- Speaker #0
Et bien bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Innovation & Prospective Talk, le podcast qui vous parle des plus grandes tendances de la tech en provenance des plus grands salons de l'innovation à travers le monde. Et quand on parle de septembre, après l'IFA de Berlin et on pense souvent à l'IA de Munich ou l'IA de Hannor, on va vous expliquer la différence dans un instant. En tout cas, épisode spécial automobile qui présage d'ailleurs peut-être du salon de l'auto en France qui ne serait tardé. Grande actualité, en tout cas épisode à venir. On vous rappelle, Apple Podcasts, Deezer ou encore Spotify pour vous abonner. Bienvenue sur Innovation & Prospective Talk et bienvenue surtout Lionel.
- Speaker #1
Salut Mathieu, bonjour à tous. C'est septembre.
- Speaker #0
C'est l'actualité.
- Speaker #1
C'est sept ans, c'est la mobilité. La mobilité, c'est tous les jours. Mais c'est vrai que c'est un sujet de décarbonation très important parce que les transports, c'est une grande source d'émissions de CO2. Et la mobilité, on sait bien, les lois qui ont été promulguées par l'Europe avec les perspectives en 2035 de décarboner un maximum les transports, etc. Dans les transports, il y a la voiture, mais il y a aussi les camions. Et les transports lourds, c'est-à-dire les transports qui amènent vos chemises, vos smartphones et tous les objets du quotidien au pied de chez vous ou à la porte de votre supermarché, ne sont autres que des camions. Le train n'y va pas et ces camions, maintenant, ils vont évoluer, notamment avec cette décarbonation. Et on en parle évidemment forcément énormément et on en parlait énormément. Il y a Transportation 2026 qui se déroulait à Hanoff du 15 au 20 septembre. une toute petite dizaine de jours, et qui a rassemblé pratiquement 1 700 exposants et 140 000 visiteurs. Un gros salon,
- Speaker #0
une grosse foire, l'automobile, la grande messe, le CES de l'automobile en termes de comparaison, avec peut-être un peu moins de mètres carrés, des gros joujoux. D'ailleurs, on s'était fait la réflexion en préparant le CES 2027, puisqu'on s'est dit, on parle du Cars Electronic Show, mais on parle aussi du Chinese Electronic Show, CES, et finalement... On reparlera de l'Asie parce que sur l'IA de Hanovre, effectivement, l'Asie était encore bien présente. Quelques chiffres clés peut-être pour commencer, pour vous donner la dimension tentaculaire de cet événement, avec 1 700, effectivement, 1 600, 1 700 exposants, tu l'as dit. 140 000 visiteurs, c'est énorme globalement. Et je crois qu'on est vraiment sur une année qui d'ailleurs parlait d'un seul langage, puisque l'édition 2026... s'est tenu sous la bannière « We deliver » . Et donc un slogan qu'on pourrait peut-être imaginer à double sens, c'est-à-dire d'un côté les constructeurs qui affirment avoir livré les technologies de la promesse de la décarbonation, et puis en même temps de l'autre côté, qui renvoie aussi la balle au pouvoir public sur les problématiques liées au déploiement de l'infrastructure ou des infrastructures, puis aussi l'évolution potentiellement du cadre réglementaire. Alors ça fait écho plutôt sur ce point-là aux conférences qui ont eu lieu sur l'IA de Hano. Merci. Qu'est-ce qu'on pourrait retenir finalement dans les grandes lignes pour ceux qui n'iront peut-être pas et ils en paieront le prix jusqu'au bout de cet épisode, Lionel ? Cinq messages clés ou six messages... Si c'est ça, je vais y arriver. C'est la fin de journée. Cinq messages clés que tu pourrais effectivement retenir de cette édition que tu as parcourue.
- Speaker #1
C'est vrai que le chapeau, tu viens de le dire, la techno est prête, l'écosystème ne l'est pas parce que c'est compliqué. Un camion, ça consomme du kilowatt au kilomètre. Et donc, le camion électrique, c'est devenu une réalité. Il y a des exposants. Alors, vous connaissez ces marques-là parce qu'ils s'appellent Volvo, ils s'appellent MAN, ils s'appellent Scania. Donc ça, c'est des marques que l'on connaît bien parce que ce sont des marques européennes. Il y a aussi les outsiders, les Chinois qui sont en embuscade avec BYD, une marque que vous connaissez aussi beaucoup en Europe. Eh bien, ces camions, ils sont devenus adultes. Ils sont capables de parcourir aujourd'hui. C'est la promesse et c'est la démonstration qui en est faite sur cette transportation, parcourir 700 kilomètres. 700 kilomètres pour vous dire... Si vous prenez votre voiture, c'est Paris-Avignon. Voilà, Paris-Avignon.
- Speaker #0
C'était quand même une belle trottinette de livraison.
- Speaker #1
Voilà, et si on le fait, et si on veut être encore plus malin, on se dit, allez, c'est Brest-Strasbourg à vol d'oiseau. Pas en prenant la route, c'est à vol d'oiseau. Ou à vol de cigogne, ça dépend de quelle saison on parle.
- Speaker #0
Ça dépend des migrations.
- Speaker #1
Exactement. Donc voilà, le camion électrique, c'est une réalité, c'est devenu adulte. On avait beaucoup de... Parce que comme c'est tous les deux ans, l'IA Transportation... en alternance avec l'IA de Munich qui s'occupe beaucoup plus des véhicules utilitaires particuliers, donc de la voiture, comme le Mondial de l'Auto qui va bientôt avoir lieu, porte de Versailles-Avary. Eh bien, on avait plutôt des démonstrations il y a deux ans. Là, maintenant, on est vraiment avec du lourd, qui font la preuve qu'ils sont capables de le faire. Deuxième point et deuxième très gros message, parce que pour avoir des grosses bêtes qui consomment évidemment beaucoup de kilowatts au kilomètre et qui sont capables d'en parcourir 700, il faut des super recharges. Et donc, on appelle ça des recharges mégawatts, MCS pour les intimes. Sauf que l'Europe aujourd'hui... Elles comptent très peu de recharge mégawatts. C'est là qu'on parle de déficience d'infrastructure. Elles comptent à peu près 700 recharge mégawatts. À l'horizon 2030, si on voulait vraiment décarboner ce transport majeur de marchandises, il en faudrait 35 000. Qui va payer ? C'est aussi la bonne idée. Troisième point, parce que tu me parlais des messages à retenir. La Chine n'avait plus du tout en observation. J'ai déjà cité la marque BYD. À l'aide, on attaque. Ça y est, c'est parti. Et ils sont même déjà, avec Stier, en train de... construire et d'assembler des poids lourds en Europe et notamment en Autriche. On voit la technologie de la Chine. Et puis, ce qui est très important aussi dans ces véhicules, à l'opposé d'un véhicule automobile particulier qui reste 97-98% de son temps de vie dans un garage, le camion, il faut qu'il gagne de l'argent, il faut qu'il roule, il faut qu'il roule, il s'use, mais il doit aussi être à la pointe de la technologie. Et donc, il y a une valeur qui est très mise en avant sur cet IA Transportation cette année, c'est le logiciel, c'est-à-dire que la valeur du camion, c'est son moteur, moins compliqué, c'est un moteur électrique, mais c'est maintenant le logiciel et la capacité, l'octave, la capacité qu'il a à la fois de se mettre à jour en temps réel, mais aussi de faire de la maintenance prédictive, c'est-à-dire le logiciel, il n'est pas juste là pour vous montrer la route. et vous dire, attends, ne passe pas par cette petite route parce que ton camion de 40 tonnes ne va pas y passer, c'est aussi pour dire, attention, ton camion, dans 500-600 kilomètres, peut-être qu'il va falloir réviser tel ou tel point important pour justement optimiser, ne pas se retrouver avec des palettes de produits frais, certes, dans un camion frigo, à l'arrêt parce qu'il y a une panne. Donc, maintenance prédictive, écosystème orienté, service business to business, bref, ça, c'est le quatrième point. Et puis, pour conclure... l'autonomie passe du pilote à l'exploitation. C'est ce que je vous ai dit. Ça, c'est le côté logique. Donc, on a vraiment des points qui sont clairs. Maintenant, on rêvait tous, parce qu'on se moquait toujours un peu de lui. On a toujours eu tendance, je pense, à se moquer de lui. À moi, en premier, c'est-à-dire Elon Musk, à l'Afrique Atlantique, quand il nous a présenté son camion, on a dit, oui, mais le poids des batteries, c'est tellement lourd, etc. Donc, j'avais une question à te poser, Mathieu. Un camion de 40 tonnes, combien il pèse ? Peut-être que tu l'as lu dans mes notes. Quel que...
- Speaker #0
Un camion de 40 tonnes, je peux te dire qu'il pèse 40 tonnes. Ça, je peux te le dire.
- Speaker #1
Oui, c'est pas mal. Telle était la question,
- Speaker #0
Lionel.
- Speaker #1
Oui, voilà, c'est le cheval blanc d'Henri Quart. En fait, un camion de 40 tonnes, il pèse 10 tonnes à vide. Et voilà, 10 tonnes à vide parce que les batteries, c'est lourd. Et c'est un petit peu ça qui était moqué. Et on voit que finalement, on arrive à résoudre la quadrature du cercle. On arrive à mettre des batteries assez imposantes. qui pèse assez lourd pour tout se transporter sur une distance qui n'est pas une distance ridicule, parce que 700 km, si on respecte les temps de pause, on a le temps aussi de charger, surtout si on a des recharges mégawatts, c'est-à-dire qu'ils sont capables de délivrer 1000 kWh en temps réel. C'est ça la recharge mégawatt.
- Speaker #0
C'est un vrai sujet d'ailleurs, dans déjà un... Pour ceux qui veulent quitter l'épisode tout de suite, on ne vous le recommande pas, mais vous avez les 5 tendances, vous pouvez vous en aider. Maintenant. On va rentrer quand même un peu plus dans le sujet. Parce que quand tu soulignes effectivement ces sujets autour de l'électrification longue distance qui atteint cette fois sa maturité et de la recherche sur laquelle on va revenir, c'est vrai que la différence par rapport à l'édition 2024 de l'IA, puisqu'on a pu comparer l'avant-après avec nos notes, c'est que les démonstrateurs finalement sont présents, mais ne sont plus que des preuves de concept. Ce sont... de vraies gammes complètes de véhicules. Et notamment MAN qui a exposé pour la première fois l'intégralité de sa gamme électrique, 1250 tonnes. Ça, c'est quand même quelque chose qui était... On est passé de preuve de concept à des gammes complètes. Volvo, d'ailleurs, a remporté l'International Truck of the Year 2027, donc 2027, ils prennent un petit peu d'avance, pour l'ensemble de sa famille électrique. Donc ça, c'est quelque chose qui est quand même assez intéressant. Tu le soulignais il y a un instant, c'est que le poids lourd électrique ne représentait encore que 2% du marché européen en 2025. L'offre est quelque part en avance sur la demande et eu égard aux contraintes qu'il y a d'infrastructures et de réglementations, il y a peut-être encore au moins des leviers sur lesquels on peut trouver de l'accélération. L'autre tendance qui était présente dans ce sujet des grandes tendances de 2027, c'était la recharge du mégawatt qui devient une réalité. Trois petits points dans nos notes sur le salon. C'est ça qui est intéressant. Finalement, je pense qu'il doit y avoir un petit revers de médaille qui doit y aller au Lionel.
- Speaker #1
On voit bien que dans nos infrastructures autoroutières et dans les stations-service qui sont maintenant toutes équipées de recharges rapides pour des véhicules de tourisme, donc des recharges qui vont entre 150 et 350 kW, on voit bien le déploiement qu'il faut mettre en œuvre. Quand au départ, tu te souviens, il y a quelques années, on commençait à parler de ces recharges rapides, des voitures électriques, Ionity. Ce GIE européen, avec des constructeurs automobiles de voitures particulières qui s'étaient réunis pour pouvoir mettre en place ce type de recharge. Bon, c'était des recharges. On arrivait sur les aires d'autoroute. On avait 4, 6, 8 bornes maximum. Aujourd'hui, on déploie, parce qu'on doit tirer des lignes électriques spécifiques pour alimenter ces aires d'autoroute. On déploie dans les stations, pour ne pas nommer notre grande marque française d'hydrocarbures totales. qui déploie des stations de recharge avec 16, 18 bandes de recharge, toutes aussi rapides les unes que les autres, qui flirtent avec les 150 ou 200 kW. Donc on voit bien qu'il faut ces infrastructures. Sauf que le camion, lui, il prend plus de place qu'une voiture. C'est déjà ça, à l'évidence. On voit bien que, donc on ne peut pas lui demander d'aller sur une bande totale et puis se mettre en travers et prendre une dizaine de places de voiture pour ne brancher qu'une seule prise. Donc il faut d'abord des stations complètement dédiées. et des stations complètement dédiées pour charger des batteries qui sont beaucoup plus imposantes, c'est évidemment des infrastructures complètement dédiées. Donc, comme tu le dis, sur le papier, ça devient réalité. C'est tout à fait possible. Si on installe une borne 1000 kW, on va pouvoir recharger le véhicule tracteur relativement rapidement. C'est-à-dire qu'on va avoir... Ils annoncent, par exemple, chez Volvo, ils annoncent le 2080. C'est toujours ça. Les grosses normes, parce que quand on fait de la route, on utilise du 20-80 ou du 10-80 ou du 5-80 pour les plus téméraires. Mais le 20-80, il l'annonce en 36 minutes. En 36 minutes, c'est la pause pipi, la pause sandwich du chauffeur. Et quand on sait qu'il peut faire 700 km, si on fait 700 km, on va utiliser 60% de la batterie. Vous faites un petit calcul rapide, 60% de la batterie, sur 700 km, ça fait environ 400 km. 400 km, le camion roule à 90 km heure, ça veut dire qu'il met plus de 4 heures. Donc la pause, pipi, toutes les 4 heures en 36 minutes, c'est quelque chose qui est complètement, avec ce petit calcul comme ça à la serre, qui est complètement dans la vraie réalité. Ce n'est plus du tout quelque chose qui serait pénalisant pour le chauffeur. Donc c'est sûr que le revers de la médaille, hors du parc exposition, je l'ai dit, on recense aujourd'hui, alors le chiffre précis lors du salon qui était annoncé, c'était 730 points de recharge de plus. de 350 kW, on ne parle même pas de points de recharge à 1000 kW, qui sont réservés aux camions dans toute l'Union Européenne. J'ai fait une petite demande quand même à nos amis de l'IA. J'ai dit, mais à un instant T, on se donnait une petite idée. Combien de camions roulent-ils sur l'Union, sur les routes de l'Union Européenne ? La réponse a été assez vague, parce que malgré tout, ce n'est pas toujours précis, puisque comme on le dit, il n'y a pas de compteur, quelque part, qui compte les camions en simultané. Mais l'estimation, c'est entre 500 000 et 1,5 million de camions qui roulent en simultané sur les routes européennes et que la flotte totale de l'Union européenne, c'est près de 6,5 millions de camions et de véhicules utilitaires lourds. On ne parle pas de la petite fourgonnette qui vous aide à transporter vos meubles d'Ikea. Donc, on est bien d'accord que là, les infrastructures, elles sont en panne de la même façon qu'en 2017-2018, quand les premières voitures électriques sont apparues relativement à grande échelle en Europe. La grande angoisse des utilisateurs, c'est de ne pas trouver la borne pour se recharger. Moi, personnellement, j'ai une voiture électrique, c'est plus du tout du stress aujourd'hui. On peut toujours utiliser un planificateur d'itinéraire pour optimiser, etc. Mais globalement, on peut quasiment y aller au pif, parce qu'il y en a partout. Les jours de grands départs en vacances, on sera un petit peu plus précautionneux, mais globalement, on y va. Pour le coup, les camions, ils sont dans le même cas que celui qu'a acheté le Tesla en 2016-2017. Pour aller à Dovi, je vais m'arrêter... Ah bah, j'ai qu'un second.
- Speaker #0
C'est ça. Mais c'est un peu le sujet quand même de fond. C'est que, un, sur les itinéraires, c'est toujours un peu compliqué. Mais en même temps, ça redéfinit. Tout le monde se dit, oui, mais tu vois, tu vas prendre un peu plus de temps. Ça va être cool, tu vas t'arrêter à la station service pendant 20 minutes, 30 minutes pour recharger. Mais je ne sais pas. Mais honnêtement, si tu es un conducteur comme moi, qui déjà en plus roule la nuit et qui souvent doit faire des déplacements quand ils sont longs, je m'arrête à la station parce que... J'ai encore une hybride, donc je fais plutôt de l'électrique en ville. Et puis, je passe directement avec le super. Et puis, personne ne descend de la voiture, on continue. C'est-à-dire qu'en fait, après, les usages changent en fonction des personnes. Mais bon, je vous invite à faire un Paris-Bordeaux avec moi. La pause pipi, il n'y a pas de problème. Mais donc, en fait, ça redéfinit quand même la façon, en tout cas pour les poids lourds, parce que c'est vraiment l'objet. d'avoir accès à cette infrastructure. Moi, ce que j'ai trouvé intéressant dans le retour aussi qu'on a pu faire, c'est ce retour de l'hydrogène. Et peut-être un retour à une forme de pragmatisme multi-énergie, c'est-à-dire qu'on avait annoncé, d'ailleurs souvent enterré, l'hydrogène ces dernières années pour différentes raisons, de conception, d'accès, de sécurité, etc. Mais là, qu'il fait un retour plutôt remarqué sur cette édition 2026. avec notamment beaucoup d'acteurs qui en parlaient sur l'IA, Daimler, Volvo, Toyota, même Bosch, Total Energy bien sûr, Outil Mobility, qui ont lancé une alliance pour créer un écosystème de camions hydrogènes déployables à grande échelle, en Allemagne notamment, d'ici 2030, avec une ambition d'avoir un modèle européen autour de l'hydrogène, et notamment un travail... assez fort sur la baisse des coûts des véhicules, donc un vrai sujet sur la tarification et l'accès aux véhicules, le prix de l'hydrogène compétitif à ce diesel et une incitation à l'exonération de péage qui pourrait être discutée. En tout cas, ça faisait partie des propositions. Et Mercedes, d'ailleurs, qui a présenté le Next Gen H2 Trucks à l'hydrogène liquide avec... J'ai bien révisé.
- Speaker #1
H2
- Speaker #0
Trucks. Qui, effectivement... à l'hydrogène liquide et à plus de 1000 km d'autonomie. Alors, ils prévoient une série de 100 unités d'ici fin de 26, début de 27, avec notamment Dacher comme premier client. Donc, on a les prémices peut-être d'un retour en grâce avec ce socle et cette alliance, notamment d'une infrastructure autour de l'hydrogène et 216 stations camions en or d'ici à 2030. Ils ont estimé globalement qu'il y aurait un besoin de 2000 stations. d'ici à 2030. Donc voilà, ça laisse présager quand même quelque chose d'intéressant à analyser sur le retour en grâce, tel qu'on pourrait l'appeler de l'hydrogène. Et quand on parle de pragmatisme énergétique, notamment, c'était aussi Mercedes qui lance un nouveau groupe moteur propulseur diesel, Renault Trucks d'ailleurs également. Donc on voit que finalement, on n'est pas non plus dans la fin des moteurs conventionnels, tels qu'on pouvait les entendre avec la fin. la fin des moteurs tradis d'ici à 2030, qui a déjà d'ailleurs été repoussée. Mais peut-être un pragmatisme plus net. Renault, d'ailleurs, a assumé, je crois sur BFM, qui continuait tout de même leurs efforts de recherche pour d'autres marchés potentiellement que l'Europe sur les moteurs à propulsion classique. Donc ça laisse peut-être un retour au rationnel plutôt qu'à l'excitation technico-médiatique sur la dimension durable et consommation à tout va. Moi, je voudrais quand même t'entendre, Lionel, sur les sujets d'offensive chinoise. Parce que là, je pense que BYUD, Photon étaient présents. Qu'est-ce qu'on pouvait dire de cette initiative, de cette offensive chinoise ? Est-ce qu'elle confirme ce qu'on a pu voir sur le Mondial de l'année dernière ? Est-ce que ça confirme ce qui s'est dit sur d'autres salons ? Est-ce que c'est stable ?
- Speaker #1
Alors déjà, c'est devenu la première délégation étrangère en Allemagne. Ce sont les Chinois, ce qui n'était pas le cas lors de la précédente édition en 2024. Ils sont devant la Turquie, devant l'Italie. Nous, on est encore un peu plus loin derrière avec la France. Et ils avaient même autour de cette présence une journée dédiée qu'on avait appelée l'IAA China Day. C'était le 16 septembre. Et donc, c'est une participation qui a en fait changé de nature. C'est-à-dire qu'on ne vient plus, encore une fois, montrer des prototypes pour les Chinois. On vient montrer des produits qui sont... homologable pour l'Europe avec un réseau de services et d'offres énergétiques intégrées. C'est-à-dire que là, par exemple, prenons l'exemple de BYD, ils ont présenté un tracteur qu'ils appellent ETT44 avec 600 km d'autonomie, la capacité... d'encaisser du 1,5 MW en charge, avec une batterie qui s'apprête à garantir 10 ans, et 1,2 million de kilomètres. Et c'est avec toute une gamme européenne qui va du 3,5 tonnes, donc du petit camion, jusqu'aux 44 tonnes. Donc BYD, grosse offensive dans la voiture, parce que vous les voyez partout. Si vous êtes dans la région parisienne, vous les voyez circuler dans tous les VTC qui se sont tous convertis. à BYD, après avoir quitté Toyota Hybride, et bien là, c'est une très très grosse offensive sur les camions. La marque s'allie également avec quatre camions électriques, avec un service qui est assuré via un réseau qui s'appelle All Trucks. Photon, que tu as parlé, qui est aussi une plateforme compatible avec des batteries, avec un échange de batteries, et un mix avec de l'hydrogène, et tout ça assemblé en Allemagne, avec un projet d'assemblage d'ici 2028, parce qu'encore une fois, Les camions qui prennent le bateau pour aller de fabrication sur les terres chinoises jusqu'aux terres européennes, c'est compliqué. Donc, on prévoit évidemment de produire en Allemagne. Comme je le disais tout à l'heure, des camions qui sont déjà assemblés à Stier en Autriche avec la marque Sinotruck et Super Panther. Dans les anciennes usines de Mann. Mann qui est évidemment une marque de camions que vous avez tous vu. Elle est écrite très grosse sur l'avant de ces tracteurs. Et puis évidemment... Il y a ceux qui parlent de camions autonomes, de niveau 4. Alors, je vous rappelle, le niveau 4, il y a toujours un volant, il y a toujours besoin d'un opérateur, mais c'est-à-dire que le camion est capable de gérer à peu près tout, le mobile, le véhicule est capable d'à peu près tout gérer, c'est-à-dire même se mettre en sécurité, sauf qu'on a parti là le volant. Donc, il faut encore qu'il y ait quelqu'un derrière. Mais ça veut dire que probablement que la législation, et ça, on en parle déjà depuis longtemps, la législation sur les temps de conduite avec les assistances à la conduite beaucoup plus importantes, telles que les assistances que l'on connaît sur nos voitures de niveau 2, 2,5, et puis des assistances qui vont encore plus loin ici avec une assistance de niveau 4, eh bien le chauffeur se fatigue beaucoup moins. Il est en surveillance. En surveillance, c'est un petit peu comme quand vous êtes avec un pilote automatique en avion. C'est-à-dire que le pilote... toutes les deux heures, il ne fait pas forcément sa pause. Il est en surveillance, il contrôle, il fait un certain nombre de tâches.
- Speaker #0
Il ne s'arrête pas pour aller faire pipi. Voilà, exactement.
- Speaker #1
Donc, on pourrait conclure avec cette offensive chinoise qui est réelle, qui a une véritable pression concurrentielle sur les constructeurs européens qui sont très connus. Je les ai cités, vous les connaissez. Et c'est un élargissement d'une offre qui est évidemment, probablement un levier pour la baisse de prix pour toutes les entreprises de logistique. Parce qu'évidemment, ces camions, ils ne roulent pas pour rouler, ils roulent pour transporter des produits. Et ces produits, c'est la logistique. Un camion sur trois, je crois, roule avec des produits alimentaires, par exemple. Donc on voit bien que tout ce que l'on a besoin pour vivre, c'est-à-dire l'aliment, ça passe par... C'est dans à peu près un tiers des camions que vous voyez passer devant vous. Je pensais qu'il y en a toujours autant sur les routes le week-end.
- Speaker #0
Évidemment, il y en a effectivement beaucoup, je confirme.
- Speaker #1
Mais tu viens de nous parler logiciel, toi. Et ce que maintenant, le logiciel va nous permettre de faire, indépendamment de l'autonomie de niveau 4, qui est évidemment énormément logiciel.
- Speaker #0
Bien sûr, mais, alors non pas mais, mais et, je rajoute, effectivement, le vocabulaire sur le salon a changé quelque part, parce qu'on parlait de software-defined vehicle, software-defined van. D'accord, mais le mot qui était dans toutes les bouches... comme IA en 2017 au CES de Las Vegas, c'était Uptime. Et donc c'est vrai que le logiciel définit une valeur intrinsèque de fonctionnalité, d'usage qui naissent, qui se centralisent, et je vais en parler avec l'initiative de Renault. L'Uptime dans la disponibilité du véhicule est déterminante. Et finalement, la valeur se déplace du matériel vers la donnée, avec tous les services qui y sont associés. Et là, dans les sujets français notamment, Renault a présenté son software Define Vine, le trafic e-tech. Et c'est ça qui est intéressant, la réduction du hardware à l'intérieur, avec deux calculateurs centraux au lieu de 80 boîtiers électroniques. Donc ça, on avait vu au CES de Las Vegas une boîte allemande qui était spécialisée là-dedans et qui permettait notamment, dans cette dynamique, de réduire le nombre de hardware dans la dimension logicielle d'une voiture, arrive avec boîtier a traité 80% de tout ce qui était fait avec une dizaine. Donc en fait, on s'aperçoit qu'il y a une vraie réduction du nombre. de l'intégration hardware directement dans le véhicule. Et d'ailleurs, ce van a été élu International Van of the Year 2027 avec Volvo. Donc voilà, ils se réunissent dans ce classement. Ils ont annoncé aussi le Uptime Ice en 2027, qui vise notamment à diviser par deux les immobilisations grâce aux données. Et c'est que le véhicule, puis on parlait tout à l'heure dans l'introduction, qui reste en grande majorité stocké la nuit, donc sur des heures de temps mort, etc., pourrait être... mutualisés. Et donc là, ça laisse présager une nouvelle orchestration de flottes de vannes, soit avec des modèles économiques nouveaux de free floating ou de sharing. Et donc ça laisse entrevoir quelque chose qui est en train d'arriver, puisque la plateforme et les standards seront présents. Volkswagen n'est pas en reste non plus, puisqu'ils ont présenté par ailleurs le Connect Pro. Alors eux, c'est un écosystème plutôt B2B, de supervision et de maintenance prédictive. Tu en as aussi parlé en introduction. la capacité d'être proactif face à l'entretien du véhicule pour éviter ces temps morts et l'immobilisation. L'ambition pour eux, c'est de passer d'un mode constructeur à partenaire de service, qui surtout les grands réseaux de distribution automobiles et les concessionnaires sont aujourd'hui des éléments qui sont importants dans la tenue des modèles économiques, notamment des concessions. Et puis Mercedes, alors ils l'avaient présenté depuis des années, c'est leur socle software, le MBOS. qui est le socle numérique, alors toujours future génération, ça fait des années qui sont future génération, c'est comme ça, et donc avec une mise à jour à distance, donc une clodification des véhicules, des fonctions d'IA, des applications tierces à l'intérieur, on n'en a pas beaucoup parlé, mais les services associés à l'IA, et d'ailleurs, c'est intéressant qu'on fasse une émission sur la réalité de K2000 aujourd'hui, qui est une promesse qui peut être potentiellement tenue grâce aux agents conversationnels vocaux. Mais que fait-on de K2000 quand on sort de la voiture ? Reste-t-il avec nous ? Ford Pro Stellantis, bien sûr, ont présenté aussi d'autres initiatives. Eux, c'est l'initiative notamment One Next, avec environ 800 000 véhicules qui sont connectés. Himmler, avec son Fitboard également. Tout va dans le même sens, de connecter les véhicules entre eux pour créer des systèmes de flotte qui sont complètement intégrés dans les services que l'on pourrait ajouter. Aussi pour la gestion de flotte et notamment dans ces écosystèmes B2B sur lesquels les temps morts peuvent être des temps de rentabilité. Et puis, bien sûr, l'IA. Quand on parle d'IA, c'est Bosch notamment qui s'est illustré en la matière avec ses diagnostics prédictifs qu'ils ont présentés avec leur trailer health monitoring. Après la longévité de l'être humain, celle du véhicule enfin appliqué. En tout cas, Bosch s'est plutôt illustré dans ce sujet. Voilà, ça c'était toute la partie software avec le logiciel et la valeur qui commence à être presque plus important, je dirais, que le hardware en l'état. Mais bon, l'automobile reste une histoire d'expérience et c'est pareil pour les trucks aussi. On en a parlé un petit peu tout à l'heure. d'autonomie qui était quand même une tendance aussi bien présente, où on passe d'un pilote à l'exploitation. Est-ce que c'est quelque chose que tu as ressenti également sur cette édition 2026 de l'IA ?
- Speaker #1
Alors oui, complètement. Alors, pas l'autonomie en distance et en capacité de faire des centaines de kilomètres, mais l'autonomie, c'est-à-dire le camion qui devient complètement autonome. Et là, bien sûr, on revoit apparaître ces sujets qui sont toujours un peu pour nous des sujets de science-fiction. Parce qu'évidemment, les camions qui se déplacent tout seuls, etc., comme Zouks, d'Amazon Mobility, qui parcourait les rues de Las Vegas l'année dernière pour le CES, l'autonomie est quelque chose qui est toujours un sujet important et puis un sujet qui, forcément, divise. Et oui, s'il y a un accident, qui est le responsable, etc. Mais c'est un sujet d'organisation et de réglementation, surtout. Donc là, on a Neolix. qui annonce son siège européen au Luxembourg. Neolis, c'est une société chinoise à l'origine qui fait référence dans la construction de véhicules autonomes et de robots livreurs qui revendiquent environ 27 000, et on les appelle des robo-vans.
- Speaker #0
qui vont être déployés dans le monde avec une offre future de RoboVan qu'ils appellent RoboVan as a service. C'est-à-dire que là, vous avez le RoboVan qui sera déployé en fonction des besoins que l'on aura. En parallèle de ça, on a Stellantis, Stellantis Pro, Stellantis Pro One, qui développe BOW, un concept de livraison complètement autonome électrique conçu avec UQI Robotics, qui est une start-up. eh bien, on voit... apparaître dans ce salon beaucoup de marques qui proposent ces fameux robots vans. Alors c'est quoi un robot van ? Ça reste un camion de taille relativement réduite qui évidemment n'a plus de cabine, n'a plus de chauffeur, n'a plus de volant, c'est juste de la place pour mettre de la marchandise. Et ça, ce sont des robots vans qui sont exposés. Après, il y a Maxus qui expose des robots vans de niveau 4 donc là, attention, on n'est pas au niveau 5. Il y a Skyworth également qui expose un tracteur autonome dont le seul opérateur pourrait superviser jusqu'à 18 unités. Vous imaginez sur l'autoroute, ceux qui ont fréquenté les autoroutes allemandes, pas que pour la vitesse, il y a beaucoup de camions en file indienne, imaginez qu'un seul superviseur pourrait poster le pilotage de 18 unités. Ça serait assez intéressant de voir ça. Et donc ça redéploierait, redéfinirait beaucoup de modèles économiques. D'Aimler Truck, évidemment. était de la partie avec des camions autonomes développés avec torque. Donc toujours on voit, vous comprenez comment ça se passe. Soit vous êtes un spécialiste du véhicule autonome comme Neolix, le chinois, soit vous êtes un grand acteur de la mobilité ou de la mobilité lourde comme Stellantis, Daimler, MAN, etc. Et vous travaillez avec des startups qui, elles, évidemment, développent toute cette partie qui est cette partie mobilité autonome. Et donc, lors des conférences, par exemple, une société comme Lidl témoigne d'une exploitation réelle de camions autonomes pour l'approvisionnement de ses magasins. Donc, on n'est plus tout à fait dans la science-fiction, on rentre tout doucement dans une véritable réalité, un véritable déploiement opérationnel de ce type de dispositif. Alors, toutes ces briques d'autonomie et ces briques logicielles sont évidemment indispensables. au bon fonctionnement de ces camions avec des grosses redondances. Parce que là, on est un peu comme dans l'aéronautique. Il faut garantir de la sécurité, donc il faut garantir de la redondance. Ça deviendra des véhicules relativement chers. Alors, est-ce que le RoboVan, qui n'est forcément pas extrêmement grand, c'est plutôt la logistique du dernier kilomètre, sera assez bon marché pour être économiquement viable et vous livrer les petites choses que vous avez achetées très peu chères sur Chine ? Voilà. Et peut-être pas. Mais en tout cas, la technologie est là, ça se déploie, et ce n'est plus complètement de la science-fiction. Ça devient un vrai sujet, et c'était un vrai sujet pour cette IA 2026. Allez, encore un petit sujet peut-être que tu pourrais parler sur l'économie, un peu d'économie circulaire. On recycle beaucoup. Oui,
- Speaker #1
ce qui me caractérise parfaitement. Le sujet, effectivement, mais qui était mineur quelque part, ce n'est pas que c'est plus prioritaire, c'est qu'en l'état, c'est peut-être moins prioritaire que ne peuvent l'être aujourd'hui les sujets autour de l'IA, de l'intégration et de cette compétition. Mais globalement, ce sont des innovations qui vont directement toucher le coût total de possession de la voiture. Alors bien sûr, du châssis ENCO, mais c'est tous les sujets décieux, bioniques, notamment chez P&W, avec 20 kilos de gagné. pas paressieux, c'est des châssis ingénieux de Schmitz, notamment plus légers et plus porteurs. C'est tous les groupes frigorifiques qui vont optimiser jusqu'à 8% de carburant en moins. Bref, c'est toute cette dynamique autour de l'allègement et du fait que naturellement, on va pouvoir aussi avoir des matériaux à plus forte recyclabilité, comme chez Kogel, qui sont naturellement très présents avec autant d'optimisation de poids que de recyclabilité des matériaux. Ça, ça fait partie effectivement d'un sujet un peu mineur de l'IA, mais qui était quand même bien présent. Cher Lionel, il est temps de conclure. Est-ce qu'on a tout dit ? Est-ce que finalement cette IA a été quand même assez saisissante ? On est bientôt au salon au Mondial de l'Auto parisien. Est-ce que ça va suivre avec une dynamique similaire dans les thématiques ? On va s'en approcher, même si les questions d'orchestration, d'architecture, pas d'architecture, mais de plateforme, notamment d'accès à l'hydrogène ou d'accès aux énergies, ce sera peut-être différent. Mais globalement, c'était un IA assez saisissant.
- Speaker #0
Oui, c'était saisissant parce que justement, on commençait à toucher la réalité. Évidemment, pour nous au quotidien, on a toujours bien aimé des choses qui nous touchaient directement. le nouvel appareil avec tel type de dispositif, le nouveau traducteur très discret que vous mettez autour de votre oreille, tout ce qu'on peut voir, les consumers good. Mais ces consumers good, à un moment, ils arrivent chez nous avec des gros camions. Et que si on n'a plus de camions, si on n'a plus la possibilité de transporter les marchandises, globalement, on va commencer déjà par mourir de faim. Je vous fais référence aux conférences de Jean-Marc Jancovici. Pas de camions, pas de grande ville, parce qu'évidemment, la nourriture, il faut l'amener. Et ça,
- Speaker #1
c'était une nouvelle...
- Speaker #0
Le prochain invité,
- Speaker #1
c'est Aurélien Barreau, le prochain.
- Speaker #0
Non mais voilà, on touche bien cette réalité qui nécessite de transformer cette mobilité lourde en mobilité décarbonée. Et là, c'était peut-être le salon de la mobilité décarbonée réelle pour la mobilité lourde. Enfin, il y avait des vrais produits, des vraies gammes qui étaient en construction. qui étaient en fabrication, qui étaient proposés à la vente. Ça, c'est un vrai plus. Alors maintenant, encore une fois, on a parlé de tout ce qu'on a dit avant. Est-ce que ça sera tout de suite opérationnel parce qu'on manque encore d'infrastructures ? Oui, mais bon, à l'horizon de 5-10 ans, ces infrastructures, comme pour les automobiles, elles vont se déployer. Et je suis persuadé qu'on verra de moins en moins de gros véhicules diesel passer sur les routes départementales quand ils ne veulent pas prendre l'autoroute. pour que ça coûte moins cher.
- Speaker #1
Un IA de Hanovre, Big Truck et gros joujou pour gros enfants. Effectivement, c'était absolument sympa. Et puis, on va descendre vers la voiture maintenant à Paris avec ce Mondial dans quelques semaines à peine. Merci Lionel. On vous rappelle bien sûr que vous pouvez vous abonner à Innovation & Prospective Talk et prêcher la bonne parole sur Apple Podcasts, Deezer ou encore Spotify. Et puis, on vous dit à très vite pour de nouvelles aventures. autour des salons de la tech et de l'innovation. Allez, bye bye !
- Speaker #0
Salut tout le monde !