Speaker #0Bienvenue dans Happy Flow, le podcast qui réveille votre élan intérieur. Je suis Audrey, sophrologue et coach, et chaque semaine, je vous propose une pause pour respirer, vous recentrer et retrouver ce qui fait sens pour vous. À travers des récits de vie, des réflexions et des outils concrets, ce podcast est une invitation à oser, à vous reconnecter à votre énergie, et à remettre de la joie dans votre quotidien. Installez-vous confortablement. Ici, tout commence par une respiration. Prenez un instant, fermez les yeux si c'est possible pour vous, sinon vous pouvez les garder ouverts. Inspirez profondément par le nez. Retenez un instant votre respiration. et expirez doucement par la bouche. Encore une fois, inspirez, puis expirez. Vous êtes là, dans l'instant présent, ici et maintenant, et c'est tout ce qui compte pour l'instant. Et si ce n'était pas trop tard ? Et si c'était justement le bon moment ? moment. Je sais que cette question traverse l'esprit de beaucoup de femmes entre 35 et 50 ans. Vous savez, quand on se réveille un matin avec ce mélange de fatigue, d'agacement, de désalignement et cette petite voix intérieure qui dit « mais est-ce que c'est vraiment ça ma vie ? » Vous voyez ce que je veux dire ? Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de ces moments de bascule. de ces moments où l'on sent que quelque chose doit changer, même si on ne sait pas encore quoi ni comment. Ce moment, pour moi, il est arrivé il y a plusieurs années. À l'époque, j'étais enseignante dans une super équipe, d'ailleurs spéciale dédicace à mes anciens collègues. Mais malgré ça, il y avait quelque chose qui sonnait faux. J'allais parfois travailler à reculons, le cœur serré, Les classes étaient parfois difficiles, il y avait des enfants en très grande difficulté, et je me sentais impuissante. Le rythme qui était imposé par l'école ne me convenait plus, tout simplement. La priorité au programme et non aux émotions des enfants, ça n'était plus du tout ok pour moi. Dans tout ça, je ne me sentais pas à ma place, je me sentais dans une perte de sens. Et puis dans ma vie, il y a eu un choc, le décès de ma maman. Un an seulement après sa retraite. Un an seulement. Ça a été un électrochoc. Je me souviens encore que je m'étais dit « Je ne veux pas finir comme elle » . Ces mots, ils sont durs. En les prononçant à nouveau aujourd'hui, je me rends compte de l'impact émotionnel que ça avait sur moi à l'époque. Je m'étais dit « Je ne veux pas finir comme elle » . travailler toute ma vie, ne plus y trouver de plaisir, être épuisée parfois dans des moments de tristesse profonde, de découragement, pour m'effondrer juste là un an après la retraite ? Non merci. Ce jour-là a été le déclic et j'ai décidé que je ne pouvais plus continuer comme avant. Je ne pouvais plus continuer à ne pas écouter ce que mon corps me disait depuis un moment. En effet, j'étais stressée. j'avais mal au ventre, j'avais mal au dos, parfois je faisais même des malaises, des malaises vagos après avoir mangé et puis j'ai décidé enfin de m'écouter. Alors j'ai envie de vous demander, est-ce que vous aussi vous avez déjà ressenti ça ? Ce moment où tout semble tenir en place comme ça de l'extérieur mais en fait à l'intérieur ça ne vibre plus. Peut-être que certaines se sont déjà dit, mais j'ai un bon poste, un bon salaire, je devrais être contente en fait de ce que j'ai. Ou franchement à mon âge c'est trop tard, qu'est-ce que je vais pouvoir faire ? Je ne peux pas tout changer, tout recommencer. Eh bien non, il n'est pas trop tard. Il est peut-être même enfin temps. Parce que peut-être que maintenant vous êtes plus lucide qu'avant, vous vous connaissez peut-être mieux. Vous connaissez peut-être mieux vos besoins, vos limites, où vous êtes en chemin pour mieux vous connaître. Vous avez sans doute déjà traversé des tempêtes dans votre vie. Et gardez à l'esprit que ce sont ces tempêtes qui vous ont forgé et qui ont créé votre force intérieure. Moi aussi, je me suis posé toutes ces questions. Je me suis demandé si je devais arrêter ce métier d'enseignante. que j'avais choisi depuis le début d'ailleurs, c'était pour moi une vocation. Ma mère était prof de français en collège, mon père était prof en génie mécanique en lycée professionnel. J'ai finalement baigné dans un milieu d'enseignant. Et puis en fait, depuis toute jeune, j'aimais les enfants, je voulais leur apprendre, leur transmettre des choses. Bref, je voulais devenir enseignante. C'était vraiment un métier que j'avais choisi, un métier de cœur à l'époque. Il y avait aussi... une sécurité de l'emploi pas négligeable, avec ce salaire fixe tous les mois, des vacances scolaires quand même généreuses, il ne faut pas l'oublier, malgré la charge de travail et la fatigue quotidienne. Mais tout plaquer, tout recommencer, c'était un enjeu, c'était un défi. Je me posais en effet toutes ces questions. Mais comme je vous l'ai dit, la mort de ma mère a été un déclic. Est-ce que j'ai envie de vivre une vie où je ne trouve plus de sens ? En espérant, en tenant jusqu'à la retraite. Vous savez cette fameuse phrase de « je profiterai quand je serai à la retraite » ? Non mais en fait, moi ma mère, elle n'a pas profité du tout en fait. Un an après la retraite, elle est morte. Et ça, je ne voulais pas de ça pour moi, ni pour ma fille d'ailleurs, que j'éduque dans ce sens-là. Le fait de choisir quelque chose qui la fait vraiment vibrer. et d'accepter que dans une vie, on peut avoir plusieurs métiers et c'est OK. Pour moi, c'était une question de survie, de faire ce choix. Alors bien sûr, je me suis posé des questions. Qu'est-ce que j'allais faire ? Qu'est-ce que j'avais envie de faire en fait ? Parce que finalement, j'ai étudié toute mon enfance, toute ma jeunesse. Je suis passée des bancs de la fac aux bancs de l'IUFM. L'UFM, c'est l'école pour les enseignants à l'époque, ça s'appelait comme ça. Je n'avais connu que le milieu de l'enseignement, j'étais formée à rien d'autre. Qu'est-ce que je pouvais bien faire ? J'ai commencé à poser des questions autour de moi, à mes amis. Qu'est-ce qu'ils percevaient de moi finalement ? Qu'est-ce qu'ils aimaient en moi ? Qu'est-ce qui se dégageait de moi ? Et ce qui est vraiment ressorti à plusieurs reprises, c'est ma douceur. mon écoute, mes conseils. Je crois que j'ai toujours été douée pour écouter les gens, pour prendre soin d'eux, pour les orienter, pour les guider sur leur chemin. Je me suis d'abord posé la question de devenir psychologue, de reprendre des études plus longues en psychologie, en retournant à la fac. D'ailleurs, je me souviens qu'à l'époque, j'avais fait une validation des acquis d'expérience. J'avais déposé un dossier dans une fac en présentiel d'abord. Et puis comme il n'y avait plus de place, j'ai fait les démarches pour m'inscrire dans une fac à distance. Mais en fait, quelques semaines après, ils ont fermé la filière. Bref, clairement, ça n'était pas fluide du tout. Je me suis alors demandé si j'avais vraiment envie de reprendre des études aussi longues pour devenir psychologue. Est-ce que je serais capable de tenir aussi longtemps le fait de travailler à la fois en tant que prof à l'école et en même temps de me former sur des années ? Et je me suis alors dit qu'une formation certifiante, ça serait mieux pour moi dans ma situation. Je me suis alors intéressée à des métiers qui pouvaient être en lien avec le métier de psychologue. Et j'ai découvert la sophrologie, un petit peu par hasard en fait. J'ai décidé de prendre une séance avec une sophrologue pour me rendre compte de ce qu'était ce métier tout simplement. Et pour savoir si ce serait un métier que je me verrais faire dans les prochaines années. J'ai donc testé une séance, ça m'a beaucoup plu. Je lui ai posé des questions sur son parcours, son école de formation. Et puis, parce que je fonctionne comme ça, dans l'élan, juste après cette séance, je me suis dit, voilà, c'est ce métier que je veux faire. Je me suis donc mise à la recherche d'une école de formation qui pouvait me convenir en accord, bien entendu, avec mes valeurs et mes besoins. Je voulais une formation longue, diplômante. avec ce qu'on appelle un RNCP, donc une certification reconnue par l'État. Et c'est tout naturellement... que je me suis tournée vers une formation auprès de l'école du Sénato à Paris, dans le 10e arrondissement. Me voilà partie pour une formation de 18 mois, une formation longue, mais pas trop, tout en continuant d'enseigner à plein temps. La semaine, j'étais en classe, et puis le week-end, j'étais en formation sur Paris. Je dois bien avouer que cette période était assez intense avec une enfant en bas âge. mon travail de prof, les révisions, mais franchement, ça valait le coup. Ça valait le coup de croire en ce nouveau projet que je mettais en œuvre pour moi, en place pour ma vie et dans lequel j'allais m'épanouir. Aujourd'hui, je me suis créée une vie professionnelle qui est plus alignée avec celle que je suis. Et même si ce n'est pas facile d'être entrepreneur, ce sera le sujet sans doute d'un autre épisode. Pour rien au monde, je ne reviendrai en arrière. J'aurais pu me dire que ce n'était pas le bon moment, que je n'allais pas recommencer une reconversion de vie alors que j'avais la sécurité de l'emploi, un bon salaire, des vacances. C'est vrai que j'avais un certain confort de vie, je ne vais pas le nier, mais clairement, je ne pouvais pas continuer comme ça. Je ne pouvais pas continuer à éviter, à ne pas entendre les signaux de mon corps. Je ne voulais pas continuer sur ce rythme. Et j'avais envie d'être plus épanouie, d'être plus heureuse au quotidien et de ne pas me réveiller avec cette boule au ventre et cette sensation que je subissais mon travail. Alors peut-être que vous vous dites, oui, mais moi, je ne saurais pas quoi faire d'autre. Je ne peux pas tout lâcher comme ça. J'ai des enfants, une maison, un crédit. Et ces questions, elles sont légitimes. Je ne vous dis pas de tout quitter du jour au lendemain, bien entendu. Mais je vous invite simplement à vous écouter, à écouter vos signaux. Prenez le temps d'observer ce qui revient, ce qui vous attire et ce qui vous pèse. Vous pouvez commencer par des petites actions, des petits pas, parce que tout grand changement commence par un soupir, un malaise ou une intuition. Alors là, je vous parle de changement professionnel. mais ça peut être un changement à un autre niveau dans votre vie, peut-être dans votre vie de couple, quelque chose qui ne vous convient plus, que vous voulez modifier, changer, ajuster, dans votre vie de maman, votre rôle de maman, du temps que vous passez avec vos enfants, la manière dont vous vous comportez avec vos enfants, la manière dont vos enfants se comportent avec vous. Ça peut être au niveau de votre hygiène de vie, le sport que vous faites ou que vous ne faites pas, ce que vous mangez, votre alimentation, votre santé. Et bon, bien sûr, le travail aussi. Essayez juste d'écouter. D'écouter s'il y a quelque chose qui crie à l'intérieur et qui a besoin d'être entendu pour ajuster et moduler, pour vous remettre dans cet élan intérieur, dans votre élan intérieur, dans celui qui vous donnera plus de joie et de revenir dans un mode plus happy sans subir votre vie. Si je vous ai raconté tout cela aujourd'hui, c'est pour vous dire que vous avez le droit de ne plus vouloir continuer comme avant. Vous avez le droit d'écouter vos signaux intérieurs et surtout, il n'est jamais trop tard. Peut-être qu'en ce moment, vous vous sentez à l'étroit dans votre vie. Peut-être que vous avez l'impression d'avoir tout pour être heureuse, mais qu'au fond, quelque chose manque. Un souffle. un espace, une énergie. Vous n'avez pas besoin d'avoir toutes les réponses pour commencer. Parfois, il suffit d'un premier pas, d'un souffle, d'un « et si » . Et justement, je vous propose maintenant un tout petit exercice très simple pour poser une première intention. Prenez une posture qui est confortable pour vous. laissez vos épaules se relâcher ainsi que les traits de votre visage vous pouvez soit garder les yeux ouverts soit les fermer si vous pouvez le faire si c'est ok pour vous et puis je vous invite à prendre une grande inspiration par le nez puis à expirer doucement par la bouche encore une fois Inspirez et expirez. Et maintenant, posez-vous cette question intérieurement ou à voix haute si vous le pouvez ou le voulez. Qu'est-ce que je ne veux plus dans ma vie aujourd'hui ? Laissez venir peut-être une image, un mot, une sensation. Puis, qu'est-ce que j'ai envie d'inviter là maintenant ? dans ma vie prenez quelques secondes pour ressentir sans juger sans analyser puis inspirer profondément une dernière fois et expirer par la bouche en relâchant toutes les tensions dans votre visage Vous venez de faire un pas, un tout petit pas, mais un pas vers vous-même. Merci d'avoir écouté cet épisode de Happy Flow. J'espère qu'il vous aura offert une inspiration, une respiration, peut-être même une étincelle pour oser avancer à votre rythme. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager. à laisser 5 étoiles ou un avis sur votre plateforme d'écoute pour faire rayonner ce podcast. Vous pouvez aussi me retrouver sur Instagram pour prolonger nos échanges. Je vous dis à très bientôt et d'ici là, prenez soin de vous tout doucement mais pleinement.