- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast Intuition, votre meilleur allié. Le rendez-vous pour oser écouter ton intuition et te créer une vie qui te ressemble vraiment. Est-ce que tu as déjà envisagé la dimension que pourrait prendre ta vie si tu apprenais à écouter et à faire confiance à cette voix intérieure ? Ici, Joséphine et Marine, et telles les exploratrices de l'intuition, on t'invite à embarquer avec nous dans cette aventure à la Thelma & Louise, avec une fin bien plus positive. Nous sommes convaincus. que chacun possède un potentiel intuitif inné qui ne demande qu'à s'exprimer. Des clics de vie et surtout, des clés concrètes et applicables à ton quotidien pour faire de la place à ton intuition, un peu plus chaque jour. Alors, est-ce que tu es prêt à embarquer avec nous ? Que tu sois au début de ton exploration ou déjà bien avancé, abonne-toi, on t'emmène, l'aventure commence maintenant. Bonjour à toutes et bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, on revient avec un nouveau sujet. fascinant, celui des émotions et de l'intuition. On a tous, toutes, vécu des moments où on se sent un peu submergé par ce qu'on ressent, sans vraiment comprendre pourquoi. Les émotions peuvent nous faire sentir incroyablement vivants, mais parfois elles peuvent aussi nous bloquer ou nous égarer. Que ce soit la peur qui nous freine, ou ça peut être la colère qui prend le dessus, nos émotions sont toujours là, prêtes à nous guider. Encore faut-il savoir comment les écouter. C'est là que notre invitée du jour entre en jeu. J'ai l'honneur d'accueillir Linda, fondatrice de l'Anima Education, experte en gestion émotionnelle. Elle va nous aider à démêler tout ça. Ensemble, on va explorer comment nos émotions ne sont pas juste là pour nous tourmenter, mais bien au contraire, pour nous révéler ce dont on a vraiment besoin. Et vous allez voir, le lien entre émotions et intuition est bien plus puissant qu'on le pense. Comment faire la différence entre une émotion passagère qui brouille les pistes et une vraie intuition qui nous appelle à l'action ? Linda va venir nous partager ses clés et des outils simples pour mieux accueillir et gérer nos émotions sans les réprimer, mais en les reconnaissant comme des alliés précieuses pour notre intuition. Hello Linda, comment est-ce que tu te sens aujourd'hui ?
- Speaker #1
Écoute, je me sens très bien, je suis ravie d'être avec toi pour échanger sur ce sujet passionnant, on le sait, c'est... C'est tellement passionnant, les émotions, les intuitions. Et en même temps, je pense qu'il est temps aujourd'hui, parce qu'il y a de plus en plus de personnes qui se posent des questions, qui ont besoin de se reconnecter à eux-mêmes, de se reconnecter aux autres, de recréer des liens forts et profonds avec les autres, parce que c'est vraiment devenu difficile. Eh bien, le cœur de tout, c'est les émotions et les intuitions, bien évidemment, parce que nous sommes bien placés toutes les deux pour savoir que ça... existe et que ça nous habite tout le temps.
- Speaker #0
Même là, en ce moment, quand on enregistre le podcast, moi, je suis tellement excitée et enthousiaste de t'avoir là sur le podcast. C'est possible. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ton histoire ?
- Speaker #1
Alors, moi, je suis Linda, j'ai 50 ans, j'ai eu la moitié d'un siècle cet été, j'arrête pas de le dire parce que c'est une étape importante. Vous le verrez quand vous y serez, ça sera une étape importante. Et à cette étape, je peux dire que les émotions ont été au cœur de toute... ma vie, de tous les choix que j'ai faits, de toutes les directions que j'ai pu prendre, et les intuitions. Les intuitions sont arrivées très tôt, parce qu'en fait, c'est vraiment une histoire de famille, déjà pour commencer, puisque je suis issue d'une famille de sous-filles, du côté de mon papa, en tout cas. Donc la foi, la connexion à l'invisible, c'était des conversations qui étaient banalisées dans la famille. Je me rendais compte que quand je sortais, ce n'était pas si banal que ça, mais je ne prêtais pas trop attention. Et en plus, je me retrouve dans une fratrie de six frères et sœurs où je suis en plein milieu. Je me dis, waouh, comment je fais ma place là-dedans ? Il va falloir vraiment doubler d'ingéniosité. Et donc, c'est là que ça a commencé, je pense, inconsciemment, bien évidemment. Et puis, en grandissant, je me suis passionnée par la psyché, la psychologie. Déjà, même quand j'étais à l'école. J'essayais de comprendre les autres avec mes mots d'enfant, je faisais à ma façon. Mais j'étais toujours en train de m'occuper des autres, tout le temps. Dès que je voyais que quelqu'un avait un problème, mon objectif c'était de résoudre son problème. Si à la récréation il y en avait un qui était exclu parce que les autres ne voulaient pas jouer avec, il fallait que je résolve le problème, il fallait que je trouve un moyen pour qu'il rentre avec nous. Je passais ma vie à faire des trucs comme ça. Une fois que je suis sortie du cocon familial qui était quand même très protégé, où je me sentais bien, j'ai commencé à me prendre des murs. Je me suis dit « Oh ! » Il y a des gens méchants, il y a des gens mal intentionnés, il y a des gens qui partagent pas mon avis. J'arrive pas à les amener vers ce que moi j'estimais être bien pour eux. Et là, ça a commencé à me blesser, à me mettre dans des émotions compliquées. Et comme j'étais bonne à l'école, je suis partie à l'université, j'ai étudié la psychologie. Arrivé à ma licence, la psychologie clinique, je me suis dit, être tous les jours avec des gens très malades, qui ont des vrais gros problèmes de santé, ça m'affectait trop, je sentais que ça m'affectait beaucoup trop. Donc au départ, je n'avais personne qui me guidait vraiment et qui me disait, non, tu es trop empathique, tu ne peux pas faire ça, c'est trop compliqué pour toi. Et je suis tombée sur un ami de la fac qui a commencé à me donner des bouquins sur les neurosciences. Et je me suis dit, oh, trop bien, je vais pouvoir comprendre ce qui se passe dans la psyché et tout. Et là, passion totale. Et ensuite, une fois que j'ai eu mon Master 2, je me suis dit, tu te vois dans un cabinet ? Non, tu ne te vois pas dans un cabinet, non. Donc, je suis revenue sur Paris et j'ai un ami qui était dans le milieu un peu artistique, acteur, et qui accompagnait juste une actrice qui, à l'époque, était peu connue. Aujourd'hui, elle est très connue. et donc elle préparait le rôle de la môme justement. Donc vous l'avez reconnu, vous savez de qui je parle. J'ose le dire, j'espère qu'elle ne m'entendra pas. À l'époque, elle n'était pas considérée comme une bonne actrice, mais par contre une acharnée de travail. Elle travaillait beaucoup, elle se donnait beaucoup de moyens, elle était excellente là-dessus. Et donc lui devait l'accompagner, cet ami, et il me disait, on en parlait, puis alors moi j'apportais mes connaissances. Je faisais, oui mais tu sais, c'est parce qu'elle n'a pas la charge émotionnelle de cette scène-là. Et lui, il m'a dit « Attends, tu sais que ce que tu me dis, c'est super important, ça pourrait m'aider, ça pourrait lui faire gagner du temps. » Et donc, on a commencé à travailler en collaboration. Et puis après, de fil en aiguille, je me suis retrouvée à accompagner des personnalités publiques, politiques. Alors, le truc n'était pas prévu du tout, ce n'était pas le chemin. Et de fil en aiguille, ça a duré dix ans quand même. Et ensuite, j'ai commencé à me retrouver à Aix-en-Provence pour accompagner des dentistes, des médecins, pour le parcours patient. Donc en fait, j'utilisais mes connaissances de neurosciences et de psychologie, du bon sens. Et donc forcément, j'ai créé ma boîte. Et petit à petit, je suis passée de l'accompagnement personnalisé aux formations en entreprise. Et aujourd'hui, j'ai créé en ligne la régulation émotionnelle sur six mois où je mets les émotions au cœur déjà de l'apprentissage pour aller vers cette lecture intuitive et cette dialectique inconsciente qui pour moi est un atout extraordinaire.
- Speaker #0
J'adore, j'adore. Merci pour ce partage déjà de ton histoire. C'est très beau de voir ton déclic qui a commencé, mais dès l'enfance. Et en fait, c'est un chemin qui s'est construit au fur et à mesure et que tu as aussi fait confiance à ce chemin. Tu disais, je ne pensais pas aider des actrices connues comme Marion Cotillard. Et puis ensuite, passer à aider des dentistes. Et je trouve ça magnifique de dire, OK, ça t'a accompagné tout le long. Comment tu t'es dit, OK, je fais toutes ces expériences. Est-ce qu'il y avait un fil rouge ou est-ce que tu t'es vraiment laissé guider ?
- Speaker #1
L'intuition. Tout le temps. Et voir même cette intuition, parfois, à l'époque où j'étais jeune, parfois, je ne l'écoutais pas. Parfois, je disais, non, tu ne peux pas faire ça, tu te rends compte. Et puis, ma famille, tu te rends compte, tu as fait des études, mais qu'est-ce que tu fais ? Ça n'a aucun rapport. Bref, il y avait toujours des injonctions qui venaient me rattraper. Oui, mais tu es maman de deux enfants, tu vas te mettre en difficulté, tu ne peux pas faire des choses comme ça. Mais je n'ai jamais écouté. Je n'ai jamais écouté. Parfois, je n'ai pas écouté l'intuition. J'aurais peut-être dû, quelquefois, Aujourd'hui, vraiment, à 50 ans, je l'écoute toujours. Même quand elle me contrarie, parce que des fois, elle me dit un truc que je n'ai pas envie d'entendre. Parce que ça fait gagner un temps énorme, une énergie tellement folle. Et puis, je vais vous faire une petite confidence et je l'assume totalement. Je suis quelqu'un de plutôt feignante. Alors, c'est bizarre de dire ça. Mais quand on sait que le cerveau est feignant, donc moi, je suis vraiment comme mon cerveau. Je suis partisane du moindre effort. Donc, si je peux taper... tout de suite, juste, sans faire trop d'efforts, ah mais alors là, je suis preneuse. Et l'intuition, elle permet ça. Alors, attention, les gens vont dire, ah, ça veut dire que les intuitifs, c'est déféniant. Non, ce n'est pas ça. C'est que nous sommes tellement sensibles à l'effort, justement, à l'énergie, parce que nous, on la ressent quand même de façon très forte, qu'on ne veut pas se perdre dedans parce que ça nous coûte aussi au niveau énergie, au niveau concentration, au niveau créativité. En fait, on est conscient que cette intuition, elle est tellement précieuse et elle est là pour nous guider et elle est là pour nous éviter justement de perdre trop de temps dans des situations. Et là, pour le coup, vous êtes une génération où je pense que vous ne pouvez pas faire le crédit de votre régulation émotionnelle très tôt. Il faut vraiment que vous ayez cette capacité à pouvoir réguler en tout cas une partie parce que vous n'allez pas tout régler en cinq minutes, bien sûr. Ce que je crains… pour ceux qui ne le feraient pas, ce sont des dérives, des dérives comme trop d'individualité, trop d'autocentrage et puis une difficulté peut-être à s'ancrer et donc des difficultés à connecter cette intuition. Parce que cette intuition, elle nécessite que nous soyons en régulation avec nos émotions. Je prends toujours cet exemple, vous êtes dans une salle de cinéma, et c'est soit vous êtes dans le film, donc vous êtes en autopilotage, et donc en réaction permanente à vos mémoires, à ce qui vous est arrivé, au monde extérieur, c'est que de l'émotionnel. Ou alors vous êtes spectateur, et là vous devenez témoin de la situation, et là vous êtes plus capable de répondre plutôt que de réagir. Là déjà, les intuitions deviennent... plus claires à cet endroit-là. On les capte mieux, on les ressent mieux et comme on n'est pas en pilote automatique avec nos peurs, nos angoisses, nos doutes, on a un petit peu plus confiance même si l'intuition est en train de nous dire l'inverse de ce qu'on avait envie de faire. Et on se dit, ok, ouais, je vais peut-être écouter quand même parce que bon, là je sens quand même qu'il y a quelque chose, je vais m'y mettre. Et là, on fait évoluer les choses.
- Speaker #0
Super. C'est que l'intuition, c'est un jeu. Des fois, on va l'écouter, des fois, on ne va pas l'écouter et je trouve qu'on est quand même dans une génération et justement dans un monde actuel où oui, On a besoin de conseils sur la gestion émotionnelle et c'est pour ça que tu es là, on va en parler ensuite. Par contre, je trouve qu'on est vraiment dans une période, une époque très intuitive. Peut-être à l'époque, on était très dans la logique, il faut être logique, logique, il n'y a rien d'autre. Là, je trouve quand même qu'on fait plus de place à son intuition. Juste, effectivement, si on ne sait pas gérer nos émotions, on risque de ne pas reconnaître correctement notre intuition.
- Speaker #1
Complètement d'accord avec toi. Et moi, je dis toujours que... le rationnel et l'intuitif, ce sont deux jambes, en fait, et il faut pouvoir être en équilibre avec les deux. Donc, être trop rationnel, ce n'est pas bon. Être que dans l'intuition, ça n'ira pas de toute façon. Il faut vraiment essayer de trouver un équilibre entre les deux. On sait que notre inconscient dialogue avec notre conscience à travers nos émotions. Ça veut dire que si mes émotions sont dans tous les sens et que je suis pilotée par mes émotions, je ne vais pas capter grand-chose de l'inconscient et de l'intuition. Ou en tout cas, je ne dis pas, il y a des personnes qui peuvent vivre des grands traumatismes. qui peuvent vivre des choses très difficiles, des traumas très difficiles, et qui ont de fortes intuitions. Ça n'empêche pas, ça n'a rien à voir avec le degré de difficulté qu'on peut avoir à gérer dans nos traumas. Mais en revanche, on a besoin du rationnel et on a besoin de l'intuitif. Pourquoi ? Parce que les neurosciences prouvent que nous avons deux vitesses de pensée, rapide et lente, et que l'intuition fait partie de la partie rapide du cerveau. La question à se poser, c'est moi, je me sens sensible, je me sens submergée par mes émotions. Je sens que parfois, j'ai des messages que je n'arrive pas toujours bien à capter ou à réguler. Pourtant, je me rends compte que dans la réalité, ça marche. J'avais l'intuition que cette personne-là, je ne la sentais pas. Je ne sais pas pourquoi, parce qu'elle ne m'a rien fait. Mais en même temps, il s'avère quelques mois plus tard qu'effectivement, j'avais bien raison de me méfier. Donc, il y a quand même quelque chose. Il y a quand même un message qui est là, qui me dit des choses qui marchent. Donc, qu'est-ce que je fais ? Soit j'ai peur et du coup, je fais. Non, non, non, je ne veux pas savoir, je ne veux pas savoir. Bon, ça, c'est un choix. Ou soit je me dis, waouh, ah non, non, non, j'ai vraiment envie d'aller découvrir ce super pouvoir de moi-même parce que c'est un super pouvoir que nous avons tous. Après, c'est comme les sportifs de haut niveau, on a tous des muscles dans le corps, on ne devient pas tous des champions olympiques, mais si on s'entraîne, on peut faire quelque chose quand même avec ses muscles. Et l'intuition, en vérité, elle fait partie de cette pensée rapide. parce que c'est quelque chose qui survient en fait, ce n'est pas rationnel, ça n'a rien à voir avec ce que je déduis, ce que je réfléchis, ce que j'analyse. Mais j'ai besoin de ma rationalité pour la faire entrer dans ma conscience. J'en ai besoin. Parce que qu'est-ce qui va se passer ? Les émotions précèdent la pensée. Ça veut dire que je n'ai même pas eu le temps de penser que l'émotion, elle est déjà là, elle est là, elle m'envahit, je ressens, etc. Mon cerveau, il va venir faire quoi ? Il va venir donner du sens à cette émotion. C'est ce qu'on appelle les sentiments. Et d'ailleurs, si on décompose le mot, sentiment, ça veut dire que c'est déjà des émotions qui mentent, alors qui mentent dans le sens où elles sont déjà interprétées. Donc, c'est pour ça que c'est très, très important d'apprendre à identifier son émotion quand elle arrive. Voilà, donc pas confondre une émotion pure et des sentiments. Ça paraît simple, ce que je suis en train de dire, mais ce n'est pas si évident que ça, parce que si on est en pilotage automatique, on a 24 000 pensées par minute. Bon. Encore un chiffre à mettre entre guillemets parce qu'on n'a jamais été compter les pensées de quelqu'un dans sa tête précisément. Et on sait que 24 000 images dans un film, ça s'appelle un film. Donc d'où l'expression se faire des films. En cinq minutes, vous pouvez passer d'une émotion à un film.
- Speaker #0
L'enjeu, c'est vraiment de différencier tes émotions, ta raison et ton intuition. Comment tu fais du coup, Linda, pour justement sortir du film et te mettre en spectateur, comme tu disais ?
- Speaker #1
Je peux donner comme ça un petit outil aux personnes qui écoutent qu'elles peuvent pratiquer tous les jours déjà pour s'entraîner, pour se familiariser avec cette identification des émotions. Dans quel état d'esprit tu es ? Est-ce que tu es dans un état d'esprit de développement dans ce moment-là ou est-ce que tu es plutôt fixe ? Parce que si on est plus dans un état d'esprit fixe, c'est que ça a à voir avec nos névroses et nos mémoires. et notre carte émotionnelle qui nous fait réagir en pilote automatique. Donc le rationnel va nous dire, oh là là, là ce que tu es en train de vivre, tu te rappelles, tu l'as déjà vécu quand tu avais trois ans et demi, on t'avait arraché ton doudou des mains, là rebelote, on t'a enlevé ton travail. Donc il va y avoir tout plein d'émotions qui vont arriver, qui vont pour certaines être justifiées, pour d'autres être exacerbées. Et à ce moment-là, on n'arrive pas à recevoir l'info de l'intuition qui dit, c'est quoi cet événement en fait ? Cet événement-là, il est là pourquoi ? Il est là pour te punir, il est là pour te faire comprendre que tu continues de répéter un schéma et qu'est-ce qu'il est venu te donner ? Donc quand on va se poser pour savoir quel état d'esprit j'ai, on va déjà savoir pourquoi cet événement est en train d'arriver.
- Speaker #0
À la place de directement avoir cette prise de recul en direct, parce qu'on n'a pas forcément ce recul encore, on est trop dans l'émotion, on prend du temps, peut-être à la fin de la journée ou le lendemain, de poser cette émotion et se dire « ok, celle-ci, je ne l'ai pas comprise » ou « je sens qu'elle me veut » . j'ai une contraction ou quelque chose, ou qu'elle revient souvent, je vais la poser et ça me permet de prendre ce recul au fur et à mesure.
- Speaker #1
Exactement, exactement. Et c'est quelque chose, à force de le faire, après vous allez le faire direct. Dès que ça va arriver, vous allez ressentir l'émotion, bien sûr, parce qu'on reste des êtres humains. Vous allez dire, oh, ça, ça m'énerve, ou oh, ça, ça m'angoisse, ou j'ai peur. Tout de suite, vous allez sentir, mais ça ne va pas vous envahir, vous n'allez pas devenir la peur, c'est ça le truc. Vous allez, elle va vous traverser, elle va vous signaler quelque chose. que là, il y a un truc qu'il faut regarder quand même. Si c'est très fort, vous allez dire, attendez, là, je vais prendre deux, trois jours de recul, je vais réfléchir. Parfois, ça va aller très vite. Souvent, mes consultants, ils me disent, c'est drôle, Linda, mais depuis qu'on s'exerce à faire tout ça, il y a des choses sur lesquelles je pouvais passer des fois 15 jours à me stresser, à ne pas dormir, à ne pas manger. Là, ça me prend deux heures.
- Speaker #0
Et donc, du coup, là, en fait, la première étape, c'est vraiment de conscientiser tes émotions.
- Speaker #1
L'identifier d'abord, parce qu'en fait... Conscientiser et identifier, c'est deux nuances différentes. L'identifier, c'est déjà de dire quelle est celle que je reconnais. Moi, je donne toujours à mes consultants une échelle de guidance émotionnelle. Il y a à peu près 24-25 émotions. Parce que des fois, les gens me disent, du coup, ça c'est une émotion ou pas ? Donc, en fait, ils vont déjà réapprendre ce que c'est une émotion pure. La peur, le doute, la joie, le contentement par exemple. Le contentement, c'est un point important parce qu'à partir du moment où on arrive au contentement, c'est-à-dire qu'au-dessus du contentement, il y a l'espoir. En dessous du contentement, il y a le doute. Donc, quand on est au contentement, on est entre les deux. On est un peu neutre. Le contentement, c'est un espace qui, si on est du côté de son égo, l'égo, il n'aime pas parce que lui, il veut exister, il veut qu'il se passe quelque chose. Mais si on est du côté, on va dire, de la conscience, de la sérénité, c'est un moment de prière, en fait, de prière avec soi-même. Après, peu importe sa foi ou sa religion, mais c'est un moment où il est important de prier et de se rendre à l'écoute de ce qui se passe. passe en termes de synchronicité extérieure, de messages extérieurs, sans rien faire, justement.
- Speaker #0
On est connecté, en fait, à soi et on est beaucoup plus réceptif, peut-être, aux messages extérieurs, du coup.
- Speaker #1
Exactement, parce qu'il ne se passe rien. Ça veut dire, soit je ne suis pas dans la grande joie qui fait que, ça y est, je suis en pleine éclate, et ou à l'inverse, je suis dans les angoisses, les peurs, etc. Là, je suis vraiment dans un endroit un peu neutre. Alors, ce n'est pas agréable si on est dans l'ego. En revanche, quand on est serein, on se dit « Ah, là, il y a une pause. » Donc, cette pause, elle va me permettre d'accepter d'être vulnérable. Je me laisse porter par ce quotidien, par ce qui passe en moi, par ce que les autres me disent, par des événements qui m'arrivent, que je n'ai pas forcément déclenché, mais que j'observe. Et donc, plus on va descendre de toutes ces émotions qu'il y a en dessous du contentement, on va produire du cortisol. Et ce cortisol, qu'est-ce qu'il fait ? Il nous déconnecte de notre intuition. C'est ça, le problème. C'est que quand on a trop de cortisol et qu'on est trop stressé, notre cerveau va se concentrer parce que lui, son rôle, ce n'est pas de nous rendre intelligents. Son rôle, c'est de nous maintenir en vie. Donc, quand le cerveau est dans cette énergie-là, il ne va pas aller dans la subtilité de l'intuition. Parce que l'intuition va très vite et il ne va pas l'attraper, il n'a pas le temps, il n'a pas que ça à faire. Il va plutôt aller s'occuper de faire en sorte que notre foie ne lâche pas, notre cœur ne lâche pas, notre sang ne soit pas trop acide, etc. Donc, c'est pour ça que le contentement, c'est pour moi, une émotion neutre, là, c'est génial. Là, il y a des intuitions, ça vient pas que pour nous, ça vient aussi pour les autres, pour le monde actuel, anticiper des choses, choisir d'autres potentiels que ceux sur lesquels on était quand on était en pilote automatique. Mais pour ça, je pense qu'il faut beaucoup de courage. Et moi, ce que j'ai observé dans mes 20 ans de pratique, ce sont les hypersensibles. C'est les premiers à dire qu'ils n'en ont pas. Ils vont dire, non, pas du tout. Ils trouvent que les autres sont géniaux, eux, ils sont nuls. Par contre, ils ont un courage énorme. Ce n'est pas de la performance en tant que stratégie pour réussir à être le meilleur, parce que ça, ça ne les intéresse pas en général. En revanche, de se connaître eux-mêmes pour pouvoir être encore mieux avec les autres, alors là, champions du monde, champions olympiques, ils adorent.
- Speaker #0
Et ça me fait penser justement à l'épisode de podcast qu'on a enregistré avant, c'était sur le silence. Quand tu parles de contentement, pour moi, ça me fait penser à la plénitude aussi. Tu es en pause avec toi-même et tu te sens bien. Et je trouve que justement, quand tu es hypersensible, tu peux vraiment passer du up and down très facilement, du haut en bas. Et quand tu atteins ce niveau de plénitude, c'est là où vraiment je trouve que tu... Tu peux te connecter à toi et, comme tu dis, te connecter aux autres. Et les hypersensibles, c'est ce qu'on recherche. C'est la connexion à l'autre, la connexion à soi. Et donc, c'est pour ça aussi que la gestion émotionnelle est hyper importante parce que je trouve que plus tu gères tes émotions, plus tu peux atteindre cet état de contentement où tu peux aller très, très loin dans ton intuition.
- Speaker #1
Ce que tu dis est très juste. Le silence, le fait d'arrêter de toujours être en train de faire des scénarios, c'est un luxe et c'est vraiment une bénédiction qu'on s'accorde à soi-même. C'est pour ça que je reviens sur les croyances, les religions et peu importe lesquelles, mais dans toutes les religions, il y a la prière. La prière, c'est un moment de silence finalement, de connexion à soi, de silence où on s'adresse à quelque chose qui est plus grand que nous. Et ça, c'est très important de se souvenir que même si nous avons plein de pouvoirs, quand je dis pouvoir, ce n'est pas magique, mais on a de l'intuition, on a le cœur qui bat, on est magique en tant qu'être humain. Mais moi, je ne conçois pas... que nous, les êtres humains, nous soyons les êtres les plus aboutis de la planète. Ce n'est pas possible. Rationnellement, pour moi, c'est impossible qu'il n'y ait pas quelque chose de plus grand, une force plus grande, on l'appelle comme on veut. Et à partir de ce moment-là, une fois que j'ai fait mon petit travail d'humaine, de travailler sur moi, de me connaître, d'être bon avec les autres, de me rendre utile pour les autres, de faire ma petite contribution que j'estime être la mienne, je trouve que c'est génial de pouvoir m'en remettre à Dieu. Moi, je l'appelle comme ça, mais moi, je m'en remets à Dieu. C'est quand je ne sais pas et que je n'ai pas les solutions, je calme mon esprit, je calme mon être et je me remets à Dieu et j'observe. Et du coup, comme je confie quelque chose à plus grand que moi, je vais devenir très attentive aux messages qui vont venir vers moi. Parce que c'est à travers les intuitions, c'est à travers les personnes. Parfois, on va nous envoyer des gens dans notre vie qui vont nous raconter une histoire. Mais en vérité, il y a un message pour nous. Et parfois, il y a quelqu'un qui va venir. Nous, on va dire « Ah, tu sais, en ce moment, ça ne va pas, je suis énervée, ça ne va pas, mon boulot, ça ne va pas, mon chéri, ça ne va pas, il n'y a rien qui va. » Puis la personne, elle va nous dire quatre phrases. Tac, tac, tac, tac, tac, ça va s'allumer dans notre tête parce que ces phrases-là, il fallait les entendre à ce moment-là. Et on s'aperçoit que j'aurais pu passer six mois à me torturer avec ce que j'étais en train de vivre. Mais là, la personne, elle vient de me donner une piste. Waouh, merci. Et la personne ne savait même pas qu'on avait besoin de ça. Il y a tellement de bénédictions tout le temps, partout. Et ça me va bien à moi. Après, je ne dis pas que c'est la façon de penser pour tout le monde, mais en tout cas, c'est celle où moi, je trouve de la sérénité.
- Speaker #0
Et je trouve que c'est hyper juste ce que tu dis par rapport justement à cette époque où on peut être très auto-centré. Forcément, quand on est très auto-centré, quand on est en pilotage automatique, on va être moins ouvert à ces messages extérieurs et à comprendre que oui, on est humain, mais rester aussi humble dans notre humanité. Moi, je ne raisonne pas forcément avec Dieu, mais cette lumière, c'est quelque chose de plus grand que nous. C'est à ce moment-là où on peut aussi développer sa confiance en la vie et se dire, je lâche en fait. Arrêtons d'être obsédés partout, à vouloir tout, tout de suite. Et aussi, laissons le chemin faire. Et c'est ça qui est beau. Si on revient aussi à ton parcours comme tu l'as décrit, jamais tu n'aurais pu te dire, j'aurais prévu tout ça dans ma vie. C'est ça qui est trop beau, je trouve, dans la vie, c'est de te dire, ok, je suis actif, je prends des décisions, ma raison me sert à quelque chose, mais il y a aussi des moments où je laisse de l'espace pour l'inconnu, la spontanéité, ou être ouvert et courageux. pour laisser cette place.
- Speaker #1
Il faut beaucoup de courage pour traverser la dualité terrestre. Un autre outil que j'utilise beaucoup avec mes consultants pour les aider justement dans cette dialectique inconsciente, c'est que je leur demande de poser des intentions avant d'aller dormir, d'observer leurs rêves s'ils s'en souviennent, mais même s'ils ne s'en souviennent pas, on rêve tout le temps. Je leur demande de se connecter à cette émotion au moment du réveil parce que pour moi, l'inconscient dialogue avec la conscience à travers les émotions. Et donc... au moment du réveil, on a des messages. Alors les messages, ce n'est pas les chiffres du loto, parce que ça se saurait, je serais milliardaire et je serais en train de me siroter un cocktail quelque part.
- Speaker #0
On s'ennuierait si on était milliardaire. Oui,
- Speaker #1
voilà. Donc, choper cette émotion au réveil, parce qu'elle a des informations qui ne nous concernent que nous, sur des choses à traiter dans notre mémoire, parce que ce double, il va aller à la fois dans notre passé pour réactualiser des choses, mais il va aussi aller dans ce potentiel futur pour réactualiser. Moi, je suis capable très régulièrement de rentrer consciemment dans mes rêves aussi. petit à petit avec le temps et le travail sur soi, parce que ça prend du temps. Là, j'en parle comme si ça faisait cinq minutes que ça m'était arrivé, mais tout le monde est vraiment capable. Les rêves lucides, c'est prouvé scientifiquement. Il y a des études qui ont été faites là-dessus. En tout cas, ce qu'on nous explique, c'est que quand le cerveau est équilibré entre cette dialectique consciente et inconsciente... on peut se mettre à s'amuser, à rentrer dans nos rêves. Alors, on le fait des fois comme ça pour s'amuser, mais le fait de se réveiller et d'avoir conscience que j'étais consciemment dans mon rêve, ça veut dire que la psyché, elle a réussi à atteindre des niveaux de subtilité de lecture de l'inconscient et de la conscience qui font que l'intuition devient de plus en plus claire. Et l'intuition, pour moi, c'est quelque chose qui va avec le rationnel. On ne peut pas dire soit l'un, soit l'autre. Ensemble, on commence à pouvoir aller... intervenir dans nos potentiels. Et là, ça devient intéressant.
- Speaker #0
Le jeu est infini.
- Speaker #1
Il y a encore des choses à découvrir. Je reviendrai dans dix ans.
- Speaker #0
Dans dix ans, dans deux mois. Tu vas revenir nous parler des rêves et de l'inconscient. Génial. Avant qu'on passe au défi pour les auditeurs, j'avais une petite question pour toi. Est-ce qu'il y a une émotion avec laquelle tu as eu peut-être plus de mal à composer dans ta vie ? Et comment tu as réussi justement à transformer cette émotion en une alliée pour mieux écouter ton intuition ?
- Speaker #1
L'émotion qui vraiment est compliquée pour moi, c'est d'accepter de laisser quelqu'un en difficulté et de ne pas l'aider. C'est mon empathie qui, bien souvent, m'a joué des tours, puisqu'il y a l'empathie et la sympathie qu'il ne faut pas confondre, parce que l'empathie, c'est une chose. La sympathie, c'est le fait de se mettre à la place de l'autre. Et en fait, j'ai découvert qu'à travers ce besoin de sauver les autres, c'était ma propre reconnaissance que je cherchais dans le regard des autres. Et donc, je ne pouvais pas les abandonner, parce que si je ne les sauvais pas... Donc, je ne leur donnais pas le moyen de me reconnaître. Donc, je ne les lâchais pas. Je les aidais, quitte à ce que ça me coûte énergétiquement, psychiquement. Le principal, c'était que je le sauve et que cette personne me reconnaisse parce que je l'ai sauvée. Pour toutes les personnes qui vivent ça, ça fait perdre beaucoup de temps, ça épuise et ça aura des conséquences sur votre santé. Moi, j'ai mon dos qui est bien entamé déjà. En fait, c'est parce que, comme je l'ai dit, dans ma famille, j'étais dans une place au milieu. Je cherchais ma place. Et le seul moyen que j'ai trouvé d'attirer l'attention, c'était d'aider tout le monde. Et donc, j'ai cru qu'il fallait faire ça pour avoir sa place. Et même si j'ai fait des études en psychologie, même si j'ai étudié le syndrome du sauveur, même si je le comprenais très bien, ce n'est pas pour autant qu'il m'a quittée vite. Ce n'est pas une émotion, je suis en train de dire, en fait.
- Speaker #0
Après, ce que je trouve intéressant dans ce que tu dis, c'est que ça correspond en fait à un besoin non nourri. Souvent, on dit qu'on a une émotion qui correspond à un besoin nourri ou non nourri. Et donc là, ça correspond à un besoin non nourri, la reconnaissance.
- Speaker #1
C'est ça, exactement. Et on a beau en avoir conscience, parce que bien évidemment que j'ai eu conscience à un moment donné que j'avais un problème avec la reconnaissance. Entre le comprendre, l'analyser et arrêter de le faire, il y a un monde qui prend du temps. Et puis j'avais beau dire non, cette fois-ci, je ne ferai pas. J'ai reparté les deux pieds dedans comme si de rien n'était. C'était du pilote automatique. Donc, nous avons des émotions en nous qui sont des fondements de notre construction, qui sont très compliquées à faire partir. Donc, c'est pour ça que même en y mettant de l'attention, ça part. pas si facilement que ça. Alors, imaginons quand on ne met pas du tout d'attention. On va se le coltiner toute la vie et puis le corps physique, à un moment donné, il va morfler.
- Speaker #0
Ouais, c'est clair. Stratégie des petits pas. Et c'est pour ça aussi que tu coaches des personnes là-dessus. C'est pour ça que nous aussi, on fait tout ce qu'on fait avec ce podcast et les retraites. C'est pour vous permettre d'avoir des outils progressivement pour comprendre qu'on a une intuition, s'y connecter et lui faire confiance au fur et à mesure. Mais ça prend du temps.
- Speaker #1
Même pour ceux qui ont du mal à capter leurs intuitions, ce n'est pas grave. Ce qui compte, c'est, comme tu l'as dit, des petits pas, petit à petit. Qu'est-ce qui va vous permettre d'être mieux demain ? Je reviens sur un personnage très connu dans l'humanité, Jésus. Jésus, il a dit un jour à la fois. Par contre, faites attention là où vous allez chercher ces informations qui vont vous faire grandir. Il y a beaucoup de bullshit. Donc, vous pouvez suivre Joséphine les yeux fermés. Elle, elle y va avec son cœur, ses intuitions. Et en plus, elle se forme intelligemment. Mais vraiment, faites attention, regardez, observez. Les gens qui vous disent qu'ils ont des solutions rapides, n'y croyez pas, ça ne marche pas, ce n'est pas vrai. Il y a des moments de la vie où on n'est pas tout à fait attentif, où notre état hormonal est dans une autre direction. Il y a tellement de paramètres. On est égaux dans le sens où on a un peu tous les mêmes outils, mais on n'est pas tous égaux dans notre capacité à l'utiliser. Donc, il faut être vraiment attentif et avoir du courage. Et donc, bienvenue les hypersensibles.
- Speaker #0
C'est tellement fort et tellement important de préciser ce point-là parce qu'il y a tellement de choses sur le marché. Alors, du coup, on parlait de stratégie des petits pas. Est-ce que tu as un défi pour les auditeurs, pour justement qu'ils commencent avec un petit pas, un pas après l'autre, à commencer à réguler et gérer leurs émotions dans leur quotidien ?
- Speaker #1
Moi, je vais lancer un petit défi de 10 jours. Ce n'est pas long, mais c'est quand même correct. Donc, vous allez vous prendre un petit carnet ou votre téléphone ou ce que vous voulez, le support qui vous plaît, mais j'encourage l'écriture à la main. Le cerveau, il va mieux capter, il va réagir un peu mieux. Vous allez vous noter par jour un ou deux événements. marquants ou sur lesquels vous avez posé votre attention. Et vous allez essayer justement, sur la première partie, d'identifier quel état d'esprit vous aviez, c'est-à-dire est-ce que j'étais fermée, c'est moi qui ai raison, etc. Ou plutôt, tiens, ça me trigger un peu, je me pose des questions, j'ai envie de comprendre, etc. Donc, est-ce que j'ai un état d'esprit de développement ou est-ce que j'ai un état d'esprit fixe par rapport à cet événement ? Ensuite, je vais décrire sur l'autre colonne mes émotions. Qu'est-ce que je ressens ? Est-ce que je suis en colère ? Est-ce que ça me renvoie à quelque chose de mon enfance ? Est-ce que... j'en ai marre que ça se répète, décrire un peu ce qu'on ressent. Et ensuite, le fameux challenge, identifier mes émotions. Est-ce que j'ai eu peur ? Est-ce que j'ai eu des doutes ? Est-ce que j'étais jalouse ? En joie, voilà. Notez les émotions qui viennent et vous faites ça pendant dix jours. Il faut vraiment le faire tous les jours parce que sinon, ça ne sert pas à grand-chose. Et au bout de ces dix jours, vous faites un petit bilan, vous allez relire ce que vous avez mis le premier jour. Et déjà, essayez d'identifier si, entre le moment où vous avez vécu cet événement il y a dix jours, et ensuite que vous le relisez dix jours plus tard, qu'est-ce qui a évolué ? Qu'est-ce qui a changé ? Là, j'avais dit ça, mais c'est plutôt ça qui s'est passé. Ou tiens, là, j'avais écrit ça, mais c'est plutôt comme ça que je le voyais. Et si vous êtes déjà capable de commencer à apporter de la modification, c'est qu'en ayant identifié votre émotion, votre psyché, votre cerveau, il a déjà commencé à faire un travail de régulation. C'est léger, on n'a pas réglé le problème, mais vous allez déjà voir en dix jours comment la psyché, quand on lui donne de l'attention, Quand on est attentif, quand on est conscient, il se passe déjà des choses. Ça bouge, en fait. Ça bouge très vite.
- Speaker #0
Je confirme. Je l'ai testé, ce journal. Oui, oui, je confirme. Je recommande à fond. Donc, allez-y pour 10 jours et puis vous nous dites ce que vous en avez pensé.
- Speaker #1
Oui, venez le dire. Je serai curieuse de voir vos résultats.
- Speaker #0
Super. En tout cas, merci infiniment, Linda, pour cet échange riche et très, très inspirant. On repart avec des clés essentielles pour accueillir et comprendre nos émotions. D'abord... on va identifier nos émotions en temps réel sans essayer de les rationaliser. Puis, on va essayer de les analyser pour comprendre leur impact. On peut aussi poser des intentions alignées avec nos ressentis. Donc ça, c'est très intéressant. Quand on se réveille le matin, avant de se coucher le soir, avant de rêver, observer les signes de notre inconscient. Et peut-être, une fois qu'on a fait tout ça, on commence à percevoir des synchronicités autour de soi. On commence à se connecter autour de soi et écouter les messages qui nous entourent. Donc, on espère qu'avec toutes ces étapes, vous allez pouvoir commencer à vous créer un quotidien guidé par vos choix. Et puis, si vous avez envie d'explorer, bien sûr, la gestion émotionnelle, Linda, est-ce que tu as peut-être quelque chose à nous partager sur tes formations en cours à venir pour ceux qui nous écoutent ?
- Speaker #1
Oui, effectivement, puisque j'ai créé une formation qui dure six mois où on passe cinq mois déjà à réguler les émotions. Je me suis demandé, comme je le disais au début, comment donner un outil qui marche, qui vraiment crée un avant et un après. J'ai voulu aussi, parce qu'on le dit, nous sommes mieux en communauté que tout seul dans son coin en train d'apprendre. Donc moi, j'ai créé un contexte, c'est-à-dire que les personnes arrivent, elles font partie d'une équipe, elles travaillent toutes les semaines, elles reçoivent une vidéo, elles sont avec leur équipe et une tutrice ou un tuteur pédagogique qui les accompagne. Et donc, ils vont recevoir pendant six mois environ 26 vidéos. Et une fois par mois, on se retrouve toutes les équipes pour mettre les travaux en commun, répondre aux questions, faire du cas par cas. Comme ça, les personnes, par exemple, qui sont... eux-mêmes thérapeutes, mais d'autres choses, par exemple, pas obligatoirement psychologues, mais qui ont besoin de ce côté psychologique et émotionnel pour pouvoir apporter des précisions dans leur accompagnement et de l'efficacité dans leur accompagnement. Ça, c'est vraiment une formation faite pour eux. Pas qu'eux, il y a aussi les hypersensibles, ceux qui veulent travailler sur eux-mêmes et comprendre comment ça se passe, ou alors ceux qui gèrent des équipes ou qui veulent monter des boîtes. L'émotion, elle est partout. J'ai pensé ça pendant six mois. Donc, le sixième mois va être consacré à la dialectique inconsciente. Donc là, on va rentrer dans le détail. Vous pouvez aller sur ma chaîne YouTube. J'ai énormément de personnes qui témoignent de leur expérience. Donc, vous pouvez aller voir, notamment Joséphine, qui a témoigné aussi de son expérience. Et là, donc, les inscriptions sont ouvertes actuellement. Ça se termine le 30 novembre. Donc, welcome, bienvenue.
- Speaker #0
Génial, trop bon timing. Et puis, on mettra tout ça dans la description de l'épisode. Est-ce qu'avant de clôturer l'épisode, tu as un dernier message que tu veux partager ou autre ?
- Speaker #1
Le message que j'aimerais donner, c'est... De ne pas oublier que se développer soi-même, si c'est pour se narcissiser, ça ne sert à rien. Quoi que vous fassiez, quel que soit votre métier, quelles que soient vos intentions. Si vous voulez contribuer à cette humanité, travaillez le fait de mettre les gens en sécurité, travaillez le fait de les valoriser pour que les gens puissent donner le meilleur d'eux-mêmes. Je pense que c'est un excellent réparateur et guérisseur des névroses ou des manques que nous avons tous eus dans l'enfance ou pendant notre vie. C'est ce dont nous avons tous besoin, vraiment. Quoi qu'on fasse, qu'on fasse des podcasts, qu'on fasse des formations, qu'on fasse des retraites, peu importe ce qu'on fait, de toujours avoir ce... ce centre, c'est-à-dire sécurisation, valorisation réciproque. Voilà, pour moi, c'est ça le mot de la fin.
- Speaker #0
Et tu remplis très, très bien cette mission. Merci Linda pour ta présence, tes partages, et merci à vous de nous avoir écoutés. On espère que cet épisode vous a plu, et on vous dit à très vite pour de nouvelles explorations sur le chemin de l'intuition. Merci d'avoir vécu cette étape de voyage avec nous. On espère qu'elle t'a apporté de nouvelles clés pour ta boîte à outils et que tu es prêt à relever le défi. N'oublie pas, l'intuition n'est pas réservée à quelques élus, c'est une capacité que nous avons tous en nous.
- Speaker #2
Si tu veux aller plus loin, suis-nous sur Instagram, pour rester connecté et pour ne rien manquer. Abonne-toi, l'aventure commence ici. Si cet épisode t'a plu, tu peux nous laisser un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts et Spotify, et n'hésite pas à le partager avec tes proches. Plus on est de fous, plus on vibre. Avant tout, on a imaginé ce podcast comme une co-construction. Viens nous parler sur Instagram pour construire les prochains épisodes ensemble. thèmes, invités, questions ou simplement pour nous dire bonjour.
- Speaker #0
A très vite pour un nouvel épisode pour se construire une vie plus alignée et épanouie grâce à l'intuition. En attendant, reste intuitive ou intuitif et surtout n'oublie pas de vibrer, rire et danser.