- Speaker #0
Un enfant qui entend des sons différents développe la capacité à mieux intégrer les langues étrangères.
- Speaker #1
C'est un atout pour tout le monde.
- Speaker #2
C'est pas scolaire, c'est un rendez-vous sympa, d'abord aussi pour échanger entre bretonnons.
- Speaker #3
C'est notre patrimoine aussi, c'est quelque chose qu'il faut faire perdurer.
- Speaker #4
En 2009, en devenant signataire de la charte Yad Abrezonek, la ville de Gwénou s'est engagée à développer la langue bretonne en l'intégrant à la vie publique. Depuis, elle mène différentes actions en direction de publics très variés, des plus jeunes aux plus anciens. C'est ce que nous allons explorer dans ce nouvel épisode de Gwénou le podcast. Notre parcours démarre à la crèche d'Ornadorne, où nous attend Pascal, auxiliaire de puériculture bretonnante.
- Speaker #1
Nous avons mis en place des temps bretons avec un intervenant bretonnant qui vient une fois par semaine, qui intervient sur les sections et qui fait des petits jeux, des jeux de doigts, des histoires, des chansons. Et nous, à notre niveau... Tous les matins, il y a aussi le temps de regroupement, un peu comme dans les écoles, pour se dire bonjour. Et on propose aussi des chansons, des chants en breton. Après, quelques-unes d'entre nous avons un petit potentiel de discussion. Et donc, moi, par exemple, je vais parler en breton sur des phrases qu'on utilise fréquemment, comme... Bonjour, comment tu vas ? Est-ce que tu as faim ? On va changer la couche, on va aller dormir. Histoire de développer un peu le cerveau de l'enfant vers deux langues différentes, deux façons de s'exprimer. Avant sept ans, le cerveau est extensible. C'est bien de pouvoir proposer une autre langue. Celle du territoire, c'est encore mieux. Le but c'est... pas de baigner dans la langue, on n'est pas en immersion parce qu'on n'en a pas la capacité, mais c'est d'avoir cette option de pouvoir nommer un objet en deux mots.
- Speaker #4
Les enfants de Noémie ont tous les deux fréquenté la crèche d'Ornadorn. En tant que maman, elle est très satisfaite de cette valorisation de la langue bretonne auprès des bébés.
- Speaker #5
Il y a un professionnel qui vient tous les lundis matins lire des histoires aux enfants. Et donc, il ne lit qu'en breton. C'est vrai que j'en parlais avec des professionnels qui disaient « moi, je ne suis pas bretonnante, je ne comprends pas ce qu'il dit » . Mais les enfants ont l'air d'apprécier en tout cas ce qu'il se dit. Chaque groupe a au moins une professionnelle bretonnante. Alors, ils ne sont pas tout le temps avec, mais ils entendent en tout cas le breton plusieurs fois dans la semaine. Ils pratiquent. Peu, mais ils entendent, je pense, pas mal. J'ai là mon grand qui est rentré à l'école. Quand il va à la crèche chercher son petit frère, une des professionnelles bretonnantes lui dit bonjour en breton, comment ça va en breton, et ensuite lui redit comment tu vas en français. Je pense qu'il comprend un petit peu. Alors, je ne sais pas tout ce qu'il comprend, il n'a que trois ans, donc il ne sait pas trop me le dire. En tout cas, l'oreille s'habitue à la parole bretonne, au langage breton.
- Speaker #4
Et vous, en tant que parent, vous trouvez ça intéressant ?
- Speaker #5
Oui, le fait d'entendre une langue étrangère. Ça ouvre des... Je ne suis pas une professionnelle du cerveau, mais je pense que ça ouvre un peu des synapses. Ou après, l'habitude d'entendre une langue étrangère, ce sera que de la facilité pour l'anglais, l'espagnol, l'allemand, suivant les langues qu'ils feront plus tard. Et puis c'est aussi juste de la culture. Alors moi, je ne suis pas du tout bretonnante, mes parents ne l'étaient pas. Mais je trouve intéressant qu'ils puissent déjà exercer une autre langue.
- Speaker #4
Le fils aîné de Noémie est rentré à l'école à la rentrée dernière. Elle n'a pas hésité à l'inscrire en filière bilingue à l'école Isabelle Autissier. Un moyen d'aller plus loin dans cet apprentissage de la langue bretonne. Nous entrons discrètement dans la classe de CE1-CE2.
- Speaker #3
Ah, les quatre rouges au souk !
- Speaker #6
Alors, c'est clair ?
- Speaker #3
Ja,
- Speaker #6
c'est clair tout le monde !
- Speaker #7
Ben, c'est clair !
- Speaker #3
Les programmes sont exactement identiques, c'est juste que nous on va avoir des matières à faire en breton. Le but étant qu'il y ait une parité horaire entre les deux langues. Moitié-moitié, alors c'est plus facile à mettre en place dans les classes élémentaires, puisque du coup en maternelle c'est un peu plus compliqué, en fait c'est plus la langue de vie de la classe. En primaire nous allons avoir par exemple les mathématiques qui sont en breton. on va faire tout ce qui est science, histoire, géographie. Et le but dans ces matières-là étant également que l'enfant acquiert le vocabulaire dans les deux langues.
- Speaker #4
Là tout à l'heure, c'était un petit jeu que vous leur proposiez. C'est vraiment l'idée d'avoir du vocabulaire ?
- Speaker #3
Oui, c'est ça. Et à force de faire des petits jeux comme ça, on va pouvoir du coup augmenter le vocabulaire. On va pouvoir... augmenter aussi la structuration des phrases, sujets, verbes, on va pouvoir rajouter des compléments sans qu'ils s'en rendent compte, sous forme de jeu. Le plus compliqué en fait en filière bilingue, comme nous avons le même temps imparti que les filières monolingues, c'est de réussir à dégager du temps pour les faire parler entre pairs. Comprendre, ils le comprennent très bien, ils ont l'habitude depuis la maternelle de nous entendre parler. mais de les faire parler entre eux. Là, c'est ce qui est le plus compliqué et ce qui prend le plus de temps.
- Speaker #4
Comme Jennifer, Laure est enseignante en filière bilingue. Elle s'occupe, elle, d'une classe de maternelle.
- Speaker #8
On travaille le langage, que ce soit en français et en breton. On essaye de faire un maximum de breton sur la vie quotidienne, donc pour aller aux toilettes, pour la date, la météo, pour compter les enfants, les jours de la semaine. On les fait essentiellement tous dans la langue bretonne. En sport aussi, on essaye de mettre un maximum de verbes d'action en breton.
- Speaker #4
En maternelle, il y a les adsems, certaines sont formées ?
- Speaker #8
Alors la mienne, elle n'a pas réussi à faire la formation en bilingue. Par contre, elle essaye quand même au fur et à mesure des années de dire des mots en breton. Et du coup, quand il y a par exemple des ateliers, je lui mets les termes en breton pour qu'elle puisse le faire quand même en breton. Les enfants.
- Speaker #4
Petit à petit, au fil de l'année scolaire, vous voyez les enfants progresser, être plus à l'aise aussi peut-être pour prendre la parole ?
- Speaker #8
Pour prendre la parole, c'est plus difficile en maternelle. Ils comprennent les consignes en breton, ils répondent aux consignes. Par contre, pour parler en breton, il y a un petit mélange qui se fait entre le français et le breton, puisque du coup, les deux langues se mélangent. Mais c'est normal à cet âge-là. Au fur et à mesure des classes, ils arrivent à faire la distinction entre le français et le breton. Parce que pour eux, c'est une langue, comme l'anglais, comme... Donc pour eux, c'est une langue différente.
- Speaker #4
Mais ça, ce n'est pas grave. J'imagine que vous rassurez les parents.
- Speaker #8
Oui, et les parents trouvent ça très chouette d'avoir du breton à la maison pour des consignes comme aller aux toilettes. Ou même quand ils comptent, finalement, quand ils vont compter, ils vont plus facilement compter en breton qu'en français. Donc les parents sont contents. Pour eux, c'est agréable d'entendre du breton aussi à la maison.
- Speaker #4
Même si eux ne le maîtrisent pas la plupart du temps.
- Speaker #8
Ils ne maîtrisent pas, mais ça les amène à apprendre avec leur enfant. De la même manière, un apprentissage du breton, de la maternelle, par le classeur qui vient à la maison. Du coup, ils ont le vocabulaire. Il y a des petites applications maintenant qui facilitent l'apprentissage du breton. Donc justement, ils s'amusent en apprenant avec leur enfant.
- Speaker #4
Opter pour la filière bilingue, c'est le choix qu'a fait Valentine pour ses deux enfants après la crèche d'Ornadorne. Aujourd'hui, Louis est en quatrième et Maëlie en CE2 à l'école Isabelle Autissier.
- Speaker #9
Je pense que ça peut leur apporter un plus pour les autres langues.
- Speaker #4
Vous-même, vous parlez breton ?
- Speaker #2
Tant m'imbiène.
- Speaker #9
Quelques petits mots, Maëlie m'en apprend encore. Souvent quand tu joues à la maîtresse par exemple, tu parles breton des fois. C'est vrai que ça, c'est sympa. Les chansons aussi, quand on chantait en breton, il y a les poésies, il y a tout ça. Et puis, c'est aussi l'autonomie parce que finalement, les devoirs, quand les consignes sont en breton et que les parents ne comprennent pas le breton, il faut qu'ils se débrouillent tout seuls. Donc ça aussi, c'est bien.
- Speaker #4
Et alors, votre fils qui est au collège, est-ce que maintenant, justement, dans l'apprentissage des autres langues, vous vous rendez compte qu'il y a une facilité peut-être plus importante ?
- Speaker #10
Moi, je trouve que oui. T'en penses quoi, toi ?
- Speaker #11
Ouais, ça va, c'est pas... Trop compliqué, mais un peu des fois. Faut apprendre.
- Speaker #4
Et toi alors Maïlie, ça se passe bien le breton à l'école ?
- Speaker #11
Qu'est-ce que tu peux me dire en breton ?
- Speaker #10
Hum... Bézounbé, t'es tima, t'as de cause à ma...
- Speaker #4
Alors qu'est-ce que tu viens de me dire ?
- Speaker #10
J'ai été dans la maison de ma grand-mère et de mon grand-père.
- Speaker #4
Si la ville de Gwénou est attentive à valoriser la langue bretonne auprès des plus jeunes, elle n'oublie pas non plus les adultes. La médiathèque accueille par exemple un groupe de discussion en langue bretonne. C'est Anaïs Lepape qui a créé ce rendez-vous.
- Speaker #2
C'est un rendez-vous qu'on a... Une fois par mois, qui veut vient, on n'est pas obligé d'être abonné pour venir. C'est ouvert à tous, tout niveau de bretonnant. L'idée ça va être d'essayer de parler en breton quand même. Donc on y va petit à petit, si on a besoin de prendre son temps, on prend son temps, mais ça va être un moment où on parle breton.
- Speaker #4
Uniquement breton, le français n'est pas autorisé ?
- Speaker #2
Je le proscris, oui. Parce qu'on a l'occasion de parler français assez souvent dans le quotidien, que le breton c'est plus compliqué. Donc la difficulté avec la langue bretonne, c'est que si quelqu'un parle français, on peut vite retourner au fait que tout le monde parle français. Mais là, l'exercice c'est de pouvoir essayer de parler breton. Donc on a le droit, des fois on oublie des mots, moi la première, et c'est normal, on peut utiliser un peu de français, mais l'idée c'est de revenir le plus souvent possible au breton.
- Speaker #4
Et puis on peut s'entraider aussi, si on cherche ces mots, quelqu'un va peut-être finir la phrase ou en tout cas nous donner le mot manquant ?
- Speaker #2
Oui c'est ça, l'idée c'est quand même qu'il y ait une bienveillance dans le groupe, on n'est pas du tout là pour juger le niveau de breton de chacun, on a tous une expérience différente avec la langue, il y en a qui l'ont parlé depuis toujours, d'autres qui l'ont appris en formation comme moi, d'autres qui l'ont entendu il y a longtemps mais ils l'ont un peu oublié, donc voilà on n'est pas là pour faire le procès ni... ni mettre en difficulté chacun. Donc on fait avec les moyens qu'on a et puis effectivement on s'entraide aussi. C'est tout le but de ce groupe. Finalement, ce n'est pas que des gens de Gouinou qui viennent. J'ai essentiellement des gens d'ailleurs, justement. Mais parce que chez eux, dans leur commune, il n'y avait pas forcément, donc ils viennent jusqu'à Gouinou. Donc c'est là qu'on voit qu'en fait, effectivement, c'est important d'avoir des lieux où on peut échanger comme ça entre bretonnants.
- Speaker #4
Alors autour de quoi tourne la conversation ? Parfois,
- Speaker #2
je donne des petits devoirs à faire. Alors, devoir, c'est un grand mot, mais je vais donner des petites pistes pour avoir des sujets de discussion sur la discussion d'après. Donc, ça peut être une recette de cuisine en breton qu'on aime bien. On en parle et d'où elle vient, etc. Et finalement, ça se fait tout seul, comme une discussion normale.
- Speaker #4
Il y a donc ce groupe-là à la médiathèque. Et puis, à l'EPAD aussi, à Gouinou, il y a l'envie que la langue bretonne soit présente.
- Speaker #2
Oui, voilà, ça fait un an que j'ai essayé de mettre ça en place. Alors, je ne le fais pas toute seule. J'ai demandé de l'aide déjà aux bretonnants qui viennent avec moi là, au groupe de discussion, et aussi à d'autres qui ont l'habitude de se présenter dans des EHPAD, par exemple. Et on se retrouve ensemble à l'EHPAD de Kerble-New, et en fait, on voit bien qu'il y a des anciens qui le parlent et qui sont contents de le parler, de trouver des gens avec qui le parler. Mais mon objectif... Au plus long terme, ce serait d'avoir un peu plus de bretonnans extérieurs qui viennent aussi par curiosité, par plaisir, etc.
- Speaker #4
Justement, nous sommes lundi, il est 18h30 et les participants au groupe de discussion viennent d'arriver. Ils ont pris place dans les canapés de la médiathèque et entament la conversation.
- Speaker #11
C'est un plaisir de venir passer une petite heure. avec des gens que je ne connaissais pas. Et puis voilà, déjà le plaisir d'entendre la langue et d'essayer de la parler.
- Speaker #12
Ce ne sont pas des cours, des conversations à bâton rompu, est-ce que ça vous peut dire ? Oui. Quelquefois, il y a eu un thème, comme le recette de cuisine. Une fois, on avait fait un jeu, un « time is up » , traduit en breton.
- Speaker #4
Parler du quotidien aussi. Et puis au début, on a passé du temps, on ne se connaissait pas, donc pour faire connaissance. Et du coup, ce qui est intéressant, c'est que ça oblige, ça permet d'acquérir du vocabulaire ou de renforcer, parce qu'on parle de toutes sortes de sujets, comme une langue de vie, en fait. C'est ça que je trouve ici.
- Speaker #11
Certains du groupe ont entendu du breton quand ils étaient enfants. Ils ont un breton plus spontané. Ils ont l'accent, surtout. Et des gens comme nous, qui avons appris le breton plus tard, c'est un breton que l'on lit, que l'on comprend très bien par écrit. Mais lorsqu'il s'agit de parler... C'est beaucoup plus compliqué et donc ça nous entraîne de voir des gens spontanés qui parlent. Et puis alors surtout il y a une grande écoute, il n'y a aucun jugement. Dans ce groupe il n'y a aucun jugement. Je ne peux pas dire que j'ai appris jeune, mais j'ai entendu mes parents parler breton. Et moi je ne parlais pas du tout. Quand j'ai voulu reprendre des études, eh bien à la fac à Brest, il y avait des cours de breton et je me suis dit oh allez on y va et puis je me suis rendu compte que ma foi ça c'était comme des des bulles qui venaient éclore à la surface. J'ai trouvé ça très étonnant mais bon j'ai pas trop de j'ai pas assez de vocabulaire non plus.
- Speaker #13
Mes parents parlaient breton aussi, donc j'ai baigné là-dedans. Et là, c'est ça qui m'a donné envie de renouer avec le breton. Et je vois que ça remonte par moments, pas tout le temps.
- Speaker #14
Ici, c'est un groupe de discussion, c'est en dehors du cadre scolaire, parce qu'aujourd'hui, je pense qu'il n'y a plus d'endroit où on peut parler breton sans se prendre la tête. On fait des coquilles, bien sûr, on n'arrête pas, mais bon, tant pis, personne ne s'en offusque. Ma petite fille, elle apprend le breton, les deux commencent à apprendre le breton aussi à l'école. Donc ça me motive à essayer de prendre le dialogue avec elle pour essayer de les stimuler parce que l'enseignement qu'ils reçoivent, il est certainement perfectible. Et si on peut les booster un petit peu, c'est tant mieux.
- Speaker #7
C'est vraiment un lieu de partage, justement, sans jugement et c'est très agréable.
- Speaker #4
Qu'est-ce que vous venez chercher ici ?
- Speaker #7
Le moyen justement de continuer à progresser en breton et justement d'écouter des personnes qui ont un accent vraiment plus naturel que quand on apprend le breton à un âge plus avancé.
- Speaker #4
Et la conversation se fait assez naturellement, vous voyez tout à l'heure, vous partez sur un sujet et ensuite ça se déroule.
- Speaker #7
Oui, Anaïs nous met beaucoup en confiance, elle propose aussi des activités, ça fait du bien aussi de la voir en tant qu'animatrice avec nous.
- Speaker #15
Anaïs organise également des discussions en breton avec les anciens de la maison de retraite à côté de l'EHPAD. J'y participe quand je peux, parce que c'est en semaine. Le dialogue n'est pas toujours facile à mettre en place parce que le breton qu'ils ont, c'est un breton traditionnel avec l'emploi de certains mots qu'on n'a pas dans le breton standard. L'accent aussi joue beaucoup. Mais on apprend quand même beaucoup à leur contact. Et puis de toute façon, ça leur fait quand même plaisir de voir du monde, que ce soit en breton ou en français. Je pense que l'échange est bénéfique à la fois pour nous qui apprenons des choses et pour eux qui vont de la compagnie.
- Speaker #4
Le breton à Gouinou s'inscrit donc dans une dynamique large. Marc Quéré est responsable du pôle éducation vie sociale pour la ville. Il résume différentes actions mises en place.
- Speaker #0
Les classiques comme l'affichage français-breton sur le panneau de signalisation, mais aussi sur la signalétique intérieure de nos bâtiments. On a un fonds documentaire à la médiathèque pour un fonds breton. Sur les écoles, on a un regard un petit peu particulier puisqu'on soutient la filière bilingue. On propose aussi une initiation en langue bretonne pour les classes monolingues. Ça permet d'avoir quelques échanges sur la cour entre les enfants. qui suivent la filière bilingue et les autres. On a formé deux ADCEM jusqu'à présent. On va continuer cet effort-là. Il y a des articles qui sont réalisés par les enfants, par les classes bilingues qui sont diffusées dans le GONUMAG. Comment dire, on s'associe avec l'Office public de langue bretonne pour les journées portes ouvertes, qui viennent valoriser aussi l'apprentissage de la langue bretonne. Alors, on viserait volontiers le niveau 2 de la charte, mais on est en difficulté par rapport aux effectifs encore trop peu nombreux dans la filière bilingue. créer une petite vitrophanie sur l'école pour pouvoir mettre en évidence le fait que cette école propose également une filière bilingue, en plus de la filière classique. Et on espère évidemment pouvoir développer un peu cet aspect-là. Et on a deux associations de danse bretonne sur la ville, donc Dancerienne Gouinou et Strolat Dansou. On a un groupe de musique bretonne, Nagadrouz. Alors les deux associations proposent des cours de danse et organisent des fesses nose. Mais il y a l'association Dancerienne Gouinou qui intervient sur les écoles, sur les trois écoles de la ville. pour l'apprentissage de la danse bretonne et qui organise un bal breton avec les trois écoles en fin d'année. On fait intervenir Nagadrouz notamment sur le festival Nananer pour une ambiance musicale lors de l'événement Hermès tous dehors. On a des points d'amélioration, on en est conscient, peut-être sur la programmation culturelle en proposant des spectacles en langue bretonne, la formation des équipes pédagogiques. On y travaille, mais là, on est parfois en difficulté parce que les formations ne sont pas forcément faciles à mettre en œuvre. Et on va orienter un petit peu aussi nos recrutements. On va essayer de recruter des locuteurs.
- Speaker #4
C'était Gouinou le podcast. Rendez-vous très bientôt pour un nouvel épisode. En attendant, abonnez-vous !