces objectifs qui sont partagés, toute énergie confondue, gaz... électricité, autres technos, avec des objectifs de décarbonation et avec des objectifs d'atteindre ces résultats-là. Et derrière s'en découlent des politiques, des politiques nationales, par des décrets, des lois qui vont permettre d'atteindre ces différents objectifs. Et dedans, tu vas retrouver des objectifs sur l'éolien offshore, l'éolien onshore, sur le nucléaire. De combien on passe de la part du nucléaire actuel à combien est-ce qu'on sera en 2040. Donc c'est... C'est cette feuille de route là qui détermine ça. Ce qui est important de préciser aussi quand même en France, c'est qu'on n'est pas dans un pays îloté. Et ça, c'est aussi une des forces du marché, pour bien le comprendre. C'est qu'au niveau électrique, on est sur des réseaux qui doivent s'équilibrer en permanence. Donc ce qui entre dans le réseau d'électricité doit être à peu près égal en sortie. Sinon, on a des problèmes de surtention ou de sous-tension. Et en fait, depuis toujours, on a fait des interconnexions au pays. Donc il faut savoir, par exemple, que la France est interconnectée au Benelux, à l'Allemagne, à la Suisse, à l'Italie, à l'Espagne. Et bientôt, la Bretagne sera interconnectée au réseau des îles irlandaises et anglaises par une interconnection qui va arriver à Roscoff et qui permettra de capter de l'énergie surplus de l'éolien offshore produit dans ces zones. Et donc, historiquement, la France a toujours été, je dirais, l'épine dorsale du marché électrique européen. Merci. Parce qu'en fait, on s'appuyait sur le nucléaire. On s'appuyait sur ce surplus de l'électricité et on envoyait de l'électricité nucléaire la nuit à nos confrères allemands et autres qui, eux, avaient d'autres mix électriques.

  • Speaker #0

    Sans faire de géopolitique, mais il y a un sujet européen qui est quand même, j'imagine, assez fort, parce que du nucléaire, on peut, entre guillemets, on met une centrale, on peut en faire de n'importe où. Que ce soit de l'éolien, du photovoltaïque, on est un peu tributaires des conditions météorologiques aussi. Il y a peut-être des courants d'air dans le nord qui peuvent passer dans le sud sur certaines périodes. Donc il faut un petit peu... Jongler avec ses voisins.

  • Speaker #1

    Oui, c'est totalement ça. C'est ce qu'on appelle le foisonnement. Et effectivement, aujourd'hui, ce foisonnement, il est de tout mix de production et de toute origine. Et c'est effectivement ça. On n'a pas eu une période très dure il y a deux ans, en novembre. Le parc français en consommation électrique, il est très thermosensible. C'est-à-dire que dès que vous avez un pic de froid, tout le monde allume son cumulus, tout le monde allume... son chauffage à la maison, et qui est un chauffage des radiants électriques historiques. Donc on a une thermosensibilité du parc très forte. Et donc en novembre, je crois que c'est 2022 ou 2021, je n'ai plus trop la date, c'est l'éolien offshore écossais qui, par interconnection, est venu passer le pic où là on avait nos centrales nucléaires qui étaient en risque de corrosion sous contrainte, donc qui avaient un arrêt de maintenance à faire. Et donc on avait 25% du parc qui fonctionnait. combiné à la guerre en Ukraine qui a fait qu'on s'est coupé des réserves russes au niveau gaz, et donc les Allemands étaient en sous-capacité, on s'est retrouvé dans une problématique très tendue au niveau européen et au niveau français. Et donc effectivement, en géopolitique, le sujet est très très important, et d'un point de vue plaque européenne, c'est hyper important de repositionner la France au niveau électrique dans sa globalité. Et on peut rêver, mais en gros, on peut imaginer que... du photovoltaïque dans le sud de l'Espagne, plutôt bien orienté avec un bon ensoleillement, foisonné avec des régimes de vent forts dans le nord de l'Europe, sur une façade maritime en France, sur les Nordiques et sur le UK très forte. sur lesquels on peut avoir des surproductions qui viennent alimenter l'ensemble de la plaque. Et donc c'est justement ces foisonnements-là, on parle aussi de l'hydroélectricité dans les Alpes, l'hydroélectricité dans les Pyrénées, etc. On a un certain nombre de technologies aujourd'hui qui arrivent à maturité et sur lesquelles on peut vraiment imaginer le fait de reprendre notre souveraineté européenne parce que plus on sera souverain d'un point de vue énergie au global, moins on sera dépendant des... deux gros mastodons aujourd'hui qui dictent un petit peu le monde, qui sont les Etats-Unis et la Chine slash la Russie, où chacun y va de son... on va dire de ses négociations en fonction de leurs armes. Et tant qu'on ne maîtrisera pas la mer nourricière qui est l'énergie, on sera toujours dépendant de ces négo-là, qu'on soit pro-nucléaire, anti-renouvelable ou autre, l'important c'est d'électrifier pour pouvoir vraiment reprendre la main sur nos usages. Aujourd'hui, on a un excédent commercial négatif parce qu'en fait on... On importe énormément de pétrole, énormément de gaz, et on est dépendant de cette économie-là. Et donc la difficulté pour pouvoir vraiment électrifier... le sujet, c'est de pouvoir se rendre indépendant vis-à-vis de ça. Et donc, ça nécessite pas mal de contraintes associées.

  • Speaker #0

    J'avais une question un peu par rapport à ça parce qu'en observant un petit peu les graphiques depuis les années 50-70, on voit une augmentation des énergies fossiles, que ce soit charbon ou pétrole, et on voit un peu les énergies électriques ou nouvelles qui viennent juste un peu s'additionner. Mais je ne vois pas vraiment un remplacement de ces énergies-là. on ne se débarrasse pas comme ça des énergies fossiles, ça vient un peu se mettre par-dessus les ENR, j'ai l'impression.

  • Speaker #1

    Oui, alors je t'enverrai un graphique à la fin du podcast, tu pourras diffuser à la communauté, mais c'est très intéressant. Moi, au contraire, les analyses qu'on montre, c'est que plus on met du renouvelable en service, plus on chasse du fossile. C'est plutôt l'inverse qui se passe, c'est qu'effectivement, au début, on a l'impression de... de ne pas avoir une substitution, mais d'avoir un plus. En fait, si on regarde vraiment depuis 2000, les années 2000, où on a commencé à mettre de l'éolien en route, qu'on a commencé à mettre du photovoltaïque, on regarde la part de production d'énergie issue du charbon, du gaz et même du nucléaire, et on s'aperçoit qu'elle diminue de façon très forte au fur et à mesure qu'on augmente les énergies renouvelables. Et aujourd'hui, convergent... Comment ça converge ? L'ensemble des hypothèses techniques, ils sont à la base des trajectoires qu'on fixe et qui montrent que c'est totalement fort. Pourquoi ? Parce qu'en fait, les renouvelables, et notamment le photovoltaïque, ça a un coût marginal nul de production.

  • Speaker #0

    C'est-à-dire qu'à partir du moment où tu as mis en place un investissement et que tu mets en place ta maintenance et ton financement, tu vas avoir et tu vas lisser dans le temps ton investissement en amortissement. Tu n'as plus de coût marginal de production. Tu produis 7 jours sur 7 quand tu as du soleil, quand tu as du vent. Donc deux façons intermittentes, on est totalement d'accord là-dessus. Intermittence que tu peux gérer par la flexibilité dans les réseaux, par le rapprochement producteur-consommateur, par demain des batteries stationnaires, par un certain nombre d'éléments qui viennent. aider au dispositif.

  • Speaker #1

    Il y a le sujet de stockage aussi.

  • Speaker #0

    Tout à fait.

  • Speaker #1

    Il ne faut pas produire tout le temps, il faut aussi pouvoir stocker.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Alors pour le coup, le stockage est un élément intéressant parce que le techno-solutionnisme dirait on met du stockage partout et on avance. La réalité du stockage fait qu'il faut qu'il y ait déjà une maturité technologique, il faut qu'il y ait une maturité industrielle dans la façon de faire les batteries, de les construire. Donc on a un magnifique projet à Dunkerque. porté par les équipes de Vercors de Benoît Leménian avec qui j'ai personnellement beaucoup travaillé il y a quelques années et pour le coup là on est dans une logique de réindustrialisation avec de la batterie fabriquée en France développée dans nos propres usines. Cette batterie, ce qui est intéressant dans le sujet de la batterie c'est déjà de regarder dans quel écosystème il se situe. Aujourd'hui, ce qu'on aperçoit, c'est qu'il y a un peu la loi de Moore, c'est-à-dire la loi de plus je fabrique, plus je fais de l'AR&D sur la production, plus je vais avoir un coût unitaire qui baisse. Ce qui s'est passé dans le panneau solaire, on a eu une vraie révolution dans le panneau solaire, et ce qui est en train d'arriver sur la batterie, parce qu'en fait, on a le monde entier des constructeurs automobiles qui sont en train de passer à l'électrique. Et donc, tu as les usines de batterie qui commencent à produire en masse, une techno à maturité, et sur lesquelles on commence à voir le prix de la batterie qui chute. Exactement pareil comme on a connu dans le panneau solaire, comme on a pu connaître dans le smartphone ou dans d'autres technologies. Ou dans les cartes à puces, par exemple. Un exemple de la loi de Moore appliquée, carte à puce, téléphone, ordinateur, et puis derrière, panneau solaire, batterie. Donc on a un peu les mêmes dynamiques. Et donc en fait, aujourd'hui, ce qui est en train de s'apercevoir, c'est dans des pays où le marché de gros de l'électricité est encore un peu élevé, le couple énergie renouvelable-batterie fonctionne très bien. Et on voit qu'il vient se développer, donc on constate ça en Australie, on voit ça... Dans certains états américains, on constate ça en Amérique du Sud, on constate ça un petit peu partout. En France, on est dans une dynamique où en fait le parc électronucléaire amorti, donc historique, pour le coup permet d'avoir une électricité à bas coût, si tant est qu'on entretienne notre parc et on le renouvelle et qu'on s'en donne les moyens, et si tant est que le prix de cette électricité sur le marché de gros reflète réellement la réalité de l'entretien du parc et de son renouvellement. Ça, c'est des questions sur lesquelles nous, on a... Je ne vais pas dire qu'il y a une boîte noire en France, mais il y a plein de questions autour de ça. Donc, il va falloir que le nucléaire réponde à toutes ces équations, à son équation assez complexe. Mais en tout cas, à côté, le solaire distribué, comme je l'entends, c'est-à-dire photovoltaïque, couplé batterie, lui, il est en train d'avancer très, très vite. Très, très vite. J'étais encore en Chine il y a deux semaines pour regarder un peu ce que prévoient les industriels chinois, et qui, pour le coup, d'un point de vue... Politique industrielle, en 2015, ils ont sorti leur plan. Ils y sont. Et on voit bien que le couple solaire-batterie-recharge, il est au cœur de l'écosystème des mix. Donc on devra travailler ces sujets-là. Maintenant, le modèle économique français est encore un peu pas tout à fait viable pour la batterie. C'est le début. On commence à s'y intéresser.

  • Speaker #1

    Est-ce que j'ai de demander un peu en France où est-ce qu'on se situe un peu dans l'écosystème ? mondial on va dire.

  • Speaker #0

    Ouais alors en France on commence à accélérer sur le photovoltaïque notamment sur l'éolien également on commence à avoir les choses grandement avancées. Alors le photovoltaïque si je fais le focus sur mon métier il y a deux marchés, tu as le marché du solaire distribué qui est le solaire distribué du petit 3 kg qu'on installe chez le particulier dans la maison de lotissement jusqu'à à peu près 10 000 m² de panneaux solaires installés sur un toit d'un d'un supermarché, d'une usine ou sur un parking d'une collectivité. Ce solaire-là, il se déploie très vite. En gros, en moyenne, en France, la PPE a l'objectif autour de 60-70 gigas de puissance solaire à être installée d'ici 2035. Et en France, on est sur un rythme de pouvoir en mettre en solaire distribué autour de 3,5 par an. Donc sur les 10 prochaines années, on devrait voir autour de 40 gigas de puissance installée en solaire distribué. Ce qui est très important. Il y a encore 3-4 ans, on raccordait au réseau à peine 1 giga par an. Donc là, l'objectif, c'est d'en raccorder 3,5 gigas par an en solaire distribué. Pour atteindre ce 40 gigas, plus les 20 gigas qui ont déjà été installés, on devrait être autour de 60 gigas d'ici 2035-2040. Donc ça, c'est le marché du photovoltaïque. Et si on est à 60 gigas du photovoltaïque, ce sera à mettre au corollaire des 400 TWh qu'on consomme aujourd'hui et qui sont issus des centrales. nucléaire. Donc ça va faire partie de l'écosystème de demain. Est-ce qu'on sera à 75% de renouvelables ? Est-ce qu'on sera à 50% de renouvelables par rapport au nucléaire ? Ça va dépendre de qui va avancer vite, en fait, dans le schéma. Et ce qu'il faut absolument faire, et ça, tout le monde dans la filière va dans ce sens-là, c'est qu'il ne faut pas opposer les uns et les autres. C'est une bêtise de le faire. On a besoin absolument de déployer du décarboné et ce décarboné aujourd'hui autant qu'on joue avec nos deux pieds quoi en fait et si on peut jouer avec nos deux pieds et bien soyons-en forts dans la bataille qui n'est pas qu'une bataille de technosolutionnisme c'est une bataille également de comprendre un écosystème, comment est-ce qu'on peut déployer du solaire intelligent rapidement pour pouvoir atteindre ces objectifs de décarbonation des usages

  • Speaker #1

    Excellent. Et du coup, si YouSun dans tout ça, si on fait un petit focus sur l'entreprise, où est-ce que vous en êtes ? Quel est votre rôle dans cet écosystème ?

  • Speaker #0

    Si YouSun s'est créé comme un développeur photovoltaïque spécialisé en ombrières, donc en fait on a démontré aujourd'hui une vraie capacité à maîtriser le développement, le financement, la construction de milliers de centrales en ombrières de parking. Pourquoi on faisait l'ombrière ? Parce que ça nous intéressait de travailler le solaire pour apporter du service. Et l'ombrière... permettait de se positionner finalement sur des parkings, d'apporter une production d'électricité là où il y a de la consommation, c'est-à-dire au lieu de vie et de travail des gens, et là où les gens pouvaient être amenés à se recharger. Donc la lame de fond du photovoltaïque est un vrai sujet pour nous, parce qu'on pense que cette lame de fond va continuer à être colossale. L'idée, c'était absolument de trouver des solutions pour pouvoir apporter du service et de l'impact aux usagers qui viennent. Donc on avait développé et on a lancé SituSun un peu dans cette Ausha. Et puis finalement, de par notre développement, on est en train de muter vers une logique d'opérateur, de créateur et opérateur de systèmes solaires à l'échelle du quartier, où on intègre un certain nombre de fonctionnalités complémentaires de nos projets. Donc finalement, quand on adresse un projet solaire sur un parking, on réfléchit usage sur ce parking, quelles solutions on peut proposer. Quand on commence à discuter avec une commune... on va raisonner global sur sa commune, toutes les solutions qu'on peut déployer pour rendre le solaire accessible. Et donc on a trois piliers aujourd'hui. Le premier pilier, c'est produire et partager une électricité renouvelable, locale et accessible. Ça, c'est le premier pilier. Donc à chaque fois qu'on a un projet qui arrive chez C-Houston, c'est est-ce que cette électricité, on peut la produire tout de suite ? Est-ce qu'on peut la partager à l'échelle du quartier, donc par le biais de l'autoconsommation collective ? Et après, est-ce qu'elle est locale, renouvelable et accessible ? A partir de là, on peut commencer à travailler le projet. Donc ça, c'est nos projets solaires, premier pilier. Deuxième pilier, est-ce qu'on peut créer du lien social et faire vivre ce lien social ? Donc aujourd'hui, quand par exemple on couvre un bouleau de rhum photovoltaïque, aujourd'hui on vient apporter du lien social dans la commune, parce qu'il y a des personnes, souvent en retraite, qui étaient amenées à jouer ou à se retrouver collectivement sur des lieux. mais pas forcément abrité ou pas forcément le budget dans la commune pour financer un boulot de rhum solaire typiquement on est dans du lien social créé et favorisé on fait des pré-eau d'école on fait des terrains de tennis couverts fait des pistes de paddle couverte en fait le terrain de jeu chez siouxson c'est de travailler les espaces solaires déjà artificialisés et donc en deuxième pilier c'est de faire en sorte que le solaire apporte autre chose il peut apporter un service de recharge mais il peut apporter également une simple couverture qui sert à créer et faire vivre du lien social et le troisième pilier qui nous anime, c'est être garant d'une cohérence économique. C'est-à-dire qu'on n'est pas là à attendre une subvention, un budget, ce n'est pas notre rôle. Notre rôle est d'apporter à la collectivité, à l'entreprise, à l'industriel, l'ensemble du package pour dire, bon voilà, comment est-ce qu'on fait pour pouvoir sortir tes projets renouvelables ou vos projets renouvelables, ou vous donner les idées pour les sortir, notamment solaires. Qu'est-ce qu'on peut apporter pour en plus être dans l'usage et dans l'impact ? Qu'est-ce qui ferait qu'on... on apporterait des solutions plus opérantes et tout ça garante d'une cohérence économique, ça se finance ça se tire finance, voilà il y a des solutions pour le faire et c'est notre modèle à nous d'apporter ces solutions également de financement parce que c'est pour ça que je raisonne sur l'ensemble de la valeur ajoutée d'un projet, t'as visité les locaux tout à l'heure et t'as vu qu'on essaye de se positionner sur l'ensemble et pas simplement un simple bureau d'études qui remet une étude et qui construit pas derrière, on va développer le projet, regarder si ... comment économiquement c'est quelque chose qui se tient. On va en faire d'après les études, on va faire les plans d'exé, on va construire et on va faire l'exploitation et la maintenance de ces ouvrages. Et donc, en répondant à ces trois piliers, est-ce que je produis une électricité que je peux partager à l'échelle du quartier et qui est renouvelable, locale et accessible ? Est-ce que je peux créer du lien et faire vivre ce lien social ? Et trois, est-ce que je suis garant d'une cohérence économique ? Si tu sonnes, déploie ces solutions à travers la France dans une logique usage-impact, de façon très carrée.

  • Speaker #1

    et avec une cadence assez impressionnante. C'est ce que j'en ai vu.

  • Speaker #0

    En fait, le pari qu'on prend chez Sioux Sun et qu'on a pris, c'était plutôt de faire le colibri. C'est-à-dire que, je disais tout à l'heure, il y a deux marchés dans le solaire, j'ai pas eu le temps de terminer. Tu as deux marchés dans le solaire photovoltaïque. Tu as le marché du distribué, jusqu'à 10 000 m² de surface photovoltaïque. Donc on part du particulier jusqu'aux 10 000 m². Et puis après, il y a le solaire d'utilité. Et là, c'est un solaire qui va plutôt se déployer sur des grandes surfaces. On va retrouver des grandes centrales au sol, sur des terrains dégradés et autres. Chez Siusun, le choix a été fait de pouvoir déployer localement et de façon rapide des projets. Et donc là, pour le coup, ça nécessite de se retrousser les manches et de faire le colibri, c'est-à-dire d'aller déployer des petits, moyens et gros projets partout dans les territoires. Donc notre organisation depuis le départ, elle est la massification, et donc d'être en capacité de livrer 2, 3, 4 centrales par jour partout où on est dans les territoires. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que pour ça, on a un maillage de partenariats, qui sont des super partenaires qu'on a créés depuis la création de Sioux Sun quasiment, qui sont des sociétés d'économie mixte pour commencer. Donc les sociétés d'économie mixte sont souvent rattachées à une collectivité, ça peut être une ville, une commune, une métropole, une intercommunalité, un département, une région, qui a une société d'économie mixte qui peut être dans l'aménagement, dans l'électrification et autres, dont son rôle c'est pour le coup pour certaines d'investir dans les projets d'énergie renouvelable. Et bien on s'est associé avec elles, elles ont la connaissance du territoire, elles ont les élus qui sont leur connaissance et puis qui maîtrisent les endroits qu'on peut solariser et autres. Et puis nous on est le développeur qui sait... développer, construire, financer, exploiter les centrales. Et on a créé des JV. Et ces JV, elles sont opérantes, en fait. JV, voulant dire joint venture, c'est-à-dire société commune. Et finalement, on a le Manson, on a Ombrière de Loire-Atlantique, on a Ombrière d'Occitanie. Et ces véhicules sont des programmes de déploiement, finalement, à l'échelle du territoire, où l'objectif de la SEM, c'est d'être la porte d'entrée du territoire, celui qui va... à être le garant local du projet bien monté, bien réalisé. Et puis, Siou Sun est le garant de la technicité, de la réalisation, du financement de ces ouvrages.

  • Speaker #1

    Avec le sujet, j'imagine, aussi de respect de la biodiversité, ça doit être un sujet assez récurrent.

  • Speaker #0

    Exactement. Le parti pris de Siou Sun, c'est de travailler sur tous les espaces artificialisés. Déjà artificialisés, d'autres acteurs du photovoltaïque travaillent sur les approches plutôt agrivoltaïques, vont travailler sur d'autres typologies de supports. Nous, ce n'est pas le cas. On a fait le choix de rester sur l'artificialisé pour plusieurs raisons, des raisons économiques, des raisons techniques, des raisons d'acceptabilité sociale. Le sujet de l'agrivoltaïsme nécessite beaucoup d'autres compétences agronomiques sur la plante, travailler un projet avec les agriculteurs, le monde de la ruralité, le monde des chambres d'agriculture. Et donc c'est un temps long, un temps de déploiement qui, pour nous, n'est pas cohérent par rapport aux objectifs. et donc à notre niveau on a décidé plutôt de rester focus sur le distribué qui pour le coup il y a déjà tellement de choses à faire qu'on a préféré dédier une organisation au solaire distribué et donc on embarque aujourd'hui plus de 1000 sous-traitants à travers la France qui font vivre de l'économie indirecte, voilà quand on fait une ombrière je sais pas moi en Corrèze, cette ombrière elle a Des réseaux, donc des tranchées, du raccordement, d'une fondation, une charpente, de l'électricité. Et à 80%, l'ouvrage, c'est de l'économie locale, directe, parce qu'on fait travailler des entreprises du territoire qui reçoit l'ombrière. Donc c'est de l'économie directe au service d'une autoconsommation collective, parce que toutes nos centrales chez Seawolves-Sun sont dans une autoconsommation collective. Du moins, c'est l'objectif de toutes les placer en autoconsommation collective. Et ça, ça veut dire que l'électron qu'on produit... on le partage à l'échelle du quartier dans un rayon de 2 km et tu changes la vision du solaire et changer la vision du solaire pour nous c'est vraiment lui donner le sourire c'est vraiment l'ambition qu'on a chez C2Sun, c'est de le rendre accessible et de pouvoir se dire mais finalement servons-nous de cette lame de fond pour rendre les choses accessibles et le solaire ça doit être un dénominateur commun ça doit être un moyen de pouvoir justement réenchanter un petit peu les territoires c'est un peu cette philosophie là qui nous anime tous les jours

  • Speaker #1

    Trop bien, et je fais une petite parenthèse du coup tu l'as un petit peu effleuré Petite parenthèse un peu RH, j'entends aussi pas mal, un des freins aussi au développement, c'est parfois le manque un peu de main d'oeuvre, j'entends beaucoup ça dans... autour de moi, est-ce que tu le ressens, un manque de compétence là-dessus ou pas forcément ? Vous qui êtes sur toute la chaîne vraiment de A à Z, que ce soit bureau d'études, sur le terrain, sur les chantiers, est-ce que c'est ok ou ça pourrait être mieux ?

  • Speaker #0

    Côté développement, on a la chance d'être dans un secteur très porteur. Et c'est vrai que les énergies renouvelables ont cette belle image qui donne... De plus en plus de gens viennent nous voir en disant j'ai envie de travailler dans un secteur porteur de sens. Donc ça, côté développement, études, construction, exploitation, en termes de profils, on a des... Pas de problème de recrutement. On va chercher, dans le parcours du recrutement, on va plutôt chercher des gens dans la dynamique d'engagement de l'entreprise. C'est-à-dire de délivrer, de faire, donc des gens avec une énergie créatrice, une dynamique de déploiement. Et donc ça, c'est plutôt le profil qu'on va rechercher. Aujourd'hui, on est assez dur sur ça, c'est-à-dire qu'on veut des gens engagés quand ils nous rejoignent, qui sont dans une dynamique de faire et de déployer. Donc on a la chance d'avoir des... très beaux partenariats sur Rennes avec l'INSA, Supélec, l'EME à Kirlan, des écoles d'ingénieurs qui, pour le coup... vous avez des batteries d'ingénieurs qui sortent tous les ans et ces ingénieurs-là sont souvent intéressés pour venir travailler dans ce secteur. Donc ça là-dessus, pas de problématique. Après, sur la partie installation, sur la partie exploitation, c'est plutôt notre job à nous d'aller embarquer l'écosystème. C'est-à-dire qu'en gros, on ne souffre pas forcément de main-d'oeuvre. Oui, il y a un sujet de manque de main-d'oeuvre chez les électriciens, de manque de main-d'oeuvre chez les maçons, mais ces sociétés en local, elles vivent, elles sont déjà présentes. Elles sont sur des marchés, des marchés souvent tendus, Et donc en fait le photovoltaïque est quelque chose sur lequel on essaye de les emmener avec nous pour leur faire en sorte d'avoir des marchés secondaires, de diversification. Et donc on est plutôt parti chez Solution pour embarquer toutes ces petites, moyennes, voire même très grandes entreprises dans cette logique de sous-traitance, où on passe des partenariats et on est capable d'avoir ces différents acteurs qui déploient pour nous au niveau territorial. Et donc ça donne en fait, je donnais ce réseau de plus de 1000 sous-traitants à travers la France. Et ça donne cette espèce d'open source. Si vous le savez, un peu, essayez de travailler cette logique d'open source en disant qu'on est un acteur qui va vous permettre de donner un cadre de travail sur le solaire et on vous embarque, vous électricien, vous maçon, vous entreprise de TP, de VRD, dans la logique de faire des projets. Si ces entreprises, tu viens les voir et tu leur dis, débrouille-toi avec le projet d'ombrillère, le projet va coûter trop cher, le projet va mettre 2-3 ans à sortir, etc. Là, on arrive, nous, on développe le projet complet et on fait travailler l'écosystème local. Mais on va chercher des électriciens qui ne savent pas forcément faire du solaire. On va chercher des maçons qui n'ont pas forcément eu l'habitude de faire des fondations d'embrières. Et c'est ça, en fait, qui nous anime. C'est que moi, je pense qu'on a totalement les cartes et les clés en main aujourd'hui pour avoir de la main-d'œuvre qualifiée et compétente en France. Encore faut-il la motiver et encore faut-il lui donner accès au marché. Et nous, c'est ce qu'on essaye de faire. Et en sept ans, on n'a pas eu de pénurie de main-d'œuvre. On n'a pas galéré à trouver... trouver de la main d'oeuvre au contraire on a plutôt trouvé des gens qui avaient envie de rester à travailler avec nous donc c'est ce qu'on va continuer à faire avec cette ce focus et cette volonté d'essayer d'avoir systématiquement on n'y arrive pas tout le temps mais systématiquement de des entreprises locales qui se situe dans le département qui réalise nos centrales et en fait Moi, je crois beaucoup à la théorie du mouvement. Le mouvement crée le mouvement. Moi, je l'appelle la théorie du mouvement. Je ne sais pas si c'est ce terme-là.

  • Speaker #1

    C'est une fausse théorie. Oui, ça va bien.

  • Speaker #0

    Mais le mouvement crée le mouvement. C'est-à-dire que quand tu travailles avec une boîte, que ça se passe bien, quand tu travailles avec une commune, avec une entreprise, que ça se passe bien, cette dynamique, elle est positive partout et elle fait des rebonds en permanence. Et plus tu es en mouvement, plus tu es en dynamique, plus tu crées autour de toi des dynamiques positives. Et donc, en fait, c'est ce qu'on fait. Au quotidien, ce que je dis souvent aux équipes ou aux partenaires, un maçon qui a fait un bon projet et qui a bien travaillé, ça va rebondir sur d'autres personnes dans son écosystème, sur lui-même, dans sa famille. Il a peut-être un élu dans une autre commune ou quelqu'un qui travaille dans une autre entreprise et qui voudra faire du solaire. Et donc, on est dans cette dynamique-là. Et cette dynamique-là, elle doit être positive et contagieuse. Et donc, c'est un peu cet esprit-là. Et donc après, pour finir sur C.U. Sun, nous, on développe... des solutions solaires partagées, de production d'énergie solaire partagée pour les collectivités, les entreprises et bientôt pour les particuliers. On va lancer une offre à la rentrée 2025 sur toute la France de déploiement d'installations solaires très innovantes. Petit teasing, on est sur je dirais des clients bêta-testeurs en ce moment et ça se passe super bien. Donc pareil, dans la logique de massification et dans la logique de boucle locale. C'est-à-dire que comme si YouSun a plus de 2000 centrales à travers la France qui sont en boucle locale d'autoconsommation collective, on a pour objectif de compléter ces boucles locales, donc que le consommateur ne soit pas celui qui nous achète que le mégawatt-heure, mais il puisse être celui qui a envie de s'équiper sur son toit ou sur son parking. Et donc l'idée c'est qu'à travers nos communautés d'énergie que l'on crée par nos productions solaires partagées, qu'elles soient sur des parkings d'entreprises, d'industriels ou de communes, ça crée une communauté en local. de gens qui, quand ils ont vu une ombrière sur une aire de covoiturage à torser ou à étrer à la sortie de l'autoroute en direction de Vitré, l'autoconsommation collective autour de cette centrale donne envie aux entreprises à côté, donne envie aux riverains d'acheter du mégawatt produit par ces centrales, mais également de s'équiper à la maison ou sur leur site. Et c'est ça toute la dynamique Sioux Sun, c'est la ville solaire, c'est le territoire solaire, c'est le fait de pouvoir déployer de façon dynamique, parce que plus on crée une dynamique positive autour de ça, plus on met du renouvelable. plus on chasse du fossile et plus on a de la souveraineté. Avec des petits projets et des moyens de projet, mais qui finalement s'exercent assez rapidement par rapport aux gros projets qui ont des temporalités, des complexités parfois plus lourdes. Et donc nous, c'est ce qu'on s'avère tuer au quotidien, c'est de déployer cette massification.

  • Speaker #1

    Encore une fois, l'effet un peu colibri que tu disais. Sans rentrer dans la technique, mais un des fausses croyances qu'on pouvait avoir il y a peut-être quelques années, pas forcément besoin de vivre dans le sud de la France avec le soleil à basse de l'étoile pour pouvoir en profiter. On est rendu en Bretagne et le moindre rayon de soleil peut suffire à alimenter.

  • Speaker #0

    Oh ouais, je suis sur les réseaux à un monsieur qui s'appelle Nicolas Diteblanche et il est intéressant, parce que je ne le connais pas personnellement. Tous les jours ou toutes les semaines, il poste sur un panneau solaire qu'il a mis au-dessus d'un petit carré potager. Et en fait, il l'oriente, il met un azimut parfait plein sud et tout, et il se rend pas autonome dans sa maison, mais il se produit une bonne partie de son énergie avec ça. Donc le photovoltaïque, il ne faut pas le voir comme une source d'autonomie. On a 365 jours dans l'année, ces 365 jours, il y a 24 heures, donc ça fait 8600 heures sur une année, et le photovoltaïque, c'est autour de 1000 heures. Donc on voit bien, on est à 950 heures à Lille et on est à 1400 heures à Marseille, plein sud, ou 1500 heures. Donc la moyenne française, elle est autour de 1000, 1100 heures. Voilà, effectivement, c'est juste un retour sur investissement un petit peu décalé. Quand tu te places sur un business plan, mais tu as quand même de l'ensoleillement et de l'éclairement. Donc en fait, même à Lille, tu as 900 heures ou 950 heures, tu produis, tu vas avoir par rapport à un coût d'investissement qui est le même à Marseille, un retour sur investissement un peu moindre. Mais non, c'est une fausse croyance. Et puis quand tu regardes des pays qui sont à des latitudes bien plus supérieures que les nôtres, je prends l'exemple du Pays-Bas. Il y a un truc qui me frappe dans les Pays-Bas, c'est qu'ils ont fait une analyse sur le fait de dire « mais où est-ce qu'on peut mettre du solaire chez nous ? » Et c'est un pays qui est tout petit et où en fait c'est très contraint en termes d'espace. Et bien ils ont fait focus sur les maisons individuelles. Ils sont à plus de 40% des maisons individuelles. équipés en panneaux solaires. C'est énorme. Nous, on est à 2,5-3% en France. Et quand tu sais que la France, c'est la maison du pavillon, on a des lotissements partout, à Ausha de bois, à ardoises ou à tuiles, donc pas de problématique technique pour en installer, c'est facile. Mais qu'est-ce qu'on attend, en fait ? Qu'est-ce qu'on attend pour que tous nos toits de maison, demain, soient solaires, en fait ? Et nos parkings, et nos toitures d'entrepôt, et donc, voilà, tout ça fait que... Je reviens encore à la théorie des grosses pierres dont on parlait en introduction. C'est que moi, je crois beaucoup à ça. C'est-à-dire que cette théorie des grosses pierres, c'est pour moi, tu prends un vase et d'abord, on met nos grosses pierres, on met nos gros besoins, nos besoins fondamentaux. Quels sont-ils ? Moi, dans la vie, je bosse beaucoup comme ça ou je vis comme ça. Et mes grosses pierres pour moi, notamment professionnellement au niveau de Sioux Sun, c'est d'abord de mettre de la production locale en place, tout de suite en service. Et après, ou en même temps, d'y adjoindre les petits cailloux, le sable, l'eau. Et le vase est complet. Et si tu fais l'inverse, ça déborde et ça ne rentre pas. Et donc, les grosses pierres pour moi, c'est d'en mettre le plus possible. Et on a tout en France pour en mettre. On a un super réseau d'électrification géré par Enedis et par RTE. On a la chance d'avoir quand même un système régulé, organisé. Mais encore faut-il que ce système régulé, organisé, donne les moyens d'avancer et qu'il ait envie de le faire, ce solaire distribué. Mais si on le fait, il sera en même temps que peut-être d'autres programmes nucléaires. peut-être en même temps que des programmes de déploiement de batterie. Il sera aussi le fait de pouvoir faire vivre la consommation aux meilleures heures de production. Ça, c'est un des enjeux du moment. C'est de donner les clés du camion aux citoyens, aux consommateurs, aux entreprises, aux collectivités, de consommer là où on a des surplus de production. Typiquement, on commence à avoir aujourd'hui des surplus de production solaire parce qu'on commence à en mettre de plus en plus. Sauf qu'on consomme... de 10h à 14h, c'est là où on a le pic de production. Et les consommations électriques françaises sont plutôt le matin et le soir. Donc voilà, donner envie de venir réussir à rééquilibrer cette production, cette consommation au moment de la production. Ça, ça veut dire pouvoir faire discuter consommateurs et producteurs. Donc l'autoconsommation collective à l'échelle du quartier, par exemple, c'est quelque chose d'hyper vertueux, parce que demain, tu seras capable d'aller envoyer un signal. à tes consommateurs pour dire, attention, demain, mettez en route votre machine à laver ou rechargez votre voiture électrique, ils prévoient de faire beau de 10h à midi. Ça paraît fou, mais c'est totalement faisable d'un point de vue techno. C'est juste un point de vue de déploiement, de mise en œuvre concrète et opérationnelle de ces solutions. Donc nous, on y croit, mais à 10 000%. Et donc, on s'évertue non pas à réinventer l'algorithme qui nous sauvera, dont on aura sûrement besoin à un moment donné, mais on s'évertue à mettre de façon très pragmatique. cette dynamique dans les territoires par du savoir-faire et de la maîtrise technique, financière, etc. Voilà un petit peu notre analyse.

  • Speaker #1

    Fini les heures pleines, heures creuses, maintenant ça va être plutôt connecté aux conditions météorologiques et aux heures de la journée.

  • Speaker #0

    C'est fini les heures pleines, heures creuses historiques et c'est bienvenu les heures pleines et heures creuses solaires. justement pour pouvoir apporter ça et comme je dis c'est quand on a ce mur énergétique où on a une consommation de 400 terawattheures production à peu près équivalente et qu'on doit passer à 800 terawattheures ce sera peut-être peut-être 600 700 c'est peut-être 900 les chiffres le diront dans 30 ans mais on voit que de toute façon est ce qu'on a dit en amont il va falloir décarboner nos usages on n'a pas le choix l'arrivée de l'électrification massive sur l'IA qui nécessitent du CPU, donc qui nécessitent du data center, la souveraineté de nos données qu'on va devoir remettre en France, remettre en Europe pour avoir cette souveraineté de données, la décarbonation des transports, les poids lourds. Aujourd'hui, 50% du poids carbone du transport, il est sur le poids lourd régional. Il est sur le transport régional, c'est-à-dire les messageries, le fait de se livrer, et je crois que le e-commerce explose et continuera de se développer. 50% du poids carbone du transport, il est sur le transport régional. L'avènement de la batterie fait qu'aujourd'hui, le camion électrique est compétitif versus le camion diesel. Et donc en fait, aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? C'est qu'on va avoir un bouleversement des transporteurs qui vont passer à l'électrique sur le tracteur électrique, sur la messagerie. Et donc en fait, il va falloir répondre à ce besoin. Pareil sur les transports publics. La métropole de Rennes, par exemple, c'est 10 bus électriques. Et on sait qu'à la fin de la DSP qui est en train de se renouveler, ce sera autour de 150 ou 200 bus électriques. Donc on voit bien que l'électrification rurale est un mal nécessaire, mais il va falloir l'électrification rurale. L'électrification de nos usages est un mal nécessaire, mais encore faut-il que l'on produise, et qu'on la produise localement et qu'on la distribue localement. Et donc pour ça, nous vraiment, on voit le solaire comme un moyen d'avancer vite et rapide, mais encore faut-il qu'il puisse s'associer à la consommation. Et on parle souvent de consommateurs, de prosumers. Et bien, à travers l'autoconsommation collective, telle qu'on la voit chez C.Houston, on voit un moyen finalement de connecter production et consommation pour qu'on puisse mieux se parler et que les consommateurs adaptent leurs usages au moment de la production. Et là, on a un vrai outil de souveraineté, on va dire, française, européenne. Et si on fait ça à horizon 10 ans... Collectivement, on aura une arme qui sera de notre côté et pas en face de nos pays amis, mais néanmoins avec qui il faut toujours jouer un peu des coudes pour vivre. On est rentré dans une économie de guerre, si j'entends beaucoup d'économistes le dire. Et moi, à notre niveau, on fera notre pierre à nous, mais à notre niveau, on pense que dans cette économie de guerre-là, on a encore des cartes à jouer en Europe et en France. Mais encore faut-il s'en donner les moyens dans le déploiement.

  • Speaker #1

    Ok, trop bien. En tout cas, moi, ça m'a remis un petit rayon de soleil dans ma croyance à l'électrification et pas mal de choses qui se mettent en place. Et encore bravo pour ce qui a été déjà fait chez Siou Son et ce qui sera encore fait derrière. Est-ce que tu avais peut-être un petit mot de la fin pour conclure ? On a vu pas mal de choses. Et encore une fois, merci pour cette passion que tu arrives à transmettre et ça donne beaucoup envie. Si tu avais un petit dernier mot à rajouter ?

  • Speaker #0

    Faisons les choses avec le sourire quoi en fait et c'est un peu ça si you sonne c'est à dire que on se lève tous le matin pour aller au boulot on a tous envie de faire on doit tous aller travailler il y a un traf alimentaire important et moi à titre perso d'un point de vue entrepreneur ce qui m'anime c'est d'être aligné être bien dans mes baskets tous les matins et je le suis parce que j'ai la banane et j'ai la banane parce que j'ai aligné ce que je fais et je suis content de ce déploiement-là et de cet alignement-là. On essaie à notre niveau de faire en sorte que à chaque fois qu'on touche un projet, on apporte cet élan de fraîcheur par le sourire, par l'animation. On va annoncer notre nouvelle identité visuelle la semaine prochaine au Salon des Mères et des Collectivités et le sourire ne sera pas bien loin. Donc donner aux gens l'envie de faire plutôt que de grogner et de dire c'est impossible. Et ça passe par une espèce de... Sans tomber sur des choses trop banales, mais c'est passé par de l'action positive, tout simplement, par la grosse perte tout simple. Quand on fait un préau d'école à Clermont-Ferrand, dans une petite commune et qu'on a couvert 120 mètres carrés, on a peut-être... pas eu une rentabilité excessive sur le projet mais on a été créer une dynamique positive dans le préau de l'école où des gamins vont passer, vont jouer au sport tous les jours sous des panneaux solaires et donc qu'est-ce qui se passe dans l'intellect de ces gens là, le panneau solaire rentre, de ces enfants rentrent dans leur dynamique les énergies renouvelables rentrent dans leur dynamique et ça C'est un peu une énergie active qu'on a su lancer parce qu'on arrive avec ce sourire-là. Nous, on croit beaucoup au réenchantement des territoires. Pour moi, je suis convaincu que la croissance à deux chiffres, elle est demain, elle est dans les territoires. Elle est dans ces premières, deuxièmes, troisièmes, quatrièmes ceintures, ces diagonales du vide, comme on a pu dire parce qu'on les a abandonnées d'un point de vue industriel. Moi, je crois que c'est des endroits où si on remet de la production d'électricité, qu'est la mer des batailles, la mer nourricière. On peut recréer des dynamiques positives. Et voilà ce que je voulais dire tout à l'heure. Quand on a ce mur de 400 TWh versus 800 TWh, la question que je dis à un maire souvent, c'est est-ce que tu veux que cette électricité, par rapport à ses besoins qui vont venir, est-ce que tu veux encore la tirer de 2000 km ou est-ce que tu veux la produire localement ? Est-ce que tu crois que ton territoire sera plus souverain et résilient si cette production d'électricité est locale ? Et donc le moyen pour moi, c'est de le faire ensemble. collectivement en partageant cette électricité à l'échelle du quartier, en créant le mouvement et en partageant cette énergie on va dire positive par le sourire qu'on donnera envie de faire plein d'autres choses tous nos services que l'on déploie au quotidien des aménagements vélo en libre service ou de vélo ou simplement d'abri vélo sécurisé à travers Station Rêve, nos terrains de tennis qu'on reemploie pour faire des pistes de paddle de paddle pardon qu'on dise bien le mot nos différentes activités de borne de recharge pour véhicules électriques, Racine qui est la partie station de fitness dans la ruralité et dans les entreprises avec des conteneurs maritimes solaires, Immosis qui est le nouveau produit qu'on lance sur l'aménagement des parcs immobiliers tertiaires et industriels en solaire, la rénovation des friches industrielles, la solution qu'on va lancer sur le solaire pour la maison en mode service et abonnement, je tease un peu ce qu'on va annoncer en 2025. l'autoconsommation collective. En fait, tout ça fait que tu as une galaxie qui se déploie et qui se déploie avec le sourire. Donnons les moyens au territoire de se réenchanter et le territoire se réenchantera. Et ça passe par nous, entreprises, entrepreneurs, à mettre des solutions du quotidien en route. C'est un peu le mot de la fin qui est un peu long, je suis désolé. Mais qui se veut, voyons le verre à moitié plein.

  • Speaker #1

    Hyper encourageant et ça fait plaisir d'avoir plein de... d'idées positives pour recréer de la proximité au niveau des collectivités, je ne peux que valider ce point de vue. Merci beaucoup à toi, en tout cas, François, pour toutes ces explications, c'était super intéressant, et puis je suivrai avec attention toute la vie de Siou Sun et autres, et encore merci à toi.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup pour l'invitation, et super comme média, écoutez les podcasts, lisez des bouquins, c'est hyper important.

  • Speaker #1

    Super, merci beaucoup, salut.

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