- Speaker #0
Une femme, si elle n'est pas mince, si elle n'est pas belle, elle n'a pas de valeur. Quand je suis venue au monde, mes parents, bébés, avant un an, les parents m'ont amenée à Sainte-Justine. Je viens de l'Abitibi.
- Speaker #1
Tu me niaises. Non,
- Speaker #0
non, je ne te niaise pas. Ils ont rencontré le médecin en Abitibi parce qu'il me trouvait trop grosse, trop un gros ventre.
- Speaker #1
Oh my God, tu as un an.
- Speaker #0
Même pas. Wow !
- Speaker #1
Ça laisse présager ce qui s'en vient.
- Speaker #0
Ils sont venus à Sainte-Justine pour finalement se faire dire, c'est votre premier, Mme MacArthur, M. MacArthur ? Oui. Vous avez souvent de la visite ? Oui. Puis tout le monde s'amuse à lui donner une petite chière de fable ? Ben oui. Arrêtez.
- Speaker #1
Bienvenue à l'Indomitable Podcast, l'endroit où est-ce qu'on ne suit pas les règles. Je dis tout haut ce que bien des entrepreneurs pensent tout bas avec une approche directe et fondation. Vérité crue, stratégie puissante et mindset d'élite, tout ce qu'il te faut pour bâtir une business qui donne une main. Je suis Mélanie Fortin, business coach, stratège élite et surtout, indomptable. Tracy McArthur, bienvenue à l'Indomtable Podcast. C'est un plaisir de te recevoir, ma chère. Comment ça va ?
- Speaker #0
Merci, merci, Mel. Je suis vraiment contente. Et donc, BabyL,
- Speaker #1
on prend un... Oui, sais-tu quoi ? Avec les Dontables Podcasts, à un moment donné, on va enregistrer des épisodes un peu plus tard parce qu'on aimerait ça prendre un verre. C'est un peu l'ambiance comme si on était dans un bar.
- Speaker #0
On pourrait refaire le monde.
- Speaker #1
Imagine avec un verre comment la discussion pourrait aller. C'est juste que là, c'est un peu tout dans la journée.
- Speaker #0
Tu fais des petits mini-micro-épisodes à travers. Ça serait drôle.
- Speaker #1
Je pense de voir un peu comment l'évolution de l'édition. Je pense que j'aurais quasiment peur. Mais un moment donné, il faut que je l'essaye. Hey Tracy, ça fait longtemps qu'on se connaît. C'est un privilège de t'accompagner depuis toutes ces années. Moi, je veux commencer avec la phrase qui m'a tellement marquée.
- Speaker #0
Le privilège est pour moi.
- Speaker #1
Ah, t'es fine. Vraiment. T'es fine. Puis, t'as tellement évolué au fil des années. Je suis tellement fière de la femme que t'es devenue. Il y a plusieurs aspects que j'aimerais qu'on puisse revenir. Juste avant, pour ceux et celles qui ne connaissent pas Tracy McArthur, La phrase qui m'a frappée, c'est quand tu as dit, « Hey, il n'y a pas de moi à tous les coins de rue. » J'ai trouvé ça écœurant. Puis pour ceux et celles qui ne te connaissent pas, tu es coach d'affaires pour Femmes Prospères. Pendant bien des années, c'était beaucoup pour le milieu, la beauté, l'esthétique et tout. Mais là, ce n'est plus juste ça. C'est Femmes Prospères en business. Mais j'aimerais que tu nous parles un peu de ça parce que tu as dit ça à ton père. « Hey ! » Il n'y a pas moins à tous les coins de vue. J'aimerais ça que tu nous en parles.
- Speaker #0
Ça a sorti de ça, là. C'était spontané. C'est quand j'étais plus jeune, puis je voulais me lancer en affaires, puis j'avais besoin d'un petit montant. Puis j'étais allée voir l'institution bancaire, puis dans le domaine que j'étais, dans la coiffure, bien, c'est certain que... Déjà, avant de rentrer, j'avais un nom. Je ne me suis pas arrêtée là. Le gars à la banque, il me dit, « Regarde, si tu peux te trouver un endosseur. » avec Jouture Facile.
- Speaker #1
C'est au début de ta carrière, ça ?
- Speaker #0
Mon Dieu, hey !
- Speaker #1
Back in the day.
- Speaker #0
En 1991.
- Speaker #1
Ça fait longtemps !
- Speaker #0
En 1991, quand je voulais vraiment me lancer mon gros centre de beauté et tout ça. Et je vais voir mon père en me disant, regarde, je n'ai pas besoin qu'il me donne de l'argent, je n'ai pas besoin qu'il me prête de l'argent, j'ai juste besoin qu'il m'endosse. Mais mon père, ses croyances, ses insécurités, c'est lui, moi, c'est moi. Et là, tout de suite, il me dit non. Il n'y en a pas question. Je suis bien trop risqué des entreprises.
- Speaker #1
T'attendais-tu à cette réponse-là ? Qu'ils te disent non tout de suite d'emblée ?
- Speaker #0
Non, vraiment pas. J'étais jeune. Moi, c'était comme, regarde, il n'y a rien pour m'arrêter.
- Speaker #1
Pourquoi il t'a dit non ?
- Speaker #0
Parce qu'il dit des entreprises comme la tienne, il y en a à tous les coins de rue.
- Speaker #1
Parle un peu plus fort, juste pour être sûre. C'est trop bon ce que tu viens de dire. C'est correct ? Ok, good. Mais ça, tu pourras le couper, par exemple. Je voulais juste être sûre que c'était correct, que j'avais peur. Merci, Pat. Fait que juste, on reprend là. Fait que là, ton père, il te dit qu'il y a des business comme ça à toutes les coins de rue. Oui,
- Speaker #0
il dit non. Il me dit non sans réfléchir. C'était quoi,
- Speaker #1
un salon de beauté ? C'était un salon de beauté. OK.
- Speaker #0
Il dit non, il dit des business comme la tienne, il y en a à toutes les coins de rue. Puis du tac au tac, j'ai répondu, bien, il n'y a pas moi à toutes les coins de rue.
- Speaker #1
C'est bon, c'était cœur. Comment il a réagi, tu t'en souviens-tu à l'époque ?
- Speaker #0
Eh là là ! Ça a resté là. Ça a vraiment resté là. Statu quo. Cricut Sound.
- Speaker #1
Il n'a pas fini par tracer ? Jamais.
- Speaker #0
Jamais, bien trop insécure. Surtout que oui, des salons de coiffeur, surtout des salons de coiffeur, il y en a partout. Que tu sois dans un village, dans un... Il va y en avoir partout.
- Speaker #1
C'est dans n'importe quel business quand même.
- Speaker #0
Moi, je ne me suis jamais comparée.
- Speaker #1
Tu as fait quoi après quand il a dit non ? Ça me motive encore plus. Là,
- Speaker #0
j'étais à l'époque avec mon conjoint, puis son père, il dit, « Gardez du sapote bon sang. » Il dit, « Ton projet, il est beau. » Puis moi, il dit, « J'ai tellement confiance en toi. » Il dit, « Tu as besoin de combien ? » « J'ai une marge de crédit. » Il dit, « Je vais te prêter ça. »
- Speaker #1
C'est parti de là.
- Speaker #0
C'est parti de là. Puis c'était un tout petit montant. C'était en bas de 10 000. Ton père,
- Speaker #1
comment il a réagi quand tu as réussi à aller chercher quelqu'un d'autre te prêter ?
- Speaker #0
Oui, c'était le risque.
- Speaker #1
Est-ce que tu es en vouloir pendant un bout ?
- Speaker #0
Écoute, ça fait tellement longtemps, parce que pour un paquet d'affaires, j'en ai voulu longtemps. Là, ça fait tellement plus partie de moi.
- Speaker #1
Tu m'avais-tu dit un moment donné que ton père voulait un gars ?
- Speaker #0
Ah, mon père ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Écoute, oui, on est trois filles chez nous.
- Speaker #1
Il n'y a pas de gars ?
- Speaker #0
Il n'y a pas de gars. Et avant le troisième, mon père et ma mère ont quasiment adopté un petit garçon. Il avait cinq ans, un petit blond. Je le sais, ils en ont parlé pendant des années. Puis, ils ont dit non, on va se réessayer. Parce que mon père, rapidement, mon père a inventé. C'est lui le fondateur du machoïsme.
- Speaker #1
Du machoïsme. Un peu aujourd'hui, on appelle ça l'alpha. Ce serait ça,
- Speaker #0
right ? Oui,
- Speaker #1
Avec trois filles, il a été malheureux. Oui, oui.
- Speaker #0
Puis mon père, il a excellé dans les sports. Il a quasiment fait de la Ligue nationale. Aujourd'hui, il est 83. Il a quasiment fait de la Ligue nationale, puis dans tous les sports qu'il a fait. Fait que pour lui, c'était un gars. Fait qu'il a eu moi. Après ça, il a eu la deuxième, quasiment cinq ans plus tard. Là, il dit non, on va adopter, on ne prendra pas de chance. À ce point-là ? Finalement, non, on va se réessayer. Puis là, la dernière, ma petite soeur est arrivée, une troisième fille. Fait que moi, je n'ai pas besoin de te dire. Je vais peut-être te surprendre, puis en surprendre plusieurs quand ils vont regarder le podcast. Je vais faire ma... Moi, j'ai été un petit gars manqué, là, jusqu'à 15 ans. Vraiment, là. Vraiment. Dans les sports à côté, la casquette à l'envers, crachata.
- Speaker #1
J'ai de la misère à voir ça. Oui, je me battais. Tu n'as pas le choix. J'ai été lui comme un garçon.
- Speaker #0
Mon père m'a appris à me battre, même quand j'étais petite. J'étais la défendresse du quartier.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #0
Je me souviens encore comme c'était hier. C'est drôle, je suis au secondaire. J'étais en secondaire 3-4. Puis là, j'arrive au début de l'année. Puis je vois les filles de secondaire 5. C'est la première fois que je les ai remarquées. Puis j'ai fait comme...
- Speaker #1
Il y a comme un décalage.
- Speaker #0
Oui, exact. J'ai dit, mon Dieu, c'est donc bien beau. Ils sont donc bien belles. C'est donc bien féminin.
- Speaker #1
Tu avais un côté féminin que tu n'assumais pas ou qu'il y avait sûrement une partie de toi.
- Speaker #0
C'est là que ça s'est révélé. Ce n'est pas parce que j'avais l'orientation sexuelle qui était différente ou quoi que ce soit. Ça n'a rien à voir avec ça. C'est vraiment la façon que j'ai été amenée dans ce monde. Moi, j'étais un garçon.
- Speaker #1
Ton père a-t-il traumatisé quand tu as fait le switch de « Hey, j'ai eu une féminité, j'ai envie de m'arranger, j'ai envie que… » Non. Ça s'est-tu fait graduellement ou tu as fait un switch par rapport à ton look ?
- Speaker #0
J'ai fait un switch. Oui ? J'ai fait un switch. J'ai toujours eu une fierté, mais j'ai toujours eu le petit gars manqué. Tu sais, vraiment, dans les sports, l'athlète, je me faisais croiser, c'était comme fait de l'air, tu me tapes ses nerfs. Ça a pris du temps avant que je dise « Ok » . Une relation amoureuse, ça peut être intéressant. C'était comme, non, j'étais trop jeune, pas le temps de niaiser avec ça.
- Speaker #1
Tu sais, quand je repense, quand tu dis à ton père, il n'y a pas moi à trouver un grue, puis que ton père voulait des gars, mais il a fait un salon de beauté, ouf, il a un popé décalage. Il doit être fier de toi, à un moment donné, d'avoir vu te passer une trentaine d'années, tu as eu du succès dans le milieu. Il y a sûrement quelqu'un qui a dit, darling, je suis fière de toi.
- Speaker #0
Je le sais, je le sens. Mais tu sais, je réitère que mon père est le fondateur de l'alpha. Fait que pour lui de dire ça, juste hier, puis écoute, regarde, il écoutera le podcast s'il faut, mais juste hier, tu peux aller le voir parce qu'aujourd'hui, il est très, très malade. Puis tu sais, je vais le voir souvent, tout ça. Puis j'y ai fait une colle. Fait que, juste qu'il me laisse, puis là, ils disent, OK, c'est assez.
- Speaker #1
À 83, c'est encore quand ? Ah oui, oui, ils disent, OK, c'est assez. Pareil, hein ? C'est un autre génération. Un autre génération, mais,
- Speaker #0
tu sais, je le remercie aussi parce qu'il fait partie, tu sais, le refus, le non, le...
- Speaker #1
C'est clair que ça te permet de persévérer. Bien,
- Speaker #0
puis aussi le fait, la façon qu'ils m'ont élevée quand j'étais petite. Moi, là, j'avais pas le droit de pleurer. Hey, des MacArthur, c'est tough.
- Speaker #1
Ça, ça t'a suivi longtemps, puis c'est encore là. Ça, tu m'en as parlé souvent.
- Speaker #0
Je suis bien de la misère à pleurer.
- Speaker #1
Ça ne pleure pas, c'est ça. Tu n'as pas le droit à l'erreur. Let's go, t'es top, t'es la meilleure. C'est comme, ça agrame beaucoup. Tu tombes,
- Speaker #0
tu te relèves, il arrive quelque chose, tu ne pleures pas, tu te retrousses les manches. On est des makers. On s'en sort tout le temps, on regarde en avant.
- Speaker #1
Ça a dû t'aider beaucoup, mais en même temps, il y a un moment donné que ça a dû être vraiment lourd, je présume.
- Speaker #0
Oui, bien oui. Je suis partie jeune de chez nous, moi.
- Speaker #1
Quel âge que tu avais ?
- Speaker #0
J'avais 18, 17, 18. Puis, mes parents pourraient te le dire, en témoigner, parce que ça a été le running gag pendant quelques décennies.
- Speaker #1
Quelques décennies ? Oui, oui, oui. Quelques mois, quelques années. Moi,
- Speaker #0
à l'âge de 4 ans, je voulais m'en aller.
- Speaker #1
Hein ?
- Speaker #0
Oui. Mais voyons donc. Tellement que quand j'ai eu 5 ans... Moi, je ne me souviens pas, mais mes parents me le disent, on était tellement tannés, Tracy, de t'entendre dire, « Bien, moi, je vais m'en aller. »
- Speaker #1
Parce que tu n'étais pas contente ou si on te disait non, genre ?
- Speaker #0
Genre. « Je vais m'en aller. » Ou je n'aimais pas la dynamique. Moi, je vais m'en aller. Puis là, je disais, je vais m'en aller chez Davignon ou je vais m'en aller chez les voisins. Ils étaient tellement tannés qu'à un moment donné, ils m'ont fait une petite valise.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Oui. J'ai dit, « Bien, va-t'en. »
- Speaker #1
Es-tu partie ?
- Speaker #0
je suis partie,
- Speaker #1
je me suis rendue au coin de rue je suis revenue,
- Speaker #0
j'ai dit ben là je sais pas quoi faire
- Speaker #1
Ça démontre ton caractère. Ça démontre déjà, ah, j'aime ça, ça, je savais pas ça.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
J'adore ça. Collé, aïe aïe. Ah oui. Il y a un autre aspect, je pense que, tu sais, on comprend un peu plus. T'es très persévérante. Oui. OK ? Puis, elle t'a fait face à l'adversité, là, dans les dernières années, là, hein ? On s'entend. Mais ta barouette, t'es persévérante. Puis, moi, j'aimerais ça. Je peux pas ne pas parler encore de ça. Tu sais, pour l'automne passé, l'autre d'avant, moi, tu m'as tellement impressionnée. Pour mettre les gens en contexte, malheureusement, sans nommer de nom, même si ça me brûle les lèvres.
- Speaker #0
On prend une gorgée.
- Speaker #1
Tu as fait confiance à un moment donné. On va aller là. Tu as fait confiance à une mauvaise agence, mal intentionnée. Parce que, bien, on veut, je pense que tu es quelqu'un aussi, on veut tous réussir. Puis là, tu as rencontré cette agence-là qui t'a fait miroiter, tu sais, comme...
- Speaker #0
Bien, c'était une promesse.
- Speaker #1
Ça avait l'air d'être extraordinaire. Tu vas avoir quasiment garantie tel, tel, tel rendement. Exact. Puis, ça ne s'est avéré vraiment pas le cas. Puis, tu as quasiment failli, faille, faillite.
- Speaker #0
Tu as perdu ma chemise, c'est ça.
- Speaker #1
Tu as quasiment perdu ta chemise. Puis, moi, je me souviens quand tu me dis, j'avais une... petite voix à l'intérieur de moi qui me disait « Hum, c'est-tu ton robot pour être vrai ? » Puis c'est ce que je... Puis tu vois, il n'y a rien qui arrive pour rien dans la vie pareil parce que suite à ça, c'est ce qui fait que là, ils t'ont mis vraiment dans la marde. Tu as appris beaucoup, ça a été vraiment challengeant, tu as fait preuve d'une incroyable résilience et humilité. Puis tu es embarquée quand même, parce qu'on a été ensemble plusieurs années. Un moment donné, tu te poses de quelques mois, tu reviens, mais je me souviendrai tout le temps que moi, je n'ai pas les moyens de ne pas embarquer. C'est réglé. Puis, tu as toujours fait les choses qu'il fallait pour trouver les moyens d'aller réaliser tes objectifs. Puis, quand tu as embarqué justement dans le mastermind, puis là, à l'automne, tu n'avais pas les moyens de faire une campagne de pub, mais tu t'es dit, ça, je vous le dis, moi, je vais faire un lancement à 100 000. J'en ai déjà fait par le passé. Là, je n'ai pas les moyens. mais c'est comme si tout le groupe C'est un ami avec toi, on a tous contribué, t'as tellement fait de l'humilité incroyable. Christy, tu l'as fait ton lancement de 100 000. Comment ça a été possible ça ? C'est fou, ça l'a inspiré vraiment le groupe au complet, dont moi.
- Speaker #0
Tu le sais que je t'aime beaucoup, je t'apprécie beaucoup, puis je reconnais beaucoup tout ce que tu fais, puis qui que t'es. Puis je fais cette introduction-là parce que c'est un peu grâce à toi. de m'avoir, ou de tout nous avoir dans les maîtres, laisser notre place dans un contexte de vraiment sécuritaire et de confiance, de m'ouvrir. puis de ne pas m'attendre à rien, puis de savoir qu'il n'y aura pas de jugement. Il va juste avoir un écoute. Il va juste avoir l'empathie, de la compassion. C'est des choses, quand tu es entrepreneur, puis tu as un parcours comme le mien, qui est quand même tough. Il faut être tough. Ah oui. Il faut être fait tough. De s'ouvrir comme ça, mais ça a été la plus belle chose parce que grâce à ton leadership, dans les maîtres, ça a créé une communauté de gens tissés que je suis certaine, puis on est plusieurs là, on est quoi ? On est une gang. Il n'y a pas personne qui laisserait quelqu'un dans le besoin. Peu importe l'art, peu importe.
- Speaker #1
Il a fallu que tu lèves la main, que tu en parles, puis... En effet, c'est important pour moi de laisser cet espace-là et de rallier le groupe. Mais c'est que tu ne l'as pas volé non plus. C'est que tu as gagné beaucoup le respect des gens. Mais c'est pour démontrer et inspirer les gens que, en anglais, on dit « when you set your mind to it, you can do everything » . Tu as mis ton mindset comme « hey, je vais le faire » . Ce n'est même pas une option. Tu avais une absence de doute totale. Puis, comment tu as réussi ça ? Tu n'avais même pas de budget de pub. On a tous contribué.
- Speaker #0
En plus, le fait que je m'étais commis, et que là, tout le monde, si tu as besoin, tu as besoin, tu as besoin.
- Speaker #1
C'est dur de dire, absolument, on va dire merci beaucoup, j'en prends note. Là, c'est comme non, je te prends au mot, j'en ai besoin. Je me souviens même, on a fait une rencontre avec une fille de pub, Isabelle, viens-t'en, on va voir ça, il y a un autre qui t'a aidé dans le lancement, qu'est-ce que tu peux faire avec ci ? D'aller rallier les gens et d'avoir fait le webinaire, de travailler, de parler à chaque personne, les courriels, d'aller travailler de façon organique. Je veux dire, c'était Merci. tellement un moment incroyable. J'imagine que ça, ça l'amène quelque chose, ça l'a forgé un caractère. Je veux dire, t'as passé un autre niveau après ça.
- Speaker #0
Je te dirais que tu l'as nommé, il y avait une absence de doute. Pour moi, ma mission est tellement présente, elle est tellement claire. Ma valeur, elle est tellement claire, elle est trop silencieuse, trop souvent. Soit c'est un autre sujet.
- Speaker #1
Mais ta mission, justement, pour les personnes qui ne te connaissent pas beaucoup.
- Speaker #0
Ma mission, c'est d'éveiller et d'élever les entrepreneurs de petites et moyennes entreprises. Mais dans le fond, ce que je veux pour eux autres, c'est qu'il y ait une liberté, qu'ils soient autonomes, qu'ils soient indépendants, qu'ils soient en contrôle de leur business. Quelqu'un qui s'est lancé en affaires, qu'il soit conscient de pourquoi il s'est lancé en affaires. Puis tout ce qu'il y a à sa portée, c'est absolument extraordinaire. Puis quand on n'est pas connecté à ça, puis qu'on se fie trop sur les autres, ou sur le conjoint, ou sur... On va se dire les vraies affaires. On n'est pas là pour les bonnes raisons. On ne pose pas les bonnes actions. La mission, la vision va s'effriter beaucoup plus facilement, parce qu'il n'y a pas d'enjeu. Moi, je veux les amener à s'élever et à se positionner, puis incarner. vraiment le pourquoi ils se sont lancés en affaires.
- Speaker #1
Parce que ça fait toute la différence. Parce que quand tu fais face à l'adversité, puis là, tu te reconnais que non, je suis ici pour faire telle différence, je désire atteindre ça, impacter X nombre de personnes, tu vas être capable de persévérer à travers les tempêtes. Puis je me souviens, avant ce gros lancement-là, ce qui fait en sorte que c'est différent des autres, c'est que tu as vécu, c'était challengeant durant l'été. C'était challengeant quand tu as failli perdre ta chemise en ayant fait confiance aux mauvaises personnes. Tu as appris de ça, mais tu étais fragile, pas juste monétairement, mais aussi émotionnellement. C'est pour ça que de voir comment tu t'es retrouvée les manches, comment tu t'es relevé toutes. Tu as fait face à l'adversité comme peu de personnes auraient été capables de faire face. On était tellement contents quand tu l'as eue, mais tu l'étais, tu es allée chercher chaque chose. que personne t'a donné tout.
- Speaker #0
Je ne l'ai jamais lâché.
- Speaker #1
Non, non. Tu es allée jusqu'à la fin.
- Speaker #0
Je vais toujours me souvenir du jour où j'ai fait une publication dans le groupe. Je me souviens encore de l'image avec le... Pas l'image, mais le texte. C'est qu'on peut mettre la couleur. Oui, oui, oui. J'ai dit, « It ain't over before I say it's over. »
- Speaker #1
Puis, c'est des phrases hyper motivantes. Oui. Les gens voient ça. Comment tu ne veux pas te rallier ? Puis, tu vois, depuis, anyway, il y a des hauts, il y a des bas. tu lâches jamais. mais tu... Puis là, ce que je sens aussi, je trouve, cette année, c'est la solidification de ta posture. Dans la dernière année... Il y a comme, tu es vraiment proche d'une absence de doute dans les moments qui priment. J'en ai parlé dans d'autres podcasts avec d'autres maîtres, mais tabarouette que ça fait la différence. Puis d'ailleurs, justement, je t'ai donné, tu as reçu une belle mention d'honneur sur la posture de leader. Parce qu'elle a toujours été là, mais quand on vit des épisodes dans la vie qui nous challengent, le fait qu'avec cet événement-là qui est arrivé et d'autres choses, on est plus fragilisé. Mais la posture a toujours été là.
- Speaker #0
La posture, elle peut habiter n'importe qui. De un, quand tu sais ce que tu fais et pourquoi tu le fais. Quand ta vision est claire et ta valeur aussi. Ça crée l'absence de doute. Mais cette année, le virage qui fait que j'ai encore plus de posture, tu dis que j'ai même fait un pas de plus cette année, c'est que là, je vois ce que je peux offrir. Puis qu'est-ce que les gens ont besoin ?
- Speaker #1
Mais tu l'assumes vraiment, là. Il n'y a pas moi à tous les coins de rue. That's it.
- Speaker #0
Ça va être le titre de mon prochain livre. J'espère. Mon prochain. De ton premier.
- Speaker #1
Il n'y a pas de moi. Écoute, ça, c'est le nom de la conférence éventuellement que tu peux faire. Tu en as fait plusieurs, d'ailleurs, conférences. Il y a vraiment un impact. Il y a comme un « ha-ha » moment qui se passe dans tes conférences. Tu vas en faire plus aussi. Je pense que tu aimes ça de plus en plus et tu es de plus en plus à ta place. Tu vois ta mission par rapport à j'aime impacter les gens. Je me souviens aussi, des fois... Moi,
- Speaker #0
je suis une donneuse.
- Speaker #1
Ça paraît. Des fois, c'est bon. Des fois, ça a dû jouer des petits trucs. Oui, exact. Oui, encore. C'est derrière toi.
- Speaker #0
Encore des fois.
- Speaker #1
Je peux imaginer aussi. Ce que j'ai vu un moment donné aussi, c'est le fait que tu ne... coach plus et tu n'accompagnes plus seulement les femmes, les entrepreneurs, les travailleurs autonomes du milieu de la beauté. Tu vas aussi élargir parce que ce domaine-là, il est particulier. Tu as 30 ans d'expérience. Tu connais au complet. Mais je me souviens une année, tu as comme pogné les nerfs. Genre comme, ils font tout le temps ces mêmes erreurs-là. Il faut que ça arrête. Je veux les amener là. Mais ça, j'ai aimé ça, cette vision. Comment on dit ça ? Ce power-là. Vraiment, le plaisir de, c'est assez. Le niaisage.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Justement, maintenant, tu as élargi un peu plus ta clientèle cible. Pourquoi ? Quelles sont les femmes entrepreneurs que tu as élargies ?
- Speaker #0
Ceux qui ont la fibre entrepreneuriale. Je ne veux plus accompagner des gens qui ne savent pas pourquoi ils se sont lancés en affaires.
- Speaker #1
Il y en a beaucoup dans le domaine de la beauté.
- Speaker #0
Il y en a beaucoup de cours. vraiment, mais dans le domaine de la beauté particulièrement. J'avoue que c'est particulier. Ça ne te dit pas pourquoi. Tu t'en vas en coiffure ou en esthétique, tu es déjà jugé de pointe intelligente parce que là, tu n'as pas assez de bonnes notes à l'école. Fait que tu t'en vas suivre un cours. C'est encore là, ça. C'est encore là, c'est encore très... Et préjugé dans le... Ah, oui. Dieu Seigneur. Vraiment, vraiment.
- Speaker #1
Fait que tu es pointe intelligente.
- Speaker #0
Combien de fois dans ma vie, on me demandait ce que je faisais dans la vie. Puis quand je me disais... Hein ?
- Speaker #1
C'est comme s'il rabaissait tout de suite. C'est pas le fun, ça.
- Speaker #0
Non, c'est pas le fun.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'on fait pour ça ? Non,
- Speaker #0
c'est pas le fun. Même ma clientèle me le disait sans arrêt. C'est comme, t'es pas une coiffeuse, t'es pas une vraie coiffeuse, toi. T'es une femme d'affaires, t'es intelligente. Comme si c'était juste ça. C'est ça.
- Speaker #1
Pourquoi que le métier a une mauvaise réputation ?
- Speaker #0
Ça a toujours, toujours, toujours suivi. Donc, quand ils s'en vont en coiffure ou en esthétique, 80% des statistiques sont là. 80% des finissants qui vont travailler dans le domaine dans lequel ils ont étudié veulent être autonomes. Mais quand tu leur poses la question, parce que je l'ai faite, je suis allée dans des écoles et j'ai posé la question, pourquoi ?
- Speaker #1
Ils ne savent pas.
- Speaker #0
Je vais être libre, je vais faire mon horaire, je veux faire mes affaires moi-même.
- Speaker #1
Comme poisser. Non, c'est ça. C'est ça, exactement. Il n'y a pas ça à l'école.
- Speaker #0
Non, un peu, mais ça devrait être un ancrage beaucoup plus sérieux, compte tenu des statistiques, il y a quand même 80 %.
- Speaker #1
C'est une bonne question à poser aux gens, parce que c'est vrai que pourquoi on se part en business ? J'avoue, il y a huit ans, l'idée qui est là, oui, je veux être plus libre, je veux diriger, je veux décider, I want to lead. C'est sûr que c'était fort, mais j'ai envie de coacher, j'ai envie d'élever les gens. Je développe des talents, je pousse des gens. Je veux dire, c'était super fort.
- Speaker #0
Il ne faut pas faire ça à un emploi.
- Speaker #1
C'est ça, c'est les deux aspects. C'est intéressant pour ceux et celles qui nous écoutent ou qui nous regardent en ce moment. Pourquoi je suis ici ? Pourquoi je fais ça ? Juste à penser. Est-ce que je retournerais travailler pour quelqu'un ? Non.
- Speaker #0
Même là, il n'y avait pas de doute. Quand je me suis lancée en affaires, j'ai dit bon, je vais aller.
- Speaker #1
Tu as toujours été en affaires ?
- Speaker #0
Toujours.
- Speaker #1
Toujours ?
- Speaker #0
J'ai eu des jobs à un moment donné. Mais majoritairement, tu es plus à ton compte. J'ai été cinq ans dans le fond. Quand j'ai fini mes études dans le domaine de la beauté, j'ai été cinq ans à l'emploi par choix. Pas parce que je ne voulais pas être en affaires. Parce que je voulais aller faire mes classes avant de me lancer en affaires. Déjà là, à cet âge-là, je comprenais que tu ne peux pas arriver et dire, juste parce que tu le veux. C'est comme Kevin Carsten dans son film, il dit, « Build it and they will come » . C'est bon ça. Oui, mais c'est ça.
- Speaker #1
On se croise les doigts. Il faut aller chercher.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu aimes le plus faire aujourd'hui, après toutes ces années d'expérience ? Si tu regardes avec, mettons... De faire des conférences, le coaching, accompagnement, diriger. Conférence,
- Speaker #0
j'aime ça pas mal. Conférence, j'aime ça pas mal. Je te dirais, tout ce qui touche aider, tout ce qui touche partager, tout ce qui touche élever, ça a toujours, toujours fait partie de moi, ça fait partie de mon ADN. Fait que je pense que quand je peux être là, à aider, soutenir, élever, tu sais, là, amener quelqu'un à faire, oh my god !
- Speaker #1
C'est tellement valorisant.
- Speaker #0
C'est tellement le fun. Peu importe ce que je vais faire, moi, ça va me nourrir. Moi, c'est assez.
- Speaker #1
Puis, comme tu as parlé beaucoup de ton père, le côté alphase, on avait déjà parlé un peu. Je voulais savoir aussi, quelle était ta relation avec ta mère ?
- Speaker #0
Écoute, ma mère, ma mère, ma mère est soumise. Tu sais.
- Speaker #1
Depuis toujours.
- Speaker #0
Oui, depuis toujours. Écoute, on pourrait en faire des discussions autour de tout ça.
- Speaker #1
T'as vécu ça ?
- Speaker #0
Moi, là, je vais te dire très, très jeune. Puis j'en parle souvent de ça. Très jeune, j'avais une conscience éveillée. Très jeune, je voyais, je réalisais, puis je comprenais des comportements, des situations. Très jeune, je le savais qui je voulais être et qui je ne voulais pas être. Très jeune. J'ai des souvenirs. Quand je dis très jeune, là, je te parle 5, 6, 7 ans, là. Vraiment. J'avais des choses des deux parents. La chose de ma mère, c'était, je serai jamais soumise. De là, tu me géreras pas, tu me contrôleras pas, puis tu me diras pas quoi faire, puis quand le faire, puis tu géreras pas mon portefeuille. Et de mon père, moi, je voulais être gentille. On passe d'un tof. Moi, je voulais être gentille. Moi, ça fait que ça...
- Speaker #1
L'amour est très, très, très fort. Tu l'as vraiment gardé longtemps à l'intérieur de toi.
- Speaker #0
Moi, la gentillesse, c'est ma valeur première. Première.
- Speaker #1
Quand tu dis que ton père était tough, de quelle façon il était tough ? Outre le côté alpha, par le droit de pleurer, par le droit de s'y, par le droit de ça, mais tough, genre, la façon.
- Speaker #0
Oh oui, sa façon de parler, sa façon d'être physique, dominant. Oui, oui. Mon père, il impressionnait tout le monde. Tout le monde.
- Speaker #1
Les gens impressionnaient du bon côté ?
- Speaker #0
Bon, on va dire, je vais le dire autrement, il faisait peur à tout le monde.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, c'était peur. Est-ce qu'il a déjà utilisé les points ? Est-ce qu'il a déjà été physique ?
- Speaker #0
Pas besoin. Il n'a jamais été physique, non, avec moi.
- Speaker #1
C'est suffisant avec les paroles, les records.
- Speaker #0
Il avait 22 ans quand je suis venue au monde, puis il y avait cette impulsivité-là en lui qui était... Écoute... Ça l'a fait sa réputation même en Abitibi. Moi, je viens de l'Abitibi.
- Speaker #1
Il a été coach d'hockey,
- Speaker #0
lui.
- Speaker #1
Ça va.
- Speaker #0
Oui. Il y a encore, on va dans l'aréna. Non. Puis, il y a encore des photos de mon père qui sacque des coups de pieds sur les poubelles puis qui pogne un gars, le dernier joueur d'hockey de même.
- Speaker #1
Au tas. Non,
- Speaker #0
c'est... Oui, oui. Mon père, il est zéro impressionnable. Ça, j'ai pris ça de lui. See ya ! plein de choses qui m'ont qui m'ont léguée à travers sa façon d'être, qui ont été positives, mais j'ai choisi de prendre ça, puis d'en faire un arme positive. Pour moi, il y a beaucoup de questions de choix. Je pense que quand on sait qui on est, qu'est-ce qu'on veut, puis comment on devrait être en société quand on sait ça très jeune...
- Speaker #1
C'est tout un avantage, je parais. Il est tough ! je veux être gentil, je veux donner, je veux le cœur et tout. Ma mère est soumise à « hell no » , je ne vais pas, personne ne va me dire quoi faire, fait que c'est quand même bon, tu pars avec ça.
- Speaker #0
Puis, tough, je le suis aussi, quand qu'il faut.
- Speaker #1
Mais la persévérance, c'est clair que ça vient aussi de là. Tout ça. Parce que tu as fait face à l'adversité, des fois, mettons que ce soit maladie, que ce soit, mettons, avec conjoint, ou dans la vie, on a toutes des épreuves, mais c'est... Tu n'abandonnes jamais.
- Speaker #0
Tu continues,
- Speaker #1
tu persévères. Tu ne t'acharnes pas. Tu sais comment. Tu connais tes petits-femmes. Exact.
- Speaker #0
Exact. La grosse différence. Je pense qu'on en a parlé à l'immersion, justement. La différence entre l'acharnement et la détermination.
- Speaker #1
Parce que la ligne, elle est mince par moments. Je le sais aussi dans ta persévérance. Il y a eu des moments où il y a des patterns qui ne sont pas faciles. Comment tu réussis les patterns d'autosabotage ? Ils ne sont pas réglés.
- Speaker #0
Ils ne sont pas tous réglés. Je suis encore un petit peu là-dedans.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui est challengeant en ce moment, le pattern qui reste encore du...
- Speaker #0
C'est la solitude. J'ai travaillé toute ma vie au public, mais j'ai toujours été solitaire. Bizarre.
- Speaker #1
Par besoin. Oui,
- Speaker #0
moi, je suis une solitaire. Je n'ai pas besoin de monde. Je n'ai pas besoin de... Moi, tu peux m'envoyer dans un fin fond de je ne sais pas trop où, tout seul. Je vais être très bien avec moi-même, je vais m'autosuffire, puis je n'ai pas besoin.
- Speaker #1
C'est quoi le pattern ?
- Speaker #0
J'ai besoin des gens pour leur donner quelque chose. Si je n'ai pas à leur offrir quelque chose, c'est comme si je ne sens pas le besoin de les avoir près de moi. Pendant 30 ans, j'ai eu mon centre de beauté. J'ai adoré. Tous les matins, je me levais, j'étais contente, heureuse, excitée de me rendre au travail. Parce qu'à tous les jours, j'offrais,
- Speaker #1
c'est clair,
- Speaker #0
j'offrais à mes clients,
- Speaker #1
j'offrais à mes employés,
- Speaker #0
sans arrêt, sans arrêt. Après ça, quand je me retrouve chez nous, je suis solitaire, je n'ai pas besoin de... Ça, j'ai à comprendre encore aujourd'hui, à l'âge que je suis rendue,
- Speaker #1
pourquoi.
- Speaker #0
Pourquoi c'est un besoin. Moi, je suis chez nous et je ne sors pas. puis je suis sédentaire, puis... Est-ce que tu es bien ? Non. Oui, puis non, je ne sais pas. C'est comme contradictoire.
- Speaker #1
Comme si tu n'étais pas bien avec toi-même quand tu es sur l'avec toi ?
- Speaker #0
Je pense que le télétravail a coupé les opportunités de ça.
- Speaker #1
Écoute, on en parlait avec Suzy Bill. Le challenge, c'était le télétravail, comme au début, oh, pas de trafic ! Oui ! Oh là là ! Spécificat, j'accomplis plus ! C'est ça. Il y a comme une... Même moi, j'en parlais récemment, mais des fois, il faut que je sorte. Il faut que je voie du monde. Parce que c'est challengeant un petit peu. Mais quand tu parles de pattern... Moi,
- Speaker #0
c'est là le pattern qui embarque. Moi, je ne sortirai pas parce que je n'ai pas de raison de sortir. Je n'ai pas quelqu'un à qui je peux aller aider. Tu comprends ? Fait que c'est ça.
- Speaker #1
Tu vas savoir que tu trouves du monde.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Parce que tu as besoin d'aider. Depuis que tu es jeune, je veux donner, je veux aimer, je veux donner de l'amour. Puis je le vois que tu viens te nourrir dans les immersions. Oui. On le sent, on le voit, mais tu es très généreuse. Qu'est-ce qui t'empêche de créer ces occasions-là ? Je pense que dans les conférences, ce n'est pas pour rien que tu aimes ça. Tu as trouvé la justesse entre les deux. Puis là,
- Speaker #0
je suis en train de regarder pour faire plus d'événements en présentiel, rallier le monde, faire des expériences à travers ça. Puis tu sais,
- Speaker #1
c'est de trouver ton milieu entre les deux. Je trouve que c'est excellent. Tu n'as pas le choix. Puis il y a une affaire que tu m'aimes. J'ai envie d'aller là. C'est un peu plus délicat. Tu es tellement une femme extraordinaire. Tout le monde le dit. Gang, je vous le dis. Dans le mastermind de Tracy, Tracy, la belle Tracy. Tu es incroyable. C'est toujours encore aujourd'hui. C'est un défi. toi, de reconnaître ça. T'as de la misère encore avec ton image, c'est incroyable.
- Speaker #0
Faut pas que j'y pense.
- Speaker #1
On va en jaser, il faut qu'on aille là. T'es tellement belle. Ça, ça vient d'où ? Ça vient de...
- Speaker #0
C'est parce que là, mes parents, ils écoutent ça, mais ils n'écouteront pas ça. C'est des bouts que je ne mettrais pas. Ça lui ferait trop de peine.
- Speaker #1
Les podcasts, c'est pas... Je pense pas que les...
- Speaker #0
Mais ça vient.
- Speaker #1
C'est sûr que ça vient, tu m'en as déjà parlé. C'est quand je dis,
- Speaker #0
je t'ai dit tantôt, justement avant que les caméras ouvrent, tu vois, j'en parle à voix. Ah non, c'est profond.
- Speaker #1
C'est engorgé dans la ligne.
- Speaker #0
C'est profond, c'est ancré, cela.
- Speaker #1
Mais ça, je pense que c'est ton prochain cheval de bataille parce que tellement...
- Speaker #0
C'est le cheval de bataille. Moi, écoute, je ne peux même pas me regarder. Me regarder. Je ne peux même pas me regarder dans la caméra.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu fais pour... commencer à aller visiter ça ?
- Speaker #0
C'est très douloureux. Moi, là, ça vient de mes parents. Ça vient principalement de ma mère.
- Speaker #1
Oh !
- Speaker #0
Oui. Puis ça, j'ai comme fait le lien très tard dans ma vie. Je pensais beaucoup que c'était mon père. Mais ça vient de ma mère. Qu'une femme, si elle n'est pas mince, si elle n'est pas belle, Elle n'a pas de valeur.
- Speaker #1
Ouch ! Ça a été long avant que tu t'en rendes compte.
- Speaker #0
Que ça venait de ma mère, je pensais que ça venait de mon père.
- Speaker #1
Pourquoi tu pensais que ça venait de ton père ?
- Speaker #0
Parce que mon père avait toujours dit, si ma mère n'avait pas été belle et mince, qu'il ne l'aurait jamais choisie.
- Speaker #1
Wow ! Il me sent bien, son petit sourd.
- Speaker #0
Non, écoute. C'est... Non, j'ai été... Encore aujourd'hui, je suis la grosse de la famille.
- Speaker #1
Quoi ? Les gens disent ça ?
- Speaker #0
Ben, ça a été... Non, non, les gens le disent. Ça a été dit beaucoup, là, moins, parce qu'on est rendu plus des adultes. Sincèrement,
- Speaker #1
Tracy, là, on est plus de 4 filles, dans le fond. Je suis sûre que t'es, by a mile, la plus belle de la gang. Ta prestance, t'as pas sûr ton être. C'est tough, ça.
- Speaker #0
Que j'ai cette prestance-là, puis la posture, puis la... La gentillesse et l'amour qui rayonnent.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas pour rien aussi. C'est sûr qu'il y a des petits comportements peut-être au niveau de la bouffe. Parce que ça vient de loin. C'est clair, il y a des frustrations. Il n'y a pas grand monde qui est gros de même. Il n'y a pas grand-femme qui n'a pas cet enjeu-là. Même moi, avec ma mère, un peu moins fort que toi, mais ma mère, j'entendais mes grands-mères, je me souviens, Ma grand-mère m'avait dit à un moment donné dans l'oreille, au début que je sortais avec mon chum, il avait 25 ans, que j'avais pas un petit peu de poids. Fais attention, mais c'est tellement ancré. Fais attention. Ben, ta fille, elle disait ça vraiment avec amour. Oui, c'est ça. Fais attention, là. Tu prends un peu plus de poids, tu peux pas le perdre. Parce que si tu prends un peu plus de poids, tu vas le perdre. Hey, comment ça joue dans la tête, ça ? Non, écoute, c'est ça. Comme quand je pèse pas 300 livres, là, pis il y a pas alarme, là. Mais juste pour dire, je comprends tellement ce que tu veux dire. C'est dur. Ils ne vont pas réaliser ça. C'est comme ça dans le temps. Attention à ce que tu dis. Ça ne se dit pas. Moi, c'était plus ça. J'étais à trois intenses, trois indomptables. Ça ne se dit pas ça. Qu'est-ce que tu dis, les gens ? I don't care ce que les gens vont dire. Moi,
- Speaker #0
je ne t'aimerais jamais d'avoir d'hommes si je ne suis pas mince. Ça a resté là.
- Speaker #1
Tu as prouvé tout le contraire.
- Speaker #0
Je n'ai jamais choisi.
- Speaker #1
As-tu déjà été très mince dans ta vie ?
- Speaker #0
Non. Même si j'ai fait du sport de haut niveau jusqu'à neuf fois par semaine, j'avais toujours ce que mon père disait, ma graisse de bébé. Ma graisse de bébé, c'était tout le temps, rentre ta grosse bédaine, la MacArthur.
- Speaker #1
Quoi ?
- Speaker #0
Non, sérieux. Je faisais du sport neuf fois par semaine. On s'entend à tous les soirs après l'école, la fin de semaine et deux fois le matin. Avant les plans. C'est ce que tu faisais,
- Speaker #1
mettons, courte natation. Je faisais de la natation. OK.
- Speaker #0
Je faisais de la natation, puis l'été, je faisais de l'athlétisme en plus.
- Speaker #1
Est-ce que tu faisais ça pour réussir à perdre du poids, pour être mince, pour faire plaisir à tes parents ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Est-ce que ça, ça a déjà été un souhait ?
- Speaker #0
De ?
- Speaker #1
Faire plaisir à tes parents ?
- Speaker #0
Bien, toujours. C'est quand tu t'es libérée de ça ? Je ne suis pas libérée, c'est ça.
- Speaker #1
Tu es-tu en train d'essayer encore d'être mince ?
- Speaker #0
Oui. Oui, oui, oui. Ah oui, écoute, c'est quelque chose, là. Moi, là, quand je te dis, là, j'ai été injectée par ça, quand j'étais fœtus, quand je suis venue au monde, mes parents, bébés, là, avant un an, là, mes parents m'ont amenée à Sainte-Justine. Je viens de l'Abitibi. Tu me niaises. Non, je ne te niaise pas. Ils ont rencontré le médecin en Abitibi parce qu'il me trouvait trop grosse. J'avais trop un gros ventre.
- Speaker #1
Oh my God, tu as un an.
- Speaker #0
Même pas.
- Speaker #1
Wow. C'est l'esprit de la justice qui s'en vient.
- Speaker #0
Ils m'ont amenée à Sainte-Justine pour finalement se faire dire, c'est votre premier, Mme MacArthur, M. MacArthur ? Oui. Vous avez souvent de la visite ? Oui. Puis tout le monde s'amuse à... Il donnait une petite cuillère de pablum. Ben oui, ben arrêtez. Mais vois-tu comment ça vient de loin ?
- Speaker #1
Ça, c'est...
- Speaker #0
J'ai pas un an. My God, qu'est-ce qui va nous arriver ?
- Speaker #1
Mais regarde, qu'est-ce que les gens vont dire ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Oh my God, c'est-tu du fort ? J'ai faim. Ils sont là.
- Speaker #0
Qu'est-ce que les gens vont dire ? Je cherche le mot, je le trouve pas, c'est pas grave. Ça a toujours été la dissonance entre qu'est-ce que les gens vont dire si elle est grosse, mais en même temps, mon Dieu qu'elle est belle.
- Speaker #1
Est-ce qu'ils te le disaient tes parents ?
- Speaker #0
Ah mon Dieu !
- Speaker #1
Que t'es belle ?
- Speaker #0
Oui, ils me le disent encore, t'es la plus belle.
- Speaker #1
Oui, mais en effet, je pense que c'est dur à battre. T'es tellement une belle femme, mais il y a toujours...
- Speaker #0
C'est comme si tu devais croire.
- Speaker #1
Parce que là après...
- Speaker #0
Mais oui.
- Speaker #1
Mais là, c'est comme...
- Speaker #0
Si t'as dit un surpoids, tu vaux rien.
- Speaker #1
C'est fort comme, mais dont à, ça arrive bien.
- Speaker #0
La fierté, Tracy est toujours bien arrangée. J'ai comme pas le choix. Pour moi, ma survie à moi, j'ai pas le choix.
- Speaker #1
De ce que je comprends.
- Speaker #0
Mais j'aime ça aussi.
- Speaker #1
Oui, oui. Tu dirais comme, versus là, 25 ans, et aujourd'hui, est-ce qu'aujourd'hui, tu t'acceptes ? Un peu plus que là, 25 ans. Un peu, oui.
- Speaker #0
Un peu plus. Oui, un peu plus. Un peu plus parce que, malgré tout ça, j'ai toujours reconnu ma valeur. Moi, je le sais, Féline. Je le sais. Tu es une bonne personne. Je le sais que je suis une bonne personne. Je le sais que je suis généreuse. Je le sais que je vais franchir des montagnes pour t'aider. Oui. Ça, c'est fait. participer.
- Speaker #1
On veut avoir Tracy McArthur à ses côtés. Ça, c'est clair.
- Speaker #0
Idéalement. Idéalement. Ça, je le sais. Mais ça m'a toujours suivi, ce côté physique-là. Je ne serais pas capable d'être aimée.
- Speaker #1
Je le sais aussi des fois, quand je te taquine un petit peu. J'aime ça dans les coachings, que vous ouvrez votre caméra. Des fois, tu me dis... Je ne suis pas arrangée. On s'en fout. Tu n'es pas arrangée. Tu es belle, naturelle. Ouvre ta caméra. C'est comme pour te challenger aussi. Oui, je le fais. Je le fais. Je le dis. De plus en plus, je le fais. Je le sais. Je pense que ça t'aide aussi. Oui, ça m'aide. Tu vas faire un livre pas maquillé. J'étais tellement fière de toi.
- Speaker #0
Oui, toi.
- Speaker #1
Tu es aussi belle. Mais c'est un méchant gros step.
- Speaker #0
Tu dis. Mais je reviens au tout début de notre conversation. C'est toi qui as créé ça. C'est toi qui m'as donné l'opportunité. de me sentir assez bien, d'être assez vulnérable, puis de m'aimer assez pour montrer qui je suis vraiment. Il y a juste vous autres qui m'avez vu comme ça.
- Speaker #1
Wow ! Nous autres étant le club des maîtres.
- Speaker #0
Je me souviens, une petite anecdote, ma petite soeur qui a... Huit ans de moins que moi, à un moment donné, je m'en vais chez elle un été, puis on se baigne dans la piscine, puis après ça, on fait un feu, puis on reste sur le bord du feu, puis mes cheveux étaient mouillés, puis je m'étais baignée, puis il avait séché, puis... Ben, elle dit, tu frises ! Elle ne savait même pas que je frisais naturel. Je ne l'ai jamais montré. Pourquoi ? Je n'aimais pas. Ah, c'est beau ? Oui, c'est ça. Oui ?
- Speaker #1
My God ! Mais non ! Elle est lourde, tu dis. C'est comme Ayoï, là.
- Speaker #0
Mais tu sais, Mel, là... Je revenais de deux pratiques de natation de deux heures. Une le matin, une journée d'école, puis une le soir. Puis je revenais, puis je voulais manger parce que ça gargouillait. Tu faisais exprès. Ça revient, puis ça goûte le sang dans ta bouche tellement tu t'es donnée.
- Speaker #1
Tu faisais exprès de te priver pour essayer de perdre du poids ?
- Speaker #0
Non, je me faisais dire que je n'avais pas le droit de manger.
- Speaker #1
Oh, mon Dieu.
- Speaker #0
Je me suis déjà cachée dans les armoires pour manger tellement j'avais faim.
- Speaker #1
Je ne peux pas te cacher que c'est drôle, tu parles de ça. Moi, je le sais que ma mère va écouter l'épisode. Puis ma mère, elle est extraordinaire. Je veux dire, c'est ma meilleure amie. Elle est tellement... My God, my God.
- Speaker #0
Puis ma mère aussi est extraordinaire.
- Speaker #1
Vraiment, mais je me souviens. Ce n'était pas pour me le faire. Je comprends pourquoi elle faisait ça. Puis avec le poids, des fois, tu ne devrais pas. Tu ne devrais pas une deuxième portion. Tu viens de jouer dans ma tête. J'ai faim. J'ai envie d'une deuxième porte. Et puis, même aujourd'hui, plus jeune, c'est dans un peu cette société-là. Tu ne devrais pas. Tu vas prendre du poids.
- Speaker #0
Moi, ça, de me le faire dire sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt. Moi, c'était rare. Toi, c'est sans arrêt. Moi, c'était sans arrêt tous les jours. Moi, ça a développé un comportement.
- Speaker #1
Tu dois avoir un enjeu avec la bouffe.
- Speaker #0
C'est sûr.
- Speaker #1
Tu dois avoir... C'est quoi la difficulté ?
- Speaker #0
Toujours peur. Si je ne suis pas chez nous, si je suis ailleurs, toujours peur d'en manquer.
- Speaker #1
Tu as peur d'en manquer ?
- Speaker #0
Bien oui.
- Speaker #1
Parce qu'on te l'a trop privé ?
- Speaker #0
Tout le temps, tout le temps, tout le temps.
- Speaker #1
Est-ce que ça fait que tu manges trop par moments ?
- Speaker #0
Bien oui.
- Speaker #1
C'est clair, parce que tu as tellement peur. Oui, oui,
- Speaker #0
exactement. Ça a été long avant que... Tu sais, le caractère fort, je l'ai vraiment. Je me souviens, mon père, quand il est... plus jeune, il était assez méchant, il était assez dur. Puis à un moment donné, je le regarde, puis j'ai dit, en tout cas, on était à un souper, puis je riais, mais je riais pas. J'ai dit, en tout cas, quand tu vas être vieux, puis là pourtant, quand tu vas être vieux, tu seras plus capable, tu seras pas assez fort. Là, je vais le dire, peux-tu le dire ?
- Speaker #1
On est à l'indomptable,
- Speaker #0
tu peux tout dire. Je vais t'en coller, c'est une tabarnak.
- Speaker #1
Quel âge t'avais ?
- Speaker #0
Dans la vingtaine.
- Speaker #1
Je pense que j'aurais dit ça aussi. Qu'est-ce qu'il a dit ?
- Speaker #0
Amène-toi. Tu seras jamais capable. Je pourrais faire le rappel. Ça serait drôle. Oui, parce que j'ai tellement... Il y a tellement de choses que j'ai lâchées prises. Il y a tellement d'amour pour mes parents. Je le sens. On le sent. Oui, c'est ça. C'est des erreurs de leur parenthood.
- Speaker #1
C'est pas à dire comment c'était à l'époque.
- Speaker #0
Qui ne pouvaient pas s'imaginer les dommages. Ils ne savent même pas.
- Speaker #1
C'est pas on purpose. Non,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
Comment tu vois un peu comme les prochaines années, pour que ce soit plus facile pour toi par rapport à ça, est-ce qu'il y a des choses que tu prévois faire pour être capable de t'accepter encore plus par rapport à l'image ?
- Speaker #0
Je ne sais pas quoi faire.
- Speaker #1
As-tu déjà consulté pour vrai ?
- Speaker #0
J'ai essayé.
- Speaker #1
J'ai essayé la thérapie ou l'hypnose, je ne sais pas.
- Speaker #0
J'ai essayé, mais tu sais, la thérapie, l'hypnose, non ? Mais moi, je me dis que je suis tellement forte là que ça ne passera pas à travers.
- Speaker #1
Il ne faut pas que tu ailles avec le fait.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
J'ai étudié en hypnose quand j'ai fait le PNL, mais je ne pratique pas. Mais des fois, ça pourrait être surprenant. parce que...
- Speaker #0
Tu ne perds rien. Que quelqu'un prenne contrôle. Il faut que tu aies confiance. Quelque chose, ça.
- Speaker #1
Il faut que tu aies confiance.
- Speaker #0
Quelque chose. Faites-tu quand les lunettes ? Il faut que je fasse quelque chose parce que ça me nuit dans tout.
- Speaker #1
Oui, d'accord. Mais je trouve... Tu sais ce que je sens ? C'est que moi, je pense que c'est ta voix. Là, c'est assez.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je te le dis, Tracy, c'est assez. J'ai frisson en te le disant. En 20-26, tu vas te libérer. Puis si tu mets ton mindset... Je n'en doute pas.
- Speaker #0
Maman, pas encore ça.
- Speaker #1
Pour nous, Tracy, c'est inconcevable. Il y a une de mes amies, my God, qu'elle est belle. Elle a tellement souffert toute sa vie par rapport à ça, pour les similaires raisons. Je le sais, c'est lourd en tabarouette. Je pense qu'elle vient de s'en libérer. Elle a fait même des thérapies, tout le kit, puis ça va vraiment mieux maintenant. Mais c'est que toi, je pense que là, tu es prête. Avec tout ce que j'ai vu que tu as fait dans ta vie, Tracy, regarde, tu as réussi tout ce que tu as entrepris dans ta vie. Ça,
- Speaker #0
c'est un combat. Ça va l'être. Ce n'est pas vrai que... Non,
- Speaker #1
parce que c'est quand même pas mal présent. C'est prêt. incompréhensible pour les gens, mais on ne sait pas si ça vient du quotidien.
- Speaker #0
Ça m'a élu dans tous les aspects.
- Speaker #1
Mais je dois dire, Tracy, la phrase que tu as dit tantôt est encore imprégnée. Je suis sûre que Patrice, qui est ici en studio, je suis sûre qu'il a la même phrase en tête. Pour moi, Pat, je ne sais pas, mais... Tes parents, quand tu avais quelques mois, sont allés voir à l'hôpital. Je pense qu'elle est trop grosse. Ça fait juste donner.
- Speaker #0
Oui, le ton. Ça cède le stade. Ça donne le ton. Oui.
- Speaker #1
Aïe aïe.
- Speaker #0
Oui. C'est comme l'histoire que je vous avais racontée quand ma petite amie était décédée. Elle s'était faite frapper. J'avais cinq ans.
- Speaker #1
Elle ne se souvient pas de ça.
- Speaker #0
Non ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
C'est peut-être dans un autre moment. Je me souviens avec Karen Larocque. On avait parlé de ça. ma petite amie Joël, ma petite Blanche-Neige. J'allais jouer avec elle à tous les jours. On avait 5 ans. Puis à 6 ans, quand on a commencé la première année, déménageant à Montréal, puis ça va être... Ben oui, je vais le dire. Elle s'est faite happer par un camion.
- Speaker #1
Oh my God.
- Speaker #0
Elle s'est faite trancher la tête.
- Speaker #1
Mon Dieu.
- Speaker #0
Et ils l'ont ramenée en Abitibi pour... Oui, c'est ça. Puis elle avait vraiment l'air de Blanche-Neige, tu sais, dans sa tombe. Tu sais, la petite coupe. Oui. Marie Mathieu, trop noire. Elle avait la petite robe bleu pâle. En tout cas, bref. Tout ça pour te dire, mon père, quand on est parti de l'école, mon père m'a dit, « Mais, Carthus, ça ne pleure pas. »
- Speaker #1
Au funérail.
- Speaker #0
Funérail de ma meilleure amie. J'ai six ans.
- Speaker #1
Il ne fallait pas que tu pleures.
- Speaker #0
Il ne fallait pas que je pleure. Je suis revenu à la maison. Imagine le repoulement. Regarde-moi, je n'ai pas pleuré.
- Speaker #1
Ah, yeah, yeah, yeah, yeah. Et puis, étais-tu fière ?
- Speaker #0
Lui ? Bien oui. Bien oui. MacArthur, c'est tough.
- Speaker #1
T'as parouette. Ça laisse des traces en temps. Oui, oui, oui. Arrête.
- Speaker #0
Fait que tu sais, quand je dis ça m'a aidée, ça a forgé énormément de caractère.
- Speaker #1
Clairement.
- Speaker #0
Puis, merci Dieu. Puis, probablement merci à mes grands-parents parce que ce que vous ne savez pas, c'est que nous autres, on était... On était très avant-garde, on était bigénération. Fait que moi, j'ai grandi avec mes parents et mes grands-parents. Puis mes grands-parents, ma grand-mère surtout, ils allaient à l'église tous les dimanches, puis ils m'amenaient, puis j'aimais ça beaucoup. Puis je pense que c'est cette ouverture-là à l'amour, parce que moi, j'ai toujours vu la parole de Dieu, si on peut dire ça comme ça, j'ai toujours vu ça d'amour pur. Pour moi, le message, tout le temps que je recevais, C'était l'amour. J'ai reçu ce message-là tellement jeune que ça a été, pour moi, en tout cas, je ne sais pas si je sais, mais en tout cas, pour moi, ce message-là, je l'ai compris tellement jeune, qui m'a aidée à faire la différence entre ce que je recevais et ce que j'allais faire avec. Vraiment. Puis c'est... C'est ce que j'ai fait. J'ai pris le côté tough quand j'en ai besoin.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. On a différentes personnalités. C'est comme ton alter ego. Tu en as plusieurs, mais selon la situation, d'aller là. Mais tu sais, en finissant, si je regarde, je t'ai vue quand tu as fait la scène de l'Indomptable Sommet dans un de mon événement. Wow ! Je ne t'ai pas vue avec les autres sur les autres scènes. Je t'ai entendu en parler. Surtout comment tu te sens, comment tu es quand tu fais les conférences. J'ai aucun doute que tu dois être sur ton X, dans ton élément. Je pense vraiment que ça va te libérer, Tracy, d'aller voir ça. Pour moi, c'est ton prochain combat. Mais te atteindre, depuis que je te connais, écoute, tu t'es relevé les manches, te atteindre tout ce que tu t'es fait.
- Speaker #0
T'as raison.
- Speaker #1
J'ai toujours raison. Avoue que c'est un running gag dans le groupe, mais c'est comme quand même vrai pareil. J'adore ça, mais je vais être là à tes côtés, je te le dis, c'est le prochain combat. Oui,
- Speaker #0
il faut.
- Speaker #1
Pas il faut, ça l'est.
- Speaker #0
Ça va l'être.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Dans le fond, comme je disais tantôt, j'ai trop à offrir pour me laisser m'éteindre par quelque chose comme ça. Oui,
- Speaker #1
mais ça t'éteint parce que tu n'as pas assez de place.
- Speaker #0
Comme là, je ne la regarde pas la caméra.
- Speaker #1
Ne t'inquiète pas qu'elle te regarde.
- Speaker #0
Oui, je sais, mais il ne va falloir.
- Speaker #1
Je vais te les mettre dans la face. Tu vois comment tu es belle. puis l'impact que tu as avec ça, puis tu vas faire plein de vidéos.
- Speaker #0
Bien, il va falloir que tu me bottes le derrière en tabarouette, parce que, pour le faire, parce que... Je sais.
- Speaker #1
Mais c'est parce que, je le sais, je le sais depuis le début, je le sais parce que par la façon que tu fais ton contenu, je le sais par les images que tu choisis, que tu n'es pas bien avec ton image. Je le sais pareil. Écoute. Bien, je veux dire, il n'y a personne, tu sais, on n'a pas 20 ans, là, tu sais, puis je veux dire, wouh, tu sais, avec le 4K, c'est ça, c'est comme ça. J'ai passé par-dessus.
- Speaker #0
Le visage est tel que tel. Moi, c'est le cas.
- Speaker #1
Parce que tu n'es pas comme les normes de tes parents et tout, mais tu t'arranges tellement toujours bien qui fait que c'est beaucoup, c'est tellement toi, pareil, c'est ta perception de toi et tout. Mais regarde, tu vas voir de toute façon.
- Speaker #0
Je savais que tu allais me parler de ça aujourd'hui matin.
- Speaker #1
Pour vrai ?
- Speaker #0
Oui. Voyons. Véronique est sortie, j'ai fait comme, oh shit, elle va aller là, elle.
- Speaker #1
Comment tu savais ça ?
- Speaker #0
Moi aussi, j'ai vu.
- Speaker #1
C'est le next step. On ne peut pas ne pas aller là. Mais je t'encourage vraiment à aller là. Pour moi, c'est ça, ton prochain combat. C'est ça qui va faire que tu vas aller, tu vas repasser. à encore ton prochain niveau.
- Speaker #0
Oui, parce que je n'ai pas fini.
- Speaker #1
Non, bien c'est clair. Je fais juste comment tu sais. Il faut que tu le fasses ça, parce que ça va être sinon. C'est juste que tu l'as bien dit, tu te retiens comme... Puis je suis convaincue que, tu sais, ce qu'on a discuté, ça va avoir parlé à bien du monde, à beaucoup de femmes surtout, au niveau de l'image, le reflet, comment qu'on se perçoit, toute la quête, l'analyse, mais ça vient beaucoup. Tu sais, une jeune, comment, « Hey non, fais pas ça, dis pas ça, tiens toi pas ça, t'es passé main, c'était pas si...
- Speaker #0
Les gens peuvent pas connaître l'histoire profonde. Tu sais, comment de fois j'ai entendu, on sait bien, elle est belle. C'est facile.
- Speaker #1
Mais ce qui est particulier pour toi, c'est comme tu disais, elle est belle, elle est grosse. Elle est belle, elle est grosse.
- Speaker #0
Comment tu te retrouves là-dedans ?
- Speaker #1
Je suis belle, mais je suis grosse, je suis belle.
- Speaker #0
Tu peux être belle et grosse, mais moi, dans ce que j'ai reçu, c'était, tu es belle, mais tu ne vaux rien.
- Speaker #1
Mais je pense vraiment, tu sais, j'ose, là. Thérapie, hypnose, quelque chose, je pense qu'il faut qu'il y ait quelque chose là. avec l'action. Il y a déjà une différence. Moi, je vois une différence quand même. Mais oui, il faut que tu l'ailles là. Ça tombe bien parce qu'avec Patrice, avec le studio, c'est très mis à ton avantage, ma belle. Écoute, wow, c'est tellement touchant ça. Je savais qu'on allait aller là. Je suis vraiment fière de toi que tu aies été à l'aise d'aller là. Puis c'est suite à ça que pour moi, je pense que tu vas avoir la plus belle année. depuis que tu es en business en 2026.
- Speaker #0
Puis j'y ai déjà pensé dans mon parcours, mon cheminement, puis à toutes les fois qu'on jase, à un moment donné, de me mettre à nu avec cette histoire-là.
- Speaker #1
Oui, là, ça commence, là.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas pour rien. Il n'y a rien qui arrive pour rien. Parce que c'est là que c'est comme le début de. Puis c'est sûr, m'intervenir là-dessus. Après, je demande tout le temps, OK, qu'est-ce qui s'en vient en 2026 ? Mais pour moi, c'est ça. C'est ça que ça revient. Tu n'as pas le choix. Ça va avec. C'est ça. Parce que les conférences, il y a tellement plein de belles choses. Mais ça, ça va te propulser, Tracy. Il n'y a aucun doute. Parce que tu ne peux pas te limiter. Tu limites ta brillance. Tu limites ton impact. C'est moins pire. Mais on ne veut pas de moins pire. Je vais te dire que c'est ça. C'est encore grave. Il faut que tu aies cherché de l'aide là-dessus. Je sais que tu vas y aller. Je sais que tu vas y faire.
- Speaker #0
Le 26, ça va être écoeurant. Premièrement, il va y avoir beaucoup de présentiel. Il va y avoir des conférences. Il va y avoir des événements. Il va y avoir du partage. Il va y avoir le lancement en avril.
- Speaker #1
Les gens vont te filmer. Tu vas pouvoir faire du contenu, fait qu'il va falloir que tu sois à l'aise quand tu vois le résultat d'eux.
- Speaker #0
Oui. Présentement, je ne regarde pas.
- Speaker #1
Il le va falloir.
- Speaker #0
Oui. Je suis le pire cauchemar de mon fils qui commence à faire de la photo, qui peut être photographe, vraiment. Je suis un peu cauchemar.
- Speaker #1
J'aime ça quand il te dit, mais pas encore. Ah oui, oui. C'est bon. « Pause, ça autre chose ! » Fait que tu vois, même ton fils... Mais je pense que si tu leur dis que, « Hey, voici, j'ai vraiment un souhait, je fais une démarche ou pas que ce soit, mais c'est ancré très, très profond. » Ça a commencé avec quelques mots, là. On ne règle pas ça juste parce qu'on le veut. Il faut falloir, c'est ça, quelqu'un qui a une spécialité avec ça. Je suis sûre que tu vas être capable, ma chère. T'es belle ! On finit avec ça. T'es belle. T'es belle, t'es femme, t'es capable. Ça fait un plaisir, Tracy McCarter, de t'avoir reçue. Elle est dans ton podcast. Tu vas avoir plein de vidéos. Je vais toutes les envoyer à répétition pour que tu t'habitues à te voir.
- Speaker #0
OK. On va célébrer ça.
- Speaker #1
Merci, ma belle. Merci.