- Speaker #0
Bien, bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Innovation & Prospective Talk, le podcast qui parle des grandes tendances de la tech en provenance des plus grands salons de l'innovation à travers le monde. Et souvent, le mois de septembre, la rentrée rime avec l'IFA, dont je laisserai Lionel vous donner l'acronyme. Avec la définition de l'acronyme, avec effectivement ce grand festival du plus vieux salon de la tech au monde quasiment, qui a survécu à toutes les guerres, comme dirait le proverbe, mais dans le sens propre comme dans le sens figuré. Le salon qui nous accompagne généralement sur le mois de septembre, temple de la tech, temple du gadget, mais aussi quelque part la fin pour nous du cycle de veille que nous entamons 4 à 6 ans en amont par le Sauce by Sauce West. et qui se termine quelque part par l'intégration complète de la technologie à l'IFA de Berlin. C'est parti pour ce débrief. Bonjour Lionel.
- Speaker #1
Bonjour Mathieu, bonjour tout le monde et bonne rentrée à tous.
- Speaker #0
Oui, la rentrée est un peu entamée, mais bon, l'IFA était un peu décalée par rapport à d'habitude. Il faut quand même dire ce qui est. Alors, si on fait un rappel quand même de l'IFA, l'IFA, c'est un grand salon qui se tient à Berlin avec beaucoup de gadgets. beaucoup de machines à laver, d'aspirateurs ou autres, on va en parler. Mais toi Lionel, si tu devais quand même résumer un peu ce salon, est-ce qu'on en dirait en une phrase quelque part, ce serait quoi pour cette édition
- Speaker #1
2026 ? Déjà c'est plus de 100 ans puisque le premier IFA a été fondé en 1924 et comme tu m'as challengé tout à l'heure, enfin il y a quelques secondes, je vais le dire, c'est International Funko Stellung Berlin. Et qui a lieu tous les ans. au Metz de Berlin, qui est en fait le grand parc exposition de la capitale allemande. Le salon de cette année, c'est un salon où alors, on n'a pas pu, comme tu dis, c'était un gros salon de l'électroménager, gros salon du prêt-à-consommer, du ready-to-market. Eh bien, aujourd'hui, la machine à laver s'est levée, on va dire, pour la première fois dans l'histoire de la machine à laver.
- Speaker #0
Elle s'est levée comment ? Elle s'est levée comment ?
- Speaker #1
Elle s'est levée sur des jambes, sur des robots. Quand tu te lèves, tu ne te lèves pas sur les mains, tu te lèves sur les jambes. Eh bien, la machine s'est levée et il y a 11 marques qui faisaient défiler des robots humanoïdes sur un podium. Une voiture chinoise avait été présentée comme un ordinateur roulant. Le chiffre annoncé, parce que c'est toujours pareil, entre ce qui est annoncé et ce qui est vérifié, nous, on vous dit ce qui est annoncé puisqu'on reçoit aussi les communiqués. de ces différentes marques, 2250 TOPS, et un TOPS c'est quoi ? C'est 1000 milliards d'opérations par seconde. Donc 1000 milliards multipliés par 2250, tout ça dans un ordinateur, tout ça dans une voiture, tout ça dans une voiture chinoise, on vous dira la marque tout à l'heure. Et puis évidemment, des aspirateurs qui montent les escaliers, on pourrait peut-être en rire, mais peut-être que justement, finalement, cette capacité que l'on a à avoir des objets qui se déplacent à peu près dans toutes les configurations d'une pièce, d'un local, c'est peut-être l'avenir. On parlait il y a quelques années quand on a vu Boston Dynamics faire des chiens qui faisaient des sauts périlleux, on se dit mais en fait à quoi ça sert ? En fait ça sert à être en capacité, probablement aujourd'hui à une échelle plus industrielle, de fabriquer des dispositifs qui évidemment ne sont pas là pour faire des sauts périlleux mais sont là pour opérer dans des situations tout à fait particulières. Et puis évidemment comme le coût baisse, on n'a plus besoin d'avoir des... des dispositifs très sophistiqués et très chers, et on peut les adapter et les configurer en fonction des rôles qu'ils doivent avoir, que ce soit dans l'industrie, pour aller observer des lieux extrêmement sensibles dans des centrales thermiques ou nucléaires, que ce soit dans l'industrie, quelle qu'elle soit, sur des chaînes de montages, et que ce soit à la maison, puisque l'IFA, c'est quand même les home appliance, c'est-à-dire tous les services que l'on peut, nous, en tant que consommateurs, acheter, on va dire, allons inciter quelques marques chez Darty, chez Fnac, chez Boulanger, voilà. C'est ce que vous trouvez à vers là. Les machines à laver se sont levées parce que finalement, ils nous ont présenté des tas, surtout des marques, encore une fois, qui sont soit expertes dans le domaine de l'électroménager de façon très classique et historique, soit des marques qui sont expertes dans d'autres domaines. Et on va le voir puisque finalement, quand un fabricant de voitures fait aussi des robots, ça donne un autre signe. Voilà. C'est un peu ce qu'on dit.
- Speaker #0
Il y a quand même sur l'IFA, et on l'a bien constaté, tu soulignes beaucoup de démonstrations autour des robots qui font du Kung Fu, etc. C'est vrai que la dynamique, et on voit bien la difficulté entre le moment où tu fais une démonstration et que tu contrôles tout, comme on a pu le voir à Vivatech, et la réalité d'un use case purement industriel, d'une complémentarité humain-robot, et d'une interaction au même endroit dans un espace physique contraint. Là, il y a effectivement encore un pont à combler, puisqu'on s'aperçoit qu'il y a une vraie difficulté, des vrais challenges techniques, à cette fois passer du mode démo à la réalité. Donc oui, c'est sexy. Oui, ça amène beaucoup de choses. Mais effectivement, il y a encore un pas à franchir sur l'intégration dans des espaces confinés. Bien que la Chine, effectivement, Elon Musk, par exemple, aussi démontre qu'il y a une courbe exponentielle de caligèges qui est absolument passionnante. Comment on a fait cette année pour extraire les tendances ? D'habitude, on vous donne le feedback des allées, ce qu'on a pu ressentir, etc. Cette année, on a eu une approche un petit peu plus fiable, on va dire Lionel, tout du moins un peu plus éclairée par des chiffres, puisqu'on a appliqué la méthode CES à l'IFAD Berlin.
- Speaker #1
Une méthode qui s'appuie sur les exposants, parce que c'est quand même eux les acteurs, ce sont eux les vedettes avec les produits qu'ils nous proposent. Les catégories. dans lesquels ils se sont inscrits. Est-ce que moi je fais de la mobilité ? Est-ce que moi je fais du jeu vidéo ? Est-ce que moi je fais de... Et la force de ces différentes catégories et les différentes surfaces qu'ils ont occupées. Et en parallèle de ça, on met en regard toutes les conférences qui sont organisées et les thématiques qui sont abordées. Et en croisant tout ça, on voit ce qui, d'une année sur l'autre, émerge. disparaît, éminoré, ou carrément se transforme, voire complètement apparaît. Et c'est là que l'on voit que sur les environ 1900 marques et une cinquantaine de pays qui étaient présents sur les presque 30 halls de ce Metz, c'est beaucoup de halls de taille assez moyenne, pas des halls monstrueux comme on peut avoir ou des halls de taille très moyenne, mais qui s'enchaînent les uns à côté des autres comme des blocs, ce qui permet d'ailleurs probablement beaucoup de modularité pour faire... des expositions à taille variable sur ce lieu. C'est à peu près 200 000 m², et c'est à peu près 200 000 visiteurs, ou 220 000, c'est-à-dire quand même un peu plus qu'aux États-Unis, mais il faut dire que, malgré tout, l'Europe, vis-à-vis de Berlin, est à portée d'avions à peu près de tout le monde. Oui, alors l'aéroport est loin.
- Speaker #0
Oui, alors l'aéroport est loin,
- Speaker #1
la ville est très centrale, la ville est un peu plus centrale, mais l'aéroport est loin de la ville. L'ancien aéroport était bien. Il était obsolète, il était devenu trop petit.
- Speaker #0
Donc on a effectivement...
- Speaker #1
Dans ces 1900 marques, je vous le dis en deux petits chiffres quand même, parce qu'il y en a quand même qui sont importants, on dit toujours, mais qui sont toutes ces marques ou toutes ces sociétés qui viennent, il y a presque la moitié des exposants qui étaient d'origine chinoise. Et là, c'est extrêmement fou. C'est quasiment 850 à 900 sur les 1900. sachant que l'Allemagne arrive évidemment derrière, et beaucoup plus loin, c'est-à-dire avec 200. Et puis après, on a la Corée, les États-Unis, Hong Kong, les Pays-Bas, avec 60, 70, aux alentours. Et puis, en 12e place, la petite France, avec une petite trentaine d'exposants. Donc on voit bien que là, c'est quand même dans le... L'électronique grand public, dans les produits grand public, prête à être utilisée et consommée. La Chine est ultra présente.
- Speaker #0
La Chine est diamétralement, t'imagines 192 stands identifiés allemands et 853 identifiés chinois. C'est-à-dire qu'il y a un rapport de cause à effet. Et puis nous, on arrive avec 25 startups embarquées par Business France sur l'Ifanext, qui est la zone quelque part dans laquelle il y a effectivement quelques startups. C'est un mini Eureka Park tel qu'on pourrait l'avoir au CES de Las Vegas. Alors dans l'extraction qu'on a pu faire, parce qu'effectivement, comme le dit Lionel, on extrait l'intégralité des informations et puis on a ensuite un process d'analyse des données qui nous sont transmises. Ce qui est intéressant dans les sessions, c'est qu'on était quand même majoritairement sur World AI et Future of Tech. Donc on était sur la façon dont on allait... penser le monde autour de l'intelligence artificielle, thématique ultra présente depuis des années à l'IFA de Berlin, mais qui cette année s'inscrivait quand même dans une dimension de redessiner la façon dont l'IA se diffuse complètement dans notre environnement, qu'il s'agisse de notre environnement personnel, sociétal ou autre. et le futur de la tech, c'est-à-dire quel avenir pour la tech dans un monde boosté 100% à l'IA. Et ça, c'était quand même quelque chose qui était présent et qui a composé 50% des différents panels qui ont été animés. Et pour le reste, c'est le grand classique de l'IFA, tout ce qui était autour du smart and sustainable living, penser l'habitat durable plutôt que sustainable sous l'angle de l'économie d'énergie à outrance, qui est une thématique déjà traitée depuis des années à l'IFA. Et puis culture and lifestyle, comme si quelque part... l'IFA de Berlin se positionnait aussi sur cette dynamique légère du South by Southwest et de la façon dont il y a un lifestyle, une manière de vivre autour de la technologie et notamment aussi cette dimension culturelle qui était très présente. Moi j'aimerais quand même qu'on revienne, Lionel, sur les 5, 7 grandes tendances qu'on a pu identifier, qu'on a extraites de ce contenu. Et qui nous amène à positionner effectivement sept grandes patates de thématiques clés, dont la première autour de l'IA qui passe, mais c'était un peu comme Vivatech, on passait de l'IA en architecture, on passait de l'IA en fin du concret. Cette fois, on passe d'un discours à de l'intégration produit réel. C'était à peu près ça finalement ce qu'on a pu extraire de cette première thématique ?
- Speaker #1
Oui, passer du discours au produit. alors on a de nombreux... on a de nombreux exemples, tu l'as dit, World of AI and Future of Tech, on est en plein dedans. Quand AMD, connu de tous, j'ai un peu le rhume, c'est pour ça que je parle du nez, qui fait une conférence autour de l'Era of Personal AI, quand Plode, que l'on connaît, ce petit assistant qui vous enregistre vos interventions ou vos réunions, qui fait, alors, ils ont fait plusieurs fois, Merci. la conférence qui s'appelle « Beyond the Prompt » , c'est-à-dire « Why voice is beckoning the interface for AI agents » . C'est-à-dire que voilà, maintenant, on va commencer, nous, vocalement, à discuter directement avec des agents d'intelligence artificielle. Alors, on ne parle pas de robots, on parle d'éléments logiciels qui se... Et puis, dans le cadre, notamment de l'actualité très très récente... nouvelle sortie notamment d'Apple et de sa nouvelle série de smartphones et notamment propulsée par son nouveau processeur A20, c'est-à-dire la capacité aujourd'hui de dialoguer avec un dispositif. Ce qui était intéressant dans la présentation, notamment d'Apple, alors ils n'étaient pas à l'IFA comme d'habitude, mais je fais une transition là-dessus parce que c'est l'actualité, ce qui est intéressant c'est qu'ils développent un discours sécurité, et c'est quand même une des questions que l'on se pose beaucoup quand on parle d'intelligence artificielle, de prompte et de dialogue avec des outils génératifs. Et ce que propose Apple, c'est de discuter avec votre téléphone, mais si votre téléphone n'est pas assez puissant, d'avoir votre cloud privé rattaché à votre téléphone, qui lui va faire le boulot quand le téléphone ne peut pas faire le boulot. C'est-à-dire que vous arrivez dans une sphère, qui est votre sphère numérique, qui est à la fois composée du matériel que vous avez avec vous, et du cloud sécurisé, rattaché à votre matériel, pour pouvoir obtenir la puissance de calcul nécessaire, si celle qui est embarquée sur votre téléphone n'est pas capable de le faire. Et la puce à 20 annonce, je dis ça de tête, parce que c'était hier, et j'ai encore un peu le truc dans la tête, avec une gravure tout à fait exceptionnelle, puisqu'ils sont en 2 nanomètres, c'est-à-dire que les plus performants aujourd'hui sont en 3 nanos, et donc plus on grave petit, plus on peut mettre de composants, et plus on peut mettre de composants gravés petits, moins on consomme d'énergie, donc ça veut dire qu'on ne tire pas trop sur la batterie. Donc voilà. Et donc je reviens à Plaude, qui nous parle de ce qu'il y a derrière le prompt, et ses dialogues avec l'IA. Del aussi, qui fait une série de conférences, que le PC gets personal login, c'est-à-dire qu'il redevient votre outil personnel. On avait une machine... personnel, mais maintenant ça devient un agent personnel, quelqu'un qui vient proche de vous. Redécouvrir ce que le mot personnel voudrait vouloir dire, afin que cette IA qui est omniprésente dans notre quotidien soit de plus en plus proche de vous, à votre service et vous délivrant des fonctionnalités les plus utiles. Mais on parle aussi de la voix dans les tendances.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait... Tu soulignes Claude et je trouve que finalement un des vainqueurs de cette année, en tout cas à l'IFAT Berlin, Claude a vraiment... occupé, une forme d'espace pour ce deuxième topique qui était quand même très présent, c'est les interactions vocales. Et c'est vrai que si on regarde aujourd'hui l'usage que l'on a de l'IA dans nos ordinateurs, tu fais écho d'ailleurs à la personnalisation de plus en plus, ça vient aussi dans ces modèles de langage qui vont se localiser dans notre ordinateur pour consommer aussi moins de tokens, qui vont être embarqués nativement, qui vont pouvoir aussi apporter une couche de... confidentialité. Donc la localisation des IA dans le PC et cette personnalisation effectivement est importante. Et la voix est le principal vecteur d'interaction aujourd'hui avec l'IA. Et quand on parle de Plode, c'est que Plode, bien sûr, on les connaît tous parce que c'est le dictaphone, quelque part, intelligent. Ils ont fait huit présentations de produits, dont un qui est quand même exceptionnel, parce que c'est, alors au-delà de la Plode intelligente, c'est ce qu'ils ont appelé, je cherche dans mes notes, le Plode One, voilà. Et donc le Plode One, qui est ce petit boîtier que l'on va... positionné sur le bureau ou dans notre poche qu'on va avoir avec qui va se connecter avec les écouteurs et à la fin d'un meeting, on va directement lui parler. Alors au lieu de lui écrire, on va lui dire « Hey Plode, est-ce que tu peux me faire le feedback des actions que devait prendre Christian sur le rapport pour les sales et me dire sur tel compte où on en est. » Et en fait, il va pouvoir accéder aux données échangées durant la réunion et le tout pour voir justement interagir vocalement et puis ensuite cranter des actions de manière automatisée derrière. Donc ça peut se connecter à des dizaines d'APIs par ailleurs, ce qui est très intéressant. Et donc en fait, ils ont aligné des présentations de produits, une keynote vraiment dédiée à la voix comme étant l'interface prioritaire en devenir des agents IA. Alors on parle encore d'agents, mais à terme ça sera complètement fondu dans notre écosystème. Et puis, tous ces écouteurs que l'on va avoir, bien sûr. Alors, sur la voix, il y a Plot qui était naturellement très présent et qui est un... Un hardware absolument exceptionnel. Mais il y avait aussi ProLoring sur notamment les gestes, comme étant la gestuelle, ces nouvelles grammaires d'interaction dont on parle depuis des années, qui enfin, aujourd'hui, arrivent complètement intégrées pour être une interface de contrôle complètement universelle. C'est vrai qu'entre la réalité augmentée, les casques, plus la computer vision avec nos caméras, qui fait qu'on va pouvoir avancer comme ça. bouger, se dire on nous suit, etc. On savait comment c'est avec les drones. Je ne sais pas si tu te rappelles les premiers drones qu'on avait achetés à l'époque. On faisait ça dans le drone et puis ils nous suivaient les 10 minutes. On courait comme des joggeurs et compagnie. Voilà, et donc la crise de la quarantaine classique. Effectivement, on se faisait suivre par un drone. Tout ça, finalement, crée une multitude de divergences possibles et converge ensuite sur une grammaire commune. On s'aperçoit que la gestuelle, la voix, deviennent ces nouvelles interfaces homme-machine, avec un petit H pour ne pas se faire engueuler, avec la voix, le geste. Et puis aussi, on va peut-être en parler juste après, les bagues et les lunettes qui deviennent finalement des nouvelles interfaces aussi pour interagir avec ces nouveaux contenus et ces nouvelles capacités d'interaction. Il y a beaucoup d'espace aujourd'hui à créer encore des choses qui n'existent pas, mais on va au-delà de l'écran. Et le vrai champ de bataille finalement de 2026-2027, il va être au-delà de l'écran sur ces nouvelles interactions que l'on va pouvoir avoir ou manières d'interagir. Voilà, ça c'est le complément que je voulais apporter sur l'IA qui était massivement présente avec ces autres sens que nous allons pouvoir éveiller pour interagir. Alors, CES, Vivatech, Source by Sourceways, tout a été question de robotique et... Finalement, l'IFA de Berlin-Lyonel n'a pas non plus échappé à cette règle.
- Speaker #1
Oui, c'est l'IFA de Berlin. L'IFA, c'est le domestique. Et là, on voit que la robotique domestique s'industrialise complètement. Avant d'aller un petit peu plus loin là-dessus, je voulais faire une petite précision encore une fois d'actualité, puisque je reviens sur la keynote d'hier, avec la sortie des nouvelles... Watch d'Apple, du modèle 2026-2027, ils promettent que ces montres seront dotées de fonctions de résumé et d'écoute de conversation. Donc là, on vient de parler de Plot, que l'on a tous utilisé, que nous on a depuis leur premier... Leur premier dispositif, on voit que ce qui existait dans des dispositifs isolés, d'autres marques, que ce soit Apple, Samsung ou les autres, vont progressivement les intégrer parce qu'encore une fois, on a des processeurs qui, tout en étant toujours plus puissants, sont toujours de plus en plus économes en énergie. C'est vrai que certains disent la course à la puissance, mais cette course à la puissance est aussi associée à une diminution à puissance identique de l'énergie. Donc je reviens au... aux robots domestiques qui s'industrialisent, forcément, qu'est-ce que l'on a ? On a Roborock, je pense la marque la plus connue aujourd'hui du grand public à l'international, qui vous aspire tout ce que vous voulez à droite, à gauche. Mais c'est vrai que chez vous, vous n'avez pas que du sol emparqué parfaitement plat ou du sol avec des tomaines. Vous avez des tapis, vous avez des escaliers, vous avez des obstacles, etc. Et bien là, on commence à avoir des choses qui... qui vont de plus en plus loin, et puis d'autres marques qui vont structurer tout un écosystème complet entre le sol, le jardin, la piscine, la cuisine, voire les soins personnels. On sort du robot aspirateur qui fait de la monotâche, j'aspire, j'aspire, même si sa monotâche se complexifie, parce que j'aspire même dans les escaliers, avec une petite jambe qui monte, vous en avez peut-être vu, pour aller vers l'écosystème domestique qui est piloté par de l'intelligence artificielle. Et c'est un petit peu ce domaine-là qui est une vraie tendance, qui est une tendance habituelle, on va dire encore une fois, à Berlin, par rapport aux dispositifs et aux marques et aux projets qui sont présentés. Mais comme on disait, les machines se sont levées, ça c'est l'exemple typique. Mais il n'y a pas que les machines, il n'y a pas que la voix, il n'y a pas que l'intelligence artificielle, il y a aussi la santé. Je sais que toi, la santé, c'est ton cheval de bataille.
- Speaker #0
Ah oui, alors la santé, parce que... D'ailleurs, c'était intéressant, on parlera peut-être des lectures de l'été. Il faudra qu'on fasse un épisode sur qui a lu quoi. Mais effectivement, sur cette santé qui était une santé de patch en 2016-2017, pour traquer des indicateurs qui est devenu un travail sur plutôt la santé préventive, progressivement. Là, on est vraiment aujourd'hui passé dans... Tu prends la start-up Lucie, par exemple, qui analyse des 110 ou 120 biomarqueurs différents quand tu fais plusieurs prises de sang, etc. qui va te... finalement te donner un vrai topo de ta santé, de ton corps, de la santé de tes artères, pour être proactif sur cette dimension de longévité. Et finalement, l'IFA est en train de bouger exactement, comme on a pu le voir sur le CES, de cette santé qui était tech-focused, avec de l'IoT de partout, etc., avec de la beauty tech, qui était vraiment avec des patches encore, etc., à progressivement une forme de longévité et de capacité à penser la santé de manière... préventives et autour de la récupération et qui finalement n'était pas forcément très présente dans les médias. Mais si on regarde l'extraction des exposants et des transcripts des conférences, on s'aperçoit qu'il y avait quand même une petite centaine d'exposants qui étaient dédiés à cette thématique santé-bien-être avec une catégorie beauty tech et well-being qui regroupait environ 60-70 exposants. Donc là, on a bien sûr le grand classique avec Axia, qui n'est pas l'assurance, mais qui fait un suivi glycémique non-invasif par l'IA. On avait vu, rappelle-toi, au CES, une société du même type, française par ailleurs, qui était sur le RECAPA, qui avait intéressé beaucoup d'écosystèmes, et qui avait gagné d'ailleurs un CES Award. Il y a beaucoup de choses, de moins en moins, invasives en tout cas, sur le corps. On va... Pensez bien aussi à Réophyte, sur tout ce qui va être robotique, et dans la récupération musculaire, sur tous les troubles musculoskeletiques que l'on pourrait avoir, comment mieux récupérer, à la fois dans des séances de kiné, mais aussi à terme, très certainement de manière proactive, chez soi, pour optimiser sa capacité du corps à résister. En attendant, la régénérescence cellulaire, qui très certainement arrivera, nous permettra de gagner 20 ans ou 30 ans à terme. Et puis Merak, par exemple, qui... Et finalement, cette capacité à promettre du fitness tracking sur mesure pour optimiser notre récupération quand on sera dans des phases d'efforts potentiellement importantes. Donc finalement, c'est un segment mineur quelque part sur l'île de Fadberlin, mais un segment où les barrières technologiques sont de moins en moins visibles et sur lequel la compréhension de l'environnement, on parle des bacs connectés, du tracking que l'on pourrait avoir à travers... plein d'indicateurs différents, nous permet d'être de plus en plus proactifs face à notre santé et à la longévité, donc palliatif concret à la prise médicamenteuse qui est une réaction à un impact ou à une conséquence. Là, on traite la conséquence bien en amont et en tout cas, c'était plutôt le postulat qu'on a pu voir sur l'IFAD Berlin. Je pense d'ailleurs que si on regarde sur le slush ou qu'on regarde par ailleurs sur ce qui va arriver au CES de Las Vegas, naturellement, c'est un sujet qui va être... qui va être assez fort. On ne peut pas ne pas parler quand même sur l'IFA, de la thématique qui traîne depuis des années autour de la durabilité. Mais là, cette fois, avec un changement, je dirais, enfin, il y a eu les discours, les quelques startups qui faisaient du patch de solutions technologiques diverses et variées, plus ou moins cohérentes, à une forme de création de modèles économiques ou vraiment d'économie autour de la durabilité. En tout cas, c'est ce que tu as pu constater.
- Speaker #1
Oui, alors. On peut le constater, alors j'ai l'impression que moi je le traduirais comme un modèle économique que l'on nous impose, alors peut-être que l'on a raison de nous l'imposer par le biais des institutions européennes. Vous connaissez tous la blague, les Etats-Unis inventent, les Chinois copient et l'Europe réglemente. Et bien par le biais de la réglementation européenne et notamment du futur passeport numérique du produit, et de sa durabilité, c'est un passeport européen, le DPP, c'est une réglementation européenne qui va devenir un marché en soi. Et donc, il y a eu des sessions qui étaient assez intéressantes, notamment une qui s'appelait, alors je vous le dis en anglais avec mon super accent, From US to Value, Creating Value Beyond the First Sell. C'est-à-dire, comment, après qu'un produit a été mis dans le commerce, on va pouvoir continuer à créer de la valeur avec celui-ci, c'est-à-dire recyclage, etc. Ou alors, une deuxième... session qui s'appelait EcoComply, qui essayait de vendre la conformité réglementaire comme un service, c'est-à-dire comme la source même d'un business model. Et donc c'est pour ça que ces discours ou ces réglementations émergent de ces conférences, le profilage de modèles économiques, donc c'est pour ça qu'on peut dire que la durabilité devient du discours, passe au modèle économique, c'est-à-dire que vous allez devoir vous implanter en Europe. Vous allez devoir être agréé pour pouvoir vendre vos produits et faire vivre vos produits plus longtemps que leur première vie. Alors, vous allez devoir être capable de travailler sur cette longévité produit, sur cette longévité produit, et vous allez donc devoir trouver des modèles économiques pour pouvoir mettre en œuvre cette longévité produit. Donc, comment l'Union européenne est en capacité peut-être d'initier euh à cause de ces réglementations, on va dire restrictives ou très encadrées, des vrais modèles économiques pour des marques qui avaient l'habitude peut-être de faire plutôt du jetable en disant, il faut que c'est fini, hop, poubelle, on jette et on reprend la nouvelle version du téléphone. Alors on ne va plus citer la marque, mais du téléphone version 17 au téléphone version 18, au téléphone version 19 et tous les ans il y a un petit numéro qui change alors qu'il n'y a pas grand-chose qui change sauf qu'il consomme moins d'énergie. Non, les prix souvent ne bougent pas trop, même si cette année, il y a une petite nouveauté. 2 600 euros, j'avoue que c'est quand même... Le form factor est nouveau. Le form factor est nouveau. Et donc, puisqu'on parle d'Europe, moi, je pense que toi, tu vas pouvoir aborder rapidement la souveraineté numérique, Madine UE.
- Speaker #0
Oui, alors en fait, c'était un sujet qui est assez intéressant, parce que d'un côté, il y a la volonté. On ne peut pas dénier une forme de volontarisme à la souveraineté européenne et moins française. On parle de moins, alors c'est l'IFA, mais c'est à peu près pareil sur l'IVATEC. On parlait moins de souveraineté française que de souveraineté européenne. Comme si le contexte nous avait ramené quand même à la nécessité de créer un bloc, en tout cas de le formaliser. Mais néanmoins, quand on parle de souveraineté, il y a quand même un contre-discours qui est intéressant et presque un paradoxe à l'IFA de Berlin, c'est que tu as quand même... 45% des exposants, c'est qu'ils sont chinois. Et donc, chez toi, tu es en train d'organiser un grand salon de la tech où tu parles de souveraineté, de rapprocher finalement et d'essayer de faire converger les grands déséquilibres géographiques, de travailler finalement, de préserver ton avantage concurrentiel, autant en cyber qu'en standard, qui sont des sujets où le made in Europe est aujourd'hui un des sujets clés. T'as quand même quelque part un espèce de contre-discours de l'autre côté où on te dit, ouais, l'offre, elle est quand même globalement à grande composante asiatique. Donc, what's up les gars, qu'est-ce qui se passe ? Et donc, c'est vrai que dans tous ces échanges qu'il y a pu y avoir autour de la souveraineté, il y en a quand même quelques-uns, on se pose quand même la question des standards, se posent les questions de la dépendance à la Chine. Et puis, si on parle ne serait-ce que des voitures... On voit bien aujourd'hui, d'ailleurs la Chine retravaille grandement le moteur thermique, on voit bien qu'il y a tous ces sujets qui continuent aussi, alors que nous on a promis, ou tout du moins annoncé la fin, qui finalement est en train déjà d'être déplacée. Et encore au haut qu'on a des Renault-Enco qui continuent à travailler sur le moteur thermique, parce qu'on voit bien que finalement, le tout électrique va être plus long que prévu, et la régulation sur l'interdiction du thermique peut être plus compliquée aussi. Il y avait une forme de volontarisme dans le discours, de prise de conscience, mais on est très bon pour ça sur le constat, mais passer du constat à l'action. Et concrètement, la façon dont on reprend une forme de leadership sur les sujets de dépendance, d'accès aux matières rares, de tous les sujets qui vont être autour du recyclage, de tous les standards auxquels on va être confrontés, je pense qu'il y a encore un grand écart. Et puis le fait que 50% des exposants dans un salon européen présentent une offre chinoise, dans les faits, ça démontre qu'il y a encore un équilibre à trouver. Ça, c'était en tout cas le sujet sur le numérique. Mais bon, ça, c'était plus dans les discussions, les échanges que finalement la réalité des produits exposés. Le LIFA reste un salon de produits. Et on peut peut-être terminer sur cette septième patate, quelque part, ce septième topic qui était autour du retail, dans lequel le social commerce reviendrait en estime de nos amis les retailers. Est-ce que tu as pu identifier quelques points avec... Peut-être une session TikTok orientée.
- Speaker #1
Oui, exactement. C'est-à-dire qu'on parle là du retail au sens large, parce que l'IFA, c'est quand même le salon de tout ce que l'on trouve dans nos magasins. Ça, on le sait maintenant, vous le savez depuis le début, que vous suivez soit cet épisode, soit que vous nous suivez sur ce sujet. Mais le social commerce, c'est un petit peu différent. C'est la vente de produits. ou de service, évidemment, directement au sein de plateformes de médias sociaux, sans que vous, en tant qu'internaute, ayez besoin de quitter l'application. On voit bien que c'est un nouveau canal de distribution. Et donc là, comme tu viens de le dire, il y avait des sessions qui étaient organisées par TikTok, TikTok Shop, et ces TikTok Shop, c'était notamment aux côtés de Nielsen IQ et du distributeur expert, et tu y avais... Alors le nom toujours avec le nom super anglais, Textual Engine for G-Man and Sales Growth. C'est-à-dire que voilà le nouveau moteur de la délivrabilité de nos achats et d'avoir une véritable croissance au niveau des ventes parce que c'est le nouveau levier de croissance. Et nous, on le voit dans différentes activités, l'impact que peut avoir, en fonction des tranches d'âge évidemment, en fonction de la cible, Je ne suis pas persuadé que si on veut cibler les 45-65 ans, TikTok soit le meilleur levier. Mais aujourd'hui, pour aller cibler de l'adolescent, du jeune adulte, ou jusqu'au trentenaire, TikTok reste un levier très important. Et on le voit bien sur les différentes actions qui peuvent être menées. Parce qu'on va droit au but, parce que les algorithmes sont capables, comme le faisait Facebook, de façon extrêmement fine de vous pousser. telle ou telle offre en fonction du profil qu'il a réussi à identifier de vous. Et donc là, on voit bien que c'est le récit que la vente bascule vers le commerce social et la demande générée par le contenu. Et ça, ça veut dire que c'est une nouvelle forme aujourd'hui pour un ensemble de marques et de retailers qui sont les... qui sont leurs bras armés pour pouvoir amener leurs promesses et leurs offres produits jusqu'à nous. C'est une nouvelle arme pour créer de la croissance, créer de la proximité. Et on voit bien que dans ce marché, ce qui confirme le poids du track marketing and productivity, c'est la présence de marques comme Insta360. on connaît bien avec les caméras et les drones qui filment à 360, mais aussi Sony, Dell, c'est-à-dire des acteurs qui viennent d'univers légèrement différents, toujours de l'univers du consumer electronics, mais d'univers légèrement différents, pour s'associer à ce type de nouveaux commerces. Donc, à Berlin, on avait pour la première fois ce social commerce qui venait s'inviter pour présenter... sa puissance de frappe et sa pertinence en termes de levier de croissance pour les marques et pour aller toucher le consommateur au meilleur moment, avec la meilleure offre.
- Speaker #0
On verra si ça se confirme avec la NRF de New York ensuite en janvier, mais cette dynamique à faire du lieu physique de la boutique, le lieu expérientiel, ça devient finalement le lieu expérientiel d'essai, de service après-vente, de rapport à la marque, avec le café. les talk shows, les panels, les tests produits et tout ce qu'on fait, financés par la marque plutôt que finalement la marge produit. On investit à proprement parler dans l'expérience et le lieu dans lequel on va pouvoir découvrir le produit, quitte à se le faire livrer directement. C'est un des sujets qui touche peut-être une redéfinition de la distribution. plus encore sur les distributions spécialisées. Plus on ira très certainement sur des choses précises et moins mainstream, et plus la boutique deviendra importante. Ça nous fait quand même un très beau salon cette année, une très belle édition encore une fois de l'IFA qui peut-être ces deux ou trois dernières années, c'était un peu perdu dans le produit. Là, il y a une forme de rebond qui est assez intéressante, en tout cas dans les contenus, les prises de parole, telles qu'elles avaient pu être exprimées. On sent aussi du côté du CES Un regain de changement d'activité, je ne sais pas si tu as pu le constater. Dans le positionnement, la récurrence des messages qui sont envoyés, le fait qu'il y ait plus... On sent que ça bouge en tout cas sur les salons de la tech et que chacun essaie de redéfinir un positionnement et préserver sa place. Ça reste une année de 26, de 27 qui sera intéressante. Beaucoup de choses sur l'IFA. Est-ce qu'on a à peu près tout dit ? On a couvert en tout cas les sept grandes tendances qu'on avait pu isoler ou sept grands chapitres clés avec quelques exemples parmi les milliers d'exposants. Ça reste un salon quand même assez intéressant à parcourir. Grand festival allemand. Est-ce qu'on a tout dit, Lionel ?
- Speaker #1
Oui, on aurait pu citer quelques marques comme ça sur leur présentation. Moi, j'aurais eu envie quand même de... de parler, puisque je n'ai pas cité le nom tout à l'heure, de Xpeng. Xpeng, c'est une marque chinoise de mobilité qui n'aurait rien eu à faire à l'IFA il y a cinq ans. C'est un constructeur automobile. Ils présentent pour la première fois un dispositif complet sur un salon d'électronique en public. Alors on se dit, mais qu'est-ce qu'ils viennent faire ? Eh bien en fait, ils incarnent aujourd'hui ces frontières. entre l'automobile et l'électronique grand public qui est en train de s'effacer, de disparaître. La voiture est présentée comme un terminal de calcul et plus comme un véhicule. Alors déjà, ah bon, tiens, bon, maintenant on peut se dire, oui, mais enfin, c'est quand même un véhicule, on ne va pas dans sa voiture pour aller boire un café ou regarder une série Netflix. Mais pas du tout, parce que finalement, ils ne présentent pas que des voitures. Ils vont présenter un robot humanoïde qui s'appelle Iron avec... une grande liberté de mouvement, un concept également qui s'appelle A-Ridge, d'un module terrestre plus aérien, on connaît bien X-Peng sur ses e-VTOL, et puis évidemment une voiture avec le SUV qu'ils ont appelé L-03, je vais vous passer sa dimension, mais c'est le fameux qui a ses 2250 tops, c'est-à-dire 2250 fois 1000 milliards d'opérations à la seconde, donc voilà, c'est-à-dire que, en fait, votre... outil de calcul d'intelligence artificielle, personnel, il est là dans votre jardin, vous l'avez branché à votre prise et puis c'est votre voiture en fait. Donc votre voiture devient votre meilleur outil de calcul ou votre data center embarqué personnel. Est-ce que c'est encore une fois, Xpeng, ils ont l'habitude de nous donner avec des super vidéos, des trucs complètement bluffants, complètement futuristes que l'on ne voit jamais ? et notamment depuis plusieurs années au CES de Las Vegas. Mais là, justement, on arrive avec un dispositif qui met finalement dans votre jardin, vous allez pouvoir avoir un outil qui est votre data center perso ou votre calculateur perso pour un certain nombre de tâches et là, pour le coup, en toute sécurité, puisque ce sera votre dispositif personnel avec sa puissance de calcul, qui sert évidemment aussi à la voiture quand elle doit. se rendre d'un point à un autre avec le maximum d'autonomie ou le maximum d'assistance aux conducteurs. Pourquoi utiliser cette puissance juste pour passer des feux tricolores au vert ou s'arrêter à des panneaux stop plutôt que de le faire aussi pour s'en servir à titre personnel ? Voilà peut-être la vision de X-PAC. C'était intéressant de voir pourquoi une marque de mobilité arrivait comme ça sur un salon comme l'IFA. Et toi, tu as peut-être aussi d'autres choses dans ce registre.
- Speaker #0
Il y en a plein, mais je vais quand même... Alors moi, ce que j'ai trouvé intéressant, c'est la présence, au-delà des produits, des bagues, des lunettes, peut-être un grand retour des bagues connectées de manière générale. Mais tu as, dans cette bataille des gestes, et on en a parlé par les bagues, aussi un sujet qui était quand même assez marqué autour de la cybercriminalité ou de la cybersécurité. et beaucoup de sessions là-dessus, notamment la marque EZ, qui était présente, qui est une société slovaque, mais qui effectivement a développé tout un système et plutôt une librairie, une suite software permettant de se prémunir de différentes attaques avec des solutions de pentesting, etc., qui est assez intéressante. Acteur qu'on voyait assez peu historiquement sur l'IFAT Berlin et qui aujourd'hui arrive. Je trouve qu'il y a quand même sur cette IFA un panel assez large de mini-CES quelque part aussi, dans tout ce que l'on retrouve, qu'on ne retrouvait pas. Si on regarde les premiers IFA qu'on a fait il y a un peu plus de dix ans, on était quand même très sur le produit, la patate connectée, le chat qu'on caresse, etc. Là aujourd'hui, la patate connectée c'était au CES. Mais tu vois, on était quand même sur le traité du gadget et puis les nouvelles plaques à cuisson, enfin de cuisson qui sont toujours là par ailleurs. Il y a une forme de « bon ben c'est là » , mais on est aujourd'hui en train de discuter plutôt d'un futur avec les humanoïdes, avec les voitures, etc. Et donc, au-delà de la présence chinoise historique quelque part, on a quand même un positionnement de l'IFA qui est plus sur les tendances, plus sur le fond, dans lesquels les produits ne sont qu'une conséquence à avoir pensé le futur. Et c'est un peu ça que finalement je retiens de cette année 2026. Il nous reste à vous souhaiter, après ces 40 minutes de talk, une très bonne journée ou soirée en fonction du moment où vous écoutez cet épisode. On vous rappelle que nous sommes disponibles sur Apple Podcasts, Deezer ou encore Spotify, ainsi que sur le site innovationtalk.tech, pour ne rien rater des plus grands salons de la tech et des tendances que l'on peut en extraire. Le mois de septembre, c'est Dreamforce, c'est aussi l'IA de Munich la semaine prochaine. et puis il y a aussi le Singapour ou le Taiwan Game Show si je ne me trompe pas alors là on vous fera un feedback peut-être avec quelqu'un qui est allé parce qu'au bout d'un moment les frais de déplacement ça s'adouille et puis on vous souhaite à toutes et à tous une très bonne fin de semaine et puis on se retrouve très vite pour de nouvelles aventures autour des plus grands salons de la tech et des tendances que l'on peut en extraire. Merci Lionel et à très vite. Bye bye.
- Speaker #1
Salut Mathieu, salut tout le monde.