- Speaker #0
Un webinaire qui va vous informer des modalités de candidature pour un poste de formateur dans le réseau à la rentrée 2027, le réseau des établissements français de l'étranger, piloté donc par l'AEFE, l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger. Nous serons plusieurs à intervenir pour vous présenter les modalités de candidature, les attentions et peut-être les conseils à donner et à avoir. pour les entretiens à venir dans le déroulement du processus de recrutement. Et puis ensuite, peut-être aussi un petit point sur la posture à adopter une fois qu'on est recruté dans le pays et toutes les petites choses auxquelles il faut penser dans le cadre d'un projet d'expatriation. Donc nous sommes très heureux de pouvoir avec vous échanger sur ces différents sujets. Nous sommes donc quatre. Pour ma part, je suis Alain Houille, le DRH de l'AEFE. Et ici à Nantes, où se déroule cette visioconférence en ce qui nous concerne, puisque la DRH est basée à Nantes, j'ai deux de mes collègues à mes côtés, à commencer par ma gauche.
- Speaker #1
Je suis Fabienne Chartier, la chef du bureau du recrutement des voyages et des missions à la DRH de l'AEF.
- Speaker #2
Bonjour, donc Valérie Aubry, je suis chargée du recrutement des enseignants formateurs du second degré à l'AEF.
- Speaker #0
Et nous avons en direct avec nous... à Paris, enfin plus exactement à Saint-Ouen, au siège de Saint-Ouen, Jérôme qui va se présenter.
- Speaker #3
Donc je suis Jérôme Damblant, je suis inspecteur d'académie, inspecteur pédagogique régional en histoire-géographie. J'en charge d'autres dossiers, je suis rattaché à l'ADEOF qui est le service qui gère la formation de manière générale à l'AEFE et je suis l'IAIPR référent pour la zone Afrique australes et orientales.
- Speaker #0
Merci Jérôme. Alors avant de vous présenter le processus de recrutement, peut-être vous rappeler très succinctement ce qu'est l'agence dans ses grandes composantes en termes d'établissement. Et puis pour ce qui relève des missions attendues de nos formateurs, ce sera Jérôme qui l'évoquera. Peut-être vous dire aussi en préambule que cet entretien est enregistré et qu'il fera l'objet d'une rediffusion ou plutôt d'un accès libre sur le site de l'agence. Pour celles et ceux qui souhaiteraient soit l'écouter à nouveau, soit pour ceux qui n'ont pas pu se connecter et souhaiteraient l'entendre, sachant que la version qui sera mise en ligne ne sera que la version audio, donc on ne vous verra pas, même si vous avez aujourd'hui vos caméras d'allumée ou éteinte, il n'y aura que nos échanges à nous quatre qui seront diffusés. Et vous êtes invités, si vous le souhaitez, au fur et à mesure qu'on vous présente les éléments, à écrire dans le chat vos questions. et soit nous vous répondons avec une visibilité pour toutes et tous selon la nature de la question, soit si elle est plus spécifique ou personnelle directement à la personne qui l'a posée. Voilà, donc de nouveau je vous remercie pour cet échange qui va durer à peu près 50-60 minutes et où on espère que d'une part vous aurez toutes les informations requises pour bien préparer votre dossier et votre entretien dans les semaines et mois qui viennent et que d'autre part, on vous aura conforté dans cette idée que l'aventure à l'AEFE est une belle aventure personnelle, professionnelle et surtout pédagogique. L'Agence pour l'enseignement français à l'étranger a trois types d'établissements dans les différents pays aujourd'hui à travers le monde pour assurer la scolarisation d'élèves qui souhaitent poursuivre un enseignement français, emprunt bien évidemment des spécificités locales. en fonction des différents accords qui existent entre la France et les pays d'accueil. Et donc, ces élèves sont à peu près 405 000 dans le réseau en cette rentrée scolaire. Ils fréquentent nos établissements de la petite section jusqu'à la classe de terminale. Ils sont face à des enseignants qui sont des enseignants en partie détachés, fonctionnaires de l'éducation nationale que nous envoyons dans le réseau. mais aussi face à des enseignants contractuels des établissements dans lesquels ils sont à travailler, que ce soit des personnels titulaires en disponibilité, et donc ayant toute la compétence requise et le parcours de formation nécessaire pour prendre en main une classe, mais aussi des personnels de droit local, tout comme ceux que je viens d'évoquer, nos titulaires, mais en disponibilité sous contrat local dans l'établissement. mais aussi des personnels de droit local qui, pour certains d'entre eux, peuvent n'avoir dans un premier temps aucun lien avec le monde de l'enseignement ou un parcours en lien avec des études liées à une formation d'enseignant. Et c'est la raison pour laquelle, mais Jérôme y reviendra dans le détail, nous cherchons des personnels formateurs, du second degré spécifiquement, on a aussi les mêmes au premier degré, on a déjà fait le webinaire, pour accompagner d'une part la politique éducative française à l'étranger, Et d'autre part, les pratiques professionnelles et le bon geste professionnel des uns et des autres à avoir, dans le plein respect des programmes que nous déployons et qui sont... identiques à ceux que nos élèves ici sur le sol français suivent au quotidien, puisque les établissements sont homologués, et que l'homologation est quelque part le saut qui met en avant que cet établissement suit très précisément l'ensemble des programmes français. mais aussi parfois avec quelques adaptations, parce que selon les zones dans lesquelles on se trouve, évidemment, nous n'abordons pas les mêmes notions avec les mêmes mots ou la même approche, selon qu'on se trouve, par exemple, au Maroc ou ailleurs, quand il s'agit d'étudier tout ce qui relève de la laïcité ou des programmes EVARS. Mais on rentrera peut-être dans ce détail un peu plus tard. Et donc, ces établissements sont très nombreux, puisqu'ils dépassent, à cette rentrée scolaire, les 600, et ils sont regroupés dans trois grandes catégories. mais vous avez peut-être déjà dû regarder sur le réseau, ou plutôt sur le site internet, quelles sont ces typologies d'établissements. Pour rappel ou pour information, nous en avons trois. Le premier établissement est un établissement à gestion directe. Pour faire simple, un établissement à gestion directe est un établissement qui est, peu ou prou, le miroir d'un établissement du second degré ou du premier degré en France. Vous y retrouvez une équipe de direction constituée d'un chef ou d'une chef d'établissement, d'un directeur ou d'une directrice d'école, parfois d'un improviseur ou d'un improviseur adjoint selon la taille de la structure, et également un ou une secrétaire générale et un agent comptable secondaire ou une agente comptable secondaire. Vous êtes dans une structure classique que vous connaissez puisque aujourd'hui vous êtes vous-même en établissement scolaire et où l'équipe de direction a la responsabilité pleine et entière sur délégation ou par délégation de notre directeur général, de toutes les affaires courantes, financières, pédagogiques et administratives de l'établissement. Il y en a à peu près 70, pas précisément 68. Nous avons une autre catégorie d'établissements, qui est la catégorie des établissements dits conventionnés. Ce sont des établissements où l'agence envoie aussi, après recrutement, l'équipe de direction, donc proviseur, proviseur adjoint, adjointe. directeur, directrice d'école. Ces établissements conventionnés sont des établissements qu'on n'a pas l'habitude de connaître en France quand on n'a pas été à l'étranger, on ne peut même pas s'imaginer le travail qu'il en est des équipes de direction puisqu'ils ont pour spécificité d'être dirigés, si je puis dire, par deux têtes. Celle que l'agence envoie l'équipe de direction pleine et entière en responsabilité sur tout ce qui relève de la partie pédagogique et projet pédagogique. et construction des parcours pour nos élèves, dans le respect des programmes bien sûr. Et une autre direction qui est une direction centrée autour de parents volontaires, bien souvent réunis en association, et qui gère l'intégralité des finances et les bâtiments bien souvent de ces établissements dits conventionnés. Dans le réseau, on en compte aujourd'hui un peu moins de 170. Et donc, dans ces deux types d'établissements, vous retrouverez toujours des personnels envoyés par l'AEFE prendre des responsabilités, soit d'enseignement, soit d'encadrement. Et dans ces deux établissements, vous retrouverez aussi et systématiquement des personnels de droit local qui sont soit des personnels titulaires en disponibilité qui assurent un service d'enseignement, Soit des personnels de droit local recrutés par l'établissement qui n'ont pas nécessairement, au moment où ils ont pris leur fonction, une connaissance pleine et entière et du système éducatif français et des programmes qu'on y enseigne et de la façon qu'on a d'enseigner à la française. Et puis, vous avez une troisième catégorie d'établissement, seule catégorie dans laquelle vous, en tant que formateur, vous pouvez être amené à intervenir puisque tous les autres, qu'ils soient enseignants envoyés par nous. ou qu'ils soient encadrants, envoyés par nous, n'ont aucun lien avec les établissements dits partenaires. Les établissements partenaires, ce sont des établissements qui sont gérés intégralement par un organisme privé ou une association de parents d'élèves volontaires. Ils sont aussi homologués, donc respectent les programmes français. Mais l'intégralité des personnels qui y travaillent sont recrutés exclusivement et uniquement par l'organisme gestionnaire, de l'enseignant au personnel administratif. en passant par les équipes de direction. Et donc, nous n'avons, nous, AEFE, DRH, ici, face à vous, aucun lien avec ces établissements, puisque nous n'envoyons aucun de nos personnels dans ces structures. La spécificité qu'elle a, votre, en tant que formateur, c'est que vous allez être attaché à un type d'établissement qui sera soit un EGD, soit un établissement conventionné, et que vous assurerez une mission de formation au nom des directives ministérielles, des programmes en cours, des spécificités des zones, en lien avec les inspecteurs pédagogiques régionaux dont Jérôme ici est un des représentants et ils sont aussi responsables de zone, et en lien aussi avec les IEN, donc inspecteurs ou inspectrices de l'éducation nationale du premier degré. qui, elles ou eux, sont en poste dans un pays. Et votre mission sera de former l'ensemble des personnels, de construire un projet, un plan de formation qui répond évidemment aux attentes des agents en zone. Et vous pourrez faire des formations un peu partout dans les établissements qui accueillent des personnels qui proviennent de toutes les catégories des établissements. Donc, EGD ou conventionnés ou partenaires. Voilà un peu peut-être la présentation, et je m'en excuse d'avance, un peu rapide, de la différence des typologies qui existent d'établissements dans le réseau chez nous. Mais le formateur, une denrée rare à l'agence et qu'on recherche avec grand intérêt pour ses compétences pédagogiques, didactiques, mais aussi le formateur, ça va sans dire, a une mission essentielle dans le développement du réseau. J'y reviendrai peut-être après, une fois que les uns et les autres auront présenté ce qu'on attend de vous ou comment on postule pour ensuite vous dire ce qu'on attend de vous, ou pas vous serez dans le réseau. Mais il faut savoir que vous êtes une pièce maîtresse de cette organisation qu'est la nôtre, du pilotage pédagogique et du développement de cette influence française à l'étranger à travers les plus de 600 établissements en cette rentrée scolaire qui permettent à nos élèves, de toute nationalité quelle qu'elle soit, de poursuivre nos programmes à la française et d'y réaliser un parcours bien souvent de la petite section jusqu'à la terminale et pour envisager ensuite des études supérieures en France ou ailleurs. Mais en tout cas dans cette idée de comprendre les valeurs et de découvrir les valeurs portées par l'école de la République, par notre formation pointue de nos élèves, à l'esprit critique, au discernement. Bref, tout ce qu'on porte de manière très volontariste dans nos structures françaises à l'étranger et qui, quelque part, relève aussi de votre responsabilité à travers les formations que vous allez pouvoir dispenser au fur et à mesure que vous aurez à les faire tout au long de votre mission. J'en arrête là pour le propos introductif. Je laisse la parole à Valérie qui va vous indiquer la procédure à suivre pour candidater. Et puis après, Jérôme reviendra très précisément sur l'entretien. sur ce qu'il convient d'appréhender au mieux pour se préparer évidemment dans de bonnes conditions à cet exercice un peu particulier mais déterminant dans le recrutement qui sera le vôtre pour la rentrée prochaine.
- Speaker #2
Concernant la procédure de candidature, je rappelle quand même que vous avez tous les éléments qui sont à disposition sur le site internet de l'OEFE. Vous avez la liste des postes à pourvoir, vous avez la procédure de recrutement, les règles de gestion du recrutement. et le calendrier. Donc, n'hésitez pas à le consulter. Donc, pour l'instant, les postes sont publiés. Vous pouvez candidater jusqu'à la fin du mois sur le site. Une fois que vous avez validé votre candidature, vous téléchargez votre dossier et vous nous transmettez via la plateforme France Transfer avec les justificatifs qui sont demandés. Donc, quelques règles pour envoyer votre dossier. Il faut qu'il soit sous le format d'un seul PDF. en respectant, si possible, l'ordre qui est indiqué sur le dossier. 50 pages maximum. Je vous invite aussi à ne pas oublier la rubrique sur les motivations des voeux dans l'étape 6, qui est différente de la lettre de motivation, c'est important. Je vous invite aussi à étendre vos voeux sur les postes et voeux géographiques au maximum, afin de vous donner un maximum de chances d'obtenir un poste. Je vous invite aussi à privilégier l'adresse mail personnelle dans votre dossier. Une fois que vous avez envoyé votre dossier, on accuse réception de votre dossier en vous indiquant si votre dossier est recevable, irrecevable ou un vivier complémentaire. En parallèle, vous devez aussi envoyer votre dossier par la voie hiérarchique pour obtenir les avis hiérarchiques. Ensuite, il faut nous renvoyer juste la page des avis hiérarchiques. Les critères pour que vos dossiers soient recevables. Il faut être titulaire de la fonction publique. Il faut justifier d'un minimum de deux ans de service effectif en tant que titulaire dans le second degré à la date de prise de fonction. Être titulaire dans la discipline du poste. Être dans l'une des positions administratives suivantes, soit en position d'activité, de congé parental, de disponibilité ou de détachement. être en fin de détachement et ne pas avoir demandé un renouvellement de détachement, ne pas avoir demandé un détachement sur un poste de détaché d'enseignement pour la prochaine rentrée et ne pas avoir cumulé plus de trois ans de détachement à compter de 2019. Toutes ces règles de gestion sont sur le site internet si vous voulez les reconsulter. Alors ensuite... On procède à l'étude de la sélection sur dossier. Je vais parler rapidement sur les critères de sélection. Il faut avoir une expérience de formateur. Jérôme Dombelan précisera tout à l'heure ce qu'ils attendent comme profil. Une fois que la sélection sur dossier est faite, on vous envoie, mi-janvier à peu près, on envoie les invitations pour les entretiens. Si vous n'êtes pas retenant pour un entretien, Vous avez un message qui vous indique la raison pour laquelle vous n'avez pas été retenu. Donc les entretiens ont lieu la première quinzaine de février. L'entretien, alors les modalités, donc ça dure 30 minutes l'entretien, il y a 5 minutes de présentation du candidat. L'objectif de l'entretien, c'est de mettre en évidence les motivations et qualités personnelles, les atouts du parcours professionnel. l'adéquation de la candidature au poste correspondant au vœu. Normalement, les entretiens ont lieu en présentiel pour les personnes qui sont en poste en France, en métropole. Donc, ils auront lieu à Saint-Ouen, sur le site de Saint-Ouen. Et pour ceux qui sont en poste à l'étranger ou hors métropole, ce sera en distanciel, en visio. Avec l'invitation pour l'entretien, vous recevrez une note qui explique le déroulé de l'entretien. Ensuite, à l'issue des entretiens, il y a une commission qui se réunit début mars et vous aurez une réponse par mail. Soit vous recevez une proposition de poste, là vous avez environ à peu près une semaine pour répondre si vous acceptez ou non le poste. Soit vous êtes classé sur un ou plusieurs postes, soit vous n'êtes pas retenu et on vous précise le motif pour lequel vous n'avez pas été retenu. Donc le bureau du recrutement ensuite se charge de faire l'envoi de la demande. de détachement auprès du ministère d'origine et la demande d'agrémat auprès du poste diplomatique. Et on se fait le suivi de ces demandes. Voilà, pour la procédure de recrutement.
- Speaker #0
Eh bien, merci beaucoup Valérie. Donc, on a eu quelques questions et en même temps, Fabienne y répondait. Donc, c'était souvent des questions qui n'avaient pas un caractère très général. Donc, on a répondu aux intéressés directement. Je crois que Jérôme, c'est à toi pour tout ce qui relève de l'entretien, de tout ce qu'il convient d'apprendre et de connaître et comment se présenter pour que ça se fasse au mieux.
- Speaker #3
Merci Alain, merci à vous. Alors, je vais essayer d'être bref et de vous donner quelques points qui me semblent essentiels. La première, ça vaut d'ailleurs pour votre dossier comme pour votre préparation d'entretien et ce que vous ferez à l'entretien. il ne s'agit pas de raconter tout ce que vous savez faire ce n'est pas ça le plus important mais effectivement d'essayer de s'appuyer de vous appuyer sur votre expérience de formateur. Nous recrutons des formateurs, c'est important de le dire, des formateurs qui sont aussi des formateurs disciplinaires. Et donc, de s'appuyer sur cette expérience pour montrer finalement en quoi les compétences acquises vont pouvoir se projeter sur les postes de F2D ou de manière générale pour la EFE. Et en fait, il y a à mon avis trois axes sur lesquels vous devez réfléchir pour préparer votre dossier et préparer votre entretien. C'est finalement le cadre dans lequel vous allez travailler. ce qu'on appelle les instituts de formation, je vais y revenir, Alain Houille a déjà donné des éléments. Il y a la spécificité du poste de F2D, qui est un poste de formateur mais avec des particularités. Et puis évidemment, c'est important, les personnes que vous allez former. Alors brièvement sur les IRF, c'est le cadre dans lequel vous allez travailler. L'institut régional de formation, c'est le lieu dans lequel, ou s'organise pour nous, la formation, dans la zone où vous allez être... affecté ou vous agirez. Et c'est important de le dire parce que ces IRF ont pour mission, comme l'a dit Alain, de préparer tout ce qui est le plan, ce qu'on appelle le plan régional de formation, mais au-delà aussi de mettre en œuvre l'ensemble du plan de formation qui est proposé par l'AEFE, de faire tout un travail de coordination, de remonter de besoins, d'organiser... les formations et dans le cadre des IRF d'accompagner le développement des personnels, mais j'y reviendrai. Et il faut avoir conscience que dans le cadre de ces IRF, finalement, on contribue à la qualité de l'enseignement et du développement du réseau de l'AEFE. Pour être bref, et vous trouverez sans difficulté les modalités de fonctionnement des IRF, mais il y a deux grands conseils. Il y a le conseil pédagogique et scientifique et vous avez le conseil des affaires administratives et financières. celui qui vous intéresse plus c'est le conseil pédagogique et scientifique parce que D'abord, les EF2D sont représentés et c'est une instance dans laquelle on va réfléchir sur les modalités de formation que l'on va mettre en place. C'est important de savoir comment fonctionnent les IRF. La plupart des IRF ont des pages sur lesquelles on peut consulter. Ils expliquent ce qu'ils font, les projets qu'ils mettent en œuvre. C'est une instance extrêmement importante et vous y serez attaché parce que vous avez une double mission. Vous êtes d'abord... affecté pour un service d'enseignement, mais vous êtes effectivement dans cette mission de formation et d'accompagnement. Et c'est ce qui fait la spécificité des postes de F2D. J'ajouterais que la grande différence d'une académie, c'est que vous êtes à l'échelle d'une zone. Et alors, c'est là où ça devient parfois peut-être un peu plus complexe. D'abord, parce que toutes les zones sont différentes. Il n'y a pas grand-chose de commun entre la zone, par exemple, du Maroc et celle dont je m'occupe, qui est la zone Afrique australe et orientale. Vous imaginez... Le territoire s'apprésente de Djibouti à l'Afrique du Sud, mais ça nécessite dans ces cas-là des grandes capacités d'adaptation et de mobilité. Je commence par ça, ce n'est pas très pédagogique ou didactique, mais c'est aussi important de savoir qu'un formateur, par exemple, sur certaines zones qui sont très vastes, quand il part en formation, il faut prendre l'avion, parfois dans des conditions qui ne sont pas non plus des conditions exceptionnelles. Quand vous traversez l'Afrique, c'est des horaires particuliers, on passe du temps dans les salles d'attente, etc. Dock ! Il faut être capable et accepter d'être mobile, ce qui doit être compatible avec aussi un déplacement familial que vous allez organiser quand vous serez effectivement infecté. Le poste de F2D se caractérise par le fait qu'on intervient à la fois dans des formations que vous connaissez, qui sont des formations que certains, dont vous avez l'habitude de construire, c'est-à-dire des formations dites de zone, ce qui est à l'échelle d'une académie par exemple. et... Ce qui se développe beaucoup dans l'AEFE, ce sont des formations en établissement qui existent aussi dans nos académies. Mais vous imaginez bien que là aussi, sur certaines zones vastes, il n'y a rien de commun entre un pays qui se situe au nord de la zone et un pays qui va se situer dans le sud de la zone. Pour l'exemple de ma zone, il n'y a pas grand-chose de commun, par exemple, entre l'Afrique du Sud et les deux établissements dans lesquels vous pouvez intervenir, et puis les établissements qui vont se trouver au nord de la zone, le Kenya, le Rwanda ou autres. On a des personnels qui sont différents, on a des comportements, des regards sur nos programmes qui sont différents. Alain a évoqué notamment tout à l'heure la question de l'Evars ou ce genre de programme, ou même la question évidemment de la laïcité. Donc il y a un grand besoin d'adaptabilité et vous devez montrer lors de l'entretien cette capacité à pouvoir répondre à des situations qui sont évidemment différentes. On va vous demander d'être capable d'articuler à la fois vos compétences disciplinaires, vous serez rattaché à un groupe disciplinaire. à l'échelle du monde, avec un inspecteur de la discipline, mais aussi les articuler avec des compétences transversales, parce qu'une grande partie de votre formation, elle va toucher effectivement des champs qui ne sont pas nécessairement des champs disciplinaires, ou en tout cas qui peuvent être transdisciplinaires. Et on va vous demander d'élargir votre domaine de compétences. Alors, vous découvrirez parfois certains dossiers quand vous arriverez, mais il faut être capable aussi, et il faut le montrer lors de l'entretien, être capable de montrer que vous allez être... Au moment où vous serez affecté en zone, vous êtes capable de prendre en charge certains dossiers. Il y a un point très important dans la mission du formateur, c'est le fait que c'est quelqu'un qui accompagne les professeurs. C'est le relais de l'inspecteur, c'est le relais de l'agence auprès des professeurs. Vous êtes leur contact souvent le plus direct, vous communiquez régulièrement avec eux et avec des personnels qui sont très variés. J'y reviendrai après, même si ça a été effectivement évoqué, mais vous n'êtes pas le supérieur hiérarchique des personnels. Ça veut dire que vous allez devoir délivrer des conseils, parfois entrer dans les classes sans avoir ce regard que l'on peut avoir comme supérieur ou même comme chargé de mission d'inspection si certains ont cette mission dans les académies. Ça veut dire qu'on attend de vous d'être des experts de votre discipline ou du dossier que vous allez porter, d'être dans l'analyse, mais aussi d'être dans l'écoute et la confiance vis-à-vis de ces personnels et de ces pratiques. Ce qui me permet de développer le troisième point, et ça c'est important, c'est que vous allez former un tous les personnels. Alors évidemment, prioritairement, vous avez formé des personnels du second degré. C'est d'ailleurs pour cela que l'on vous recrute. Mais la caractéristique d'un EF2D, c'est qu'il intervient sur tous les personnels. Et au-delà de vos compétences disciplinaires, où vous toucherez les professeurs qui sont liés à votre discipline, quand vous interviendrez dans un établissement, vous pouvez tout à fait intervenir sur des sujets qui vont vous permettre de parler devant des personnels qui ne sont pas enseignants. Je pense par exemple, quand on intervient sur le dossier phare, Quand on intervient sur les dossiers de la laïcité, par exemple, dans les formations de l'établissement, on peut parler à des personnels qui ne sont pas des enseignants. On peut parler, par exemple, et c'était le cas sur la zone dont je m'occupe, il y a un stage sur les AESH, il y a un stage sur les assistants d'éducation, qui sont des personnels locaux, souvent par définition. Et donc, il faut être capable d'aller sur ces personnels et de réfléchir à comment je forme ces personnels. Pour les personnels de vos disciplines, Alain a évoqué des différences de statut. Il est évident que vous ne formez pas de la même manière, pourtant vous les aurez en face de vous, vous ne formerez pas forcément de la même manière des personnels qui sont détachés. qui sont des anciens résidents, des gens qui ont passé un CAPES, une agrégation, et des gens qu'on a recrutés au niveau local, on appelle des personnels de droit local, et pour lesquels d'ailleurs nous mettons en place, l'AEFE met en place un programme très important de formation, qui s'appelle les professeurs à professionnaliser. Je vous invite évidemment à aller regarder ce parcours, parce qu'il est, je peux le dire, novateur par rapport à beaucoup d'académies. Ça se rapprocherait des contrats actuels que vous pouvez former, mais ça va beaucoup plus loin parce qu'il y a beaucoup d'autres problématiques qu'on ne rencontre pas en académie sur ces personnels. Et donc, là, il faut être capable de s'adapter à tous ces personnels que l'on va rencontrer et que vous allez devoir travailler, sachant que, encore une fois, vos actions vont porter sur des choses très variées. J'ai essayé de brosser rapidement les trois axes sur lesquels vous devez réfléchir pour préparer votre entretien. Merci. nous faire montre de capacité d'adaptation. La question du cadre dans lequel vous allez évoluer, je peux rajouter même le cadre géographique. Quand on candidate, vous allez faire des choix sur des zones géographiques ou des établissements en tout cas, puisque les postes sont rattachés à un établissement. Il faut être capable aussi de nous montrer le jour de l'entretien que vous avez quand même pris le soin de regarder sur une carte du monde où ça se trouvait et pris le soin quand même de regarder quelles sont les problématiques de ce pays ou de cette zone. C'est un peu embêtant effectivement sinon. La spécificité du formateur AF2D. qui est différente de celle du formateur en académie, même s'il y a évidemment des similitudes, et bien évidemment les publics que vous allez former. Voilà, pour savoir dresser un cadre général, après il peut y avoir effectivement des questions.
- Speaker #0
Merci beaucoup Jérôme, je vois que c'est très très clair et que les informations transmises sont très importantes. Alors peut-être maintenant Fabienne, hop, le micro à ma gauche. pour les étapes d'après, si je puis dire, et puis je reviendrai sur, bien sûr, la mission, la posture, ce que je vous disais tout à l'heure, après.
- Speaker #1
Oui, en complément des précédentes interventions, je vais vous préciser le cadre administratif et financier des contrats proposés, ce qui est quand même important. Donc, effectivement, les contrats de formateurs que l'on propose sont des contrats de trois ans, avec une possibilité de renouveler deux fois un an. Donc, soit 5 ans au maximum sur le poste. Ces contrats sont en fait adossés à un détachement. Le contrat ne peut être signé en fait par l'AEFE qu'une fois qu'on a obtenu l'accord de détachement de votre ministère, une fois qu'on a eu l'agrément du poste diplomatique, et une fois que vous avez euh rempli les conditions d'une visite médicale. Donc le contrat est signé pour trois ans, on peut le renouveler deux fois un an. Pendant la durée du contrat, vous êtes rémunéré sur la base de votre indice qui est lié à votre grade et à votre distance, qui est assez classique, auquel vient s'ajouter en fait une prime qui, elle, va varier en fonction du pays dans lequel vous êtes affecté. Donc il peut y avoir des grosses différences effectivement sur le montant de cette prime qui s'explique par beaucoup de facteurs, mais entre autres, Les différences du coût de la vie qui sont très différentes.
- Speaker #0
d'un pays à l'autre. Si vous avez des enfants qui vous suivent en poste, il y a aussi une indemnité qui permet de prendre en compte les frais de scolarisation dans nos établissements. Et sur les modalités de prise en charge des voyages et des déménagements, l'AEFE prend en charge le voyage de nomination pour vous et vos ayants droit, donc en général conjoints et enfants s'il y a lieu. Il y a également prise en charge de voyages de congés, soit tous les ans, tous les deux ans ou tous les trois ans, selon un rythme qui varie en fonction des pays et fixé par un arrêté annuel. Et à la fin de la mission, on prend aussi en charge le voyage de fin de mission pour vous ramener vers l'affectation future. Ça, c'est la partie voyage. Et en parallèle, il y a une indemnité de changement de résidence. qui est versée pour participer aux frais de déménagement, qui est fonction toujours de la composition de la famille, de la destination de départ et du lieu dans lequel vous êtes affecté, et du pays. Et cette indemnité, elle est versée à la prise de fonction et à la fin de mission. Je crois que j'ai fait le tour sur les modalités administratives et financières de nos contrats proposés.
- Speaker #1
Oui. Merci beaucoup Fabienne. Alors peut-être quelques compléments et ensuite quelques questions si vous en avez. Et bien sûr, on est à votre disposition ici dans les services pour répondre à vos interrogations et on pourra vous mettre le mail en rappel que vous pourrez utiliser pour poser vos questions si vous en avez après. Évidemment, on y répondra le plus précisément et le plus rapidement possible. Alors, je crois que Jérôme l'a dit. Il y a deux choses sur lesquelles je voudrais fondamentalement insister. C'est un, le projet qu'elle vote par rapport à un projet d'une mission à l'étranger. Et une fois que vous êtes bien au clair avec le projet, le deuxième point sur lequel j'insisterai, c'est l'entretien et la qualité de l'entretien. Alors, vous l'avez compris, la mission qu'elle a vote, elle est certes essentielle, mais elle est particulièrement lourde. en termes de travail, ça va sans dire, mais de déplacement à gérer, puisque vous serez amené à vous déplacer assez régulièrement dans les zones dans lesquelles vous serez implanté. Donc quand je vous dis que le premier point sur lequel moi je souhaite insister, c'est le projet, c'est pour être bien certain qu'au moment où vous allez déposer votre dossier à la fin du mois de septembre, vers le 28, et que vous allez appuyer sur la touche Envoi, vous soyez bien clair, avec les conséquences d'une candidature dans le réseau. Des conséquences d'ordre personnel déjà, puisque ça veut dire que vous allez très probablement partir en famille et il faut être certain que ce projet est bien un projet familial puisque vos enfants, si vous en avez, se retrouveront dans un environnement différent, dans un établissement nouveau. Et votre conjoint ou votre conjointe n'aura pas de travail, n'aura plus de travail à la rentrée prochaine, et peut-être, dans certains cas, tout au long de la mission qui sera la vôtre. Et qui plus est, dans des zones où les choses ne sont pas nécessairement simples, évidemment, on ne vit pas tout à fait de la même manière quand on est en poste en Europe, à Munich ou à Berlin ou à Londres. que quand on est dans certaines zones d'Afrique ou d'Asie, très éloignées et parfois complexes en termes de vie quotidienne, en raison du droit local, en raison de tout un tas de choses. Et donc, comme vous l'a dit Jérôme, il est vraiment important et essentiel que vous vous renseigniez pleinement sur la zone, les conditions de vie dans cette zone et du lieu d'affectation, mais aussi sur l'organisation familiale qui serait la vote dans un environnement complètement différent. Donc il faut que vous soyez fondamentalement au clair avec le projet familial et professionnel qu'elle vote avant de candidater. Il faut avoir conscience que vous serez sollicité de manière importante par votre mission, à travers des déplacements, à travers des préparations à faire, et aujourd'hui encore, puisque c'est le cas, par rapport à une charge de cours qui sera la vôtre, même si elle est réduite, puisqu'on est autour de 5 à 7 heures d'enseignement par semaine actuellement, néanmoins, il faut savoir aussi y faire face. Donc c'est essentiel. Il faut, dans cette approche personnelle et familiale, vraiment se renseigner sur les conditions de vie du pays ou du continent, mais du pays dans lequel vous allez vous retrouver. Il faut que le pays dans lequel vous allez vous retrouver soit en accord avec vos valeurs, avec vos règles de vie, avec votre mode de vie, avec votre mode de fonctionnement. Sinon, ça risque d'être compliqué pour vous et pour la personne qui vous accompagne, et éventuellement la famille qui vous suit. Il est aussi fondamental que vous ayez bien conscience que vous allez travailler avec des acteurs complètement différents, des chefs d'établissement, peut-être parfois quand il s'agira de faire des formations interdegrées avec des directeurs, des directrices d'école, avec un public enseignant très varié en termes de parcours, en termes de connaissances, en termes d'approfondissement et parfois même en termes de maîtrise de la langue française puisqu'on peut avoir des enseignants qui... sont recrutés dans une structure scolaire pour enseigner dans un parcours linguistique spécifique, par exemple le bac français international. Et il n'est pas rare dans le réseau que nous ayons des professeurs de langue qui soient des locuteurs natifs et qui ne maîtrisent pas nécessairement la langue de scolarisation de nos enfants et la langue qu'elle a notre au quotidien dans une structure scolaire. Donc il faut aussi avoir en tête que vous devez être adaptable, ouvert, pédagogue. Vous accompagnez, vous formez et ce sont de multiples situations auxquelles vous allez être confrontés qui vont nécessairement vous occuper, sans compter bien évidemment les relations quotidiennes que vous aurez ou en tout cas très régulières avec l'IA IPR référente zone et l'IEN de zone, deux personnes incontournables dans le dispositif des IRF et des missions qui vous seront confiées pour assurer les formations dans les différentes zones. Du coup... J'en reviens à un deuxième point qui est comment, à travers toute cette situation, je peux vivre ma vie professionnelle de manière identique à ce que je pourrais la vivre en France. Alors évidemment, si vous envisagez de partir dans le réseau et en même temps, un an plus tard, demander un temps partiel, ce n'est pas nécessairement pertinent de déposer un dossier parce que nos formateurs ne pourront pas obtenir de temps partiel au cours de leur mission. Je parle bien du temps partiel. Après, il y a tout un tas d'autres situations qui sont tout à fait naturelles ou tout à fait liées à des situations nouvelles, et on les accompagne, bien sûr, il n'y a aucun souci. Enfin bon, si vous envisagez de partir avec un temps partiel à la clé, la réponse est plutôt non pour nous, et donc ne pas le demander. Voilà peut-être le premier point. Le deuxième point, je vous le disais, et Jérôme l'a rappelé, c'est l'entretien et la qualité de l'entretien. Faire son dossier et aller à l'entretien, Ça veut donc dire se préparer quand même de manière assez précise aux questions qui peuvent vous être posées. Et donc, si on vous retient pour un entretien, c'est qu'on a donc jugé que votre dossier était recevable et que les vœux exprimés étaient cohérents. J'attire votre attention sur les vœux. Il est essentiel de mettre les vœux qui vous sont les plus chers dans les cases qui y sont réservées. Mais il est aussi essentiel d'étendre les voeux, puisqu'il peut y avoir d'une part des postes auxquels vous n'aviez peut-être pas pensé aujourd'hui, mais qui figurent en publication, mais qui pour x ou y raison vous intéresseraient en décembre, sauf que quand vous allez passer les entretiens en février, si vous êtes professeur de PS et que, par exemple, vous candidatez sur un support au Maroc, mais que vous ne demandez pas l'ouverture à l'Amérique du Sud ou centrale ou du Nord, Les postes qui sont là-bas, même s'ils sont vacants et encore disponibles, on ne vous les proposera pas parce que vous n'avez pas demandé l'ouverture de vœux. C'est quand même un peu comme ça que ça fonctionne. Donc il faut bien réfléchir aux vœux que vous allez mettre et aux extensions de vœux que vous allez aussi mettre dans le dossier que vous allez nous soumettre. Après, il y aura l'entretien. L'entretien est déterminant, vous aurez 5 minutes pour présenter votre parcours. Comme l'a dit Jérôme, il ne s'agit pas de refaire une répétition en 5 minutes de votre CV qu'on aura tous connu puisqu'on l'aura tous lu au moment où vous allez vous recevoir. Mais il s'agit bel et bien de mettre en avant les compétences que vous avez développées au cours de vos fonctions antérieures et actuelles qui permettent de nous faire comprendre qu'on a toute raison de vous confier un poste de formateur l'année prochaine dans le réseau. Et ça, c'est un exercice difficile. Parce que dans ces cinq minutes, il faut que dans le même temps, vous arriviez à nous convaincre que vous êtes le formateur idoine pour le poste que vous demandez, que vous avez la connaissance et la compétence nécessaires pour assurer une formation dans un environnement que vous ne maîtrisez peut-être pas. Si ceux qui sont en ligne sont des collègues qui pour la première fois candidatent, ceux qui étaient dans le réseau ou qui sont dans le réseau ont déjà cette connaissance et donc savent à quoi s'attendre. Et il faut aussi que dans ces cinq minutes, on ait le sentiment que vous demandez des postes parce que vous êtes convaincus de la valeur ajoutée que vous pouvez apporter dans notre dispositif et que vous n'avez pas choisi des destinations touristiques uniquement. Même si ça peut faire partie après sur du temps libre d'un intérêt qu'on peut avoir, dans les motivations que vous allez nous mettre. Ne nous dites pas que vous avez des amis dans telle zone ou que vous adorez, parce que quand vous étiez jeune, vous avez voyagé beaucoup en Australie, vous aimeriez y retourner, parce que si je vous dis ça, c'est qu'on le voit tous les ans. généralement ça ne retient pas toute notre attention, ça vous dessert même j'aurais plutôt tendance à dire. Donc il faut bien qu'on ait dans ces cinq minutes cette sensation et ce sentiment que oui vous avez préparé l'entretien, que oui vous êtes au clair avec vos intentions de mobilité pour l'année prochaine dans le réseau, que c'est un projet mûrement réfléchi, que vous serez évidemment disponible, mais que vous connaissez aussi la zone et les problématiques de la zone dans laquelle vous allez vous rendre. Et ça c'est le troisième et dernier point sur l'entretien. Il est important que vous échangiez avec les personnes qui sont actuellement en poste et qui pourraient vous renseigner sur, ma foi, les spécificités de la zone ou les projets en cours ou les éléments importants de formation qui sont pointés pour telle ou telle zone. Parce que selon les zones, nous n'avons pas tout à fait le même type de personnel. Il peut y avoir des zones où on a quasiment 80-85% de titulaires, qu'il soit en contrat local ou qu'il soit... envoyés par nous dans ces zones. Sans grande surprise, je vous parle de l'Europe. Et on peut être aussi dans des zones où on a très peu de titulaires, qu'ils soient détachés ou qu'ils soient en contrat local, mais où on a beaucoup de personnes originaires du pays ou de pays alentours et qui n'ont pas cette connaissance fine du système éducatif français, de ses programmes, de ses parcours. tout simplement, l'acte pédagogique en classe, comment je tiens une classe, quelle trace écrite, quelle place de l'oral, enfin bref, tous ces éléments qui sont les vôtres. Et donc évidemment aussi que vous en ayez connaissance parce qu'on pourra vous questionner. Et puis parce que vous êtes formateur et que vous vous aidez d'outils, même si aujourd'hui on est à l'heure de l'intelligence artificielle et qu'on peut bien sûr s'aider avec ces outils sur nos questionnements, sur nos outils, sur tout ce qu'on peut mettre en place pour... construire une formation ou un plan de formation. Vous êtes professionnel, vous êtes pédagogue et vous êtes expert. On voit assez rapidement quand ce qui sort d'une expression de quelqu'un est soit une expression convaincue, raisonnée, réfléchie ou si on est Mais... dans le retour d'une information par cœur en disant je rentre dans l'IA, tiens c'est quoi l'agence, qu'est-ce qu'il faut que je fasse, c'est quoi les IRF, et puis on vous sort 15 lignes avec ce qu'il faut bien avoir en tête. Sachez qu'on fait exactement pareil nous pour savoir quelles sont les questions que vous pourriez nous poser en réfléchissant avec l'IA. Donc en gros, si c'est du bluff, c'est pareil, on ne vous retiendra pas. Donc il faut vraiment que vous ayez ces éléments-là en tête, et une fois que vous aurez passé l'entretien et qu'on vous aura retenu, il y aura cette prise de fonction. Et là, on attend de vous plusieurs choses. Déjà, l'humilité. Ce n'est pas parce que vous êtes formateur, que vous avez été retenu et que votre mission est importante pour le développement du réseau que vous êtes l'élu de l'agence. Vous êtes un maillon d'un dispositif global où chacun a sa place, son rôle, mais dans la modestie qui doit être la sienne. Parce qu'on peut prendre vite la grosse tête quand on passe d'établissement en établissement, qu'on prend beaucoup l'avion, qu'on est reçu en ambassade ou au consulat, parce que les formations sont souvent aussi suivies d'un certain nombre d'échanges avec des autorités qu'on n'a pas l'habitude de rencontrer. Donc de la modestie et de l'humilité. Ensuite, il faut de l'exemplarité. Vous êtes un personnel de l'État français payé un peu plus cher, pour dire parfois beaucoup plus cher qu'un personnel de droit local dans certaines zones. Donc il est évident qu'on vous demande la plus grande discrétion et le plus grand respect des personnels avec lesquels vous serez amené à travailler. Ensuite, il y a une nécessité impérative d'exemplarité sur votre manière de faire, manière de vous adresser aux autres, mais aussi manière de vivre. dans le pays ou manière de vous comporter dans les pays dans lesquels vous serez amené finalement à vous rendre à travers les formations qui seront les vôtres. Et enfin, et c'est essentiel aussi, il y a beaucoup de choses essentielles, vous me direz, c'est vrai, un devoir de loyauté absolue envers votre employeur, qui est l'AEFE, l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger, parce que quand vous serez à l'étranger, vous serez aussi confronté à un système concurrentiel. vous aurez des gens qui viendront suivent des formations, mais qui ne sont pas nécessairement des personnels d'un établissement conventionné ou d'un établissement EGD, et qui auront donc une relation à leur employeur un peu différente s'ils sont d'un établissement partenaire. Et il y a certaines zones où il n'y a que ou quasiment que des établissements partenaires, et le positionnement du formateur n'est pas toujours très simple. Donc cette loyauté, elle doit être absolue à l'agence. Mais bon, pas nécessairement au DRH, il y a d'autres personnes qui sont largement prioritaires avant. Il y en a deux qui sont incontournables, enfin trois, trois qui sont incontournables, parce qu'il y en a une que nous n'avons pas évoquée jusqu'à maintenant, qui est le proviseur ou l'approviseur de l'établissement dans lequel vous serez rattaché, parce qu'il sera votre supérieur direct. C'est essentiel, et vous avez une posture à avoir en établissement scolaire qui doit être là aussi... pleine de respect vis-à-vis de tous les personnels avec lesquels vous serez amené à travailler et vous ne serez pas celui qui va donner des leçons à vos collègues. Vous êtes l'alter ego égal du collègue. Donc, il est essentiel de respecter les différentes catégories de personnel et le travail que vous ferez avec. Et deux autres personnes avec lesquelles vous devez une loyauté absolue, c'est l'IEN de zone, le SCPIEN s'il y en a, et évidemment l'inspecteur référent de la zone. Et quand c'est le cas, l'inspecteur référent, cette fois-ci plus référent, mais disciplinaire, parce qu'on a beaucoup de disciplines portées à l'agence, mais elles ne sont pas toutes représentées par rapport à celles qui existent dans le réseau. Donc en fait, c'est une grande responsabilité qui vous est confiée. Nous sommes très exigeants sur le recrutement de nos formateurs, parce qu'on sait à quel point les enjeux sont importants pour nous. Et j'en terminerai peut-être là. Les enjeux sont d'autant plus importants... Comme vous êtes des experts de l'éducation nationale et des experts de la formation et aussi des réflexions qu'il peut y avoir autour de l'évolution des modèles éducatifs, il y a peut-être deux questions qui pourraient vous être posées, en plus de toutes celles qu'a évoquées Jérôme, sur comment on enseigne ou on parle de laïcité dans des pays complexes, des Varses ou des choses comme ça. Un complexe, on regarde notre nationalité et de notre règle de fonctionnement ici en France, c'est en ça que c'est complexe, ce n'est pas le pays qui est complexe. Il y a peut-être deux questions qui pourraient vous être posées d'une manière assez générale. La première, c'est quelle est votre connaissance de l'agence en tant que telle sur ces réformes en cours ? Alors évidemment, on ne vous demande pas d'être pointu. Vous n'êtes pas un chef d'établissement, où là forcément on va un peu le passer au grill pour savoir ce qu'il connaît de l'agence et de ses réformes structurelles. Mais il faut quand même avoir une petite notion des sujets en cours. Parce que quand vous serez devant un public d'enseignants, forcément, ils vont vous questionner parce que vous serez le formateur qui est en lien avec l'autorité administrative et de tutelle avec l'agence et les inspecteurs qui y sont. Donc, ils vont imaginer que vous avez des informations peut-être plus neuves, plus grandes que celles qu'ils n'ont, eux. Et pour autant, voyez-vous, il est important que vous ayez à l'entretien une notion des évolutions de l'agence. Et puis, la deuxième question qu'on pourrait peut-être être amené à vous poser à un moment donné, en fonction des échanges et de la nature des échanges, c'est est-ce que vous avez pu lire les différents rapports parlementaires qui ont été produits depuis que notre Premier ministre a confié une mission, finalement, à une sénatrice, Mme Samantha Casbon, dans un premier temps, et ensuite d'autres parlementaires qui ont pris le relais pour sortir d'autres rapports. Donc, évidemment, on ne vous demande pas de les apprendre par cœur, mais... Il faut aussi que vous ayez conscience que vous arriverez dans un opérateur qui est en pleine réflexion sur son adaptation au nouveau monde dans lequel nous sommes et en adaptation par rapport à la concurrence qui est de plus en plus grande des établissements internationaux auxquels nous sommes confrontés à l'étranger. Et l'idée de nos formateurs qu'on s'en fait, c'est qu'ils soient aussi des acteurs de l'ouverture des établissements. à un autre type de public, à une autre forme d'apprentissage d'élèves. N'oubliez pas que la mission de l'agence, entre autres, qui lui est conférée par le Code de l'éducation, et je vous invite à lire aussi quelles sont les grandes missions qui sont confiées à l'agence, dans une d'entre elles, il y a le caractère innovation pédagogique. Et donc, je terminerai là-dessus. Évidemment qu'à l'entretien, on va vous attendre sur l'innovation pédagogique et qu'on vous mettra peut-être en situation, le peut-être étant de trop. Donc voilà ce que je voulais vous dire sur le recrutement à venir. Nous, on se réjouit de vous avoir prochainement à travers vos dossiers et ensuite directement en entretien pour échanger avec vous. On vous souhaite évidemment d'obtenir un poste à la rentrée prochaine. Je dirais que tout est à votre main aujourd'hui. Vous avez toutes les informations nécessaires et les clés qui vous permettent de préparer et structurer au mieux les choses dans les semaines, mois qui viennent. On est nous à votre disposition. Évidemment, Jérôme, pour la déoff, est aussi à votre disposition via notre intermédiaire s'il y a des questions spécifiques qu'on peut poser. Les sites Internet des établissements sont nourris d'informations riches et variées sur les formations et les IRF. Donc, renseignez-vous sur les IRF, leurs missions, leurs organisations. Et on a hâte de vous avoir à Saint-Ouen, en février donc, pour échanger avec vous. Et ensuite, vous recrutez pour la rentrée prochaine. On a quand même 63 postes à pourvoir dans de très nombreuses disciplines. Donc, je ne doute pas un seul instant que si le dossier est construit, que si le parcours est reconnu et que l'entretien se déroule au mieux, vous serez très nombreux à nous rejoindre à la rentrée 2027. Voilà. Alors, je crois que j'ai répondu à toutes les questions. Ah non, comment se fait-il que les conjoints de personnel détachés ne peuvent pas travailler ? En fait, ce n'est pas systématique. C'est-à-dire qu'il y a des conjointes ou conjointes qui peuvent se retrouver dans un pays où, par exemple, l'État ne va pas délivrer de visa de travail pour la personne qui est le conjoint ou la conjointe de celle qui est nommée dans un pays. Donc, on vous invite vraiment aussi à regarder sur le site du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, des conseils aux voyageurs et... que vous vous renseignez sur les conditions de vie personnelles, mais aussi familiales dans le pays. Il y a des pays qui ne reconnaissent pas certaines unions que nous reconnaissons nous en France. Donc il est aussi important que vous puissiez avoir une idée précise du pays et de la zone dans laquelle vous allez vous rendre en fonction de votre vie personnelle. Si les conjoints sont éducation nationale, ils vont devoir demander une disponibilité pour vous suivre. Les deux droits, ils l'auront, mais ça ne leur confère pas. pas un droit automatique à rentrer dans la structure scolaire dans laquelle vous serez et donc il y aura nécessairement un certain temps durant lequel le conjoint ou la conjointe ne travaillera pas. Après, s'il est dans un univers privé et que cet univers privé lui permet de travailler en télétravail ou à planter dans un autre pays, là, il n'y aura aucun souci, évidemment à condition qu'il y ait la possibilité d'avoir ce visa de travail qui soit donné. par le pays qui vous accueillera, mais c'est très très rare ces cas où ça se produit. Donc c'est sur toutes ces raisons-là qui conduisent au fait que le conjoint parfois ne travaille pas ou la conjointe ne travaille pas pendant une partie ou tout au long de la mission. Voilà ce que je pouvais vous dire sur le sujet. En tout cas, on vous remercie encore pour le temps consacré sur la pause méridienne à cet échange. Vous pourrez nous réentendre si ça vous fait plaisir sur le site de l'agence en cliquant sur le lien. Et on sera très heureux de vous voir en vrai dans quelques semaines quand il s'agira de passer les oraux. Enfin, les oraux, non, ça, c'était le piège dans lequel je suis tombé. Les entretiens, parce qu'il ne s'agit pas d'un deuxième examen, c'est bien un entretien. On sera très heureux de vous avoir aux entretiens au mois de février. Voilà, très bonne continuation à vous et à bientôt. Merci.
- Speaker #0
Merci, au revoir.