Speaker #0Bonjour et bienvenue sur Happy Coaching, je suis Chantal Labeste, auteur best-seller et coach en reprogrammation mentale. J'ai une annonce spéciale à vous faire. Cette semaine, j'anime une web-conférence gratuite sur la confiance en soi. Alors, pour vous inscrire, rien de plus simple. Rendez-vous sur chantallabeste.com. Comme vous le savez, Happy Coaching, c'est votre dose hebdomadaire de conseils et de bonne humeur. Chaque jeudi, on plonge ensemble dans l'univers du développement personnel, de la confiance en soi, et du mindset. Mais surtout, on parle de vous. Alors installez-vous confortablement, sirotez votre café et laissez-vous embarquer. C'est parti ! Et si l'un des meilleurs médicaments au monde se trouvait juste devant vous et qu'il était totalement gratuit ? Oui, faire du sport est aujourd'hui considéré par les médecins et les chercheurs comme l'un des leviers les plus puissants pour améliorer la santé physique et mentale. Pourtant, comme beaucoup de choses bénéfiques, l'activité physique peut aussi dans certains cas basculer dans l'excès. Certaines figures emblématiques montrent à quel point le sport peut transformer une vie. L'exemple, vous le savez à chaque fois que je parle d'Arnold Schwarzenegger, est particulièrement parlant. Né dans une petite ville autrichienne, il découvre très jeune la musculation et décide que le sport sera le moteur de son existence. Cette discipline quotidienne lui permettra non seulement de devenir l'un des culturistes les plus célèbres du monde, mais aussi de bâtir une carrière d'acteur à Hollywood, puis de gouverneur en Californie. Dans son cas, le sport a été un levier extraordinaire de transformation personnelle. Et sur le plan scientifique, les bénéfices de l'activité physique sont aujourd'hui incontestables. L'Organisation mondiale de la santé rappelle que l'inactivité physique est l'un des principaux facteurs de risque de mortalité dans le monde. Elle estime même que près de 5 millions de décès par an pourraient être évités si la population mondiale était plus active physiquement. De nombreuses études montrent qu'une activité physique régulière peut réduire en effet de 20 à 35% le risque de mortalité prématurée, notamment en diminuant le risque des maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de certains cancers ou encore de troubles anxieux et dépressifs. Les chercheurs de l'université d'Harvard ont également montré que les personnes physiquement actives peuvent vivre entre 3 et 7 ans de plus en bonne santé que les personnes sédentaires. Autrement dit, le sport agit presque comme un véritable médicament naturel. Il stimule la circulation sanguine, renforce le système immunitaire, améliore la qualité du sommeil, régule les hormones du stress et favorise la production d'endorphines, ces fameuses hormones du bien-être qui contribuent à l'équilibre émotionnel. Et pourtant, comme souvent dans la vie, ce qui est bénéfique peut aussi devenir excessif. Car il existe un moment où la pratique sportive ne relève plus seulement du plaisir, de la santé ou de la discipline, mais commence à basculer vers quelque chose de plus compulsif. Les spécialistes parlent alors de bigorexie, que l'on appelle aussi addiction au sport. Ce phénomène correspond à une dépendance comportementale dans laquelle l'activité physique devient une nécessité psychologique incontrôlable. La personne ressent un besoin irrépressible de s'entraîner, parfois malgré la fatigue, malgré les blessures ou malgré les conséquences sur sa vie personnelle. Les recherches estiment qu'environ 3 à 5 % des sportifs réguliers pourraient présenter des signes d'addiction à l'exercice physique. Pour évaluer cette dépendance, les psychologues utilisent notamment un questionnaire scientifique appelé « Exercices addiction inventorés » développé par le chercheur britannique Mark Griffiths qui est spécialiste des addictions comportementales. Ce test repose sur plusieurs indicateurs. Le besoin compulsif de s'entraîner, la difficulté à réduire la pratique sportive, l'irritabilité lorsqu'on ne peut pas faire de sport, ou encore la tendance à continuer malgré des blessures ou des impacts négatifs, comme on l'a dit sur la vie perso. Le paradoxe, c'est que cette addiction touche souvent des personnes extrêmement disciplinées, motivées et performantes. Au départ, le sport procure une sensation de contrôle, de maîtrise et de bien-être. Mais lorsque l'entraînement devient la seule manière de se sentir bien, la frontière entre passion et dépendance commence à se brouiller. C'est alors que certaines personnes ressentent vraiment une forme d'anxiété ou d'irritabilité lorsqu'elles ne peuvent pas s'entraîner. D'autres vont continuer malgré l'épuisement physique ou les blessures. L'objectif du sport qui était de trouver un équilibre commence alors à fragiliser le corps mais aussi l'esprit. Les neurosciences expliquent en partie ce phénomène par les circuits de récompense du cerveau. La clé, on le sait, c'est d'essayer d'être équilibré, mais ces personnes n'y arrivent pas. Le sport, malgré tout, demeure l'un des piliers fondamentaux de la santé physique et mentale. Les études montrent qu'une activité physique modérée, environ 30 minutes de marche rapide par jour, peut déjà améliorer significativement la santé globale. Le sport, vous le savez, améliore la concentration, renforce la confiance en soi, diminue certains symptômes de dépression et contribue même à ralentir certains processus du vieillissement cérébral. Donc on fait du sport pour se sentir vivant, pour prendre soin de son corps, pour se dépasser bien sûr, mais aussi pour libérer son esprit. Mais faire du sport pour se punir, pour compenser ou pour fuir une pression intérieure permanente, c'est une toute autre histoire. Alors si vous pensez être addict au sport, je vais vous poser trois questions. Est-ce que votre pratique vous apporte réellement de l'énergie, du plaisir ? Ou est-elle en fait devenue une obligation difficile à lâcher ? Êtes-vous capable de prendre un jour de repos sans ressentir de la culpabilité ou de l'anxiété ? Et enfin, votre pratique du sport nourrit-elle votre équilibre global, c'est-à-dire votre santé, vos relations, votre énergie ? Ou commence-t-elle à empiéter sur d'autres aspects importants de votre vie ? Vous l'avez compris, ces questions permettent souvent de faire la différence entre une discipline saine et une dépendance silencieuse. Eh bien, j'aimerais quand même vous faire une petite confidence. Il faut savoir que pour ma part, je pratique une activité physique régulière mais vraiment quotidienne. Tous les matins avant de commencer ma journée, je prends un café, j'enfile mes baskets et je pars à la salle. C'est essentiel pour moi, c'est vital, j'en ai besoin pour justement me sentir armée pour commencer ma journée. Mais je ne suis pas addict parce que si malheureusement, et j'ai été blessée il n'y a pas longtemps, je dois faire une pause, eh bien je ne ressens pas d'anxiété. Voilà, vous avez une petite confidence. Alors maintenant pour conclure, parce qu'on ne parle pas de moi dans ce podcast, je m'adresse à vous. Bien sûr, le sport est l'un des outils les plus puissants dont nous disposons pour préserver notre santé, renforcer notre mental et améliorer notre qualité de vie. Alors il ne faut pas s'en passer. Mais malgré tout, comme souvent, la clé ne se trouve pas dans l'excès, elle se trouve dans l'équilibre. Le sport doit donc devenir votre allié et pas le centre exclusif de votre vie. On se retrouve jeudi prochain pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous, prenez soin de votre esprit et de votre corps. C'est une ressource précieuse que vous pouvez garder à portée de main pour vous motiver et vous guider chaque jour. C'était Chantal Labeste, votre coach, mais également une amie qui vous guide vers une vie plus épanouie. Je suis impatiente de vous retrouver jeudi prochain. En attendant, n'oubliez pas, chaque petit pas vous rapproche un peu plus des étoiles. Alors souriez et vibrez, la vie est belle.