- Speaker #0
Bienvenue dans la saison 2 du podcast de France 4 Naturisme, là où liberté, nature et authenticité continuent de se rencontrer. Pour cette nouvelle saison, je vous amène à nouveau à la rencontre de celles et ceux qui vivent le naturisme au quotidien. Au-delà des clichés, ils nous racontent leur histoire, leurs doutes, leurs déclics et cette sensation unique d'être enfin soi-même au plus près de la nature. Épisode après épisode, vous allez découvrir des parcours singuliers, des moments de partage, des confidences parfois émouvantes, parfois surprenantes, mais toujours sincères. Si cette immersion au cœur du naturisme vous parle, pensez à vous abonner pour ne rien manquer et à partager ce podcast autour de vous. Plus on est nombreux à écouter et plus ces voix porteront le bruit. Prêt à continuer l'aventure ? C'est parti pour la saison 10 ! Aujourd'hui je vous amène sur la pointe du Médoc, entre Pinede, Dune et Océan, dans un lieu né d'un Paris un peu fou au milieu des années 70. Un territoire immense, préservé, pensé pour vivre autrement. Un village naturiste sorti du sable et des pins au bord de l'Atlantique, devenu au fil du temps l'un des lieux emblématiques du naturisme en Europe. Ce lieu, c'est Euronat. Derrière ces 335 hectares de forêt, ces chemins, ces plages, ces maisons disséminées dans la nature, il y a une histoire de vision, de famille et de fidélité à un certain art de vivre. Une histoire commencée par Hubert Lacroix, prolongée ensuite par les siens et enrichie à partir de 88 par la création sur place d'un centre de thalassothérapie naturiste imaginé par sa fille, le docteur Hélène Lacroix. Médecin, héritière d'un lieu singulier, mais aussi actrice de sa transformation, Hélène Lacroix incarne une autre facette d'Auronat, celle du soin, de l'écoute, du corps vécu autrement, dans un rapport plus apaisé à soi, aux autres et à la nature. Dans cet épisode... Elle nous ouvre les portes de son histoire, de sa vision du naturisme, de la thalasso et de ce que représente au fond le fait de vivre un lieu comme Oronate à travers la décennie. Bonjour Hélène.
- Speaker #1
Bonjour Seb.
- Speaker #0
Première petite question, est-ce qu'on se tutoie ou est-ce qu'on se vouvoie ?
- Speaker #1
On peut se tutoyer, sans problème.
- Speaker #0
Bon, très bien. Est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Oui, alors je m'appelle Hélène Lacroix, j'ai dirigé la thalasso depuis 1988, la thalasso d'Oronate. je suis la fille d'Hubert Lacroix et donc c'est avec lui que nous avons décidé de créer une Thalasso en 1988
- Speaker #0
Quand on pense à Ausha si on s'intéresse un petit peu à l'histoire du lieu quand on pense à Ausha on pense à un lieu déjà immense, c'est ce qu'on voit quand on arrive, quand on peut voir des images sur internet, presque un petit monde en soi toi ça a été quel était ton tout premier lien avec cet endroit ?
- Speaker #1
Alors, mon tout premier lien, c'est, moi déjà, je suis née dans le coin, donc la plage, on connaît, le naturisme, on connaît dès le départ, parce que sur la côte atlantique, il suffit de marcher un peu, il y a des plages sauvages, et donc moi j'ai l'habitude de me baigner nue, etc. Ensuite, j'ai été bercée, bon, Euronat a ouvert en 1975, et donc mon père, évidemment, en parlait beaucoup à la maison, donc Donc... J'ai été bercée un peu par l'évolution de Ausha, etc. Ensuite, j'ai fait des études de médecine. J'ai fait diverses spécialisations, santé publique, etc. Hydrologie et climatologie. Et donc, avec mon père, à l'époque, il y avait à peu près 50% d'Allemands qui venaient. Or, les Allemands sont très branchés sur tout ce qui est fango, soins du corps, etc. Donc, il y avait une demande. Et avec mon père, et Jacques Fort qui a été l'architecte de la thalasso, on a décidé de créer une thalasso. Voilà.
- Speaker #0
Ok. Et qu'est-ce que tu peux nous... Du coup, ton père, tu viens de le dire, c'était le fondateur...
- Speaker #1
Alors, mon père, avec Guy Lartigue, qui était le maire de Gréant, et avec Jacques Fort, qui a été l'architecte, en fin de compte, le bureau d'études qui a fait tous les plans pour Renat, a décidé... Enfin, c'était décidé avant 1975, parce qu'il a fallu du temps avant d'avoir les autorisations pour faire ça. Voilà. Et donc... Je crois que mon père était visionnaire. C'était quelqu'un de très ouvert, de très intelligent, de très dynamique. Et donc, il avait au départ une entreprise de travaux publics. Et il avait travaillé à l'époque, il y avait le Club Med, qui avait, après le CHM, un des Club Med. Et donc, il a travaillé avec les pionniers du Club Med, Pierrot Cornu, Guy Ballandian, etc. etc. Et donc, ça lui a donné des idées. Et il s'est dit, tiens, pourquoi pas ? Voilà. Il avait travaillé au CHM aussi. Et donc, il a décidé, il a trouvé un maire qui était OK pour faire que sa commune ait des ressources. Parce qu'on est quand même une des ressources principales de la commune de Grian, qui est une petite commune. Et donc, voilà, c'est comme ça que ça s'est passé.
- Speaker #0
Alors,
- Speaker #1
ça a été long. Ça s'est fait sans capitaux vraiment propres. Ce qui explique l'histoire de Ausha, en fin de compte.
- Speaker #0
Et ce que tu disais au début, donc il s'est inspiré du Club Med, puisqu'il y avait quelque chose à côté ?
- Speaker #1
Oui, dans l'idée de faire un centre de vacances. Et le naturisme, nous, chez moi, comme beaucoup de Landais, comme beaucoup de Girondins, on est naturel. Du moins dans les années, peut-être que ça change un peu maintenant, mais par exemple, quand on arrive de Montalivé, Quand on est sur la route du bord de mer, les surfers se déshabillent sur le bord de la plage. On voit des fesses. Bon, et on n'en est pas mort, je veux dire. C'est ça. Voilà. Donc, c'est vrai que je crois que c'était une bonne idée. En plus, je crois que c'est une clientèle qui est intéressante parce qu'elle est plus cool, elle est plus apaisée. Enfin, moi, par exemple, je déteste aller sur une plage textile parce qu'il y a du bruit, les gens ne sont pas respectueux. On se prend le ballon du voisin, le gamin. Enfin, bon, je veux dire, ce n'est pas du tout ça sur une plage naturiste. donc voilà c'est comme ça que
- Speaker #0
Ausha est né tu penses que c'est pour cette quiétude que ton père a préféré faire quelque chose plutôt de naturiste plutôt que quelque chose de...
- Speaker #1
non mon père était quand même un homme d'affaires aussi donc je pense qu'il y avait non bien sûr donc je pense qu'il y avait surtout qu'il a fallu quand même se battre beaucoup pour avoir les autorisations etc je pense que c'était mais on avait une vision je pense enfin il avait une vision et on a tous une vision de... de tranquillité quand même. Enfin, je veux dire, je crois qu'on dit de temps en temps que Ausha, c'est une bulle, mais c'est vrai et on en a besoin. Parce qu'il y a, bon, je ne dis pas que tout est paradisiaque et merveilleux, mais enfin, quand même, les gens se respectent, etc. Et c'est vrai que quand Ausha a ouvert, donc il n'y avait rien de construit, il y avait juste les bureaux d'accueil, les gens campés en bord de plage sur l'ancienne route des Allemands. Moi, j'étais hôtesse d'accueil. J'ai travaillé l'été un peu comme hôtesse d'accueil. Et bon, c'était sympa. Tout le monde se connaissait, etc. Et je crois qu'à l'époque actuelle, le lien, c'est important. Le lien, le rapport à la beauté aussi. Je crois que c'est quand même ce qui permet de lutter un peu contre la pollution, l'agressivité. Enfin, ce que l'on voit un peu partout.
- Speaker #0
Quand tu disais que tu étais hôtesse d'accueil, quand tu es arrivée à Renat, tu avais quel âge à peu près ?
- Speaker #1
J'avais 18 ans. C'était mes boulots d'été. J'ai gardé des enfants. J'ai été hôtesse d'accueil. Je faisais ça deux mois. Et puis après, à l'époque, on avait quatre mois de vacances. Je partais deux mois en vacances.
- Speaker #0
Et du coup, ça se passait quand même pour toi quand tu avais 18 ans ici à Ausha. C'était quoi tes meilleurs souvenirs ?
- Speaker #1
Je veux dire, à l'époque, c'était un boulot alimentaire, comme le font plein d'étudiants qui travaillent l'été. Donc, je travaillais, je faisais mon boulot, je me disais je vais avoir des sauts et je vais pouvoir partir en Suède si j'ai envie ou au Portugal, et voilà, avec des copines.
- Speaker #0
Et le fait que ça soit ton papa qui dirigeait et toi, est-ce qu'il y a eu des…
- Speaker #1
Non, c'était cool. Enfin, je veux dire, c'était pas du tout… Non, non, non, non, il n'y a pas une hiérarchie. Et même actuellement où on est quand même tous, on travaille ici, enfin, on y viendra peut-être après. Je veux dire, les gens nous connaissent. On est toujours ouvert. Enfin, je crois que, enfin moi au niveau de l'attention, en tout cas j'ai toujours dit ça, une équipe c'est important et tout le monde est important. Je veux dire, si la femme de ménage ne fait pas bien son boulot, on peut avoir un très bon médecin ou un très bon masseur, ça ne va pas aller. Parce que quand on regarde et qu'il y a des toiles d'araignée ou que c'est sale, ça casse un peu l'ambiance. Donc je veux dire, chacun est respectable dans ce qu'il fait.
- Speaker #0
Et quels souvenirs tu gardes de ces premières années à Ornath, toi,
- Speaker #1
à titre personnel ? Alors, des premières années, alors pas de quand j'étais hôtesse d'accueil, parce que des souvenirs, je n'en ai pas beaucoup, je veux dire. Mais après, c'était en 88 que j'ai décidé de… Voilà, donc j'avais travaillé comme médecin, c'est-à-dire que j'avais fait des remplacements, plusieurs mois dans la région. Ensuite, j'ai travaillé un petit peu dans l'industrie pharmaceutique. ce qui ne m'a pas trop plu, parce que la hiérarchie, parce qu'il fallait passer son temps à faire des réunions à Paris, où on perdait notre temps, enfin je veux dire, bon voilà. En plus, enfin bref, ça ne m'a pas trop plu. Et ensuite, mon père m'a dit, est-ce que ça te dirait ? Et là, j'ai dit, oui, ça me plaît. Donc, j'ai fait une formation spécifique, complémentaire, et voilà, et la TASO a ouvert.
- Speaker #0
Et avant qu'on parte du coup vraiment sur la Thalasso, si on reste vraiment sur le lieu. Je suis bavarde. Mais tu as raison d'être bavarde. Est-ce que tu sentais déjà à l'époque, au tout début, quand tu me parles des tentes qui sont au bord de plage, est-ce que tu sentais vraiment que ce lieu, ça allait être quelque chose de plus grand au fur et à mesure ? Est-ce que vous sentiez quelque chose avec ton père ?
- Speaker #1
Oui, je pense que c'était le but au départ. Bon, il est temps. On savait très bien que les caravanes en bord de plage, ça n'allait pas être possible bien longtemps. Je veux dire, l'administration est là et de plus en plus là. Voilà. Mais ce qu'on souhaitait, je pense, c'est quand même garder une atmosphère un peu familiale. Alors, quand je dis familiale, c'est bienveillante. Voilà. C'est-à-dire que, bon, je ne dis pas qu'on tape sur l'épaule de tout le monde. Enfin, ce n'est pas du tout ça, être familial. Enfin, une ambiance familiale, c'est une ambiance… apaisé. Ou par exemple, un petit gamin peut monter sur son vélo et aller chercher à quatre ans du pain et tout le monde le laisse passer. Bien sûr. Je ne dis pas le surveil, mais enfin, s'il tombe, il y a quelqu'un qui va lui dire, voilà, c'est ça. En fin de compte.
- Speaker #0
Et est-ce que tu te rappelles d'un de tes souvenirs ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Si, quand, on va dire, ton père et ses copains ont monté au Ausha, est-ce que... Il y a des difficultés qui étaient récurrentes au début ? Bien sûr,
- Speaker #1
il y avait beaucoup de difficultés. Déjà, ça a été compliqué de pouvoir faire quelque chose, parce que c'était en 1975, donc la loi littorale n'était pas la même que maintenant. Enfin, on ne peut pas faire n'importe quoi. Ça a été vraiment compliqué. Et puis après, c'était aussi pour investir. Quand il y a eu la grande piscine qui a été faite, les premiers... Les premières personnes qui avaient acheté le bungalow ont participé. Enfin, donc, ils avaient un accès gratuit à la piscine. OK. Parce qu'ils ont participé à...
- Speaker #0
Financièrement à la construction de la piscine. Oui,
- Speaker #1
bien sûr, bien sûr.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
C'était... Ben, c'était toujours compliqué. Mon père avait gagé ses biens. Enfin, je veux dire, c'était... C'était une belle aventure. Enfin, je crois que Jacques a dit ça aussi.
- Speaker #0
Oui, exactement. Il en a parlé, oui.
- Speaker #1
Oui, c'était... Bon, c'était... À l'époque, c'était... Ben, c'est... C'était une aventure. Enfin, je crois qu'on pouvait... En même temps, il y avait sur le plan administratif plein de règles, etc. On s'est allé en augmentant. Mais en même temps, c'était les années 80. Donc, les années 80, on avait quand même du dynamisme et envie de faire des choses. Et on pouvait faire des choses.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
On n'était pas... Je veux dire, si on était un peu travailleurs, dégourdis et on avait une idée, c'était bon.
- Speaker #0
Et après, du coup, comme ton père était à l'initiative de ça... Oui. Comment la famille trouve sa place là-dessus ? Parce que quand on a un projet aussi vaste, ça doit prendre énormément de temps. Et donc, comment ? Est-ce que vous l'avez plutôt accompagné ?
- Speaker #1
C'est-à-dire que les choses se sont faites petit à petit. C'est-à-dire que mon père a géré avec les directeurs, avec Jacques Faure, le centre, pendant quelques années. Bon, il est décédé, il était jeune, il avait 63 ans, donc il est décédé en 95. Donc, en 95, c'est posé la question. Donc, Jacques Faure était directeur et s'est posé la question de la suite. Donc, j'ai un frère, on est deux. Avec mon frère, on a repris Euronat et mon mari est devenu le directeur d'Euronat. Et puis moi, entre-temps, j'étais à la Thalasso. Donc, moi, je gérais la partie Thalasso. Au début, j'ai fait aussi le médecin du centre. Voilà. Et puis après, ce n'était plus possible. Enfin, je veux dire, ce n'est pas possible d'être… Quand on est dans une Thalasso, on ne reçoit pas forcément des gens. très malade, où on ne peut pas planter sa consultation pour aller voir quelqu'un qui est tombé, ce n'est pas possible.
- Speaker #0
Parce que justement, pour expliquer aux gens qui ne connaîtraient pas Euronat, on a un gros centre commercial, où il y a tout ce qui se passe. Quand je dis commercial, c'est-à-dire qu'on a des restaurants, un boucher, un poissonnier.
- Speaker #1
Comme Euronat en saison, c'est un peu... une petite ville, parce qu'il y a à peu près 9000 personnes, pas 15000 comme ça a été dit, c'est 9000. Si on compte, on ne peut pas arriver au-dessus. Et évidemment, il y a des restaurants, il y a un bazar pour trouver les bouées pour les petits, etc. Il y a donc plusieurs restaurants, bars, enfin il y a un bar, il y a... Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Il y a un pressing aussi. Pour laver les draps, avec qui on travaille ou on ne travaille pas. Ça dépend des années, de l'attention qu'on a travaillée avec un temps, avant quand notre lingerie était en panne ou des choses comme ça.
- Speaker #0
Après, j'ai même vu qu'il y avait, quand on circule en voiture, j'ai vu qu'il y avait un camion de pompiers.
- Speaker #1
Vous avez un service de pompiers à Euronet ? Oui, ça c'est différent. Non, alors à Euronet, il y a un service, il y a une sécurité de jour et une sécurité de nuit.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc ça c'est actuellement, ça est des choses qui se sont mis en place progressivement, mais c'est vrai que le service de sécurité est plus étoffé qu'il n'était en 60-70. D'abord parce qu'il y a plus de gens, et puis parce que la société évolue aussi, donc on est obligé. Et donc le camion de pompiers, c'est il y a deux ans à peu près, quand il y a eu les grands feux du bassin d'Arcachon. Nous, ici, on a eu un feu qui était... On avait... un pyromane dans le coin qui allumait dans l'été une trentaine de feux. Donc, les pompiers étaient sans arrêt, etc. Et donc, à un moment donné, il y a eu un feu qui s'est déclenché à 5 km de Ausha, à peu près. On a vu les Canadaires faire le plein sur la mer qui était très calme et aller déverser leurs trucs. Et heureusement, les vents ont tourné, les pompiers qui... On a pourtant été sur le bassin d'Arcachon, parce qu'il y avait beaucoup de gens là-bas, ont pu intervenir et donc le feu s'est arrêté. Mais on a été à deux doigts d'être évacués. Ce qui ne nous faisait pas du tout rigoler, parce qu'évacuer 9000 personnes, c'est compliqué. Alors au Ausha, c'est un peu facile, à la différence de la Djenni, parce qu'on a trois possibilités d'évacuation. On a le sud, on a le nord et on a l'est. L'ouest, c'est la plage. Donc, bon, déjà, c'est ça. Mais enfin, et donc là, on a décidé d'acheter un camion de pompier à la retraite, si on peut dire.
- Speaker #0
Oui, parce qu'il est mignon, je trouve. Il est ancien, il a du style.
- Speaker #1
Oui, et puis surtout, je crois, il a 10 000 litres d'eau.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, ça permet, parce que bon, c'est toujours pareil. Tous les feux dans la région, que ce soit Sommos ou comme ça, on sait très bien que quand ça commence, il faut de suite faire quelque chose. On appelle les pompiers. Mais de suite, si on a une bouteille d'eau, par exemple, il faut le mettre. Je veux dire, il faut... Parce qu'un petit feu, c'est facile à éteindre. Un grand feu, c'est terminé.
- Speaker #0
On a vu ce que ça a donné.
- Speaker #1
Donc, c'est vrai que là, on est très attentif. Puis, l'administration, la préfecture et tout ça sont très attentifs aussi au risque d'incendie.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et donc, on a décidé d'avoir... On avait déjà un tracteur avec une citerne avec des litres d'eau. Parce que Ronald, c'est quand même aussi un peu artisanal, des fois, je veux dire. Et là, on a décidé d'acheter ce camion de pompier à la retraite. La sécurité, il y a des gens qui sont compétents pour conduire ce tracteur. Mais enfin, on ne le conduit que dans Ronata. Oui, bien sûr. Et donc, on arrive, s'il y avait un feu qui démarrait, on est dessus.
- Speaker #0
Pour la sécurité du lieu.
- Speaker #1
Et bien souvent, dans ces cas-là, les pompiers arrivent, c'est déjà éteint. Donc ça, c'est une très bonne chose, j'en crois.
- Speaker #0
En tous les cas, on espère qu'il n'y en aura pas. Non, on espère. Il restera là où il est bien.
- Speaker #1
Là, par exemple, il y a une permanence de pompiers à l'hôpital, qui est à quelques kilomètres de Ausha. Ils sont là tous les après-midi, parce qu'il fait chaud.
- Speaker #0
Oui, ça, en ce moment, oui.
- Speaker #1
Après, on essaye aussi de faire de l'éducation. Je veux dire, quand on fume, on évite de fumer dans la pinède.
- Speaker #0
Oui, c'est la logique.
- Speaker #1
Bien sûr. Oui, mais... Mais ici,
- Speaker #0
justement, à Oronate, il y a cette prise de conscience. Parce qu'à l'extérieur, concrètement, même là, en venant en voiture, il y a des idiots qui peuvent jeter des mégots.
- Speaker #1
Je crois que des fois, le bon sens n'est pas là. Et moi, je me souviens avoir fait du vélo sur une pisciclable dans le coin. Bon, avoir vu une jeune femme qui fumait sa cigarette. Donc, je me suis arrêtée. Je lui ai dit, écoutez, c'était il y a deux ans. Il faisait hyper chaud. Vous êtes avec votre cigarette. Alors, très gentiment, elle m'a dit... mais je ne fume pas sur la plage. Sur la plage, c'est interdit de fumer, mais sur la plage, ça ne risque rien. Je veux dire, ah oui, les enfants, s'ils prennent la fumée, mais je veux dire, sur la plage, qu'est-ce que ça risque ? Rien du tout. Par contre, dans les bois, ça risque. Et donc, elle a compris ce que je lui disais. Et je crois qu'il faut expliquer aux gens. Parce qu'on fait des interdictions, mais sans forcément expliquer.
- Speaker #0
Et après, il faut marteler le sujet, entre guillemets.
- Speaker #1
Oui, il faut marteler, il faut essayer aussi de comprendre le bien fondé de ce que l'on fait. On essaye quand même vraiment de sensibiliser les gens. Quand je fais Renate à votre écoute une fois par semaine, ça revient souvent et on martèle. On dit faites attention.
- Speaker #0
Justement, puisque tu me jettes un bâton, Renate à votre écoute, c'est quoi au juste ? Est-ce que tu peux nous expliquer ?
- Speaker #1
Alors Renate à votre écoute, c'est en fin de compte une oreille. C'est un lieu ouvert une fois par semaine, en saison 1 je parle, où j'écoute les gens qui viennent me donner des suggestions, des interrogations, des remarques, des critiques. Je note tout ça, je n'ai pas forcément la réponse, donc je répercute sur les services concernés et ensuite je prends le mail des personnes et je leur réponds. Donc, c'est intéressant parce que ça permet d'avoir un circuit court pour l'information.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Après, c'est un peu toujours les mêmes choses. Les gens, oui, on ne respecte pas, il y a des gens qui ne respectent pas la vitesse, etc. Mais il est bon de redire à chaque fois, la vitesse, par exemple, sur les pistes cyclables de Ausha, c'est 20 km à l'heure partout dans Ausha. Les voitures sur la route, parce que quand on est à 20 km à l'heure, on peut s'arrêter s'il y a un gamin qui traverse. Exactement, oui. Mais je veux dire, avec les trottinettes électriques ou les vélos électriques, c'est pareil. C'est la même chose. Donc, c'est de l'information et en même temps, de la discussion.
- Speaker #0
J'ai l'impression, quand tu me dis ça, tu m'as parlé au début, quand ça s'est construit Euronat. Tu me dis l'histoire de la piscine, les propriétaires qui ont donné de l'argent, qui ont participé. J'ai l'impression qu'on est dans un monde très participatif, où on échange. Oui,
- Speaker #1
c'est peut-être un peu excessif. Je veux dire, tout le monde n'est pas dans le monde des bisounours. Il y a des gens qui ne sont pas contents, qui le disent, etc. Mais ce qu'on souhaite quand même, c'est... Alors, il faut savoir quand même qu'au niveau de la direction, c'est compliqué de recevoir tout le monde. Parce que, je veux dire, la direction, elle fait plein de choses. C'est une petite... entreprise. Hors saison, on est 30-35. Donc, je veux dire, on est au four et au moulin. Moi, quand j'étais à la Thalasso, certes, j'étais médecin, mais je ne faisais pas que ça. Donc, voilà. Donc, recevoir quelqu'un qui n'est pas content parce qu'il a trouvé que le ménage n'était pas bien fait, ils n'ont pas le temps. Donc, le fait d'avoir une petite cellule comme ça où les gens peuvent venir, je crois que c'est important parce que ça désamorce bien des désaccords en fin de compte.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Parce qu'après, il faut expliquer les choses. Ce qu'on aimerait quand même que les touristes comprennent, c'est qu'on ne sort pas les réglementations de notre chapeau comme ça. Tout d'un coup, on dit non. C'est l'administration, les assurances qui font qu'on est obligé de dire si ou ça.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. J'ai l'impression, quand tu me dis ça, qu'il y a de l'écoute et de l'entraide. Quand tu parles du petit garçon qui fait du vélo à 4 ans,
- Speaker #1
Oui, ça c'est... Tu vois,
- Speaker #0
c'est des petits détails, mais qui font que tu as l'impression que c'est, d'un point de vue extérieur bien sûr, que oui, chacun fait attention à l'autre et que... Ça,
- Speaker #1
je crois que c'est le propre des centres naturistes, je veux dire, aller avec un gamin de 3 ans ou de 4 ans qui débute le vélo... A Biarritz, ce n'est pas la même chose qu'à Euronat ou dans un autre centre naturiste.
- Speaker #0
C'est normal parce qu'à Biarritz, ça monte beaucoup alors qu'ici, c'est tout plat.
- Speaker #1
Oui, ce n'est pas que ça. C'est surtout que dans les rues, on ne peut pas mettre de gamins. On est obligé de les tenir.
- Speaker #0
Ça, c'est sûr. Si on s'intéresse un petit peu à ce que tu as créé ici, on va dire, à la Thalasso. Toi, tu es arrivé dans cette histoire avec la porte d'entrée de la médecine.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et à quel moment tu as compris que ta place à Ornath passerait par le soin ?
- Speaker #1
Déjà parce que je suis médecin, donc je veux dire quand on est médecin, c'est logique. Moi, j'aime le soin et j'aime la prévention.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, parce que je pense que la santé, on ne se rend pas compte, on pense à l'argent, on pense à ci, on pense à ça, mais il y a une chose quand même qui est très importante, c'est la santé. Quand on ne l'a plus, on se rend compte que c'est le cas. Et je crois quand même que... L'éducation, l'hygiène, etc., c'est vraiment très important. Je disais souvent quand je travaillais à la Thalasso, le corps c'est comme une voiture. Si vous ne mettez pas la bonne essence dedans, ça ne marche pas. Donc je veux dire, c'est important de ne pas manger n'importe quoi, c'est important de ne pas fumer comme un pompier, c'est important de ne pas consommer des substances toxiques, parce que le corps, on n'en a qu'un, et ça c'est important. donc je veux dire, moi j'ai toujours trouvé que La Thalasso, c'était un lieu d'écoute important pour ça, parce que les gens arrivent. Alors, quand on est parisien, par exemple, on a plein de médecins. On a un médecin pour un gastro, on a une ORL, on a des médecins différents, spécialisés en général. Et je trouve que ça manque d'harmonie entre les différents médecins, et les gens se perdent. Et je crois que c'est important de dire, bon, mais... Il faut faire le point, des fois, et reprendre les choses dès le départ, et se demander qui voir, comment voir, et comment on peut interpréter ce que l'on dit.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Voilà. Et donc, à l'Atalasso, moi, l'avantage, c'est que j'avais des consultations toutes les demi-heures, donc j'avais le temps, et prendre le temps pour écouter quelqu'un, parce que je veux dire, bon, un mètre, enfin... La santé, c'est deux acteurs. Le médecin qui est là pour dire, oui, il faudrait peut-être faire ça ou ça, mais aussi le patient qui, lui, est là et doit se sentir concerné. C'est sa santé à lui. Et il est partie prenante. Et c'est lui qui va faire que ça marche.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Donc ça, c'est très important. Et donc, la thalasso, ce qui est intéressant, c'est que...
- Speaker #0
Je veux dire, c'est un soin avec de l'eau de mer. Donc, l'eau de mer a des qualités, comme les eaux thermales. Je veux dire, c'est une eau chloro-sodique, avec des vitamines, etc. Et donc, ça recharge l'organisme en oligo-éléments. Et ce qui est très intéressant, c'est qu'on a un peu l'impression de vendre du bonheur aussi. On voit les gens arriver fatigués, stressés. Ils se posent, on prend le temps. ils font leurs soins et ils repartent régénérer. Et ça, c'est très intéressant.
- Speaker #1
Justement, puisque tu me parles des gens qui viennent à la Thalasso, en 88, quand tu décides de monter ça, si je ne dis pas une bêtise, c'était un des premiers centres Thalasso ici sur la côte Gironde. En Gironde,
- Speaker #0
il n'y avait pas le centre d'Arcachon, par exemple. Il n'existait pas. Et Moyon non plus.
- Speaker #1
Donc vous êtes les premiers. Et comment est venue cette idée-là ? Alors cette idée,
- Speaker #0
elle est venue parce que il y avait, encore une fois, à l'époque, époque, il n'y avait pas l'euro, il y avait le marque. Donc, les Allemands, ils aiment bien la côte atlantique. Ils avaient beaucoup de sous parce que le marque était par rapport au franc. Donc, il y avait des Allemands. Il y avait à peu près 50. On a accusé Ornade d'être plutôt Allemand. Ce n'est pas vrai. Actuellement, il y a plus de Français que d'Allemands. Mais à l'époque, il y avait des Allemands. Il y en avait pas mal. Il y en avait, oui, bien 50-55%. Et en fin de compte, qui étaient dans les premiers acheteurs de chalets simplement parce qu'ils avaient les moyens. et les Allemands sont très friands de ce qu'on appelle les fangos, c'est-à-dire les enveloppements avec des bouts marines, enfin avec des bouts, pas forcément marines, les bains, les massages, donc ça c'est vraiment, ils font ça régulièrement. Et à l'époque, alors c'est un peu moins vrai maintenant, les caisses de sécurité sociale allemande payaient tous ces soins. Ce qui était, bon évidemment, un plus sur prescription médicale. Ce qui n'a jamais été le cas en France.
- Speaker #1
Et c'est eux, du coup, par exemple,
- Speaker #0
c'est les Allemands qui ont fait un petit peu la demande ? Quand mon père a vu ça, il m'a dit, est-ce que ça t'intéresse de monter une thalasso ? Et moi, j'ai dit, parce que je suis médecin, mais je suis née dans une famille d'entrepreneurs. Donc, je veux dire, j'aime bien l'entreprise. Je crois que c'est intéressant, important. Et donc, ça a débuté la première année 88, il y avait la moitié de la thalassou construite. Et la deuxième année, la deuxième partie, donc ça fait à peu près 1500 mètres carrés d'installation.
- Speaker #1
Au tout début, il y avait quoi du coup ? Tu avais le bassin et les salles ?
- Speaker #0
Au tout début, il y avait les bains, il y avait les enveloppements, mais en plus réduit. Le cabinet médical, il y avait aussi, je crois qu'on n'avait pas la piscine, je crois qu'on l'a eu en 89. Ok. Et la piscine a évolué dans le temps. Au départ, c'était une piscine qui était hors sol, en dur, mais hors sol. Et après, elle a été dans le sol, etc. Je veux dire, ça a été... Oui, une évolution. Oui.
- Speaker #1
Bien sûr. Et à l'époque, associer naturisme avec la médecine, du bien-être, et Thalasso, ce n'était pas nécessairement hyper répandu, on va dire. Non, non, non.
- Speaker #0
Dans le monde naturiste, le seul centre... Maintenant, il y a des spas. il y a une note à l'assaut mais il n'y a pas de médecin donc c'est vrai qu'à l'époque c'était un plus parce que les gens ça les sécurise tout simplement mais est-ce que tu avais l'impression d'être un peu pionnière dans le truc ? non enfin je ne me suis jamais posé la question je dois dire non je ne me posais pas la question non parce qu'au final comme vous étiez tous les deux non ce qu'il faut savoir c'est que les et... La thalasso, c'est aussi de l'empirisme. Je veux dire, il n'y a pas... C'est comme le tourisme. Pour savoir ce qu'il faut faire dans le tourisme, il faut aller dans des centres, voir ce qui se passe, etc. La thalasso, c'est pareil. Et par exemple, quand j'ai décidé de faire des... Parce qu'au début, c'était dingue. Je veux dire, si on faisait des applications de bouchotte dans le dos, on avait une lampe infrarouge qui chauffait pour que ça soit chaud, etc. C'était beau. Et très vite, je suis allée dans différents endroits, etc. Et par exemple, j'avais fait une telle assaut à La Bolle, je crois, ou Saint-Jean-de-Mont. Et ils utilisaient des… Alors, en médecine thermale, on appelle ça des péloïdes, c'est-à-dire des bouts qui sont maturés dans de l'eau thermale. D'accord ? Ils utilisent ça. Et moi, je me suis dit, mais on pourrait faire la même chose, en fin de compte. Donc, nous, à l'époque, on avait une argile marine. Maintenant, on l'achète, mais bon. Cette argile, on pourrait la maturer avec des algues, puisque le fait de la maturer dans de l'eau thermale, ça crée des algues. Enfin, il y a des algues qui se mettent. Et l'intérêt, c'est que la boue, elle garde l'humidité. elle est beaucoup plus onctueuse, elle garde l'humidité. Or, pour traiter les douleurs, ce qui compte, c'est la chaleur et l'humidité. C'est les deux. Et on a fait ça, et voilà, c'est de l'empirisme. Je veux dire, on se dit, tiens, qu'est-ce qu'on peut faire ? Pourquoi on n'essaye pas ça ?
- Speaker #1
On fait des tests et on voit comment ça évolue.
- Speaker #0
Tout à fait. Évidemment, en accord avec nos fournisseurs. Je veux dire, longtemps, on a travaillé avec Science et Mer, qui était un laboratoire C'était une biochimiste qui l'avait créée. Et je veux dire, ça se passait très bien. On savait ce qu'on mettait, on savait ce qu'on avait. On avait toute la traçabilité.
- Speaker #1
C'est important quand même aussi. Au début, ce n'était pas banal d'avoir un centre de thalasso dans un lieu naturiste. Deux choses qui n'étaient pas banales à l'époque. Selon toi, le rapport aux soins quand on est naturiste, est-ce qu'il est différent ou pas ? Au soin, au corps ?
- Speaker #0
Oui, alors je crois qu'on ne fonctionne pas tout à fait comme une thalasso naturiste, c'est-à-dire qu'on est plus cool sur les horaires, déjà.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Ça ne veut pas dire qu'on peut venir n'importe quand. Mais par contre, au lieu d'avoir un créneau, par exemple, si un soin dure 18 minutes, de dire à 19, vous devez être à tel endroit. Nous, on donne demi-heure à chaque personne. Donc ça permet quand même de se poser un peu plus. En plus, on est quand même un centre de thalasso à taille humaine. Notre capacité maximale, c'est 60-65 personnes jour sur 7 heures d'ouverture. Donc ça, c'est important. et puis après moi je crois le fait qu'on soit une petite équipe c'est un peu Ça permet à tout le personnel de comprendre qu'en fin de compte, les gens, quand on fait un enveloppement, on ne fait pas un enveloppement sur un morceau de viande. On fait un enveloppement sur une personne. Donc ça, c'est particulier quand même. Donc il faut avoir un rapport à la personne et un rapport au corps. On est là pour faire bien son travail et pour que les gens ressentent du bien-être. Et ça, je crois que des fois, dans les thalasso textiles, c'est un peu l'usine. Comme dans ce qu'on a beaucoup reproché aux stations thermales.
- Speaker #1
je veux dire les stations thermales c'est vraiment l'usine mais est-ce que du coup tu penses que le fait d'avoir un corps nu tout simplement est-ce que le rapport il est différent ?
- Speaker #0
le rapport je veux dire tous les gens qui ont fait une thalasso par exemple textile et une thalasso naturiste ils savent que mettre un maillot pour un massage c'est pas top ni les petites culottes que l'on donne c'est infernal ils savent aussi que passer d'un soir à l'autre en remettant le maillot mouillé c'est pas très agréable voilà bon c'est ça et
- Speaker #1
est-ce que tu penses que quelqu'un qui pratique le naturisme il fait beaucoup plus attention à son corps et à son...
- Speaker #0
je pense que le public naturiste est quand même un public au départ qui apprécie l'environnement, l'espace. Et donc, il fait un petit... Alors, je ne dis pas que tout le monde mange bio et ce n'est pas ça, mais enfin, il essaye quand même de faire... Du moins, il est conscient de certaines choses.
- Speaker #1
Quand tu dis qu'il est conscient de certaines choses, c'est-à-dire qu'il fait un petit peu plus d'attention... Des fois, on se dit que tu ne devrais plus écouter ton corps. Est-ce que tu penses que du coup, les gens qui sont natus font beaucoup plus d'attention à ce truc-là ? Moi,
- Speaker #0
je crois que oui. que le contact avec la nature, avec l'environnement, fait qu'on fait plus attention à ce qu'on ressent. Oui, tout à fait. Je le crois. Peut-être que c'est un peu utopique, mais je le crois.
- Speaker #1
Tu as le droit de le croire. Comment tu définirais l'esprit de la thalasso de Ausha aujourd'hui ?
- Speaker #0
L'esprit de la thalasso de Ausha aujourd'hui, je pense que L'esprit que j'ai essayé d'inculquer reste toujours. C'est-à-dire que ça reste quand même familial. On tient compte des personnes, de leurs demandes, de ce qu'ils veulent, etc. On est accueillant et on garde le souvenir quand même que l'on vend du bonheur. Ce qui est valorisant pour tout le monde, pour la personne qui reçoit, mais pour celle qui donne aussi. Je veux dire, ça, c'est très important. Il faut quand même... Je veux dire, quand je travaillais à la Thalasso, ce qui était amusant, c'est que par exemple, les gens qui avaient un parcours médical très lourd, comme mettons un tétraplégique ou un paraplégique plutôt, parce qu'un tétraplégique, c'est compliqué de le mettre dans la piscine, un paraplégique, bien souvent, ils ne voulaient pas me voir. Non, parce que je veux dire, ils ont un parcours médical tellement lourd que des fois, ça fait tellement de bien de se dire, on va me masser tranquille. Donc moi, je les voyais dans le couloir où on me disait, je disais, oui, oui, mais je comprends très bien. Je comprends très bien qu'on n'ait pas envie. On a une sclérose en plaques, on est en fauteuil roulant. Se faire masser en détente, ça fait du bien aussi. Plutôt que le traitement médical ou le kiné. Qui manipulent non-stop. Oui, voilà.
- Speaker #1
Et quand on se balade, on voit quand même que la thalasso, elle est intégrée. Oui, la thalasso, elle est intégrée.
- Speaker #0
Elle est à côté des tennis, à côté du centre de la piscine, à côté du centre commercial aussi.
- Speaker #1
Et puis, ce que je veux dire par là, c'est qu'elle est entourée de pain.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Elle est plutôt très calme.
- Speaker #0
On a gardé, on a essayé de garder le contact avec l'environnement, c'est-à-dire d'avoir, non pas des petites cellules. en sous-sol, comme des fois, mais d'avoir un peu des fenêtres ouvertes sur les pins.
- Speaker #1
Quand tu parles justement de l'enveloppement, c'est vrai qu'on a des grandes...
- Speaker #0
C'est pas l'enveloppement, c'est un enveloppement. Un enveloppement, pardon, excuse-moi. C'est plus tard,
- Speaker #1
mais c'est pas nous. C'est pas faux. C'est vrai qu'il y a des fenêtres qui donnent directement l'air à l'extérieur et on ne se sent pas enfermé dans une cellule.
- Speaker #0
Je crois que c'est important quand même 2 garder. Alors évidemment, ce n'est pas faisable pour tout. Par exemple, les massages, ça fait bien longtemps qu'on fait des massages dans un espace fermé. Parce que quand on se fait masser, il ne faut pas entendre le bruit à côté, etc. Mais il y a quand même des fenêtres vers l'extérieur. Je pense que c'est important pour les gens qui se font masser. C'est important aussi pour le personnel. Parce que, je veux dire, on a tous besoin de lumière et la lumière, ça reste quand même important.
- Speaker #1
C'est ça. Mais justement, est-ce que tu penses que le fait que le quand je parlais des pins, du cadre, est-ce que tu penses que le cadre, comme il y a Oronate, c'est vrai que c'est quand même majoritairement très calme, tu as l'océan à deux pas, tu es au milieu des pins, est-ce que c'est pas déjà ça le premier soin en fait ?
- Speaker #0
Bien sûr, le premier soin de la Thalasso, c'est l'air marin. Quand on dit qu'on fait une Thalasso à Bordeaux, c'est pas vrai, on fait pas de Thalasso à Bordeaux parce qu'il n'y a pas d'eau de mer, déjà, il n'y a pas l'air marin. Donc le premier soin, c'est le... l'air marin avec tout cet aérosol de ions positifs, négatifs, etc. Après, c'est le calme. Alors, pourquoi la thalasso en bord de mer ? Parce que la mer, quand elle est à 20-22, c'est très agréable, c'est vivifiant, etc. Mais il n'y a pas de pénétration des oligo-éléments. Parce qu'il faut quand même que, pour que les oligo-éléments pénètrent la peau, il faut une certaine température que l'océan, ici, n'atteint pas. pas. Ils vont à 30, 33, 32, 30 degrés, 33 degrés. Bon, c'est pas... C'est pas suffisant. Non, c'est pas ici.
- Speaker #1
Là, du coup, à la thalasso, ça monte à combien, du coup ?
- Speaker #0
Alors, dans les bains, ils sont en général... Alors, ça dépend un peu de la température extérieure. S'il fait très chaud, bon, ils sont un peu plus froids que s'il fait froid. Mais c'est aux alentours de 35 degrés.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Les enveloppements, c'est plutôt voilà, 35 degrés. La température... Enfin, à partir de 33 degrés, il y a un échange au niveau de la... peau. Et quand on fait des bouts marines, on les fait plus chaudes. On les fait à 40 degrés. Ce que les gens supportent. Sinon, on attend que ça refroidisse un peu. Mais quand on l'applique, on attend et on y va doucement et progressivement.
- Speaker #1
D'accord. Toi qui as connu du coup la thalassa depuis les débuts, est-ce que tu as vu une évolution des soins ou est-ce que la demande des clients a évolué ?
- Speaker #0
L'évolution, elle est importante. C'est-à-dire qu'au début et jusque dans les années, je dirais 2000, à peu près. il y avait beaucoup de gens qui faisaient des cures de thalasso, qui avaient des forfaits de soins sur plusieurs jours.
- Speaker #1
Même ici ?
- Speaker #0
Ah oui, pour recharger l'organisme en oligo-éléments. Parce que bon, c'est pareil, quand je fais un massage, ça va me détendre, mais ça ne va pas durer toute l'année. Quand je fais un enveloppement, un bain, c'est pareil, ça va me détendre, ça va me faire du bien, mais ça ne va pas. Alors que si on fait plusieurs jours de soins en début, par exemple... À l'automne, par exemple, les gens disent qu'ils passent un bien meilleur hiver parce qu'on a rechargé l'organisme en oligo-éléments. Donc au niveau immunitaire, on n'est plus… Mais ça, ce n'est pas dans l'ère du temps. L'ère du temps, maintenant, c'est le spa. Donc, c'est le soin du corps. Il faut que je me fasse masser. Voilà, c'est ça. Donc, ça, c'est l'évolution. Il y a toujours des gens qui font des cures de thalasso, mais il y en a qui ne sont pas pris en charge par la sécu. Je précise, quand je dis cure, c'est les forfaits thalasso. Oui, bien sûr. Mais par contre, il y a aussi beaucoup de soins à l'unité maintenant qui sont des soins plus spa.
- Speaker #1
D'accord. Et vu que je sais que le... Il y a des gens qui y vont à l'année ici ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
La thalasso est ouverte à l'année ou non ?
- Speaker #0
Non, pas du tout. D'abord, on a des locaux qui sont difficilement chauffables l'hiver. Ensuite, c'est difficile d'en ouvrir une partie sans ouvrir l'autre. Ça, c'est compliqué. C'est aussi quand il y a un problème au niveau de la prise d'eau en mer, parce que ça arrive quand même, c'est souvent l'hiver.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
ou s'il y a un problème électrique, je me souviens, le puits glace comme ça, où il n'y a plus de fil électrique. Bon, s'il n'y a plus de fil électrique, il n'y a plus d'électricité. Donc, la thalasso, elle ne fonctionne pas. Voilà. Donc, nous, on est ouvert début avril et on ferme fin octobre.
- Speaker #1
D'accord. Donc, si on veut faire une petite thalasso avant de passer l'hiver, il faut venir en automne.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Voilà. Tout à fait.
- Speaker #1
Qu'est-ce que, dans ta pratique, ce lieu t'a appris sur le corps humain ? que tu n'aurais peut-être pas pu apprendre ailleurs ?
- Speaker #0
Je crois que moi, dans ma pratique, ce qui était très important, c'est d'avoir le temps. D'avoir le temps de consulter. Je veux dire, j'ai beaucoup de confrères qui travaillent comme médecins généralistes. Un des gros problèmes maintenant, c'est qu'ils n'ont pas le temps. Je veux dire, un diagnostic, ça ne se fait pas forcément en trois minutes. Ça se fait parce que la personne discute. Quand elle discute, On décrypte et on se dit, voilà. En plus, moi, j'ai une formation d'homéopathie. Donc, je veux dire, pour moi, le corps est entier. Ce n'est pas qu'un organe ou qu'un… Tout se relie. Et donc, je veux dire, pour ça, il faut du temps. Et moi, c'est vraiment ce qui m'a plu dans ce que j'ai fait. C'est d'abord de voir que j'étais efficace. Parce que, comme médecin, j'aime bien l'efficacité. Évidemment, comme tous les médecins, on aime bien que ça marche. et puis d'avoir du temps, de donner un peu d'espace aux gens pour qu'ils puissent aussi s'exprimer et comprendre certaines choses, des fois aussi donc le plus grand luxe c'est le temps ouais tout à fait et ça je crois qu'aucun de mes confrères peut dire le contraire je pense que tout le monde court après le temps et c'est le temps et c'est la globalité de l'individu Je crois que quand on dit tel examen sera fait par telle infirmière, tel machin, tel truc, c'est bien quand c'est des examens très techniques. Mais on ne peut pas couper le corps. Parce que si on coupe le corps en différents segments, on va rater quelque chose. Vraiment.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Parce que je veux dire, souvent, il y a une raison. Si on prend par exemple un enfant, quand il est malade, l'hiver, un petit, il est toujours malade pareil. Il commence toujours par une rhino et ça va se terminer en bronchite. Ou alors il fait des otites. Toujours, je veux dire.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc ça, c'est important quand même de se dire, le corps, il est entier. Et chacun est différent. On ne soigne pas pareil un gamin qui fait des otites à répétition d'un gamin qui fait des bronchites à répétition. Ce n'est pas le même terrain. Voilà.
- Speaker #1
C'est très bien. Si on sort un petit peu de la thalasso, déjà juste une première question pour toi, comment tu définirais le naturisme ?
- Speaker #0
Alors le naturisme pour moi, c'est un peu la liberté. C'est-à-dire j'ai le droit d'être nue, j'ai le droit d'être habillée si j'ai envie ou si j'ai un coup de soleil, j'ai le droit de mettre un t-shirt, mais c'est la liberté. Après c'est la liberté par rapport au regard des autres. C'est-à-dire que bon... Tout le monde est à peu près pareil. Sur une plage naturiste, tout le monde a en général deux bras, deux jambes, une tête. Et ça, je crois que c'est très important. Parce qu'on est vraiment dans un monde du montré. Et je veux dire, le monde du montré, ce n'est pas le monde réel. Et moi, par exemple, je me souviens en Thalasso, quand il y avait des gens qui venaient de l'extérieur, par exemple, qui étaient obèses, elles me disaient, ici, on peut se déshabiller. personne ne nous regarde, je n'ose pas aller à la piscine parce que tout le monde va me regarder et ça je veux dire, on a tous été beaux et jeunes, mais on sera tous vieux et moches, et donc ça c'est non mais je veux dire...
- Speaker #1
Il y a des corps vieux qui sont beaux oui,
- Speaker #0
bien sûr, non mais ce que je veux dire c'est qu'on est moins beaux que quand on a 25 ans donc ce qui est vrai c'est que bon, mais on a tous le droit de vivre et d'exister Donc, la tolérance, c'est important. Et moi, je crois que pour moi, le naturisme, c'est ça. C'est l'esprit de tolérance, la liberté et l'esprit de tolérance. Le respect de l'autre. Tu ne penses pas comme moi, oui, mais je peux t'écouter. Je peux entendre ce que tu dis. Je ne suis pas d'accord, je ne suis pas d'accord. Mais voilà, pour telle et telle raison, parce que j'ai des raisons. Ça ne vient pas pareil, ça ne sort pas de mon chapeau. Tu, ben tu, enfin je ne sais pas, tu veux... Enfin, voilà, tu es gros, tu as eu un cancer du sein, tu as eu une même éctomie, tu as le droit d'exister.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Parce que peut-être que ça va m'arriver à moi aussi. Et ça, je veux dire, bon, c'est la tolérance. Parce qu'on est dans un monde quand même où, justement, avec les réseaux et tout ça, je pense, la tolérance, on ne sait plus faire. Et c'est quand même ce qui permet le bien-vivre en forme. Ça,
- Speaker #1
c'est sûr.
- Speaker #0
Donc, ces valeurs humanistes, je crois qu'ils sont importants.
- Speaker #1
Justement, tu parles beaucoup des réseaux sociaux.
- Speaker #0
Oui, je parle beaucoup, non ?
- Speaker #1
Si, tu en parles. Sur le côté, justement, je me montre, je suis là à tel endroit. Est-ce que tu trouves que le naturisme ou les naturistes sont à cette philosophie-là ou pas du tout ? C'est-à-dire du m'as-tu vu ? Pas du tout.
- Speaker #0
Je pense que non. Je pense que non. Moi, je suis un très bon exemple pour les réseaux, parce que je n'y vais pas. parce que je ne supporte pas les photos d'orthographe, je ne supporte pas la haine déversée comme ça pour rien, enfin je veux dire, et des trucs qui n'ont ni queue ni tête. Donc je suis un mauvais exemple par rapport à ça, mais pour ces raisons-là, je veux dire, pour moi, discuter ou échanger, c'est pour être un peu constructif, ou pour que ça se fasse en tout cas dans la bienveillance. Et je trouve que les réseaux manquent beaucoup de bienveillance. Après, l'image, c'est mon image, c'est à moi, ce n'est pas à vous. Ce n'est pas ton corps, mon choix, ce n'est pas ça. C'est mon corps, mon choix.
- Speaker #1
Si on s'intéresse un petit peu au futur, en dehors des réseaux sociaux, bien sûr. Euronat, on a parlé que ça s'est construit...
- Speaker #0
C'est une structure familiale, pour l'instant, avec des capitaux familiaux, puisque c'est une... société familiale. Et là, je dois dire qu'on est très heureux parce que une de nos... Enfin, on a deux enfants, mais une de notre fille et son mari reprennent la suite. Donc, on est là pour les accompagner. Et on est heureux de ça parce que je veux dire... Bon, on n'est pas sans savoir que la plupart des centres naturels, c'est quand même des lieux très privilégiés, donc qui déclenchent beaucoup d'envie Et... auprès, par exemple, des fonds d'investissement, etc. Parce que, bon, des lieux comme ça, comme Euronet, par exemple, avec 335 hectares de pinèdes, 1,5 km de plage, c'est plus possible. Ça ne peut plus exister. Donc, ça déclenche beaucoup d'envie de droite et de gauche. Mais on n'a pas... Enfin, je veux dire, nous, on est attachés au lieu et à l'esprit du lieu aussi. Et donc, tant que ça peut durer comme ça, ça peut...
- Speaker #1
que ça dure. Mais comme tu dis, c'est la troisième génération qui va prendre le flambeau.
- Speaker #0
Et ça, je veux dire, on est contents. Franchement.
- Speaker #1
Mais justement, moi je pose la question, dans cette continuité familiale, comment tu arrives à faire évoluer ce lieu pour pas qu'il reste figé dans le temps ?
- Speaker #0
Parce que quand il y a une continuité familiale, il y a automatiquement des gens plus jeunes qui arrivent. Et que les gens plus jeunes, ils n'ont pas du tout la même... Enfin, je veux dire, ils voient les choses différemment. Ils évoluent, ils sont de leur temps. Et c'est normal. Donc ça, c'est... Je veux dire, moi, par exemple, la thalasso, comme je l'ai vue, c'était avec mon côté médecin, c'était avec un côté... Je ne dirais pas 68 ans, parce qu'en 68, j'avais 10 ans. Donc, bon, voilà. Mais je veux dire, avec une certaine optique sur le respect des gens, l'envie de la convivialité, etc. ça j'espère que ça va rester je pense que ça va rester parce que nous avons quand même élevé nos enfants comme ça mais après ils ont d'autres ils sont soumis à plein de contraintes aussi et ça va évoluer par rapport à ça et ce qu'on espère enfin ce que j'espère c'est que les gens comprennent aussi donc il faut expliquer qu'encore une fois c'est pas parce que nous on sort quelque chose de notre chapeau pour décider quelque chose, non, il y a des raisons il y a toujours des raisons Je veux dire.
- Speaker #1
Et d'après toi, qu'est-ce qu'il va falloir absolument préserver dans ce lieu ?
- Speaker #0
Je crois que ce qu'il faut respecter et ce qu'il faut préserver, c'est le respect et la tolérance. Mais le respect aussi. Parce que quand, par exemple, je me permets de dire, oui, il y a des gamins, ce sont mes Euronates à votre écoute, oui, il y a des petits sur la piste cyclable qui ne savent pas s'arrêter quand il y a un stop et tout. J'ai dit, un gamin qui a 5 ans, 6 ans, qui est sur un vélo, qui habite Paris. Qu'est-ce qu'il fait sur un vélo ? Il fonce à fond la caisse. Enfin, je veux dire, il n'est pas du tout en train de se dire « Vous vous arrêtez, si vous êtes à 20 km heure, vous vous arrêtez, il n'y a pas de souci. » Et ça, je crois que c'est très important. Parce qu'il ne faut pas oublier qu'on a été jeune, qu'on a eu des enfants, etc. Et ce n'est pas… On le voit des fois aussi avec certains vieux propriétaires. « Ah, il y a par exemple sur la plage… » plage centrale, une fois par semaine, il y a une animation le soir, bas et bas, ça va. Ah, j'ai entendu du bruit, ça me gêne. Bon, d'accord, je dis, mais quand vous aviez 40 ans, vous ne faisiez pas la fête aussi, un peu en vacances ? Bien sûr que si. Donc je veux dire, il faut quand même, si après on veut être dans un lieu, il faut que les gens prennent conscience que quand on vieillit, il y a des choses qu'on fait moins, c'est sûr, mais si on veut être en tranquille, on se prend une maison, on fond des bois et pas dans un centre de vacances. Donc de temps en temps, je crois qu'il faut dire les choses aussi.
- Speaker #1
Quel avenir, toi, tu imagines pour Renate ?
- Speaker #0
J'espère que ça va continuer comme ça. Bon, d'abord, l'avenir sur le plan immobilier, tout est quasiment construit, donc de toute façon, il n'y aura pas de grands changements. Il n'y aura pas de grands changements non plus au niveau du camping-ravening. Après, il y aura des améliorations comme il y a eu, par exemple, au niveau des piscines, quand on a fait le lagon, etc. Il y aura... Après, je ne vois pas trop ce qui va changer. C'est quand même un environnement préservé. On entretient, on suit les directives de la préfecture pour tout ce qui est risque incendie. Donc, voilà. Je ne crois pas que ça change fondamentalement. J'espère que ça va continuer comme ça et que ça va se faire encore une fois avec les gens et dans le respect de l'autre.
- Speaker #1
Après, au final, vos enfants sont nés ici, on va dire. Ils savent la philosophie du lieu. Donc, on peut imaginer qu'ils suivent cette même philosophie.
- Speaker #0
Voilà. Et puis, moi, je crois aussi que pour... Pour être bien dans sa tête, il faut aller voir ailleurs aussi. Il faut vous regarder à droite, à gauche, et en fonction de ce qu'il fait, on se dit ça c'est bien, ça c'est pas bien. Ça, j'aimerais bien le faire, mais c'est un non, parce que c'est... Il faut être ouvert, ouvert à ce qui se passe autour, et ouvert aussi à ce que disent les gens.
- Speaker #1
Et par rapport à ma question de tout à l'heure, à savoir comment tu imaginais Renaud dans le futur, je vais élargir la question pour savoir comment tu vois le naturisme en France dans le futur ?
- Speaker #0
Alors moi je pense que le naturisme en France je crois que ce qui est important c'est que c'est un espace de liberté et quand même je trouve que la liberté individuelle se réduit beaucoup à l'extérieur mais je pense que c'est pas trop sur le corps nu qu'il faut communiquer c'est plutôt sur l'espace et l'environnement ça je crois que c'est important parce que l'espace, l'environnement et la beauté aussi, la beauté des lieux. Parce que moi, je suis persuadée que quand, par exemple, quand je venais travailler, que je passais sur la route du bord de mer, que je vois trois signes blancs sur l'eau et la mer bleue, je fais provision de beau. Donc, je fais provision pour moi, pour ma santé. Je fais provision de beau et de bon. Quand je fais le métro avec les gens qui me marchent sur les pieds, qui font la gueule, etc. C'est pas le beau. Voilà, je pense que ça c'est important. Et je pense qu'on a besoin pendant les vacances de respirer. Et ça je crois que c'est vraiment important. Et à mon avis c'est la place du naturisme. Parce que tous les centres naturistes le disent, sauf peut-être Hague, j'en sais rien. Mais c'est une bulle, c'est une bulle dans le monde. dans le monde précipité.
- Speaker #1
Surtout dans le monde dans lequel on vit à l'heure actuelle.
- Speaker #0
Oui, voilà. Même si on n'est pas très lent, très... Voilà. Mais au moins, on prend le temps, on se pose, on prend un vélo, on fait un peu autre chose, quoi.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est vrai que...
- Speaker #0
sans faire la publicité d'un serment de Renate, quand on arrive ici, on peut poser la voiture, on peut tout faire à vélo ou à pied. Il n'y a pas de... Autant faire ses courses qu'aller à la plage ou à la thalassée.
- Speaker #1
Oui, Alors à pied, si on est un bon marcheur...
- Speaker #0
Ce n'est pas faux, ce n'est pas faux.
- Speaker #1
Parce qu'il y a quand même 40 kilomètres de route dans Renate, de petites routes qui vont aux différents chalets, dans les campings, caravanning, donc voilà.
- Speaker #0
Donc si on veut s'entraîner pour un marathon, on peut également venir ici.
- Speaker #1
Il y a des courses. Il y a deux courses par été, je crois.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et il y a le marathon du Médoc, ensuite, début septembre.
- Speaker #0
C'est ça. Pour se préparer pour le marathon du Médoc, il faut venir courir à Renat.
- Speaker #1
Moi, j'ai vu ma sœur qui l'avait fait. Elle s'était entraînée.
- Speaker #0
Très bien. Écoute, Hélène, on arrive à la fin de ce podcast. On va juste terminer par un petit jeu. C'est le petit jeu du portrait chinois que l'on fait depuis l'année dernière. C'est très simple. Je ne sais pas si tu connais le portrait chinois. c'est très facile tu vas voir je vais te poser une question tu peux la développer ou non c'est toi qui vois et c'est des questions très simples je voudrais savoir si Euronat était une couleur pour toi ça serait quoi ? alors je dirais deux couleurs bleu et jaune bleu la mer jaune la plage je m'en suis douté et je vais te reposer la même question à savoir si le naturisme était une couleur ça serait lesquelles ? Ou laquelle, pardon ? La même ou pas ?
- Speaker #1
Alors, moi, oui, je dirais... Alors, j'en dirais trois. Bleu, jaune, vert. Si tu veux, c'est la nature. Vert, c'est la plage. Parce que moi, franchement, le naturisme, par exemple, en plein hiver, dans la neige, je ne vois pas. Je ne comprends pas comment...
- Speaker #0
Il fait un peu froid, du coup.
- Speaker #1
Voilà. Si tu veux, bon, il faut quand même... Être naturiste, bon, c'est se déshabiller, être nu, mais c'est aussi du bon sens. Je fais du vélo, je mets un short ou je mets un truc sur ma selle. Parce que sinon, je fais du cheval, je m'habille. Parce que quand je fais du cheval, il y a des mouches. Et que les mouches, si je suis nue, ça ne va pas. Je vais à la piscine, là, je suis nue. Donc, j'ai un coup de soleil, je mets un t-shirt. Enfin, voilà. Donc, je veux dire, le bon sens est quand même important.
- Speaker #0
Si Euronat était une odeur, ce serait laquelle ?
- Speaker #1
C'est l'odeur des immortels sur les dunes. Et de la pinède chaude.
- Speaker #0
Non, mais très bon choix sur les immortels. On ne me l'avait jamais dit. Si le naturisme était une musique, ça serait quoi ?
- Speaker #1
Ouh, là, c'est plus compliqué, parce que je ne suis pas une grande musicienne. Moi, je pense que ça serait un petit peu de... J'écoutais en venant du Mozart.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Du Mozart tranquille.
- Speaker #0
Ça, par contre, ça revient très souvent, tu vois, la musique classique par rapport au naturisme.
- Speaker #1
Parce que c'est tranquille.
- Speaker #0
Si Oronate était un son, ça serait lequel ?
- Speaker #1
Ça serait le son des cigales. puisqu'on commence à entendre dans les cigales maintenant.
- Speaker #0
Et si le naturisme était une sensation ?
- Speaker #1
C'est la sensation de la chaleur sur le corps quand on est allongé sur la plage, par exemple. Si on a la peau qui fourmille un peu, qui ne fait pas encore trop chaud. Maintenant, il fait plus chaud, mais bon, ça oui.
- Speaker #0
Et si le naturisme était un animal, ça serait lequel ?
- Speaker #1
Un animal ? Peut-être soit un petit écureuil, soit un dauphin, puisqu'on voit des dauphins maintenant au large.
- Speaker #0
Et pour terminer, si Euronat était un mot, ça serait quoi ?
- Speaker #1
Moi, je dirais bonheur.
- Speaker #0
On a le droit, on a le droit.
- Speaker #1
Allez, bonheur.
- Speaker #0
Ok. Très bien. Merci beaucoup Hélène pour ces échanges. C'était top. On en sait un petit peu plus maintenant sur la thalasso de Renate, sur le futur et sur ton histoire à toi surtout.
- Speaker #1
Ok. Merci pour cette interview sympathique.
- Speaker #0
Je te dis à très bientôt.
- Speaker #1
Ok. Au revoir.
- Speaker #0
Merci de nous avoir écoutés. On se retrouve très prochainement pour un nouvel épisode. Et si l'aventure vous tente, rendez-vous sur www.francecadnaturisme.com pour plus d'infos. Allez à bientôt !