Speaker #0Ok les amis, bonjour à toutes et à tous, j'espère que vous allez bien, bienvenue dans cet épisode d'Investia du samedi 28 mars, c'est Lovig avec vous. Je m'excuse profondément pour ce qui se suit pendant les 30 prochaines minutes sur ma voix, je vais parler du nez comme un malade à cause du fucking pollen qui est présent depuis deux semaines. En fait il y a plusieurs stades, il y a plusieurs types de pollen et moi c'est vraiment le pollen, les premiers pollens qui arrivent. Ils me tabassent la gueule, c'est les deux pires semaines de l'année, je dors pas de la nuit, je fais que tous ces... J'ai le nez bouché, c'est absolument horrible. J'ai acheté un purificateur d'air, mais ça ne marche pas, si vous voulez des détails. Donc voilà, je m'excuse d'avance pour ce podcast avec le nez. D'habitude, j'essaye d'avoir une voix un peu agréable. Là, ça va être un peu différent. Habituez-vous-y, finalement. Est-ce que j'aurais peut-être pas dû ne pas le dire, et du coup, vous auriez pas à voir qui, je ne sais pas. Mais j'espère que vous allez bien, les amis. Moi, ça va très bien. Je suis très content parce que j'ai commencé le pivot sur la chaîne E-Reel. Je vous en avais parlé que je voulais proposer des choses un peu différentes que juste des analyses du marché crypto, qui continuent d'arriver, c'est toujours le mercredi et le jeudi. Mais je voulais faire autre chose aussi. Et j'ai publié les deux premiers documentaires de cette chaîne YouTube. Première vidéo qui était autour d'un milliardaire philanthrope qui s'appelle Chuck Finney, La vie de sommet qui est Batman, c'est exceptionnel. Et deuxième vidéo sur l'industrie des diamants qui est sortie il y a quelque temps. ceux qui l'ont vu, vos retours sont trop cool, vous avez l'air d'avoir bien kiffé, moi je me régale à faire ça, donc si vous n'avez pas regardé la vidéo, allez faire un petit tour, juste pour me donner un peu vos retours par rapport à ça, parce que c'est important, c'est des moments un peu différents, mais franchement je me régale à faire ça. Et même au-delà de ça, je me régale aussi à proposer mes vidéos crypto parce qu'il n'y a pas que ça. Je pense que c'était ça le problème aussi de ma chaîne YouTube, c'était que c'était trop orienté pour l'instant autour de uniquement la crypto, qui est un sujet que j'aime bien. Mais il y a plein d'autres choses à donner et je m'étais trop cloisonné. Et là, c'est parti pour lancer un pivot qui prend du temps parce que YouTube doit comprendre aussi que mes vidéos ne sont pas pour le même public. En tout cas, toutes les vidéos ne sont pas pour le même public. Donc forcément, au début, le nombre de vues et tout est plus faible. Mais ce n'est pas grave parce que je me régale. Avant de commencer ce podcast, les amis, encore une fois, allez faire un tour sur OKX qui est honnêtement pour moi le meilleur exchange crypto en termes de... Tout ce qu'il y a sur la plateforme, c'est pour moi le plus complet. En ce moment, ils sont en train de lancer la OKX Card, une carte crypto avec un cashback dessus. Donc quand vous utilisez la carte et quand vous payez avec la carte, vous avez du cashback, c'est-à-dire que vous avez une partie de ce que vous avez payé qui vous est rétribué. Il y a des pourcentages qui sont vraiment, vraiment très stylés. Allez faire un tour avec mon lien en description pour creuser là-dessus. Testez OKX aussi, dites-moi ce que vous en pensez. Pour moi, c'est... Je sais que forcément, ça fait un peu... Oui, ils sont des sponsors, donc ils en parlent. Oui, je suis partenaire avec eux. Mais je suis partenaire avec eux parce que je pense que c'est la plateforme la plus complète et non pas l'inverse. Je dis que c'est la plateforme la plus complète parce que je suis partenaire avec eux. Bref, allons-y pour ce podcast. Quelques sujets autour de l'investissement, de la science, de plein de trucs différents. Et on commence avec le point investissement. Les erreurs d'investissement en fonction de l'âge. Et je suis en train de travailler sur une plus grosse vidéo de comment investir à 20 ans versus 40 ans versus 60 ans. Parce que je trouve qu'il y a des façons différentes de faire les choses en fonction de son âge, parce que le temps en investissement est un levier qui est absolument énorme, et surtout qu'en fonction de l'âge qu'on a, on a des leviers actionnables où on en perd certains, et je pense qu'il faut réussir à être assez flexible. Du coup je me suis dit, concrètement... comment est-ce qu'on investit quand on a 20 ans, quand on a 40 ans, quand on a 60 ans. Et quelles sont les plus grosses erreurs qu'on peut faire en fonction de l'âge ? On commence avec les 20 ans. Bon, c'est pas si vous avez 22 ans, ça compte, si vous avez 25 ans, ça compte, entre 20 et globalement 30 ans. 20 ans, c'est plus l'âge où on possède un actif qui est extrêmement précieux, c'est le temps. Le temps est massif quand on a 20 ans, parce que les intérêts composés... sont quelque chose d'extrêmement puissant. C'est Warren Buffett qui disait c'était quoi l'expression ? Les intérêts composés sont la huitième merveille du monde, un truc comme ça. Et quand on a 20 ans, on a un potentiel d'intérêts composés absolument énorme parce qu'on a potentiellement 40 ans jusqu'à ses 60 ans. L'espérance de vie est de 82 ans, donc si on va jusqu'à la fin, on a potentiellement 60 ans d'intérêts composés. Pourtant, il y a une énorme épreuve qui est faite dans la vingtaine et qui coûte énormément d'argent sur le long terme. L'erreur classique parce que je suis dans la vingtaine, j'ai bientôt 26 ans, l'erreur classique que je vois autour de, pas tous les gens autour de moi, tous mes potes et tout. Et même les gens qui parlent aux gens qui sont dans la vingtaine, c'est qu'à 20 ans, tu peux te permettre de prendre plus de risques. Pour moi, c'est peut-être la plus grosse erreur qui puisse exister quand on investit jeune. T'es jeune, tu peux te permettre de prendre des risques. Ouais, ok, je peux me permettre de prendre des risques. Sauf que la plupart des gens, à début de l'investissement, parce que tu n'investis qu'à partir de 18 ans, donc tu es forcément en train de débuter. Et la notion de prendre des risques est souvent... beaucoup trop exagérés, et le pattern classique c'est, ok, je peux prendre des risques, je vais arriver, je vais mettre les je sais pas, 1000, 2000, 10000 euros de mamie, de papi-mamie dans les cryptos, dans des altcoins, je vais tout perdre, je vais me dire, putain, en fait, l'investissement c'est pas pour moi, je me suis fait arnaquer, j'arrête d'investir pendant 10 ans, et je reviens à 35 ans à commencer à investir proprement. Et j'ai perdu 15 ans. La réalité, c'est que ces personnes-là ont une gestion du risque qui est beaucoup trop élevée. perdent tout et perdent surtout 15 ans d'intérêt composé. Le temps est le meilleur allié. Par contre, d'avoir un gros drawdown sur son portefeuille fait perdre énormément de temps, surtout quand on compose les intérêts pendant une quarantaine d'années. Et donc pour moi, le « ouais t'as 20 ans, tu peux prendre des risques » , oui, concrètement, tu peux mettre une allocation un peu plus haute dans Bitcoin, dans Ether, etc. Mais ça ne veut pas dire que tu dois miser tout ton capital et se dire « je fais x100 ou x0 » . Et je pense que la notion de prendre des risques est souvent un peu mal perçue par les gens parce qu'ils débutent justement. Mais un pattern un peu inversé peut être aussi intéressant de se dire, ok j'ai 20 ans, je dois prendre le minimum de risque de perdre une partie non négligeable de mon capital parce que j'ai un potentiel d'intérêt composé sur 30 ans, en plus de l'effet psychologique de perdre une partie de son argent. Les gens qui se sont fait démonter en crypto, ils vont pas revenir en crypto pendant les 10 prochaines années. Alors que... S'ils recommençaient à DCA du Bitcoin, il y a de fortes chances que ça soit une bonne idée. Mais ils ne le feront pas, parce que dans la tête, le temps que la blessure se guérisse, ça prend du temps. Donc, si vous êtes dans la vingtaine, bon, j'insiste aussi, je vais parler de 20 ans, 40 ans, 60 ans, vous faites ce que vous voulez de vous dire, c'est juste des réflexions pour ces personnes-là. Après, vous prenez, vous ne prenez pas. Mais si vous êtes dans la vingtaine, oubliez cette idée de « il faut prendre trop de risques, il faut prendre plus de risques » . vous avez, on a 40, 50, 60 ans d'intérêt composé devant nous. Donc notre plus gros edge, notre plus gros allié est le temps, et il est de composer notre capital dans le futur en commençant un petit DCA en avançant. D'ailleurs en parlant de DCA, j'entends beaucoup de gens qui, autour de moi, pareil 25, 30 ans, les gens qui finissent leurs études, qui me disent « ouais mais j'ai pas assez d'argent pour investir » . Et du coup... ils disent ouais bah j'investirais à 35 ans quand j'aurai pas 50, 100 euros à mettre mais plutôt 500 euros. Ok, j'ai fait une petite expérience du coup. A votre avis, attendre 10 ans pour passer de 100 euros à 500 euros d'épargne, est-ce que c'est une bonne idée ou pas ? Je vais vous donner une stat qui va vous fumer un peu le cerveau. Imaginez un gars de 20 ans qui investit 100 euros par mois à 10% de moyenne par an. Ok ? Tous les mois il met 100 euros. Et un autre gars qui commence à 30 ans, et non pas à 20 ans, mais qui commence avec un pouvoir d'achat plus haut, il investit 300 euros par mois, donc 3 fois plus. A votre avis, qui est au-dessus à 40 ans ? A 40 ans, le gars qui a commencé à 20 ans, mais avec seulement 100 euros, est au-dessus. Il a 71 000 environ contre 60 000. Et à 50 ans, ils ont pareil. Donc entre le mec qui a investi 300 euros par mois, qui pourrait être le gars qui se dit « Ouais, mais dans ma vingtaine, j'avais pas assez pour investir. » Et le gars qui se dit, bon, moi, j'ai 20 ans, j'ai 100 euros à mettre par mois, allez, j'y vais. Il faut 20 ans, donc jusqu'à ce que les deux aient 50 ans, pour qu'ils aient le même montant et pour que le gars qui a investi 300 euros dépasse l'autre. Maintenant, imaginons que le gars de 20 ans qui a commencé à investir à 20 ans, c'est 100 euros. Il arrive à 30 ans, il a un peu plus de pouvoir d'achat, il se met à investir seulement 200 euros. Contre l'autre qui commence à 30 ans et qui a investi 300 euros. À 50 ans, le gars qui a commencé à 20 ans a 278 000 contre 217 000 pour celui qui a commencé à 30 ans. Donc il y a 61 000 de différence. Et à 70 ans, il y a 400 000 de différence, 2 millions contre 1,6. La puissance des intérêts composés est énorme. Et surtout, vouloir attendre d'avoir un peu plus à investir est selon moi une mauvaise idée. Parce que de 1, ça empêche... Le fait de faire des erreurs à moindre coût aussi, parce que tu investis 100€, tu fais quelques erreurs, bon, si tu commences avec 500€ par mois, les erreurs coûtent plus cher. Et surtout, même d'un point de vue mathématique, ça ne marche pas. Et donc, si vous êtes dans la vingtaine, je peux vous recommander de commencer à investir, même s'il s'agit de 20 euros, 50 euros, 100 euros par mois, parce que ça vous permet déjà de mettre un premier pied dans l'investissement et de commencer à voir un peu comment les choses se font. On n'apprend jamais autant qu'en faisant les choses, en plus du fait que mathématiquement, c'est très intéressant. Ensuite, les trucs un peu classiques, mais à 20 ans, acheter une voiture à crédit, acheter un iPhone, ce n'est pas une hyper bonne idée dans une théorie d'investissement. Encore une fois, vous faites ce que vous voulez de votre vie, je parle juste sur le spectre de l'investissement. Parce que si tu achètes un iPhone, si tu ne l'avais pas acheté, que tu mettais l'argent de l'iPhone à 10%, à 20 ans, tes 1000€, c'est 45 000€ à la retraite. D'ailleurs, j'ai vu une stat intéressante. Je pense que c'est là que vous ne l'aviez pas. Est-ce que vous savez comment il faut faire pour savoir combien de temps il faut pour qu'avec un certain rendement, notre capital double ? Par exemple, je suis à 5% par an. Combien d'années il faut pour que mon capital double ? En fait, vous faites 72 divisé par le rendement que vous avez. Par exemple, si vous avez un rendement de 10% par an, vous faites 72 divisé par 10, ça fait qu'il vous faut 7,2 années. pour doubler votre capital. Voilà, c'est cadeau, c'est cadeau. Et faites le calcul avec les 2% par an du livret A, bref. Donc la consommation est stétatoire, et ne pas se former sur ce qui tourne autour de l'investissement, profil d'investisseur, gestion de risque, c'est très important. Ça c'est pour les gens dans la vingtaine, maintenant les gens dans la quarantaine. Dans la quarantaine, tu as des dépenses un peu plus hautes, tu as des responsabilités aussi plus hautes, potentiellement une famille, un crédit, etc. en général un salaire et des revenus qui sont plus hauts, et donc ce qu'on appelle un reste à vivre qui est plus haut. Tu as un peu plus à investir en termes de montant que quand tu as 20 ans. La première erreur forcément c'est l'inflation du mode de vie, c'est d'augmenter ses dépenses à chaque promotion par exemple, à chaque augmentation, au lieu d'augmenter sa capacité d'investissement. Le deuxième gros piège que je vois beaucoup chez les gens que je prends en consulting qui sont dans la quarantaine, c'est qu'ils ont une sensation que c'est trop tard. Ouais, là, j'ai 40 ans. Si je commence à investir maintenant, c'est un peu tard. Bah non, en fait, pas du tout. Parce que tu as encore un grand minimum de 20 à 25 ans d'intérêt composé, ce qui est absolument colossal. En plus du fait que tu as un reste à vivre qui est plus haut, donc que potentiellement, ça dépend des gens évidemment, mais tu peux mettre plus dans chaque investissement. Négliger l'optimisation fiscale. À 40 ans, la pression fiscale est souvent au plus haut. Ne pas utiliser les enveloppes fiscales, tout ce qui va être PEA, assurance vie, pour protéger ses rendements de l'impôt est pour moi une grosse erreur. Et croire que c'est trop tard pour les intérêts composés, ce qu'on a dit, et vouloir prendre trop de risques. Il reste 20 ans d'intérêts composés, c'est énorme. Donc, il y a une sorte d'appât du gain trop rapide et de prise de risque trop haute parce qu'on croit que c'est trop tard. Et ça qui est très marrant, c'est qu'à 20 ans, tu te dis, c'est bon, j'ai le temps, tranquille, je peux prendre des risques. À 30 ans, tu te dis à peu près pareil. À 40 ans, tu te dis, ah putain, est-ce que ce serait pas un peu trop tard ? Parce que là, 20 ans d'intérêt composé à 10%, ouais, bon, ok. Parce qu'il y a en plus la volonté souvent sur les gens de la quarantaine d'années de commencer à anticiper la retraite. Est-ce que je peux partir en retraite un peu plus tôt ? Ouais, mais du coup, il faudrait qu'à 50 ans, j'ai tant. Ouais, mais vous avez encore 20 ans d'intérêt composé. Donc n'oubliez pas ça, ne prenez pas autant de risques. Et à 60 ans, c'est un peu différent aussi. À 60 ans, le pouvoir d'achat est élevé. En général, on a... On s'est un peu diminué des responsabilités, par exemple, des enfants. Et il y a un choix à 60 ans, qui est le choix entre accumuler et décumuler. Souvent, on dit, oui, tu arrives à 60 ans, tu peux commencer à décumuler, c'est-à-dire à profiter et à utiliser l'argent que tu as disponible. Oui, potentiellement, ça dépend vraiment de vous. Vous avez aussi l'autre choix, qui est de continuer à accumuler. Pourquoi ? Parce que potentiellement, l'espérance de vie, c'est 80 ans, et donc 82 ans, et donc on peut encore accumuler une dizaine d'années. On a un choix à faire. Ça dépend vraiment de vous, je ne suis personne pour conseiller des gens de 60 ans sur leurs finances. Mais on a un choix. Ensuite, une grosse erreur par contre selon moi, c'est le 100% sécurité. Oui, j'avais des actions en bourse, mais là ça y est, j'ai 60 ans, je suis en retraite, je mets tout dans un livret A, je mets tout dans un fonds euro. Oui, sauf que l'inflation ne s'arrête pas à la retraite. Et passer tout son capital en cash, c'est s'assurer une baisse de niveau de vie constante sur les 20 dernières années de sa vie. minimum. Il y a un gros potentiel qu'on vive plus. Donc faire ça et vendre tous ces actifs de croissance, couper toutes ces positions sur le S&P, le Bitcoin par peur de la volatilité. Bon, d'un point de vue encore une fois, optimisation du capital, je pense qu'il y a des façons de faire pour que ça soit, pour diminuer le niveau de risque et l'exposition, pour commencer à décumuler, mais sans être non plus forcé à subir l'inflation. Par exemple, switcher vers une stratégie de rendement, dividendes, loyers. Ce qui va permettre de vivre du capital, mais sans détruire ce capital. Et dernière chose, ne pas anticiper la transmission. Attendre un peu trop le dernier moment pour organiser sa succession. L'erreur, pour moi, c'est de laisser l'État devenir le principal héritier de votre patrimoine durement acquis, parce qu'on n'a pas assez planifié. Tout ce qui peut être donations, démembrements de propriétés, etc. Encore une fois, je ne dis pas à qui que ce soit quoi faire. Je donne des pistes. Après, tout dépend aussi de vos projets de vie. Si tu arrives à 60 ans et que tu te dis, j'ai assez d'argent, je veux profiter de ma vie, j'ai pourri que ce qu'il y a que raison, je n'ai pas envie de continuer d'accumuler ou en tout cas d'anticiper ma succession, pas de souci. Mais pour moi, investir comporte des risques et investir de la mauvaise façon en fonction de son âge comporte des gros risques. Et je trouve que c'est un sujet qui n'est pas assez traité. Que, ouais, ça change les choses. Tu as 40 ans, il y a des grosses erreurs. qui font... En fait, l'investissement, quand on y réfléchit, c'est pas dur. C'est juste que souvent, le cerveau humain crée des biais, des émotions, des choses un peu différentes, qui font que les erreurs se payent cash, parce que les erreurs se font, se répètent, en fait. Et j'ai vu, franchement, j'en ai vu. Ça m'a vraiment beaucoup aidé, les consultings que j'ai faits avec beaucoup de personnes d'âges différents, de patrimoines différents. J'ai vu les différentes erreurs que les gens faisaient. Et pour moi, les... plus grosses erreurs, c'est dans la gestion de risque et dans le manque de patience qui est complètement logique, surtout maintenant, surtout dans le marché des cryptos aussi. Mais ouais, accumuler du Bitcoin pendant 10 ans, c'est pas si énorme. Et j'aimerais bien avoir un petit boule de cristal pour voir ce qui se passera si tu continues d'accumuler du Bitcoin pendant 10 ans. Mais c'était les erreurs à faire, à ne pas faire, plutôt, dans l'investissement. On passe au deuxième sujet. On est en 2026. Et puisque tout est toujours un pendule, en ce moment, être débordé n'est plus un signe de réussite sociale comme ça l'était il y a à peu près 10 ans. Il y a 10 ans, tu te vantais de te lever à 3h du matin et de faire que de travailler. Maintenant, c'est devenu un peu plus ringard. Pendant des décennies, on a glorifié les gens qui répondaient à leur mail à 23h, qui enchaînent 12 réunions sans manger. Et bien ça, c'est en train de changer. C'est ce qu'on appelle la renaissance du temps long. Aujourd'hui, 60% des entreprises européennes sont passées à la semaine de 4 jours. Est-ce que la productivité a chuté ? Ben non. Elle a augmenté de 15%. Parce qu'un employé qui a eu le temps de jardiner, qui a eu le temps de voir ses potes, qui a eu le temps de faire la session vendredi, c'est un employé qui ne perd plus son temps en réunion inutile le lundi. C'est un employé qui sait qu'il a son taf à faire lundi, mardi, mercredi, jeudi, et qui va moins troquer son temps inutilement parce qu'il sait qu'il est voué à être là. En Islande, 90% des salariés ont un temps de travail réduit. et le pays est en croissance de 5,6% en 2023, avec les travailleurs les moins stressés du continent. Ils sont très chill en Islande. Au Royaume-Uni, il y a plus de 200 entreprises qui ont mis en place la semaine de 4 jours, et les démissions ont jeté de 42%. 42% ! En Allemagne, en 2025, 45 grandes entreprises ont testé le modèle et 73% d'entre elles l'ont gardé. En France, LDLC a un total de 0% d'absentéisme. depuis qu'ils ont mis en place la semaine de 4 jours en 2021. Et un autre truc qui a explosé, qui est un peu contraire à tout ce qu'on voit avec l'IA, c'est l'explosion aussi de l'artisanat. Il y a de plus en plus de personnes qui se mettent à la menuiserie, à l'ébénisterie, la couture, la poterie. En avril 2026, il y avait les Journées Européennes des Métiers de l'Art. Ils ont plus de 1,7 million de visiteurs prévus dans les ateliers. Ça n'a jamais été aussi haut. Il y a des plateformes comme Weekendoo, qui proposent des ateliers artisanaux, qui ont vu le nombre de réservations exploser. de plus de 40% entre 2024 et 2026. Et c'est hyper intéressant parce que tout était vraiment un pendule. Et moi, ma génération, on était vraiment au côté extrême du pendule, c'est-à-dire qu'on nous vantait les mérites absolus des études longues. Et j'ai beaucoup de potes qui sont allés dans des études longues, Bac plus 5, Bac plus 6, Bac plus 8, des trucs de fous, et en fait, qui sont pas heureux, qui se rendent compte qu'il n'y a pas tant d'argent, il n'y a pas tant de diplômes, et on est en train de revenir tranquillement de l'autre côté du pendule. avec tout ce qui est artisanat, métiers artisanaux, où on se rend compte que, ah ouais, en fait, plombier, c'est trop bien, ça peut bien gagner. c'est des métiers qui au final ont été un peu négligés pendant quelques temps et le pendule revient de l'autre côté c'est très intéressant, mais faites le test autour de vous vous verrez qu'il y a des ateliers poterie, il y en a plein on a un peu un retour vers ce qui est tangible les choses concrètes qu'on peut toucher qu'on voit évoluer, c'est pas des chiffres sur un écran et là où c'est intéressant c'est que c'est un bon moyen de se protéger aussi de l'anxiété numérique qui se développe, même de l'anxiété tout court c'est comme, je me suis aussi fait la promesse de limiter les, quand je vous fais des news comme ça limiter les news sur l'IA putain j'en peux plus des news sur l'IA ouais cloud work ouais anthropique ouais chat GPT putain c'est je sais pas si c'est moi qui suis exposé à que des news sur l'IA parce que peut-être que je choisis mal mes sources mais waouh putain ça rend fou ça rend fou, il y a que des news sur l'IA ça va créer de l'anxiété ça crée déjà de l'anxiété donc c'est ça, et le pire c'est que C'est l'IA en partie qui nous a libérés de ça, surtout sur les semaines de 4 jours, surtout sur la productivité. L'IA fait les tâches récurrentes, un peu chiantes comme l'orgueil, les comptes rendus, etc. Et nous on récupère du temps de cerveau disponible pour faire autre chose. Sauf que le cerveau, il est fait pour combler le vide qu'il y a dans notre temps. Et donc on a un choix qui est de soit perdre nos temps dans des tâches un peu moins tangibles, ou alors d'être moins efficace, ou alors d'être plus productif et d'aller plus vite. Mais ce changement est... très bienvenue et très intéressant. En France, un petit peu moins, quand même, pour le coup. Sujet numéro 3. On est le 7 août 1974, à New York, et c'est le matin. Les gens vont au boulot, et là, d'un coup, ils lèvent les yeux, et ils voient un truc qu'ils n'ont jamais vu de leur vie. Entre les tours du World Trade Center, qui sont encore en chantier, Il y a un petit point noir dans le ciel. Ce petit point noir, c'est Philippe Petit. Philippe Petit, il a 24 ans, il est français, et il vient de tendre un câble d'acier entre les deux immeubles, sans aucune autorisation, sans aucun filet, sans aucun harnais. Juste lui, une perche de 25 kilos dans les mains pour s'équilibrer, et le vide. Et pendant 45 minutes, il va faire 8 traversées. Il s'assoit sur le câble, il s'allonge, il marche. Les policiers sont sur le toit et hurlent pour qu'il descende, mais Philippe ne les entend pas. Il est ailleurs. Ou plutôt, il est exactement là où il est. Dans une interview, il a dit que s'il avait pensé à la prison qu'il attendait à l'arrivée, il serait tombé. S'il avait repensé à la difficulté qu'ils ont eu à monter le câble la veille, il serait tombé. S'il avait pensé au risque de... Sa performance y serait tombée. Pour sa survie, il était obligé d'être à 100% dans l'instant présent. L'anxiété, c'est toujours notre cerveau qui essaie de résoudre un problème qui n'existe pas encore. Et sur son fil, Philippe a tué l'anxiété de sa présence. Son cerveau était en monotâche. Et c'est exactement ça que j'essaie de travailler en ce moment. L'anxiété, c'est de l'anticipation. Et avoir son cerveau qui est en plein dans l'instant présent, c'est quelque chose que l'on perd, mais c'est quelque chose qui est extrêmement gratifiant. Je donne un exemple, un peu moins extrême qu'installer un câble entre les deux tours du World Trade Center sans harnais. Ce mois-ci, avec mon équipe, on s'est concentré à fond sur la création de contenu, rien d'autre. Résultat de ça, on a produit 15 vidéos sur tous nos réseaux confondus. On a lancé un nouveau format documentaire sur E-Reel. On a fini l'écriture de la plus longue vidéo qu'on ait jamais faite sur ma chaîne de sport, qui va faire 3 heures. Et c'est fou. Parce qu'on était concentrés sur une tâche, les contenus. Et ça rejoint l'action qu'on disait la semaine dernière. Le fait de combiner l'action concrète avec une seule tâche à la fois, ça procure un énorme sentiment d'accomplissement quand on prend du recul. Et on n'a pas besoin de traverser deux immeubles comme Philippe pour y arriver. La seule chose, c'est de réussir à ne pas penser constamment à autre chose. que ce qu'on est en train de faire actuellement. Et c'est un combat qui est très difficile pour tout le monde. Philippe Petit a dit une phrase magnifique qui résume ça très bien. La vie doit être vécue sur le fil, le reste n'est que de l'attente. Si vous voulez vous le faire tatouer, je prends 10% de droits d'auteur. Sujet qui rejoint aussi cet aspect de l'instant présent, mais dans une autre dimension. Est-ce que vous connaissez Alisa Liu ? Peut-être, parce qu'il y a eu les JO d'hiver il y a quelque temps. A 13 ans, Alisa Liu est l'une des plus grandes patineuses du monde. C'est la première américaine à réussir un triple axel et un quadruple saut dans le même programme. Elle est trop forte. C'est la seule qui est capable de rivaliser avec les patineuses russes qui sont des machines de guerre. Voilà, c'est une machine. Sauf que le monde du patinage, surtout dans ces grosses divisions, c'est un peu comme le monde de la gymnastique, c'est très strict, c'est militaire. Les coachs sont terrifiants, tu dois être un gentil petit soldat. Vous savez, c'est vraiment le truc à l'ancienne. Sauf que Alisa, elle, elle n'en a rien à foutre. Elle arrive sur la glace avec un grand sourire. Elle sort une masterclass, elle dit ce qu'elle a envie devant la caméra, et très tôt, je sais pas si vous avez vu les interviews d'elle, elle est extrêmement mature sur sa philosophie de vie. Elle change beaucoup d'entraîneur, elle cherche un environnement qui est sain, pas une usine à médailles qui vont détruire sa santé mentale. Et à 16 ans, elle sort une masterclass aux Jeux Olympiques, et elle fait médaille de bronze. Donc, tu te dis là, le chemin il est tout tracé, 18 ans... championne du monde ou deuxième et 20 ans, elle est à son prime. Sauf que quelques jours après les JO, elle annonce sur les réseaux que le patinage c'est fini. Elle va faire une pause, elle n'en peut plus. Elle va passer 3 ans à voyager, à faire des photos, à faire de la mode, à faire ce qui lui plaît. Et si un jour elle a envie de revenir, elle reviendra. Et donc forcément ça inquiète tout le monde, surtout les gens autour d'elle parce qu'ils se disent mais en fait tout le monde s'entraîne et toi tu arrêtes pendant 3 ans, tu es... malade de faire ça, c'est complètement suicidaire, tu ne retrouveras jamais ton niveau. Et justement, en 2024-2025, Alisa annonce son retour à la compétition. Mais elle dit que c'est pour le plaisir. Elle fait ça parce qu'elle aime le faire, pas pour la pression destructrice. Sauf que, quand elle revient, les gens commencent à douter de son niveau, toutes les patineuses ont progressé, elle, elle ne s'est pas entraînée pendant des années. Elle va abandonner les quadruples sauts, parce que son corps a changé, elle va aussi vouloir prendre un peu moins de risques. pour optimiser ses performances plutôt sur l'artistique. À 20 ans, elle arrive en 2026 au JO de Milan, sans aucune pression, juste pour se faire plaisir. Elle sort une prestation solaire, un truc exceptionnel. L'enchaînement est magnifique. Elle illumine la patinoire de sa prestance, de son charisme. Et elle va chercher une magnifique médaille d'or. Et ça a été un peu... C'est un peu tôt pour voir la répercussion, mais ça a été un gros message sur le sport de haut niveau. C'est qu'on peut avoir une santé mentale de qualité et quand même performer au plus haut niveau. Et c'est peut-être même bénéfique. Et en vrai, pendant des années, on nous a vendu le même scénario. C'est que pour être champion, tu dois souffrir. Surtout dans ces sports-là, patinage artistique, gymnastique, etc. Si tu finis pas tes entraînements en larmes, si t'as pas le corps plein de courbatures détruites, c'est que t'en veux pas assez. Et le truc, c'est qu'on a normalisé ça. Sauf que non. tu peux aussi gagner en étant bien dans ta tête, aligné avec les performances que tu veux avoir, et si tu veux pas être le meilleur, c'est pas grave, pas de pression. Et c'est dur d'entendre ça quand tu fais du haut niveau. J'ai fait un petit peu de sport de haut niveau, j'ai eu ma certification sportive de haut niveau, et du coup j'ai côtoyé des gens qui étaient vraiment à des niveaux très très élevés, avec des attentes très très élevées. Putain, j'ai vu des trucs de fous ! J'ai vu des coachs, à la fin de l'entraînement, enfin à la fin de la compétition, qui alignaient les mecs... assis et qu'il les prenait un par un et il les démontait. C'était terrifiant. Et c'est une excellente nouvelle que ce genre de choses commencent à changer. Dernier sujet de ce podcast. Sujet un petit peu plus scientifique. On a parlé, il y a la semaine dernière, des fréquences communes avec les cachalots et les fréquences électromagnétiques de la Terre qui circulent dans le monde. J'ai creusé un peu le sujet, mais pour les plantes, avec ce qu'on appelle la bioacoustique végétale. Ok, vous êtes là, vous vous baladez en forêt, c'est calme, il y a le vent, il y a le putain de pollen, mais bon, c'est pas grave, tout va bien, il y a une petite brise là, mettez-vous dedans, ok ? Pas de bruit, surtout, personne parle. Sauf que si nos oreilles pouvaient capter les ultrasons, on entendrait l'équivalent du brouhaha d'une cour de récré, dans la forêt. Il y a une étude de l'université de Tel Aviv qui a fait beaucoup de bruit. c'est que les chercheurs ont placé des micros ultrasensibles à côté des plantes dans les forêts. Et quand une plante a soif ou qu'on coupe sa tige, elle émet des petits clics ultrasoniques. Pour les cachalots, c'est une communication qui est intentionnelle. Pour les plantes, ils pensent que c'est un phénomène physique qu'on appelle la cavitation. Quand la plante a soif, il y a des bulles d'air qui éclatent dans ses vaisseaux. qui produisent des petits claques. Des petits claques, claques. C'est une fréquence qui est entre 40 et 80 kHz, donc trop haute pour l'oreille humaine, mais parfaitement audible, par exemple, pour une chauve-souris, ou pour un rongeur. Et une plante saine émet moins d'un clic par heure. Une plante stressée peut en faire jusqu'à 30, 50 par heure. On parle d'une plante. On parle de l'être vivant, on l'a toujours vu comme passif. Et elles réagissent, elles expriment un état de stress physique en temps réel. Par contre, on n'est pas sur un langage. comme les cachalots. Les sons sont des signaux physiques qui sont exploitables, c'est pas une communication volontaire. Un autre truc que je trouve fou, c'est que des chercheurs ont prouvé que les plantes ne font pas que parler, elles détectent aussi des vibrations. Il y a certaines fleurs, comme l'onagre, qui sont capables de détecter la fréquence des ailes d'une abeille qui entre d'approcher. Et en moins de 3 minutes, par exemple, après avoir entendu le bourdonnement, la fleur augmente la concentration en sucre de son nectar de 20%, pour que l'abeille soit attirée. C'est une économie d'énergie géniale. Elle produit son meilleur nectar que si elle sait qu'il y a une abeille pas loin. La fleur utilise ses pétales comme une sorte d'antenne parabolique acoustique. Les chercheurs ont testé d'autres fréquences, plus hautes ou plus basses, même le silence et la plante n'a pas réagi. Elle a spécifiquement filtré le bruit de fond pour ne réagir que à la fréquence des pollinisateurs. Et même pour l'optimisation, c'est hyper intéressant. Aujourd'hui, il y a des startups comme Fitech, par exemple, qui déploient des capteurs bioacoustiques dans les champs. Et au lieu d'arrêter tout un champ au hasard, on écoute les plantes. Et si le secteur A, par exemple, donne des petits signaux, on commence à irriguer le secteur A spécialement. C'est une économie d'eau grâce à une écoute active de la nature. Je trouve ça beau, il n'y a pas spécialement de morale qu'on peut en tirer, mais je trouve ça hyper intéressant d'un point de vue scientifique. On est dans une période où il y a des progrès scientifiques qui sont fous. C'est juste que j'ai pas l'impression qu'ils sont assez mis en avant. Donc je me suis dit que j'allais contribuer à les mettre en avant dans ce podcast. Voilà les amis, c'est la fin de ce podcast. J'espère que vous avez passé un bon moment. Passez une bonne semaine, mettez un petit commentaire, mettez un petit like. Et on se voit la semaine prochaine.