- Speaker #0
La parole partagée a des vertus thérapeutiques. Au centre hospitalier de Sémur-en-Aussois, cette phrase est un mantra. Depuis 2001, des groupes de paroles sont proposés aux personnes concernées par les addictions. Depuis quelques mois, on parle d'ETP pour éducation thérapeutique. Et aujourd'hui, autour de la table, sont venues Thierry, Elisabeth, Véronique, Isabelle, Alistair... Romain, Viviane et Thomas, ensemble ils ont choisi les quelques mots jalons de leur parcours. Des mots communs, des récits croisés, des mots ensemble. M-A-U-X ou M-O-T-S, peu importe. Ils ont la parole, prennent et la donnent. Bref, ils échangent. Le micro comme la parole circule, c'est donc qu'il témoigne, chapeau. Alors on va commencer par ce mot, maladie, qu'on m'a soufflé, qu'on n'a pas hésité à me souffler. Est-ce que c'est Romain qui en parle en premier ?
- Speaker #1
Moi j'ai eu du mal à me mettre en tête que c'était une maladie, parce que c'est moi qui ai été vers l'alcool, c'est moi qui ai pris le verre pour boire. Et quand on m'a dit maladie au départ... Alors, moi, je n'ai pas pris ça pour une maladie. J'ai pris ça pour un vice que j'avais, mais pas une maladie. C'est quand je n'ai pas arrivé à arrêter que je n'ai pas arrêté de rechuter aussi. Et là, j'ai dit oui, c'est peut-être quand même une maladie. Parce que je n'y arrivais pas.
- Speaker #2
Oui, on dit que c'est une maladie parce que justement, ce n'est pas une question de volonté. Et tous ceux qui ne connaissent pas l'addiction pensent qu'on peut s'arrêter. Il suffit de ne pas acheter. de ne pas acheter et puis on peut s'en passer. Tous ceux qui n'ont pas une addiction ne comprennent pas que c'est une maladie. Je pense que c'est qu'une question de volonté ou de force.
- Speaker #3
Véronique ? Pour moi, c'est une maladie et quand on se rend compte que c'est une maladie, puisque au départ, c'était un vice et je n'avais qu'à m'en passer et puis voilà, aucune volonté. Mais quand on se rend compte que c'est une maladie, je pense que là, on peut rentrer dans le soin. Et c'est ce qui, chez moi, a été le déclic. Ça a été long pour que je me rende compte que c'était une maladie. Des années, 7, 8 ans. Je dirais 7, 8 ans, quand je me suis rendu compte que ma consommation n'était plus normale. Mais il y a tout le moment avant, on... pense qu'on a une consommation normale.
- Speaker #0
Thierry ?
- Speaker #4
Le mot malade, il y a longtemps que j'en suis conscient puisque j'étais alcoolo-dépendant dès l'âge de 13 ans. J'ai été très très loin dans l'alcool puisque j'ai bu une maison, une entreprise et j'ai épousé la rue. Il a fallu que je touche le fond. Des hospitalisations libres, des hospitalisations sous contrainte, des rechutes à répétition jusqu'au jour où j'ai touché le fond. J'ai rencontré d'anciens malades de mouvements néphalistes qui venaient nous rendre visite dans les services, qu'on pouvait sortir de cette maladie. Et de là, j'ai pris conscience que j'étais malade. Ces gens-là... Ils avaient le parcours similaire au mien. Ils ont bien expliqué leur parcours. C'était très sincère, très humble, des gens très ouverts. Et là, je me suis dit, il y a peut-être eu une chance. Je suis parti à Dijon, il me restait six mois à vivre. Oui, j'ai pris conscience que c'était une maladie. Et ce que j'ai retenu, ce qu'ils m'ont confié, on peut en sortir.
- Speaker #5
Elisabeth, j'étais infirmière en psy. Alors... Je ne pensais pas que ça m'arriverait, moi, dans ma famille. Je crois que j'ai bu mon premier verre de vin à 30 ans. Et bon, ça m'est arrivé, par période. Mais j'ai toujours... Je me fâche. Enfin, je ne me fâche plus. Je dis toujours, "arrêtez de dire ça". "Oui, mais tu comprends... Il a quand même une"... J'ai dit, mais vous ne pouvez pas vous... Essayez! Mais les gens ne veulent pas... ou ne peuvent pas, certainement aussi, se mettre à la place des autres. Pour eux, ça reste un vice parce que eux... exude leur angoisse d'une autre manière. Je suis quelqu'un de très empathique, ce qui m'a un peu perdue, parce que je m'occupe des autres et pas de moi. Mais oui, je connais, parce que j'ai eu cette chance de faire ce métier qui pour moi, avant je voulais être bonne soeur et déjà de l'humanitaire, pour moi ça n'a jamais été un vice.
- Speaker #0
Autour du mot, souffrance avec Thierry.
- Speaker #4
Je voudrais parler de la souffrance des conséquences financières de ma consommation de tabac, de priver mon épouse de s'acheter les vêtements et les problèmes financiers que ça pouvait engendrer et je la voyais souffrir sans la rendre compte. Il n'y a qu'après d'avoir mis l'abstinence par rapport au tabac, je me suis dit oui, elle souffrait réellement.
- Speaker #5
Pour moi, souffrance, il faut aussi penser à sa propre souffrance, mais aussi à celle de son entourage, ce qui est vraiment très important. Parce que les gens autour de nous, même s'ils nous aiment, même s'ils nous comprennent, ils ne savent pas quoi faire. Et ça, je pense qu'on n'en parle pas souvent, de la souffrance de nos proches.
- Speaker #2
Moi, la souffrance, c'est à cause de cette souffrance qu'on tombe dans l'addiction. Justement parce qu'on est trop stressé, qu'on est trop angoissé et du coup pour nous soulager on trouve ce moyen là. Et oui on trouve ce moyen d'aller dans l'addiction pour se calmer parce que c'est des produits qui permettent de se calmer. La souffrance elle est antérieure. Je pense que la souffrance, oui, elle est antérieure et c'est parce qu'on souffre qu'on va vers l'addiction. Si on ne fait pas un travail pour trouver d'où vient cette souffrance, on ne pourra pas arrêter l'addiction.
- Speaker #1
Moi, pour parler de la souffrance, je souffrais quand j'avais le regard des autres, même de l'entourage en fait, parce que je souffre. Je souffrais de voir les autres déçus de ce que je faisais et puis de ne rien pouvoir faire aussi. Et en fait, c'est vrai qu'on a une souffrance quand même parce qu'on a un regard sur nous qui est mauvais. Et ce n'est pas notre bonne apparence qu'on montre quand on est alcoolisé. On est déçu de nous-mêmes et puis on déçoit les autres. Et les autres ont du mal à nous faire confiance. Ils ne nous font plus confiance.
- Speaker #0
Alister.
- Speaker #6
Sur le mot souffrance... Moi aussi loin que je me souvienne, je pense que j'ai toujours été de nature anxieuse. Et après les aléas de la vie ont fait que des événements ont appuyé ces angoisses. Et j'avais lu que aussi les addictions étaient une réponse aux angoisses fondamentales de l'être humain. On est de nature, pour certains, anxieuse, avec 4000 questions. Moi, l'alcool et les prods rendaient... La vie vivable, c'était ce que je pouvais avancer sans trop me poser de questions. La seule question que je me posais, c'était où était la prochaine dose. Mais après, ça devient un peu comme une mousson, une pli torrentielle. Après, ça se transforme en creux et on emmène tout ce qu'il y a autour de nous avec. Et après, quand on s'en sort, je vois le mot prison. Après la prison, moi je sais que je suis sorti. Mais la cage, elle est toujours là, elle est ouverte. Et ce sera très facile d'y retourner. J'ai accepté qu'il y a des choses qui ne sont pas rationnelles. Et j'en fais moins mon cas particulier. Ça m'est arrivé à moi, etc. Ça arrive, il y a des choses qui arrivent. J'accepte le fait que j'en souffre, j'en souffrirai. Mais j'avance. Et les prods et l'alcool, ce n'était pas une réponse. Ça n'a amené que d'autres problématiques. Mais l'anxiété est toujours là, mais j'ai trouvé d'autres moyens de part la respiration, la méditation et l'acceptation. Maintenant je la laisse, c'est une vague, elle vient, elle part. Je ne sais pas de l'attraper ou de la contrôler.
- Speaker #3
Pour moi la souffrance, elle est d'abord personnelle, effectivement pour calmer le stress, calmer l'angoisse. Et puis finalement, cette souffrance est encore pire après, parce qu'on se rend compte que l'on fait souffrir les siens. Et c'est très, très difficile. C'est là où il faut essayer d'avoir le déclic qui dit on va aller se faire soigner. Mais c'est compliqué.
- Speaker #0
On va aller se faire soigner, ma question, elle est où bien sûr ? Où est-ce qu'on se sent bien ? Où est-ce que vous vous êtes retrouvés dans des endroits ressources ?
- Speaker #2
Dans les endroits ressources, il peut y avoir la famille. Moi je suis très proche de mes enfants. Et donc, c'est grâce à mon fils, c'est moi qui ai pris la décision, mais il a bien accepté. Et je suis partie une semaine chez lui pour me sevrer. Et il m'envoyait des SMS toutes les heures pour savoir comment ça allait. Et c'est vrai que ça m'a fait un bien fou de voir à quel point on peut être aimé par ses enfants. Ce que moi, du coup, j'ai souffert.
- Speaker #3
Pour moi, je dirais aussi que, effectivement, trouver un lieu, c'est très bien, mais ne pas se décourager si la première rencontre que l'on fait ne fonctionne pas bien. Je me souviens d'en avoir parlé un jour à un médecin qui m'a dit « Oh non, je ne crois pas. Formidable, je n'étais pas dans l'école, je continue comme ça. » pas hésiter, puisque moi j'ai mis longtemps ensuite à en reparler. Ça, je crois que c'est très important aussi. On trouve forcément un lieu d'écoute.
- Speaker #4
Ou trouver la bonne personne pour être accompagné avec mon problème d'alcool. Mon généraliste, à l'époque, c'était le meilleur de mes amis. Étant donné que j'étais un orager de jardinage, je lui donnais des cajots de légumes quand c'était la saison. Bien sûr, lui aussi. étaient largement dans le délit. Des années ont passé, bilan sanguin, parfois il fallait qu'ils viennent me faire une piqûre la nuit quand je grimpais aux armes, parfois une hospitalisation d'office, ici même à ce mur parce que c'était plus vivable à la maison. Trouver où ? Comme je l'ai dit tout à l'heure, avec les mouvements d'entraide d'anciens malades, peu importe l'addiction, des gens qui se sont sortis de l'addiction, qui sont venus. partager à l'hôpital qu'on pouvait en sortir, trouver des bons interlocuteurs, de trouver des professionnels formés. Pour moi, c'est un privilège et une chance d'avoir rencontré ici à ce mur des professionnels qui ont su me mettre sur la bonne route.
- Speaker #0
Alors du coup, très naturellement, on a envie de parler des outils puisqu'on parle des professionnels et des lieux et qu'on se trouve... A l'issue, à la suite d'un groupe de paroles.
- Speaker #1
Pour parler des outils, en fait, tout est bon à prendre. Il y a des jours où on n'est pas là à l'écoute pour prendre les bonnes infos. Il y a des jours où on va être à l'écoute et c'est là qu'on va avoir le plus d'infos qui va rentrer et le plus envie d'y arriver en fait, le plus envie de se battre. Parce qu'il y a des moments où on n'est pas prêt, tout le monde peut nous dire n'importe quoi, on n'y arrive pas et on n'est pas à l'écoute donc ça ne sert à rien. Mais quand on est prêt à s'en sortir, c'est là qu'il faut qu'on ait les bonnes personnes autour de nous pour nous sortir de là, ou les bons outils. Et là, il faut se raccrocher à tout ce qu'on peut. Il y a l'hôpital, il y a les gens autour de nous, il y a les anciens qui ont consommé avant, qui s'en sont sortis, qui peuvent nous aider. Il y a pas mal de choses. Et les médicaments aussi aident un petit peu. Il n'y a pas que ça, mais ça aide quand même un peu. Les groupes de parole, au début, on vient, on écoute les autres, on n'ose pas trop parler. Au départ, on a un peu peur, puis on a honte. Et puis après, on parle parce qu'on voit que ça nous libère. Ça nous libère d'un poids, et ça donne aussi des échanges pour les autres autour de la table. Et puis ça nous libère, ça nous fait du bien, on rentre serein.
- Speaker #3
Je continuerai avec l'hôpital de jour. C'est très important aussi, parce que là, finalement, un groupe de parole, c'est bien, c'est une fois par semaine. L'hôpital de jour, on peut venir. plusieurs jours par semaine, ici c'est trois jours par semaine, et ça nous permet vraiment, grâce à beaucoup d'intervenants dans tous les domaines, que ce soit médecin, art-thérapeute, psychomotricienne, psychologue, ça nous permet vraiment de tourner autour du problème en le voyant sous de multiples formes.
- Speaker #6
Dans les outils, personnellement, il y a eu d'abord, il a fallu, je dis souvent les médicaments, ils pensent la plaie au démarrage pour entamer le parcours de soins, mais ensuite il va falloir venir la recoudre cette plaie et ça, ça va se passer par la thérapie. Personnellement, il y a eu le MDR qui a réussi à faire en sorte que je gère mes traumas qui étaient devenus complètement invivables. Ensuite, les groupes de parole, personnellement aussi les groupes en visio. Au début, quand j'ai arrêté, j'en faisais un voire deux par jour, tous les jours, j'allais sur le groupe pour dire le lendemain, j'ai tenu, ça fait 24 heures, j'ai encore tenu, pendant au moins six mois, je faisais un groupe tous les jours. Et en plus, les groupes en présentiel, c'est encore une autre dimension parce qu'on crée des liens. On se recrée des amitiés ou des relations saines parce que quand on arrête, on se débarrasse. Il faut faire le vide de toutes ces relations toxiques, des compagnons de beuverie avec qui on n'a plus grand chose à partager à part le goulot. C'est un peu tout ça mes outils. Aussi l'acceptation, comme je disais tout à l'heure, c'est accepter le fait que... Que c'est fini, ça fait un peu comme les phases du deuil, où au début on marchande avec le produit, on est en colère, on est dans le déni, et à la fin ça se passe par l'acceptation, et quand on accepte que vraiment on est malade, et que c'est terminé, on peut commencer à écrire la prochaine page sur une bonne base.
- Speaker #2
Dans les outils aussi, ce que je trouve très important, et qu'on a tendance à minimiser, C'est justement les traumatismes et la souffrance, donc avant, qui nous a fait tomber dans cette addiction. Bien qu'en hôpital de jour, on fait aussi du sport, qui est une bonne méthode, c'est physique, mais c'est une bonne méthode psychologique aussi pour évoluer. Mais je trouve encore qu'on va passer en profondeur. sur le fait de comprendre pourquoi on a eu cette addiction.
- Speaker #3
Je dirais qu'il y a aussi une application que l'on peut trouver sur Internet, Option Zero. Et c'est vraiment une application qui est super. On peut trouver plein d'informations et on peut soi-même rentrer sa consommation pour voir ce que cela donne. Et c'est vraiment très enrichissant. Ça, je l'ai découvert en hôpital de jour.
- Speaker #4
Je voudrais clore en disant c'est le ou la malade qui se prescrit sa propre ordonnance.
- Speaker #0
Docteur Thomas Wallenhorst, on va reprendre les mots sur lesquels se sont exprimés les patients du groupe de parole pour entendre votre avis à vous, votre avis de praticien, de médecin. Le premier mot c'était maladie.
- Speaker #7
Quand j'ai commencé mon internat en 1979, nous parlions de maladies alcooliques et c'était à l'époque déjà une notion nouvelle. Je me rappelle d'un patient qui avait fait un sevrage dans l'unité où j'étais interne à l'époque et je l'avais revu un an après. Il avait fait une formation avec une association d'entraide, vie libre, et le patient m'avait dit, vous ne pouvez pas savoir combien ce que j'ai appris. Au cours de mes formations sur ma maladie, on m'a expliqué que j'avais un bouton dans mon cerveau qui déconnait. Et depuis que je sais ça, je sais que je dois respecter ça. Le patient m'avait donné une explication très simple d'une maladie. Effectivement, ce bouton qui déconne, c'est le noyau accumbens, où il y a de la dopamine. C'est le principe des addictions, parce que toutes les addictions passent par le noyau. par le noyau accumbens autant les dépendances physiques et les dépendances psychiques. La notion de maladie a évolué par la suite. Environ une dizaine d'années après, on parlait d'alcoolodépendance et la notion des addictions a été rajoutée après pour distinguer surtout ce besoin compulsif de... Consommer, c'est plutôt l'addiction, mais le corps qui est en souffrance, c'est plutôt la notion de la maladie.
- Speaker #0
Le mot a été prononcé aussi, le mot de souffrance. Qu'est-ce qui vous inspire le mot souffrance ?
- Speaker #7
Je suis conscient que les addictions, ce n'est pas une volonté de consommer, mais c'est une souffrance, c'est un besoin, c'est une obligation de consommer. Souvent, les patients disent, je voudrais être libéré de tout cela. Si on pouvait m'opérer pour que je n'ai plus ce besoin, j'aimerais bien. Mais non, il n'y a pas d'opération, il n'y a pas de neurochirurgie à faire par rapport à cela. Une notion de la souffrance, c'est aussi le craving. Et on a identifié assez récemment le craving comme un des mécanismes fondamentaux de l'alcoolodépendance. Il y a des recherches en cours actuellement pour saisir les mécanismes neurobiologiques à l'origine de ce craving. Subir un craving, c'est quelque chose d'insupportable, mais nous apprenons aux patients de savoir que le craving suit une courbe qui monte vers un plateau et après ça redescend. Mais quand la courbe commence à monter, c'est très inconfortable pour les patients. Quand c'est le haut du plateau, c'est encore beaucoup plus inconfortable et c'est là qu'il peut y avoir les rechutes, où les patients se précipitent dans un magasin pour acheter une bouteille d'alcool pour l'ingurgiter.
- Speaker #0
Le mot suivant choisi par les personnes de ce groupe de parole, c'est le mot « ou » , c'est-à-dire les lieux ressources. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
- Speaker #7
C'est les lieux pour un groupe de parole où on peut parler du problème. Il est important d'avoir des endroits où un temps est dédié aux patients pour que les patients puissent s'exprimer. Il est important que les patients soient accompagnés par des professionnels. C'est le cas dans notre expérience. Ce travail s'inscrit dans les soins de personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale. Et au niveau de la santé mentale, il y a beaucoup de choses. On travaille sur les émotions, on travaille sur les angoisses, on travaille sur les peurs, on travaille sur la colère. On travaille aussi sur les ruptures de soins. On travaille sur la détresse, on travaille sur les difficultés relationnelles. Au niveau de la santé mentale, il y a beaucoup de choses et nous sommes en permanence dans la réflexion comment trouver des outils qui aident les patients pour gérer leurs difficultés, pour se libérer de leurs angoisses, pour se libérer de leurs peurs.
- Speaker #0
C'était les récits croisés de Thierry, Elisabeth, Véronique, Isabelle, Alistair, Romain, Viviane et Thomas. L'enregistrement a été réalisé au Centre hospitalier de Sémur-en-Aussois le 18 juin 2026 par Laetitia Forgeaud-Arc, la musique est de Jules et Noronze. Merci à eux tous et tout un.