- Speaker #0
« Bienvenue dans Grandir à l'ère du numérique, le podcast qui parle des familles connectées. Dans ce podcast, nous parlons des réseaux sociaux, écrans, cyberharcèlement, intelligence artificielle et usage numérique en famille. Chaque épisode est une invitation à mieux comprendre ce que vivent les jeunes, prendre du recul et trouver des repères concrets pour agir en confiance. Grandir à l'ère du numérique, c'est un podcast porté par l'UDAF de Cors du Sud, une structure engagée au quotidien pour accompagner et soutenir les familles face aux défis d'aujourd'hui. » Aujourd'hui, nous allons parler de sécurité en ligne et de contrôle parental. Pas en théorie, mais dans la vraie vie. Est-ce qu'on sait vraiment ce que nos enfants font sur Internet ? Le contrôle parental, c'est surveiller ou finalement est-ce que c'est protéger ? Ou les deux ? Et comment trouver le bon équilibre entre confiance et vigilance ? Pour en parler, nous avons rencontré une famille qui a accepté de partager son expérience. Un parent et son enfant qui nous racontent comment est de vivre le numérique à la maison, les règles, les doutes, ce qui fonctionne vraiment. Quelle est selon toi la définition du contrôle parental ?
- Speaker #1
Le contrôle parental, déjà, je pense que ça passe par une application. C'est tout simplement des parents qui veulent la sécurité de leur enfant, qui veulent contrôler ce qu'ils voient sur Internet, puisque oui, quand même, Internet c'est quelque chose d'assez dangereux. Et en fait, on peut tout voir sur Internet. Il n'y a pas vraiment de filtre, il n'y a pas de contrôle. Et souvent ils veulent aussi contrôler, je pense c'est surtout le temps d'écran plus que ce que les enfants peuvent voir sur internet. Parce que je trouve que dans la vie de tous les jours, en tout cas personnellement, c'est ce qui a le plus inquiété, c'est le temps d'écran. Même si c'est aussi et surtout pour protéger les enfants, etc. Alors je ne pense pas que c'était nécessaire pour moi, puisque je suis quelqu'un qui, dans le sens où je n'ai pas une utilisation d'internet très risquée, ma mère a toujours pu me dire que c'était nécessaire. peur que j'aille sur des sites porno, sur les jeux d'argent, que j'aille voir des choses morbides sur Internet, alors que ça n'a jamais été mon cas. Je n'ai juste pas compris pourquoi elle ne m'a pas fait confiance. Après, je peux comprendre quand j'avais 11-12 ans, mais je trouve que plus les années passaient, moins c'était utile. Et oui, pour moi, ça a été surtout le temps d'écran. Elle était un peu obsédée par ça, en général, je trouve. Encore une fois, je pense que j'ai toujours su me contrôler, encore aujourd'hui. Après 22h, j'essaie de ne plus utiliser mon téléphone parce que de toute façon, j'aime trop dormir. J'ai toujours été comme ça. Et je trouve que c'est un moyen de chantage pour les parents en plus. Et ça détériore aussi la relation avec les parents parce que forcément, on veut toujours regarder peut-être 5 minutes de plus de TikTok. Surtout qu'en plus de ça, elle me confisquait le téléphone le soir alors que quand c'était les vacances, je ne comprenais pas pourquoi elle ne voulait pas me laisser le soir. Et du coup, ça crée juste des disputes en plus. Il y a quelque chose que je n'ai pas vécu personnellement, mais je sais que ça peut exister. C'est pour les personnes qui subissent du harcèlement, etc. Et qui souvent se retrouvent très seules. Et qui aimeraient bien avoir des amis sur Internet. Et alors oui, le danger sur Internet, c'est qu'on peut tomber sur des mauvaises personnes. Mais je suis persuadée, parce que c'est le cas, j'ai trouvé de très bonnes personnes sur Internet aussi. Et je pense que ça peut aider beaucoup de gens. Les réseaux sociaux, malgré tout. Ouais, je ne l'ai plus parce que du coup, j'ai racheté mon téléphone. Là, cet été, je ne l'ai plus. Et je me porte très bien, beaucoup mieux sans.
- Speaker #0
Sur Internet, qu'est-ce que tu ferais si tu tombais sur quelque chose qui te choquait ou qui te faisait peur, ou des messages de personnes extérieures inquiétants ?
- Speaker #1
Pour ce qui est des personnes, souvent je les signale et je les bloque, tout simplement. Alors c'est rare que j'affaire, je crois que ça n'est au premier degré jamais arrivé, parce qu'en plus de ça mon compte est en privé, etc. Mais sinon, je bloque, je signale les personnes et les contenus. Oui, après souvent j'en parle à mes amis, mes deux meilleurs amis par exemple, où je dis « ça s'est tombé dans tes pourtois, est-ce que t'as vu ça ? » et aussi tout ce qui est un peu polémique, qui peut être dangereux, des contenus aussi de personnes d'extrême droite qui ont des propos très violents parfois, je les signale, je les blague, je les bloque, j'en parle à mes amis en disant « oui, t'as vu, c'est dangereux » . Je n'ai pas d'adultes dans mon entourage à qui je pourrais en parler. Peut-être à un de mes profs avec qui je suis à peu près proche, mais sinon non.
- Speaker #0
Ce que nous dit ce jeune, c'est assez révélateur. Elle grandit dans un monde connecté et développe ses propres repères pour s'y retrouver. Mais derrière cette autonomie apparente, il y a aussi un parent, qui surveille, qui s'interroge, qui essaye de trouver la bonne distance. Et ce n'est pas toujours simple. Vous avez mis en place des outils de contrôle parental. Lesquels et pourquoi ?
- Speaker #2
Bonjour, je m'appelle Fatima, je suis maman d'une ado de 16 ans. En effet, durant le confinement, c'est à ce moment-là précisément que ma fille a manipulé, je dirais, l'outil téléphonique, enfin du portable, téléphone, qui était le mien. Mais ce n'était pas précisément à ce moment-là, évidemment, que j'ai mis en place l'outil. C'est le jour où elle a eu son... Premier téléphone, donc pas longtemps après la sortie du confinement pour sa classe de sixième, où la condition, une des conditions sine qua non pour avoir son téléphone, était qu'il y ait cette application de contrôle parental. Elle utilisait principalement WhatsApp et ensuite, je crois, Snapchat. Elle me permettait de contrôler quand même le fait qu'elle avait la possibilité d'aller sur Internet, ah oui, et YouTube aussi. Qu'elle pouvait aller sur Internet. Donc j'avais un petit peu quand même la peur qu'elle tombe sur des choses. Je ne pensais pas qu'elle fasse d'elle-même des choses malveillantes. Mais je me dis toujours qu'elle pouvait tomber d'une manière ou d'une autre sur des contenus qui n'étaient pas appropriés pour son âge.
- Speaker #0
Est-ce que c'est vous qui décidez de ce que vous autorisez ou non en ligne ?
- Speaker #2
Oui, effectivement, ce contrôle parental me permettait et c'était vraiment la... La principale raison, c'est de contrôler le temps d'utilisation et le contenu de ce qu'elle pouvait voir en navigation. Un peu plus tard, l'arrivée du lycée. Donc, elle se rechange de téléphone, d'appareil. Et là, c'est un iPhone sur lequel je ne peux pas mettre de contrôle parental aisément, je dirais. C'est là que j'ai fait appel à l'UDAF, qui m'a mis un contrôle parental qui était custodio, qui était très bien et « facile d'utilisation » , qui permettait là aussi La limitation du temps d'utilisation du téléphone et de paramétrer même un peu plus encore et de manière plus adaptée à l'accès à certaines plateformes ou sites. Aujourd'hui elle a 16 ans et elle a d'autres applications, elle n'est plus que sur WhatsApp. Entre temps il y a TikTok et il y a Instagram et toujours Snap à ma connaissance. Est-ce qu'il y en a d'autres ? Je ne sais pas, puisqu'après, elle est partie dans un monde, un univers manga. Donc là aussi, il y a peut-être d'autres choses que je n'ai pas. Ce qui m'inquiète, c'est quand je ne connais pas les applications. Facebook, je connais. Instagram aussi, je connais un peu. TikTok, je ne connais que de nom. Et je n'y suis pas. En fait, j'estime que dès que je ne suis pas dans l'application moi-même, c'est comme si ça m'échappait encore plus. D'où la nécessité pour moi de laisser l'application faire le travail d'un certain contrôle.
- Speaker #0
Et comment ça se passe ? Comment l'a-t-elle vécu, cette mise en route de contrôle parental ?
- Speaker #2
Ça a toujours été plus ou moins mal accueilli, alors que ça a toujours été une condition. Alors peut-être que je n'ai pas su l'exprimer comme il le faut, je ne sais pas, mais en tout cas ça a toujours été très mal accueilli de sa part, où elle répétait souvent que c'était, selon elle, un signe de manque de confiance de ma part. C'est pas envers elle, mais en l'occurrence c'est quand même elle l'utilisatrice, et c'est elle que je limite. dans l'utilisation. Mais oui, elle le prend très mal. Elle le prend comme une... Ce contrôle, justement, c'est pour ça que ce que je disais, c'est que j'ai jamais dit contrôle parental devant elle. Parce qu'il y avait contrôle, le mot contrôle, et un peu parent quand même, mais le mot contrôle. Et je sais que c'est quelque chose qui psychologiquement, même si elle l'a bien perçu, évidemment, mais ce contrôle, elle le vit mal, effectivement. Non pas parce qu'elle cache quelque chose d'après ce qu'elle me dit, et je la crois. Mais c'est quelque chose qu'elle ne vit pas bien. Non, qu'elle ne vit pas bien, c'est un peu coercitif pour elle, comme une punition en fait, avant même d'avoir fait quelque chose. Mais c'est vrai que c'était pour moi un levier, un levier de négociation pour beaucoup de choses. Et elle me disant, s'il te plaît, laisse-moi un peu plus de temps maman, aujourd'hui, et en échange, je ferai ci, ou voilà, il y avait un côté un peu négociation.
- Speaker #0
On en a parlé de comment elle a vécu le contrôle parental, et vous ? Comment l'avez-vous vécu, cette autorisation d'avoir un téléphone portable ?
- Speaker #2
C'est comme si je la laissais dehors sans couvre-feu, qu'elle sortait et que je ne savais pas chez qui elle allait. Ça, c'était vraiment une inquiétude quand même. Et après, avec tout ce qu'on entend, c'est très anxiogène quand même, je pense, pour les parents. Justement autour des harcèlements, c'est allé très très loin. D'ailleurs, je sais qu'il y a eu beaucoup de travail fait dans les écoles, et notamment... Ma fille fait partie des élèves qui ont, je crois, remporté un prix avec leur collège sur un travail fait sur le harcèlement numérique. C'était une crainte tout le temps pour moi qu'elle ait le téléphone, tout le temps.
- Speaker #0
Où mettez-vous la limite entre le contrôle, la surveillance et la confiance ?
- Speaker #2
C'est une bonne question parce que c'est une question sur laquelle j'ai toujours pas vraiment de réponse parce qu'on se cherche nous-mêmes au quotidien et on construit ça en fait. On construit ça au jour le jour en tant que parent. Et avec son enfant, dans la mesure du possible. Et c'est vrai que la limite, quand même, c'était de me dire que je ne lirais pas le contenu de ces échanges. Ça, c'est la limite. Je restais quand même bornée sur le temps d'utilisation, qui ne reflète pas le contenu, mais c'est là aussi, je disais, une sorte d'illusion de protection pour elle, pour nous, de dire bon, elle ne l'exagère pas. La limite aussi que l'on avait donnée... sur laquelle on n'est pas revenu jusqu'à il n'y a encore pas très longtemps, c'est qu'elle ne dormait pas avec son téléphone. Interdiction. Quand elle allait se coucher, elle savait que le téléphone, c'est nous qui l'avions. Il dormait à côté de nous le téléphone. Pas d'elle. Donc jamais ne dormir avec son téléphone. Ça fait que depuis un an qu'elle dort avec son téléphone. Ça, elle l'avait admis. Elle ne négociait pas d'ailleurs. C'est-à-dire qu'elle n'avait pas développé ce besoin, pendant un certain temps quand même, de ne pas avoir son téléphone le soir. Sauf quand il y avait soirée pyjama. Là, avec les copines, il y avait des exceptions quand même.
- Speaker #0
Est-ce qu'il vous est déjà arrivé de découvrir quelque chose qui vous a inquiété ?
- Speaker #2
Oui. Quand elle a commencé à aller dans les sites de streaming de manga, justement, et j'étais avec elle, je ne sais plus, je voulais regarder, je voulais montrer quelque chose. Et là, je vois l'apparition de contenus particulièrement pas adaptés du tout, vraiment interdits au moins de 18 ans, dont elle n'avait pas... conscience sans conscience, pour elle, c'était presque de la pub. Elle me dit, oui, je sais, c'est des trucs comme ça. Et quand j'ai vu ça, j'ai vraiment eu très peur. J'en ai discuté à l'époque avec quelqu'un de la famille, qui m'a dit, oui, mais ça, je vais pouvoir lui enlever. Je ne sais pas ce qu'il a mis. Là, c'est pareil, quand on ne sait pas, aussi, c'est terrible, quand on n'a pas les outils pour protéger alors qu'on sait qu'ils existent. D'un point de vue numérique, je parle. Du coup, on connaît quelqu'un qui y fait. Et il m'avait fait une espèce de pare-feu, je ne sais pas comment on appelle ça, sur son téléphone, pour qu'au moment où elle accède à... Parce que je ne voulais pas non plus lui enlever le streaming des mangas. Mais de me dire, lui enlever tout ce qui est autour et qu'il ne faudrait pas qu'elle voit. Donc il y a ça aussi. Ça, c'est difficile. Ça, ça m'avait inquiétée. Et alors, ce qui peut être inquiétant, c'est d'entendre, pas par elle, mais Lorsqu'on entend des gens que l'on connaît plus ou moins lointains avoir eu eux-mêmes des problèmes avec des contenus, qu'eux-mêmes étaient acteurs de contenus, des échanges, des choses qui peuvent... Et quand on se dit que c'est des gens de notre cercle, de suite c'est inquiétant, on se dit que ça se rapproche.
- Speaker #0
Finalement, avec le recul, qu'est-ce que vous feriez différemment ?
- Speaker #2
Je ne vois pas ce que je pourrais faire différemment, non. Franchement, non. Je ne vois pas parce que j'aurais fait pareil contre parental sur le temps de visualisation. Je n'aurais pas pu non plus dire on ne t'achète pas de téléphone non plus. C'est complètement dingue. On a un sixième. Une fois de plus, j'aurais souhaité, mais ça existe peut-être un peu plus aujourd'hui, être entourée, moi en tant que parent, sur la communication justement, sur la prévention et enlever le mot surveillance et contrôle. Peut-être que ça aussi c'est des mots un peu violents pour les enfants finalement, ce que je peux concevoir. Parce qu'il ne faut pas oublier que finalement c'est eux d'une certaine manière des victimes potentielles. On les criminalise quand on dit surveillance je trouve, et contrôle, alors que c'est eux les victimes. C'est à eux qu'on doit apprendre à se défendre sur ces terrains.
- Speaker #0
Ce témoignage soulève des questions que beaucoup de parents se posent. Comment poser un cadre sans briser la confiance ? Quels outils choisir ? et jusqu'où elle est. Pour répondre, nous avons demandé l'avis d'un professionnel. François-Xavier Coste, à chargé de mission numérique à l'UDAF de Cors du Sud, a écouté ce témoignage. Et il a des choses à vous dire.
- Speaker #3
Bonjour, je suis François-Xavier Coste, je suis conseiller numérique et chef de projet pour l'UDAF de Corse du Sud. Alors cette situation était très intéressante entre la mère et sa fille, puisqu'on voit qu'on a l'usage d'un outil qui est le contrôle parental, mais qui est également au cœur de leur relation familiale. Les enjeux sont compris, mais la volonté des uns et des autres, moins. Pas suffisamment pour qu'il y ait un équilibre qui se fasse, puisque clairement c'est quand même la volonté. de la maman qui s'est imposée. Dans ce cas-ci, le contrôle parental a été remis à partir de 13 ans. Et déjà à 13 ans, il faut dire qu'en fait, les adolescents ont déjà une certaine expérience du numérique. C'est-à-dire qu'ils ont facilement 3, si ce n'est plus pour certains, 3 ans derrière eux d'expérience et d'usage. Avec l'expérience, ils ont déjà été confrontés, soit directement, soit indirectement par leur entourage. Et donc, ils ont commencé à avoir certains réflexes où ils commencent à se connaître, entre guillemets. sur ce qu'ils aiment, ce qu'ils n'aiment pas, sur Internet et sur les différents contenus. Donc cet aspect-là, on sent qu'il n'a pas été compris et on voit qu'il y a le mot confiance qui a été ressenti en mode, j'ai l'impression que ma mère n'a pas confiance en moi. Pour la mère, c'est vrai que c'est une sécurité absolue et encore, ce n'est pas tout à fait vrai en vérité, puisqu'un contrôle parental, c'est faillible, ça s'enlève. Les téléphones peuvent être réinitialisés, ça peut être contourné même autrement, on peut avoir accès grâce aux camarades, on n'est pas obligé, on ne joue pas forcément aussi à ce qu'on voit. L'as... Ce qui a clairement manqué, à mon avis, c'est un vrai dialogue pour savoir un peu où on en est, chacune de leur côté, plus ou moins, dans la relation. Comment tu maîtrises Internet ? Montre-moi un peu. Quel est ton usage régulier ? Mais on sent que là, il y a des non-dits, dans le sens qu'il n'y a pas une confiance, que ce soit d'un côté ou de l'autre. Et c'est là où le danger guette. Parce que pourquoi ? Parce que s'il y a un vrai problème qui peut intervenir, donc contenu ou harcèlement ou autre, l'enfant ne va pas forcément le dire à ses parents. Et c'est là où on peut avoir un engrenage ou des problèmes qui vont s'amplifier, plutôt que d'être vite rapidement réglés. Pourquoi ? Parce que manque de confiance, et manque de confiance dans la réaction du parent. Ça peut être une peur sur cette réaction, soit une peur dite pour eux qui va aller trop loin, du papa qui va dire, t'as un problème, tu me dis, entre guillemets, je vais aller régler moi-même, parce que ce n'est pas forcément ce qu'attend l'enfant dans la réponse. Et là, par exemple, vis-à-vis de la maman, ça aurait pu être, j'ai été confronté à ça. Est-ce qu'elle ne va pas augmenter encore plus le contrôle ? Avec ce doute-là, je préfère ne rien dire. C'est-à-dire que le contrôle parental est avant tout un outil, mais il faut d'abord en discuter avec son enfant. La sécurité en ligne, au sens large, ce sont tous les comportements, usages, parfois accompagnés d'outils, qui font qu'on s'exprime. exposent moins ou que si on est exposé, il n'y a pas de conséquences sur psychique, comportementale, de la sécurité, mais de manière générale, mais quand appliqué en ligne, il n'y a pas de vraie différence en soi. Ce qui peut plus inquiéter, c'est qu'il est vrai qu'on est en ligne, le monde est ouvert. Le contrôle parental, à présent, ce sont le nom de certains outils qui sont là pour filtrer les contenus normalement, contenus choquants, contenus malfaisants, tout ce type-là, en fonction de l'âge, souvent c'est la minorité. Ils peuvent être utilisés également sur les temps d'usage des écrans. Et c'est à présent souvent le premier emploi qui en est fait, puisqu'au final, les contenus choquants sont vraiment en libre circulation. Mais les effets, outre la pornographie malgré tout, les enfants vont quand même avoir certains réflexes de ne pas regarder. Il y a quand même un réflexe naturel de leur part à ce niveau-là. Mais l'outil, du coup, c'est filtration de certains contenus et gestion du temps. Ça, ce sont les deux principaux usages. Il y a des limites. technique, c'est-à-dire qu'il y a des fois on a différents outils qui en fait ne fonctionnent que pour tel appareil. Ce qui est bien, c'est que ça peut forcer au dialogue, et on est là au cœur du sujet. Là, il y a des contenus choquants, donc on a parlé de la pornographie, il n'y a pas que ça, puisqu'il y a éventuellement aussi tout ce qui est jeux d'argent, d'où là où on peut être vite addict très vite, et parfois on a des jeux... qui au début ne sont pas monétisés pour pouvoir attirer les mineurs, mais qui derrière pourront proposer d'autres alternatives une fois majeure ou une fois, si on a la carte bleue, de papa ou maman. Ça reste minoritaire. On a aussi tout ce qui est contenu de violence, tout ce qui est contenu de mise en scène de harcèlement, d'humiliation. Donc le contrôle parental permet une partie de ces limites, notamment quand on est sur une forme de site internet. Par contre, quand on est sous forme de réseaux sociaux, ce n'est pas pareil. Là, le contrôle parental. ne s'applique pas. Mais sinon, là, on va être sur la gestion d'interdiction ou limitation d'un usage d'application, mais pas de son contenu. Dans un cadre sain, c'est toujours un peu particulier de dire, parce qu'on peut se dire que le cadre sain, c'est sûr, il n'y a pas besoin de contrôle parental. Non, absolument. Normalement, le cadre sain, il est vieil que c'est le dialogue, accompagné pour que les parents d'être renseignés sur les usages, de savoir évidemment, d'être au courant des risques, des menaces, mais aussi des atouts de certains outils, évidemment. mais c'est aussi le rôle des parents de sensibiliser le jeune. par rapport à ça, par sa propre connaissance et d'avoir ce rôle, de la même manière qu'il va dire, tu fais attention quand tu traverses mais appliqué à un usage en ligne. Il ne faut pas être dans le jugement de votre enfant. L'enfant est en apprentissage permanent. Il va peut-être y avoir des bêtises ou des choses parfois qui ne sont peut-être même pas de son fait et là, le tout, c'est de réussir à être en mode confiance, tu peux me dire ce qu'il y a, est-ce que tu veux qu'on intervienne, qu'est-ce que tu attends de nous, donc on est vraiment dans cette relation de confiance initiale. Par rapport à ton temps d'écran, on a des règles du type, tu n'utilises pas le téléphone à table, tu n'utilises pas à partir de telle heure le soir, tu n'utilises pas ce téléphone. Si ce sont des règles qui arrivent à être respectées sans outils, il n'y a pas de souci. Pourquoi utiliser l'outil dans ce cas ? Mais il est vrai que parfois même l'enfant de lui-même peut dire que ses règles, il n'a pas réussi à les respecter. Parce qu'il s'est laissé entraîner, des choses que dans les applis, il faut qu'on sorte de les tenir plus longtemps. Et que même avec toute la volonté du monde, il va y avoir un peu de débordement. Et dans ce cas, l'outil peut servir à mettre ces limites-là. Mais normalement, elles seront acceptées. Puisque l'enfant lui-même aura compris ses propres limites et sera même devant son fait, dans son mode, ah mais je pensais pourtant qu'à 22h, j'allais décrocher. Et en fait, je me suis rendu compte qu'à 22h30, 23h, j'étais encore dessus. Mais c'est en amont tout ça. Les questions en tant que parent, ça serait, est-ce que je suis à jour sur les usages des jeunes ou de mon enfant actuellement en cours ? Plus ou moins, quels sont les jeux à la mode ? Quels sont les réseaux sociaux à la mode ? Et sur les réseaux, qu'est-ce qu'ils y font sur les réseaux ? C'est être au courant un peu déjà de ça, pour être capable de dialoguer et comprendre ce qu'ils font. Parce que pas tout est forcément mauvais, même si on peut avoir cet a priori. Que les écrans c'est le mal absolu, etc. Bah, pas toujours. Parce que ça dépend du contenu et de ce qu'on y fait. Pas être, je t'interdis parce que je connais pas moi-même. Même si, on peut comprendre que c'est ce qu'on appelle une forme de sécurité, en mode, comme je connais pas, je n'aurai pas la solution à un problème, donc je préfère l'interdiction. Mais l'idéal c'est de pas arriver à ça, et du coup de se renseigner et être en permanence, de profiter. Il y a des organismes que fait nous-mêmes, on fait des ateliers pour sensibiliser les parents, pour leur apprendre. On fait ça sur toute la Corse, on a nos partenaires également en France, de partout. Il y aura toujours un endroit où il y a un animateur ou des groupes de parole pour un peu se renseigner. Au niveau des enfants et des adolescents, alors c'est déjà plus compliqué pour eux, parce que certains auront la maturité de le faire, mais d'autres pas forcément, où il faudra les y aider. C'est de réussir aussi à se mettre à la place des parents. de chercher quand même à aider les parents. Les parents, ils ne sont pas là pour votre mal. Ils ne sont pas là pour vous poser problème dans l'absolu. Ils ont deux volontés, vous protéger. Alors parfois, c'est fait de manière maladroite, mais c'est cette volonté-là qu'il y a derrière. L'autre enjeu, c'est qu'ils veulent que vous sachiez évoluer, que vous parveniez à l'âge adulte de manière saine et sereine. Ce n'est pas toujours simple, mais ne l'oubliez jamais qu'il y a cette dimension-là.
- Speaker #0
Dans cet épisode, nous avons vu que la sécurité en ligne ne se résume pas à un logiciel ou un filtre. C'est une posture, une relation et une conversation qui doit commencer tôt et évoluer avec l'enfant. Le contrôle parental est un outil et ce qui protège vraiment un enfant, c'est de savoir vers qui se tourner quand quelque chose ne va pas. Alors comment construire cette confiance ? Comment accompagner sans surveiller de façon intrusive ? Et comment aider nos enfants à devenir autonomes et responsables ? dans leurs usages numériques. Merci d'avoir écouté Grandir à l'ère du numérique. Si cet épisode vous a été utile, abonnez-vous, laissez 5 étoiles et partagez-le autour de vous. Grandir à l'ère du numérique, le podcast qui parle des familles connectées. On se retrouve chaque mois pour un nouvel épisode. Pour aller plus loin, retrouvez les ressources et informations complémentaires en description. C'était Grandir à l'ère du numérique, un podcast porté par Ludovic de Clor du Sud, au servi des familles. et du dialogue entre parents-enfants. Ce podcast s'inscrit dans le cadre du programme des territoires numériques éducatifs porté par l'Éducation nationale, financé par France 2030 et déployé avec l'appui de plusieurs opérateurs comme la Banque des Territoires, le Réseau Canopée et la Trousse à Projet au service du développement des usages numériques éducatifs.