- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast Intuition au quotidien, le rendez-vous pour oser écouter ton intuition et te créer une vie qui te ressemble vraiment. Ici Joséphine et Marine, et telles des exploratrices de l'intuition, accompagnées de nos invités, on t'embarque avec nous dans cette aventure à la Thelma & Louise avec une fin bien plus positive.
- Speaker #1
Nous sommes convaincus que chacun possède un potentiel intuitif inné, mais aussi une manière unique de ressentir et d'écouter son intuition, à travers son corps, ses émotions. ou ses expériences. Notre mission, rendre l'intuition accessible et pratique dans ton quotidien grâce à des histoires de vie et des clés concrètes. Nous t'aidons à explorer, expérimenter, jusqu'à ce que tu trouves les outils qui résonnent avec toi pour que petit à petit, tu apprennes à te faire confiance et à t'écouter, le tout guidé par ton intuition. À chaque fin d'épisode, repars avec un défi simple à tester dans ta vie pour t'aider à passer à l'action.
- Speaker #0
Alors, est-ce que tu es prêt à embarquer avec nous ? Que tu sois au début de ton exploration ou déjà bien avancé, abonne-toi, on t'emmène, l'aventure commence maintenant. Bienvenue à toutes et à tous dans ce nouvel épisode de podcast, j'espère que vous allez bien. Je suis aujourd'hui avec Myriam, qui est notre invitée pour cet épisode, qui est une personne que je connais peu, mais que j'admire beaucoup. Comment vas-tu Myriam ?
- Speaker #2
Je me sens centrée, je me sens alignée, je me sens bien. Après je traverse une période où les bases sont bien en mouvement. Décembre c'est un mois qui est particulier pour moi parce que c'est le décès de mes deux parents. Ça me met dans cette énergie de deuil positif que j'aime et que j'apprécie, mais de compostage on va dire de certaines choses et de revenir à ma base et à mon essentiel en fait finalement, à la vie.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui peuvent raisonner avec ce que tu dis. Est-ce que tu peux te présenter un peu comment tu te définis aujourd'hui ?
- Speaker #2
Yes, avec plaisir ! Je suis Myriam et je crée des espaces de transformation qui vont être des espaces reliés à chaque fois au corps et aux sagesses un peu indigènes du monde, puisque c'est aussi mon origine, par ma lignée de femmes berbères, cabiles qui sont derrière. Donc c'est important pour moi que les espaces que je crée et les personnes que j'accompagne soient connectées un peu à cette essence-là et soient accompagnées dans la transformation, dans le retour à soi, dans le retour au corps. Et du coup, pour moi, c'est vraiment un retour au sacré. Je pourrais dire gardienne du sacré, ça fait très perché, mais la vérité c'est que c'est vraiment ça, c'est comment est-ce que je peux reconnecter les gens, tant sur des accompagnements individuels que collectifs, avec des espaces d'extra-type dance, de cercles de soins, d'accompagnement en coaching, human design. Comment est-ce que je peux reconnecter en fait les personnes qui me croisent à l'essence ? Puis je crée aussi des espaces pour les femmes. Mon entreprise s'appelle Madressana, qui veut dire la mère qui soigne. Et là c'est des espèces de guérison, de circulation des émotions, d'écoute et de soins du corps. Et là c'est plus à destination des femmes et notamment des mamans. Mais le point central c'est vraiment le retour à soi, au corps et à l'authenticité et du coup à l'intimité.
- Speaker #0
Ce que j'aime bien c'est que tu as l'essence, tu as ton fil rouge, c'est le sacré. Et tu as plein d'outils et de manières. de l'exprimer ou en tout cas de reconnecter les personnes autour de ça en vrai l'intention principale c'est un peu comme toi avec le podcast,
- Speaker #2
c'est le partage culture berbère et comment m'a éduquée en fait il y a de la valeur à partager beaucoup plus qu'à garder pour soi et donc tout ce que j'ai découvert à travers cette quête de presque 10 ans, de quête de sens de retour à moi,
- Speaker #0
c'est des trésors que j'ai envie de partager tout en prenant le temps de moi j'ai hâte de découvrir les 10 ans là Alors, est-ce que tu peux nous parler peut-être de comment tout a commencé ?
- Speaker #2
Il y a vraiment quelque chose qui est venu me chercher assez loin. C'était effectivement il y a 8 ans. Je venais de perdre ma maman. À l'époque, j'étais formatrice chez L'Oréalux. Je vivais à Paris, donc j'avais 23 ans. J'étais au début de mon succès, corporelle, non tout le monde rêve. C'était vraiment intéressant comme expérience. Mais sauf qu'à ce moment-là, je perds ma maman. Et je ne vivais qu'avec elle. Donc en fait, quand je l'ai perdue, j'ai tout perdu. C'était vraiment mince. Je n'ai plus de repères dans la vie. Et du coup, je ne sais pas pourquoi j'ai envie de vivre. Et quand je suis retournée chez L'Oréal après un peu d'arrêt maladie pour la burn-out, dépression, et je passais tout un tas d'entretiens pour voir où est-ce qu'ils pouvaient placer quelqu'un comme moi. Je me souviens très bien de cette scène où je suis devant cette femme qui me fait passer un entretien à l'international. Donc voilà, c'est le rêve ultime. toute personne noëlienne, travailler à l'international, voyager, être payée, c'était mon rêve. Sauf que cette personne-là, en fait, dans les questions qu'elle me pose, dans ses réponses, je vois bien qu'elle ne me voit pas, en fait. Je vois bien qu'elle ne reconnaît aucune valeur, mais qu'elle cherche à me mettre dans des cases et à savoir, ok, mais dans quelles cases, en fait, je vais la mettre. Et du coup, je sens énormément de jugement et aucune ouverture à vraiment comprendre ma valeur, mais plus à essayer de dire quoi faire. Ce parcours-là de carrière, ce n'est pas pour vous. Ce parcours-là, ça va être pour vous. Et je me souviens que je me retrouvais devant elle et je venais de tout perdre et de me rendre compte que tout était possible grâce à cette expérience-là avec ma maman. Et je me souviens qu'à l'intérieur, je me disais mais en fait, je fais ce que je veux. En fait, à partir de maintenant, il n'y a personne qui va me dire quoi faire. C'est moi qui décide de ce que je veux faire et de là où je veux aller en fait. Et ce n'est pas une personne extérieure qui cherche à me mettre dans des cases qui va me dire où aller. Donc il y a eu un peu ce côté rebelle qui s'assumait quoi de... Non mais fuck off, je ne l'ai pas dit. Je me souviens, je passais vraiment l'entretien, l'entretien, et pendant tout ce parcours, j'étais mort de rire, parce que je faisais ces entretiens-là, mais à l'intérieur de moi, j'étais là, mais en fait, je vais partir. Je vais me barrer à l'autre bout du monde. Et donc, il y a eu une distance, à ce moment-là, qui était magique, et que je savais très bien que, en fait, c'était quelque chose qui allait derrière moi, et qu'une nouvelle vie allait commencer pour moi. Et ça faisait six ans que j'étais chez L'Oréal, donc c'était quand même... C'était quand même un cycle, c'est aussi en lien avec ma maman, puisque je ne vivais qu'avec elle, elle m'a élevée toute seule. Donc depuis petite, je vivais à travers elle, je vivais à travers ses yeux, sa fierté, ce qu'elle projetait. On vivait dans un Hélèvre à Paris, on n'avait pas d'argent, donc c'était naturel pour moi de viser haut, d'aller chez le Réalux, de réussir, de gagner ma vie, de pouvoir lui payer des choses, de pouvoir m'assumer. Il y avait vraiment une rage de ça, de sortir de la galère en fait. Mais de lui faire sortir de la galère aussi. Et donc ce moment-là, c'est vraiment un moment où finalement, c'était le début de... Là, je me choisis et je vais vivre pour moi. Et donc toute ma quête, tous ces dix ans, ça a été ça. C'est comment je peux revenir à mon autorité, à laisser mon corps me guider, à laisser mon intuition, à laisser mon cœur être la personne qui me guide en fait. Et pas ma mère, pas l'Oréal, pas RH. Voilà. J'avais pas de réponse.
- Speaker #0
Tu avais une réponse, tu savais que tu ne pouvais pas rester où tu étais. Ça, tu étais sûre.
- Speaker #2
Quand tu viens d'accompagner ta maman pendant trois mois à l'hôpital, que tu croises tous les jours des gens qui sont malades, qui sont des enfants, des mamans, des familles, que tu vois en fait le cœur de la douleur. Après ça, tu reviens chez L'Oréal et que tu es en réunion et que tu te prends la tête sur un trait d'union pour une marque de luxe. Ben non, ça fait pas ça. Et effectivement, c'était très drôle de voir ce décalage et de voir que c'est le temps de dire au revoir.
- Speaker #0
C'est ça qui est bien aussi ce que tu dis, c'est qu'il y a un temps pour tout. Et ce que tu as sûrement découvert à L'Oréal, ça te sert aujourd'hui. Donc c'est aussi, si on est à un certain endroit, à un certain moment, c'est pour une raison. Mais au bout d'un moment, de ne pas nier ce qui se passe à l'intérieur de nous et se dire Ok, là je sens que je ne suis plus à ma place. Et au lieu de me dissocier et ressentir ce décalage de plus en plus fort, c'est juste de passer à l'étape suivante. Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? Comment tu as fait ? depuis ce jour-là à L'Oréal, jusqu'à maintenant, pour te connecter à ton corps progressivement, à travers aussi cette intuition peut-être naissante qui s'est développée à l'intérieur de toi.
- Speaker #2
J'ai quand même tout plaqué, j'ai été très radicale dans mes choix. Il y en a beaucoup qui disent que j'ai eu énormément de courage, de me réinventer, de tout plaquer, de partir seule à l'autre bout du monde. En effet, il y avait une partie de courage parce que c'était ma plus grande peur d'être seule. et que je l'étais et qu'en fait je me suis dit soit je me morfonds et que c'est la fin de ma vie là vraiment je me laisse mourir soit en fait j'essaye quelque chose pour comprendre si j'ai envie de continuer à vivre finalement pour trouver un sens en fait donc j'aime dire que c'était plus un appel de survie et c'est là où je pense que le corps est incroyable parce que finalement la vie elle nous rattrape toujours en fait même si on a envie de se couper du monde même si on a envie de se laisser à l'abandon et au désespoir il y a toujours la vie qui revient de façon d'une autre Et moi ça s'est fait sous forme de personnes, ça s'est fait sous forme d'amis en fait, qui venaient toquer à ma porte et me dire bah écoute là je peux pas te laisser comme ça, en fait viens, on va faire ci, viens on va faire ça Et donc j'ai suivi un petit peu ces invitations de l'extérieur mais en écoutant ok est-ce que c'est juste, est-ce que j'ai envie, est-ce que j'ai du plaisir ? Et donc de fil en aiguille, j'ai rencontré une femme qui partait au Nicaragua, et puis moi je voulais partir à Ogilvy mais je savais pas où. Et puis je ne connaissais pas le Nicaragua mais voilà je me disais pourquoi pas, vas-y, ok. Donc j'ai pris un aller simple pour le Nicaragua. J'ai effectivement tout vendu dans mon appartement, je l'ai soulevé à l'époque. J'ai dit ok. Peut-être que je pars un mois, peut-être que je pars six mois, peut-être que je reviens pas. Et en fait, à partir de ce moment-là, je veux m'ouvrir à toutes les possibilités et ne pas me mettre de limites. Et mon mantra, c'était ça, c'était Go with the flow et No plans, the plan Il y a un livre qui s'appelle The Surender Experience C'est vraiment Ok, comment est-ce que je peux me laisser porter, pas à l'extérieur, tout en étant connectée à l'intérieur et en sachant, ok, qu'est-ce qui est oui, qu'est-ce qui est non ? Qu'est-ce qui attise ma curiosité ? Qu'est-ce qui me repousse ? J'avais aucune attente, aucune projection. Et ça, c'est chouette, parce qu'en fait, finalement, ça m'a ouvert d'infinies possibilités, et je n'aurais jamais pensé vivre tout ce que j'ai vécu, et je n'aurais jamais pensé en être là aujourd'hui. Mais c'est vrai qu'à cette époque-là, je n'en savais rien. Tout ce que je savais, c'était qu'effectivement, il fallait que je fasse quelque chose pour que mon corps, du coup, se rebranche à la vie. Et qu'en fait, c'est venu assez naturellement. C'est-à-dire qu'à ce moment-là, la vie a repris le dessus.
- Speaker #0
Et est-ce que c'est le voyage ? Est-ce que c'est les personnes que tu as rencontrées là-bas ? Qu'est-ce qui t'a permis cette reconnexion à ton corps ?
- Speaker #2
Ce qui m'a beaucoup marquée au début de mon voyage, c'était la synchronicité. Le moment où je me dis Ok, je pars au Nicaragua vu que j'avais peur d'être seule, ce site-là, Workaway, qui est génial parce qu'effectivement, ça ouvre à tellement de possibles. Dans les filtres, je mets tout type de projet, toute l'Amérique latine, tout type de durée. Et donc, je regarde, je regarde, je regarde, il n'y a rien qui me parle, il n'y a rien qui m'excite en fait. jusqu'à un moment où je tombe sur une annonce, c'est de l'éco-construction au Nicaragua, en autonomie complète, sur une plage déserte. Et ce que je vois surtout, c'est pas d'apprendre la construction naturelle, ce qui est cool, mais ce que je vois surtout, c'est qu'on va faire de l'acro-yoga, qu'on va faire des feux sur la plage, avec la musique. Et je vois surtout que la personne, elle met, bah écoutez, en fait, peu importe que vous sachiez faire ou pas, je pars du principe qu'on peut tous apprendre, et on peut tout apprendre. Et ça, c'était quand même ma philosophie de vie. Je me dis, OK, il y a une sagesse, il y a quelque chose qui résonne. C'était vraiment ce principe de résonance. C'était, ah, ça résonne. Là, oui, je m'identifie. Et donc, j'ai écrit à ce projet-là. Et la réponse, je vois le nom du projet, et ça s'appelle Carpe Diem. Et je me retourne à ce moment-là, justement, à l'artiste. Et en fait, j'avais mis tout un palmel de tableaux dans mon salon. Et là, en gros, dans un de mes tableaux, c'était Carpe Diem.
- Speaker #0
Wow.
- Speaker #2
et là ça a été ok, et bien j'imagine que c'est là où je veux être. C'était comme ça, c'était dans toutes ces possibilités-là, finalement là ça résonne et en plus il y a un énorme signe qui vient où c'est un petit peu gros pour pas le voir quand même. Donc voilà, j'arrive à ce projet-là pour... trois jours et au final j'y reste plusieurs mois, au final je co-crée le lieu, je prends la gestion du lieu et puis ça a été la base de comment je me suis retrouvée, c'était la communauté quoi.
- Speaker #0
Tu deviens Carpe Diem en fait.
- Speaker #2
C'est ça et en fait là-bas il n'y avait pas d'électricité donc on n'était pas du tout derrière un portable, on n'avait rien à faire que d'être dans le moment présent et juste d'être et donc c'est là où ce qui m'a marquée c'est vraiment ces synchronicités-là qui n'ont pas arrêté en fait. Il y a un chemin qui cassait tous mes plans où, mine de rien, j'ai dit, je passe trois jours ici et après j'explore le monde. Et donc, c'est comme ça qu'en fait, en écoutant les signes, en écoutant ce truc de, ah tiens, j'ai envie de ça, ah bah c'est là. C'est pas où je pensais que ça allait être, c'est là maintenant et de cette façon. Ça a créé vraiment ce chemin de, ah mais en fait, finalement, mon corps, c'est mes idées. Mon intuition, mon cœur, mon corps. finalement en fait ont beaucoup plus de sagesse que mon mental qui pense savoir où je dois aller en fait. Et donc à ce moment-là j'ai lâché tout plan, je me suis ouverte à Carpe Diem quoi. Au moment présent et à l'écoute et ça s'est pas arrêté après quoi.
- Speaker #0
Cette idée de synchronicité c'est un peu ça, t'es pas passive. J'ai envie de quelque chose, j'ai un besoin, je m'ouvre à des opportunités. Je vais sur Workaway, tu prends quand même ton téléphone et tu te dis c'est quoi cette appli, allez je tente. Et après, là tu te dis ok, je m'ouvre à des choses et après tu regardes les signes autour de toi. Tu n'as pas une obsession, tu laisses parler ton cœur, tu restes ouverte et flex sur comment ça va se passer, à quel endroit, tu n'es pas tout en train de planifier. Mais au bout d'un moment, tu utilises ton mental quand même pour quelque chose. Parce que ton corps et le mental, il n'y a pas quand même un équilibre entre les deux.
- Speaker #2
Moi, il y a quelque chose qui m'a énormément marquée, c'est cette notion que toute ma vie, j'avais appris à mettre mon cœur au service de mon mental. C'est-à-dire me dire, je dois être chez L'Oréal parce que je dois gagner tant d'argent, je dois réussir, je dois avoir un CV, je dois avoir une notoriété, etc. pour être safe, finalement. Donc je vais mettre mon cœur au service de ça, c'est-à-dire que ce n'est pas très aligné, ce n'est pas grave. Et là j'ai l'impression que j'ai vraiment changé de polarité en mettant ce cœur en premier, ce corps, cette énergie féminine de ok je sens et puis le mental qui vient soutenir ça en me disant ok tu as envie d'être là, ok on va prendre le billet d'avion, ok on va mettre telle chose en place C'est un peu comme cette énergie masculine de mental au service du féminin. Et ce changement de polarité-là il est énorme parce qu'il me suit toujours. Quand j'ai un atelier, quand j'ai un podcast, Je ne suis pas là à chercher à préparer, je prends les actions qu'il faut, mais je me laisse guider. Et du coup, c'est ça où j'intègre vraiment ce que j'ai appris pendant ce voyage, qui est de lâcher toute attente, toute projection, mais effectivement de faire le premier pas. Il y a un dicton qui dit, voilà, fais le premier pas et les autres suivront, et c'est vraiment ça. Et c'est effectivement ça qu'on peut oublier en pensant, voilà, du coup, je suis passive. Ça va venir à moi, je pose des intentions, mais en fait... les intentions pour qu'elles se manifestent, elles ont besoin d'être dans la matière. C'est pas quelle action qui compte, c'est juste de faire une action, et de lâcher prise sous quelle forme les choses vont venir. Effectivement, c'est très juste ce que tu dis sur, bah oui, c'est pas une question d'être passive, c'est une question d'être active, mais ouverte et à l'écoute.
- Speaker #0
Là, t'as écouté ton cœur, t'étais alignée. Est-ce que tu t'es sentie tout de suite alignée avec ton corps, ou il y avait quand même des péripéties dans cette alignée avec ton corps, où tu t'es dit justement, on parlait de ça avant le podcast ensemble, mais l'intégration... Souvent quand tu as eu des expériences, on appelle ça des peak expériences, que ce soit avec la méditation, le yoga et plein d'autres pratiques, la danse ou autre, où tu peux te sentir waouh quand tu es sans portable, quand tu es dans une communauté, mais après quand tu sors de là.
- Speaker #2
Ce qui m'a marquée effectivement c'est ça, c'est que j'avais comme plan d'aller marcher 6 mois toute seule en Californie et de traverser tout un pays à la marche, après avoir vécu le pire drame de ma vie. Et donc je me suis retrouvée au Guatemala. Et là j'ai voyagé dans les tumultes de mon désespoir en fait. C'est vraiment amené dans les abysses de moi-même. Et donc cette compréhension, cette réalisation, elle est venue comme ça. Elle est venue, en fait là, je me visualisais en marchant et je me visualisais me laisser mourir finalement. Me laisser abandonner en fait, à me dire je me coupe du monde, je vais marcher toute seule. Et puis si je meurs, c'est pas grave quoi. Et cette réalisation-là... c'était un peu un choc parce que je pensais que je le faisais pour le plaisir, pour l'expansion, parce que j'étais inspirée, parce que c'était ce que je voulais faire de ma vie. Je pensais vraiment que c'était pour ça. Mais en fait, c'était une complète élusion, un complet déni que j'avais. Et ce qui s'est passé après, c'est que j'ai malgré tout essayé de prendre le billet pour Los Angeles, le point de départ. Et donc, quand j'ai essayé de prendre le billet, j'étais sur mon ordinateur, ordinateur neuf. Sauf qu'en fait, au moment où j'essaie de prendre le billet, la page internet se coupe. Et là je me dis ok c'est bizarre, il y a un truc qui... Ok, je me dis c'est pas grave, je vais prendre mon portable. Je prends mon portable, je vais prendre mon billet d'avion. Et là on me demande un code qu'on m'a jamais demandé, que je ne peux pas avoir parce que c'est sur mon numéro français. Et donc je ne peux pas payer mon billet d'avion en fait. Je réessaye avec mon ordinateur, gros bug complet. Et là je me souviens je suis à cette table avec ma tasse de cacao et je me dis... Il y a un truc qui ne s'aligne pas, qui n'est pas fluide. Ce n'est pas facile. Donc, ce n'est peut-être pas le chemin. Après, ça a été un gros crash parce que ça a été une bataille interne de me dire que je viens d'annoncer ça à tout le monde. Je suis partie en disant que je vais marcher seule pendant six mois. Il y avait énormément d'égo. C'était je vais faire le défi Je l'avais annoncé à tout le monde. Je m'étais équipée. J'avais dépensé énormément d'argent dans mon équipement. Et puis c'est surtout qu'en fait si c'était pas ça, c'était quoi ? Et donc je me retrouve au Guatemala sur cette plateforme d'Eagles Nest face à tous ces volcans. Je me souviens il était 5h30 du matin, levé de soleil. Et je me dis mais qu'est-ce que je fais en fait ? Qu'est-ce que je fais ? Est-ce que vraiment je suis ce plan ? Ou est-ce que j'écoute et je lâche mes plans et que je m'ouvre à... à l'inconnu parce que c'était vraiment ça, c'était bah mince si je fais pas ça je fais quoi donc ça a ouvert un énorme vide qui était très dur à voir et à assumer en fait et puis j'ai recontacté la personne avec qui je suis mais on était séparés à l'époque et puis on se parlait pas parce qu'on s'était séparés et je lui envoie un message et je lui dis écoute là je veux bien te parler c'était la seule personne finalement qui me restait un peu comme famille quoi Et je lui envoie ce message et il me dit Écoute, je savais que tu allais m'appeler. J'ai rêvé de toi cette nuit et je t'ai écrit quelque chose. Mais là je suis dans un avion, il va décoller donc je peux pas rester au téléphone. Je vais t'envoyer ce que je t'ai écrit cette nuit. Et il m'envoie la photo. Et là je vois qu'il m'avait écrit, écoute sache que tu fasses le PCT ou pas, je suis fière de toi, c'est incroyable ce que tu fais, profite, continue de profiter. Et à ce moment là je me dis c'est incroyable la vie. Là c'est pas quelque chose qu'on peut imaginer. À ce moment là le ressenti corporel c'est waouh mais en fait je suis guidée. En fait je crois que je sais mais il y a quelque chose de beaucoup. plus grand qui sait pour moi et du coup finalement je peux m'abandonner à ça, je peux m'abandonner à cette guidance plus grande, supérieure, qui sait mieux que moi. J'ai choisi de ne pas y aller.
- Speaker #0
Ouais, tu avais un alignement parfait à ce moment-là et tu as choisi d'écouter pour le coup ton cœur et pas ton mental ou le plan que tu t'étais mis sur la comède. Et tu as recontacté quelqu'un d'important dans ta vie qui était le messager et te dire aussi là si tu sentais que c'était le bon moment et que ça soit aligné des deux côtés.
- Speaker #2
Il y a un moment donné où le ressenti est plus grand que notre mental. Il y a un moment donné où en fait, on peut ne pas écouter, mais on le sait qu'on n'écoute pas. Là, je sentais qu'il fallait vraiment que je lui envoie un message et mon mental ne voulait pas. Parce qu'on était censé ne pas se parler. Là, est-ce que je choisis en fait d'être dans mon ego, ma fierté ? Ou est-ce qu'en fait, je m'ouvre et j'accepte que je suis vulnérable et que j'ai besoin d'aide ? Et que du coup, je sais ce qui peut m'aider. Je le sais. Mon corps sait. Pour le PCT, je n'ai pas arrêté parce que j'ai suivi mon... coeur en fait je ne savais plus ce qui venait de mon coeur et ce qui venait de ma tête donc c'est ça aussi par rapport à l'intuition c'est qu'en fait c'est pas facile parce que quand on s'ouvre à tout ça il y a un moment où on ne sait plus distinguer et faire la part des choses entre ok mais qu'est ce qui vient de mon intuition qu'est ce qui vient de ma tête et c'est hyper perturbant et c'est en ça où je trouve que revenir au présent et être à l'écoute de l'extérieur qui est un miroir ça nous aide à dire ah mais en fait ok je sais pas moi moi en tant que petit humain en fait je ne sais pas Par contre, il y a quelque chose de plus grand qui sait. Donc comment est-ce qu'on arrive à être ouvert, à être à l'écoute et à laisser l'émergence de... Ouais, de laisser venir des choses qui vont nous guider et qui vont nous apporter nos réponses. Donc je pense que c'est ça une vraie clé aussi, c'est de se dire, bah en fait des fois on sait pas. On sait pas si c'est intuitif ou si c'est le cœur, si c'est la tête, etc. Il y a vraiment tellement d'expérience qu'on n'a pas de recul. Par contre, on sera toujours guidé et il y aura des choses à l'extérieur qui vont bien nous parler. Et c'est là où il faut écouter ses ressentis.
- Speaker #0
Ce que j'entends là-dedans, c'est aussi le côté patience. En fait, on a tellement l'habitude d'être toujours occupé, d'être dans le faire et pas dans l'être, quand on ne sait pas. On ne sait pas si c'est l'intuition, si c'est le cœur, si c'est le mental ou autre. Juste de prendre ce temps, accepter l'inconnu, même si ce n'est pas du tout agréable, parce qu'on n'a jamais été habitué à ça. On n'a jamais été habitué de ne pas faire. Mais du coup, c'est dans ces moments-là que des fois, il y a quelque chose autour de nous, un guide. un messager qui va se connecter à nous. Mais s'il n'arrive pas, qu'est-ce qu'on fait ?
- Speaker #2
Je pense qu'on a besoin d'apprendre à ne pas savoir. On est dans une société où on doit savoir. On doit savoir notre situation. Les choix qu'on fait, ça va définir l'outil de notre vie. On nous demande de savoir ce qu'on va faire, où on va aller, avec qui on veut être. On nous demande de savoir si on va passer toute notre vie avec quelqu'un. On a une telle pression. On a le temps de se dire qu'en fait, on ne sait pas. Il y a des moments où on ne sait pas. Et dans ces moments de ne pas savoir, ce qui est bien, c'est que du coup, on relâche toute projection, toute attente et donc on s'ouvre. Et effectivement, des fois, ça se passe pas. Des fois, c'est que c'est juste, c'est pas le bon timing. Toutes les personnes que j'accompagne, je leur dis, mais en fait, toi, ta responsabilité, c'est de te lever, d'être dans ta satisfaction. C'est de te lever, de te dire, ok, qu'est-ce qui m'apporte de la joie dès le matin ? Juste, mais qu'est-ce qui m'apporte de la joie ? Est-ce que j'ai envie d'aller faire tel sport, voir telle personne, d'aller dans tel café ? Ok, j'avais ces plans-là. Aujourd'hui, je me réveille le matin, est-ce que finalement j'ai pas envie de me prendre un chocolat chaud et de lire un livre, mon café préféré, ou d'aller me baigner dans le lac ? Qu'est-ce qui m'apporte de la joie ? Qu'est-ce qui me fait vibrer ? Et à ce moment-là, en fait, l'état de présence, il compte. C'est cet état de présence-là, c'est l'énergie qu'on crée à l'intérieur de nous qui va venir nous rencontrer de l'extérieur, parce que c'est qu'un miroir. Donc je pense que dans les moments où on a envie que ça vienne et qu'on a envie d'avoir des réponses et qu'effectivement il n'y a rien, faire confiance au timing des choses. Quand on veut que les choses s'alignent, il faut que ce soit le bon moment. Dans la tech, j'aime bien parce que c'est ça, c'est le time to market. Tu peux avoir le meilleur produit du monde, à la fin, si ce n'est pas le temps du marché, ça ne marche pas. Même si c'est super. Et je trouve que c'est ça l'important et qu'on oublie parce que quand on est dans le mental, on ne connaît pas ce timing-là. On veut que ça se passe dans tel timing, parce que ça nous arrange, parce qu'on en a besoin, parce qu'après on peut contrôler. La vérité c'est que le timing on en sait rien, le timing des choses ça c'est vraiment c'est l'inconnu. Et donc, ta patience, de la manière dont tu parles, c'est ça qui nous permet de sortir de la frustration et de revenir dans le plaisir de ok bah là, c'est pas encore là Finalement, tant mieux. Des fois on veut trop être dans cette autre réalité là, ou par exemple quand on est célibataire d'être en couple. Faut qu'on oublie qu'en fait chaque temps a son lot de kiff en fait. Et que le début d'un projet c'est génial ! Parce qu'on est libre, il n'y a pas d'attente, on peut tout essayer. Sauf que quand ton business cartonne, t'as tout à perdre. Donc c'est un autre plaisir. Mais voilà, je pense qu'il y a des fois où il faut accepter de dire bah voilà je sais ce que je veux, je sais où je vais, je prends les actions. Mais le quand, le comment, j'en sais rien. Et ça, c'est tellement beau parce que ça crée de l'espace à l'univers, à la vie de nos amis. Ce qui est beaucoup mieux que ce qu'on pense être bien pour nous. Et moi, c'est ce que j'ai vécu pendant mon voyage. Donc ouais, la patience, l'ouverture, la présence, et puis justement de cultiver son plaisir intérieur, son soin.
- Speaker #0
D'ailleurs, je pense qu'on se dit rarement, en pensant à nos expériences passées, Ah bah ça, si j'avais fait ça à ce moment-là, ça aurait été super !
- Speaker #2
Je l'incarne vraiment au quotidien après un business. Par exemple, j'ai des clients qui me demandent des accompagnements. Je ne vais pas répondre au moment où je ne sens pas l'envie et le plaisir. Je ne le fais pas parce que je sais que ça va limiter le truc. Et donc là, j'ai eu cette expérience avec une femme et elle me dit Mais tu sais, en fait, c'est exactement à ce moment-là que j'avais besoin de ta réponse. Et en fait, l'indicateur de ça, ce n'est pas le mental qui se dit Ah, du coup, je vais quand même répondre en décembre, comme ça, janvier. Non, ce n'est pas ça. C'est qu'il y a un moment donné où les choses, elles sont... Elles nous font vraiment plaisir et c'est le bon moment à l'intérieur de nous. Et ça, ça demande à être authentique. Ça demande à dire, en fait, je ne vais pas me flageller parce que je n'arrive pas à répondre à mes messages, parce que je n'ai pas répondu, parce qu'il faut à tout prix que je publie. Je publie quand je sens que c'est juste pour moi. Et à chaque fois, c'est aligné, il y a un succès derrière. Et ce n'est pas une question de temps, en fait. Je patiente, mais je sais que ça va arriver. Moi, j'ai appris à cultiver du plaisir dans la patience aussi, de me dire, mais... Mais en fait, c'est trop bon parce que là, ce n'est pas encore là. Mais je sais, c'est comme chez l'Oréal. Je suis là, je connais ma next step. Je sais très bien où je vais aller, ce qui va se passer comme changement. Mais là, je suis là. Et au lieu de rester dans l'énergie de oh là là, mais ce n'est pas bon c'est de se dire ah, mais c'est génial parce qu'il y a quelque chose qui va arriver. Il y a du nouveau, il y a du renouveau qui va être là. Donc, oui, c'est vraiment de la patience, mais avec de la confiance. Je me souviens de mes enseignants quand j'étais en cérémonie de plante médecine. Avant qu'on parte en cérébraux, on nous a dit trois choses. Concentrez-vous juste sur ces trois mots. Trust, surrender and allow.
- Speaker #0
Donc confiance.
- Speaker #2
Se rendre et s'autoriser. Et ça, je le garde en fait. On le montrera depuis parce que finalement, c'est vraiment ça. C'est vraiment une question de faire confiance. Puis de se rendre. Dire ok, je lâche prise en fait. Si ça n'arrive pas, tant pis. Si c'est pas dans cette amie de là, tant pis. J'ai fait tout ce que je pouvais. C'était dans ma responsabilité. Et après le reste, j'en sais rien. Et puis s'autoriser, parce que quand c'est là, c'est notre étape aussi. C'est s'autoriser à recevoir, s'autoriser à s'engager pleinement, s'autoriser à vibrer. Be careful for what you wish for, because you might just get it. Des fois, on peut se dire attention, mais après, si ton rêve de réalité, ça fait peur.
- Speaker #0
Tu as des croyances limitantes qui peuvent revenir à fond. Et c'est vraiment ce que tu dis, c'est le trust around the allow, je trouve que c'est vraiment le... La clé de la confiance en ton intuition ultime, c'est de te dire, mon intuition elle est là, j'ai confiance, mais elle ne va pas s'exprimer exactement au moment où je l'attends.
- Speaker #2
Et de la façon.
- Speaker #0
Elle s'exprimera d'une manière ou d'une autre. J'ai confiance en elle, je lâche prise, je lâche ce contrôle qui est hyper dur à enlever des fois, et après je lui permets d'exister et d'être là, et de prendre sa place.
- Speaker #2
Je pense que des fois on s'enferme dans des prisons de rêve. des formes. Par exemple pour le refuge, mon rêve c'était un endroit ancien avec des pierres apparentes et en fait je voyais rien d'autre que ça si j'ouvrais un lieu. Quand j'ai vu ce local, si j'étais bloquée à cette image là que j'avais dans mes rêves et mes projections du coup de fantasmes, en fait je n'aurais jamais eu ce lieu là et donc l'impact qu'il y a à travers ce lieu là. Je me souviens que j'ai eu ce process de relâcher en fait, de me dire ok peut-être qu'un jour j'aurais ce lieu ancien sacré avec des pierres et tout et que là on me donne un local commercial carré blanc avec des néons qu'est ce que j'en fais comment est ce que je peux ramener le maximum de l'énergie que j'ai envie d'avoir dans un lieu voilà maintenant c'est tout en rouge il est magnifique c'est magnifique c'était pas moi à la base c'était juste bah je sens que c'est juste ouvrir un lieu et j'ai posé l'intention d'ouvrir un lieu je me suis engagée pour ouvrir un lieu Je sais pourquoi je le fais, je sais que c'est important pour moi.
- Speaker #0
Maintenant ça ne vient pas dans la forme de mes fantasmes, en attendant qu'est-ce que je peux faire ? Et peut-être que ce sera juste le craft pour un prochain lieu qui sera comme je le décris dans mes rêves, j'en sais rien. Mais voilà, je pense que c'est important de relâcher les formes, et des fois on se met trop de pression dans ses intentions, à mettre des formes sur nos rêves et à vouloir à tout prix qu'elles prennent une forme de cette façon-là. Alors finalement c'est quoi l'important ? L'important c'est qu'on avait un lieu avec deux cabines, avec un but de communauté, avec une salle de pratique. Ok, c'est pas grand, c'est bon. mais on ferait de notre mieux avec ça en fait.
- Speaker #1
De ne pas se perdre dans le film, et rester sur l'essentiel. Est-ce que tu as un défi pour les auditeurs, pour justement, avec tout ce que tu nous as donné là, sur le voyage, sur la connexion au corps, sur les synchronicités, pour faire plus de place, et faire plus confiance à son intuition, progressivement dans son quotidien ?
- Speaker #0
Je pense que le premier, c'est de se créer de l'espace. Est-ce que je peux me créer de l'espace, malgré... le fait que j'ai plein de choses, est-ce que je peux concrètement planifier quelques heures où j'ai rien de prévu et où je vais me laisser juste être, marcher et aller là où mon corps a envie d'aller ça je pense que c'est un super conseil pour les personnes qui sont très visibles c'est de revenir à des moments de flot, se dire ok est-ce que je peux dédier une heure ou quelques heures ou une après-midi au moins à du flot, à juste ok j'ai rien de prévu, trop cool, qu'est-ce que je fais et de revenir au corps, de revenir à ok mais qu'est-ce que mon corps... à envie, qu'est-ce qui me ferait plaisir, un peu comme un enfant quoi, j'essaie de me faire un rêve. Est-ce que c'est d'aller dans le lac, est-ce que c'est d'aller courir, est-ce que c'est de voir telle personne, et juste de recevoir un peu ce qui vient. Donc ça, ce serait le premier. L'autre défi que j'aime bien donner aux personnes que je mentor, c'est est-ce que pendant une semaine, tu peux à 100%, allez peut-être 95%, t'es dédié à écouter ce plaisir-là et du coup à te... payer ce que tu as envie de te payer, à choisir là où tu as le plus de plaisir. Entre un restaurant qui n'est pas trop cher et qui passe et un restaurant qui vraiment te fait vibrer, est-ce que tu peux vraiment t'autoriser à choisir ça ? Ou quand tu es dans un magasin, tu te dis Ah, mais j'en ai pas besoin Juste de s'autoriser à dire Ok, est-ce que je peux prioriser vraiment ma satisfaction, ma joie, mon plaisir, juste pendant une semaine et de voir ce qui se passe dans son énergie mais dans l'extérieur aussi que j'ai ? vraiment de voir quelle personne là oui j'ai envie de l'avoir mais en fait ce sera plus tard là tout de suite de quoi j'ai besoin de quoi j'ai envie parce qu'on est beaucoup de charge derrière ça on a énormément peur alors qu'en fait il y a beaucoup de bienveillance qui vient souvent des autres si on arrive à le tester on crée un chemin de beaucoup plus d'autorisation de soins de plaisir et donc d'intimité et d'honnêteté et d'authenticité et pour moi c'est la base du tout j'adore j'ai une amie qui dit
- Speaker #1
Pas disponible ce soir, j'ai un date. Et je dis, ah ouais, avec qui et tout ? Elle me dit, avec moi-même. Et ça, j'avais trouvé ça génial, tu vois, de dire, ok, je prends, j'autorise d'avoir de l'espace, et d'abord de vérifier avec moi qu'est-ce que j'ai envie maintenant, avant de directement me tourner vers le monde extérieur. J'ai une petite question, avant qu'on finisse le podcast. Je voulais savoir si tu repenses du coup à la Myriam qui partait au Nicaragua, qui était encore dans les bureaux de L'Oréal, qui savait qu'elle n'était plus à sa place, qu'elle voulait partir, mais elle ne savait pas encore vraiment vers où. Qu'est-ce que tu lui dirais aujourd'hui avec la personne que tu es devenue ?
- Speaker #0
Je lui dirais, mais t'inquiète, ça va aller. Tu ne te rends pas compte de toutes les choses incroyables qui vont t'arriver et de tous tes rêves qui vont devenir réalité. Couvre-toi à recevoir et mets-y de la légèreté. Je vais te mettre la plessure. Kiffe, vas-y à fond.
- Speaker #1
Donc faites-vous plaisir, si vous entendez là pendant l'épisode. Kiffez votre vie et c'est vraiment là où il y aura l'anime qui suivra et tous les projets derrière. Merci infiniment pour tes partages, Rich. Pour récapituler un peu les clés que tu nous as partagées, je retiens beaucoup cette envie de se retrouver à un certain moment donné et décider de se choisir, de choisir son chemin et de se dire Ok, je fais cette première action Donc c'est de ne pas être dans la passivité, mais de dire Ok, je fais cette première étape, cette première action, j'ose Et ensuite, là je lâche un peu, je m'autorise à regarder ce qui se passe autour de moi. à contacter aussi des personnes autour de moi. Je ne suis pas toute seule. Ce n'est pas parce que j'ai décidé de faire une action solo que je dois faire tout le chemin solo. Et puis après, vérifier dans son quotidien l'équilibre entre la réceptivité et donner. Qu'est-ce que dans votre journée vous allez réceptionner ? Est-ce que vous arrivez à accueillir, réceptionner l'amour dans votre quotidien ? La joie, le plaisir. Pas juste le donner, mais savoir le réceptionner aussi. Avant de clôturer l'épisode, est-ce que tu voudrais rajouter... Un dernier petit mot.
- Speaker #0
Quand j'étais à l'hôpital avec ma maman, j'ai réalisé que tout est possible tant qu'on n'en est pas là. Tant qu'on n'est pas sur ce lit d'hôpital, on ne peut plus marcher, plus mourir. Tout est vraiment possible. Tout. Et la vie, elle est faite pour être vécue. Elle est faite pour kiffer, pour être dans la vie, pour expérimenter. C'est pas grave, tomber, se relever, on s'en fout en fait. On est dedans. Si tout est possible, en fait, tu ferais bien. Et juste de faire un pas avec ça. Profiter de ce corps qui a envie et de nos jambes qui marchent, de nos mains qui sentent, de nos bouches qui embrassent, de nos yeux qui regardent, de nourrir ça qui est également important. Tout est possible. En fait, c'est quand on est au fond du trou qui fond aussi parce que finalement c'est des moments où on est en train de se rapprocher de notre cœur, de déconstruire, de laver notre corps. Et voilà, pleurer c'est un super process aussi du corps. pour s'ouvrir justement à nos ambitions et à nos cœurs. Donc c'est ça, c'est de trouver du kiff et de l'acceptation dans tout ça parce que finalement c'est la forme de vie même, les mains, c'est trop, on n'a pas pour expérimenter tout ça. Mais du coup, bah oui, il y a vraiment tout ce qui est possible et de trouver de la paix là-dedans. C'est ça le message principal que je transfère à toutes les personnes que j'accompagne et qu'elles trouvent quand elles seront accompagnées, c'est d'être en paix avec ce qui est déjà. Le reste, ça suivra, mais la base, c'est ça. De s'autoriser à rêver ou juste à accepter notre quotidien.
- Speaker #1
C'est ça pour moi l'authenticité, ce qui est difficile des fois, je trouve, à décrire. Merci Myriam pour tous ces partages. Où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Speaker #0
Pour l'instant, sur Instagram. Sur Instagram ou en WhatsApp. Justement, j'accompagne, je fais tout ça, mais je n'ai pas de site. j'ai pas de boss qui me parle, juste voilà si vous avez envie de quoi que ce soit vous me contactez en direct et on se parle comme des humains et puis elle te répond un mois plus tard potentiellement au bon moment voilà c'est lâché mais non j'essaie d'être un peu réactive mais effectivement des fois je mets du temps parce que c'est pas le moment ok
- Speaker #1
on mettra tout ça dans la description si vous êtes sur Annecy allez tenter les ecstatic danses c'est tous les mois c'est tous les mois
- Speaker #0
C'est chouette.
- Speaker #1
Trop bien. Merci à tous aussi de nous avoir suivis et rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode de podcast. À très vite et merci Myriam encore.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Merci d'avoir vécu cette étape de voyage avec nous. On espère qu'elle t'a apporté de nouvelles clés pour ta boîte à outils et que tu es prêt à relever le défi. N'oublie pas, l'intuition n'est pas réservée à quelques élus. C'est une capacité que nous avons tous en nous.
- Speaker #2
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- Speaker #1
A très vite pour un nouvel épisode pour se construire une vie. plus alignée et épanouie grâce à l'intuition. En attendant, reste intuitive ou intuitif et surtout, n'oublie pas de vibrer, rire et danser.