Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Gap de parents. Je m'appelle Sophie, je suis coach, formatrice et conférencière. J'accompagne et soutiens les parents dans leurs défis du quotidien, en aidant les entreprises à reconnaître et à valoriser la parentalité au travail. Ici, un mercredi sur deux, nous explorons sans filtre, en solo ou en duo, les écarts entre les idéaux et la réalité parentale pour vous aider à comprendre à naviguer dans votre vie de parent et à grandir à chaque étape de cette magnifique et ô combien challengeante aventure. Vous embarquez avec moi ? Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Je suis ravie de vous retrouver. Alors pour moi, c'est le matin, c'est lundi matin, le moment auquel j'enregistre ce nouvel épisode de podcast. Lundi qui est deux jours après ma semaine de maman solo. dont j'avais envie de vous parler dans cet épisode et des prises de conscience ou des réflexions que j'ai eues autour de cette période et qui, je pense, pourra profiter à pas mal d'entre vous. Alors, je voudrais dire d'abord, j'avais déjà énormément de respect. Alors, j'ai du respect pour toute maman, pour tout parent, on est bien d'accord. Et en même temps, je me rends compte du fait d'avoir vécu sept jours seule avec mon fils que, effectivement, C'est quand même un fameux challenge de tout assumer, de tout faire en termes logistiques, en termes émotionnels, en tous termes finalement. Donc je tiens d'abord à faire un big up, un gros câlin et un gros bisou à toutes les mamans solo qui écoutent cet épisode, ce podcast. Bravo à vous. Moi ça m'a permis, ça s'est très très bien passé cette semaine. C'était une semaine que j'appréhendais un petit peu. peu, parce que pour celles qui ne le savent pas encore, qui sont nouvelles sur ce podcast, j'ai donc un enfant porteur de handicap avec différentes pathologies rassemblées, donc au-delà de l'hypervigilance, des médicaments à prendre, toujours un stress de quand il est un peu malade, comment est-ce que ça va se passer, est-ce qu'on va devoir aller à l'hôpital, qui ne sont pas des choses toujours faciles à gérer, surtout du coup quand on est seul, c'est quand même plus pratique à deux, des potentiels moments aussi plus compliqués. avec de la gestion de l'humeur, du comportement, des crises potentielles, avec un trouble du spectre autistique, de l'hyperactivité, etc. Donc ça fait quand même pas mal de choses au quotidien qui sont là. Mais j'ai décidé de préparer un maximum cette semaine en amont, surtout de manière logistique, je vais le dire ça comme ça, pour justement, c'est un des gros sujets que je voulais partager avec vous aujourd'hui. J'ai remarqué, et c'est marrant, j'ai eu le tilt par rapport à ça, justement, un petit peu avant de me retrouver seule avec lui, avec mon fils, j'ai remarqué en fait que la meilleure façon, je le savais déjà, je l'avais déjà remarqué par rapport au travail, que quand effectivement j'essayais de travailler un petit peu aux côtés de mon fils, même un petit peu planqué et tout ça, ça ne fonctionnait pas dès qu'il voyait l'ordinateur arriver. ne fonctionnait pas et moi ça me frustrait parce que du coup je ne savais pas envoyer juste le dernier email que j'avais dit que j'enverrais avant de terminer. Le téléphone aussi est quelque chose qui ne supporte pas quand je suis avec lui, que je sois au téléphone avec quelqu'un d'autre. Mais au-delà de ça, je continuais à faire des tâches, on va dire des tâches logistiques ou de fin de journée comme tout parent, on va dire, à côté de lui et il faut savoir que mon fils en fin de journée est extrêmement sollicitant, demandant et donc j'ai remarqué qu'effectivement ne faire aucune autre tâche dans ces temps-là justement où je suis avec lui engendrait beaucoup beaucoup moins de frustration de un de mon côté mais également du sien et que donc du coup les demandes étaient beaucoup moins fréquentes et de deux pas de frustration des deux côtés, et donc un beaucoup, un grand temps de qualité des deux côtés. Ok ? Donc l'idée, c'était, avant de faire une vaisselle, de préparer un repas, de lancer une machine, de faire ci, de faire ça, de ranger, de faire plein de choses, ce qu'on essaye toutes, tous, de faire. Je vais le mettre au masculin, même si j'ai bien conscience que c'est beaucoup de mamans ici qui sont concernées, mais je rappelle que ce podcast est ouvert aussi aux... papa et je sais qu'il y a des parents, des papas qui endossent aussi ce rôle mais l'important ici ce que je voulais dire c'est le fait d'être en pleine présence avec mon fils dans le temps où il était là en fait je me suis rendu compte que c'était bien meilleur pour nous cette pleine présence en fait, et ce réel partage d'un moment, alors c'est pas spécialement toujours un moment de jeu, parce qu'il y a des moments où il n'a pas spécialement envie de jouer, mais juste le fait d'être en présence près de lui pouvait quand même pas mal aider la relation et le moment à être on va dire plus qualitatif, donc ça c'est vraiment quelque chose que j'ai remarqué et qui m'amène surtout à une chose que j'ai envie de partager avec vous, c'est qu'on valorise beaucoup. le multitasking, le fait de faire plein de choses en même temps, de se dire « Ah, moi je suis trop forte, je sais faire ci, ça, ça en même temps. » En fait, non, ce n'est pas être trop fort, parce que je pense que c'est la société qui nous pousse un petit peu à ça, à nous montrer qu'on peut faire plein de choses en même temps pour dire qu'on est performant. On revient à cette fameuse performance, mais en fait, on ne sait jamais faire une tâche à fond. Posez-vous la question, est-ce que vous, vous arrivez à faire quelque chose à fond quand vous faites quatre autres choses à côté ? Moi, personnellement, j'y arrive. pas et je vous dirais même j'y arrive plus parce qu'avant je pensais que j'y arrivais et pour rappel moi j'ai fait un burn out en 2018 et donc j'ai quand même pas mal cramé au niveau neuronal à l'époque et je sais par exemple maintenant quand je suis en train de cuisiner par exemple avec mon mari et il est après de moi et qu'il me demande de prendre une décision je lui ai dit je ne saurais pas te répondre maintenant parce que je suis en train de faire quelque chose et donc je ne sais pas réfléchir en même temps pour prendre une décision là maintenant, quelque chose que je ne lui aurais jamais dit avant Maintenant je le sais et je l'assume et j'ai vraiment envie de vous partager ça avec vous, c'est qu'il ne faut pas avoir eu des neurones qui ont eu des petits problèmes de burnout pour le vivre, c'est que vraiment le fait de faire une tâche ou une chose à fond est bien meilleur, c'est même pas au niveau productivité mais c'est au niveau aussi ressenti de ce qu'on fait, conscience de ce qu'on fait, c'est ça, c'est vraiment mettre de la conscience dans les choses que nous faisons qui est importante, que c'est beaucoup mieux. Voyez ce que je veux dire ? Et je me souviens qu'à l'époque, j'avais fait un cycle de pleine conscience. Donc, j'avais fait une formation. Enfin, je ne me formais pas pour devenir formatrice, mais j'ai vraiment fait un cycle de pleine conscience pour vraiment apprendre à méditer au quotidien. Et ça m'avait flashé dans la séance d'information, cette personne qui nous montrait en fait qu'on essayait de tout faire en même temps et qu'en fait, ce n'était pas possible de faire toutes les tâches en même temps. Que le cerveau, en fait, il n'était pas… Alors, on pense qu'on est capable de… Mais en fait, on ne fait jamais rien à fond. Et elle avait mis vraiment des dessins sur son slide, je me souviens, et ça m'a vraiment marquée de me dire « Ah ouais, c'est dingue ! » En fait, non, ce n'est pas possible. Je ne sais plus quel était l'exemple exact, mais il y avait le fait qu'elle nous avait demandé de faire deux choses en même temps et de nous dire le résultat. Et en fait, quand on faisait une des tâches à la fois, ça fonctionnait super bien. Par contre, une fois qu'on devait faire les deux tâches en simultané, là, ça devenait trop compliqué, on n'arrivait pas. au même résultat, voyez ce que je veux dire ? Et donc c'est vraiment ça qui est important, c'est de se dire une chose à la fois, là je vous parlais du temps avec mon fils, mais c'est à ça que je voulais vous amener aussi, c'est ce côté multitâche, je reviens avec le Wonder Woman, la Superman, et tout ce que vous voulez, en fait, non, une chose à la fois, et j'adore aussi Thomas d'Ansembourg, super auteur, conférencier, formateur, à la conscience de soi, qui lui parle aussi du fait que plus on met Merci. de choses dans notre vie, moins il y a de vie dans les choses qu'on fait. Je répète parce que je trouve que cette phrase est canon, c'est plus on met des choses dans notre vie, moins de vie il y a dans les choses qu'on fait. Mais c'est tellement vrai ! Et donc à nouveau, pourquoi faire de 1 trop de choses en même temps ? Parce que ce n'est pas possible et en même temps on ne profite pas de ce qu'on fait, on n'a pas la conscience de ce qu'on fait réellement et on n'est pas réellement en présence. conscience pour moi ce sont des mots qui deviennent super importants et que j'ai vraiment envie de vous transmettre parce que je suis persuadée, en tout cas c'est ma croyance personnelle que ça aide énormément au quotidien dans notre parentalité et avec nos enfants et dans notre couple et dans nos relations de toute façon, présence qualité de présence et aussi conscience des choses qu'on fait, des choses qu'on dit et réellement, vous voyez ce que je veux dire et donc je pense vraiment que c'est important c'est tout conscience et sortir aussi du mode pilote automatique et de subir les choses, vraiment, et de décider en conscience de ce qu'on fait. Alors clairement, je ne peux pas passer mon temps tout le temps en présence avec mon fils et ne pas faire à manger, nettoyer, faire les lessives, travailler, etc., mais tout ça, ça s'organise. Moi qui n'étais pas une pro de l'organisation, je me rends compte, et il y a beaucoup de gens qui parlent de ça aussi, le fait de se dire, en fait, plus tu t'organises, plus tu as de liberté. Parce que le but ce n'est pas de s'organiser à la mille près, à l'heure près, par contre quand on sait comment les choses s'imbriquent, comment est-ce qu'on va faire les choses, et bien dans les temps où on les fait, après on est libre de faire ce qu'on veut faire, vous voyez ce que je veux dire ? Si moi, j'ai validé ou j'ai travaillé en amont tout ce qui est travail en tant que tel et ce qui est aussi logistique, on va dire ménagère, de la maison, des repas, etc., qu'est-ce qui m'empêche du coup d'être en pleine présence avec mon fils ? Rien du tout, en fait. Vous voyez ? C'est cette question-là, en fait, qui est importante à se poser et de nouveau sortir du... de la soumission des choses et de subir les choses et de se rappeler pourquoi on les fait. Est-ce qu'on a besoin, par exemple, je vous en ai déjà parlé et je vous en reparlerai encore, est-ce qu'on a besoin de faire tout, maison, frais, machin, ce qu'on ne peut pas se faire aider, notamment par M. Picard. Moi, j'ai découvert M. Picard il y a deux ans, mais qu'est-ce que M. Picard me sauve la vie ? Et c'est très bien. Et ça fait le job et on mange très bien et c'est OK. Le but n'est pas de manger du Picard tous les jours, mais est-ce qu'on a besoin de se mettre la barre haute tout le temps ? Non. Ah oui, mais il faut manger ceci, cela. Alors je vous rappelle, moi je propose de sortir des « il faut » , des « je dois » et plutôt repartir par « je choisis de manger ça » , « je décide d'organiser mon emploi du temps comme ça » ou « j'ai envie de faire comme ça » . D'accord ? Sortons de cette vie où nous subissons les choses et décidons de faire les choses à nouveau, en conscience et dans le vrai partage avec les personnes qui sont autour de nous. Et un point que je rajouterai aussi pour clôturer cet épisode qui est important pour moi, c'est le fait que notre société valorise, ça m'a encore flashé dans les discussions que j'ai eues les dernières semaines ici depuis ce début d'année, c'est comme la société, je le savais déjà mais j'ai encore eu des beaux rappels, valorise en fait le faire. Je fais ci, je travaille dans ça, j'ai fait autant de tas, peu importe, faire, faire, faire, faire toujours. Alors que où est la valorisation de l'être ? Comme je le disais juste avant, être en réelle présence, avoir la conscience des choses qu'on fait, être en présence avec son enfant et donc profiter du moment et que l'enfant le ressent, notre enfant le ressente et que du coup ça se passe beaucoup mieux. Être aussi avec sa moitié, le nombre de personnes que je vois, vous savez j'adore aller prendre des cafés. où bêtement vous allez au restaurant et vous voyez le nombre de couples qui ne se parlent même pas, qui sont sur leur téléphone, où ça peut valoir aussi entre amis, ou en famille plus agrandie, ou même au travail, peu importe, être là, vraiment là, et valoriser cet être, c'est pas facile à dire ça, par rapport à toujours se faire. Faire, Mais pourquoi de nouveau inculquer par la société, par rapport au culte de la performance, et nous faire, faire, faire, travailler, produire, tout ça ? Donc moi je vous invite, c'est vraiment l'invitation de mon épisode de podcast de cette semaine, vraiment, de repenser à cette présence, cette réelle présence en conscience, que ce soit dans des moments clés avec vos enfants, mais aussi dans votre couple, avec les personnes avec qui vous avez envie de passer du temps, ça peut se faire même au travail, mais vraiment c'est mon invitation ici, en pleine présence et en toute conscience aussi des choses, et même se rappeler pourquoi je fais telle chose ou telle chose aussi, pourquoi pas, que faire quatre choses en même temps ça n'a aucun intérêt, parce que finalement tout ce que vous faites ne sera jamais fait à fond, et va vous stresser. va justement juste activer votre système nerveux, donc vous allez être aussi très tendu, stressé, frustré de ne pas justement arriver à fond dans chacune des choses. Donc moi je prône vraiment une chose à la fois, d'accord ? Et alors valoriser justement ce être à la place de ce faire. Plus, tiens t'as vu j'ai fait ça, mais plutôt « Waouh, j'ai passé un super moment avec nos enfants, avec toi, avec mon ami. » Voyez, valoriser cet être au lieu de se faire. Voilà, c'est ça que j'avais envie de vous partager dans cet épisode d'aujourd'hui. N'hésitez pas à venir me dire ce que vous en pensez en commentaire de cet épisode, en message privé sur les réseaux sociaux, peu importe. Merci d'ailleurs pour tous ces échanges que nous avons et qui me... qui me font tellement plaisir et je suis ravie de voir que ces épisodes vous aident à réfléchir, conscientiser certaines choses. Et merci d'être là et je vous retrouve tout bientôt pour un nouvel épisode du podcast Gab de parents. Merci à vous et prenez soin de vous. J'espère que cet épisode vous a plu. N'hésitez pas à le partager à des parents qui pourraient avoir besoin d'entendre ces mots en ce moment. N'hésitez pas également à vous abonner au podcast sur votre plateforme d'écoute. préférées si ce n'est pas encore fait. Et vous pouvez bien sûr me laisser un avis ou un commentaire, ça soutient énormément le podcast. Je vous remercie. Je vous attends également en message privé sur LinkedIn, Instagram ou Facebook pour me partager votre vécu personnel et ce que cet épisode vous a aidé à conscientiser aujourd'hui. Je serai ravie d'échanger avec vous sur ces sujets. Je vous remercie et je vous dis à très vite pour un nouvel épisode de Gap de Parent.