Speaker #0J'ai toujours été une bonne élève jusqu'au jour où mes facilités n'ont plus suffi. Résultat, j'ai perdu confiance en moi. Je ne me pensais pas assez intelligente pour faire des études difficiles. À aucun moment, je n'ai remis en question ma méthode de travail. À aucun moment. Ce que j'ai vécu, beaucoup d'ados le vivent au collège ou au lycée. Personne ne leur donne les bons outils pour apprendre et mémoriser, les bonnes méthodes pour se motiver à réviser ou à se concentrer efficacement. En 2024, j'ai décidé de changer cela et de donner aux jeunes la possibilité de retrouver du kiff dans leurs études. Je suis Laurine. formatrice et coach en méthodologie. Dans ce podcast, je vous partage mes meilleurs conseils pour qu'à votre tour, vous puissiez aider votre ado. Hello ! La dernière fois, ma belle-fille de 14 ans me disait « J'aimerais trop avoir une trottinette pour aller au collège » . Elle a 10 minutes de marche à peine. Je lui expliquais pourquoi, pour moi, c'était une mauvaise idée. Et cette petite scène du quotidien résume assez bien ce qu'on va aborder aujourd'hui. La sédentarité de nos ados, et pourquoi l'activité physique n'est pas un supplément d'âme, mais un pilier de leur développement physique, mental et cognitif. Nos ados bougent de moins en moins, et ça commence par les petits trajets. On ne se rend pas toujours compte, mais la sédentarité s'installe d'abord dans les habitudes du quotidien. Un trajet à pied de 10 minutes qu'on remplace par une trottinette. Un ascenseur plutôt qu'un escalier. Une récréation passée assise sur un banc plutôt qu'à courir. Quand on prend juste l'une de ces situations, ça semble anodin, mais mis bout à bout, sur une semaine, un mois ou une année de scolarité, ça représente une quantité de mouvements en moins, qui n'est jamais rattrapée ailleurs. Et c'est exactement ce que j'ai expliqué à ma belle-fille. Ce trajet à pied de 10 minutes, deux fois par jour, ce n'est pas une contrainte, c'est déjà une part de son activité physique quotidienne. Le supprimer, ce n'est pas juste gagner du temps, c'est retirer l'un des rares moments de mouvements automatiques dans une journée qu'elle passe. Très souvent assise, en cours, devant ses devoirs ou devant les écrans. Son corps, comme son cerveau, en ont besoin. Mais au fait, c'est quoi faire de l'activité physique ? Je veux qu'on soit clair sur la définition, parce qu'on a souvent une image trop exigeante des activités physiques. Faire de l'activité physique, ce n'est pas forcément s'inscrire dans un club de sport et s'entraîner trois fois par semaine. C'est d'abord et avant tout bouger, marcher au quotidien. Et les recommandations sont également de faire une séance de sport au moins une fois par semaine, une activité qui va faire monter le rythme cardiaque, que ce soit du foot, de la course à pied, du vélo, de la natation, de la danse, peu importe, tant que ça met le corps dans le rouge au niveau cardio. L'idée, ce n'est pas de transformer votre ado en athlète, c'est de réintroduire du mouvement régulier dans une vie qui, par défaut aujourd'hui, tend vers l'immobilité. Qu'est-ce que le sport fait vraiment au cerveau de votre ado ? Voilà ce qui est fascinant et que beaucoup de parents ignorent. L'activité physique n'agit pas seulement sur le corps, elle agit également sur le cerveau. Heidi Godman, rédactrice en chef de la Harvard Health Letter, le résume ainsi. L'exercice physique modifie le cerveau en protégeant la mémoire et les capacités de réflexion. Ce n'est pas une formule marketing, c'est corroboré par la recherche en neurosciences. L'activité physique régulière favorise la production de facteurs qui soutiennent la croissance de nouvelles connexions neuronales, en particulier dans les régions du cerveau liées à la mémoire et à l'apprentissage. C'est un vrai carburant cognitif, pas juste une dépense d'énergie physique. Concrètement, voici ce que le sport apporte à votre ado. Ça lui apporte de la clarté mentale, le sport libère l'esprit, aide à faire redescendre la pression mentale accumulée dans la journée. Ça apporte des endorphines qui contribuent à faire diminuer le stress. Ça apporte un meilleur sommeil, et on sait combien c'est absolument nécessaire à cet âge. Ça permet de réguler le poids. Et ça permet également de développer son corps. Ce n'est donc pas une case à cocher en plus dans un emploi du temps chargé. C'est un levier qui améliore tout le reste. Concentration, gestion du stress, sommeil, humeur, bien-être mental. Mais quelle est la bonne quantité de sport finalement ? Bonne nouvelle pour les parents qui culpabilisent de ne pas avoir un ado sportif au quotidien. Il ne faut pas énormément de temps pour observer des effets positifs. Selon Jim Quick, un expert mondial en apprentissage, 10 minutes d'activité physique par jour suffisent déjà à produire des effets mesurables sur le cerveau, sur l'humeur, la vigilance, la capacité de concentration dans l'heure qui suit le mouvement. Ça change la perspective, non ? On n'est plus juste obligé de viser un entraînement intensif pour que ça compte. 10 minutes de marche rapide, de vélo ou de jeu actif, ça a un impact réel sur le cerveau. Mais, et c'est important de le dire, l'inverse existe aussi. Quand le sport devient trop prenant en temps, ça peut aussi avoir un impact négatif sur la réussite scolaire. Prenons un exemple concret. Un ado qui s'entraîne deux soirs par semaine et qui a une demi-journée de sport le week-end, ça demande d'anticiper les révisions et les devoirs. Et parfois l'entraînement se termine tard, ce qui veut dire qu'il va se coucher tard et qu'il peut potentiellement être fatigué le lendemain. Si l'ado n'arrive pas à bien s'organiser, il risque de se retrouver rapidement en difficulté et ses notes peuvent s'en ressentir. Donc l'objectif ce n'est pas plus de sport à tout prix, c'est de trouver le bon dosage, suffisant pour bénéficier des effets positifs. Sans que ça vienne grignoter le sommeil ou le temps de travail scolaire. Et malgré ces contraintes d'organisation, il faut le rappeler. Le sport permet aux ados qui en font de se sentir bien mieux dans leur basket, au sens propre comme au sens figuré. C'est aussi une question d'image de soi, de confiance en soi et d'appartenance à un groupe. Quelle activité faut-il choisir ? Alors là, il n'y a pas de sport idéal, universel. Le bon sport, c'est celui que votre ado a envie de refaire chaque semaine. La motivation intrinsèque compte plus que la performance. Quelques pistes qui fonctionnent souvent bien à cet âge. Les sports collectifs, pour l'aspect social, c'est souvent ce qui fait tenir dans la durée plus que le sport en lui-même. Les activités que l'on peut pratiquer avec les amis ou avec une personne de la famille, même en dehors d'un club. Ou les sports individuels avec une progression visible, qui nourrissent la motivation par les résultats. Ce qui compte vraiment, c'est la routine. Créer une habitude, un rituel simple à tenir, plutôt que de viser un objectif trop ambitieux dès le départ. Une activité qu'on n'a pas à se forcer à faire a beaucoup plus de chances de durer dans le temps qu'un programme parfait sur le papier mais abandonné au bout de trois semaines. Votre ado refuse de faire du sport. Que pouvez-vous faire ? C'est une question que j'entends très souvent dans mes accompagnements. Et je comprends l'inquiétude derrière. Voici ce que je recommande en général. Répartir des petits trajets du quotidien. C'est souvent le point de départ le plus simple et le moins conflictuel. Incitez votre ado à aller au collège ou au lycée à pied ou à vélo si c'est possible, plutôt qu'en voiture ou en trottinette. Vous pouvez aussi aller marcher ensemble le soir après manger. Ce n'est pas du sport au sens formel, mais c'est déjà du mouvement régulier, sans négociation, ni pression de performance. Ne pas imposer une discipline, mais proposer un choix. Un ado qui choisit son activité s'y engage différemment qu'un ado à qui on impose un club. Chaque année, il y a des forums dans lesquels on peut tester des nouveaux sports. C'est le meilleur moyen de découvrir celui qui lui plaira peut-être pour l'année à venir. Et enfin, valoriser le ressenti plutôt que la performance. Plutôt que de parler de résultats, parler de comment il se sent après. Est-ce qu'il se sent plus détendu ? Est-ce qu'il arrive à mieux dormir ? Est-ce qu'il ressent un effet sur ses idées et sur sa concentration ? Et surtout, ne transformez pas le sujet en bataille. Plus on impose, plus on crée la résistance, et c'est un corps. pire à l'adolescence. En conclusion, l'activité physique de votre ado, ce n'est pas une option parmi d'autres dans son emploi du temps. C'est un pilier, au même titre que le sommeil, l'alimentation, l'eau. Et c'est un pilier sur lequel repose sa concentration, sa gestion du stress et son équilibre général. La bonne nouvelle, c'est qu'on n'a pas besoin d'en faire des tonnes. Quelques minutes par jour suffisent. Trajet à pied, activité choisie plutôt qu'imposée, C'est ça qui suffit à faire la différence. Si vous sentez que votre radeau bouge moins, profitez de l'été pour lui redonner le goût d'une activité physique. Chaque année, j'accompagne des jeunes qui ont du mal à s'organiser entre les études et le sport. Ils ne trouvent pas le temps pour réviser et ne savent pas comment faire. Si c'est le cas de votre enfant, n'hésitez pas à me contacter pour qu'on en parle ensemble. Je vous remercie de m'avoir écouté et je vous dis à très vite pour un prochain épisode. Bye ! Merci pour votre attention. Si cet épisode vous a plu, pensez à vous abonner pour ne rien rater et à le partager à un parent qui pourrait en avoir besoin rejoignez-moi sur LinkedIn pour lire mes conseils en mémorisation en concentration ou en motivation je vous dis à la semaine prochaine, bye