- Speaker #0
Bienvenue dans « Ils sont l'avenir de Nice » , le premier podcast à vous faire découvrir l'histoire inspirante de ces commerçants et entrepreneurs qui façonnent notre quartier et le business de demain. Chaque semaine, Christophe Brémard part à la rencontre de ces niçoises et niçois passionnés et nous plonge dans leur univers.
- Speaker #1
Bonjour à toutes, bonjour à tous. Bienvenue dans ce nouvel épisode de « Ils sont l'avenir de Nice » , le podcast 100% Nice Art, 100% Business. Aujourd'hui, nous allons parler d'un univers extrêmement… coloré, nous allons parler de créativité, nous allons parler d'une mercerie qui se renouvelle au fil du temps et j'ai le plaisir pour ça d'accueillir Charlotte de la Droguerie.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Charlotte, tu tiens la Droguerie, rue de l'Hôtel des Postes à Nice, c'est une grande mercerie, c'est une magnifique caverne d'Ali Baba lorsque l'on pousse la porte. Est-ce que tu peux nous décrire la boutique quand on entre ? Qu'est-ce qu'il y a dedans et qu'est-ce qu'il y a de si magique ?
- Speaker #0
Oui, alors c'est un petit peu comme tu viens de le dire, en fait c'est un royaume, c'est une vraie caverne d'Ali Baba. C'est un univers très, très coloré. En fait, c'est le temple du do-it-yourself. Donc, à la Drogrie, 29 rue de l'Hôtel des Postes, les Niçois peuvent trouver tout ce qu'il faut pour créer des bijoux, tricoter des vêtements, coudre des accessoires, faire du crochet. Mais on accueille aussi des artistes qui font de la maquette ou pour leurs projets artistiques. Et on vend tout au détail.
- Speaker #1
C'est juste dans ça qu'il m'a frappé quand j'ai poussé votre porte. c'est effectivement cette multitude de références de la petite perle jusqu'au petit bout effectivement de laine ou au petit bout de tissu, vous avez combien de références au total ?
- Speaker #0
Alors on en a 22 000
- Speaker #1
22 000 références juste dans la droguerie présente une hôtel-déposte Oui,
- Speaker #0
j'ai mis une référence en tout On dirait un inventaire Alors l'inventaire en fait on va peser chaque produit est calibré etc donc on va peser mais on On ouvre quand même chaque tiroir, on sort quand même chaque référence qu'on va inventorier. Donc ça dure plusieurs jours, on a un renfort d'équipe par le siège.
- Speaker #1
Donc aujourd'hui, la Drogris, c'est une entreprise familiale qui a fait ses 50 ans, qui est présente à la fois en France au travers d'une dizaine de boutiques, également au Japon, c'est bien ça ?
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Comment est-ce qu'aujourd'hui, il y a de moins en moins de merceries dans les centres-villes ? Comment est-ce que la droguerie arrive effectivement à sortir son épingle du jeu ?
- Speaker #0
En fait, on vient un petit peu d'en parler. C'est vraiment la vente au détail qui nous différencie d'autres commerces où on va acheter les perles en paquet de vin, toujours la même couleur. Nous, en fait, vous avez vraiment le choix. Et la droguerie, en fait, sa force aussi, c'est le conseil personnalisé. Ça veut dire que chaque personne qui rentre, elle a un projet et la conseillère de vente qui va être présente va accompagner cette personne-là à travers son projet. projet. Donc si elle a besoin de 10 cm de ruban pour pouvoir réaliser la pince qu'elle va se mettre dans les cheveux, on va chercher la couleur qui s'associe avec la perle, qui va s'associer avec la petite breloque. Souvent ça va correspondre à une tendance du moment, la droguerie est très axée sur la mode, elle se renouvelle tout le temps, tu l'as dit. Donc ça va être ça en fait aussi qui fait qu'au travers de ces 50 ans, la droguerie a su à la fois garder sa singularité mais... familiales et en même temps s'adapter à l'avenir.
- Speaker #1
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la droguerie, c'est à la fois une entreprise made in France, mais également une entreprise extrêmement éco-responsable. Parce que si effectivement, on n'est pas obligé d'acheter 20 perles ou 20 boutons, mais on peut en acheter juste un, ça veut dire qu'on est dans une efficacité écologique importante.
- Speaker #0
Ça, c'est vraiment très important ce que tu dis, parce que ça, en fait, les fondatrices, elles l'avaient senti dès le début. Dans les années 75, elle rejetait déjà les paquets de yaourts par six, etc. Et elle vendait vraiment tout, tout au détail. Elles étaient très avant-gardistes. Et ça, on a vraiment tenu à le garder. Et même parce que ce n'est pas forcément facile, en fait, dans le monde dans lequel on vit. Et on a vraiment tenu à garder ça. Alors, ça demande une logistique particulière en termes d'entretien de la boutique, parce qu'il faut laver les bocaux, les entretenir, etc. Mais oui, ça, c'est vraiment aussi ce qui va nous démarquer. c'est qu'on travaille qu'avec des produits propres, des bocaux en verre, des matières naturelles. Pareil, notre fil à tricoter, c'est que des matières naturelles. Il n'y a pas d'acrylique. Et teinté ? Et teinté en France, en fait. Parce que la droguerie a aussi sa propre usine de teinture, sa teinturerie, qui s'appelle Couleurs et Textiles. Et tous nos cônes de fil sont teintés en Vendée, là où se trouve notre siège social. dans notre belle usine qui s'appelle Couleurs et Textiles.
- Speaker #1
22 000 références, Made in France, éco-responsables. Aujourd'hui, vous êtes présents ou vous n'êtes pas présents sur le digital ?
- Speaker #0
Alors, on est présents parce qu'on a un site internet qui fonctionne très bien. Et puis, ça fait partie... aussi de notre commerce puisqu'en fait, on incite les personnes à aller regarder le site et ensuite, selon leur préférence, à venir en boutique soit retirer leur commande si elles ont déjà fait leur choix, si elles sont déjà passées en boutique et qu'elles connaissent bien nos produits, ce qui évite parfois quand il y a un petit peu d'attente, d'attendre. Et puis aussi, parfois, ça permet de repérer les produits tranquillement à la maison, de regarder en image et de venir affiner son choix en boutique. Et on est présent sur les réseaux sociaux, Instagram, à la fin.
- Speaker #1
Comme toute boutique aujourd'hui, physique, mais aussi en complément avoir une boutique digitale. À travers ça, vous développez aussi aujourd'hui des events, des ateliers au sein de la droguerie, au sein de la boutique rue de l'Hôtel des Postes.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus ?
- Speaker #0
Alors, on propose des ateliers individuels, en fait. Tricots, crochets, broderies et bijoux. Donc, en fonction du projet de la personne, ça va de 7 à 107 ans. Il n'y a pas de limite d'âge. La personne peut venir réaliser un atelier. Je prends un exemple, elle a envie de se tricoter un pull pour cet hiver, mais elle est débutante, elle sait tricoter, mais elle appréhende un petit peu. les diminutions, les augmentations. On va l'accompagner dans le choix de son modèle, dans la couleur. Et puis ensuite, en matinée ou en fin de journée, elle va prendre rendez-vous avec l'une des conseillères vendeuses et on va vraiment faire un aller-retour pour la construction de son projet entre la boutique et chez elle. Donc on va l'aider au démarrage en lui expliquant comment on monte les mailles, les points de base, lire le patron. La personne va ensuite réaliser une partie de son ouvrage chez elle. On va pouvoir revenir poser des questions s'il y a des petits bugs en cours de route. On va continuer à l'aiguiller. Et puis, on se revoit en général pour un deuxième cours. Ça dure une demi-heure. C'est 20 euros la demi-heure. Mais voilà, c'est vraiment un investissement pour toute la vie. Parce qu'une fois qu'on a ce bagage technique au bout des doigts, on ne le perd jamais. C'est comme le vélo, en fait, le tricot.
- Speaker #1
C'est étonnant, cette hyper-personnalisation, cette logique de sur-mesure, alors qu'on est plutôt aujourd'hui concernant notre consommation, dans une hyper-consommation. Comment est-ce qu'aujourd'hui, vous arrivez à vous démarquer finalement dans ce côté un peu fait maison ? C'est-à-dire que c'est une culture quand même, c'est-à-dire que tout le monde achète sur Shine, tout le monde achète beaucoup de choses, on achète du tout fait. Et vous, vous êtes dans la logique de faites vous-même. Et aujourd'hui, est-ce qu'il y a un changement de paradigme sur ce sujet-là ? Oui,
- Speaker #0
alors le changement, on l'a vu quand même avec la Covid. à ce moment-là où les gens sont restés chez eux et ont dû faire par eux-mêmes certaines choses. Déjà pour se fabriquer des masques au début parce qu'il y avait la pénurie. Et puis après, ils ont pris goût, en restant chez eux, à réparer leurs vêtements, à essayer de les coudre ou de les tricoter. Donc, je pense qu'il y a eu un nouvel essor à ce moment-là. Et de plus en plus, on voit quand même, nous, un jeune public, entre 15 et 25 ans, je dirais, qui s'y met, vraiment. On le sent, les jeunes femmes, elles viennent pour crocheter leur... leurs maillots de bain ici à Nice, leurs petits tops pour aller à la plage. Donc vraiment, on sent que ces personnes-là, elles ont envie de faire elles-mêmes et envie de se démarquer, de ne pas avoir le même petit top encroché que la voisine de plage et que ce soit personnalisé avec un petit fil brillant, la couleur à la mode, celle qu'elles préfèrent.
- Speaker #1
Ça aujourd'hui, c'est plutôt une bonne chose. On est encore dans cette logique d'éco-responsabilité. La bonne nouvelle, c'est que les nouvelles générations sont extrêmement sensibles. Et la mercerie... La droguerie de l'hôtel des postes, c'est en mesure de pouvoir les accompagner. C'est une partie des derniers sur Nice.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
De manière plus générale, aujourd'hui, vous avez un recul, vous avez une dizaine de boutiques en France, trois au Japon. Comment se positionne la boutique de Nice et comment se positionne le commerce à Nice ?
- Speaker #0
Alors, à Nice, c'est un petit peu plus difficile, parce que moi, j'ai eu la chance de travailler à Strasbourg avant, pendant plusieurs années à la boutique de Strasbourg. et c'est vrai que... Les niçois n'ont pas la culture du do-it-yourself. Moi, j'étais extrêmement surprise quand je suis arrivée. C'est vrai qu'ils achètent beaucoup plus tout fait, notamment les bijoux et les vêtements. C'est un peu délicat parfois, mais je trouve quand même que les niçois sont extrêmement enjoués. Une fois qu'ils ont passé cette porte et qu'ils ont été bien accueillis, ils s'y mettent. Alors doucement, avec des petits bracelets d'abord, mais quand même, ou des petits projets. Donc, il y a du progrès, mais il y a encore des choses.
- Speaker #1
Il y a encore du boulot, mais il y a une bonne volonté. Il y a une bonne volonté. Il y a une volonté, effectivement, de travailler sur le Made in France et d'avoir ce do-it-to-yourself, où effectivement, il y a une consécration aussi personnelle sur le sujet.
- Speaker #0
Et puis, vu qu'on est une des dernières à Nice, en fait, de façon très pragmatique, on a tous besoin un jour d'un bouton pour réparer un gilet ou un pantalon ou un morceau de fil pour coudre quelque chose. On ne va pas jeter non plus.
- Speaker #1
Merci, Charlotte. Une dernière question. Si tu avais quelque chose à dire à nos auditeurs aujourd'hui, quel message tu leur ferais passer ?
- Speaker #0
Je leur dirais qu'ils aient des petits ou des grands projets à faire pour eux-mêmes. À la droguerie, il y aura toujours quelque chose pour leur faire plaisir.
- Speaker #1
Merci Charlotte, je vous invite à pousser la porte de la Drogrie d'aller découvrir Charlotte, son sourire et ses 22 000 références de boutons, tissus, fils, laine et autres, et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Ils sont l'avenir de Nice, toujours plus inspirant, toujours plus Nice Art toujours plus business, et bien entendu continuez à consommer en bas de chez vous à côté de chez vous, et à consommer local Merci, à la semaine prochaine