- Leila
Sara Imagine, tu es au bureau, tu n'as même pas ouvert ta boîte mail, tu penses aller prendre un café et là, au moment où tu te retournes, Sara, est-ce que tu as deux minutes ?
- Sara
Bienvenue dans Inside Job, le podcast qui décrypte les réalités du monde du travail. Moi c'est Sara.
- Leila
Et moi c'est Leila. Sara Imagine, tu es au bureau. Tu sors de chez toi, trois quarts d'heure de transport, t'arrives, t'es essoufflée, peut-être même un peu mouillée de la pluie. Tu t'installes à ton bureau, t'allumes ton PC, t'as même pas ouvert ta boîte mail, tu penses aller prendre un café et là, au moment où tu te retournes... Tu la sens venir cette question. La fameuse question, Sara, est-ce que tu as deux minutes ?
- Sara
C'est très reconnaissable comme situation.
- Leila
Cette fameuse question où en fait tu n'es même pas prête, tu n'es même pas installée et en fait on t'a déjà sauté à la gorge. Et on veut déjà te poser une question alors que la journée n'a même pas commencé pour toi. Peut-être qu'elle a commencé pour l'autre personne, ça c'est sûr, mais forcément elle n'a pas commencé pour toi. Et je sais que c'est quelque chose où beaucoup de personnes vont se reconnaître. Et c'est surtout en fait, à ce moment-là, comment tu te sens ? Moi,
- Sara
je dirais non. Je ne répondrai pas à la question, mais la question, elle est pareille si tu pars tard le soir ou si tu vas chercher ton café et que tu es à la machine à café et que là, en fait, on profite. On l'avait déjà indiqué précédemment dans un de nos épisodes où on s'attend à faire une réunion, entre guillemets, informelle à la machine à café. Moi, comment je me sens ? Débordée. Surtout si je n'ai pas eu mon café, surtout si j'ai passé... Pas le café parce que moi je suis team Matcha.
- Leila
Ça c'est vrai.
- Sara
Et surtout si tu as passé beaucoup de temps dans les transports. En fait, laisse-moi respirer, allumer mon PC, m'installer, et ensuite tu peux me poser la question.
- Leila
Bien sûr, mais je suppose que tout ça tu ne le dis pas. En fait, et je pense que c'est ça le souci, c'est que beaucoup de personnes vont se sentir très vite frustrées, agacées, angoissées. Ils vont peut-être l'exprimer en mode en soupirant, en soufflant, peut-être même en envoyant balader la personne. Mais en fait, ils ne vont jamais dire, écoute, I just arrived.
- Sara
Non,
- Leila
il n'y a personne qui va dire, voilà, je viens d'arriver, donne-moi 10 minutes ou laisse-moi le temps de m'installer. Et en fait, il y a une sorte de non-dit et de mauvaise communication entre la personne qui a, entre guillemets, juste une question de deux minutes, même si de toi, au moins, on sait très bien que ça ne dure jamais deux minutes, et l'autre personne, en fait, qui veut juste un peu de temps d'installation et, en fait, de se mettre en route, tout simplement.
- Sara
Moi, j'appellerais même la personne qui pose la question à la personne à 8h30 ou 8h31. 18h30, parce que c'est la même chose le bourreau le vilain le vilain de l'histoire parce que tu prends pas en compte le temps de la personne en face de toi et je dirais l'autre personne, je la considérais entre guillemets comme une victime c'est vrai qu'elle a rien demandé en fait elle se fait envahir par l'autre personne et c'est un peu dur quand tu dis le bourreau, mais je comprends ce que tu veux dire par là Dans le sens où en fait cette personne-là fait passer ses besoins à elle, ses urgences, son agenda, avant de considérer les besoins de l'autre personne. Je trouve qu'il faut appeler un chat un chat. Et Leila, j'aimerais qu'on explore, je sais que tu n'es pas trop d'accord avec le terme bourreau, mais peut-être le vilain de l'histoire, le bourreau.
- Leila
Oui, oui, oui.
- Sara
Déjà, honnêtement, est-ce que c'est vraiment urgent de poser une question à 8h31 ou 8h30 quand la personne à la pétanque est encore enlevée ? C'est même pas encore assise. Est-ce qu'il y a le feu ? Alors,
- Leila
la question même de l'urgence, je pense qu'on pourrait faire un long débat. On pourrait faire tout un épisode là-dessus d'ailleurs. Mais c'est vrai que ce qui est urgent pour moi ne l'est pas forcément pour toi. Donc c'est vrai qu'il y a une gradation dans ce qu'on définit comme urgence. De façon générale, c'est vrai que quand il y a une deadline ou une vraie urgence professionnelle... Une vraie, tu l'as bien dit. Une vraie, oui, non, non, une vraie. C'est-à-dire avec une deadline, quelque chose d'important qui doit être fait pour un certain moment, on peut comprendre qu'il y a un peu le feu au lac et que la personne veuille régler le problème là maintenant, tout de suite. Maintenant, par expérience, on sait très bien que les gens ont beaucoup de fausses urgences. Et qu'en fait, juste archiver un mail... Oui, ça devient une urgence et en fait les gens veulent se débarrasser ou on peut faire un peu tiquer les éléments dans leur checklist pour essayer de régler l'histoire le plus rapidement possible.
- Sara
Les gens veulent avoir zéro mail. non lus dans leur boîte à mail,
- Leila
c'est vrai, c'est vrai,
- Sara
et dès qu'ils voient qu'il y a un non lu ou un non-écours, ils sont en stress, ils se disent vite, vite, vite, je dois répondre. Et en fait, non. Prends ton temps et arrête d'harcèler, peut-être. Harcèler, j'exagère, c'est encore avec nous. Mais arrête de poser la question à la personne. Moi, j'aimerais bien demander au bourreau de l'histoire, est-ce que vous pensez au ressenti de la victime, la victime qui reçoit la question ? Parce que, comme on l'a dit, si toi, tu viens d'arriver et qu'on te pose... une question et peut-être que tu n'es pas encore prête, tu peux peut-être ressentir que tu es débordée. Tu as peut-être d'autres choses dans ta tête. Tu es peut-être encore dans le métro ou encore dans ta voiture à t'énerver pour trouver de la place. Je pense que forcément, ces gens-là ne se posent pas la question et c'est peut-être intéressant en fait de... Tu vois qu'on discute de ce sujet-là et il n'y a pas que votre agenda qui est important.
- Leila
Ça c'est important de le rappeler.
- Sara
Il y a l'agenda aussi de l'autre personne. Peut-être qu'elle a des choses qui sont urgentes aussi.
- Leila
Des vraies.
- Sara
Des vraies urgences pour elle. À faire. Peut-être qu'elle est aussi arrivée un peu plus tôt parce qu'elle devait préparer une réunion ou une salle de réunion. On n'en sait rien. Donc c'est pour ça que je dirais laisser les gens atterrir. Voir le temps. Oui, avoir le temps. de s'installer, de boire son petit café, surtout si vous connaissez la routine de la personne. Parce qu'en fait, on connaît la routine de la personne. Il y a des gens, ils sont comme une montre 8h30. Je vais prendre mon café en bas, je remonte à 8h40, je lis mes mails.
- Leila
Oui, mais ça, je pense encore que ce n'est pas une raison. Ce n'est pas parce que la personne est routinière et que tu sais qu'à partir de 9h14, tu peux commencer à lui poser des questions, que tu dois attendre un peu en mode « Ok, là maintenant, c'est le moment, let's go » . Je ne pense pas. Je pense, comme tu l'as dit, il y a des bons éléments sur... l'agenda de la personne, ses urgences à elle. Et surtout, je pense qu'il faut être conscient qu'en arrivant comme ça, on lui met une fausse pression dès le matin ou en fin de journée, alors qu'en fait, ça ne sert à rien, du tout. Et comme on l'a dit, ça crée juste de la tension, des problèmes de communication, peut-être de l'énervement et autres, pour rien.
- Sara
Et en fait, parfois, la personne, implicitement, elle va se sentir obligée de répondre rapidement à la question.
- Leila
Exact.
- Sara
Et peut-être que tu vois, elle va dire oui, oui, ok, attends, et elle va chercher, alors que peut-être que toi, je ne sais pas, tu as juste posé la question vite fait, sans te dire, mais tu vas impacter l'agenda de la personne, tu vois, le ressenti de la personne.
- Leila
Oui.
- Sara
Je suis sûre que le bourreau ne s'en rend pas compte. Non, non, non. J'en suis sûre. Mais il y en a j'en suis sûr qu'il s'en compte. Oui, oui, oui. On va aller du fait que les gens sont plutôt bienveillants et qu'ils ne se rendent pas compte.
- Leila
Ils ne se rendent pas compte, en effet, qu'ils rentrent dans l'agenda de la personne. En fait, on leur rajoute dès le début une tâche en plus.
- Sara
Je dirais même la médaille d'or est là.
- Leila
Dis-moi.
- Sara
Je crois que tu vas voir où je vais en venir. Je suis sûre qu'il y en a qui vont le reconnaître. on a parlé plus de quand tu es au bureau.
- Leila
Oui, quand c'est en physique, exactement.
- Sara
Quand tu es en télétravail, il y en a aussi, c'est des maîtres de checker ton statut.
- Leila
C'est vrai.
- Sara
En ligne ou pas en ligne. Par exemple, tu viens de te connecter. C'est vrai. Je parle d'expérience, que ce soit sur Teams ou sur Slack. Dès que vous êtes en vert, on vous appelle. Ah oui, c'est vrai. Laisse-moi le temps. Tu te sens stalkée, bien sûr.
- Leila
Bien sûr, mais des fois, ils te le disent. Ils te disent, j'ai vu que tu t'es connectée, alors... Oui, mais être disponible ne veut pas dire être disponible là, maintenant, tout de suite, pour répondre à des questions.
- Sara
C'est plus compliqué de dire, wow, give me a moment. I just arrived, encore une fois. Exactement. Et là, justement, on parle du ressenti de la victime. Et peut-être que le bureau ne s'en rend pas compte. Quel conseil pratique on pourrait donner aux vilains de cette histoire ?
- Leila
Déjà, je pense qu'il faut être conscient que chaque personne, indépendamment de son rôle, comme tu as dit, vilain ou victime ou autre, tout le monde a une responsabilité individuelle. Donc, tu es responsable de ton travail, tu es responsable de faire ton travail convenablement, dans la mesure du possible. C'est vrai qu'à des moments donnés, tu vas être coincé, tu vas vouloir poser des questions. mais en fait... Est-ce que tu as cherché par toi-même ? Et très souvent, la réponse est non. En fait, aujourd'hui, les gens ne cherchent plus. C'est, je ne sais pas, je demande. Dans le meilleur des cas, je ne sais pas, je demande à quelqu'un. Il y en a ceux qui planquent, mais on ne va pas en parler. Ça fera l'autre épisode. Mais en fait, c'est, j'ai une question, je la pose. Et en fait, qu'est-ce que tu as fait pour essayer de trouver la solution par toi-même, de résoudre le souci ou autre ? Et très souvent, les gens ne font rien. Et quand on leur dit, tiens, mais tu as cherché là. Ah non c'est vrai T'as regardé là ? Ah non c'est vrai Mais tu sais que t'avais déjà la réponse Ah non c'est vrai Oui, c'est vrai. Et en fait, les gens, aujourd'hui, je ne sais pas si c'est une sorte de fainéantise ou c'est une fatigue ou c'est simplement par facilité, les gens vont directement aller poser la question à quelqu'un d'autre au lieu de chercher par eux-mêmes. Et je pense que la première chose, c'est de se dire non, tu as une responsabilité à toi de faire d'abord ce qu'il faut. Il y a des tas de choses que tu sais, il y a des tas de ressources que tu as à ta disposition. Utilise-les avant de devoir aller en deuxième ligne vers ton ou ta collègue pour essayer de régler ton souci en fait.
- Sara
C'est un bon point. Parce que parfois, effectivement, tu peux le trouver sur tes mails.
- Leila
Oui, bien sûr. Il y en a,
- Sara
je sais que dès qu'ils ont une question, ils se disent, c'est quoi, j'ai pas envie que la personne, elle revienne. vers moi avec la même question et donc ils écrivent vraiment limite une procédure. Tu dois faire ça, quand tu as trouvé ça, tu fais Il y en a, ils ne vont pas regarder leur mail. En fait, moi j'ai déjà entendu et vu qu'il y a des gens, ils vont re-forwarder, donc envoyer le mail qu'ils ont envoyé il y a quelques mois. Je veux dire, voilà,
- Leila
je le fais. Parce qu'en fait, j'ai une assez bonne mémoire, mais quand quelqu'un m'a déjà posé la question et que j'ai déjà répondu et que j'ai déjà tout expliqué en détail et que ça m'a pris un... une éternité à expliquer, je fais forward, confer, discussion, il y a trois mois, et je renvoie. Et en fait, ça arrive à tout le monde d'oublier, je ne suis pas en train de blâmer qui que ce soit, on oublie certaines choses, moi-même je ne me souviens pas toujours de tout, mais des fois en fait c'est juste pour rappeler à la personne, écoute, tu as déjà tout, donc archive le mieux, stocke le mieux, ou essaye de t'en rappeler la prochaine fois, tout simplement, documente en fait. tes tâches ou ton travail pour t'en souvenir et ne pas perdre de temps parce que ok la personne t'appelle quand t'arrives au bureau, c'est parce qu'on est là tous les deux mais imagine un jour je suis en vacances et tu vas rester bloquée, alors que tu as l'information, c'est débile de prendre deux semaines, trois semaines dans les dents alors qu'en fait t'avais déjà tout à ta disposition je pense que c'est des petites choses auxquelles les gens ne pensent pas quoi mais comme t'as dit en fait c'est parce qu'ils cherchent pas,
- Sara
et aussi parfois il y a tout dans les procédures. Je sais qu'il y a certaines entreprises, ils n'ont pas de très très bonnes procédures. Ça c'est vrai que c'est un autre débat, mais si vous savez que dans votre équipe il y a une procédure où c'est expliqué étape 1, étape 2, regardez peut-être d'abord ça. Désolée, je reste sur ça, sur la responsabilité individuelle parce que c'est super important. Regardez peut-être d'abord ça. Essayez aussi d'utiliser un peu votre cerveau. Parfois c'est common sense. Tu n'as pas besoin de chercher trop. trop loin, si vraiment à ce moment-là, tu n'as pas trouvé, je dirais, on va passer à l'étape 2, est-ce que c'est vraiment urgent ? Est-ce que c'est urgent de poser la question maintenant ? Attendre une heure ou bien quand la personne, tu sais qu'elle va partir, elle peut attendre le lendemain. Et de nouveau, pas à 8h31, mais est-ce que ça peut attendre ? Ou pire, tu peux envoyer un petit mail, voilà. Tu vois, pour que la personne, dès qu'elle commence le matin, elle peut lire la question, elle peut voir ta demande.
- Leila
Tu as raison, parce que des fois, c'est tout bête. Tu n'es pas obligé de connaître l'agenda complet de ton collègue. Tu as juste à envoyer un chat en disant, tu es dispo ? Ou tu as 5 minutes pour moi ? Ou en fait, même si tu harcèles ton collègue à 8h31, comme tu disais, au lieu de lui poser ta question, dis-lui directement, plus tard dans la journée, tu auras peut-être un moment pour moi. Et là, c'est facile, la personne peut te répondre en deux secondes, oui. vers 14h, ou non, aujourd'hui c'est un peu chaud, ou envoie-moi un mail, je vais regarder et je reviens vers toi. Et à ce moment-là, vous savez en fait que vous rentrez dans l'agenda de la personne, c'est-à-dire qu'elle ne vous oubliera pas, elle sait qu'elle doit revenir vers vous, mais vous ne... Oui, en fait,
- Sara
vous ne vous envahissez pas.
- Leila
Exactement, c'est le mot que je cherchais, envahir. Vous n'envahissez pas la personne, tout simplement la dérangeant à un moment qui n'est peut-être pas du tout opportun.
- Sara
Et ça fait plus humain en fait. En fait, tu es plus empathique et la personne va se dire un oui. Il a pris en compte mon agenda. Ça marche, je vais lui prendre. Non, non, c'est un très bon point.
- Leila
Les gens ne se rendent pas compte, en fait, mais rien qu'en faisant ça, la personne est déjà plus enclin à répondre à ta question et à être de bonne foi et à t'aider, en fait. Parce qu'en fait, généralement, quand tu tombes sur la personne, des fois, ils veulent juste vous envoyer balader, littéralement. Donc, ils vont juste vous dire, oui, oui, oui, ça doit être ça, ou là,
- Sara
On va chercher là.
- Leila
On va chercher là. Ou je ne sais pas, demandez à un tel. Alors qu'en fait, si vraiment vous venez déjà... de façon plus humaine, plus correcte et plus respectueuse, la personne aura déjà plus envie de vous aider. Et peut-être qu'en fait, sur le moment même, elle vous aurait peut-être accordé cinq minutes, mais peut-être qu'après, vous aurez droit à une demi-heure, trois quarts d'heure. Donc, il y a déjà le contexte qui fait que ça peut jouer en votre faveur.
- Sara
Parce qu'en fait, tu prends en considération le temps de la personne. Je n'y suis pas. I just arrived. I just left. Exactement. Exactement. Tu le prends quand il prend sa pause de café ou à midi, ça reste la même situation.
- Leila
Oui, clairement. Et ça, c'est vraiment ce troisième point qu'on a mentionné. En effet, c'est trouver le bon moment pour poser votre question. Et si elle est urgente, on peut comprendre que ça doit être l'amener. tout de suite, mais de manière générale, rien ne vous empêche de dire, écoute, j'ai une question urgente. Est-ce que dans les une demi-heure, trois quarts d'heure, tu auras le temps pour moi ? Donc là, vous avez tenu compte de l'agenda de la personne, mais vous lui avez expliqué que c'était urgent et qu'il fallait une réponse ou une intervention assez rapidement. Parce que c'est débile, Sara, mais plein de fois, les gens, ils vous posent une question et ils ne vous disent pas c'est pour quand.
- Sara
Oui, c'est vrai.
- Leila
Ils vous disent, est-ce que tu peux répondre à ça ? Mais quand ?
- Sara
C'est quoi le deadline ?
- Leila
Parce que moi, je peux te répondre dans une semaine ou dans un mois. C'est aussi une réponse, mais je ne crois pas que tu veuilles que j'attende aussi longtemps. Donc des fois, il faut juste donner une timeline en disant, ça doit être fait pour telle date, ou j'ai besoin de ta réponse pour l'amener tout de suite, ou pour... Ce qui ferait qu'à ce moment-là, la personne peut un peu cerner la problématique, et elle peut se dire combien de temps ça va me prendre, est-ce que je dois le faire là maintenant tout de suite, après ? C'est aussi une question d'organisation.
- Sara
En fait aussi, je reprends ce que tu viens de dire, le bourreau. encore, il doit être clair et aussi flexible. Flexible parce que l'autre personne a aussi d'autres points dans son agenda, mais aussi clair. Dire ce que vous avez fait. On retourne sur le point 1. Est-ce que tu as cherché toi-même ? Et dire, voilà, j'ai regardé dans telle et telle procédure, j'ai regardé dans mes mails, je n'ai pas trouvé. Et vraiment expliquer, voilà, je cherche ça, j'ai fait ça, ça, ça, ça, et je n'ai pas trouvé. Est-ce que tu veux bien m'aiguiller ? En fait, il ne faut pas pousser votre tâche vers la personne. Parce qu'il y en a aussi, c'est des champions, en fait. Ils vont pousser les choses qu'eux doivent faire vers vous. Ce n'est pas une forme de déléguer, de poser une question et de dire, est-ce que...
- Leila
Oui, très souvent, et après, ils vont vous dire, la balle est dans son camp, c'est lui qui n'a pas répondu, donc c'est plus mon... Ah non, c'est la tienne. Du début jusqu'à la fin.
- Sara
Ils vont dire, voilà, j'ai posé la question, mais non, tu te démerdes. Oui,
- Leila
exactement. Non, non, c'est vrai, c'est vrai, tu as raison. ça c'est un autre bon point de parler justement de de d'être claire, explicite dans sa demande et aussi flexible. Et le point, comme tu as dit, de dire qu'est-ce qui a été fait en amont est très important.
- Sara
Parce que la personne, elle va te dire les mêmes choses. Elle va te dire, mais mon cher, là, Mais si c'est que tu as fait tout ça,
- Leila
c'est inquiet, déjà gagner du temps. Mais oui, déjà, ça c'est vrai. Et surtout, vous montrer que vous êtes de bonne foi, que vous avez déjà fait votre travail en amont et c'est juste que vous venez parce que là, vous êtes bloqués. Et puis surtout, en fait, ça vous permet de ne pas perdre votre temps. Parce que sinon, la personne va vous dire la même chose. Cherche-la.
- Sara
Tu reviens après une heure.
- Leila
Il revient après une heure. Exactement, tu reviens. Moi, je n'ai pas trouvé. Ok, bah fais ça. Mais là, il n'y a pas aussi là. Non, non.
- Sara
Faites-la jusqu'à 18h30. Ah,
- Leila
il y a moyen de rester jusqu'à 18h30 avec ce genre de choses. C'est ridicule. Votre temps est précieux et celui de l'autre personne est encore plus précieux. Et allez, ne perdez pas votre temps sur des choses comme ça.
- Sara
Mais j'aimerais bien aussi dire qu'on ne dit pas de ne pas. Poser des questions, vraiment pas. Tu peux poser des questions, juste trouve le bon moment et montre ta bonne foi en fait. Après voilà, parfois malheureusement on peut être le bourreau et la victime.
- Leila
Oui, ça c'est vrai. Tu sais que les gens tiennent des comptes. Un tel se comporte comme ça, tu verras la prochaine fois, je ferai la même chose pour lui.
- Sara
C'est bien. Moi parfois je fais ça. C'est vrai ? Parfois je fais ça. Mais c'est pas pour des questions comme ça. Mais si tu prends. 4 semaines à me répondre.
- Leila
Tu auras droit à 4 semaines.
- Sara
Je ne vais pas te répondre à la minute. Maintenant, on va peut-être, parce que là on a vraiment parlé du bourreau, peut-être qu'il faudrait qu'on se penche sur la victime.
- Leila
Exactement.
- Sara
Premièrement, arrêtez d'être une victime. Ah purée, ouais. Parce que ça c'est... Vous ne comportez pas comme ça. Vous ne comportez pas comme ça. De se plaindre, de s'appitoyer sur son sort. Exactement. De souffler et de faire la chose. agressif, c'est pas agréable de travailler avec vous, même si peut-être que c'est légitime que vous vous sentiez comme ça, mais...
- Leila
T'as raison. Non. Mais c'est ce qu'on disait au début, en fait, très souvent, les gens vont répondre à contre-coeur, ils vont souffler, taper des pieds ou envoyer balader, alors qu'en fait, ils souffreraient simplement de le dire, là, ce n'est pas le bon moment, reviens dans une heure. Désolée, là, maintenant, tout de suite, je ne suis pas disponible, envoie-moi par mail. Je regarderais. Et en fait, des fois, c'est cette sensation de jouer les victimes. Et c'est les mêmes après qui vont se dire, c'est tout le temps la même chose avec lui. C'est tout le temps la même chose avec lui parce qu'il n'y a personne qui le lui a dit.
- Sara
Et le pire, c'est qu'en fait, ils vont se plaindre, mais autour, en plein open space, mais jamais vers la personne. Mais on croit qu'on a tous en tête une ou un collègue qui fait ça.
- Leila
Mais d'office.
- Sara
Moi j'en vois là dans mes dents.
- Leila
Ils sont tous en train de décider.
- Sara
Donc non, c'est vrai, tout à fait. Donc ne soyez pas une victime, posez le cadre. Comme tu l'as dit, dites, comme tu as dit, ce n'est pas le bon moment, mais posez le cadre. Ce n'est pas le bon moment, dis une chose. Viens après, il n'y a pas de problème, envoie-moi un chat, envoie-moi un mail. Si par exemple tu préfères travailler par mail, je sais qu'il y en a, ils préfèrent tout avoir par mail, ça directement. C'est plus simple. Vous envoyez leur procédure. disant tu fais ça, ça, ça, ou sinon vous envoyez un chat et revenez plus tard. Mais s'il vous plaît, ne râlez pas.
- Leila
Ne râlez pas, non, clairement pas. Parce qu'après,
- Sara
ça c'est des gens pendant une semaine, oui, il m'a posé cette question, oui, non, c'est vrai, vous pouvez le trouver par lui-même,
- Leila
exactement, non, c'est vrai. Mais du coup, vu que ces personnes-là sont, entre guillemets, victimes de cette attitude, j'espère qu'elles sont conscientes qu'en fait, elles peuvent très vite tomber dans le... dans le revers qui est qu'elle se comporte comme un bourreau à un moment donné. Donc en fait, je pense que les conseils s'appliquent pour les deux personnes. Et ouais, soyez honnêtes, soyez clairs quand vous dites non, ou oui, ou plus tard. Mais surtout, ne faites pas des trucs dans le dos de vos collègues. Franchement, ça ne sert à rien.
- Sara
Oui, et aussi, soyez clairs si ce n'est pas une question qui doit venir vers vous. Si c'est une question pour... quelqu'un d'autre à gérer parce que parfois il ya des gens ils vont dire ouais non après je regardais et après une semaine il voit le reste il se dit ah non en fait finalement ce n'était pas pour moi j'ai déjà eu ça plusieurs fois et la chose que tu as aussi dit que je trouve qui est super important c'est le deadline surtout si la personne ne vous dit pas quand de l'imposer lui la question parce que On va se mettre la pression et se dire que la vie de vie de vie de répondre mais finalement c'est pas urgent la personne elle peut attendre une ou deux semaines sa fin de la semaine quoi c'est vrai non non c'est vrai donc vous n'êtes pas obligé de répondre dans la journée dans la journée même c'est pas end of the day si c'est pas si c'est pas en signe exactement exact
- Leila
non c'est vrai c'est vrai voilà je pense qu'on a fait un peu le tour de tout ça j'espère que le message est passé et que vous vous reconnaîtrez pas j'espère que le message est passé pour les vilains de l'histoire. Et puis pour les personnes qui aiment bien s'habituer sur leur sort, arrêtez. C'est le seul conseil que je vais vous donner. Arrêtez et agissez. Et je pense que les choses se passeraient mieux, beaucoup mieux pour tout le monde si chacun était beaucoup plus respectueux et beaucoup plus direct et honnête.
- Sara
Mais respectuez du temps. de ses collègues. Parce que,
- Leila
bien sûr,
- Sara
vous voulez quand même vivre, aller vivre, travailler en harmonie avec vos collègues, ne soyez ni la victime, ni le bourreau.
- Leila
Exactement. Sur ces belles paroles, on se donne rendez-vous à la semaine prochaine et d'ici là, portez-vous bien.
- Sara
Ciao, ciao.