Speaker #0Hello à toutes et à tous, bienvenue dans I am, I say, I act, le podcast qui libère ton je. Je suis Sonia Hamdi, je suis une coach qui accompagne les transitions personnelles et professionnelles, notamment par l'identité. Ma question préférée, qui es-tu, se décline dans ce podcast où on parle d'identité à travers des questions passionnantes. Alors si tu as envie de découvrir ce que révèle ton je, reste avec moi, c'est parti ! Il y a quelque chose qui se passe... à la fin de l'année, un truc un peu étrange. Je ne sais pas si tu le ressens aussi. Certains parlent de rouleau compresseur. Ouais, c'est normal, c'est la fin de l'année, tout le monde est crevé. Et au début, je pensais que c'était juste de la fatigue accumulée liée à la pression aussi des fêtes, etc. Et je pense que c'est clairement vrai. Mais en creusant, j'ai quand même découvert autre chose. D'abord, j'ai entendu parler du biais de fin de course. Et la première confusion est arrivée. Parce que quand on dit biais de fin de course, on pense naturellement à cette fatigue de fin d'année. Mais en réalité, ce n'est pas tout à fait ça. Le vrai nom de ce biais, c'est l'illusion de fin de l'histoire. En anglais, on appelle ça « the end of story illusion » . Et c'est un concept qui est documenté scientifiquement par trois chercheurs, Jordi Koitbak, j'espère que je le prononce bien, Daniel Gilbert et puis Timothy Wilson. Ils ont publié leur étude dans la revue Science. en 2013, c'était une grosse étude sur plus de 19 000 personnes âgées de 18 à 68 ans. Et ce qu'ils ont découvert, c'est fascinant, c'est qu'on reconnaît tous qu'on a beaucoup changé au cours des dix dernières années, nos goûts, nos valeurs, notre personnalité. Mais quand on nous demande si on va changer dans les dix prochaines années, on pense que non, pas vraiment. On se perçoit comme étant, comme arrivé à une version finale de nous-mêmes. Alors, Daniel Gilbert qui... qui se nomme plutôt Dan que Daniel d'ailleurs, un des auteurs de cette étude a fait une conférence TED sur ce sujet. Si tu veux creuser, je te la mettrai en lien de ce podcast. Mais alors, quel est le rapport avec cette fatigue de fin d'année quand on se sent dans une transition ? Parce que quand même, il se passe quelque chose de particulier en fin d'année. On le ressent toutes et tous, cette tension spécifique, cette hâte que l'année se termine. couplée à cet espoir d'un renouveau. Et ça, ça crée une fatigue psychique bien réelle. Alors j'ai cherché, est-ce qu'il existe un biais cognitif pour ça ? Et là, deuxième découverte, il y a bien un phénomène psychologique qui se joue, mais il n'a pas vraiment de nom établi en tant que tel. Ce que j'ai trouvé, c'est plutôt un concept appelé le besoin de clôture cognitive, the need for closure. C'est un psychologue social, Harry Kruglansky, qui a développé ce concept dans les années... 90. Son idée, c'est que toute information non résolue consomme de l'énergie mentale parce qu'elle reste active dans notre mémoire à court terme. Comme notre cerveau déteste l'ambiguïté, l'incertitude, il veut des réponses définitives, quoi. Ça le soulagerait. Et en gros, une fois qu'on trouve une conclusion, on peut archiver l'information dans la mémoire à long terme et puis libérer de l'espace mental. Et le truc, c'est que le 31 décembre, c'est un marqueur temporel assez fort. C'est une date symbolique qui amplifie, à mon sens, ce besoin de clôture. Il faut que je boucle. Il faut conclure ce chapitre de l'année. Il y a aussi ce qu'on appelle, ça peut être combiné à ce qu'on appelle le fresh start effect, l'effet de nouveau départ, qui est documenté en psychologie contemporaine. On voit en fait les jalons temporels comme la nouvelle année, les lundis, les anniversaires, etc. comme des occasions de changement. Et du coup, ça crée de l'anticipation. Mais ça peut aussi créer de la tension. Si on revient à notre illusion de fin de l'histoire, vous vous souvenez, cette croyance profonde qu'on a beaucoup changé dans le passé, mais qu'on ne changera plus vraiment à l'avenir, je me suis dit, est-ce qu'il n'y aurait pas un piège là-dedans ? Du coup, si on est en transition, donc en changeant de carrière, une rupture, des questionnements, une recherche de sens, on se retrouve face à une double contrainte psychologique qui est absolument épuisante. le 31 décembre qui amplifie notre besoin de clôture cognitive. Il faut que je règle cette année, il faut que je finisse ce chapitre. Et puis cette pression symbolique de la nouvelle année qui nous dit c'est le moment ou jamais de changer. Et puis de l'autre côté, l'illusion de fin d'histoire qui nous fait croire inconsciemment qu'on ne changera plus. Voilà, je suis comme ça, c'est ma version finale. Tu vois un peu le paradoxe ? Je dois changer, mais je ne peux pas changer ou je ne vais pas changer. Et du coup, on est en pleine incertitude. On peut se sentir bloqué. Moi, je trouve que cette tension, elle est particulièrement destructrice pour quelqu'un qui est en transition, parce que justement, la transition nécessite du changement et de l'acceptation d'incertitudes. C'est même son essence, en fait, à la transition. Mais le marqueur du 31 décembre peut créer une espèce de pression artificielle de conclure, quelque chose qui n'est peut-être pas prêt à être conclu. Et oui, l'illusion de fin d'histoire sabote inconsciemment notre confiance en notre capacité à évoluer. Et ce n'est pas juste un manque de volonté. Ce n'est pas qu'on n'est pas assez fort ou pas assez motivé. C'est qu'il y a une dissonance cognitive profonde entre deux forces psychologiques opposées qui tirent sur nos ressources mentales et du coup, on est complètement épuisé et vidé. Du coup, dans cet épisode, on va explorer des manières de réduire cette tension. Comment on va naviguer dans cette période sans se laisser écraser par le poids du changement obligatoire ? Parce que peut-être que la solution n'est pas de se forcer à changer pour le 1er janvier. Et peut-être que la solution est de comprendre qu'on est déjà en train de changer, même si notre cerveau nous dit le contraire. Du coup, je te propose de partager 5 leçons que j'ai tirées de mon année 2025 et comment je vais en tirer des drivers pour 2026. Et ensuite, je te partagerai 2 manières de faire ton bilan. Et puis, une clé, pourquoi pas, pour accueillir 2026 avec plus de clarté et moins de pression. C'est parti ! Alors, les 5 leçons de mon année 2025. La première leçon, c'est que tester est une condition pour se connaître. En 2025, j'ai testé quelque chose que je fantasmais depuis longtemps, c'était de me lancer à 100% en solo. Avant, je travaillais à 60% et j'avais mon activité à côté. Et puis en 2025, je me suis dit, c'est le moment d'être complètement indépendante. Et j'ai découvert un truc, récemment d'ailleurs, c'est que ce modèle-là, il n'est pas vraiment fait pour moi. Alors je vois des gens tout le temps, des clients, en one-one, en équipe, j'ai toujours un call des réseaux, j'ai mon podcast, etc. Donc je vois tout le temps des gens en fait. Mais l'idée de faire partie d'une équipe me manque. Co-créer, cette espèce d'émulation collective, le sens commun, etc. Quand je travaillais en équipe, j'avais des facettes de ma personnalité qui se manifestaient assez naturellement et que je ne retrouve plus vraiment en solo. Donc, je ne sais pas, ce fait de motiver les troupes, le fait de créer du lien entre les gens, de faciliter des projets, et puis de nourrir des idées des autres, de leur feedback pour grandir, de leur regard pour évoluer au quotidien, et bien ça me manque, voilà. Donc en 2026, me voilà avec une vraie envie de plus de partage. Et surtout la liberté de changer de voie en cours de route. Parce que pour moi, aucun chemin ne devrait être une fatalité. D'ailleurs, ce que je te dis là, peut-être que je vais revenir dessus, mais honnêtement, je ne pense pas. Alors, la leçon numéro 2, c'est qu'on nous fait croire que tout doit aller vite, mais ce n'est pas vrai. Partout sur les réseaux, et surtout quand je trouve indépendant, mais pas que en vrai, dans cet espèce de monde du développement personnel et professionnel, Beaucoup de discours sur « vas-y, lance-toi en trois mois, fais six chiffres en un an, c'est le moment d'exploser ton business, etc. » Et puis cette année, j'ai vraiment compris un truc. On baigne dans un monde où on est inondé de personnes qui se font de l'argent en fait. C'est leur business sur le dos de notre peur de ne pas réussir. Et comme si la réussite devait venir rapidement. En réalité, je pense que ça prend du temps de construire quelque chose qui fait du sens pour nous. Et c'est ok. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des formations qui sont intéressantes pour t'aider à mieux t'orienter dès le départ, pour éviter d'échouer ou de faire des erreurs. Mais bon, en réalité, réussir, ça prend du temps. C'est une construction. Une activité, son identité professionnelle, un nouveau moi, je trouve que ça ne se fait pas en un sprint. Donc voilà, ce que j'emmène avec moi en 2026, en tout cas, c'est le courage de résister aux sirènes du quick win. Et puis je m'autorise à choisir le sens plutôt que la vitesse. La leçon numéro 3, c'est de démystifier la réussite. J'ai eu cette année des conversations incroyables avec des gens que j'estime énormément. Des gens que je voyais vraiment de loin comme ils sont arrivés, ils sont sur deux, ils ont tout compris, etc. Et en discutant avec eux, vraiment de manière plus profonde, je me suis rendu compte qu'ils sont exactement comme toi et moi. Ils sont traversés par le doute. par la peur de ne pas être à la hauteur, par des questions identitaires, etc. En fait, on est toutes et tous dans le même bateau. Et du coup, ce que j'emporte avec moi en 2020, c'est de continuer ma quête d'authenticité. Je trouve que réussir, pour moi, c'est... Douter, tester, mesurer, être fier, apprendre et transmettre tout ça de manière authentique. La vulnérabilité, c'est vraiment la clé, je trouve, d'un lien fort entre les gens. Et ça nous donne parmi des autorisations à être nous-mêmes et à ne pas se donner d'injonction à être parfait. La leçon numéro 4, c'est que le syndrome de l'imposteur te laisse en paix quand tu identifies tes croyances. J'en ai parlé dans l'épisode 3, ce syndrome de l'imposteur, et cette année, plus qu'aucune autre, j'ai vraiment dû creuser dans mes propres croyances limitantes. Et j'ai vraiment réalisé un truc assez puissant, c'est que le syndrome de l'imposteur perd son emprise quand t'arrives à nommer les croyances qui le nourrissent. Ce syndrome de l'imposteur, il existe pour une raison, il a un message peut-être à te transmettre, il veut te dire un truc. Un problème n'existe jamais sans fonction dans notre vie. Donc ce truc de « je ne suis pas assez expérimenté, les autres sont meilleurs que moi, je n'ai pas le droit d'échouer, etc. » , ça vient nous parler de certaines croyances ou de certaines peurs qui, une fois que tu les poses sur la table, je trouve, elles perdent de leur pouvoir, puisque tu peux les regarder en face et puis choisir de trouver une autre histoire à raconter que celle qu'elles sont en train de te murmurer. Du coup, j'emmène dans mon baluchon en 2026 ma liberté de me détacher des injonctions, de déconstruire ce qui m'enferme. Ma liberté d'échouer, ma liberté de tester, ma liberté de choisir mes propres critères de légitimité. Et ma leçon numéro 5, c'est que la constance vaut mieux que la perfection. Alors ça fait quelques années déjà que je choisis un mot pour définir mon année. Et c'est grâce à une amie qui s'appelle Marie. Marie, si tu m'entends, gros clin d'œil pour toi. Et c'est Marie qui, la première, m'avait posé cette question de c'est quoi ton mot de l'année ? Et en 2025, j'avais choisi comme mot « constance » parce que je savais que j'allais me lancer à mon compte et j'avais peur de céder à ce réflexe que je peux avoir parfois d'auto-sabotage, de ne pas persévérer sur les choses. Et du coup, je me suis dit non, non, non, il faut que je m'accroche à ce terme de constance. Et ce podcast, je trouve, en est l'exemple parfait. Il n'est pas parfait, mais il a le mérite d'exister. On est quand même à l'épisode 7. Parce que j'ai choisi la constance plutôt que l'attente du moment idéal, plutôt que la perfection, plutôt que plein de choses qui auraient pu faire en sorte que je n'y allais pas, que je ne continuais pas. Et ce que je trouve, ce que ça révèle de moi, c'est que j'ai quand même une capacité à m'engager envers moi-même. Et c'est un truc dont je suis assez fière. Et du coup, c'est quelque chose que j'ai quand même envie d'emmener avec moi en 2026. Je n'ai pas encore posé mon mot de l'année 2026, mais ça ne saurait tarder. Je vous en parlerai peut-être sur les réseaux. Donc voilà mes cinq leçons. Et tu vois, chacune révèle finalement une facette de qui je suis. Le partage, le courage, l'authenticité, la liberté et l'engagement, ce sont mes valeurs boussole. Et puis du coup, j'ai envie de te demander, toi, qu'est-ce que 2025 a révélé de toi et que tu emportes avec toi en 2026 ? Et du coup, pour les découvrir, je vais te donner des outils concrets pour faire ton propre bilan. Alors, la première technique. Ce serait la technique de l'encrage par les sens. Je l'ai appelée comme ça. Tu peux l'appeler comme tu veux. Moi, je trouve qu'il y a une force dans l'encrage. Ce que j'appelle ancrage, c'est vraiment un espèce de marqueur qui va te permettre de faire un retour en arrière, en fait. Et une pause et d'observer un moment qui est un peu inscrit dans le temps. Parce que faire un bilan, finalement, ce n'est pas juste se poser devant une page blanche et réfléchir, tu vois. C'est ton cerveau qui a besoin de se souvenir, de ressentir, de comprendre ce que tu as vraiment vécu pour pouvoir en tirer quelque chose. Et je trouve qu'il y a trois manières un peu de faire vivre cet ancrage. Alors, je l'ai testé, de remonter finalement dans mon téléphone et de choisir une photo par mois qui a été significative d'un moment de l'année. Du coup, je me retrouve avec douze photos qui sont très symboliques pour moi de cette année finalement, ça m'a vachement émue. De prendre une photo en 2025, tu vois, de la dernière, voilà, du moment où je me suis coupé les cheveux parce que j'avais besoin d'un marqueur comme ça sur moi. Ça y est, je ne suis plus en CDI, je vais me lancer à mon compte, etc. Donc, le lendemain de mon dernier jour de CDI, je suis allée chez le coiffeur et je me suis coupé les cheveux, par exemple. Donc, voilà, tu peux prendre ton téléphone, tu remontes mois par mois, janvier, février, mars, et puis tu choisis une photo par mois qui te parle. d'un moment qui a été significatif pour toi. Pas forcément la plus belle photo, mais celle qui te rappelle un moment clé, une émotion, un tournant, quelque chose. Si tu les mets tout ensemble et que tu les regardes, qu'est-ce qu'elles racontent de ton évolution cette année ? Sinon, il y en a une autre que j'aime bien, c'est une musique par trimestre. Je trouve que les musiques sont des marqueurs émotionnels hyper puissants. Je ne sais pas si, comme moi, tu as ce truc de retrouver dans ta playlist des musiques. Quand tu les réécoutes, ça te rappelle un moment de ta vie. Pourquoi pas le faire pour cette année 2025 ? Qu'est-ce que tu aurais choisi pour le premier trimestre 2025 comme musique ? Qu'est-ce que tu as écouté le plus ? Ou qu'est-ce qui est une musique pour toi qui est significative de ces moments-là ? Tu peux les réécouter, tu peux les laisser te ramener là où tu étais. Qu'est-ce que tu ressentais ? Qu'est-ce qui t'habitait à ce moment-là ? Et puis sinon, tu peux t'inspirer aussi de mon ami Marie et puis déterminer ton mot de l'année. Ça pourrait être ton mot de l'année 2025. Si tu devais choisir un seul mot pour résumer ton année 2025, ce serait quoi ? et pourquoi. Je ne te parle pas d'un objectif, je ne te parle pas d'une action, mais vraiment un mot qui capture l'essence de ce que tu as vécu cette année. Et ensuite, si tu n'es pas trop fan de remonter un peu avec tes sens dans cette année 2025, je peux te poser 10 questions pour t'aider à faire ton bilan. Alors, tu m'écoutes peut-être dans ta voiture, peut-être en train de travailler, etc. Tu n'as peut-être pas l'occasion de le faire maintenant. Donc, je mettrai ces questions Merci. dans ma description de podcast pour que tu puisses, pourquoi pas, y revenir à un moment donné pour répondre à ces questions un petit peu plus au calme. Il suffit de te prendre une feuille ou ton ordi ou ton téléphone et puis d'y répondre spontanément. Question numéro 1. Quels événements de cette année t'ont amené à te réinventer même si ce n'était pas ton choix au départ ? Ça veut dire peut-être te réinventer, à développer de nouvelles compétences. à puiser dans des ressources que tu ne savais pas que tu avais. Voilà, tu peux les noter. Question numéro 2. Qu'est-ce que tu as dû laisser derrière toi cette année pour pouvoir continuer à avancer ? Question numéro 3. Dans les moments de contraintes ou de doutes, qu'est-ce que tu as su mobiliser en toi sans forcément t'en rendre compte ? Qu'est-ce que cette année... t'as appris sur ta capacité à faire face, à rebondir. Qu'est-ce qui est resté intact en toi malgré les changements que tu as pu traverser ? À quoi tu n'as jamais renoncé cette année ? Quelles qualités ou compétences se sont renforcées cette année grâce à ce que tu as vécu ? Quel petit ou grand acte de courage de cette année mériterait d'être reconnu aujourd'hui ? À quoi est-ce que tu as envie de dire coucou ? Bonjour ! Hey ! Pour l'année qui arrive, même timidement, c'est-à-dire quelque chose qui a peut-être pu émerger chez toi, que tu es en train de reconnaître et que tu as envie d'accueillir pour l'année qui arrive. Question 9. Qu'est-ce que la personne que tu étais en début d'année serait fière de te voir faire ou devenir aujourd'hui ? Et enfin, à quelle personne est-ce que tu as envie de dire merci pour l'accompagnement qu'elles t'ont apporté cette année ? C'est qui ton club de vie ? Voilà, j'espère que ces questions t'aideront à y voir plus clair. En tout cas, n'hésite pas à m'écrire pour me le dire. Et puis maintenant, si tu veux, on va creuser un peu plus cette histoire de 2026 pour celles et ceux qui ont envie de se projeter un peu plus, mais très sereinement. Il y a un outil que j'aime bien. Alors, cet outil, c'est l'Odyssey Plan ou le plan Odyssée. qui vient du courant du life design, donc une approche qui est développée à l'université de Stanford aux Etats-Unis, notamment par Bill Burnett et Dave Evans, les auteurs du livre Designing Your Life. Leur point de départ est assez simple. La plupart des gens essaient de choisir la bonne vie, comme s'il n'y en avait qu'une seule à vivre. Or, dans la réalité, on ne peut pas vraiment prédire l'avenir. Nos envies, comme je l'ai exposé un petit peu plus dans mes leçons 2025, et nos envies peuvent évoluer. Et puis, il y a beaucoup de décisions qui sont prises sous la contrainte. La peur, la pression sociale, l'argent, tout ce qui est extérieur. L'idée clé, c'est qu'au lieu de chercher le plan parfait, on doit apprendre à concevoir plusieurs plans possibles, plusieurs vies possibles, plusieurs voies possibles. Les explorer comme des prototypes, et puis avancer par petits tests, pas par grande certitude. Donc l'Odyssey Plan, c'est un exercice... concret pour faire ça. Il force le cerveau à sortir du mode « il y a une seule option sinon c'est l'échec » et à entrer dans un mode d'exploration. Je te propose, encore une fois, de te partager tout ça. Tu peux prendre, si tu m'écoutes avec une feuille, c'est parfait. Et puis sinon, tu peux revenir sur cet épisode quand tu es prêt ou prête à faire ce bilan-là ou cette projection-là. En gros, tu vas imaginer trois versions différentes de ta vie sur les cinq prochaines années. Donc déjà, ça va enlever une forme de pression sur 2026. Tout se joue pas en 2026. Tu vas projeter un peu plus longuement. Ton plan numéro 1, ça va être la voie logique. C'est la suite logique de ce que tu fais déjà. Si tu continues sur ta trajectoire actuelle, voilà à quoi ta vie pourrait ressembler dans 5 ans. Tu vas dessiner une ligne du temps année par année. Où tu vas travailler, où tu vas vivre, ce que tu apprends, ce qui va changer dans ta vie perso, etc. C'est un peu ton scénario. logique, par défaut. Le plan numéro 2, ça va être l'alternative obligatoire, on va dire. Tu fais comme si le premier plan n'était pas possible. Soit parce qu'il a échoué, soit parce qu'il est disparu, parce que tu réalises que tu n'en veux plus. Et puis si tu ne peux pas faire le premier plan, qu'est-ce que tu ferais d'autre ? Et là, souvent, il y a des options que tu as mises de côté qui pourraient réapparaître. Tu dessines toujours la même chose. C'est 5 ans tronçonnés par année. Qu'est-ce que tu fais ? Où est-ce que tu vis ? Où est-ce que tu travailles ? Avec qui tu es ? Et puis ensuite, il y a le plan numéro 3. C'est la vie sans contraintes. Tu enlèves complètement la question de l'argent, la question du regard des autres, la question du statut et tu imagines une vie qui te ferait vraiment vibrer. Pour chaque plan, Tu prends un moment pour te poser quatre questions. Est-ce que j'aime vraiment cette idée ? Est-ce que je me sens capable de la réaliser ? De quoi est-ce que j'aurais besoin comme ressource ? Et puis, est-ce que c'est cohérent avec mes valeurs et ma vision de la vie ? Et puis, pareil pour chaque plan, tu vas écrire aussi trois grandes questions. Qu'est-ce que je devrais apprendre pour que ce plan devienne réaliste ? Qu'est-ce qui me fait peur ? Et puis, qu'est-ce que ce plan dit de ce que je veux vraiment ? Moi, ce que j'adore avec cet outil, c'est qu'il enlève une espèce de pression énorme de « il faut vraiment cette voie-là, sinon je vais dans le mur » . On commence à rentrer dans la question des options, de l'exploration. On se sent moins coincé. On est plus libre que ce qu'on pensait. Est-ce que la bonne question, ce ne serait pas quel est le bon choix pour 2026, mais qu'est-ce que j'ai envie d'explorer réellement et qu'est-ce que ça dit de moi ? Voilà, c'est déjà la fin de cet épisode. Faire son bilan, ce n'est pas un exercice de performance. Et déjà, ce n'est pas une obligation. C'est plutôt un acte de soin dans un moment où on se pose des questions. On regarde vraiment là où on en est, là où on a envie d'aller. Qui suis-je devenue cette année ? Si tu vis une transition que tu vis un peu difficilement, si tu as du mal à y voir clair, le coaching peut t'aider à mettre des mots sur ce que tu vis et à construire les prochaines étapes. En tout cas, moi, j'ai adoré te partager cet épisode qui m'a personnellement déjà beaucoup aidé à aborder l'année qui arrive sereinement. Et puis, si tu as aimé cet épisode, tu peux le liker, le partager et puis me dire en commentaire, pourquoi pas, quel est ton mot de l'année 2026. Je te dis à très vite pour l'épisode 8. Et puis, en attendant, prends bien soin de ton jeu !