- Speaker #0
Être en santé, ça dépend pas seulement de ton corps physique, mais aussi de ton corps mental et de ton corps émotionnel. C'est pourquoi je te partagerai différentes approches pour harmoniser les trois corps afin d'avoir une santé globale. Ce podcast s'adresse à ceux et celles désirant vivre un changement significatif dans leur vie. Je suis Marie-Ève Tremblay, naturopathe holistique, et je t'invite personnellement à venir découvrir comment goûter à la vie. Bonjour et bienvenue au podcast Goutte à la vie. Aujourd'hui, mon invitée accompagne depuis plus de 15 ans les femmes ambitieuses à arrêter de s'adapter pour être aimées. Je pense que c'est vraiment un problème qu'on remarque souvent chez les femmes. Donc, mais ce qu'il faut savoir, c'est que son chemin, elle l'a d'abord traversé elle-même. Pendant longtemps, elle était celle qui comprenait tout le monde, celle qui expliquait calmement, celle qui évitait les vagues, jusqu'au jour où elle a compris une chose fondamentale, le respect ne disparaît pas d'un coup, il s'efface lentement chaque fois que l'on se retient d'être soi. Aujourd'hui, on parle avec elle d'un sujet puissant, l'impact de dire non et le courage de se choisir. Je vous présente mon invitée, Nathalie Genet. Bonjour Nathalie Salut Marie-Ève, merci de l'invitation Je suis vraiment contente de t'avoir aujourd'hui. Écoute, moi, j'ai eu la chance, en tout cas, j'aurais plein de choses à dire sur toi parce que, quelle belle découverte En premier lieu, quelle belle découverte parce que je ne te connaissais pas, mais par certains filons de la vie, on était interreliés puis on ne le savait pas. J'ai travaillé avec ton papa, quelle belle histoire, quelle belle découverte.
- Speaker #1
C'est pas mieux la vie, hein ?
- Speaker #0
Oui, c'est rempli de surprises. Puis mon Dieu, quand on dit qu'on est plus proche d'une personne qu'on peut l'imaginer, on ne peut pas se imaginer à quel point. Exact. Alors, j'ai vu ta conférence et ça m'a parlé énormément parce que j'ai vécu un peu la même chose quand j'étais avec le papa de mes filles. Ou est-ce que je ne voulais pas... pas déplaire, je ne voulais pas la chicane parce que j'ai vu beaucoup mes parents se chicaner à l'époque. Et je voulais donc être aimée, je voulais donc tout faire pour l'autre et je ne disais jamais non. Et quand j'ai entendu ta conférence, ben voilà, je me suis reconnue à plusieurs endroits. Parle-moi-en un peu de où est-ce que ça vient, de peut-être un petit peu de ton bout d'histoire, puis on enchaîne ensuite. Qu'est-ce que tu fais aujourd'hui avec les femmes ? dans ce sens.
- Speaker #1
Oui, mon histoire. Moi, contrairement à toi, je suis issue d'une famille où j'ai jamais entendu mes parents chicaner. Jamais. Ils réglaient là. Pas qu'il n'y avait pas de conflit. Il y avait des situations difficiles. On était agriculteurs dans les années 80, c'était rochant. Puis il y avait des situations assez houleuses. Et donc, mes parents s'organisaient toujours pour gérer ça à l'extérieur de nous. Donc, nous, on n'était pas témoins de chicanes, de conflits. Ça n'existait pas. Et moi, je suis née avec ce grand désir d'être aimée, vue, reconnue. Donc, je voulais bien faire plaisir à tout le monde. J'ai, depuis mon jeune âge, ce besoin, oui, je vais le dire comme ça, que les gens m'aiment, de m'assurer que... Tout le monde est correct autour de moi, de ne pas déplaire. Et j'ai grandi avec ceci. Et arrivé à l'âge adulte, bien, moi, je ne connaissais pas la loi de la manifestation dans le temps. Tu sais, demander, vous recevrez, ce n'était pas populaire dans les années 90. Alors moi, un soir, j'ai demandé à Dieu de mettre sur mon chemin un homme. pour qui je changerais la vie. Mais je n'ai pas mis de petit caractère dans le bas du contrat. Je n'ai pas mis de détail. Alors, j'ai rencontré le père de mes enfants qui s'est avéré au fil du temps, j'ai découvert qu'il y avait des dépendances, drogue, alcool. Et oui, j'aime moi la sauveuse. Je vais changer sa vie. Et donc, ça a été une relation remplie de violence verbale, psychologique. mais dans laquelle je n'ai jamais pris ma place en me positionnant. Je n'ai jamais osé refuser des trucs. Je n'ai jamais osé dire non, ça ne me convient plus parce que j'avais peur de créer des conflits. J'évitais la chicane. Je ne voulais pas que mes enfants subissent. de la chicane. Puis malgré tout ça, ils en ont vu. Mais j'étais tellement dans « je vais tout faire pour éviter ça » parce que moi, j'avais vécu dans un milieu familial où c'était de l'amour, de l'harmonie. Moi, je voulais que mes enfants aient ça puis bon, au final, à force de ne pas parler, à force de taire, à force de mettre ça sous le tapis puis de faire comme si tout allait bien parce que Nat est forte puis Nat est capable d'en gérer des affaires. puis elle s'organise, puis elle débrouillarde. Ça fait en sorte qu'on accumule, Et mon silence, à un moment donné, pour faire une histoire courte, c'est mes enfants qui en payaient le prix parce qu'ils subissaient de la chicane, ils subissaient des conflits, ils subissaient la violence verbale et psychologique. Fait que pour moi, ça, quand j'ai pris conscience de ça, ça a été un gros, gros, gros point de bascule. à me dire, mais qu'est-ce que je suis en train de faire ? Ça fait 16 ans, ça faisait 16 ans que j'étais en relation et que je ne parlais pas. Et tu sais, Marie-Ève, tu l'as entendu dans ma conférence, j'ai quitté cette relation-là. J'ai fini par être capable d'utiliser ma voix pour dire, là, ça va être assez. Mais je n'ai pas fait tout de suite le chemin qui m'avait amenée à tout le temps accepter, m'ajuster, m'adapter. Ça fait que ça a fait que je suis retombée dans des relations toxiques.
- Speaker #0
On répète un pattern, c'est ça.
- Speaker #1
Pelote, rebelote, ce beau mot qui me fait tellement rire. Ma vie, c'est ça souvent. Mais oui, j'ai revécu les mêmes schémas. J'ai changé les acteurs, j'ai changé le décor, mais la trame de fond est toujours la même. Donc,
- Speaker #0
ce que tu me dis, c'est que ce n'est pas seulement que de prendre la décision de le faire, mais c'est de changer aussi plusieurs comportements ou habitudes de vie pour changer vraiment la chose.
- Speaker #1
Bien oui, absolument, parce que ce qui crée ça, c'est pas, tu te lèves pas un matin en disant, tiens, je vais me trouver quelqu'un qui va faire qu'on va avoir une relation toxique, ça va être drôle, on va rire. Bien non, tu fais pas ça consciemment. Il y a un mécanisme derrière ça. Et ça prend un cheminement à faire, une introspective de l'observation et j'oserais dire de l'accompagnement parce que quand nous, on est dans notre histoire, le nez collé sur l'écorce, on ne voit pas les possibilités d'avoir un regard extérieur qui vient nous aider. Et moi, ça a pris trois relations. Et là, je vais dire quelque chose qui va peut-être bien faire rire les auditeurs, mais... C'est pas parce qu'on n'est pas intelligente. Parce que moi, là, je me suis tellement jugée, Marie-Ève, là. Oh non Crime, pourtant, je suis intelligente. Je suis brillante, je suis allumée. Pourquoi j'ai traversé ? Pourquoi j'ai enduré tout ça ? Pourquoi je me suis laissée vivre tout ça ? Et avec, parce qu'à un moment donné, quand j'ai compris, puis que j'ai fait le cheminement, je suis allée fouiller, là. J'ai fait des recherches, je me suis éduquée sur qu'est-ce qui... fait que les femmes, parce que c'est majoritairement des femmes, on reste dans des situations qui ne nous conviennent pas, qui nous blessent, qui sont toxiques même des fois, pis qu'on parle pas. Pis c'est là qu'on découvre que, aïe, il y a des blessures derrière ça. Pis tous ces mécanismes-là, c'est pour nous protéger. On a des... mode de réaction, de protection qui se développe avec le temps. Et ça, ça se joue en arrière-plan, on n'en a pas conscience. Un peu, j'aime ça faire le parallèle avec, tu vas au restaurant ou au centre d'achat, tu sais, il y a une petite musique qui joue, là. Tu l'entends quand t'arrives, mais à un moment donné, tu ne l'entends plus. Elle continue de jouer, mais tu ne l'entends plus, la musique. Elle est là quand même. Des fois, tu repars de là, puis tu as l'air d'entendre, puis tu te dis, « Où j'ai entendu ça, donc ? Ah oui, c'est la... » petite musique là-bas. Mais notre discours interne, puis nos modes de protection, nos modes de réaction, moi, je compare ça à la petite musique comme ça. Parce qu'il y a juste un arrière-plan, puis on ne s'en rend pas compte. On ne les voit pas aller. Mais c'est ça qui va faire qu'on va se diriger vers certaines relations plutôt qu'une autre. Qu'on va faire certains pas, qu'on va prendre certaines décisions. Et tout ça pour venir appuyer nos croyances parce que notre cerveau ne nous laissera pas croire quelque chose qui n'est pas vrai. Il va nous amener à prouver ce qu'on croit.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
si j'ai la croyance que je dois toujours dire oui pour être aimée, bien, je vais vivre des relations qui vont être très challengeantes et où je vais vraiment avoir souvent à plier sur moi qu'est-ce que j'ai envie pour être aimée.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Et dis-moi, tu m'as dit que tu as eu trois relations qui ont été comme ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais qu'est-ce que tu es allée chercher, justement, pour finalement t'en sortir de ça, de ce pattern-là, qui n'est peut-être pas encore tout à fait parfait, parce que, soit dit en passant, on apprend tout le temps.
- Speaker #1
Absolument. Puis des fois, je le vois aller. Des fois, je fais comme, oh, tiens, mon petit people pleaser qui vient me faire coucou. Mais écoute, tu vois, la première relation, celle avec le père de mes enfants, ça a duré 16 ans. Il y avait de la violence. verbales, psychologiques, etc. C'était beaucoup une histoire de consommation. Ensuite de ça, j'ai rencontré quelqu'un qui me mettait sur un pied de salle. Il m'ouvrait la porte de voiture, m'achetait des fleurs. C'était vraiment tout much. Mais moi, je sortais d'une relation où je n'étais jamais correcte. Je me faisais... Non,
- Speaker #0
non, c'est ça.
- Speaker #1
C'est complètement l'inverse. Là, j'arrive avec quelqu'un qui est complètement l'opposé. Et j'ai même pas la pensée de « c'est trop beau pour être vrai » , là. Moi, je fonce là-dedans tête première. Et au bout de quelques temps, cette personne finit par montrer son vrai visage. Et c'est un très profond pervers narcissique. Et le genre que tous mes amis sont comme « Hey, il y a-tu un frère, lui ? J'aimerais ça » « T'es tellement chanceuse » Puis moi, dans ma tête, c'est comme « Tu veux pas ? » Non,
- Speaker #0
on ne veut pas le faire.
- Speaker #1
Ce n'est pas ce que je vis chez nous,
- Speaker #0
sur mon toit.
- Speaker #1
Ça, ça a fini. J'ai rencontré une autre personne qui, lui, me semblait totalement correct. Puis ce n'est pas lui qui n'était pas correct dans cette relation-là. Puis ça, je tiens à le dire, ce n'est pas tout le temps des pervers narcissiques.
- Speaker #0
Non, non, c'est ça.
- Speaker #1
Mais là, c'est moi qui, pour être aimée, a fait semblant que tout était correct. J'aimais ses hobbies. J'aimais ce qu'il disait. J'étais d'accord avec lui.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Les yeux sur... On n'est pas parfait personne. Il y avait des mensonges dans l'histoire et je fermais les yeux là-dessus en me disant « C'est pas grave. Il doit avoir une raison. » Ça, ça a été la relation qui m'a étonnamment le plus rentrée dedans en me disant « Mais je fais quoi ? Je ne suis pas moi. » Je suis zéro, moi. Jamais. Et ça, ça m'a fait mal. Parce que, dans la quarantaine, je ne prendrais pas de recul et me dire, je ne sais même pas je suis qui. Je n'ai aucune idée. Je dis oui pour faire plaisir à tout le monde. J'accepte tout ce que les gens me demandent de faire ou à peu près. Attention, là,
- Speaker #0
j'ai quand même certainement fait des jouets. Mais je suis capable de comprendre parce que moi, c'est comme ça que j'étais avec le conjoint, avec le père de mes enfants, en fin de compte. Oui. Ils faisaient tout pour que, tu sais, ils aimaient faire ça, on le faisait, tu sais, puis tout ça. Puis que lui, pour lui, tout allait bien, tu sais, mais dans les faits, moi, je ne me respectais pas moins, par contre. Bien, c'est ça l'affaire, c'est qu'à chaque fois que tu dis oui à l'autre, alors que ton corps crie non, c'est à toi que tu dis non. C'est ça.
- Speaker #1
À chaque fois que tu es loyal à l'autre, tu es peut-être... Ça peut arriver souvent que tu es déloyale envers toi. À chaque fois, tu te dis, « Oui, mais je vais être respectueuse, je vais y aller. » Mais tu te respectes à toi en ce moment.
- Speaker #0
Oui, non.
- Speaker #1
C'est ça qu'on n'a pas appris à regarder.
- Speaker #0
C'est une belle évolution, par contre.
- Speaker #1
Hé, Colleen Qu'est-ce que ça a vécu,
- Speaker #0
dans le fond ? Parce que ça t'a fait réaliser plein d'autres choses qui n'étaient pas là aussi.
- Speaker #1
Oui, exact. Puis pour répondre à ta question, J'ai fait un petit détour, mais pour répondre à ta question, qu'est-ce que j'ai fait, moi, pour sortir, pour changer ça ? Bien, j'ai mis fin à cette relation, la dernière, quand je me suis... C'est comme si je m'étais levée un matin et j'ai fait comme, mais je suis en train de jouer à quoi ? Je ne joue même pas mon propre rôle dans ma propre vie. Alors, j'ai mis fin à la relation et là, j'ai fait, OK, Nathalie, un an. tu vas te donner un an, pas de rencontre, pas personne. Parce que la dépendante affective aussi qui faisait partie de moi, j'avais ce besoin d'être aimée. Fait que quand les relations finissaient, moi, j'allais en chercher une autre. Donc, je me suis donné ce cadre-là, j'ai envie de dire, cet espace-là pour faire mon chemin à moi, pour aller me réparer, pour aller voir qu'est-ce qu'il y avait en dessous de ces comportements-là. Et moi, tu sais, Marie-Ève, c'est pas pour rien qu'on a connecté. Toute la médecine conventionnelle, c'est parfait. Ça a sa place et c'est tout bon. J'ai déjà consulté les psychologues, etc. avec ma fille. On en a eu besoin. Mais j'ai aussi toute cette confiance en notre propre corps, en la nature, en tout ce qui existe déjà. Nos ancêtres se réparaient, prenaient soin d'eux. Je fais attention au mot que je dis, prenaient soin d'eux avec ce que la Terre nous offre. Et donc, je me suis mise, parce que ça, c'est mon obsession depuis que je suis jeune, de saisir tout ce qu'on est dans l'être humain, mais qui n'est pas visible à l'œil. Alors là, je me suis mis à étudier le fonctionnement du cerveau, les neurosciences, ça me fascinait. Je suis allée voir des coachs justement qui utilisaient des techniques de PNL, d'hypnose. Je suis allée aussi vers tout ce qui est la méditation. Je suis quelqu'un de très spirituel déjà, mais là, j'ai vraiment cherché à utiliser puis à l'intégrer dans ma vie. Donc, je suis allée vers des... des professionnels qui travaillent au niveau holistique pour pouvoir aller chercher du coaching, de l'hypnose pour aller voir ce qui se cachait derrière tout ça. Et les prises de conscience que j'ai faites, ça a été fabuleux. Mais ce qui a fait vraiment la grande différence pour moi, pas mais « et » , ce qui a fait vraiment la grande différence, c'est la connaissance de soi. Parce que je suis allée découvrir qui j'étais pendant ces années-là. Et j'ai eu du plaisir à revoir, en fait, à reconnecter et peut-être même à connecter. J'ai même envie de dire à connecter parce que j'ai l'impression que j'ai jamais été totalement moi. Parce que je voulais donc, moi, je voulais donc mon père lui-même, puis qu'il me trouve bonne, puis qu'il me dise qu'il était fier de moi. Fait que je faisais tout en regard de lui. Tu comprends ? Au revoir. même adulte. Donc, je suis allée connecter avec Nathalie, c'est qui, dans son essence. Je suis allée m'approprier ma propre identité. Puis ça, je dis, j'ai eu du plaisir, mais c'est pas un long fleuve tranquille.
- Speaker #0
Des fois, non.
- Speaker #1
C'est un chemin qui est parsemé de, ben, des fois, tu t'enfermes, tu tombes, tu te relèves. Des fois, il y a un trou, tu tombes dedans, tu ressors du trou, mais au final, tu avances dans ce processus-là. Et ça a fait en sorte qu'au bout de plusieurs mois, j'étais capable de dire clairement c'est quoi mes besoins. Parce que quand tu ne te connais pas, tu n'as pas besoin. Les enfants ne plaisent pas. Vous savez, là, ça me... Ça m'impressionne de voir le pourcentage de femmes qui arrivent. Puis tu le vis peut-être toi aussi dans ta pratique. Tu dois le voir.
- Speaker #0
Oui, absolument.
- Speaker #1
On dit, nomme les choses, c'est important. Moi, à force de ne pas parler, je me suis retrouvée avec un cancer de la glande thyroïde. Fait que parle. Oui, mais je ne sais pas mes besoins, c'est quoi. OK, bien là, on va retourner à la base. Donc, j'ai appris c'était quoi, j'ai découvert c'était quoi mes besoins. J'ai appris à identifier mes limites. Puis pour ça, moi, je travaille avec les valeurs. C'est quoi tes valeurs prioritaires dans la vie ? Elles signifient quoi pour toi ? Parce que la valeur de respect, pour moi, peut avoir une définition et je peux avoir des noms négociables là-dedans qui sont différents des tiens.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Donc, c'est quoi tes valeurs ? Qu'est-ce que ça signifie ? Après, apprends à les nommer. Puis c'est là qu'apprendre à dire non, c'est comme, c'est un gros morceau. Tu sais quoi ? J'ai lu une étude... c'est pas une étude, c'est un sondage que j'avais vu qui disait que 70% des femmes, c'est un sondage qui a été fait en Amérique du Nord, 70% des femmes disent se taire pour éviter les conflits.
- Speaker #0
Ouch
- Speaker #1
J'en ai fait partie.
- Speaker #0
C'est pas parce qu'on avait des conflits, il y en avait même pas. Mais je me fermais. J'étais comme, ben voyons.
- Speaker #1
Et ce chiffre-là m'a rentrée dedans parce que je me suis dit, quand on est là-dedans, tu sais, moi, quand j'ai... ouvert mes spotlights sur moi, quand j'ai tourné les spotlights sur moi et que j'ai fait « Mais qu'est-ce que je fais ? C'est quoi le jeu que je suis en train de jouer ? » On pense qu'on est la seule au monde à être dans ça. On pense qu'on est toute seule et qu'on est bien, et là je le mets en guillemets, mais on est donc bien niaiseuse, je suis donc bien nonone d'avoir fait ça, pourquoi j'ai fait ça ? Puis on se tape donc sur la tête et on se sent coupable. Mais soit 110 %. Est-ce que c'est bon que ça reste ça ? Moi, je pense que non. Mais plus on est conscient que ça existe, plus on peut changer ceci. La conscience, c'est le premier agent de changement. À partir du moment où on est conscient que, hey, sais-tu quoi, moi, j'ai de la misère à dire non. J'ai de la misère à refuser quand quelqu'un me demande quelque chose. J'ai de la difficulté à mettre ma limite. Commence. Va chercher des outils. C'est ça,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
ça développe cette capacité-là.
- Speaker #0
C'est ce que tu as commencé à faire d'ailleurs aussi, à accompagner les femmes, justement, en ce sens.
- Speaker #1
Absolument. Moi, ça fait plus de 15 ans que je travaille dans l'accompagnement. Et à ce moment-là, quand j'ai découvert tout ça, quand j'ai fait des études, parce que moi, grande amoureuse de l'être humain, de la vie, passionnée fois mille, s'il y a quelque chose qui me fait du bien, je vais aller l'apprendre. Je vais l'étudier pour pouvoir redonner, dans ce sens que je vais l'utiliser pour accompagner les gens.
- Speaker #0
C'est pour ça qu'on est tellement pareils.
- Speaker #1
Vraiment, on a été séparés à la naissance, nous.
- Speaker #0
Mais bref,
- Speaker #1
tout ce qui m'a aidée, je suis allée l'étudier. Fait qu'on parle des neurosciences, de la PNL, de l'hypnose. Je suis allée suivre un cours de thérapeute en relations d'aide holistique. J'ai des techniques énergétiques. Je suis maître Réqui. Je fais de l'access bar. Bref, j'ai un beau coffre à jouets bien rempli. Puis ça, ça fait plusieurs années que je cible vraiment l'identité et les relations parce que l'identité, c'est le point de départ. Si tu n'es pas solide dans ton identité, tes relations en souffrent. Toutes tes décisions sont biaisées parce que tu es plus solide à l'intérieur de toi. Donc moi, j'accompagne les femmes à, oui, se connaître, à apprendre à se positionner, à apprendre à parler sans avoir peur que ça dérange, sans avoir peur d'être plus aimée, d'être rejetée, d'être mise de côté, puis à rester solide quand ça brasse autour de nous. Parce que des fois, quand ça brasse trop, qu'est-ce qu'on va vouloir faire ? On va vouloir ramener l'harmonie parce que c'est inconfortable. Les conflits, les désaccords,
- Speaker #0
tout ça, c'est inconfortable. Juste voir la déception dans le visage de quelqu'un à qui tu viens de dire non, c'est inconfortable. Oui, c'est ça. Puis ça, on a de la difficulté à rester solide là-dedans parce qu'on se... Mais veux-tu bien me dire, tu sais, quand même, on est là que, mettons, mais... « J'aurais besoin de quelqu'un pour déménager. Ah oui, bien, je vais y aller. » Mais pourquoi on se sentirait mal de dire non ? Pourquoi on se sent mal ? C'est exactement là. Tu nommes ce que j'avais dans la bouche.
- Speaker #1
Mais c'est ça. On se sent mal de le faire parce qu'on prend la responsabilité du bien-être de l'autre sur nos épaules. Ce n'est pas notre job. Ce n'est pas notre job de... De voir à ce que l'autre soit heureux. C'est ta job d'être bienveillante.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est ta job d'être respectueuse. Oui. Mais attends, là, c'est parce que pas à tes dépens.
- Speaker #0
Non, c'est ça.
- Speaker #1
Tu auras beau être très bienveillant envers les autres, si toi, t'en souffres en bout de ligne, ça le fait pas. Puis, je vais réutiliser ton exemple. On va arriver au mois de juin, là, les déménagements, puis... Est-ce que j'ai le temps ? Moi, je dis tout le temps, est-ce que tu as les ressources nécessaires ? Puis les ressources nécessaires, c'est est-ce que tu as du temps dans ton horaire ? Est-ce que tu as l'énergie pour le faire ? Si tu impliques de l'argent, est-ce que tu as les ressources financières pour le faire ? Est-ce que tu as le moral ? Peu importe. Va valider c'est quoi les ressources nécessaires, puis sois honnête envers toi, parce que si tu te mens, il n'y a qu'à toi que ça va faire du tort. L'autre va être bien content de te l'avoir dit. Oui, tu vas l'avoir fait, mais si toi, tu te... pitch la tête dans les murs parce que t'as manqué de temps dans ta semaine ou tu dors 36 heures en ligne parce que t'es brûlée ou encore t'arrives serré dans ton argent parce que t'as du cacus que t'aurais pas dû. Ça ne marche pas.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
pourquoi on se sent coupable ? C'est qu'on a l'impression que c'est notre responsabilité et que là, on fait défaut à cette responsabilité-là. Alors que ce n'est pas vrai. On est chacun responsable de notre bonheur. Oui. Je vais amener... Écoute, mon fils aujourd'hui a 29 ans. Il avait 14-15 ans. Il vivait une petite relation amoureuse un peu trouble. Et je me souviendrai tout le temps, mon père lui dit, tu sais Max, ton bonheur, c'est toi qui le fais. Il dit, si t'es malheureux, il dit, moi ça change rien, moi être heureux pareil. Ça peut m'attrister de te voir malheureux, mais moi mon bonheur, je me le fais, puis toi, c'est à toi de te le faire. Et mon fils m'en parle encore de ça, 15 ans plus tard presque, et c'est ma philosophie aussi, on est respectable. Si l'autre est malheureux, déçu, frustré, en colère, parce que toi, tu t'es honoré, c'est sa business. Laisse le faire.
- Speaker #0
Laisse.
- Speaker #1
Puis toi, laisse-toi être solide dans ton identité.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
C'est tellement important.
- Speaker #0
Oui. Il y a une chose que j'aime dire, moi, à mes clientes, quand ils ne savent pas qui ils sont, puis qu'ils sont perdus, puis qu'ils sont, tu sais, là... Tu l'as nommé tantôt, ils ne savent pas ce qu'ils ont besoin, ils ne savent même pas. Tu sais, quand tu reviens en arrière, il y a toujours un moment quand on est petit où est-ce qu'on avait cette drive, on n'avait pas froid aux yeux, on avait... Puis je leur dis tout le temps, dites-moi, où est-ce que tu étais vraiment fière de toi ? Où est-ce que là, tu étais invincible ? Fait que là, les gens cherchent tout ça. c'est quand j'avais 17 ans. À 17 ans, c'était mon plus beau moment où j'avais une drive du tonnerre, pas froid aux yeux. J'ai dit à mon père que je ne reprendrais pas son entreprise. J'ai décidé d'aller en agriculture. Complètement deux mondes. Mais je le sais qu'il était déçu, mais je m'étais choisi moi. Veux-tu me dire quelque chose avec le temps ? J'ai perdu cette fibre-là. Puis aujourd'hui, à chaque fois que si je vois que je ressemble un petit peu, puis je suis comme, bien voyons, comment ça, il y a quelque chose. 17 ans. C'est cette drive-là que moi j'aime. C'est celle-là que j'utilise. Puis c'est celle-là que je veux dans ma vie. Parce que je n'ai pas trois yeux, je sais ce que je veux. Puis je sais où je m'en vais. Alors, il y en a des fois qui me disaient, ah, j'avais 8 ans. Je lui ai fait une présentation orale en avant. Et puis, j'étais fière de moi parce que j'ai eu de la difficulté. Mais je l'ai réussi. J'ai dit, OK. Je sens ton énergie, comment elle est bonne. J'ai dit, c'est elle que je veux avec toi. Je veux que tu la tiennes dans tes mains. Je veux que tu la prennes par la main et dire, OK, on fonce. C'est cette drive-là que je veux. Ça aide à avancer une fois que, quand on fait justement des changements, puis que là, Wouah ! qu'on ressemble un peu, va retrouver ta petite que tu avais confiance. Parce qu'on l'a tous eu à un moment ou à un autre dans notre vie. Oui.
- Speaker #1
Exactement. Ça peut arriver que tu cherches comme ça et que tu ne le trouves pas, mais ça a existé à quelque part. Tu sais quoi ? Moi, ça arrive des fois que les clientes me disent « Moi, je n'ai pas de souvenirs de mon enfance. On dirait que j'ai tout bloqué ça. » Un blackout. Oui, exactement. Je leur donne mon exemple. Moi, si j'essaye de trouver, c'était très jeune, cette drive-là. C'était avant l'école. À partir du moment où je suis rentrée à l'école, moi, j'avais l'impression d'être arrachée à mon noyau de famille. Moi, je suis la plus vieille de quatre. Fait que là, moi, il fallait que je parte pendant que les trois autres restaient à la maison avec mes parents. Parfois, mes parents étaient à la maison, on avait une ferme. Mais je sais très bien qu'à l'âge adulte, même si j'avais de la difficulté à dire non, à mettre des limites, Il y a des trucs que j'ai accomplis professionnellement dont je suis fière en tant. Oui. J'ai eu de la drive dans cet aspect-là. Fait que quand je veux le chercher, moi, je vais me raccrocher à ça.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Fait qu'il y a toujours quelque chose dans notre vie où est-ce qu'on est capable de se relier. Puis des fois, c'est des sphères totalement différentes.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas grave.
- Speaker #0
Tu l'as fait. Cette énergie-là que tu as eue, cette pétillance-là, j'aime beaucoup utiliser le mot pétillance moi dans ma vie,
- Speaker #1
mais cette énergie, cette drive, comme tu dis, c'est sûr que tu l'as déjà eue à quelque part. On l'a eue à quelque part, c'est ça. Puis, d'y s'y ramener à ça, tu sais, d'aller retrouver ça pour te donner ce coup de pouce-là quand ça ne va pas ou que, tu sais, on sait qu'on l'emporte dans nous, là. Tu sais, c'est un des outils, ça, là. 100% pis tu sais, les ressources, tu sais, tantôt je disais, Valide, si t'as toutes les ressources, ben on a des ressources internes aussi. Tu sais, le courage,
- Speaker #0
le dynamisme, l'attention, la persévérance, la patience, c'est toutes des ressources qu'on a à l'intérieur de nous.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est pas disparu. On est simplement des fois déconnectés de ça, fait que, va t'y reconnecter, va le rechercher. Comment tu te sentais la dernière fois que t'as dû user de ton courage ? Qu'est-ce que t'as fait ? Il va te rallier à ça, puis go C'est pas parti, c'est là. C'est là, à l'intérieur de toi.
- Speaker #1
Ces femmes-là qui se cherchent, qui ne connaissent même pas leurs besoins, doivent avoir rarement un rêve aussi. Ils ne doivent pas connaître leur rêve.
- Speaker #0
Ah, tu nommes ça, puis ça me donne un frisson bizarre dans la colonne, parce que tu as totalement raison.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Nombre de femmes. Quand je rencontre une femme la première fois, je fais un cadre objectif pour voir ce que tu veux travailler, comment on va le faire, c'est quoi que tu veux atteindre avec ça. Et la réponse la plus fréquente, c'est « je vais être bien, je vais être heureuse » . Mais c'est quoi tes rêves, tes objectifs ? Je ne sais pas. Nathalie, je n'en ai pas de rêve. Je me lève le matin et je ne sais pas pourquoi. Je suis comme un robot là chaque matin. Oh my God, mais attends, on va aller le trouver là. Il y a quelque chose certain quelque part.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça.
- Speaker #0
Et tout est relié, je pense. Parce que quand tu ne te connais pas, tu n'as pas développé cette confiance en toi, cette estime de toi, tu penses que tu n'as pas les capacités peut-être. Puis, oh mon Dieu, écoute, on pourrait en parler pendant des heures.
- Speaker #1
C'est ça. C'est bien de bien, tu sais. Merci.
- Speaker #0
Oui Il y a tout l'aspect de « j'ai acheté l'identité que les gens ont dit que j'étais » .
- Speaker #1
Oui, c'est ça, exact. Aussi.
- Speaker #0
Fait que moi, je ne peux pas faire telle chose parce que les gens ont toujours dit que je n'étais pas bonne. Ah Alors que tu peux changer ça. Tu peux choisir.
- Speaker #1
C'est quoi ton identité ? Le jour qu'ils découvrent leurs besoins. Le jour que... Avoue que ça enlève un poids de ses épaules. Dépose un sac de roche. C'est épouvantable. Tu sais, tu dois tellement être bien. Tu dois tellement, tu sais, mettre des mots, M-O-T-S,
- Speaker #0
sur les malaises, sur pourquoi je ne me sens pas bien avec telle personne. Hier, justement, j'avais une cliente encore qui me disait « Je ne suis pas bien dans ma relation avec telle personne. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis brûlée à toutes les fois que je suis avec elle. » Et on a fait l'exercice de ces valeurs. Puis sur trois valeurs qu'elle m'a nommées, il n'y en avait pas une qui a été honorée dans cette relation-là.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Fait que d'aller se connaître, puis de, oui, être capable de mettre des mots sur c'est quoi mes besoins, c'est quoi mes limites, c'est quoi que j'accepte puis que je n'accepte pas, moi, dans la vie. Il y a d'autres choses qu'être bien puis heureuse. Heureuse, c'est très large. Puis tu peux donner la définition que tu veux.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Fait que oui, c'est soulageant, puis c'est... C'est une légèreté qui s'installe parce que t'as pu... C'est comme si ça devient tangible. C'est comme si ça devient concret pis tu le sais, là, pourquoi tu fais les choses. Tu le sais pourquoi je suis pas bien dans telle situation ou avec telle personne. Et ça devient beaucoup plus facile, quand t'as des mots pour le dire, de te positionner pis de dire, ben non, ça le fera pas. Merci quand même.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Parce que sinon, tu vas dire non, pis là, t'es pas capable de... Anyway, on n'a pas à s'excuser et à justifier, ça c'est une autre affaire, mais tu ne sauras pas pourquoi trop trop, donc tu vas continuer de rester là, comme la grenouille dans l'eau chaude. Exactement,
- Speaker #1
oui, oui, absolument, elle va rester là jusqu'à la fin.
- Speaker #0
Exactement, elle s'adapte et elle finit par en mourir, mais c'est ça qu'on fait en vrai quand on est dans des situations qui sont néfastes pour nous. Oui,
- Speaker #1
puis c'est là que les émotions, on avait une petite discussion juste avant qu'on commence. sur les émotions. Et malheureusement, ou bien heureusement, notre corps nous envoie des messages. qui proviennent justement des émotions qu'on vit, mais qu'on n'est pas capable de saisir. Notre corps parle avec des mots, M-A-U-X. Alors, ça aussi, ça parle énormément. Quand on est rendu à avoir un problème de santé, c'est qu'il est temps que tu commences à t'écouter. Tu l'as nommé tantôt, tu as eu un problème avec ta glande thyroïde, un cancer. Eh bien, c'est qu'elle ne t'a pas parlé, puis c'est vrai.
- Speaker #0
c'est pris direct dans le chakra de la gorge c'est ça c'est fou là ça parle de lui-même le corps quand il va crier tu me diras si ça fait sens le corps quand il va crier par des mots M-A-U-X c'est que toutes les émotions que tu as eues tu n'as pas pris le temps d'aller écouter c'était quoi le message derrière tu as fait ça à Crissante sous du tapis parce que tu as fait de la peau C'est une autre affaire. Tu sais, tu es tombé dans la positivité toxique. Non, non, non, pas de colère, pas de frustration, pas de déception. On met ça de côté. Non, non, ce n'est pas bon, ce n'est pas bon. Pense positif. Mais non, mais c'est parce que tes émotions, elles ont un message. Tu ne prends pas le temps d'adresser ton émotion puis d'aller voir ce que ça te dit, puis d'ajuster parce que le message de l'émotion, il est là pour te faire ajuster des choses. Bien, c'est ça. Tu te retrouves que ton corps finit par le crier parce que tu n'entends rien, tu ne comprends rien.
- Speaker #1
Oui, bien, exact. C'est un des grands problèmes, en fait, c'est que les gens sont portés à rester... Un peu, je vais prendre deux images, OK ? Tu as nommé tantôt, toi, l'image d'être trop près de l'écorce pour voir autre chose. Moi, je suis en agriculture, c'est la face trop près d'une bouse de merde, de vache. Et quand tu as la face proche, c'est brun, ça pue, puis c'est pas le fun, OK ? Mais si tu te recules un peu, tu vois les fleurs autour qui poussent, puis tu te dis, mon Dieu, le champ est beau, puis c'est beau. on est beaucoup dans notre mental à rester proche d'un tas de ne pas voir, de ne pas vouloir voir plus loin que ça et je dis souvent que les gens sont pris avec un 2 par 4 au niveau de la gorge parce que ça ne veut pas descendre dans leur coeur combien de gens ont une coupure ici ? exact ils ne sont pas capables, pas de connexion avec le coeur, aucune si tu ne descends pas au niveau de ton coeur Puis ça, là, écoutez, vous pouvez pratiquer ça en étant assis. Fermez-vous les yeux, prenez trois grandes respirations, faites juste descendre tranquillement, puis mettez vos mains sur votre cœur pour être certain d'avoir un signe de, tu sais, parce que bon, on est tous dans notre mental. Alors, si je mets mes mains dessus, c'est parce qu'il est là. De descendre au niveau du cœur, d'aller vraiment ressentir comment tu files. Pose-toi la question. Comment tu files quand tu es dans cette situation-là ? Est-ce que tu es bien ? Ouf Non, hein ? Là, tu ressens dans ton corps ce qui se passe. Il est là, le problème. Parce que quand le corps envoie des messages, des mots, des problèmes de santé, c'est parce que vous n'avez pas entendu les messages subtils avant, des émotions, on n'a pas écouté ça parce qu'on reste dans notre tête. Alors, l'importance de descendre dans son cœur avant d'en arriver à ce que le... le corps doit faire, bon, mais tu comprends pas, fille, on va faire ça encore plus fort. Envoyer un cancer, envoyer une... Tu sais, c'est comme ça.
- Speaker #0
Un impunement, un burn-out, une dépression. Ça vient de là. J'ai tout vécu ça, des dépressions, puis tout ça. Mais j'écoutais pas. J'écoutais pas, puis encore aujourd'hui, tu sais, on est dans une vie où il faut que ça aille vite, envoyer go, Ah, pas le temps de t'occuper de ça. Je m'occuperais de ça plus tard, là, ce malaise-là. Mais non, mais plus tard, viens jamais, là.
- Speaker #1
Non, non, c'est parce qu'ils t'envoient un message, là. C'est zileux.
- Speaker #0
Oui, exactement. Puis c'est le parallèle que j'ai fait dans mes études de tout ça, parce que je travaille beaucoup en gestion émotionnelle, justement. C'est la base, là. On n'apprend pas ça à l'école, mais on devrait.
- Speaker #1
Oui, vraiment.
- Speaker #0
Tu sais, quand on est petit, là, puis qu'on va à l'école, justement, puis on parlait d'exposés oraux tantôt, puis moi, je fais des conférences aujourd'hui, mais quand j'étais jeune, les exposés oraux, là, je pouvais tout faire pour ne pas y aller, là. qui m'a... du travail, ça ne fonctionnait pas, mais mal au ventre, mal au cœur, non, non. Puis, tu sais, nos parents, dans ce temps-là, on n'avait pas cette compréhension-là non plus. On n'est pas là pour taper sur le clou de personne. Simplement, aujourd'hui, on le sait. Puis moi, je me revois dire à mes propres enfants aussi, à un moment donné, « Maman, j'ai mal au ventre. » Non, non, là, vas-y, t'es capable. Ah ouais, go, « Ah, maman, là, je ne file pas bien. Hé, là, il faut que tu ailles à l'école. Ah ouais. » Mais qu'est-ce qu'on est en train de faire ? On est en train d'enseigner à l'enfant que ce qui est valide n'est pas valide, exact, puis que ce n'est pas important. Puis tu sais, Marie-Ève, je te dis ça, puis j'ai des frissons parce que, my God, que j'aurais aimé savoir ça quand j'ai eu mes enfants. J'ai eu cette compréhension-là. Combien d'enfants, puis moi, j'en fais partie, puis c'est pas parce que mes parents sont pas bons, on le savait pas. Depuis qu'on a 7 ans, qu'on se fait dire, « Ah ouais, go, go, go »
- Speaker #1
Tellement.
- Speaker #0
Ce que je ressens dans mes émotions, ce que je ressens dans mon corps, c'est zéro valide. Pourquoi je m'en occuperais rendu à 30 ans, 40 ans ? Ce n'est pas important.
- Speaker #1
Et aujourd'hui,
- Speaker #0
on sait toute l'importance que ça a.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
De mettre des mots, des mots pièces.
- Speaker #1
Exactement. Descendre dans son cœur, savoir écouter tout ça. La beauté là-dedans, c'est que tu accompagnes les gens à redécouvrir tout ça.
- Speaker #0
C'est tellement, tu sais quoi, moi de voir une femme, puis je suis sûre que ça aussi tu le vis. On voit l'énergie des femmes, des gens, quand ils nous arrivent, puis qu'on commence un processus, puis la transformation dans l'énergie, les étoiles dans les yeux, la lumière qui se dégage des personnes. Moi ça là, ça me drive tellement. Puis j'ai vécu moi cette transformation-là. J'ai vu ce que ça a changé dans ma vie. Parce que, by the way, au bout de l'année, j'ai rencontré mon parfait, puis je suis présente dans ma vie amoureuse. Une relation amoureuse où je suis moi, il est lui. On est capable de se dire les choses. Il n'y a pas de tabou, il n'y a pas de non-dit. On s'accueille dans ça et on se respecte dans nos besoins, chacun. Nos besoins distincts. Donc, moi... d'amener des femmes à vivre ça, à avoir cette étincelle dans les yeux, cette pétillance-là, et de les voir se tenir debout.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Malgré qu'autour ça brasse, malgré qu'on essaye de les faire sentir coupables, malgré qu'on essaye de leur montrer que c'est elles qui n'ont pas été correctes, bien moi, ça, c'est ma mission de vie. Puis ça sera toute ma vie.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
C'est fort, c'est viscéral à l'intérieur de moi. Oui. C'est ça. accompagnement-là que je fais, que ça soit en groupe ou en individuel, c'est ma passion, c'est ma mission, puis c'est ce que j'aime le plus faire au monde, transformer les gens, parce que c'est pas moi qui transforme, mais accompagner les gens à se transformer.
- Speaker #1
Exact, exact. En fait, ils prennent conscience. Tu as les outils pour leur faire prendre conscience, c'est tout.
- Speaker #0
Oui, tu sais, moi je vois ça comme on est des phares qui éclairent le chemin, puis on leur montre... qui n'avaient pas vu parce qu'eux autres, le spotlight est toujours en même place.
- Speaker #1
C'est ça, exactement. Et après ça, ils font leur choix. Mais ça amène une ouverture sur des possibilités qu'on n'avait pas vues. Tellement, c'est tellement beau. Exactement. Dis-moi, je pense que tu as prochainement, est-ce que c'est pas un masterclass ou un webinaire ? Il y a quelque chose, me semble que j'ai vu, qui était pour avoir lieu. Est-ce que c'est possible ?
- Speaker #0
En fait, il y en a un qui est déjà passé. Ok. Sinon, régulièrement, j'ai des webinaires qui roulent. C'est sur ma page Facebook. Souvent, les gens vont tous voir l'information. C'est là que je suis la plus active. Donc,
- Speaker #1
c'est sur ta page Nathalie Jeunet ?
- Speaker #0
Exactement. C'est mon profil. Exactement. C'est pas une page professionnelle. C'est vraiment mon profil avec lequel... C'est mon chez-nous et c'est là que j'accueille tout le monde. Très bien.
- Speaker #1
Tu as aussi ton site Internet ?
- Speaker #0
Oui, exactement. www.nat.ca Jeunet, N-A-T-H-G-E-N-E-S-T.com où tu peux voir un peu tout ce que j'offre comme service. Et sinon... S'ils veulent communiquer avec toi, ils peuvent passer par là. Oui, formuleur de contact sur mon site Internet. C'est la meilleure façon, en fait, de me rejoindre.
- Speaker #1
Bien, c'est super. Moi, je vais tout mettre tes informations de toute façon au bas du podcast. Fait que si les gens ont envie d'aller te rencontrer, bien, ils pourront le faire via soit ton site ou encore ta page Facebook. Ils peuvent t'écrire sur Messenger aussi, j'imagine.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Et puis, les conférences, bien, il y aura au mois de mai le Salon de l'Éveil à Boucherville, au mois d'août, le Salon de l'Éveil également. Donc, c'est une belle façon aussi d'être en contact avec les gens.
- Speaker #1
Absolument, merveilleux. Et merci beaucoup, Nathalie, ça a été du vrai bonbon, parce que je pense que, justement, tu l'as nommé tantôt dans les statistiques, plus de 70% des femmes vivent avec le mot qu'ils ne sont pas capables de dire, le nom. Et je pense que, bien, écoute, il y a probablement des femmes qui vont se reconnaître dans ce qu'on a jasé aujourd'hui, en espérant que ça allait amener une petite touche d'espoir de dire « Ah ou encore juste de dire, il y a de quoi faire. Oui, il y a de quoi faire. Reste pas là, reste pas là. Non, parce que regarde comment qu'on file aujourd'hui, nous autres, comment que ça va bien, comment qu'on est en feu dans tout ce qu'on fait. On a vécu nos histoires, nous aussi, tu sais, mais regarde aujourd'hui où est-ce qu'on est rendus. Donc, écoute, il y a tellement de l'espoir, puis c'est tellement beau. Alors, je vous invite vraiment à communiquer avec Nathalie ou encore même moi. Dans les différentes sphères, hein, tu sais, en naturopathie encore. Juste de l'accompagnement. Vous voulez juste jaser des fois. Juste ça, ça peut être vraiment intéressant.
- Speaker #0
Des fois, c'est ça. Le besoin, c'est de parler, d'avoir quelqu'un neutre qui ne te juge pas, qui t'offre un securiteur pour t'accueillir. Ça aussi, ça fait la job. C'est ça. Marie-Ève l'a dit, quand on a fait le chemin et qu'on ose s'offrir cette transformation-là, la vie a goût de bon. Oui, j'ai la vie On goûte la vie Merci infiniment, Nathalie. J'ai vraiment apprécié. Merci à toi, ça a été un bonheur. Merci et je vous dis à la semaine prochaine pour un autre épisode de Goût à la vie.