Speaker #0Bienvenue dans Hypnomorphose, le podcast qui t'aide à comprendre et transformer ce que ton inconscient a à te dire. Je suis Anaïs Valadon, maître praticien en hypnose et je t'embarque chaque semaine pour explorer ton fonctionnement grâce à l'hypnose, la neuropsychologie, les neurosciences et pas que. Tu te demandes pourquoi certaines émotions ou réactions te bloquent sans raison apparente ? Eh bien ici, on va décortiquer tout ça ensemble et découvrir comment ton inconscient influence ton quotidien. que ce soit dans tes relations, tes habitudes ou même tes pensées. Mon but ? T'aider à mieux fouiller dans ton inconscient avec des astuces simples, pratiques et toujours dans la bonne humeur. Alors si tu veux en finir avec le stress, l'anxiété ou juste mieux te comprendre, installe-toi confortablement. C'est parti pour l'épisode du jour. Bienvenue dans ce nouvel épisode d'Hypnomorphose. Déjà et bientôt un an qu'il n'y a pas eu de nouveaux épisodes. Et pour ce premier épisode de la série numéro 3... et bien j'aimerais vous parler un petit peu de mon histoire personnelle et surtout pourquoi le repos ne suffit toujours pas à bien récupérer. Alors si je n'ai rien posté en effet sur ce podcast depuis quasiment un an, c'est parce que moi aussi en tant qu'humaine, j'ai traversé des moments un peu plus fatigants que d'autres. Alors ce n'est pas forcément de la fatigue physique mais plutôt de la fatigue mentale et en fait tout n'était pas... tout clair dans ma tête et donc sortir des épisodes toutes les semaines sur un nouveau sujet me demandait beaucoup d'efforts et j'ai préféré, je vous l'avoue, privilégier les rendez-vous. Alors aujourd'hui j'aimerais te parler d'une fatigue un peu particulière, tu sais c'est celle qui ne disparaît pas forcément après une bonne nuit de sommeil ou une journée passée au fond de ton canapé à regarder tes séries préférées ou même un week-end ou quelques jours de vacances. C'est cette fatigue mentale que je te parlais tout à l'heure. Tu te dis que tu as ce moment-là pour te reposer, mais en fait, une fois que tu ne fais rien, ton esprit tourne en rond. Il recommence déjà à se dire qu'est-ce que je vais manger ce soir ? Qu'est-ce qu'il faut que je mange ce soir ? Combien de calories ça va faire ? Ah, je n'ai pas répondu à ma copine. Ah, qu'est-ce qu'il faut faire pour demain ? Et tiens, pour demain, j'ai quoi au boulot qui m'attend ? Ou même, comment je vais faire pour payer mes factures ce mois-ci ? Ou mes enfants, est-ce qu'ils ont tout ce qu'il faut ? Est-ce qu'ils sont heureux ? Et puis, ah, je n'ai pas appelé mes grands-parents. Tu vois, tu es assis, tu es censé te reposer, mais en fait, intérieurement, ton cerveau, il continue toujours à tourner, et sans jeu de mots, bien évidemment, parce que tu sais que je cours, mais il continue à courir. Et le soir, quand tu vas te coucher, alors que tu es censé te reposer, Tu te demandes pourquoi ? T'es toujours aussi fatigué, même le matin tu te réveilles, t'as encore mal à la tête, t'en peux plus alors que t'as rien fait de la journée. Tu peux même appeler tes copines en disant mais franchement je sais pas ce que j'ai parce que j'ai rien fait mais je suis fatiguée, j'ai rien envie de faire. Et c'est là qu'en fait il y a une deuxième fatigue qui va s'ajouter et cette fatigue là elle s'appelle la culpabilité. Parce qu'en fait tu dis que t'as eu une journée pour te reposer, que tu devrais profiter. et en fait... tu n'as pas réussi vraiment à te reposer et tu penses de toi qu'en fait tu manques de volonté ou que tu ne sais simplement pas te détendre. Mais le problème, ce n'est pas ce repos-là. C'est le message que ton corps va recevoir à ce moment-là. Parce que, je vous l'ai dit dans les précédents podcasts, que vous pouvez tous réécouter en attendant d'avoir des nouveaux. C'est, on a ce qu'on appelle un système intérieur, un système nerveux, qui lui, finalement, va continuer de surveiller. En gros, c'est, on est sur notre vélo, on a pédalé à fond, à fond, à fond, à fond, à fond, et là, on va soulever les pieds. Mais en fait, ce qui va se passer, c'est que la roue, elle va continuer de tourner. Ben, c'est exactement ça. Et dans cet épisode, eh ben, on va voir comment reconnaître ce repos, déjà, qui se repose pas vraiment, pour que t'en prennes conscience, et surtout, pourquoi ton cerveau, il va rester actif. Même quand toi, physiquement, tu vas ralentir. Et surtout, je vais te donner des solutions pour commencer à récupérer, sans transformer cette quête de repos véritable en une véritable performance. Pourquoi je dis ça ? Parce qu'on a un peu cet effet qui se coule du développement personnel, où il faut être la meilleure version de soi-même, il faut être heureux, il faut tout faire parfaitement, que ce soit chez toi, au travail. ou en tant qu'amis, ou même personnellement, et ça, je veux vraiment qu'on sorte de ça. Imagine que tu rentres chez toi... après une journée particulièrement chargée. Quand t'arrives, tu poses ton sac, t'enlèves tes chaussures, t'enlèves ton soutif si t'es une femme, tu t'assoies. Et si tu peux d'ailleurs t'asseoir et tu dis bon alors ok, qu'est-ce que je fais maintenant ? Tu sais c'est cette deuxième journée qui commence. Et là en fait tout de suite, même presque immédiatement, ton cerveau en fait il va reprendre le travail. Tu te demandes tout de suite qu'est-ce que tu manges ce soir. Si t'as bien envoyé ce mail, Si t'as pensé au rendez-vous du lendemain, ou si t'as pas encore oublié quelque chose d'important, genre le pique-nique des enfants le lendemain, ce fameux mois de juin, et en même temps tu te dis « j'ai pas fait mon sport aujourd'hui, non mais là j'ai la flemme, ah tiens je vais lancer la machine, comme ça dans une demi-heure ou une heure et demie je peux l'étendre, et en attendant j'ai profité pour ranger, pour faire du tri, ou même pour m'occuper des enfants. » Et en fait... Et extérieurement, si on te regardait, si on n'était pas dans ta tête, t'es immobile, t'es assise, t'es même en train de scroller sur ton téléphone. Mais ton attention, elle, elle va continuer de scanner tout ce qui pourrait poser problème. Et c'est là qu'on confond souvent deux choses. Être arrêté physiquement et se sentir suffisamment en sécurité pour relâcher. C'est un peu comme si tu faisais un massage. Il y a des personnes, au bout de deux secondes, elles vont l'acheter. Il y a des personnes qui ne vont pas vraiment profiter de ce massage, parce qu'en fait, le cerveau, il continue, il continue, il se met encore en alerte. Ah là là, on me touche. Ah là là, l'odeur de l'huile. Ah là là, ça va durer une heure alors que j'avais ça à faire. Et tu vois, le repos physique, il consiste à interrompre l'activité. Il demande d'arrêter de courir. Et la récupération, elle, ça va être complètement différent, parce qu'elle va te demander deux fois plus d'énergie. Parce qu'elle va supposer que ton système intérieur, il comprenne qu'il n'y a pas d'urgence immédiate à faire. Tu comprends ? Il est dans le faire, lui. Là, il va falloir lui envoyer le message d'être. C'est pour ça qu'en fait, on peut être encore allongé et continuer à anticiper. Parce qu'en fait, on a dit, ah, il faut s'allonger. Faire, il faut s'allonger. Alors, tu fermes les yeux. Ok ? Mais toi, tu continues à faire. Du coup, t'organises ta journée mentalement. Et tu vois, tu peux être même en vacances. Et ben, tu vas surveiller les horaires, tu vas surveiller les repas, tu vas surveiller les messages, les activités, et surtout, tu vas être en hypervision sur l'humeur de chacun. Et là, tu vas te mettre une pression supplémentaire. Et ce qui devait être des vacances reposantes va devenir les vacances des autres. Parce qu'en fait, tu voulais absolument profiter, tu voulais absolument te reposer. Mais tu veux surtout que les vacances, elles se passent bien pour tout le monde. Et tu veux réussir à la fois à décrocher, mais en même temps, tu sais que ça va vite s'arrêter, que les autres doivent se sentir bien. Et sans que tu t'en rendes compte, le repos, comme je te disais tout à l'heure, il va devenir à son tour un projet à réussir. Ton objectif, ce n'est pas de te reposer pendant les vacances, c'est que les vacances se passent bien. Et c'est là que j'aimerais qu'on explore une petite piste très simple. Parce que le but, ce n'est pas de t'aider à te détendre, c'est d'arriver à switcher ce système nerveux. Alors, tu peux commencer par mettre tes notifications en ne pas déranger, te dire que tu consultes ton téléphone de telle heure à telle heure, ou même te faire une petite liste de tâches dans l'urgence et que tu vas reporter certaines choses à plus tard. Même si ça, des fois, c'est encore difficile. Mais ça, je t'expliquerai ça dans un autre épisode, c'est comment optimiser sa to-do liste pour justement... Avoir le repos mental. Parce qu'en fait, tu sais, la récupération, elle commence parfois par moins, par tout ce qu'on ajoute que ce que parce qu'on accepte d'enfin enlever. Je ne sais pas si c'est clair, mais je t'explique. Parce qu'en fait, quand on entend l'expression mode survie, on imagine quelque chose de très spectaculaire. Tu sais, ce système nerveux qui se met en mode survie, qui va surveiller. C'est l'histoire de mes 10 000 soldats qui vont surveiller jour et nuit. Par exemple, tu as une personne qui arrive... plus à se lever et qui s'effondrent dans son lit et qui n'arrivent plus du tout à fonctionner. Et bien tu vois, ça, on a cette impression que c'est le mode survie. Sauf qu'en réalité, spoiler, le mode survie ça peut être beaucoup plus discret. Il peut ressembler à une femme qui continue à tout faire, qui va travailler, qui va répondre aux messages, qui va organiser les rendez-vous, qui va s'occuper des enfants, qui va faire les courses, qui va rester présente sur les autres. Tu vois, de tout l'extérieur, on va dire oh là là, mais... comment elle fait, elle est géniale, mais ça c'est une super femme ouais, de l'extérieur ça, ça fonctionne elle arrive même à sourire au bon moment, à rassurer quelqu'un, à assurer une journée professionnelle complète, à appeler son entourage pour s'assurer que tout va bien et même écouter pendant des heures. Seulement intérieurement, en fait, elle n'a plus aucune marge. Et c'est là qu'un tout petit imprévu, ça peut devenir un immense problème. Tu vois, un appel téléphonique qui n'était pas prévu, une demande supplémentaire ou même un changement de programme. ou une conversation qui déplait un peu, ça va commencer à être insupportable. Elle ne va pas s'effondrer, forcément. Elle va devenir plus irritable, plus sèche, ou parfois plus distante. Elle va s'éloigner, elle va s'isoler, elle va reporter les messages, elle va regarder son téléphone sonner sans avoir finalement la force de décrocher. Elle peut même ressentir un profond soulagement lorsqu'un rendez-vous est annulé. Ouais, je suis passée par là, moi aussi. Et tu vois, juste après, ce qui s'est passé, c'est qu'il y a la culpabilité. Je me suis dit, oh là là, mais je suis en train de changer. C'est pas moi, ça. Et je me dis, je suis devenue froide, que je suis plus disponible pour personne, que je suis pas une bonne copine, que mes proches, ils vont finir par croire que, en fait, j'en ai rien à foutre d'eux, quoi. Mais tu vois, ce besoin de s'isoler, c'est pas un rejet des autres. C'est... une tentative inconsciente de diminuer les sollicitations. C'est comme si une partie de nous disait simplement là, je peux plus. Je peux plus accueillir autre chose de plus parce qu'en fait, mon système nerveux, il est en train de péter un cap, quoi. Et t'as peut-être envie, tu vois, parfois, de te raconter encore une fois, ouais, comment tu vas, et tout. Mais en fait, intérieurement, t'as plus la force d'écouter un problème supplémentaire ou de rassurer ou de répondre. correctement ou de faire semblant d'aller bien. C'est surtout ça où je vous met le point. C'est pas qu'on n'a pas envie d'écouter les autres. C'est qu'on n'a plus envie de faire semblant d'aller bien. Et je te l'ai dit, moi aussi je suis passée par là. Et c'est pas facile. Parce que vraiment je me suis remise en question intérieurement. Je me suis demandé si c'était pas la crise de la quarantaine, si j'étais pas en train de changer. Mais je pense qu'il y a réellement un changement à l'intérieur de moi. Ça ne veut pas dire que je suis moins bien que les autres. C'est que j'ai envie d'avoir plus de connexion, de sincérité. Je veux plus que ça aille dans un sens. Et j'ai eu besoin de m'isoler. Et tu vois, la solitude, elle peut être réparatrice. Elle peut permettre de diminuer le bruit dans sa tête, de nous recentrer sur nous, et de retrouver tout simplement un peu d'espace pour nous. D'arrêter de vouloir être pour les autres. Moi, ce que je veux, c'est être avec les autres, pas pour les autres. Parce que la solitude, quand elle devient durable, elle devient pesante, et qu'elle s'accompagne même d'une perte générale d'envie, de profonde tristesse, ou même de pensées très sombres, ben là, à ce moment-là, ça mérite d'être entendu, ça mérite d'être accompagné par un professionnel de santé. Et c'est là où je veux vraiment différencier. Se protéger quelques heures, c'est pas la même chose que disparaître progressivement de sa propre vie. On peut disparaître pour se poser des questions, pour se remettre en question, pour pouvoir avancer. Mais quand ça dure trop longtemps, je vous invite à vous faire accompagner. Alors pourquoi ralentir peut provoquer de la culpabilité ? Pour certaines personnes, le repos c'est naturel, c'est agréable, c'est cool. Mais pour d'autres, ça crée immédiatement une tension. Tu vois, c'est celle qui va se dire, « Ouais, bon, je me repose quand tout sera terminé. Je fais tout ce que j'ai à faire et ensuite, je me repose. » Sauf qu'à un moment où c'est terminé, généralement, tu as ta deuxième journée qui commence. Le problème, c'est qu'en fait, c'est jamais terminé. Il n'y a jamais de fin. Il y a toujours un panier à linge à vider. Il y a toujours un rendez-vous à faire ou à prendre. Il y a toujours une facture à payer, toujours un message à envoyer ou même un projet qui naît comme ça ou d'envie de plonger dessus. Et le repos, on le procrastine. On le repose toujours à plus tard, comme... Comme si c'était une récompense. Mais cette récompense, en fait, on la gagne vraiment jamais. Et derrière cette culpabilité, là c'est ma partie hypnose, peut y avoir des apprentissages anciens. Tu as peut-être été plus jeune, félicité, parce que tu étais autonome, tu étais une enfant sage, responsable, serviable. Ou tu as peut-être même compris que ta valeur, ta propre valeur, Elle... En tout cas, de ce que tu as porté aux autres, de ta capacité à tenir ou du fait que tu créais un problème, elle était pour les autres. Peut-être même que tu as grandi auprès d'adultes qui ne savaient jamais ralentir. Et pour qui rien faire était presque synonyme de paresse, de feignasse. D'ailleurs, aujourd'hui, le repos ne ressemble pas uniquement à une pause. Il peut ressembler à une baisse de vigilance, à une perte de contrôle ou même à une menace. Alors pourquoi on en est là ? Il faut aller voir dans son enfance. Et à travers l'hypnose, tu peux aller voir d'où ça vient, te comprendre, d'avancer. Le but, ce n'est pas de te changer, c'est de te comprendre. Parce que comprendre, pour moi, c'est être libre. Alors s'il y a des personnes qui m'écoutent ici et qui sont en formation avec moi, elles vont rire parce que je le dis souvent, comprendre, c'est être libre. Et c'est vraiment ce que je veux faire. à travers ce podcast et vous aider à comprendre à vous comprendre et à la travailler dessus alors là c'est pour vous faire comprendre et puis ensuite vous pouvez aller travailler avec les boosts ces séances d'hypnose d'une vingtaine de minutes que vous pouvez écouter là où vous voulez quand vous voulez et qui vont vous apporter des transformations intérieures on va parler notamment du stress du nerf vague de la charge mentale du lâcher prise mais aussi des problèmes comme le poids ils n'ont pas pour objectif de détendre mais d'aller chercher ce qui se cache en dessous pour justement arrêter de vous poser des questions. Non pas de vous faire devenir un robot ou neuneu, non. Au contraire, c'est pour vous aider à aller mieux, à comprendre et à avancer. Voilà, alors pourquoi les vacances, ils ne mettent pas toujours le cerveau en congé ? Parce que tu vois, moi là, je vais bientôt partir en vacances et je me dis, c'est cool, je vais pouvoir poser, je vais voir la mer. Sauf qu'en réalité, c'est totalement faux. Parce que moi, quand je suis au bord de la mer, j'ai envie d'écrire. J'ai envie d'écrire des nouveaux boosts, j'ai envie d'écrire des nouveaux podcasts. Parce qu'en fait, ça me fait du bien. Et c'est là où il ne faut pas confondre le repos total, où je ne pense plus à rien et je suis posée les fesses au fond de mon lit ou sur mon canapé, et le repos qui permet de se régénérer. Et il faut arriver à trouver... un équilibre. Mais pour trouver l'équilibre, il faut se connaître et je vous ferai un nouvel épisode pour justement apprendre à trouver justement ce juste milieu, ce juste équilibre. Je vous ai dit en intro comment on reconnaît ce repos qui ne repose pas. Je vais vous donner des exemples, des situations très concrètes. Vous prenez ce que vous voulez, vous prenez un papier, un crayon et vous notez ce qui vous correspond. Et ça va peut-être vous aider justement à vous reconnaître là-dedans. Et puis juste après, je vous propose ces trois premiers leviers pour commencer à récupérer. Alors, si vous avez un repos qui ne repose pas, vous pouvez dormir, mais vous vous réveillez déjà tendu, nuque tendue, mâchoire serrée ou même déjà fatigué. Vous allez prendre une journée sans travailler, mais vous allez la remplir aussitôt de tâches. Elle n'est pas vraiment pour vous, mais vous allez faire plein de choses. Vous culpavisez dès que vous ne produisez rien. Vous regardez votre téléphone sans même avoir conscience de l'avoir. pris en main. Vous regardez un film tout en répondant à des messages ou en organisant la journée suivante. Vous anticipez déjà le retour alors que les vacances viennent à peine de commencer. Vous repoussez les appels parce que vous n'avez plus d'énergie de parler. Vous devenez irritable lorsqu'une personne vous demande quelque chose. Vous êtes épuisé mais vous n'arrivez pas à vous endormir. Vous cherchez du sucre, une activité ou du scrolling dès que la tension commence à descendre. Et surtout vous pouvez ressentir cette impression étrange si je m'arrête vraiment, je vais m'écrouler. Alors bien évidemment, ces signes ne permettent pas de conclure automatiquement que tout est lié au stress ou à l'émotionnel, mais une fatigue persistante peut avoir également des causes médicales, hormonales, nutritionnelles, psychologiques, etc. ou simplement liées à la qualité du sommeil. Alors si elle dure, si elle s'aggrave, si elle perturbe votre quotidien, eh bien il est important de vous faire accompagner, bien évidemment. Mais surtout, surtout, vraiment. Je ne vais pas vous dire de reposer, ça serait utopique, c'est comme vous dire quand vous êtes stressé de lâcher prise, non. Apprenez à écouter vos signaux, et je suis là pour ça, rappelez-vous. Alors, je ne vais pas vous donner une longue liste d'habitude à mettre en place, bien évidemment, parce que ça, on sait bien évidemment que ça ne dure pas sur la durée. Vous n'avez pas besoin d'une nouvelle série à caser dans votre quotidien, pour vous mettre une pression supplémentaire, je vais vous donner trois leviers, et vous pouvez même en choisir qu'un seul. Le premier, je l'ai un peu spoilé tout à l'heure, consiste à diminuer une sollicitation. Vous n'avez pas besoin de tout couper, vous n'avez pas besoin de disparaître. Vous pouvez simplement mettre votre téléphone en silencieux pendant au moins 30 minutes ou même désactiver une notification ou décider qu'un message non urgent attendra demain. Le mieux, c'est quand même de mettre le téléphone en silencieux. Vous pouvez également prévenir une personne proche avec une phrase simple en disant « Voilà, je suis très fatiguée en ce moment. » Je répondrai peut-être plus lentement, mais ce n'est pas contre toi. Moi, il y a une phrase avec mes amis, c'est « au jour le jour » . Ce petit geste envoie déjà un message différent à votre système intérieur. Ça veut dire, je ne suis pas obligée de répondre tout de suite à la sollicitation. Je ne suis pas obligée d'être accessible en permanence, mais je fais du mieux que je peux. Le deuxième levier, ça consiste à créer un sas en fait entre deux rôles. Parce qu'on passe d'une responsabilité à une autre sans aucune distraction. Quand je donne des formations, je pose toujours la question quel est votre temps de trajet entre votre travail et chez vous ? Pourquoi je leur pose cette question ? Parce que plus le délai est court, moins la transition est importante. Vous pouvez être professionnel pendant 8 heures et l'instant d'après devenir maire puis conjointe, puis organisatrice, puis amie, sans jamais avoir un instant pour revenir simplement à soi. Et lorsqu'on termine une journée de travail, je vais vous demander de vous accorder au moins dix minutes avant de repartir dans un autre rôle. Pendant ces dix minutes, ça peut être un temps de trajet, écouter de la musique et chanter sur Céline Dion. Moi, c'est ce que je fais, perso. Vous pouvez aussi marcher, vous pouvez changer de vêtements. C'est ce fameux... Je me change dès que j'arrive, je me mets en pyjama, j'enlève le soutif. Vous pouvez aller prendre une douche, ou vous pouvez simplement rester quelques minutes dans la voiture avant de rentrer chez vous. Alors ce sas, c'est pas une règle, on est bien d'accord. Je vous invite à explorer ce qui vous convient par rapport à votre vie. Mais le fait de prendre ce sas, ça va indiquer à votre système voilà, cette partie de la journée, elle est terminée. Et là maintenant, je peux changer de rythme. Je peux y aller. et je suis en sécurité. Notre système a besoin de sécurité. Plus on va lui envoyer les messages que nous sommes en sécurité, plus ça va être simple pour vous de vous sentir bien. Et le troisième levier consiste à choisir un repos sans objectif. Une promenade sans nombre de parts, sans nombre d'horaires. Une sieste sans obligation de s'endormir. Un livre sans objectif de terminer un chapitre. Un café sans téléphone. Une sortie sans photo à publier, ou même 10 minutes qui n'ont pas besoin d'être utiles, mais qui nous font du bien. Alors oui, ça peut être inconfortable au début, surtout si vous avez appris depuis petite que vous deviez servir à quelque chose. Mais ce qui ne produit rien peut quand même nous nourrir et nous donner de l'énergie. Le repos, et je vais terminer là-dessus, le repos n'a pas besoin. de justifier son existence. Alors pour terminer cet épisode, j'aimerais quand même te laisser avec une question. Tu n'as pas besoin tout de suite de trouver la réponse, tu peux revenir après. Tu peux même prendre un papier et un crayon et te poser et te répondre à ça. Mais lorsque tu essaies de te reposer, qu'est-ce que tu crains qu'il se passe si tu t'arrêtes vraiment ? Est-ce que tu n'aurais pas peur de perdre quelqu'un ? De décevoir quelqu'un ? d'oublier quelque chose, de ne plus réussir à repartir, ou de ressentir une émotion que tu cachais et que tu maintiens à distance depuis longtemps. Ou peut-être que tu as peur de découvrir que tu es beaucoup plus fatigué que tu voulais l'admettre. Et peut y avoir aussi cette question un peu plus profonde. Qui es-tu lorsque tu n'es plus en train de rien faire, d'aider, de produire ou de tenir ? Allez, pose-toi la question. Et viens me dire sur Instagram, justement, qu'est-ce qui en est ressorti. Alors pour conclure, si le repos ne suffit pas toujours à récupérer, c'est pas forcément parce que tu t'y prends mal ou que t'es nul, c'est parfois parce qu'en fait ton corps s'est arrêté, mais que ton système nerveux, ton système intérieur, il n'a pas encore compris qu'il pouvait relâcher. Et rappelle-toi, récupérer, ça ne consiste pas à dormir davantage ou partir en vacances, c'est aussi réduire les sollicitations, remettre des limites, Laissez un espace entre deux rôles et surtout reconnaître la fatigue avant qu'elle ne devienne un effondrement. Tu sais, ce fameux burn-out, mais on en parlera aussi dans un autre épisode. Bref, j'espère que cet épisode de retour t'a plu. Rappelle-toi que si tu sens cette fatigue, cette hyper-violence ou ce besoin de t'isoler, et qu'ils reviennent consciemment, fais-toi aider, que ce soit à travers un psy, de l'hypnose, ton médecin généraliste. une séance individuelle sur mon site ou des boosts, peu importe, choisis ce qui te convient et surtout fais-toi aider. Alors si cet épisode t'a parlé, tu peux le partager à une femme ou un homme qui continue à tenir alors qu'il n'a presque plus de marge. Et viens me dire vraiment sur Instagram dans quelle situation tu t'es le plus reconnu. Parce que oui, quand ton cerveau continue à tourner, ta culpabilité de ralentir, ton besoin de t'isoler et tes vacances qui te reposent pas vraiment, eh ben on a quoi de papoter. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi. Et surtout, si cet épisode t'a plu, tu peux aussi mettre un 5 étoiles parce que ça m'aide à le faire connaître et à ce qui tombe dans les oreilles de ceux et celles qui ont besoin d'entendre. En tout cas, je te souhaite une belle fin de journée et je te dis soit la semaine prochaine, soit dans deux semaines. Salut, salut !