- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans « Il était une boîte » , le podcast du Bonne Vre Boîte. Ici, on donne la parole à celles et ceux qui entreprennent autrement, avec du sens, du cœur et un vrai impact social ou environnemental.
- Speaker #1
Et aujourd'hui Alain, nous recevons Géraldine O'Neill, fondatrice de Natural 5, une start-up qui veut rendre plus simple et accessible la consommation des fameux 5 fruits et légumes par jour, pour une approche anti-inflammatoire de l'alimentation.
- Speaker #0
Salut Géraldine, bienvenue dans... Il était une boîte. Et merci de nous recevoir au sein de l'incubateur. Y engage de l'université Paris 8 Saint-Denis.
- Speaker #2
Merci à tous les deux, Eric et Alain, de m'accueillir à Il était une boîte.
- Speaker #1
Bonjour Géraldine, tu as créé ton premier projet, Walk & Roll, bien avant Natural 5. Qu'est-ce que cette aventure t'a appris sur l'entrepreneuriat ?
- Speaker #2
Alors là, vous êtes vraiment très fort parce que vous êtes remonté très loin. Effectivement, Walk & Roll, c'est une entreprise qui a germé en moi suite à un voyage en 2005 en Thaïlande. Et j'ai été stupéfaite de voir la qualité de leur alimentation, cuite minute sous nos yeux dans les rues de Bangkok avec beaucoup de légumes savoureux. et donc de retour... En France, je décide effectivement d'ouvrir un restaurant sur la base des WOC. En 2005, ça n'existe pas. Aujourd'hui, ça s'est grandement popularisé. Et voilà, j'ai tenté cette aventure, donc toujours dans l'alimentation qui est ma passion. Bon, malheureusement, ça n'a pas eu lieu. parce que j'ai rejoint une amie qui elle aussi avait un projet entrepreneurial dans l'alimentaire, boulangerie-pâtisserie aux Etats-Unis. Et donc on s'est associés et on a ouvert ensemble cette boulangerie-pâtisserie. Voilà, toujours l'alimentaire.
- Speaker #1
Alors qu'est-ce que cette expérience t'a apporté en termes de résilience et de gestion d'entreprise ?
- Speaker #2
Alors aux Etats-Unis, c'était vraiment super. C'était un peu l'aventure. je suis partie à Et de façon spontanée, j'ai toujours cette fibre entrepreneuriale en moi, même si j'ai travaillé dans des structures assez classiques, dans l'alimentaire, en agroalimentaire, en développement et innovation produit en marketing. J'avais toujours cette fibre-là. Et donc, je suis partie rejoindre mon amie qui, elle, habitait déjà aux États-Unis et on a ouvert cette boulangerie. J'ai appris à composer aussi avec une associée. Donc première entreprise et première expérience d'une association et j'emporte toujours l'enseignement parce qu'il faut vraiment, quand on part avec quelqu'un, se poser la question pourquoi est-ce que toi tu veux entreprendre et vraiment quelles sont tes motivations intérieures. Question qu'on ne s'était pas vraiment posé l'une et l'autre, à savoir qu'on s'était rencontré pendant nos études, on s'entendait bien mais on n'avait jamais travaillé ensemble. Effectivement, ça a été un parcours à la fois ultra positif, mais très difficile. Ce que j'ai appris aussi sur moi, c'est que quand je commence un projet, j'aime aller jusqu'au bout. J'ai éprouvé vraiment mes forces. Ce n'est pas évident, les métiers de bouche comme la boulangerie, pâtisserie, on se lève tôt, on ferme tard. Il faut savoir recruter, il faut savoir manager, il faut savoir aussi pâtisser. On est pluridisciplinaire et c'est vraiment ça que ça m'a appris la petite France aux Etats-Unis. C'était une très très belle expérience.
- Speaker #0
Tu as travaillé dans le développement produit pour de grands groupes agroalimentaires. Qu'est-ce que ces expériences t'ont appris sur l'industrie et ses limites ?
- Speaker #2
J'ai effectivement travaillé chez Danone, par exemple, j'étais chef de produit à Actimel. J'ai travaillé chez United Biscuits, donc sur les biscuits. J'ai travaillé aussi chez Bonneterre, qui est aujourd'hui une entreprise qui appartient au groupe Ecotone, qui développe des produits bio comme Bjorg, Evernat, etc. J'ai appris beaucoup de choses. J'ai adoré travailler avec les structures recherche et développement, nutrition de ces entreprises-là. Donc ça a été très formateur. Aussi toutes les bases du marketing. Mais j'ai aussi vu le pire. J'ai également, pendant toute une période après avoir eu mes deux enfants, j'ai plutôt fait des missions courtes. Et notamment, j'ai travaillé pour une marque que je ne citerai pas, qui fait en tout cas des fast-foods. Et vraiment, ça a eu un impact négatif sur ma santé qui a été vraiment très, très négatif. Mes collègues, elles, prenaient systématiquement un kilo par mois parce qu'on était obligé de faire des tests, dégustation, entre guillemets. Donc là, ça m'a montré aussi les limites de l'industrie agroalimentaire. menson. aussi élevés, même si je le savais déjà, mais quand on voit vraiment les hangars où sont élevés les animaux et ce que les gens communément vont avoir dans leurs assiettes et vont manger des animaux qui ont été mal élevés, ensuite une nourriture qui a été mal préparée, ça a un impact sur la santé forcément. Donc, oui, on apprend ça aussi.
- Speaker #0
Tu nous en parles et on sent bien qu'il y a un fil conducteur entre toutes ces étapes et la création de Naturel 5.
- Speaker #2
Oui, complètement. Au départ, c'est ma passion aussi pour le végétal, puisque à la base, j'ai fait des études de biologie végétale. Je suis passionnée par le monde végétal. Je trouve que c'est extraordinaire. On est sur des êtres vivants ultra flexibles, résilients et puis qui nous apportent beaucoup au niveau de la santé. Et effectivement, c'est des expériences personnelles au niveau de ma santé, aussi de mon second fils au niveau de la santé, qui finalement ont trouvé une réponse à travers l'alimentation, où là j'ai eu mes déclics.
- Speaker #0
Exactement. Nature à la 5, tu nous en parles, c'est né d'un déclic personnel.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Lié à la santé de ton fils et ta passion pour la biologie. Oui. Peux-tu nous raconter cette origine ?
- Speaker #2
Oui. Alors... Au départ, alors mon second fils, à partir de ses 11 mois jusqu'à quasiment ses 3 ans, en fait ce qu'il s'est passé c'est qu'il tombait tous les mois malade, il était traité aux antibiotiques parce qu'il faisait des otites à répétition, apnée du sommeil, il ne dormait pas, ça a eu un impact aussi familial très gros. Lui était perpétuellement énervé, il mordait. Son grand frère, et on pensait que c'était d'ordre psychologique aussi. Jusqu'à ce que je me dise, non, il y a forcément une cause alimentaire. Alors j'ai fait des tests d'allergie alimentaire, qui sont plutôt connus, mais il était allergique à rien. Et puis sa pédiatre, je lui parle des intolérances alimentaires, dont ma belle-sœur me parle. Elle me dit, mais fais des tests d'intolérance alimentaire. Mais ce n'était pas très couru à l'époque. Et ma pédiatre me dit non, non, être intolérant alimentaire, ça n'existe pas. On est soit allergique, soit on n'est pas allergique. Mais l'intolérance alimentaire, ça n'existe pas. Et si votre enfant tombe malade, c'est normal. Mais je lui dis quand même, tous les mois sous antibiotiques, à chaque fois, il est le seul à être malade dans sa crèche. Ça me paraît quand même. Et puis, ça me faisait mal au cœur. Et finalement, on fait les tests d'intolérance alimentaire qui révèlent plusieurs intolérances à certains aliments. Et ça a été la nuit et le jour quand on a rééquilibré son alimentation. C'est-à-dire qu'après ça, plus d'apnée du sommeil, plus malade. Il a fait une otite en deux ans et ça a été incroyable le changement radical. Donc j'ai vu un déclic parce qu'il était notamment intolérant aussi aux produits laitiers. Donc je me suis dit comment lui apporter suffisamment de calcium. Donc forcément, j'ai pensé aux fruits et légumes sous forme de poudre. Donc en fait, pour avoir une concentration suffisamment élevée en calcium. Et en fait, au départ, Natural 5, ça s'appelait Superfood Kids parce que je m'adressais aux enfants. Donc c'est comme ça que j'ai commencé l'aventure et en faisant des interviews de plein de familles pour pouvoir sonder leur intérêt à apporter plus de fruits et légumes à leurs enfants. Et bon, ben voilà, il n'y avait pas de secret. Tout le monde était OK pour dire, ouais, mes enfants, ils ne mangent pas suffisamment de fruits et légumes. On est aussi fautifs, on n'arrive pas à y arriver. peut nous aider.
- Speaker #0
Pourquoi tu as choisi la forme des poudres déshydratées à basse température, si je ne me trompe pas ?
- Speaker #2
Oui, exactement. Les fruits et les légumes sont déshydratés sous 40 degrés. Ça permet de conserver les nutriments, les vitamines, les minéraux, les fibres. Parce qu'au-dessus de 40 degrés, notamment la vitamine C, elle se détériore, elle est très fragile. La déshydratation, ça concentre les nutriments. Donc on est sur des... Teneurs en vitamines, minéraux et fibres qui sont très élevés. Donc on est sur des apports journaliers recommandés très intéressants. Donc la forme déshydratée, ça répond vraiment à un besoin de combler aussi son apport journalier en nutriments. Et ça permet aussi la conservation. Donc on est sur un produit qui se conserve longtemps. Et troisièmement, on est sur aussi des produits... qui, au lieu d'être jetés parce que le gaspillage alimentaire vient souvent et très en amont, au niveau vraiment de l'agriculteur qui n'arrive pas parfois à écouler ses produits parce qu'ils ne sont pas bien calibrés pour la grande distribution. Donc ça permet à ces produits-là de prendre un chemin qui est différent et de les valoriser plutôt que de les jeter. Donc ça aussi, c'est un gros avantage.
- Speaker #1
Alors quel a été le déclic pour arriver à Natural 5 ?
- Speaker #2
Alors ce qui a été bien, c'est que... que grâce à mon fils, j'ai fait moi aussi des tests d'intolérance alimentaire. Donc j'ai découvert que j'étais intolérante à certains aliments, notamment le gluten et le poulet. Et donc je les ai retirés de mon alimentation. Et comme j'étais en plein en train de faire mes tests pour Superfood Kids, j'utilisais en fait ces poudres-là, moi, au quotidien. J'ai vu un grand bienfait. sur ma santé, sur ma vitalité, sur le recul des douleurs que j'avais, puisque moi je fais depuis longtemps de l'endométriose. Et voilà, ça a été un peu la révélation. Et puis j'ai eu un second déclic, puisque j'ai mon médecin qui me proposait de m'opérer une troisième fois. Et finalement, je me suis dit, non, je vais vraiment voir ce qui ne va pas dans mon alimentation, comment je peux changer les choses. Et finalement, j'ai arrêté le traitement que je prenais, qui finalement, en tout cas moi personnellement, n'a pas arrêté l'évolution de la maladie. Mais je ne dis pas aux gens d'arrêter leur traitement. Mais l'alimentation a été vraiment clé pour moi. Et c'est vrai que malheureusement, je me suis sentie perdue avec les médecins qui n'ont pas cette approche aussi alimentaire en accompagnement d'un traitement allopathique. Et ça, c'est dommage. Parce que du coup, on se sent un peu seul dans ces démarches aussi alimentaires qui sont essentielles, surtout quand on a une maladie inflammatoire. Et donc petit à petit, finalement, j'ai pivoté, comme on dit, de Superfood Kids à Natural 5 pour m'adresser aux adultes qui veulent se sentir mieux aussi dans leur corps et qui ont des vrais soucis de santé ou qui veulent tout simplement prévenir. aussi de certaines maladies, puisqu'on sait qu'aujourd'hui, malheureusement, dans nos sociétés modernes, beaucoup de nos maladies sont liées à une alimentation qui est beaucoup trop inflammatoire.
- Speaker #0
Tu as été accompagné par plusieurs structures et incubateurs. Peux-tu nous dire lesquelles et en quoi elles t'ont aidé à faire grandir Natural 5 ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #2
j'ai été accompagnée tout d'abord par la WhyNotFactory, qui m'a beaucoup aidée à poser les bases. J'ai été accompagnée grâce à eux par différents experts. Et d'ailleurs, via la WhyNotFactory, j'ai rencontré ma graphiste actuelle, celle qui a designé mon premier site internet et surtout... tous les packagings qu'on a créés ensemble. Donc ça a été vraiment des mises en relation bénéfiques qui m'ont permis à me lancer. Et puis notamment, ça m'a permis de créer mon dossier pour pouvoir avoir accès à un prêt d'honneur via France Active. Donc là encore, j'ai travaillé avec une structure qui m'a été recommandée par la Why Not Factory, qui s'appelle Ifstart, et qui m'a aidée aussi qui... dans le dossier. Ensuite, j'ai été accompagnée par les déterminés, les déterminés qui ont été créés par Moussa Kamara, qui au départ a créé vraiment son réseau au niveau de Sergi, la ville de son enfance. Et puis aujourd'hui, les déterminés se sont développés au National. Et ils m'ont beaucoup aidée dans cette période où on se sent très seul au niveau entrepreneur, parce que je suis solo entrepreneur. Et il y a un vrai effet de famille, de promo. Donc moi, je suis toujours en contact avec les entrepreneurs de ma promo. Et c'est une vraie force. Par ailleurs, ils ont un club, les Déterminés. Ce qui fait qu'une fois qu'on est passé par les Déterminés, on appartient toujours à ce club. Et on a toujours la possibilité de les solliciter. de demander des conseils. Donc, on a vraiment la sensation de faire partie d'une famille. Donc, très complémentaire aussi. Et j'ai été accompagnée via les déterminés aussi, parce qu'ils créent des ponts forcément entre incubateurs. J'ai été accompagnée par le réseau Entreprendre également. Donc, ça a été aussi un troisième brique.
- Speaker #0
Tu as remporté des prix.
- Speaker #2
Oui, oui, oui. Et justement,
- Speaker #0
lequel t'as le plus marqué et pourquoi ?
- Speaker #2
Alors, le plus marqué... Marqué, c'est les premiers prix en fait. Ce n'est pas forcément des gros gains, mais j'ai gagné notamment le prix de l'entrepreneur à impact de la Why Not Factory. Et c'est un prix dont je suis très fière parce que j'espère avoir de l'impact à travers Natural 5. Et voilà, c'est toujours une reconnaissance et puis c'est toujours beaucoup de travail préparer les concours. Donc oui, c'est quelque chose... qui m'a beaucoup aidée psychologiquement aussi, parce que ça aide aussi à tenir, à se dire, bon, on a une reconnaissance, les produits sont compris, l'impact que je veux avoir est compris. Donc, c'est toujours très important. Donc, il y a eu ce prix-là. Et puis aussi le prix Worms Air Frères de la banque Worms Air. Donc, il y a une banque aussi qui soutient les entrepreneurs à impact. Donc là, c'est aussi grâce au Déterminé qu'on a pu être mis en lien avec la Banque Wormser pour participer à ce concours. Et donc j'ai gagné, j'avais gagné le premier prix avec 5000 euros à la clé. Et ça fait toujours du bien quand on est entrepreneur pour la trésorerie. Voilà, au-delà de la reconnaissance. Et puis effectivement, c'est vraiment... ultra important sur le chemin d'avoir ce type de reconnaissance.
- Speaker #1
Tu es passée sur BFM Business et d'autres médias. Qu'est-ce que ça change pour une entrepreneuse à impact d'avoir cette visibilité ?
- Speaker #2
C'était ma première grande visibilité. Beaucoup d'émotions, parce que c'est déjà filmé dans les conditions du direct, donc ça a été vraiment... Pas évident, mais finalement, ça s'est bien passé. Ça donne beaucoup confiance. Et puis, il y a des retombées directement de clients, de gens qui nous découvrent. Et donc, le lendemain, il y a un impact sur le chiffre d'affaires. Et donc, ça, c'est plutôt bénéfique. Et on apprend toujours. C'est toujours des moments où on apprend. et puis que l'on va chercher en tant qu'entrepreneur parce que c'est très important la visibilité. On sait que c'est aussi le nerf de la guerre, être visible, surtout quand on n'a pas beaucoup de moyens.
- Speaker #1
Tu dirais que ça t'a apporté une légitimité supplémentaire ?
- Speaker #2
Oui, bien sûr, c'est vraiment une caution aussi.
- Speaker #1
Alors concrètement, une journée de Géraldine, ça ressemble à quoi ? Comment tu jongles entre la recherche de nouveaux produits, la communication, les démarches administratives ?
- Speaker #2
Alors c'est beaucoup de stress. L'entrepreneuriat c'est vraiment, je dirais, comment gérer son stress au quotidien aussi. Concrètement, une journée c'est se mettre sur son tableau de vente, gérer les... parce que je suis seule et puis encore je suis à gérer aussi les retours clients qui n'ont pas reçu leur paquet. Les problèmes avec les transporteurs, même si aujourd'hui je suis passée avec un logisticien, c'est la communication, gérer les réseaux sociaux, être en lien avec mon ESAT qui m'en sache mes sachets, gérer les problèmes d'appro parce que mon fournisseur ne fournit pas en temps et en heure ou alors livre le mauvais produit ou alors les produits. chaque semaine, il y a à son lot de surprises. reprises, de problèmes. Là, cette semaine, c'était des sachets qui ne sont pas bien scellés et donc des produits qui arrivent chez le logisticien avec... Ça se répand, donc comment on fait, etc. La semaine d'avant, c'était mon fournisseur qui, au lieu de m'envoyer de la fraise française ou européenne, m'envoie de la fraise qui vient du Maroc. Voilà, c'est des choses comme ça qui arrivent. Donc chaque semaine, j'ai mon lot de surprises. Donc il faut rester positif, savoir réagir vite. Mais ce n'est pas évident. Donc il faut être multitâche. Donc c'est beaucoup de rendez-vous avec mes partenaires, donc avec mon ESAT, avec mon logisticien qui est formidable, avec mes fournisseurs pour les problèmes qualité. Voilà, ça ressemble à ça.
- Speaker #1
Une grande adaptabilité aux événements.
- Speaker #2
Une grande adaptabilité. Et puis, je pense que quand on est entrepreneur, on est aussi illuminé. Parfois, je me dis, mais qu'est-ce qui me tient ? Bon, il y a aussi la vie de famille, les enfants, etc. Donc, c'est des journées à rallonge. Mais on est tellement passionné par ce qu'on fait et on a tellement envie de répandre la bonne parole qu'on s'accroche.
- Speaker #0
Justement, tu nous parles de la bonne parole. Tu portes en toi une mission de santé publique, on est dans les gens à mieux manger. Qu'est-ce qui te pousse à t'engager autant ?
- Speaker #2
C'est difficile à dire parce que je pense que ça va au-delà de ma propre expérience et de ce qu'a pu vivre mon fils, mais c'est vraiment... En fait, j'ai beaucoup de gens qui viennent vers moi et qui me disent j'ai tel et tel souci. Alors bien sûr, je leur dis mais bon, allez chez un médecin aussi. Voilà, moi, je ne peux pas résoudre vos problèmes. mais il y a Il y a tellement de gens démunis, en fait, qui ont des problèmes de santé, qui n'arrivent pas juste à s'alimenter correctement. Et donc, ça va au-delà aussi de proposer les produits Naturel 5, mais c'est de leur dire, voilà, le type d'alimentation qui vous fait du bien, qui naturellement est anti-inflammatoire. Donc, c'est poser les bases. J'ai des personnes, par exemple, qui me disent, je suis au régime, mais je ne comprends pas, je ne perds pas. pas de poids, pourtant je mange pas le matin je mange 4 feuilles de salade le midi et le soir je prends une soupe perdre du poids c'est pas ça c'est pas s'affamer, c'est bien manger et vous pouvez manger copieusement le matin, le midi et le soir si vous donnez à votre corps ce dont il a besoin et donc c'est poser ces bases là pour que les personnes arrivent à se faire du bien et passer ce qu'intest la santé parce qu'à ce rythme là On a des personnes effectivement qui sont tout le temps en train d'inflammé leur corps et n'arrivent pas à s'en sortir. Et puis ça va vers, ça dévie vers des maladies inflammatoires.
- Speaker #0
Comment fais-tu pour garder l'équilibre entre ton engagement social et la viabilité économique de Natural 5 ?
- Speaker #2
Alors, ce n'est pas évident. Là, aujourd'hui, justement, je recherche à avoir des partenaires, des business angels qui puissent. apporter des fonds à Natural 5 pour faire passer à l'échelle. Donc ça, c'est toujours la problématique, comment je passe à l'échelle supérieure. Aujourd'hui, Natural 5 s'est développé en organique, mais il faut un vrai coup de boost si je veux continuer à développer, à innover. Aujourd'hui, j'ai des fruits, des légumes déshydratés en poudre, des graines aussi. Je me suis développée aussi en proposant une huile cosmétique à base de pépins de grenade bio. Parce que ce que je veux explorer, c'est vraiment tout ce que le végétal a à nous offrir, tout en restant toujours sur le côté brut. Donc ça, il va falloir que j'aille chercher des fonds. Ce qui va aussi m'aider à créer cette filière que je veux créer de super aliments français. Et là, je travaille avec des agriculteurs en bio français. Justement, cette huile de grenade, elle est produite par un couple d'agriculteurs français passionnés. Et ça, c'est la partie qui me passionne aussi, c'est soutenir des actions d'agriculteurs bio en France. Et voilà, et pour ça, j'ai besoin de fonds pour toujours aller plus loin dans ce sens-là.
- Speaker #0
Géraldine, quels sont tes prochains défis ?
- Speaker #2
Alors, mieux m'entourer, trouver éventuellement des partenaires financiers qui voudront me soutenir dans cette aventure et pouvoir recruter. Jusqu'à présent, j'ai travaillé beaucoup avec des stagiaires, mais j'ai besoin vraiment de trouver quelqu'un qui puisse être au quotidien à mes côtés pour pouvoir m'épauler dans cette aventure. Voilà, donc ça va être mes prochains points. Lever des fonds et recruter.
- Speaker #1
Si nos auditeurs veulent suivre ton aventure ou te donner un coup de main, où peuvent-ils te retrouver ?
- Speaker #2
Ils peuvent me retrouver sur Instagram, sur LinkedIn, bien sûr, qu'ils n'hésitent pas à m'envoyer leurs questions.
- Speaker #0
Et pour finir, la question signature du podcast, si quelqu'un nous écoute. hésite à se lancer, quels conseils tu lui donnerais ?
- Speaker #2
Alors, je lui dirais vraiment, il ne faut pas trop se poser de questions. Si c'est vraiment un projet de cœur, que l'on sent que ça vive au fond de soi, il ne faut pas trop se poser de questions au départ. Et ensuite, il faut savoir bien s'entourer, personnellement et professionnellement.
- Speaker #1
Merci Géraldine d'avoir partagé ton histoire avec autant de transparence.
- Speaker #0
Oui, un grand merci Géraldine. On te souhaite de continuer à avancer avec cette même force et on espère très vite te retrouver autour d'un moment simple, comme tous les appréciants.
- Speaker #2
Merci beaucoup à tous les deux.
- Speaker #1
Géraldine, on te laisse conclure avec tes mots qui résonneront sûrement chez nos auditeurs.
- Speaker #2
Oui, j'espère que je vous aurais donné envie d'aller consommer plus de fruits et de légumes, de compléter votre alimentation avec Natural 5. Et aussi, je voulais aussi dire qu'il n'y avait pas d'âge pour entreprendre, puisque j'ai 50 ans, et l'entrepreneuriat, c'est quelque chose que l'on sent en soi, et on n'est pas obligé d'avoir 20 ans pour entreprendre.
- Speaker #1
Avant de se quitter, on vous rappelle que l'on se retrouvera le mois prochain pour découvrir un nouvel entrepreneur engagé.
- Speaker #0
Toujours sur la chaîne YouTube du Bonobroboite, et bien sûr sur toutes les plateformes d'écoute. A très bientôt !