- Speaker #0
Et c'est vrai que le premier stage, moi, que j'ai eu à faire, je suis tombée de 150 étages parce que je me suis dit, je paie 10 000 balles par an, je ne sais rien faire et je vais y passer 5 ans de ma vie.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast Habité par la vie. Je suis Julie Palassin, passionnée par le mouvement, l'entrepreneuriat et le vivant sous toutes ses formes, en chacun de nous, tout autour de nous. Aussi bien que dans les liens qui nous relient tous, les uns les autres. J'ai commencé par un parcours classique, dans lequel l'objectif était de performer. Un grave accident a remis ma vie en question. Il m'a rappelé l'inestimable chance de vivre, et pour laquelle j'ai alors décidé de m'engager durablement. Je suis convaincue que le vivant en nous ne cherche qu'à s'exprimer pour contribuer positivement au monde. Aujourd'hui, je m'aligne à la vie qui m'habite chaque jour. et j'accompagne les autres à le faire. A travers ce podcast, je vous invite à revenir avec moi à ce qui vibre en vous, là, maintenant, ce qui vous rend pleinement vivant pour créer le quotidien le plus juste pour vous et vous laisser véritablement habiter par la vie. Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd'hui, c'est mon premier épisode en duo et j'ai à cœur de vous proposer ce format d'épisode. pour vraiment échanger avec des personnalités qui m'inspirent, pour comprendre leur cheminement et vous partager leur manière de contribuer au monde. Pour ce premier épisode, j'ai l'honneur de recevoir Marie Taquet.
- Speaker #0
Hello Julie, hello tout le monde.
- Speaker #1
Marie est la fondatrice d'Iconoclast, l'école de vente axée sur la pratique. J'ai rejoint cette école moi-même il y a quelques années. Et cette école m'a appris... à travailler en restant celle que je suis. Elle m'a vraiment libérée des attentes dans mon travail pour travailler depuis mon identité. C'est pour ça que je voulais échanger avec toi, Marie, aujourd'hui. Alors, bienvenue à toi.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Julie. Je suis vraiment super heureuse de te recroiser sous un autre format. Chouette, vraiment chouette.
- Speaker #1
Merci. Et aujourd'hui, j'avais envie d'échanger sur le fait de créer à partir de qui tu es, à partir de ton identité, sans attendre qu'on te donne la permission. Alors, est-ce que tu pourrais te présenter déjà en quelques mots ?
- Speaker #0
Avec plaisir. Donc moi, je suis Marie, j'ai 30 ans. Je suis avant tout une maman de deux enfants. Mais je dirais que mon troisième enfant est né avant ces deux-là, finalement ces deux humains. C'était donc une entreprise qui s'appelle Iconoclast que tu as citée et à laquelle même tu as participé. Et c'est vrai que pendant de nombreuses années, je me suis présentée uniquement en parlant du professionnel. Mais aujourd'hui, ma vie s'est un petit peu affleurie, on va dire. Et Iconoclast, en deux mots, c'était l'idée de créer un nouveau genre d'école de commerce. qui casse complètement les codes et qui essaie de réinventer l'éducation en la rendant plus naturelle, finalement, et basée sur la pratique pour que les gens retiennent beaucoup mieux ce qu'ils sont en train d'apprendre. Voilà, écoutez, de ça, je suis passionnée de bouffe, de vin, de sport. J'aime bien les animaux aussi.
- Speaker #1
Merci, trop, trop bien de t'avoir ici. Pour commencer, je voulais revenir sur ton parcours. Je sais que... T'as eu ton bac, t'es rentrée en école de commerce, et à ce moment-là, comment tu te sentais et qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Speaker #0
Ouais, alors en effet, j'ai eu mon bac, et d'ailleurs, juste la petite histoire derrière le bac, parce que je trouve que ça explique bien finalement aussi mon ressenti dans les années d'après, c'est que moi, j'étais passionnée d'équitation. J'en ai fait, enfin à l'époque, en tout cas à mes 18 ans au moment du bac, j'en faisais depuis mes 3 ans, donc ça faisait un paquet d'années que je pratiquais, et moi, je voulais faire... que ça de ma vie. Et en fait, mes parents n'étaient pas OK avec mon choix. Donc, ils m'ont dit, si tu as la mention très bien, tu peux être cavalière. Si tu ne l'as pas, tu vas faire des études. Donc, c'est vraiment, tu vois, il y a eu une suspens jusqu'au dernier moment. Je ne l'ai pas eue, tu te souviens, sinon on ne serait pas en train de se parler aujourd'hui, de peu, mais je ne l'ai pas eue. Et en fait, je suis allée dans une école de commerce, tu vois, enfin bon, je ne comprends pas non plus le top des écoles de commerce. Moi, ce n'est pas ce que j'ai eu. Cela dit, elle était quand même assez bien placée à l'époque. Et en fait, j'ai été très déçue de l'expérience. J'ai trouvé que la majorité d'entre nous, on était là... pas nécessairement pour les bonnes raisons, mais juste parce qu'il fallait faire des études. Et donc, c'est vrai que moi, je n'ai pas aimé l'expérience parce que je pense que les gens n'étaient pas vraiment engagés, tu vois, dans cette expérience. Donc, ça se ressentait dans le groupe, premièrement. Deuxièmement, on avait des profs qui n'avaient pas mis un pied dans une entreprise depuis un grand nombre d'années. Et moi, à côté de ça, je me documentais beaucoup sur les startups et tout. Et je voyais qu'il y avait un grand décalage entre ce qu'on me racontait pendant les cours d'une manière théorique, ce que moi, je lisais. dans les startups, la Silicon Valley, et où je savais qu'il y avait des choses qui se passaient que clairement, je n'apprenais pas à l'école. Et puis en fait, tout ça, c'est très théorique. Et c'est vrai que le premier stage que j'ai eu à faire, je suis tombée de 150 étages parce que je me suis dit, je paie 10 000 balles par an, je ne sais rien faire et je vais y passer cinq ans de ma vie. Et là, j'ai eu un déclic, je me suis dit, mais ce n'est pas possible. c'est pas possible qu'en 6 mois de stage je t'apprenne plus qu'en 2 ans d'école et c'est vrai que du coup au bout de la deuxième année j'ai arrêté parce que voilà je me suis dit je vais aller commencer à travailler au lieu de dépenser de l'argent dans des études j'en gagnerais et j'investirais sur moi même ou sur des choses que j'ai vraiment envie de faire et en fait c'est ce qui s'est passé ok merci pour ce partage et justement
- Speaker #1
Tu vois, comment toi, t'as décidé ça, donc au bout de deux ans, comment t'as réussi, dans ta tête à ce moment-là, à te libérer de ces injonctions, en fait, et de te dire, OK, je vais tracer ma propre route ?
- Speaker #0
Ouais. Je me rappelle qu'à l'époque, c'était super difficile parce que ce que je te disais sur les diplômes, mes deux parents sont kinés, mon grand frère est dentiste, tout le monde est à fond, études, intelligence triscolaire, etc. Et c'est vrai que moi, je ne me reconnaissais pas là-dedans. et en fait quand j'ai fait mon premier stage c'est la première fois où j'avais l'impression que entre guillemets, pas j'étais un petit peu au-dessus du lot mais que je me donnais les moyens en tous les cas d'y arriver et d'être aussi forte que les personnes qui avaient fait les meilleures écoles de commerce alors que tu vois dans mon école de commerce je me sentais comment dire j'avais pas l'impression que j'étais dans ma zone de confort j'avais pas l'impression non plus que je serais parmi les meilleurs parce que moi j'ai pas une intelligence qui est scolaire Et du coup, je rentrais pas forcément dans les cases, en tous les cas, de ce qu'on me demandait de faire. Et donc, je pense que le fait d'avoir l'impression, pour la première fois, d'être vraiment dans un peu une zone de génie, tu vois. Alors bien sûr, je dis ça, je suis pas du tout la meilleure et tout, mais moi, je me sentais dans une zone où j'étais beaucoup plus à l'aise, dans le milieu corporate, de l'entreprise. Mon premier job, c'était chasseuse de tête. Donc, il y avait de la vente, il y avait de l'humain. Il y avait de la relation, de la communication, en fait. Et je me sentais vraiment comme un poisson dans l'eau. Et j'avais beau gagner 600 balles par mois, même pas, j'avais envie de rester jusqu'à 22 heures travailler le soir. Et ça ne m'était jamais arrivé, tu vois. En fait, je me suis prise de passion pour le job que j'étais en train de faire. Et pour moi, ce n'était même pas un job. C'était vraiment de la nourriture. Enfin, c'était de la nourriture intellectuelle. C'était de la passion. Et bon, après, je suis quelqu'un de très passionné, tu vois. L'équitation, j'en ai fait des années. Moi, quand j'aime un plat, je le mange tous les jours. C'est vrai que j'ai un tempérament qui est très excessif, d'une manière générale, ou très passionné, si on veut le dire d'une jolie manière. Mais en fait, c'était la première fois que je me sentais bien à ma place et performante. Et je pense que mes parents ont su le ressentir. Et je dirais que l'injonction la première, c'était mes parents, l'autorité, le respect que j'ai pour eux. Et je voulais leur rendre aussi tout ce qu'ils avaient fait pour moi. Mais je me sentais beaucoup plus à ma place, en fait, dans un milieu où j'avais l'impression d'exceller qu'en prétendant, tu vois, continuer des études juste pour avoir un bac plus 5 et tout. Après, moi, je pense que dans les choix, on a le gut feeling, vraiment ce qu'on ressent au fond de soi, je pense que c'est super important. Et moi, à ce moment-là, je sentais que j'étais capable, que j'avais des portes qui allaient s'ouvrir. tu vois on me proposait déjà des jobs alors que j'avais pas de diplôme et que tout le monde te dit que sans diplôme en France on te proposera jamais rien et donc je pense que je l'ai senti en fait et je me je me voyais pas du tout retourner à l'école avec les gens qui en ont rien à foutre qui pensent qu'à la teuf du jeudi soir c'était pas du tout ma ouais c'était pas c'est pas comme ça que je me sentais en fait à cette époque donc finalement ça a été assez intuitif et simple
- Speaker #1
En suivant cette intuition, à quel moment tu as décidé d'entreprendre depuis qui tu es ? Je te dis ok, depuis tes propres compétences personnelles. Tu as franchi, tu vois, le pas.
- Speaker #0
Alors, avant que je franchisse le pas, il y a eu quand même... J'ai travaillé dans trois entreprises différentes. Donc, une de chasse de tête, une qui s'appelle Taylor System, où moi, je m'occupais des opérations, d'aider le CEO à ouvrir les pays, à comment il regardait les chiffres, etc. Et puis, également, toute la partie sales. Il y avait une vraie ADN sales dans cette boîte. Ça m'a vachement inspirée. Et je me souviens que dans cette boîte, le directeur commercial, il n'avait pas le bac. Il gagnait très, très bien sa vie. Il manageait une trentaine de commerciaux et il galérait à recruter des commerciaux. Et je me disais, c'est assez fou parce que pour moi, c'était tout l'inverse de tout ce qu'on m'avait dit toutes ces années. Avant ça, même en chasse de tête, il y avait une entreprise sur deux qui me demandait des commerciaux. Et c'est pareil, je m'étais dit, c'est fou parce qu'on a 300 écoles de commerce, même un peu plus en France. Et en fait, elles ne forment pas un métier de commercial. Donc ça, ça avait quand même nourri ma réflexion. Et ensuite, j'ai rejoint une boîte qui était de l'intrapreneuriat. En fait, j'ai monté une boîte à l'intérieur du groupe Accor. Et ça, ça m'a vraiment donné le goût de créer, de partir de rien. Et je me rends compte que j'avais... finalement j'étais hyper nourrie par le fait de partir de rien et de ne pas avoir un patron qui te dit quoi faire même si mes patrons avant m'avaient inspiré je ressentais que je trouvais encore plus d'épanouissement et de joie dans le fait de créer moi-même et donc quand j'ai eu 23 ou 24 ans je ne sais plus exactement mais je me suis dit là c'est le bon moment j'étais en CDI, j'avais un bon job donc je suis d'accord mais en fait le week-end, le soir j'avais envie de bosser sur autre chose quoi, donc je pense que quand t'as une idée qui germe et où tu te dis en fait ça peut être un business, je prends des risques, mais en fait c'est quoi le vrai risque quand t'as 23 ou 24 ans enfin tu vois au pire tu perds un an et puis tu reprends un CDI après donc je pense que finalement ça a été beaucoup plus facile de monter une boîte en étant jeune même si ça a aussi eu, on en parlera sûrement mais Merci. plein de choses qui étaient difficiles dans la reconnaissance de l'autre, l'affirmation de soi et tout. Mais je trouve qu'aujourd'hui, de me poser la question à 30 ans, avec les enfants, les crédits, les machins, de remonter une boîte, c'est pas du tout la même chose que la réflexion que j'avais quand j'avais 23, 24 ans, où je me disais, j'ai rien à perdre. Donc je pense que le switch, il s'est vraiment fait au moment où je me dis, attends, mais là, je tiens une idée de business, en fait. Je tiens un truc. J'avais vu qu'il y avait des écoles pas sur les... pas sur la partie commerciale, mais sur la partie code qui s'était montée aux Etats-Unis sur un peu le modèle que j'avais en tête. Et je me suis dit, mais si ça marche au States, c'est sûr qu'à un moment, ça va venir en France. Et donc, voilà, je pense que le moment où je me suis sentie moins épanouie dans mon poste et qu'en fait, je commençais à tout le temps penser à mon autre boîte, de me dire, il faut que je monte ça et tout, c'est le moment où je me suis dit qu'il ne fallait sauter pas.
- Speaker #1
Wow. Tu vois, moi, aujourd'hui, en coaching, je rencontre des femmes justement qui doutent de leur légitimité pour lancer leur business et dans quelle mesure toi en plus en étant si jeune tu vois 23-24 ans,
- Speaker #0
dans quelle mesure tu parles de légitimité et tu as ressenti ou pas ce syndrome de l'imposteur alors déjà je pense que encore une fois quand t'es plus jeune tu te poses moins de questions donc voilà moi je pense que ça dépend chacun est très différent Mais pour moi, à l'époque, je n'avais pas vraiment la question de la légitimité parce que je me disais qu'au pire, je foirais. Et ce n'était pas très grave. Tu vois, je reprendrais un job, je ferais autre chose. Il y a des gens qui sont dans des situations où ce n'est pas forcément possible. Mais moi, à l'époque, c'était possible. Et alors, moi, je pense que la meilleure façon de tester sa légitimité, c'est de faire la chose. Parce qu'en fait, tant qu'on ne l'a pas fait, on est dans sa tête. On n'arrête pas de penser à ce que les autres vont penser. Mais en fait, il n'y a aucun moment où on rentre en action et où on se donne des vrais marqueurs qui disent « Ok, je suis légitime » ou « Attends, j'ai encore un peu de boulot avant d'y arriver. » Donc en fait, moi, la légitimité, je pense que c'est arrivé assez naturellement parce que je suis rentrée très vite dans l'action et... De toutes les manières, tu peux toujours douter de tout. Quand tu as un enfant au début, tu trouves que tu es nul comme mère. Quand tu montes une boîte, tu trouves que tu es nul au début. Et puis après, ça va. Et puis après, c'est encore plus dur. L'entrepreneuriat, ta légitimité, elle est testée H24. Parce que tous les jours, tu apprends de nouvelles choses. Tu dois gérer des gens qui mettent en place des choses que toi-même, tu ne maîtrises pas. Donc, tu es obligé d'apprendre au fil du temps. Donc, moi, je pense que la question de la légitimité, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est comment ça faire. Et ensuite, tu verras si en fait, tu dois encore apprendre avant d'arriver à faire ce que tu dois faire ou tu es prête. Et dans ce cas-là, c'est trop cool. Au début, ce sera peut-être les montagnes russes, difficile et tout, mais il y a un moment où ça deviendra plus naturel. Donc voilà, moi, je pense que c'est humain de se poser toutes ces questions. Je pense qu'on se les pose tous, littéralement, peu importe le niveau qu'on a, peu importe ce qu'on a fait. Mais en revanche, ça sert à rien de rester dans sa tête. Il faut exécuter.
- Speaker #1
Et comment, toi, tu vois, t'as pu entreprendre en restant qui tu es, depuis ta zone de génie, justement ?
- Speaker #0
Alors, je pense que c'est la beauté de l'entreprenariat. L'entreprenariat, c'est un peu une sorte d'égo-trip, à mon sens. Parce qu'en fait, tu penses quand même que ton idée est meilleure. que les autres et qu'elle va percer et qu'elle va te permettre de vivre et qu'elle va permettre de faire vivre toutes les personnes de ton équipe, etc. Donc, il y a quand même un truc qui est très bizarre dans l'entrepreneuriat, c'est qu'en même temps, tu doutes tous les jours et en même temps, t'es obligée de penser que ton idée, c'est la meilleure, que t'es la bonne personne pour l'exécuter et tout. Donc, en fait, moi, quand je regarde Iconoclast, la marque, ce que c'est devenu, c'est 100% ma personnalité, mes tripes. Voilà. Bon, au fil du temps, il y a des choses qui ont dû se lisser et tout, parce que ça aurait pas pu être peut-être aussi extrême que ce que j'avais en tête, mais c'est vrai que quand je regarde, par exemple, les personnes qui sont recrutées, je les ai choisies. La couleur qu'on a pu mettre sur le site, les machins, les trucs, j'ai choisis. Donc, en fait, c'est plus que mon identité, c'est vraiment une partie de moi, quoi. C'est... Tu prends un petit bout de Marie quand tu prends Iconiclass. Donc, moi, je pense que vraiment, son identité... il n'y a pas meilleur endroit que l'entrepreneuriat pour l'exprimer et j'irai même plus loin je pense que plus on affirme son identité et pas celle qu'on veut se créer celle que nous sommes au fond de nous plus ça plaît parce que ça aura un goût de vrai ça aura un goût parfois d'authenticité parfois de vulnérabilité dans lesquelles finalement les gens vont s'identifier se reconnaître Donc je pense que c'est vraiment le meilleur endroit pour se sentir soi-même en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Le fait d'entreprendre en restant authentique, en restant qui tu es. Je l'expérimente aussi, tu vois. Oui, sans s'inventer une image justement, tu as raison.
- Speaker #0
Bien sûr. Tu vois, tu peux choisir les mots. Quand tu es sur ta page Instagram en train de créer du contenu en coaching. Les mots qui sortent, l'identité que tu as projetée sur tout le monde que tu as construit, en fait, c'est pareil, c'est toi. Et je pense que ça parle aux gens parce que c'est toi et parce que les gens ont besoin de cette petite partie que tu es en train de créer finalement. Et oui, c'est vrai que j'encourage toujours à être super authentique dans sa façon d'entreprendre.
- Speaker #1
Et justement, le fait d'être authentique dans ton entreprise, qu'est-ce que ça t'a permis ? d'un point de vue pro comme perso. Parce qu'au final, en fait, le fait d'être authentique, ça vient relier les deux aspects de ta vie, je trouve.
- Speaker #0
Ce que ça m'a ouvert comme porte ?
- Speaker #1
Ouais, ou apporté, voilà.
- Speaker #0
Déjà, de l'alignement. Parce que, en fait, plus t'es authentique, plus si une chose cloche, finalement, tu peux pas être dans cette position de victimisation, de dire, c'est mon boss le problème, c'est cette entreprise, c'est la merde, c'est machin, c'est truc. Non, là, en fait, c'est toi qui as mis la main dans l'engrenage. Donc, s'il y a quelque chose à changer, c'est à toi de le faire et tout. Donc, je pense qu'au fil des années, moi qui aurais pu avoir une tendance à être un peu dans le... rejeter la faute sur l'autre et tout, ça m'a appris et ça m'a permis à prendre beaucoup plus de la responsabilité de mes actes, de mes mots, etc. Donc ça, je pense que c'est super chouette. Ensuite, l'alignement, il n'y a rien de plus important, que ce soit ta vie pro ou ta vie perso. En réalité, quand tu te laves le matin et que ce que tu rejoins... ça te parle, tu te sens bien là-bas, c'est aligné avec tes valeurs, avec ce que tu es, bon, il n'y a rien de mieux. En fait, le travail, on y passe quand même les trois quarts de notre semaine, voire 100% de ta semaine quand tu es entrepreneur au début. Donc, c'est vrai que si tu n'es pas dans le vrai, on va dire, ça, ce n'est pas très français, mais si tu n'es pas dans le vrai, si tu n'es pas dans quelque chose qui te paraît naturel, qui te paraît aligné, je pense que c'est compliqué. Donc, ça m'a apporté de la stabilité, même si c'était un peu le chaos, parce que l'entrepreneuriat, c'est toujours un peu le chaos. C'est les montagnes russes et le truc. Mais je pense que ça m'a tout de même apporté une stabilité et une petite partie de mon identité aussi. Je te le disais tout à l'heure, j'ai eu du mal beaucoup à me définir sans iconoclase quand je n'avais pas d'enfant. Maintenant, ça rajoute une autre casquette. Mais c'est vrai que ça prend de la place, donc c'est important de se sentir alignée.
- Speaker #1
Quel est ton rapport aujourd'hui à la réussite ?
- Speaker #0
À la réussite, écoute, je pense que c'est quelque chose que je cherche au quotidien. Je pense que j'ai coché déjà certaines cases. Tu sais, bon, pour simplifier, on se donne toujours des objectifs, trop en tout cas. moi bon maintenant je n'ai aussi des persos mais je me souviens qu'à l'époque je me mettais des des pros, je me disais bon bah il faut que j'arrive à faire, à sortir les dix premiers élèves, il faut que j'arrive à former les dix premiers élèves, il faut qu'ils trouvent tous du taf il faut que j'arrive à faire une levée pour arriver à former cent élèves, ensuite les mille, ensuite les trucs, ensuite ouvrir le UK une autre école, je sais pas quoi, en fait à chaque fois je m'étais donné des petits objectifs, il y en a que j'ai réussi, il y en a que j'ai pas du tout réussi et, mais ceux que j'ai réussi je me rends compte que Salut ! ça a apporté quand même une certaine sérénité dans mon rapport à la réussite, parce que ça m'a un peu remplie, d'une certaine manière. Et aujourd'hui, mon rapport à la réussite, je le chase dans le sens où j'essaie toujours d'aller chercher, mais j'essaie aussi de le redéfinir, parce que c'est vrai que pendant quelques années d'entrepreneuriat, j'ai eu une vie pas du tout... Enfin, j'ai eu une vie qui manquait un peu de stabilité, tu vois. Je faisais que travailler. Du coup, les moments du verso, c'était un peu réduit ou alors c'était toujours un peu dans le speed, dans le truc pas très bien vécu. Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui, j'essaie un peu de le redéfinir aussi sur un sujet de balance, même si la réussite pro, c'est super important pour moi. Mais d'avoir créé une école, c'était mon rêve des dernières années. donc aujourd'hui c'est coché et là maintenant il faut que je me crée de nouveaux rêves dans le rêve je suis un peu dans une période en ce moment où je me pose beaucoup de questions sur les prochaines étapes que ce soit pour Iconoclast ou pour moi et c'est vrai que ça passe pas sans ça passera c'est sûr par la réussite pro de ma prochaine étape mais voilà je me sens quand même assez Merci. assez reconnaissante de ce que j'ai vécu ces dernières années et assez contente aussi même si encore une fois il y a des tonnes de trucs à refaire et des tonnes de trucs qui ont mal été faits ou pas faits ou quoi et dernière chose sur la réussite je pense que ça va pas sans le travail tu vois tous les rêves qu'on peut avoir si on se donne pas les moyens d'aller les chercher ils vont jamais se réaliser donc peu importe ce que sera ma prochaine réussite je sais qu'il y aura du boulot pour aller la chercher merci beaucoup de
- Speaker #1
dire tout ça parce que tu vois toi justement qui a d'un point de vue extérieur réussi quand même à créer une école c'est magnifique en étant si jeune aussi c'est beau de voir ton rapport aussi à la réussite Fait que ce soit toujours quelque chose qui se renouvelle en quelque sorte.
- Speaker #0
Je ne sais pas si tu ressens ça, mais je pense qu'il y a un peu une course à la réussite qu'on a, parce qu'on a l'impression que la vie est courte et qu'il faut réussir. Et en même temps, je trouve qu'il faut aussi parfois arriver à saluer un peu ce qu'on a déjà réussi à faire. Et franchement, moi, j'ai fait un coaching ces trois derniers mois. Je pense que ça m'a beaucoup aidée à avoir ça, parce qu'avant tu pourras demander aux équipes etc dès qu'on avait une victoire plus rien à foutre allez on passe à la prochaine et genre limite je levais pas mon verre limite je disais pas merci limite j'utilisais pas le drapeau enfin J'étais tellement dans cette course effrénée du prochain challenge, de la prochaine réussite, que je pense que parfois, ça rend moins jolie, la réussite. Parce que quand ça devient juste une course et que tu ne sais même plus pourquoi tu cours, comme la fameuse rouge du hamster, ça rend la réussite un peu naze, je trouve. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, j'ai pris vachement de recul par rapport à ça. J'essaie de me dire, OK, il y a des rêves que j'avais il y a 10 ans. que j'ai réussi à faire. OK, maintenant, quels sont peut-être les prochains rêves de ma prochaine réussite ? Qu'est-ce que je vais devoir faire pour y aller, etc. Mais je pense que c'est important, parfois, de prendre un petit temps de recul et de regarder ce qui a été parcouru, parce qu'on est très dans le « allez, je me flagelle, ça, je suis nulle, ça, ça ne va pas, ça, truc » . En fait, on fait tous ces trucs de fous au quotidien et il faut voir les progrès. Je pense que c'est ça le plus important, c'est « OK, hier, je n'étais pas capable de faire ça, aujourd'hui, je le suis. » OK, c'est cool. C'est cool, allez, je prends un petit temps pour me féliciter, je prends un petit temps pour respirer, me dire que c'est cool et que je passe à la prochaine.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est vrai qu'en coaching aussi, on vient vraiment voir tes réussites passer pour pouvoir s'appuyer sur ces réussites-là pour justement développer les nouvelles. Parce que si tu regardes que ce qui n'a pas encore été fait, ce que tu dois atteindre, c'est très compliqué, il y a beaucoup de pression.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Donc exactement, c'est cet équilibre-là.
- Speaker #0
Et puis t'as l'impression que le chemin est beaucoup plus long, quoi, alors que c'est vrai que quand parfois tu regardes ce qui a déjà été fait, ça te rebooste aussi, ça te redonne confiance en toi, et tu te dis, ok, il y a des choses dont je suis capable, dont je pensais jamais être capable, ou que j'aurais jamais pensé pouvoir faire, monter, créer, etc. Donc c'est vrai que je pense que c'est très peu culturel dans notre pays, en tous les cas en France. Mais moi, je trouve ça super important aujourd'hui, avec un petit peu de recul, de célébrer, de se dire bravo.
- Speaker #1
Je réalise ce podcast Habiter par la vie pour vraiment replacer le mouvement, ce qui nous anime au centre de nos actions. Et je voulais justement te demander, pour toi, être habité par la vie ? Qu'est-ce que c'est ? C'est pas français ce que j'ai dit. Qu'est-ce que c'est pour ne pas être achetée par l'agent ?
- Speaker #0
C'est clair en tout cas. Alors, moi je pense que c'est déjà d'avoir envie de me lever le matin, tu vois, d'essayer de prendre vraiment chaque jour comme il vient, sans tout le poids de la veille, sans tout le poids du futur. Ça je trouve que pareil, c'est quelque chose où on est... peu entraîné de vivre dans l'instant présent. C'est vrai que moi, aujourd'hui, ce qui m'anime, c'est d'essayer d'avoir le sourire tous les jours, de me sentir bien dans mes baskets. Ça passe par se sentir bien dans son corps. Moi, si je ne fais pas de sport, je ne me sens pas bien dans mon corps, c'est une mauvaise loupe et je sais que ça ne doit pas forcément venir de l'extérieur. Mais ça, c'est quelque chose qui est important pour moi. Et se sentir bien dans sa tête, ça, c'est quelque chose qui vient plus de l'intérieur. Et là, moi, aujourd'hui, je me sens... Enfin, je me sens habitée par la vie, d'une certaine manière, en me disant que je suis vraiment maître de mes émotions et de ce que je pense. Je te donne un exemple, mais tu vois, tu peux te lever et te dire, il pleut, putain, quelle journée de merde, oh là là, fait chier. En plus, je me suis lavé les cheveux hier soir. Je vais devoir emmener les enfants sous la pluie. Ils vont râler, machin. Ou tu peux essayer de te dire, bon, bah oui, il pleut, ok, ça va arroser mes plantes sur la terrasse. je n'en sais rien les enfants ils vont sauter dans les flaques ça va les rendre heureux j'essaie en fait de moins subir tout ce que tout ce qui peut être extérieur finalement et essayer de créer cette vie intérieure parce que je pense que ce que tu creux au fond de toi après ça rayonne et ça fait aussi que les autres qui vivent autour de toi le vivent mieux Donc moi, je dirais que, ouais, être réhabité par la vie, c'est faire le choix de... Enfin, en fait, prendre conscience qu'on a vraiment le choix de ce qu'on pense et de ce qu'on vit, quoi. On peut passer toutes ces journées à chialer. On peut aussi se dire, vraiment, c'est vraiment un choix de se dire, non, bah, OK, il y a ça qui va pas, ça, ça me rend triste. Là, j'ai le cœur brisé. Là, j'ai un deuil, j'en sais rien. Mais il y a aussi d'autres choses de ouf à côté. et en fait je je je décide d'aller bien donc moi je pense qu'il y a une vraie question de mindset il y a une vraie question de se dire je suis maître de mon destin je suis maître de mes émotions, je suis maître de ce que je pense
- Speaker #1
Je voulais te poser la question, et c'est peut-être relié avec ce que tu viens de dire, si la vie te murmurait quelque chose à partager aux gens qui nous écoutent, là, maintenant, qu'est-ce que tu leur dirais ? Qu'est-ce qu'elle te dirait ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'elle me dirait ? Elle me dirait, ma grande, tu as absolument tout pour être heureuse. Donc, crois que la vie est pleine d'an, parce que du jour au lendemain, ça peut s'arrêter. Et chaque minute peut être belle. C'est aussi à toi de décider qu'elle soit belle. Et je te fais un petit exemple, mais je m'étais cassée une vertèbre en faisant du ski il y a... 6 ans. Et sur le moment, je sentais plus mes jambes, tu vois. Et je m'étais dit, putain, genre, sur une bêtise de chute et tout, je vais perdre mes jambes. Je vais plus jamais pouvoir marcher. C'est horrible. Je sais que toi, t'as eu aussi un gros accident. Et en fait, je sais que ça m'a donné vachement de perspectives. Et parfois, je pense qu'il y a des choses dans la vie qui t'arrivent pour que justement, tu prennes... On appelle ça un peu la vue hélicoptère, mais te dire « Ah, attends, ok, en fait. Ok, il y a ce truc de boulot, ce truc de mon mec, ce truc de ma famille, je ne sais pas quoi. Mais il y a surtout, déjà, est-ce que je me sens bien ? Est-ce que je peux me lever tous les jours ? Est-ce que je peux respirer ? Est-ce que je peux manger ? Est-ce que je peux parler ? Est-ce que je peux voir ? » Et c'est vrai que moi, ça m'a vachement aidée à prendre de la perspective. Et aujourd'hui, j'essaie d'en profiter à fond. Même les jours où j'ai moins de morale, même les jours où j'ai pas d'ennuis, même les jours où je sais pas, mon enfant est malade, j'ai un problème, j'en sais rien. J'essaie de voir la partie cool de la vie, quoi.
- Speaker #1
J'adore parce que c'est exactement, tu vois, pour ça que je crée ce podcast et que je fais tout ça. Pour qu'on puisse se rappeler du moment présent, de tout ce que... de la chance aussi qu'on a de faire tout ça.
- Speaker #0
C'est vrai. Mais c'est vrai qu'on a... Tu vois, je trouve qu'aussi... À l'école, par exemple, on ne nous apprend pas forcément ça. Et si les parents ne nous l'apprennent pas, en fait, il faut qu'on attende d'être adulte et de faire du développement personnel pour le comprendre. Mais tu vois, si tu avais... Je te donne des exemples un peu bêtes, mais de la méditation, dès la maternelle, dès la primaire, moi, mes enfants... Enfin, ma fille qui a 3 ans, quand elle nous voit en faire, elle s'assoit à côté de nous, alors au bout de 5 minutes, elle se déconcentre, même pas à 2 minutes, elle se déconcentre, mais elle voit qu'il y a un temps où on souffle, on respire. on est plein de gratitude vers ce que la vie peut nous donner et tout et tu vois s'il y avait ça à l'école je pense que ce serait ouf pas forcément que sous format de méditation mais sous format vraiment développement personnel en mode les gars ce qu'on vit c'est fou et vraiment d'une minute à l'autre ta vie elle peut disparaître on est toujours en train de projeter même nous on se parle de réussite et tout mais... Mais en fait, littéralement, la seconde d'après, il peut nous arriver un truc sur la gueule, on peut mourir. Et en fait, la dernière pensée qu'on aurait eue, c'est qu'est-ce qui va se passer tout à l'heure, machin.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
bon, voilà. C'est juste tout ça pour dire, c'est vrai que c'est un gymnastique, vraiment mental, d'arriver à penser à l'instant présent. Mais je pense que c'est très important de le rappeler. Et c'est pour ça que tout ce que tu fais, ça a beaucoup de sens. Et c'est nécessaire, très nécessaire.
- Speaker #1
Merci. Pour finir notre conversation, si on veut se former aujourd'hui à la vente, la vente en pratiquant, avec justement du développement personnel, en partant de notre identité, où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Speaker #0
Il y a le Instagram d'Iconoclasse, sur LinkedIn aussi, j'écris pas mal de contenu. Là, je me suis un petit peu calmée avec le congé maternité, mais sinon, je partage pas mal de choses. Et puis sinon, aussi sur le LinkedIn d'Iconoclasse ou TikTok d'Iconoclasse.
- Speaker #1
ça me fera plaisir de vous croiser les amis si vous vous en faites génial je mettrai les liens aussi tout ce qu'il faut merci beaucoup en tout cas Marie pour cet échange j'étais trop contente que tu sois vraiment la première parce qu'en plus de te connaître déjà pour moi aussi premier podcast première invitée c'est un petit stress et je suis trop contente que je sois avec toi c'est trop chouette trop heureuse de Merci.
- Speaker #0
de voir aussi ce que tu deviens après toutes ces années. Tu peux te faire de toi et c'est super chouette. En tout cas, ce que tu fais, je valide,
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Nous arrivons à la fin de l'épisode. Merci d'avoir été là aujourd'hui. Si cet épisode t'a touché, tu peux laisser 5 étoiles, un commentaire et le partager à quelqu'un qui en a besoin. Vos retours me sont précieux. Si tu sens l'envie d'aller plus loin, Sache que je propose des accompagnements de coaching afin de t'épanouir paisiblement. On se retrouve la semaine prochaine. D'ici là, je te propose de te laisser habiter par la vie.