- Speaker #0
Bienvenue dans Intimiste, le podcast qui rassemble l'équipe de l'intime au service de votre santé. Merci d'être de plus en plus nombreux à écouter mon podcast. C'est un médian dans lequel je me sens à mon aise pour pouvoir prendre le temps de vous transmettre de nombreuses informations. C'est grâce à vos écoutes et à vos avis sur les diverses plateformes que ce support peut vivre, mais aussi grâce au soutien de mes partenaires. Et je souhaiterais tout spécialement remercier NHCO Laboratoire spécialisé en micronutrition qui n'a pas hésité une seule seconde à me soutenir lorsque je leur ai... parler de ce tout nouveau projet. Vous pouvez d'ailleurs les retrouver sur leur blog nhco-nutrition.com où vous retrouverez de nombreux articles pour répondre encore plus en détail à vos questions. Tout de suite, c'est Camille Archila, naturopathe, praticienne en santé naturelle pour être exacte, qui n'a d'ailleurs pas toujours exercé cette activité, que je retrouve pour que vous en sachiez plus sur la micronutrition. Intimiste. Bonjour Camille, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Bonjour Sabrina, ça va, merci.
- Speaker #0
Alors, tu es une naturopathe. Oui. Tu vas nous parler de micronutrition aujourd'hui, mais avant j'aimerais bien qu'on te découvre un peu qu'est-ce qui t'a amenée à faire ce métier.
- Speaker #1
Alors, ça va faire trois ans maintenant que j'exerce le métier de naturopathe. Avant, je n'étais pas du tout là-dedans. Qu'est-ce qui m'a poussée à faire de la naturopathie ? C'est tout simplement un besoin de retrouver le chemin vers une meilleure santé et par des voies naturelles.
- Speaker #0
Très bien. Le maître mot, c'est le naturel.
- Speaker #1
Tout à fait. Du coup,
- Speaker #0
est-ce que tu peux nous dire un petit peu comment tu y es arrivée, quel parcours tu as fait ?
- Speaker #1
Alors, comme je disais, je n'étais pas du tout là-dedans avant. J'étais cadre dans une grande entreprise dans l'agroalimentaire. J'ai fait dix ans dans ce métier-là. Et puis, je me suis un petit peu essoufflée. Et j'ai commencé à chercher des voies plus liées à la santé, à la nature, pour retrouver un certain mieux-être. Et surtout, je me suis rendue compte qu'il y avait plein de choses que je faisais déjà de manière... je ne vais pas dire innée, mais de manière intuitive. Et j'ai commencé à me renseigner sur la naturopathie. Je cherchais aussi à me reconvertir. Et en fait, ça a fait tilt à ce moment-là. C'est-à-dire qu'il y a eu un vrai alignement entre ce que je faisais de façon un peu intuitive, ce à quoi je croyais aussi, sur la force du corps, sur les pouvoirs aussi de la santé en prenant soin de soi au quotidien. Et donc, tout s'est aligné et j'ai décidé du coup de me former et après de me lancer dans ce métier.
- Speaker #0
Intimiste. Très bien. Finalement, maintenant que tu es alignée avec le métier que tu pratiques, est-ce que tu peux nous en dire plus sur la micronutrition ? C'est un des outils de la boîte à outils du naturopathe, c'est bien ça ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Dans la naturopathie, on a plusieurs outils, que ce soit l'alimentation avec la micronutrition, ça en fait partie, je vais vous expliquer ça. On a aussi plein d'autres outils et c'est propre à chaque thérapeute, j'ai envie de dire, à chaque naturopathe d'utiliser ces outils. Alors, la micronutrition, qu'est-ce que c'est ? Déjà, parlons de la nutrition en général. On va avoir d'une part les macronutriments. Donc ça, ce sont vraiment le carburant pour les cellules, que ce soit les protéines, les lipides et les glucides. Souvent, ceux-là, on les connaît bien parce qu'on les trouve notamment sur les étiquettes des produits qu'on achète au supermarché. Et puis après, on va avoir les micronutriments, qui eux sont tout à fait essentiels aussi au bon métabolisme, au bon fonctionnement de l'organisme, mais qu'on va trouver en plus petite quantité. dans des aliments ou bien dans des compléments alimentaires.
- Speaker #0
Et finalement, c'est aussi pour ça que la micronutrition, c'est un peu transversal. Toi, tu es naturopathe et c'est un outil que tu utilises, mais les diététiciens ont cet outil aussi à disposition. On en entend beaucoup parler aussi en pharmacie, on verra à la fin du podcast par rapport aux compléments. Mais c'est vrai que comme on est finalement sur quelque chose de naturel, souvent d'infra-clinique, alors je vais définir l'infra-clinique, un médecine... traditionnelle, médecine allopathique, médecine clinique justement, on cherche des signes cliniques évocateurs d'une maladie qui sont quantifiables, qui sont visuels. C'est pour ça que la micronutrition, c'est un outil que peu de médecins utilisent, à part ceux qui font plutôt de la santé préventive, parce que finalement, ça vient nous équilibrer en amont de tomber malade. Et c'est pour ça que... J'ai voulu donner la part belle à cette spécialité, la micronutrition, parce que souvent, on entend beaucoup de tout et ce contraire. On l'oppose à la médecine classique. Mais pour moi, elle n'a aucun intérêt à être opposée parce qu'en fait, c'est un amont de la médecine classique.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Éviter de tomber malade, c'est un bien grand mot, mais c'est en tout cas pour permettre à notre corps d'être en meilleure santé possible le plus longtemps possible.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. On va plutôt utiliser la micronutrition pour de la prévention. Tout simplement pour pallier à d'éventuelles carences qui seraient en train de se mettre en place. Et puis quand la carence est vraiment établie, là c'est plutôt le médecin qui pourra dire il y a une carence et il faut vraiment mettre le booster, j'ai envie de dire. Mais nous, en tout cas à notre échelle au quotidien, on peut déjà éviter d'avoir trop de carences ou des déficits en micronutriments. Je précise juste ce que c'est les micronutriments. On va avoir dedans les vitamines, les minéraux comme le fer, le calcium par exemple. On va avoir des oligo-éléments, on va avoir ce qu'on appelle les acides grapolis. insaturés, comme par exemple les oméga-3.
- Speaker #0
Et donc finalement, c'est quoi les micronutriments ?
- Speaker #1
Alors, dans les micronutriments, on va retrouver aussi bien les vitamines que les minéraux, comme le fer, le calcium. On va avoir des oligo-éléments, comme le fluor, l'iode. Également, des acides gras polyinsaturés, notamment les oméga-3, dont on va reparler, je pense. Et puis, on va avoir aussi des acides aminés essentiels. Donc ça, on le connaît un petit peu moins, mais qui sont essentiels au bon fonctionnement de l'organisme.
- Speaker #0
Très bien. Donc finalement, Ces micronutriments, on les trouve dans l'alimentation ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Il faut savoir que c'est quelque chose qu'on ne peut pas synthétiser naturellement, donc il nous faut des apports dans l'alimentation.
- Speaker #0
Et quel est l'impact finalement de ces micronutriments et de la micronutrition en général sur la santé ?
- Speaker #1
Alors en fait, comme je disais, les micronutriments participent au bon fonctionnement de l'organisme. Donc on peut parfois avoir des déficits, voire des carences, ce qui va entraîner des moins bons fonctionnements de l'organisme, tout simplement. Je donne un exemple qui est souvent connu par les femmes, c'est la carence en fer. parce que c'est lié notamment aux règles. Parfois, il y a une mauvaise absorption aussi du fer au niveau intestinal. Et puis parfois, il y a des apports en fer qui sont faibles. Le fait de tomber dans une carence en fer, petit à petit, ça va créer des problématiques d'anémie. Que ce soit, par exemple, une sensation d'essoufflement, même sans effort. Ça peut être une certaine pâleur, mais ça peut rendre aussi, par exemple, les ongles ou les cheveux secs et cassants.
- Speaker #0
Intimiste. Très bien. Donc finalement... Alors, ce que tu nous dis, c'est que la micronutrition, c'est tout ce que le corps a besoin, mais qu'il ne peut pas fabriquer lui-même, donc qui, de base, le trouve dans l'alimentation.
- Speaker #1
Oui, tout à fait, on le trouve dans l'alimentation. Et puis surtout, il y a un phénomène qui fait qu'aujourd'hui, on est naturellement en déficit en micronutriments. Par le stress de la vie moderne, que ce soit le stress habituel du travail, mais aussi l'alimentation qui est de moins en moins riche en micronutriments, qui est plutôt appauvrie et aussi on va davantage vers des glucides, des graisses saturées, des choses comme ça qui vont ne pas favoriser l'apport en micronutriments. Il y a aussi des pathologies, des états de pathologie qui vont créer chez la personne des carences ou bien des besoins particuliers pendant une période de la vie. Je pense notamment à la grossesse pour la femme. qui va créer un besoin supplémentaire en micronutriments. Donc c'est pour ça qu'il faut vraiment faire attention à avoir ces apports par l'alimentation.
- Speaker #0
Finalement, c'est cette notion de calories vides et de calories pleines. Oui. La calorie pleine, c'est celle où, en plus d'avoir de l'énergie par les glucides, les lipides et les protéines, il y a des micronutriments dedans. Et les calories vides, c'est ceux en fait où on ingère de l'énergie pure, mais sans les petits trucs en plus, sans les paillettes.
- Speaker #1
Exactement, c'est exactement ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous lister ? conseiller des aliments qui sont riches dans les divers micronutriments dont tu nous as parlé tout à l'heure. Tu nous as parlé des vitamines, des minéraux et des acides gras essentiels.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Alors, d'une manière générale, la clé, ça reste la variété dans l'alimentation. La variété, c'est ce qui va nous permettre d'avoir des apports les plus importants possibles, d'aller piquer un peu partout dans notre alimentation tout ce dont le corps a besoin. Le corps, il sait ce dont il a besoin. Il suffit juste, j'ai envie de dire, de lui apporter. Ce qui n'est pas forcément toujours simple, mais on peut déjà choisir certains aliments. Il y a des règles à respecter, entre guillemets, j'aime pas trop dire ça, mais en fait, il y a une notion de variété, il y a une notion de végétaliser son alimentation, parce que de plus en plus quand même, on a du mal à végétaliser. De manger frais aussi, parce que c'est là où on va retrouver...
- Speaker #0
Végétaliser, ça veut dire être vegan ?
- Speaker #1
Non, ça veut dire apporter des légumes, des fruits, d'accord ? Qui soient essentiellement bruts, c'est-à-dire qu'on va cuisiner soi-même pour... assurer qu'il y ait un maximum de micronutriments dans l'aliment.
- Speaker #0
Du coup, j'ai une question au cœur. Alors, il y a quand même une notion, c'est les fruits et les légumes, on les prend de saison.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Mais est-ce que les fruits et les légumes, on peut les prendre congelés ou en conserve ? Au niveau des micronutriments, qu'est-ce que ça donne ?
- Speaker #1
Alors, en fait, il y a deux choses. Quelqu'un qui ne mangerait absolument jamais de légumes ni de fruits, on va dire que ce serait un moindre mal d'aller sur du congelé et de la conserve, par exemple. Par contre, il ne faut pas se leurrer, il y a quand même une perte en micronutriments. par le process industriel, que ce soit la congélation ou la conserve, donc ça c'est l'apertisation, le fait de monter à très haute chaleur des aliments, là on va perdre énormément de micronutriments. Il y a certaines vitamines par exemple qui ne survivent pas au-delà de 40 degrés, c'est pour ça qu'en naturopathie on va beaucoup parler de vapeur douce, en dessous de 100 degrés, etc., pour vraiment essayer de garder au maximum ces micronutriments vivants. Maintenant il y a une notion aussi de ce qu'on peut faire chacun dans son quotidien, donc quand on part de zéro et qu'on mange très très peu de légumes ou de fruits, effectivement de favoriser à minima du congeler ou de la conserve, c'est toujours mieux que rien. Dans tous les cas, il est recommandé de garder une part de légumes et de fruits frais, c'est-à-dire non transformés, qu'on va manger brut, par exemple en crudité, en salade, ou dans une salade de fruits par exemple.
- Speaker #0
Ok. Là aussi, effectivement, on préfère acheter une poire vraie qu'une poire en sirop en conserve.
- Speaker #1
Exactement. Dans laquelle il y aura eu déjà de la cuisson, il y a un ajout de sucre, etc. Donc là, on part sur ce que tu disais un peu de la notion de calories vides.
- Speaker #0
Très bien. Je crois que c'est très clair. Merci.
- Speaker #1
Alors du coup, concernant la liste d'ingrédients que vous pouvez ajouter, j'ai pris quelques exemples, par exemple pour la vitamine C, dont on entend souvent parler dans le jus de fruits, notamment le jus d'orange. En fait, il y a plein d'autres aliments dans lesquels on a encore plus. de vitamine C que dans une orange. On va avoir notamment le persil, on va avoir les poivrons, on va avoir le brocoli, la tomate séchée par exemple, le kiwi. Tous ces aliments, ils ont une concentration en vitamine C qui est plus élevée que l'orange. Donc tu vois, pour avoir de la vitamine C au quotidien, on n'est pas obligé de manger des oranges à tir l'arigot, j'ai envie de dire.
- Speaker #0
Si on n'aime pas les oranges, on a plutôt une bonne chose.
- Speaker #1
Exactement. Et puis par exemple, pour avoir une bonne source de vitamine D, la vitamine D, elle va notamment aider à fixer le calcium entre autres, donc ça c'est bien pour la santé des os. On va avoir par exemple évidemment les produits laitiers, on va avoir tout ce qui est petits poissons gras type sardines, macros, on va aussi en trouver dans les champignons. Donc ça c'est des choses qu'on peut rajouter facilement je dirais dans une alimentation sans se dire que j'aurais absolument mangé des tonnes de salades en fait toute la journée. C'est pas forcément ça la micronutrition, c'est comment j'ajoute dans mon quotidien des petites choses par-ci par-là pour apporter à mon corps les micronutriments dont il a besoin.
- Speaker #0
C'est un peu une hybride parce que du coup, les minéraux et en l'occurrence les vitamines, tu disais que ça venait de l'extérieur. Celle-ci, elle est un peu hybride. Donc, on peut la synthétiser via le soleil, c'est ça, par la peau ? Oui, tout à fait. Mais on peut en trouver à l'extérieur pour les jours de gris ou pour ceux qui ne voudraient pas trop s'exposer.
- Speaker #1
Exactement. Alors, ça ne suffira pas, je dirais, en plein cœur de l'hiver. Ce n'est pas parce que vous mangez beaucoup de champignons, par exemple, que la vitamine D va remonter. Mais en tout cas, c'est toujours un apport qui est intéressant pour l'organisme à avoir.
- Speaker #0
Moi, je me dis que le monde est bien fait quand même, parce que quand il y a moins de soleil, il y a des champignons.
- Speaker #1
Exactement. Franchement. Exactement. Ah oui, oui, tout à fait. Et puis, tu vois, l'été arrivant, après, on va avoir tous les fruits très, très colorés, les poivrons, les aubergines, etc. Tout ça, ce sont des légumes qui sont extrêmement riches en antioxydants. Donc ça, c'est très intéressant, encore une fois, pour le phénomène d'oxydation que l'on a au cours de la vie. Et en fait, ça nous permet, comme souvent, on en mange beaucoup pendant l'été, de faire des réserves qui, petit à petit, vont s'amenuiser avec l'hiver qui arrive. Mais ça nous permet de nous recharger à fond pendant l'été.
- Speaker #0
Alors, le phénomène d'oxydation, pour ceux qui nous écoutent. écoute, notre corps, en fait, il est en équilibre en permanence et il résiste aux attaques extérieures, on va dire. Et l'oxydation, c'est les petits radicaux libres, le stress, qui vient abîmer les cellules ou certaines molécules. Et notre corps doit se réparer en permanence. Mais ça, c'est tout à fait normal et c'est un comportement normal de notre corps. C'est juste, ça veut dire qu'on est en vie.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. On ne peut rien y faire, j'ai envie de dire. Après, il y a des facteurs aggravants, mais en tout cas, c'est sûr que c'est un phénomène tout à fait naturel. Et donc, la nature nous aide par rapport à ça à apporter des antiradicaux libres.
- Speaker #0
Et du coup, est-ce qu'il y a des aliments riches en minéraux ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Alors, par exemple, dans les minéraux, on va avoir le calcium. On pense souvent aux produits laitiers, mais en fait, il y a plein de sources de calcium en dehors des produits laitiers. Et ça, ça peut aider notamment nos amis végétariens ou véganes. On va en avoir notamment dans tous les légumes verts. Je pense à l'épinard, à la roquette. Là, il y a beaucoup de calcium dedans. Et puis, on va aussi avoir du calcium dans les amandes, par exemple.
- Speaker #0
Ah oui, ça, je n'aurais pas cru,
- Speaker #1
tiens. Ensuite, on a le magnésium. Ça, on va en trouver... Dans les légumineuses, dans les fruits secs, donc encore une fois les oléagineux, tout ce qui est amandes, noix, noisettes. On va en trouver aussi dans les fruits de mer, par exemple. Et puis évidemment dans le chocolat noir.
- Speaker #0
Effectivement. Intimiste. Et le magnésium, on est d'accord que c'est un minéral, minéraux, qui aide le système neuro, donc aussi qui a un effet sur l'humeur.
- Speaker #1
Tout à fait. On donne souvent du magnésium en cas de stress, ça peut-être qu'on va en parler après, mais on peut... ajouter du magnésium dans son alimentation quand on est dans des phases de fatigue, par exemple, parce qu'il va y avoir un phénomène, en fait, quand on est en état de stress ou de fatigue, le corps, pour fonctionner, a besoin de magnésium. Donc, il va venir puiser ses propres ressources en magnésium, ce qui va entraîner, du coup, une chute en magnésium et un déficit en magnésium. C'est souvent pour ça, d'ailleurs, que les femmes, notamment, ont envie de chocolat peu avant leurs règles ou pendant leurs règles parce qu'en fait, il y a une telle fatigue qui se met en place. que le corps fait appel à ses propres ressources de magnésium et donc va donner une envie de chocolat pour se réguler. Un peu comme les femmes enceintes qui ont des besoins naturels. Avant, elles ne mangeaient pas certains produits laitiers, des choses comme ça. Les femmes qui ne mangeaient pas ça se retrouvent à manger des tonnes de yaourt. Parce que le corps envoie des messages subliminaux pour dire j'ai besoin de calcium, j'ai besoin de magnésium
- Speaker #0
Donc, ne culpabilisez pas, ce n'est pas de votre faute si vous mangez du chocolat. Alors, peut-être pas la tablette.
- Speaker #1
Voilà, on va se réguler, mais c'est normal.
- Speaker #0
Mais c'est aussi un signe, c'est-à-dire que je l'ai remarqué sur moi. J'adore le chocolat. Moi aussi. Mais vraiment, quand j'ai un petit goût de Rovienzi et que malgré le bon goût du chocolat, je ne suis pas rassasiée de ce goût de chocolat, j'ai envie d'y revenir une fois, deux fois, trois fois, je me dis... Et c'est vrai que du coup, je commence une semaine ou deux de magnésium. Et je mange toujours du chocolat par plaisir.
- Speaker #1
Mais pas de la même façon.
- Speaker #0
Mais pas de la même façon. Et du coup, par réel plaisir et pas par ce goût de reviens-y presque dépendant. Alors oui, il y a le goût sucré qui donne envie d'y revenir aussi. Mais quand même, quand on aime le chocolat noir et qu'il y a des effluves agréables, il n'y a pas ce goût de reviens-y. On apprécie le moment. Donc finalement, ce qui est important aussi, c'est que ce que tu nous dis, c'est que le corps sait se réguler. Le corps est bien fait. Et que finalement, si vous avez des envies alimentaires, c'est peut-être aussi que réfléchissez, est-ce que vous êtes dans une phase de privation ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Quel est votre rapport à la nourriture ? Et là, ça sera plutôt des diététiciens, notamment spécialisés en comportement alimentaire, qu'il faudra aller voir. Parce qu'on est dans un monde où, notamment les femmes, mais de plus en plus les hommes avec les injonctions au sport, etc. On est tous biaisés dans notre rapport à l'alimentation. On subit tous des injonctions au quotidien sur notre corps et sur notre alimentation. Donc en fait, on ne sait plus l'écouter. Et revenir... à l'écoute de notre corps, de nos envies basiques, qui souvent s'alignent avec les saisons aussi. On en a parlé tout à l'heure avec les champignons, avec les légumes de saison. Mais c'est vrai qu'en vrai, on a rarement envie d'une aubergine en décembre. Non,
- Speaker #1
c'est vrai.
- Speaker #0
Alors, est-ce que c'est culturel, est-ce que c'est saisonnier ? J'ai quand même l'impression aussi que c'est notre corps qui dit ça.
- Speaker #1
Oui, et du coup, c'est aussi intéressant de se poser la question quand on a des tendances à vouloir manger certains types d'aliments. Tu parlais, par exemple, du chocolat. C'est de se poser la question, peut-être avec quelqu'un pour aider, comme un diète ou autre, est-ce que je ne suis pas en carence ?
- Speaker #0
Très bien. Ça paraît évident, finalement, quand tu l'expliques, que notre corps a besoin de carburant, plus ou moins détaillé, plus ou moins précis, d'énergie et de petites paillettes, comme on a dit, et qu'en fait, il va les chercher dans l'alimentation. Donc, si on a des compulsions, c'est que vraisemblablement, il nous manque quelque chose.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. On n'en a pas parlé tout à l'heure, mais par exemple, on a certains aliments qui vont aussi aider à réguler tout ce qui est neurotransmetteur. Les apports pour fabriquer de la sérotonine, etc., ça se fait aussi avec l'alimentation, avec notamment un acide aminé essentiel qui s'appelle le tryptophan, qu'on va trouver entre autres dans la banane, par exemple. Si on veut avoir du bonheur dans la vie, peut-être qu'il faut manger des bananes, je ne sais pas. Mais en tout cas, ça peut contribuer à un certain équilibre.
- Speaker #0
Moi, je vois quand même quelque chose de pas mal là.
- Speaker #1
les bananes et le chocolat est-ce que la glace ça peut amener quelque chose d'intéressant aussi le produit laitier le calcium alors là on est sur le banana split peut-être effectivement peut-être mais oui non mais comme quoi on peut se faire plaisir au niveau gustatif et aussi apporter de bonnes choses à son corps et c'est ça toute la magie de l'alimentation santé donc la naturopathie et la micronutrition c'est pas que des graines germées non c'est pas que des graines germées c'est aussi des bananes à split de temps en temps intimiste
- Speaker #0
Donc, finalement, dans l'alimentation, on trouve des vitamines, des minéraux, des acides aminés essentiels et aussi des acides gras essentiels, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, les acides gras essentiels, on va parler notamment des oméga-3. Et alors ça, c'est super important de bien avoir ça en tête. C'est quoi les oméga-3 ? Ce sont des graisses, d'accord, qui vont être hyper importantes pour l'organisme sur... énormément de phénomènes. On est toujours en train de découvrir les effets des oméga-3 sur l'organisme, que ce soit au niveau cérébral, que ce soit au niveau de l'intégrité des cellules, c'est-à-dire pour qu'elles communiquent bien entre elles. Tout ça, c'est hyper important. Et également sur le phénomène inflammatoire. Aujourd'hui, on n'a pas besoin d'avoir une pathologie pour être en inflammation. À partir du moment où on a une vie moderne, un peu sédentaire, on peut se dire qu'on est quasi tous en inflammation. Et je me mets aussi dans le lot parce qu'aujourd'hui, notre alimentation, elle est très pauvre en oméga-3. Elle est plutôt riche en oméga-6, alors qu'ils sont nécessaires aussi, mais qui ont tendance à être en trop grande quantité et surtout qui ont tendance à saturer à partir du moment où on va frire des graisses. Et donc, celles-ci vont après entraîner des problématiques au niveau cardiovasculaire, ce qui n'est pas du tout le cas des oméga-3 qui restent très, très fluides. Ces oméga-3, pour en apporter au quotidien, on va tabler sur les petits poissons, donc tout ce qui est macro, sardines. En boîte, je précise, il n'y a pas de souci par rapport à ça. Vous ne dites pas, il faut que j'aille chez mon poissonnier, alors que je n'y vais jamais pour acheter des sardines fraîches, et ça pue dans la maison. On peut vraiment faire un repas deux fois par semaine, ce serait l'idéal, avec une boîte de sardines. Moi, j'appelle ça le repas de la flemme, parce que même si vous êtes au boulot avec une gamelle, vous avez juste votre boîte à ouvrir. Vous prévoyez un petit truc à côté à manger. deux fois par semaine des petits poissons. Et puis, on va aussi en ajouter au quotidien des huiles végétales avec notamment l'huile de colza, l'huile de cameline et l'huile de lin, qui sont les trois plus riches en oméga-3. Ces huiles-là, on ne les fait pas cuire, par contre, parce que les oméga-3 ne supportent pas les trop hautes chaleurs. Donc, pour vraiment favoriser un apport qualitatif, on va plutôt les manger soit en vinaigrette, soit sur une assiette chaude. On va en verser un petit peu, l'équivalent d'une cuillère à soupe. ou pédale. Et si on ne peut pas du tout, parce qu'on n'aime pas les poissons, parce qu'on n'a pas du tout le réflexe de l'huile, à ce moment-là, on fera les cures d'huile de poisson en gélules.
- Speaker #0
Il y a cette notion quand même d'indispensable et comme en fait, pour que les gens comprennent bien, comme il y a plusieurs huiles dans la nature, il y a de l'huile de tournesol, l'huile d'arachide, de l'huile d'olive, l'huile de l'inde, tu en as parlé, l'huile de cameline, il y a plusieurs omégas. Oui. 3, 6, 7, 9, c'est des noms raccourcis d'acides gras. Et ce qu'il faut comprendre, c'est que le gras, c'est la vie, vraiment. C'est-à-dire que toutes nos cellules sont faites de ce qu'on appelle une membrane biphospholipidique.
- Speaker #1
À t'essouer !
- Speaker #0
Mes vieux cours de biochimie sont quelque part. En gros, c'est du gras. Donc toutes les cellules, et on en a des millions, on voit des milliards dans notre corps, sont entourées de gras. Il y a des échanges entre chacune de ces cellules qui nécessitent du gras. dont c'est protecteur. Et ce que vous disiez Camille par rapport aux oméga-3 et aux oméga-6, c'est une question de ratio en fait. C'est le nombre d'oméga-3 que vous mangez sur le nombre d'oméga-6 que vous mangez. C'est une division comme on faisait à l'école primaire. Et ce ratio-là en fait, il doit être quand même en faveur des oméga-3 parce qu'en fait, de ce ratio va dépendre votre profil inflammatoire. Si vous mangez trop d'oméga-6 qui se trouve beaucoup plus facilement dans notre alimentation moderne, c'est aussi pour ça que c'est... compliqué d'arriver à avoir un équilibre parce qu'on va plus facilement vers les oméga-6 parce que c'est ce que l'alimentation moderne nous propose, notre corps va plus facilement aller vers un profil inflammatoire. L'inflammation, quand on se fait mal, c'est OK. D'avoir quelques jours d'inflammation, vous faites un bobo sur le bras, il y a une inflammation sur la cicatrice, c'est OK. Vous faites une entorse, vous avez l'entorse qui gonfle et le corps qui répare, tout ça, c'est une inflammation loco-régionale. efficace, c'est les pompiers qui viennent réparer en urgence. Par contre, quand cette inflammation est un peu plus douce, mais qu'elle est tout le temps, tout le temps, tout le temps là, elle fatigue le corps, voire elle peut même créer des dysfonctionnements. Intimiste. Donc maintenant, on a vu que les micronutriments sont indispensables à la vie, c'est normal, les paillettes sont indispensables à notre vie. Mais comment on fait pour en avoir assez ? Est-ce que l'alimentation, ça suffit ? Et quelles sont les recommandations ?
- Speaker #1
Alors... L'alimentation, c'est une obligation, j'ai envie de dire. On ne peut pas passer à côté. On ne peut pas se dire, je mange de la junk food, je ne fais pas du tout attention à mon alimentation et à côté, je me gave de compléments. Ça n'a pas de sens. Dans tous les cas, manger le plus varié possible. Et encore une fois, ce n'est pas une question non plus de manger que du frais, de portefeuille, etc. On peut très bien manger équilibré avec quelques... boîte de conserve avec des aliments congelés, même si ce n'est pas le top du top, c'est quand même mieux que rien. Il faut quand même privilégier les aliments bruts et non transformés.
- Speaker #0
C'est la fameuse phrase, ça ne coûte pas plus cher de bien manger.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Si on sait manager son panier moyen, je crois que manger brut, ça ne va pas coûter beaucoup plus cher. Et moi, j'aurais même tendance à dire que ça coûte moins cher que d'acheter du transformé, du tout prêt, etc. C'est tout simple. Croque-monsieur. Oui. Si vous l'achetez déjà tout prêt, il va être beaucoup plus cher et beaucoup moins intéressant que d'acheter du pain de mie, que d'acheter du fromage un peu de qualité, du bon jambon et de mettre une salade à côté.
- Speaker #1
Exactement. On parle de choses simples à mettre dans son alimentation. On n'est pas en train de dire qu'il faut manger végétal à toute heure de la journée. C'est vraiment de choisir quelques aliments hyper riches au niveau micronutritionnel. Typiquement, on parlait de l'huile de colza. Ça, s'il y a une huile à avoir chez soi, ça va être une huile riche en oméga-3. Au moins, ça s'est fait. C'est intéressant de mettre en place des choses qui peuvent être facilement applicables et réplicables dans le quotidien. Typiquement, les boîtes de sardines, le repas de la flemme, comme je disais. Ça peut être avoir quelques légumes crus dans le frigo et puis on se fait des salades de temps en temps, une petite entrée. C'est toujours mieux que rien.
- Speaker #0
En fait, une fois que les réflexes sont implémentés dans le quotidien, ça devient facile. Ce qui va être compliqué pour les gens qui nous écoutent, c'est ceux qui parlent vraiment de l'extrême inverse, c'est-à-dire qui n'ont pas du tout de fruits et de légumes et qui mangent extrêmement transformés. Donc là, la première chose à faire, c'est déjà d'aller au rayon légumes et de découvrir et peut-être se challenger, dire on prend un légume par jour. Maintenant, avec Internet, si vous écoutez ce podcast, c'est que vous avez accès à Internet. Donc en fait, vous tapez recettes brocolis et il y a des choses où en fait, il ne faut pas être un chef étoilé pour arriver à cuisiner correctement.
- Speaker #1
Oui. Tout à fait. Et puis, il y a autre chose aussi. J'ai plusieurs personnes en consultation qui m'ont parlé de ça et je trouve ça super quand les gens n'ont vraiment jamais cuisiné. Il y a des boîtes aujourd'hui de livraison de repas, de produits bruts avec la recette associée. Donc, vous recevez une box avec les légumes bruts et puis la recette. Il y a exactement la quantité nécessaire, etc. Et vous suivez la recette pas à pas. Typiquement, ça peut être un super moyen de commencer à cuisiner, de s'y mettre. parce que souvent, on a le frein de je ne sais pas quoi acheter, je ne sais pas par où commencer. Et le fait d'avoir cette box qui est déjà toute prête, ça peut être un bon moyen d'avoir une main à la pâte, je dirais, pour commencer à cuisiner des produits frais parce que dedans, il y a aussi des produits frais. Donc,
- Speaker #0
ce que tu nous dis, c'est que l'alimentation, c'est la base, la supplémentation, la complémentation, c'est-à-dire acheter des produits en gélules pour avoir ces paillettes, ces micronutriments. Ça serait une aberration que de fonctionner comme ça. Mais une fois qu'on a mis en place les bases dans son alimentation, est-ce qu'une alimentation, à l'heure d'aujourd'hui, En 2024, en essayant d'être le plus près possible des recommandations de santé, en mangeant du végétal, etc., nous amène quand même assez de micronutriments.
- Speaker #1
Oui et non. C'est toute la nuance que je vais apporter à mon propos, c'est-à-dire qu'au niveau des études, aujourd'hui, il y a un peu tout et son contraire, c'est-à-dire qu'on nous indique que certains aliments... Prends une tomate, par exemple. Une tomate d'aujourd'hui, elle n'a plus la même richesse en micronutriments qu'une tomate d'il y a 50 ans. Elle n'a pas même bio. On arrive à avoir des études qui nous disent que même le bio n'est pas forcément le top. Je précise, quand on disait d'ajouter du végétal dans son alimentation, on n'est pas obligé de manger bio. Ce n'est pas du tout une obligation. Déjà, manger des légumes, ce sera déjà bien. Et après, on verra pour le bio.
- Speaker #0
Les études pour ça sont claires. C'est-à-dire que manger des légumes, quelle que soit la forme, au final, c'est déjà un énorme point positif pour votre santé.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Après, si vous êtes déjà habitué à manger des légumes frais et bio parce qu'il y a moins de pesticides, c'est mieux. Mais le gap, il est surtout de j'en mange pas je commence à en manger un peu à tous les repas Exactement.
- Speaker #1
Donc en fait, il y a déjà un appauvrissement au niveau des micronutriments dans l'alimentation qui est là, même dans les produits bruts. D'autre part, il y a quand même une offre de plus en plus importante de produits industriels dans lesquels on va rajouter pour le coup des mauvais. nutriments, si je puis dire ça, des mauvais aliments. On va parler d'excès de sucre, par exemple. Donc tout ce qui est dextrose, sirop de glucose. Regardez bien les étiquettes quand vous pensez prendre un truc qui est assez neutre, même dans le jambon, regardez bien. Il y a du sucre en fait. Tout ce qui est sirop de glucose, dextrose. On va avoir aussi de l'amidon qui est rajouté dans beaucoup de produits. Les ajoutes sel, évidemment. Et puis tout ce qui est additif, tous les E quelque chose. Faut pas oublier qu'il y en a un certain nombre qui aujourd'hui sont suspectés d'être cancérigènes, voire le sont. ne sont pas encore forcément interdits. Ça, c'est un accord qui doit se trouver entre tous les pays de l'Union européenne. Il y a des listes d'additifs qui sont clairement mauvais pour la santé. Donc tout ça, ça va faire que notre entrée alimentaire n'est pas terrible. Et puis d'autre part, comme je disais tout à l'heure, il y a quand même ce phénomène de stress de la vie moderne qui fait que l'organisme est d'autant plus demandeur de micronutriments, de qualité. Donc oui, la supplémentation va être une solution qu'on va pouvoir mettre en place. Mais encore une fois, on va... on ne va pas faire n'importe quoi.
- Speaker #0
Intimiste. Et du coup, ce que tu nous dis, c'est que finalement, c'est un peu à la carte, la supplémentation. C'est-à-dire que ça ne sert à rien d'aller en pharmacie, de prendre du fer, du magnésium, des multivitamines, des oméga-3, de les poser sur sa table et quand on prépare son repas, finalement... qu'on rajoute des compléments de manière systémique, comme on ferait une recette de ratatouille avec des poivrons, des aubergines, etc. Là, on prend en mégatron, magnésium, fer. Ça, ça ne fonctionne pas. Il n'y a pas la recette unique pour tout le monde. Il faut avoir le plus possible recours à un bilan personnalisé pour qu'on vous indique ce qui est bon pour vous à l'instant T. Parce que ça aussi, ça peut changer dans le temps.
- Speaker #1
Tout à fait. Ça, le mot-clé, c'est l'individualisation. Et encore une fois, comme tu disais, Sabrina, on ne peut pas prendre le même truc que la copine parce que ça a marché chez elle. On ne peut pas prendre le dernier truc qui est à la mode, qui est diffusé en boucle sur le réseau social ou l'influenceuse qu'on suit. Le point-clé, c'est vraiment de se tourner vers quelqu'un qui sait. Donc, premièrement, ça peut être tout simplement la personne à l'officine de pharmacie, que ce soit le pharmacien ou le vendeur, qui, lui, est formé normalement à la micronutrition. Ça peut être aussi votre naturopathe, ça peut être un diététicien également qui est formé à la micronutrition, ça peut être éventuellement votre médecin, mais encore une fois, c'est ce qu'on disait au tout début, ils ne sont pas forcément formés dans leurs études, c'est plutôt un intérêt par la suite intellectuel de se former là-dessus. À minima, il faut se former ou s'informer par les bonnes sources, parce qu'on ne peut pas faire n'importe quoi avec les micronutriments. Et il ne faut pas oublier que les micronutriments, aujourd'hui, c'est un produit de grande distribution. C'est distribué en vente libre, vous pouvez acheter ce que vous voulez. dans les quantités que vous voulez, mais ça ne veut pas dire que ça ne fait rien.
- Speaker #0
C'est cette fameuse dualité de oui, c'est des plantes, ce n'est pas grave, ça ne fait rien Et souvent, quand on me rétorque ça, je dis attendez On va revenir à la base, la majorité des drogues présentes dans notre monde, ce sont des plantes. Donc, en fonction de comment c'est préparé et en fonction du dosage, ça peut devenir une drogue. Souvent, on dit que le poison vient de la quantité. Donc là aussi, on le sait, il y a certaines formes, certaines formules de complémentation, certaines doses qui peuvent poser problème. Et c'est là aussi où, à mon sens, il faut que... Une majorité de monde soit formé, et tu l'as bien dit, à nos officines, je pense que ça a tout à fait sa place, parce qu'on entend tout et son contraire. Il y a un certain volet médical qui déclenche un peu la guerre à la micronutrition. Je pense, parce qu'ils ne savent pas vraiment ce que c'est, je pense aussi par ego peut-être, de vouloir être les seules personnes à s'occuper de la santé des gens, alors que clairement on n'est pas sur le même niveau, comme on l'a dit au tout début, on est sur la prévention pure. Et puis après quand on... Dans la pathologie, on a le monde médical qui arrive. La micronutrition peut s'intégrer sur certaines pathologies. On ne rentrera pas dans les détails parce que c'est encore plus spécifique. Mais une alimentation complète avec toutes les paillettes peut venir vous aider à lutter à une période de pathologie. Et c'est ça qui est important à entendre. Ça ne s'oppose pas. Mais par contre, comme on entend tout et son contraire, s'adresser à quelqu'un de formé, de compétent, c'est hyper important.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. En fait, il y a une notion de dosage aussi qu'il faut respecter. Donc ça, encore une fois, on prend les informations auprès des bonnes personnes, donc plutôt à l'officine ou bien votre diététicien, votre naturopathe qui est formé à ça. On ne fait pas n'importe quoi. Alors, les micronutriments qu'on va ajouter en complémentation, ça peut être des plantes, comme tu disais. Donc là aussi, les plantes, ce n'est pas ce qu'on trouve en se disant, voilà, je mange trois feuilles et puis ça fait du bien. Non, non, il y a des vrais... des interactions qui peuvent se faire et des contre-indications aussi qui peuvent entrer en jeu avec des médicaments que vous pourriez prendre. Donc ça aussi, attention, si vous êtes sous médicament, il faut bien le dire à la personne que vous allez consulter pour qu'elle puisse adapter le complément alimentaire. Donc il y a le complément alimentaire issu de la plante, donc là on va être plutôt sur de la phytothérapie, mais on a aussi des complémentaires vraiment de laboratoire type le magnésium dont on parlait, le fer. Et je vais faire d'ailleurs une parenthèse sur le fer. S'il y a bien un micronutriment sur lequel il ne faut pas se supplémenter de manière... autonome, c'est le fer. Parce que le fer, il est pro-oxydant quand on en a trop. Et là, ça peut déclencher des problématiques, des pathologies, des vraies problématiques médicales. Donc, la supplémentation en fer, elle se fera uniquement à partir du moment où votre bilan sanguin montrera que vous êtes en carence, voire en anémie. Mais ça, c'est le médecin qui vous le dira. On ne va pas s'amuser à se supplémenter en fer. Attention notamment à tous les multivitamines qui sont présents dans les magasins, dans les... parapharmacie, pharmacie et autres, souvent, on va avoir du fer qui est rajouté. Donc, attention là aussi, parce que ce n'est pas forcément bon d'en avoir dans ces multivitamines, parce que peut-être que vous n'en avez pas besoin.
- Speaker #0
Et pour ceux qui se questionneraient sur le nerf de la guerre, qui est l'argent, on a dit que l'alimentation ne coûtait pas forcément beaucoup plus cher. La supplémentation, quand on est accompagné, elle ne compte pas forcément plus cher non plus. Parce qu'en fait, à l'officine, ça ne coûte pas d'argent. Le conseil... fait partie de leurs compétences. Donc, ils vont vous dire quoi choisir, comment choisir. Un vrai bon bilan ne se fait pas en cinq minutes. Il va falloir vous questionner. Il va falloir que la personne étudie, comme tu l'as si bien dit, les possibles interactions, etc. Donc là, ça coûtera le prix d'une consultation. Par contre, vous achèterez aussi moins de produits de meilleure qualité, donc plus efficaces, parce que... Moi, je l'ai eu fait de mettre pas mal d'argent plutôt jeté par la fenêtre qu'autre chose parce qu'effectivement, la qualité de la complémentation n'était pas optimale. Donc, c'était vraiment de l'argent dépensé pour rien. Et à partir du moment où j'ai eu un suivi, j'ai eu une complémentation efficace et efficiente, à un moindre coût au final.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. En fait, il faut faire attention de ne pas verser dans les modes, encore une fois, et de ce que fait votre copine. de ce que fait la maman à l'école qui a l'air super en forme et qui est prof de yoga, etc. C'est des clichés que je montre, mais c'est souvent ce qu'on rencontre. Et moi, c'est ce que j'ai, encore une fois, en consultation. J'ai parfois des personnes qui arrivent avec un sac carrément de compléments qui me disent je prends ça, je prends ça, je prends ça Et je leur dis ok, pourquoi ? Je ne sais pas, parce que ça avait l'air bien ou parce que le marketing aussi du laboratoire était hyper bien fait et que du coup, ça lui a donné envie d'y aller. Parce qu'elles se retrouvaient dans certains symptômes, etc. Mais en fait... Encore une fois, c'est le bilan individualisé fait par une personne qui a la connaissance, qui pourra le mieux vous orienter et vous dire, ok, ça vous en avez besoin, ça vous n'en avez pas besoin, ça c'est pas la bonne forme, ça c'est pas le bon dosage. Attention aussi parce que parfois on se dit, je prends ça, mais en fait le dosage est tellement ridicule que ça ne sert à rien. Et donc il y a beaucoup mieux. pour un peu moins cher, au final. Voilà, donc il y a tout un travail, en fait, que font les personnes qui vous reçoivent en consultation de micronutrition. Tout un boulot qu'on fait de mise à jour, de connaissance, pour s'assurer que les dosages, c'est ce dosage-là qu'il faut pour tel type de problématiques. C'est cette formule qu'il faut. Je pense notamment encore une fois au magnésium. On parle beaucoup du magnésium marin, parce qu'on se dit, tiens, il est naturel, etc. Ce n'est pas du tout la meilleure forme à prendre aujourd'hui en magnésium, on le sait. Donc, il y a d'autres formes. à prioriser plutôt qu'un oxyde de magnésium.
- Speaker #2
Intimiste.
- Speaker #0
Donc finalement, si tu devais résumer ce podcast en deux, trois points, qu'est-ce que tu nous dirais ?
- Speaker #1
Alors, je te dirais faire attention à son alimentation, ajouter plein de petites choses au quotidien, pas tout bazarder directement dans son régime alimentaire, mais vraiment de faire la place aux légumes et aux fruits de saison pour avoir des micronutriments de manière naturelle. Et une fois qu'on est raccord avec ça, on va... en officine, on va consulter son diététicien, son naturopathe, son médecin éventuellement, pour établir un bilan en micronutrition et se faire conseiller ce dont on a vraiment besoin pendant le temps dont on a besoin et au dosage dont on a besoin.
- Speaker #0
Très bien, merci Camille. Si les gens qui ont écouté ce podcast ont envie de te retrouver, il me semble que tu as un site internet.
- Speaker #1
Oui, alors on peut me trouver sur www.camillearchila.fr
- Speaker #0
Je mettrai toutes les infos en description de ce podcast. Et je trouve hyper intéressant l'approche que tu as. Puisque tu proposes, il me semble, un rendez-vous de 10 minutes, 15 minutes au téléphone. Oui. Pour t'assurer que les gens qui vont rentrer dans la démarche de suivi avec toi, sur deux, trois séances, et qui vont du coup s'engager à payer, en fait sont au bon endroit. Oui, tout à fait. Et qu'ils n'auraient pas besoin de voir un médecin plus tôt avant.
- Speaker #1
Exactement. Ça arrive d'ailleurs très souvent. Je leur dis, allez voir d'abord le médecin pour s'assurer que tout est OK. les fameux bilans sanguins, etc. Ça nous permet de discuter de la problématique de la personne et voir si je suis la bonne personne pour les accompagner. Et du coup, ça rassure, je dirais aussi, la personne de se dire Ok, j'ai déjà parlé à la naturopathe, elle a l'air de savoir de quoi elle parle, donc je peux y aller en confiance. Moi,
- Speaker #0
je trouve que c'est une très belle démarche, parce que ce qui est reproché le plus aux médecines, on va dire, douces, c'est qu'en fait, certains praticiens n'ayant pas ton éthique font perdre des chances de santé aux patients. Parce qu'en fait, si le diagnostic est posé avec un retard, potentiellement, il sera moins facilement guéri. Et il y a des maladies à bas bruit, il y a des maladies qui font pas mal. Évidemment, on va passer au cancer. Et ça, quand on est en première ligne, alors il y a des professionnels de santé qui sont en première ligne, des auxiliaires médicaux comme moi, qui sont kinés, des gens qui ne sont pas professionnels de santé, comme les ostéopathes qui ne sont pas professionnels de santé, et tous les praticiens de santé au sens large, dont tu fais partie avec la naturopathie, qui sont finalement en première ligne. avec les patients, qui leur amènent du mieux-être au quotidien, qui les accompagnent sur de la prévention. Mais c'est hyper indispensable de voir les red flags, comme on dit dans notre jargon, les drapeaux rouges, pour dire, ah ben là, en fait, ce n'est pas mon job, je ne suis pas à ma place et je vais lui faire perdre du temps en cette personne.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et ça, c'est, à mon sens, un gage de confiance que vous pouvez avoir à votre praticien de santé, quel qu'il soit, finalement, parce que souvent, on oppose ces deux mondes, la médecine douce et naturelle. à la médecine traditionnelle. Et moi, je pense que les chances de guérison du patient, les chances de santé du client, en plus que parfois il n'est pas encore patient, vraiment, c'est quand on travaille en pluridisciplinarité. Et ce n'est pas pour rien que ce podcast s'appelle Intimiste, parce qu'on est une équipe à votre écoute.
- Speaker #1
Merci Sabrina, je ne pouvais pas mieux dire.
- Speaker #3
Vous l'avez compris, la micronutrition n'est pas une expérience novatrice, ce qu'on rajoute sur sa to-do list. mais bel et bien une approche de prévention santé qui peut se rajouter à un mode de vie sain. Le principal étant donc d'avoir une approche personnalisée, c'est ce que vous proposent les pharmaciens lorsqu'ils ont en rayon la marque NHCO dans leur officine, ils sont tous formés. Et vous pouvez même avoir une consultation directement avec les équipes de NHCO Laboratoire en vous rendant sur leur site internet pour être sûr que le produit que vous avez repéré est bien le plus adapté à votre problématique.
- Speaker #2
Merci chers auditeurs pour votre écoute. On se retrouve très prochainement dans Intimiste, l'équipe de l'intime à votre service.