Speaker #0Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode de Yab de Parent. Alors je ne vous cache pas que j'avais planifié au départ de recommencer les épisodes en duo dès ce mois de janvier et après quelques couacs de matériel, micro, mauvais son, changement de rendez-vous pour cause de maladie ou autre, je me suis dit, prenons l'opportunité de faire quelque chose que je voulais faire depuis un certain temps, c'est-à-dire un épisode où je réponds. à vos questions et nous démarrons les épisodes du haut dès le mois de février. Comme ça, ça me donne l'opportunité vraiment ici de répondre à des questions que je reçois régulièrement en message privé ou par email et comme ça tout le monde peut en profiter. Du coup, j'ai réparti les questions autour de la parentalité de manière plus générale. ensuite autour de mes activités de soutien à la parentalité et je garde les questions concernant ma maternité, les questions plus personnelles pour la fin de l'épisode. Alors je vais essayer de garder la structure d'un épisode habituel, c'est à dire de ne pas dépasser les 20 minutes. Rien n'empêche de refaire un autre épisode où je réponds à vos questions, un épisode Q&A comme on dit en anglais chez IEA. J'ai déjà sélectionné ici une partie pour ne pas être trop longue, donc je vais arrêter cette introduction déjà beaucoup trop longue et je vais me lancer dans le sujet. Alors, première question, c'est un sujet qui revient souvent, on me demande comment se débarrasser de la culpabilité. Cette fameuse culpabilité qu'on retrouve, je pense que quand nos enfants arrivent, Je pense que ce mot culpabilité arrive en même temps et nous colle à la peau jusqu'au bout parce qu'il ne faut pas imaginer que vous êtes les seuls ou la seule à ressentir de la culpabilité. C'est quelque chose que nous ressentons, je vais dire toutes, parce que je connais très peu de papas qui en ressentent. J'avais fait tout un épisode sur le sujet que vous retrouverez, c'est l'épisode 6. Zoom sur la culpabilité et la dualité, je vous remettrai le lien dans la description de l'épisode. Si je peux faire un court résumé ou un petit rappel par ici, je dirais que cette culpabilité déjà ce n'est pas une émotion, ça ne fait pas partie des émotions de base, elle vient plutôt de tout ce qu'on nous a inculqué au niveau sociétal et éducationnel autour de la maman et de tout ce que la maman et la femme doivent faire pour... on doit être une bonne mère, une bonne épouse, être présente pour ses enfants. Au jour d'aujourd'hui, on doit également être une bonne employée ou une bonne manager ou une bonne travailleuse ou une bonne indépendante. Et donc en fait, les femmes sont énormément soumises en permanence à des injonctions qui deviennent de plus en plus contradictoires. Et donc en fait, peu importe ce que l'on vit, peu importe ce que l'on fait, on éprouve cette culpabilité parce que fatalement Quand on prend soin de soi, on n'est pas spécialement avec son enfant ou au travail, donc on culpabilise de ne pas être au travail ou avec son enfant. Et quand on est au travail, on culpabilise de ne pas être avec son enfant. Vous voyez ce que je veux dire ? Cette culpabilité, elle est présente tout le temps. Alors comment s'en débarrasser ? C'était la question initiale. Pour moi, il est impossible de s'en débarrasser totalement. En tout cas, c'est mon avis, c'est ma croyance personnelle. Par contre, aller voir ce qui nous culpabilise par rapport à... au moment où elle apparaît et se dire pourquoi est-ce que je suis en train de faire ce que je fais d'accord je prends un exemple des personnes qui culpabiliseraient d'être au travail et d'aimer ça plutôt que d'être avec leur enfant bien moi j'ai envie de te dire pourquoi est-ce que tu aimes ce travail pourquoi est-ce que tu aimes être au travail et que si tu es en accord avec ce pourquoi tu aimes ce travail et ben c'est tout à fait ok et de toute façon le temps avec ton enfant tu le passera après ou avant le travail d'accord je reviens souvent à ce fameux pourquoi mais c'est important comme par exemple il ya des de nouveau je me ressens vraiment sur les mamans parce que je pense que c'est vraiment quelque chose qui est fort ressenti par les mamans autre chose on va décider de se faire un week-end allez changeons les exemples un week-end entre copines et donc on laisse mari et enfant et on s'en va s'amuser, oh là là, qu'est-ce qu'on culpabilise de quitter comme ça la maison, alors je ne fais pas une généralité, c'est pas pour tout le monde, mais c'est comme ici le sujet de la question, c'était la culpabilité, et bien effectivement, et évidemment que ça va être dur au moment même, je dis bien au moment même de quitter sa famille, mais après, l'idée c'est de se dire pourquoi est-ce que j'avais envie de partir en week-end, parce que j'en ai besoin, parce que j'ai besoin de me déconnecter de ma charge mentale du quotidien. J'ai besoin de passer du temps entre filles parce que ce sont mes amis, parce que j'ai besoin de rire, j'ai besoin de légèreté, j'ai plus besoin d'obligations familiales et de travail, peu importe quelles sont ces raisons, et se reconnecter à ça, se dire ok, ma famille quand je reviendrai, elle sera là, mes enfants seront là, mon mari sera là aussi, maintenant je profite à fond de ce moment, même si j'ai un petit pincement au cœur, c'est tout à fait ok, je sais pourquoi je pars. ce week-end avec mes copines et je vais en profiter à fond. C'est ça aussi où j'insiste par rapport à la culpabilité, c'est de ne vous laisser pas manger pareil, parce que sinon tout ce que vous faites, en fait, vous ne le faites même pas à fond, parce que vous n'êtes pas dedans, parce que vous vous faites bouffer par la culpabilité. Donc moi je vous invite à même vous parler, de vous dire c'est ok, tu as un peu mal au cœur parce que là tu vas partir, le train, on part à la mer, je quitte la maison avec ma valise pour aller prendre le train, j'ai... un petit peu mal au cœur, mais c'est ok, ça va aller. Et effectivement, dix minutes après, quand on retrouve ses copines et qu'on est prêts à partir, mais on est tellement heureuse de partir, profitons de ces moments-là à fond. J'insiste bien. Donc ça, c'était la première question autour de la culpabilité. La deuxième était, peut-on vraiment trouver un jour son équilibre ? Alors, vous savez que l'équilibre vie privée, vie professionnelle est un de mes sujets de prédilection. Je pense qu'il faut arrêter de chercher le Graal en se disant qu'un jour, je vais trouver mon équilibre, et puis je vais m'asseoir dessus, et ça ne va plus bouger. Parce que ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe, en fait. L'équilibre, comme je me le dis souvent, il est en mouvement permanent. Vous voyez, c'est vraiment ce funambule qui est sur son fil, et qui, pour rester en équilibre, il bouge sur son fil, il avance. il va modifier comment il met ses pieds, comment il met ses mains, comment il met son corps et c'est un peu ça la vie et l'équilibre en fait et puis tout change tellement vous savez du moment où vous êtes devenu parent avec un bébé au tout début qui est 100% dépendant de vous et puis des enfants en bas âge où il y a une certaine autonomie qui s'installe mais il y a toujours aussi ce besoin de ses parents proches régulièrement Il y a la reprise du travail, il y a par la suite d'autres projets qu'on aimerait bien mettre en place. Il y a les projets dans le travail qui peuvent changer. Il y a par rapport à la situation aussi de couple, où le travail du conjoint ou de la conjointe peut changer. Il y a tellement d'éléments tout le temps. Il y a notre santé, il y a le sport, il y a notre vie sociale, il y a notre cercle familial plus large, qui peut avoir aussi une influence sur notre temps, sur notre énergie, sur plein de choses. Donc comme je vous l'ai dit à plusieurs reprises, et j'insiste et j'aime bien cet épisode aussi pour vous faire des petites piqûres de rappel slash bottage de fesses, c'est de se dire aussi que cet équilibre n'est pas à trouver une seule fois, il est à trouver tout le temps en fait. Et c'est en fonction de tous ces éléments qui changent, chaque fois prendre le temps de se poser et de se dire, c'est quoi ma vie aujourd'hui, et surtout quelle est ma priorité là maintenant dans toutes les sphères de ma vie, parce que je vous rappelle qu'on... peut tout avoir mais pas tout en même temps, donc c'est impossible d'être à 100% dans tous les domaines de votre vie, donc c'est de se dire vraiment là quelle est ma priorité, là par exemple moi je vous enregistre cet épisode en début de semaine, et bien ça pourrait très bien être sur cette semaine c'est quoi mon objectif, qu'il soit privé, professionnel, relationnel, qu'il soit par rapport à moi, par rapport à... Peu importe, d'accord ? Mais c'est tout le temps en fait cette recherche, le fait de se poser la question, de se dire c'est quoi ma priorité et qu'est-ce que je suis prête du coup à lâcher un petit peu ou à donner un peu moins de temps au reste pour pouvoir me focaliser là-dessus. D'accord ? Ça c'est ultra important, c'est que c'est des vases communicants, on ne sait pas être à fond et avoir tous nos vases ou tous nos curseurs qui sont remplis ou à 100% sur le dessus. Et donc qu'est-ce que je choisis de mettre en priorité ? Et je vous rappelle aussi le pourquoi. Pourquoi je veux le faire ? Parce que si c'est de nouveau une injonction ou quelque chose que vous subissez, ça ne fonctionnera pas. Tandis que si c'est quelque chose de réfléchi et de choisi, ça fonctionne déjà beaucoup mieux, surtout dans le fait de pouvoir et d'accepter de diminuer les autres sphères de votre vie. D'accord ? Donc, on ne s'assied pas un jour sur son équilibre en se disant, voilà, j'ai atteint le Graal, c'est fait. Non, c'est quelque chose qu'on fait au quotidien. Ok ? Enfin, peut-être pas au quotidien, mais en tout cas, très régulièrement. Alors, question suivante, c'est comment est-ce qu'on fait avec nos ados ? Parce que, mon Dieu, qu'est-ce que c'est dur cette période ! Alors, c'est clair que j'entends énormément de témoignages autour des ados, que ce soit autour de moi, proche de moi, dans les ateliers ou autre. Clairement, la vie avec des enfants en bas âge ou des bébés, c'est quelque chose. Et puis par la suite, je pense qu'effectivement, les adolescents, c'est à nouveau une période assez challengeante pour nous en tant que parents, parce que nos enfants changent énormément, se renferment potentiellement sur eux-mêmes, on ne les reconnaît plus, ce ne sont plus vraiment des enfants, ils remettent tout en question. Moi, ce que j'ai envie de vous dire premièrement, c'est... de garder un maximum de communication avec eux. Alors je sais que ce n'est pas facile et qu'eux-mêmes, ils ont tendance à se renfermer sous eux-mêmes, à être en plus avec ce foutu téléphone au jour d'aujourd'hui. C'est clair que ça n'arrangerait en termes de communication, mais ça je pense que c'est à nous aussi de mettre des règles par rapport à ça, mais pour nous également, parce qu'on ne va pas dire à nos ados « tu ne prends pas ton téléphone à table » et puis nous avoir notre téléphone à table, ça n'a aucun sens. Donc déjà, est-ce qu'on a les bonnes règles en famille pour... la gestion du téléphone qui peut justement aussi, je vais le prendre dans le sens positif, qui peut aider dans la meilleure communication aussi, et donc se donner les moyens de communiquer, se donner l'espace. Et quand on a, parce qu'il y en a beaucoup qui me disent, oui mais mon ado il ne peut pas me parler, il ne partage plus rien, tout ça, c'est aussi peut-être, même si ce sont des choses qui ne nous intéressent pas, s'intéresser un peu à leur passion ou en tout cas ce qui les... ce qu'ils aiment en ce moment, poser des questions ou quoi que ce soit autour de ça pour essayer de créer un certain lien ou de recréer un nouveau lien et de bien mentionner tout le temps que même si la personne ne vous partage pas énormément en ce moment, de bien dire et de répéter, de répéter, c'est comme pour tout finalement, que vous êtes là, que vous serez toujours là, peu importe de quoi ils ont envie de parler, que vous êtes là. C'est super important parce que ces enfants devenus... presque jeunes adultes, ils sont dans un bouleversement, je vous parle ici beaucoup de la matrescence, donc cette contraction de la maternité et l'adolescence, et bien ici c'est la pleine adolescence, et moi je vous invite peut-être à vous remettre dans vos baskets de l'époque, et de vous rappeler aussi de tout ce que ça fait au niveau émotionnel, physique, tout ça, et que finalement la priorité pour nos ados à ce moment-là c'est de connecter, d'avoir des amis, puis finalement les parents Pour la plupart, on ne va pas se cacher que c'est dégrossé, pour rester poli. Et donc, c'est de se dire que malgré qu'il y a une barrière qui se met, et que leur intérêt est plus tourné vers l'extérieur que vers l'intérieur du foyer, c'est leur montrer qu'on est toujours là, qu'on s'intéresse à ce qu'ils font. C'est vraiment maintenir la communication et le lien, même s'il est minuscule, même si c'est frustrant pour vous, même si ce n'est pas assez, il est là. Et aussi, comme je l'ai dit, répétez que vous êtes là, peu importe ce qui leur arrive, qu'ils puissent aussi partager, et peu importe ce qu'ils vous partageront, que vous soyez là. et pas trop dans le jugement, même si c'est difficile, mais d'être là pour vos enfants et trouver des solutions avec eux. Parce que je pense que c'est vraiment la clé, comme pour tout, comme pour le couple, on y retournera, enfin ce sera dans la question suivante aussi, je pense que la communication c'est vraiment la clé. Voilà, je vous reprends un épisode autour de l'adolescence, si ça vous intéresse, dites-le moi en commentaire, n'hésitez pas, parce qu'ici j'ai quand même encore quelques sujets à aborder, et je vois l'heure qui tourne ! alors la question suivante c'est comment plus impliquer ma moitié dans le quotidien et dans la gestion de la famille ? Vaste vaste vaste sujet alors pour répondre de manière condensée à cette question je dirais que plus en plus de parce que c'est évidemment une femme qui m'a posé la question donc je vais me positionner là dedans à nouveau tout Papa, homme, coparent, tout le monde est bienvenu, vous le savez, sur ce podcast, mais je prends ici l'angle par rapport à la question. Je pense qu'il y a de plus en plus de conjoints de papa qui veulent s'investir dans la famille, mais ne savent pas toujours non plus comment s'y prendre. Ça, c'est une première chose. Il y a aussi cette image, n'oublions pas, de l'homme, vous savez, je parle souvent des pressions sociétales et éducationnelles autour de la femme qui doit être là partout. Les hommes, ils ont un peu cette pression sociétale aussi éducationnelle où c'est l'homme qui est censé aller chercher l'argent, soutenir la famille de manière financière et qui a donc de base moins sa place aussi à la maison. Donc c'est une déconstruction aussi sociétale, éducationnelle énorme à faire. Et ma croyance aussi, dans ce que je vois dans les ateliers et autres temps d'échange entre les parents, c'est que les femmes ont aussi beaucoup de difficultés à lâcher prise aussi sur les choses parce que ce n'est pas fait à leur façon, que ce soit pour le ménage, pour la gestion des enfants, pour les repas ou autre. Et donc même si le conjoint a envie de s'impliquer, la maman ne laisse pas toujours la place non plus pour que le papa puisse plus s'impliquer. Donc c'est vraiment une question qui n'est pas simple à répondre en trois minutes, mais moi je vous invite vraiment, vous savez que c'est le but aussi de ces épisodes de podcast, c'est de vous questionner et d'en discuter certainement avec vos moitiés, c'est de se dire tiens, j'ai pas envie qu'on pointe du doigt l'autre pour savoir qui est responsable de quoi. Mais c'est se dire, ok, est-ce que si je me plains que mon conjoint n'intervient pas assez dans la gestion familiale, est-ce que je lui laisse cette place pour le faire ? Et quand je lui laisse la place, est-ce que je ne le critique pas trop non plus ? Parce que c'est clair que ce ne sera jamais fait à notre façon. Et je suis la première à vous témoigner cela, on est bien d'accord. Mais est-ce que le principal, ce n'est pas que la chose soit faite, ou que les enfants soient gérés, ou que ceci, ou que cela ? Vous voyez ce que je veux dire ? Peut-être que le comment n'a pas été fait comme nous on l'aurait fait, et en même temps, si l'objectif est atteint, c'est-à-dire que, je ne sais pas, les enfants ont été à leur activité, ou que les enfants ont été gardés, ou que le ménage a été fait, ou que la cuisine a été faite, est-ce que finalement, ce n'est pas ça le principal, et pas le comment ? Et à nouveau, je pense que la communication, c'est la clé aussi, surtout dans... Dans tous ces moments où on pourrait partir en escalade, vous voyez, c'est « oui, mais moi j'ai fait ça, oui, mais toi t'as fait ça, oui, mais t'as pas encore fait ça » , et tout ça, il n'y a rien de pire que le comptage de points, ça n'amène rien, ça ne fait que faire monter en agressivité et en reproche vis-à-vis de l'autre, mais c'est plus aussi se poser, en discuter, et peut-être que le comment peut être changé, et encore, je vous dis, le principal, moi je vous invite vraiment à vous attacher à ce, au final, l'objectif a été atteint, enfin je veux dire, ce qu'on voulait, que la maison soit propre, que les enfants, enfin vous voyez, je ne vais pas leur dire quatre fois. mais que ça soit atteint, que ce soit le principal. Et quand je parlais de communication, ce que j'ai envie de dire aussi, c'est qu'on ne se rend pas toujours compte de ce que l'autre fait. Je ne sais plus où j'avais lu ou entendu ça. Désolée pour la source. Par contre, ce que je trouvais super, c'était le fait de, dans des moments de communication, et n'oubliez pas, je vous invite à avoir vraiment ces temps-là, x fois par semaine, peu importe, de les avoir de manière régulière, c'est pouvoir se dire, tiens... Ça c'est toute la liste de ce que je fais, et là ça va être plus compliqué pour moi de le faire dans les prochaines semaines pour x ou y raison, est-ce que toi tu peux prendre un peu plus en charge ? D'accord ? Parce que, est-ce qu'on doit vraiment justifier, j'en sais rien, ça dépend du type de discussion qu'on a, mais je pense que c'est bien de poser les choses aussi, et de temps en temps de lister ce qu'on fait. Pas pour dire à l'autre, regarde moi ce que je fais, pas toi, mais on a tendance, on ne se rend pas toujours compte non plus de tout ce que l'autre fait. Vous savez, quand les papas, certains vont nous dire, oui, mais je l'ai amené à telle activité, j'ai fait ça, oui, mais la maman, elle a booké l'activité il y a six mois, donc ça aussi, ça prend beaucoup de place. Donc, ce n'est pas toujours simple, mais je pense que se poser et de parler de manière réaliste par rapport à ce qui est vraiment fait et quel est le besoin, surtout, aussi, n'oubliez pas ce fameux besoin, je vous en ai déjà parlé aussi plusieurs fois, c'est à nous, chacun, de notre responsabilité d'énoncer son besoin par rapport à ce qu'on veut. Ma application supplémentaire n'est pas juste « tu ne m'aides pas » et « ça ne va pas » et « je suis stressée » et « je suis fatiguée » . Non, c'est de quoi est-ce que vous avez besoin ? Où est-ce que vous situez l'aide ? Est-ce que c'est par rapport au ménage, par rapport au pas, par rapport à la logistique des enfants ? Peu importe, mais formulez votre besoin, c'est aussi super important. Bon, j'avais dit que je ne ferais pas un épisode trop long, donc je vais arrêter la réponse à la question ici. Alors, la suite. Ici, j'ai eu plusieurs fois la question aussi. sur la différence véritable entre le coaching et la thérapie avec un psychothérapeute, un psychologue. C'est une question que j'ai souvent et je trouvais que c'était intéressant aussi de la développer ici parce que les gens ne voient pas toujours la différence. Alors, psychothérapie, thérapie, c'est quelque chose qu'on va faire plus potentiellement sur le long terme, même s'il y a des thérapies brèves, mais en général ce sont des choses qui prennent quand même un certain temps. et on va beaucoup, en fonction de la situation de la personne, on va beaucoup retourner dans son passé et comprendre pourquoi est-ce qu'elle fonctionne comme ça, aller décoder des schémas problématiques, plein de choses comme ça. Bref, on va beaucoup aller dans le passé et beaucoup se baser sur le pourquoi. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui on réagit comme ça, d'accord ? Tandis qu'en coaching, l'idée c'est de se dire, ok, aujourd'hui je suis comme ça. Alors bien sûr, la première fois, on apprend à se connaître et c'est important pour moi que je puisse connaître les personnes que je veux accompagner. Donc je vais poser des questions par rapport à leur passé, mais ça va être assez succinct dans l'accompagnement. Ce qui compte, c'est de se dire, ok, je suis comme ça aujourd'hui et j'aimerais être comme ça. dans un idéal d'autant de temps qu'on va déterminer ensemble, d'accord ? Donc c'est l'idée de projeter un objectif, et après c'est de se dire comment est-ce qu'on va y arriver, ok ? Donc finalement, on s'en fiche un petit peu de savoir pourquoi on avait ces réactions-là, et c'est très bien même de faire une thérapie potentiellement en parallèle, voire en amont, de faire un travail de coaching, ok ? D'ailleurs j'ai pas mal de personnes que j'accompagne en coaching qui... ont eu une thérapie en amont ou qui ont en parallèle quelques séances de thérapie. Et donc, en coaching, on va vraiment travailler sur comment est-ce qu'on va atteindre cet objectif et quelles sont les difficultés qu'on a, les mécanismes, et on va aller en fait casser ces mécanismes et mettre des ressources aussi à la place. D'accord ? Donc si on peut résumer en quelques mots très simples, c'est la psychothérapie, la psychologie, on va s'intéresser au pourquoi et on va beaucoup aller dans le passé. que le coaching, on regarde vraiment devant et on est axé solution, on va plutôt chercher le comment on fait les choses. Voilà, ça c'était pour refaire la différence entre le coaching et la thérapie. Alors pourquoi, Sophie, est-ce que tu accompagnes spécifiquement le retour au travail ? Alors, dans mes débuts de reconversion professionnelle, j'ai effectivement accompagné les femmes autour de la naissance en tant que doula. Je les accompagnais pendant leur grossesse pour les préparer au postpartum et puis j'étais là en soutien pendant les quelques mois après l'accouchement. J'ai pas mal de clientes qui m'ont assez rapidement amenée à ce retour au travail parce que je m'étais justement, que j'étais là dès les envies de concevoir un enfant jusqu'au retour au travail. Et moi je me suis aperçue en fait parce que moi j'ai continué à me faire accompagner tout ça suite à mon burn-out. il y a quelques années et en fait je me suis rendu compte que ma plus grosse cassure, ma plus grosse difficulté, on va dire au départ dans ma parentalité et maternité, se situait vraiment, la grosse cassure, ça s'est fait vraiment au moment de mon retour au travail. Et donc c'est à partir de ce moment-là, quand j'ai vraiment été moi accompagnée, coachée et qu'en parallèle j'avais mon activité d'accompagnement qui était chouette, mais ne décollait pas plus que ça. J'ai vraiment eu une illumination, comme on dit, de se dire, mais en fait, ma vie, elle aurait été tellement différente si j'avais une Sophie qui m'avait accompagnée à mon retour au travail pour me redonner confiance, m'aider à retrouver ma place, poser mes limites, vraiment ce que je fais finalement aujourd'hui avec les personnes que j'accompagne. Et donc, j'ai creusé et je me suis dit, ah, c'est vraiment ça que j'ai envie de faire. Et donc, j'ai vraiment switché mon activité. J'ai refait des formations de coaching, etc. Et puis, toute l'expérience que j'ai. en amont aussi après ces plus de dix ans en entreprise, mes formations d'Oula et tout ça, j'ai vraiment créé un accompagnement autour de ce retour au travail parce que pour moi, et j'ai d'ailleurs assisté encore à une conférence sur le burn-out parental il y a quelques jours, on parlait du fait vraiment que quand on devient parent, on devrait tous en fait travailler sur soi parce que nos enfants sont tellement un miroir pour nous, puis il y a tellement de choses qui sont chamboulées partout qu'en fait c'est... peut-être quasiment impossible de passer au travers de tout ça sans vraiment travailler sur soi ok et en fait la reprise du travail pour moi est une un moment parfait un moment charnière justement quand on sort de cette bulle bulle peu importe qu'elle ait été compliquée douce facile accompagné pas accompagné avec nos parents pas nos parents et tout ça on sort quand même de cette bulle pour retourner travailler et pour moi c'est le moment idéal justement pour se poser les bonnes questions par rapport à ce changement identitaire et aussi se dire, ok, avant j'avais ça comme aspiration privée et professionnelle, maintenant c'est différent ou pas, comme je vous dis, on est différent d'avant, on n'est pas moins bien, on n'est pas mieux, on est différent. Et donc, c'est prendre le temps de se poser les questions et voir s'il y a des choses éventuellement sur lesquelles travailler. Donc je trouve pour moi que c'est la période idéale de le faire. Et deuxièmement, pourquoi est-ce que je le fais aujourd'hui ? principalement via les employeurs, c'est parce que pour moi, les employeurs ont aussi la responsabilité dans le soutien à la parentalité, parce que nous investissons beaucoup de notre temps et de notre énergie dans notre travail, et que nous sommes parents H24 7 jours sur 7, et donc fatalement, quand nous sommes au travail, nous sommes aussi parents à ce moment-là. Voilà, donc ça c'était vraiment le pourquoi j'accompagne spécifiquement cette période que j'adore, et c'est tellement riche, parce que finalement, une histoire n'est pas l'autre, un vécu n'est pas l'autre, et donc on peut apporter tellement de thématiques. en coaching à ce moment là que pour moi ça reste vraiment un temps magique accompagné et quand je vois ce que ça peut apporter aux personnes pour la suite aussi parce que finalement c'est acquérir des des réponses des un autre fonctionnement une autre manière de penser une prise de recul en fait on va pouvoir mettre en application chaque fois à d'autres étapes dans notre vie, parce que bien sûr, nous sommes confrontés à plein de choses dans notre vie. Alors, la question suivante était, comment ne pas se faire manger par le travail, parce qu'effectivement, on travaille beaucoup trop, et comment faire pour que ce travail n'ait pas trop d'impact sur notre famille ? Je vous lis la question telle qu'elle m'a été envoyée, un peu longue, excusez-moi. Alors ça c'est la croyance de la personne effectivement qui a l'air d'être une personne qui travaille beaucoup. Je ressens de nouveau, ça c'est mon ressenti personnel, qu'il y a quand même de la culpabilité autour de ce travail. Donc de nouveau se poser la question pourquoi est-ce qu'on travaille autant et est-ce que ça fait sens ou pas. Par rapport à l'impact sur la famille, c'est sûr que, et ça c'est quelque chose que j'aborde souvent avec mes coachés justement le retour au travail, c'est que Moi, ça m'avait déjà choqué à l'époque dans mon expérience, c'est que, mon Dieu, on ne se rend pas compte à quel point on ne voit peu nos enfants la semaine, en fait, parce que le travail, effectivement, prend beaucoup de place, et que quand nos enfants sont petits, ils vont dormir tôt, et on n'a pas beaucoup de temps avec eux, tout le monde est fatigué, c'est différent. Donc, moi, la première réponse que j'apporterais à ça, c'est de savoir, est-ce que cette quantité de travail et ce temps impliqué dans le travail, est-ce qu'il doit être Le même tout le temps, parce que j'aime bien aussi travailler avec mes coachés, le fait de dire, ok, il y a des urgences dans le travail, mais l'urgence ne doit pas devenir le quotidien, et ça c'est super, super, super important. Et deuxième chose, je pense, à nouveau, c'est ma croyance, mais c'est ce que je vois, et c'est ce que je ressens moi aussi dans ma propre maternité, c'est de se dire, ce n'est pas la quantité qui compte avec nos enfants, c'est la qualité. Et nos enfants, en fait, ils ont besoin que quand nous sommes là, nous soyons à 100% là avec eux. Alors bien sûr, il va y avoir une logistique familiale de fin de journée, un repas à faire ou des choses comme ça, mais de nouveau, est-ce qu'on ne peut pas s'organiser autrement pour ne pas passer une heure en cuisine tous les jours ? Et deuxièmement, c'est de se dire d'accorder un temps dans ce moment, le moment où on arrive à la maison avec nos enfants et le moment où ils vont dormir, et se dire je vais être 100% avec lui, donc pas avec mon téléphone. pas avec mon ordinateur, pas en train de scroller sur les réseaux, pas ceci, pas cela, mais c'est de se dire je passe un vrai temps avec eux en leur disant bien, et en même temps ils s'habituent aussi, les enfants sont très routiniers aussi, c'est de se dire ça c'est notre temps ensemble, et puis après maman, papa doivent cuisiner, ou ceci, cela, peu importe, mais vraiment avoir un temps de qualité avec eux, où j'insiste, on est en présence à 100%, avoir son téléphone dans la main quand on fait un jeu, n'est pas jouer avec son enfant, ok ? Je pense qu'on s'est tous fait avoir là-dedans, et je pense que nos téléphones sont vraiment, vraiment, vraiment extrêmement nocifs, à plein de niveaux, et donc moi je vous invite vraiment, je voulais mettre un vide et éviter en même temps, ça n'a pas fonctionné, c'est de mettre votre téléphone un maximum de côté, d'accord ? Pour votre attention, pour votre temps de qualité avec vos enfants, pour votre temps de qualité en couple. Pour tout ça, je vous invite vraiment à mettre ce téléphone un maximum de côté et se dire, ben voilà, j'ai X temps à accorder à mes enfants aujourd'hui, mais au moins je l'accorde en pleine présence et je pense que c'est ça le plus important pour nos enfants. Alors, on me pose la question aussi, pour switcher un peu sur mon expérience aussi de maman, on me demande si moi j'ai trouvé mon équilibre. Ah là là ! Comme je vous l'ai dit plus tôt, l'équilibre se re-challenge tout le temps. Et donc non, je n'ai pas trouvé mon Eldorado parce que je vous ai dit, on ne s'assied pas sur son équilibre une fois qu'on l'a trouvé. Et pour moi, ça reste aussi un challenge et des questions que je me pose régulièrement par rapport à des moments plus intenses au travail, des moments plus intenses avec mon fils qui, pour rappel, est un enfant porteur de handicap, donc qui demande une attention particulière. Donc voilà, c'est un questionnement permanent, c'est un remodelage permanent de ces priorités en fonction, je vous dis, des périodes. Voilà, moi j'ai vraiment envie de dire ça, c'est que non, je n'ai pas trouvé mon équilibre parce qu'il n'est pas fixe, et oui, je le trouve régulièrement en me posant les bonnes questions, et de temps en temps je me plante, ce n'est pas parce que je suis coach ou que je conférence sur le sujet de l'harmonie vie privée, vie pro, que mon harmonie elle est parfaite à moi, loin de là, je reste un être humain et pas un robot, on n'est pas encore tous soumis à l'intelligence artificielle, et donc je reste humaine et peut-être que je vois plus vite quand je suis justement en déséquilibre et que ça me permet de me donner un électrochoc et de revoir les choses et d'adapter. Mais voilà, je pense que c'est le travail d'une vie et que c'est important de pouvoir se poser les bonnes questions au bon moment. Et c'est ça que moi je fais dans mon quotidien ou en tout cas très régulièrement, comme je vous le disais tout à l'heure. Donc la recherche, je pense, je ne vais pas dire que la recherche est permanente, on ne s'en est pas en recherche permanente, mais en tout cas... Ce mouvement pour se remettre, c'est même pas rester en équilibre, c'est pour être en équilibre ou en harmonie, je préfère le mot harmonie que équilibre, c'est constant et j'ai certainement plus d'outils ou d'autres yeux que vous, une autre perception. Et en même temps je reste humaine avec une famille, avec un travail, avec plein de choses autour de moi et donc ça reste quotidien au régulier, je vais le dire comme ça. Et je terminerai par la question que j'ai eue ici sur « C'est quoi, Sophie, ton plus gros challenge de maman actuellement ? » Ça, c'était une fameuse question aussi. Pour clôturer l'épisode ici, parce que je vois qu'on est déjà à la demi-heure. Donc, merci à celles et ceux qui sont encore là jusqu'au bout. Donc là, on est début 2026. On va dire que 2025 a été encore une année… assez compliqué pour moi en tant que maman, en tant que parent avec mon mari, avec de nouvelles choses qui sont arrivées pour notre fils par rapport à son handicap et d'autres choses qui sont apparues, donc ça a été loin d'être simple, et je pense vraiment que, je ne sais pas si c'est un challenge ou si c'est une leçon, mais en tout cas... cas je me suis rendu compte que se battre tout le temps, mettre son armure de guerrière, de monter sur le ring, de se battre contre des choses où finalement on n'a pas toujours de prise ou qu'il y a d'autres solutions que de se battre, finalement j'ai appris à me dire arrête de te battre, sors du ring, enlève tes gants, enlève ton armure parce que tout ça c'est épuisant, fatigant et que la vie elle est déjà extrêmement fatigante. et part plutôt sur le principe de la résilience. Et ça m'a énormément aidée l'année passée avec tout ce qu'on a traversé. C'est de se dire, ben voilà, les choses elles arrivent pour une raison qu'on ne comprend pas toujours, et en même temps, nous on est responsables, j'y suis toujours, on n'est pas responsable de ce qui nous arrive, mais par contre de ce qu'on en fait, c'est ça qui est le plus important. Et moi je me suis dit d'être plus... De plus s'adapter aux situations et de faire du mieux qu'on peut chaque jour, je pense que c'est ça le plus important et j'adore cette image du roseau, au lieu d'être quelque chose de rigide qui peut se casser au moindre coup de vent ou à la tempête, j'aime bien aussi cette vision, vous commencez à me connaître, j'aime bien les métaphores, cette chose qui pourrait casser vraiment en période de grosse tempête, moi je préfère le roseau qui va... au fur et à mesure du vent, on va dire se courber et puis évoluer au fil du vent et de la tempête. Je pense que c'est vraiment ça. Moi, ma parentalité d'un enfant différent aussi, c'est ça que ça m'apprend beaucoup et je suis en chemin. J'apprends tous les jours malgré que je suis coach. C'est vraiment ça en fait, c'est s'adapter aux situations, c'est être... essayer de diminuer cette hypervigilance, même si c'est extrêmement compliqué, et que l'hypervigilance est extrêmement fatigante pour le système nerveux, mais c'est prendre soin de ce système nerveux, et de se dire aussi, on n'est pas à l'abri de nouvelles choses, en fait on déséclaircit quand il y en a, et quand il y a une nouvelle tempête, comme je le disais tout à l'heure, on prend la tempête, pas de face, mais on va avec dans le sens du vent, et on adapte tout ce qu'on peut adapter. Voilà, c'est ça que j'ai envie de partager, parce que ça reste quand même un... un challenge pour moi, mais c'est cela en quoi je crois pour, qui est le mieux en tout cas pour moi en tant que maman, et pour notre fils, pour mon couple, pour la famille, donc c'est en tout cas cette position que j'ai décidé de prendre aujourd'hui. Voilà, je ne vais pas trop traîner sur cet épisode, merci comme je disais à ceux et celles qui ont été jusqu'au bout. de l'écoute de cet épisode. N'hésitez pas à venir me dire ce que vous en pensez sur les réseaux sociaux, en message privé. N'hésitez pas non plus à me mettre un petit commentaire sur votre plateforme d'écoute, parce que vraiment c'est quelque chose qui aide le podcast aussi, à mettre des étoiles, mettre un petit commentaire. Ça me ferait vraiment très plaisir et ça aide vraiment le podcast à se développer et à partager aussi à d'autres parents qui auraient besoin d'entendre tout ça. Parce que je pense qu'il y a plein de sujets qui restent encore tabous autour de la parentalité. Et donc si on peut aider d'autres parents à se sentir moins seuls, et bien moi franchement j'ai tout gagné. Merci à vous pour votre écoute et je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode de Gap de parents.