Speaker #0On peut aller jusqu'à contrôler toute l'image que l'on renvoie pour différentes raisons, pour être accepté, pour être intégré, pour prouver sa valeur. Et donc notre posture à ce moment-là, c'est celle d'une attente de validation extérieure. Ok, c'est l'autre qui me valide. Bienvenue dans le podcast Habité par la vie, je suis Julie Palassin, passionnée par le mouvement, l'entrepreneuriat et le vivant sous toutes ses formes, en chacun de nous, tout autour de nous, aussi bien que dans les liens qui nous relient tous les uns les autres. J'ai commencé par un parcours classique dans lequel l'objectif était de performer. Un grave accident a remis ma vie en question, il m'a rappelé l'inestimable chance de vivre et pour laquelle J'ai alors décidé de m'engager durablement. Je suis convaincue que le vivant en nous ne cherche qu'à s'exprimer pour contribuer positivement au monde. Aujourd'hui, je m'aligne à la vie qui m'habite chaque jour et j'accompagne les autres à le faire. A travers ce podcast, je vous invite à revenir avec moi à ce qui vibre en vous, là, maintenant, ce qui vous rend pleinement vivant pour créer le quotidien le plus juste pour vous et vous laisser véritablement. habité par la vie. On se retrouve aujourd'hui pour un épisode sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Un sujet qui a longtemps façonné ma vie, qui façonne peut-être la vôtre, duquel je m'émancipe petit à petit. C'est le regard des autres comme miroir d'émancipation. On m'a souvent dit que les yeux sont le miroir de l'âme. Et parfois, quand tu regardes dans les yeux quelqu'un, tu te sens mal à l'aise. C'est inconfortable. Je sais pas si t'as déjà essayé. En effet. Parce que lorsque tu regardes quelqu'un dans les yeux, en tout cas pour ma part, j'ai le sentiment de plonger à l'intérieur de lui, dans son âme. J'ai envie de l'explorer. avec vous aujourd'hui ce chemin, ce miroir face à l'autre dans nos relations, dans nos activités on se comporte de la manière dont on veut être perçu c'est renforcé bien sûr par les réseaux sociaux par cette quête de visibilité Notre comportement, il l'est en fonction de ce que l'on veut que les autres perçoivent de nous. On peut aller jusqu'à contrôler toute l'image que l'on renvoie, l'image que l'on se doit de renvoyer, pour différentes raisons, pour être accepté, pour être intégré, pour prouver sa valeur. Et donc notre posture à ce moment-là, c'est celle... d'une attente de validation extérieure. Ok, c'est l'autre qui me valide. Qui est-ce que je suis, moi, dans les yeux de l'autre, des autres, dans un monde où on court d'occupation en occupation, où nos journées sont rythmées par les passages d'un groupe à l'autre, entre la famille, le couple, l'école, le travail, les amis, le sport parfois. Dans chacun des groupes, il y a des codes, des normes, des règles. Elles sont bien souvent implicites, mais elles révèlent un comportement attendu de notre part pour faire partie de ce groupe. Je t'explique. Tu agis avec chacun des groupes de sorte à honorer leurs attentes, les attentes de chaque membre de ce groupe. Et donc, Pour toi, et je t'en parle à toi, mais parce que c'est ce que j'ai vécu pendant très longtemps, tu as l'impression de te suradapter en permanence. En tout cas, j'ai pu avoir cette impression-là. Comme avec chaque groupe qui compose ta journée, tu viens t'adapter, te conformer aux normes, aux attentes, pour plaire, pour être intégré. Alors cette suradaptation te fatigue. Elle me fatiguait car mon énergie n'était pas la mienne proprement, elle était celle que je voulais montrer pour être intégrée. Cette suradaptation vient drainer ton énergie et les relations que tu entretiens sont ici, parfois et peut-être souvent même superficielles. Alors je voulais t'inviter à te poser cette question. Pourquoi tu fais tout ça ? Pourquoi tu t'adaptes en permanence ? Et surtout, est-ce que ça te convient ? Alors tu vas me dire, ok ben c'est juste que j'ai pas le choix et je le comprends, parce que je disais exactement pareil. Et aujourd'hui je voulais te montrer de quoi résultent ces croyances-là, de quoi résulte cette réponse-là. Elle résulte vraiment de deux croyances. La première est la croyance selon laquelle tu dois, tu te dois d'honorer les attentes des autres. pour t'adapter à chacun des groupes, par peur de décevoir, pour ne pas être rejeté. C'est un peu ton devoir en quelque sorte. Je prends l'exemple de la danse classique que j'ai pratiquée pendant près de 18 ans. En danse classique, il y a des règles. Il y a des règles vraiment strictes ici. Justement, tu peux être la meilleure danseuse qu'il soit, il faut que tu rentres dans ces règles-là. Les règles de, si tu as trop de forme, non, tu ne pourras pas devenir une grande danseuse classique. Si tu as la peau un peu trop mate, non plus. Si tu ne pourras pas t'adapter à tout, puisque c'est extrêmement... Normée. La deuxième croyance de l'attente de cette validation extérieure, c'est que c'est le seul moyen de réussir, d'obtenir ce que je souhaite. On n'a pas le choix que de se plier aux exigences attendues, à l'école, au travail. Alors, naturellement, c'est notre devoir de remettre notre pouvoir à l'extérieur. Je prends l'exemple ici des classes préparatoires par exemple, qui sont très difficiles et j'en ai fait l'expérience. C'est une expérience assez scolaire, assez compliquée intellectuellement parlant, très exigeante. Et justement ici, je n'avais pas d'autre choix pendant deux ans que de m'adapter à ce que l'on attendait de moi pour pouvoir avoir un concours, continuer. Et tracer mon chemin, si je peux dire. Donc c'est le seul moyen pour nous de réussir. Et je veux te partager maintenant ce que j'ai découvert justement sur ces deux croyances-là. Ces deux croyances partent toutes les deux de la peur, de la même émotion, de la peur. L'une d'entre elles est de la peur du rejet. C'est pour ça que l'on a besoin de se sentir intégré au groupe, d'appartenir au groupe. C'est un mécanisme de survie. L'être humain ne veut pas être seul, il déteste ça. Il a besoin d'être en collectivité pour survivre. La deuxième croyance résulte de la peur de l'échec. Parce que pour réussir, il faut se conformer à certaines attentes Alors je vais le faire pour ne pas échouer. Je te présente ça comme un tableau sans te dire ok vas-y, faut que tu sois tout seul et faut que tu échoues tout ce que tu entreprends absolument pas. Je dis ça au contraire pour réfléchir sur ta définition à toi aujourd'hui de la réussite. Qu'est-ce que la réussite pour toi ? Est-ce que pour réussir, tu dois absolument te conformer ? à ce que l'on attend de toi. Est-ce que pour t'intégrer, tu dois absolument remplir les exigences d'un groupe ? J'ai longtemps eu, et je le vois dans les relations que je peux entretenir aussi, On a souvent cet orgueil en quelque sorte de croire, savoir ce que l'on attend de nous. Je crois savoir ce que l'autre attend de moi. Ok, d'où vient ce super pouvoir ? Cet épisode vient vraiment nous chercher dans notre humilité. Comment peut-on vraiment croire, savoir ce que l'on attend de nous ? Alors je te propose de retourner cette croyance-là. de penser savoir ce que tu dois faire pour plaire aux autres, pour plutôt l'apprendre de l'autre côté, dans cet effet miroir, pour te demander Qu'est-ce que tu attends, toi, des autres, de tes amis, de ta famille, de tes amours ? Peut-être que tu attends qu'ils t'aiment, qu'ils te fassent confiance. Et je t'invite à te demander, est-ce que c'est leur responsabilité de t'aimer, de te faire confiance ? Ou bien, est-ce que c'est la tienne ? Est-ce que c'est à toi de te faire confiance pleinement ? pour que eux, ils te fassent confiance ? Est-ce que c'est à toi de t'aimer pleinement pour que eux, ils t'aiment pleinement comme tu es et pas comme tu penses qu'ils aimeraient que tu sois ? Tu vois où je veux en venir ? Quand tu comprends ça, regarder l'autre tel qu'il est devient un vrai accélérateur de connaissance de soi. C'est vraiment un effet miroir. Quand des comportements nous agacent, nous émeuvent, ils viennent résonner avec notre vécu, avec qui l'on est, avec ce que l'on a peut-être dépassé, peut-être mis de côté pour avancer. Si je prends mon cas, c'est dans le jugement. J'ai pu juger à l'époque certaines personnes. Aujourd'hui, je dépasse ça. Je dépasse ce jugement-là de juger pour un comportement l'autre. Maintenant que je le dépasse, lorsque j'entends quelqu'un juger une autre personne pour telle ou telle raison, ça vient m'agacer profondément, ça vient réveiller quelque chose en moi parce que moi-même, j'ai guéri ce comportement-là. Et donc, ok, je vais sentir que ça m'agace parce que ça vient, voilà, réveiller quelque chose qui est guéri. Comme si on essayait de le raviver et j'en ai pas envie. Alors forcément, ça réveille de la colère, de l'inconfort. Et qu'est-ce que ça change ici ? Ça permet de ne pas en vouloir à l'autre. Quand l'autre juge, je peux le comprendre parce qu'il est sur son chemin, lui aussi. sur son chemin de guérison. Et ici, c'est un mécanisme vraiment de... de reliage. Parce que comprendre ce que l'autre est en train de vivre sans le condamner, le juger, ça nous permet à nous d'accepter toutes nos parts, celles qui sont guéries, celles qui sont encore vives. Et c'est vraiment relationner autrement, un peu plus profondément même, qu'appartenir simplement à des groupes d'un côté et de l'autre sans être qui l'on est vraiment. C'est vraiment se découvrir à travers l'autre et inversement. Par exemple, je coachais une personne qui me disait que lorsque quelqu'un lui dit non, ça va venir l'énerver. Et la mettre en colère. Alors on a vu ensemble pourquoi. Parce qu'elle-même, elle ne dit jamais non. Elle dit oui pour être acceptée. Elle accepte l'heure d'un rendez-vous sans poser elle sa limite. Alors quand quelqu'un lui dit non, ça réveille cette plaie en elle qui fait qu'elle ne peut pas. Dire non qu'elle ne s'autorise pas à poser ses limites. L'autre le fait et elle non. Donc le miroir ici est faussé dans cette relation-là. Ici, ce que je vous invite à faire une fois qu'on comprend cette relation, ce miroir, on peut voir que ce que l'on perçoit chez l'autre, dans ses yeux, ce n'est plus nous-mêmes dans ses yeux que l'on regarde mais bien lui. On le voit tel qu'il est. C'est vraiment reprendre ce pouvoir-là de voir la personne telle qu'elle est. Tu sais, quand tu regardes quelqu'un dans les yeux, j'en parlais au début, tu as deux choix. Soit dans ses yeux, dans ses pupilles, tu peux te voir toi. Par transparence, à quoi tu ressembles ? C'est ce qu'on faisait jusqu'alors. On vient faire le contraire. On vient regarder la personne dans la profondeur de ses yeux à elle et non plus admirer notre reflet dans la superficie de son œil. Ici, on vient vraiment plonger à l'intérieur de son œil, de son âme. Et une fois que tu as compris ce mécanisme-là, ce que je t'invite à faire, c'est... À être toi-même, tu as envie de faire un compliment ? Vas-y, propose ton idée, fais ton compliment, peu importe ce que tu penses que l'autre voit de toi. C'est vraiment, le regard de l'autre peut être un exercice magnifique pour renforcer ta confiance, renforcer ton être. Le but est de sortir des attentes. Pour revenir à l'intérieur, à l'espace de ton cœur, à l'espace de la confiance, tu peux te demander qu'est-ce que j'ai envie de dire, de faire là, maintenant. J'ai envie de danser, j'ai envie de chanter. On vient ici changer la perspective de son miroir. Il n'est plus dans la superficie des yeux de l'autre. Mais il est vraiment dans une connexion, dans une profonde relation à l'autre à travers ses yeux. On passe de « on se regarde dans les yeux des autres » à « je regarde les autres dans les yeux » . Qu'est-ce que ça change ? Ça change ici de passer de la pression de correspondre à des attentes et agir conformément à ses attentes, à oser être qui l'on est, à s'affirmer tel que nous sommes pour reprendre notre pouvoir et pour pouvoir entretenir des relations riches, prospères, de l'un envers l'autre. pour pouvoir s'accompagner mutuellement. Nous arrivons à la fin de l'épisode. Merci d'avoir été là aujourd'hui. Si cet épisode t'a touché, tu peux laisser 5 étoiles, un commentaire et le partager à quelqu'un qui en a besoin. Vos retours me sont précieux. Si tu sens l'envie d'aller plus loin, sache que je propose des accompagnements de coaching afin de t'épanouir paisiblement. On se retrouve la semaine prochaine. D'ici là, je te propose de te laisser habiter par la vie.