Speaker #0Ok les amis, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode d'Investia du vendredi 10 avril. Attendez, je vais me rapprocher un peu du micro pour pas que ça résonne. En plus, j'ai eu la très bonne idée de prendre des bureaux à côté de maçons, et du coup ces bons vieux maçons sont là à peu près trois jours par semaine, et bon je pense que... Bon, après leur métier l'oblige, on est d'accord, mais je pense... que parfois ils font exprès de hurler, ils attendent que je commence les vidéos et ils font exprès de commencer à scier un truc ou je sais pas ce qu'ils font, mais il y a un truc, j'espère que vous les entendrez pas. Bon les amis, j'espère que vous allez bien, comme vous le voyez, j'ai mis la petite chemise, c'est que c'est une journée importante, c'est fou, c'est pas une journée spécialement importante, y'a rien de spécial à fêter, mais on va faire un bon podcast et c'est tout ce qu'il y a à fêter. Je suis un petit peu fatigué, j'ai eu une grosse semaine, donc vous m'excuserez si c'est un peu lent ou un peu haché, je vais faire au mieux. On est vendredi, il est 18h, c'est mon dernier tournage avant le week-end. Même si je suis censé travailler le week-end, je pense que je vais prendre un peu de temps parce que j'en ai besoin. On y va les amis, je vous rappelle le principe d'Investia, des petits sujets orientés autour de la finance, de l'actualité, du développement personnel, de certaines histoires et de sciences mises, mis tous ensemble pour en faire un beau podcast et passer un bon moment pendant une demi-heure, 45 minutes. J'espère que vous kiffez toujours autant, dans ces périodes de bear market on a une petite base solide d'auditeurs, donc merci à vous, mettez toujours un petit commentaire, un petit mot, c'est toujours très cool de vous voir. Les amis, j'ai un truc très cool pour vous. J'organise un petit concours pour les gens qui feront un compte sur OKX, uniquement pour ce podcast, uniquement réservé aux gens de ce podcast, donc vous avez quand même beaucoup de chance de gagner. Les conditions sont très simples, il suffit de prendre le lien en description, de vous faire un compte OKX, de déposer un minimum de 1€ en crypto-monnaie, donc vous pouvez acheter 1€ de Bitcoin, ok, en plus du fait que OKX est une très bonne plateforme, que je recommande. personnellement, d'accord, ne le faites pas uniquement pour les 1€ et je fais gagner un iPad à une personne aléatoire qui aura créé un compte OKX via le podcast. Je vous avais dit la semaine dernière qu'il allait y avoir des trucs très cool qui arriveraient. Honnêtement, si vous voulez un chiffre, la semaine dernière, il y a 10 personnes max, je crois qu'il y en a 8 ou 9 qui ont fait un compte OKX quand j'en ai parlé sur ce podcast. Donc il n'y a pas énormément de gens qui convertissent sur ce podcast. Donc si vous participez, vous allez avoir une chance sur 6, 7 de gagner un iPad. En plus du fait d'être sur une bonne plateforme et d'avoir l'offre de bienvenue au KX, à votre place, je le ferai. Prenez le lien en description, faites-vous un petit compte, ça prend 5 minutes et je vous tiendrai au courant de l'évolution de ce concours. Bon, on commence par le sujet. Finance. Investir quand tout s'effondre, la psychologie du bear market. Un bear market, c'est quand les marchés perdent plus de 20% depuis leur sommet. Voilà, je vous l'apprends, c'est ce qu'on appelle un bear market. En crypto, on est habitué, mais c'est ça la définition qui est retenue par la majorité des investisseurs en bourse. C'est une définition technique, mais ce que ça cache derrière, c'est beaucoup plus humain que ça. Parce qu'en fait, dans un bear market, le vrai ennemi, c'est pas tant le marché. Le vrai ennemi, c'est nous-mêmes. A votre avis, depuis 1929, combien est-ce qu'on a traversé de bear markets sur le S&P 500 ? On en a traversé 13. En moyenne, un bear market dure environ 10 à 18 mois, avec une perte moyenne autour de 30 à 32%. Mais la plupart du temps... En fait, tout le temps, ils récupèrent ce qu'ils ont perdu. Il peut y avoir des exceptions, mais sur le S&P 500, il n'y en a pas. Et ce qui est intéressant, ce n'est pas la chute, c'est ce que les investisseurs font pendant. Il y a une étude qui s'appelle la Dalbar Study, une étude américaine qui mesure depuis des décennies la performance réelle des investisseurs individuels comparée à celle du marché, comparée à du buy and hold. Ils ont leur méthode de calcul qui peut faire débat, mais ce n'est pas le sujet ici. Et ce qu'on observe, c'est qu'en 2024... l'investisseur moyen a, selon eux, sous-performé le S&P 500 de presque 8,5 points pourcentage. Pas parce qu'ils ont des mauvais actifs dans leur portefeuille, parce qu'ils ont pris des mauvaises décisions au moment les plus important. Et c'est un peu ça qui m'intéresse. Il y a une étude, une autre étude, qui a montré que voir son portefeuille perdre de la valeur active les mêmes zones du cerveau qu'une douleur physique réelle. Donc... quand le portefeuille est dans le rouge, c'est pas une métaphore. On souffre littéralement. En crypto encore plus. On souffre beaucoup. Et la réponse naturelle à la douleur, c'est quoi ? C'est la fuite. Donc l'investisseur débutant, qu'est-ce qu'il fait ? Il vend. Et c'est là que ça peut faire le plus mal. Parce que les meilleurs jours de bourse arrivent presque toujours pendant les périodes les plus volatiles, en plein bear market, quand tout semble aller plus bas. Et j'ai une stat pour vous, enfin j'ai deux stats. A votre avis, sur 20 ans d'investissement, quel est le coût de rater les 10 meilleurs jours de bourse sur ces 20 ans d'investissement, les 10 meilleurs jours de performance ? Sur un buy and hold, ça réduit de moitié. notre rendement final. Maintenant, manquer les 20 meilleurs jours sur toujours 20 ans, ça fait une performance qui est 4 fois plus basse que si on était resté investi. Je trouve ça fou comme strat. En moyenne, si on prend de 2003 à 2023, donc 20 ans, manquer les 20 meilleurs jours de bourse divise notre rendement par 4. On aurait fait plus 93% en manquant ces 20 jours, alors que si on les avait eus, donc si on avait juste hold, en fait... on aurait fait 411%. En fait, le marché ne punit pas d'être dedans pendant les crises, il punit d'en être sorti. Et c'est ce qu'on appelle le behavior gap, l'écart de comportement, l'écart entre ce que le marché rapporte et ce que l'investisseur, lui, rapporte réellement. Et en fait, cet écart, il vient presque entièrement de deux mouvements. Premier mouvement, vendre dans la peur. Deuxième mouvement, racheter dans l'euphorie. C'est exactement ce que je vous ai décrit quand je parlais de psychologie des marchés dans un épisode précédent. Le point de capitulation, ce qu'on appelle la greater full theory, c'est le même mécanisme, mais vécu de l'intérieur. Du coup, concrètement, on fait quoi pour contrer ça ? Est-ce qu'il faut rester dans le marché coûte que coûte ? Est-ce qu'il faut subir les bear markets ? Est-ce qu'il faut continuer d'acheter des shitcoins et de les hold à vie, même s'ils tendent vers zéro et qu'ils ont fait moins 99% ? Qu'est-ce qu'on fait ? La première chose, c'est d'accepter que le bear market fait partie du jeu. C'est pas une anomalie. c'est une régularité. En moyenne, tous les 7 ans, il y a un bear market. Donc dans notre vie d'investisseur, on va en connaître. On va en connaître plusieurs même. Si tu investis sur 30 ans, tu vis 4, 5 bear markets minimum. La deuxième chose, c'est de construire une allocation qu'on peut psychologiquement tenir dans la tempête. Parce que la meilleure stratégie du monde, elle ne vaut rien si on n'est pas capable de la tenir quand c'est rouge. Et c'est, je fais une petite parenthèse avec les cryptos, c'est pour ça qu'il y a beaucoup de gens qui en ce moment se bouffent les doigts. pour être poli, c'est parce qu'ils avaient des allocations d'Alcoin avec peut-être trop d'Alcoin un peu low-cub dans leur portefeuille en termes de pondération, ce qui fait que dans les périodes de bear market, leur niveau de risque était beaucoup trop haut et naviguer un portefeuille de ce type dans un bear market crypto est absolument impossible. Et c'est très dur. Les gens qui sont exclusivement en Bitcoin, le bear market, bon... Oui, ça fait chier parce qu'on a fait moins 50%, mais vous voyez ce que je veux dire, c'est pas le même ressenti. Et la troisième chose, c'est de comprendre que le moment où tout le monde panique, où les nouvelles sont catastrophiques, où t'as des experts qui annoncent que cette fois c'est différent, c'est souvent exactement là que les meilleures opportunités se créent. Pas parce que c'est magique, parce que c'est le moment où les prix reflètent la peur maximale, et plus les fondamentaux réels. Il y a une asymétrie d'opportunités. Le marché en ce moment, il est très agité. On est dans une période incertaine. Trump fait du Trump. L'Iran, le T3 de Hormuz, Israël, le Liban, voilà. Et on ne peut pas se baser sur les performances passées, vous connaissez la phrase, mais l'histoire dit une chose. L'histoire, elle dit que ceux qui restent investis, ceux qui résistent à la fuite, finissent presque toujours par s'en sortir mieux que ceux qui ont essayé d'être plus malins ou de timer le marché. une notion à adapter à votre stratégie. On est dans des bons moments pour apprendre et pour rappeler ces notions, et donc si vous voulez que j'en traite, dites-le moi en commentaire. Mais gardez ça en tête. Bon, ça c'était le petit sujet d'investissement. Sujet actuel maintenant. Il est où mon sujet actuel ? Hop, hop, hop, le voilà. Qu'est-ce qu'on se fait comme sujet actuel ? Transfert de richesse, géoéconomie, mission Artemis, ça, ça me plaît bien. Le 1er avril 2026, la NASA a lancé... la mission Artemis 2. C'est officiel, les amis. Quatre astronautes sont à bord de la capsule Orion. Raid, Wiesmann, le commandant, Victor Glover, le pilote, Christina Koch et Jeremy Hansen, les spécialistes de mission. Et le 6 avril, ils ont fait quelque chose que personne n'avait fait depuis 56 ans. Ils ont fait le tour de la Lune. Plus précisément, ils ont battu le record de distance de la mission Apollo 13 en s'éloignant à plus de 406 000 km de la Terre. Ce sont les humains les plus loin qui aient jamais voyagé dans l'espace, c'est fou. Première chose, je trouve ça fou que ça n'ait pas été... aussi médiatisé. Je pense qu'en ce moment, on est dans une méta où les news sont très anxiogènes. Ou alors c'est moi qui vis dans une grotte, mais j'ai pas vu énormément d'informations là-dessus. Mais là où c'est encore plus fort, c'est pour Christina Koch. Christina, elle a 47 ans. Elle est ingénieure et elle est astronaute à la NASA depuis 2013. Christina, elle détient déjà le record du plus long séjour dans l'espace pour une femme avec 328 jours à bord de l'ISS, où était notre bon vieux Thomas Pesquet. Et là, elle devient la première femme de l'histoire à voyager au-delà de l'orbite terrestre. Il y avait 24 hommes qui avaient fait le voyage vers la Lune, aucune femme. Jérémy Hansen, lui, c'est le premier Canadien à voyager vers la Lune, à défaut d'avoir gagné la finale des JO. Non, je rigole, je rigole, je... Jeune Lune, c'est le blague. Je sais que c'était important, en plus le Canada, mais... On annule. La mission dure 10 jours au total, avec un retour prévu sur Terre dans les prochains jours, mais Artemis II, c'est pas un alunissage. Les astronautes n'ont pas posé le pied... sur la Lune. C'est un vol de validation, on teste le vaisseau, on teste l'équipage, on teste tout le système avant le gros saut. L'alunissage, il est prévu pour Artemis 4 en 2028. La dernière fois que des humains ont orbité autour de la Lune, c'était Apollo 17, en décembre 1972. Il y a des gens qui regardaient ça à la télé en noir et blanc. Et là, en 2026, on est retourné. C'est fou. Je ne sais pas exactement, je ne suis pas expert de pourquoi, pendant 55 ans, on n'y est pas retourné. Est-ce qu'on y est vraiment allé ? Non, je rigole. On ne rentrera pas là-dedans. Mais je trouve ça assez fascinant et assez dommage que ce ne soit pas autant médiatisé. Ah, celui-là, je l'aime bien, ce sujet. La neurosingularité. Terme vachement... vachement... On sent intelligent quand on le dit. Comme la petite chemise. J'espère que vous aimez quand même. On ne se fout pas de votre gueule sur ce podcast. La neurosingularité. Arrêtez de vouloir se réparer. Quand on est né, l'univers nous a donné des cartes. Ok. Moi, je ne suis pas très grand, je suis blond, un peu bordélique, sûrement hyperactif. J'ai des très gros mollets, vous n'avez jamais eu l'occasion de les voir, mais je suis assez caractérisé par la taille de mes mollets, qui sont assez volumineux. C'est les cartes que j'ai eues. Est-ce que je vous fais une démonstration de mollets ? Non, ça serait trop cringe, mais imaginez-les-vous. Bon, ça c'est les cartes. Imaginons que ça, c'est ce qu'on pourrait appeler notre système d'exploitation, vu qu'on est entre Geekos. Donc... Imaginons maintenant qu'on a un ordinateur qui tourne sur Linux. C'est ultra puissant, c'est notre système d'exploitation, Linux c'est bien, c'est personnalisable, mais nous on essaye de forcer un logiciel qui marche que sur Windows. Ça marche pas, ou c'est chiant. Et pendant des années, j'ai l'impression qu'il y a eu un peu cette vague où on a dit aux personnes avec des troubles de l'attention qui devaient se forcer pour se concentrer, pour bien écrire, etc. que c'était pas quelque chose qui était revendiqué en tout cas. On a dit aux bordéliques qui devaient se forcer à désapprendre et à ranger à tout prix. Et la neurosingularité, c'est le fait de se dire, est-ce qu'on ne peut pas travailler autrement ? Si on a un cerveau qui est câblé, par exemple pour le deep work, qu'on est quelqu'un de naturellement introverti, plutôt que de vouloir se culpabiliser à changer nos cartes, travailler sur un environnement qui nous permet de mieux vivre avec. Réfléchissez à ça. Comment vous pouvez faire pour vous libérer votre zone de génie en fonction des cartes qui vous ont été données ? Je vous donne quelques petits exemples d'ajustement de ça. Imaginez que vous êtes bordelique, c'est mon cas. Vous laissez toutes vos affaires partout, vous passez votre vie à chercher vos clés, putain elles sont encore ces clés de merde, j'ai perdu des années de vie sur ces recherches. Bah, un truc qui m'a pas mal aidé pour le coup, parce que ça me parle, juste se dire, ok, placer un bac à bordel dans chaque pièce peut être une solution. Interdit de laisser traîner le pull sur la table, tu prends l'habitude juste de le mettre dans le bac et tu tries le bac après. Pour les cerveaux un peu hyperactifs, on peut parler de la méthode des trois stations. Créer trois micro-zones dans votre maison avec des ambiances différentes. La zone de travail, le bureau, lumière blanche, pas de téléphone, la zone créative, le canapé par exemple avec un espace de lumière tamisée, créatif, la zone debout, le plan de travail. Et chaque espace est optimisé pour des tâches différentes. Quand vous allez à un espace ou un autre, votre cerveau va direct comprendre l'état dans lequel il doit se mettre. Noter les pensées parasites sur le téléphone ou dans un carnet pour décharger. Ça c'est exceptionnel. Créer de la friction négative pour les applications. Passer son téléphone en gris par exemple. Et en fait la neurosingularité c'est le principe de dire ok on arrête de vouloir changer notre carte, on essaye plutôt de travailler sur comment vivre avec. On arrête d'essayer de se dire je suis hyperactif, il faut que je sois moins hyperactif. On essaye plutôt de se dire comment je me construis un environnement dans lequel... Je peux m'épanouir en étant hyperactif, en étant bordélique, en étant, je sais pas... trop organisé, peut-être trop maniaque, ce genre de choses. Je trouve ça très intéressant. Si vous voulez creuser sur la neurosingularité, j'ai pas de document à vous donner. Creusez, creusez, vous êtes grands. Petite histoire. Est-ce que vous connaissez Nick Leeson ? Nick Leeson est une légende, peut-être pas dans le bon sens du terme, mais l'histoire est très marrante. Est-ce que vous connaissez la Barings Bank ? C'est une banque qui a été fondée en 1762. C'est vieux. Pour vous repositionner quand même, c'est 13 ans avant la Révolution américaine. C'est 27 ans avant la Révolution française. C'est vraiment vieux. C'est l'une des plus anciennes banques d'affaires d'Angleterre. La reine Elisabeth II, il y avait un comte. Elle a survécu aux guerres napoléoniennes. La banque, pas la reine. Elle a survécu aux deux guerres mondiales. Elle a survécu aux crises de 1929, de 1973. de 1987, c'est ce qu'on peut appeler une banque qui a fait ses preuves. C'est solide, ça bouge pas, on est en place. 233 ans d'existence. Pour une entreprise, c'est énorme. Je sais pas les entreprises qui ont 250 ans d'existence maintenant, je pense qu'il y en a très très peu. Sauf qu'en février 1995, cette banque a disparu en quelques semaines. Le tout à cause d'une seule personne. Et cette histoire est folle, les amis. Nick Lison a 28 ans. Il vient d'un milieu modeste, il est fils d'un plâtrier de Londres. Pas de grande école, pas de réseau, mais il est brillant. Il est travailleur et il grimpe vite. En 1992, Barings l'envoie à Singapour pour venir gérer les opérations sur les contrats futurs du Nikkei. Le Nikkei, c'est l'indice boursier japonais. Sa mission, c'est de l'arbitrage, donc en gros du trading à faible risque, où on va exploiter les toutes petites différences de prix entre deux marchés. Sauf que très rapidement, l'E-Zone commence à prendre des positions directionnelles, des paris sur la direction du marché, chose auquel il n'était évidemment pas du tout autorisé. Et le problème, vous allez voir pourquoi c'est le problème, c'est qu'au début, ça marche. Il génère des profits massifs, des bons profits. Ça devient une espèce de resta, il devient la... L'étoile montante de Barings Singapour, ses supérieurs à Londres sont contents, il leur fait gagner de l'argent donc bon, ils posent pas trop de questions. Mais en 1992, il y a un de ses traders juniors qui a fait une erreur. Une petite paire de 20 000 livres. Bon, 20 000 livres, ça va, l'ISO ne la cache dans un compte interne que personne ne surveille vraiment. Le compte c'est le numéro 88888. Le problème c'est que... Euh, ça s'arrête pas à 20 000 livres. Les pertes continuent. Et à chaque fois, plutôt que de l'avouer, Lison les fout sous le tapis, dans ce bon vieux conte 8-8-8-8-8. Et pour compenser, bah il doit se refaire, il prend des positions encore plus grosses. C'est le mécanisme classique du doubling down. Je perds, donc je mise plus pour récupérer. On va aussi appeler la martingale à la roulette. Technique qui ne marche... Si, ça peut marcher la martingale, je sais. J'ai jamais trop gagné. Je suis pas un grand fan de casino, mais... jamais trop gagné avec mes 1€ sur la martagale. Mais l'idée c'est, je perds 1€, je mise 2€ pour au moins récupérer mon euro. Je perds encore, je mise encore plus. Le problème, c'est qu'avec ce type de système, tu peux vite te brûler. Et en janvier 1995, le tremblement de terre de Kobe frappe le Japon. Le Nikkei s'effondre. Le problème, c'est que l'Izone, il avait parié massivement sur une stabilité du marché japonais. Et en quelques jours, les pertes deviennent colossales. Et le 23 janvier 1995, il laisse un mot sur son bureau. Je suis désolé. Il prend la fuite avec sa femme, Malaisie, Thaïlande, Allemagne. Il est arrêté à Francfort et il est extradé à Singapour, là où il est condamné à 6 ans et demi de prison. Les pertes totales... Tenez-vous bien, elles ne sont pas de 20 000 livres. Vous savez de combien elles sont ? Abonnez-vous avant que je vous le dise. C'est le moment le plus intense de ce podcast, c'est pour ça que je vous demande de vous abonner. Vous vous êtes abonné, c'est parfait. Les pertes totales sont de 1,3 milliard de dollars. A lui, tout seul. Vous savez ce que c'est 1,3 milliard ? C'est le double des fonds propres. de la banque. Barings fait faillite. Elle est rachetée par un livre symbolique, une livre symbolique pardon, par le groupe ING. Une livre symbolique pour une entreprise de plus de 250 ans. Lisa n'était pas un escroc au débarque, c'était quelqu'un qui a fait une petite erreur. qui a eu peur de l'avouer, et qui a choisi de le cacher, et qui s'est retrouvé avec un effet domino ou boule de neige comme vous voulez, qui était absolument désastreux. Et cette décision-là, cette toute première décision de ne pas dire la vérité, elle a tout déclenché. Chaque mensonge suivant était plus facile que le précédent, chaque position plus grosse rendait impossible le fait de faire marche arrière, et les personnes chez Barings n'ont rien vu. Ou alors ils n'ont rien voulu voir. Parce qu'il y avait quand même 2-3 failles dans les systèmes de contrôle. Et Lison rapportait trop d'argent pour qu'on pose des questions. C'est un gars qui marchait. Une culture où le résultat court terme a écrasé le contrôle des risques qui a amené la banque en faillite. Nick Lison est sorti de prison en 1999. En vrai, 6 ans et demi, franchement, ça va. Il a combattu un cancer du côlon en cellule. Il vit toujours et il donne des conférences. Celle-là, elle est très marrante. Il donne des conférences sur la gestion du risque. Donc après, il y a deux façons de le voir. C'est-à-dire que, est-ce que c'est pas le mec le plus... le mieux placé pour avoir expérimenté ce que c'est que mal gérer ses risques ? Et du coup, est-ce que... Bah c'est parfait ! Mais c'est quand même très marrant que ce mec donne des conférences sur la gestion du risque alors qu'il a fait couler sa banque. Belle reconversion. Pas bravo, Nick Lison, mais histoire très marrante. Bon, on finit avec... Oh, on a peut-être le temps d'en faire deux, on verra. Avec le sujet de science. Le sujet de science qui est ici. Qu'est-ce qu'on se fait ? La fusion nucléaire, Mars... Oh, celle-là est stylée. On y va. Une molécule potentiellement vivante détectée sur une exoplanète. Ça me fait me dire que vous devriez vraiment aller voir le film Projet Dernière Chance, qui est au cinéma avec Ryan Gosling, qui est un film de science-fiction, qui est à la base un livre qui a été écrit par le mec qui a fait Seul sur Mars aussi. qui est une espèce de génie ingénieur qui fait des bouquins très techniques, qui sont adaptés au ciné. Le livre est fou, le film est fou, allez voir ça. En avril 2015, il y a une équipe de chercheurs de l'université de Cambridge qui publie quelque chose assez rare. Ils annoncent avoir détecté dans l'atmosphère d'une exoplanète une molécule qu'on ne connaît que dans un seul contexte sur Terre. La vie. La planète s'appelle... K2-18b, elle fait 2,5 fois la taille de la Terre, elle est 2,5 fois plus grosse. Elle orbite autour d'une étoile naine rouge à 124 années-lumière d'ici. Et dans son atmosphère, le télescope James Webb a détecté des traces de sulfure de diméthyl, le DMS. Le DMS sur Terre s'est produit quasi exclusivement par des micro-organismes marins, des phytoplanktons. C'est ce qui donne cet auteur un peu... particulière à l'ère marin. C'est ce qui fait qu'en Bretagne, c'est génial la Bretagne, j'adore, Merci. Mais ouais, voilà. On ne connaît aucun processus géologique ou chimique qui le produit en grande quantité sans vie. Donc le DMS est associé à de la vie. Et ce qui en ferait la première molécule vivante détectée sur une autre planète. Donc quand on le détecte sur une planète à 124 années-lumière, on peut se poser des questions. Le James Webb, c'est le télescope spatial le plus puissant jamais construit qui a été lancé en 2021. Quand K2-18b... passe devant son étoile, la lumière de l'étoile traverse l'atmosphère de la planète avant d'arriver jusqu'à nous, et chaque molécule qui est présente dans cette atmosphère absorbe la lumière à des longueurs d'onde spécifiques, comme une espèce d'empreinte digitale, ok ? James Webb il lit ces empreintes, et parmi elles, il a lu celles du DMS. Mais, en juillet 2025, il y a une contre-étude qui a été publiée dans Astronomie et Astrophysics qui remet tout en question. D'autres équipes ont analysé les mêmes données et ont conclu que le signal était trop faible pour être statistiquement significatif. Donc au final, on ne sait pas trop, mais le débat est quand même ouvert. Et c'est ça qui est fou avec la science, c'est qu'une équipe annonce quelque chose, d'autres vérifient, ça conteste, et ça finit même parfois par avoir un consensus. On n'est pas en train de dire qu'on a trouvé de la vie extraterrestre, on est en train de dire qu'on a peut-être les outils pour la détecter. Et pour la première fois dans l'histoire, on a un candidat sérieux, avec une molécule concrète, dans une atmosphère réelle, sur une planète, dans une zone habitable. C'est trop intéressant. J'aime l'espace. Tout le monde aime l'espace, en vrai. Il y a des créateurs, d'ailleurs, spécialisés dessus. Le Journal de l'Espace, Hugo Lisoir, AstronoGeek. Allez voir ces contenus, c'est absolument incroyable. Bon, est-ce qu'on s'en envoie un dernier ? Le podcast a été quand même assez court, mais j'ai tennis à 19h. Il est 32. Allez ! Pour vos beaux yeux, vraiment pour vos beaux yeux, vous avez intérêt à faire un compte au calyxe. Qu'est-ce qu'on s'en voit ? On retourne sur de l'investissement ? Allez, on retourne sur de l'investissement. Quelques notions choc d'investissement pour choquer un peu et pour créer des petits chocs électriques dans votre cerveau sur l'investissement. On va comparer deux profils d'investisseurs sur un indice boursier classique, ok ? Type S&P 500, 8% par an, classique. Antoine investit 300€ par mois de ses 20 ans à ses 30 ans, donc un total de 36 000€. Et quand il arrive à 30 ans, il arrête. Il arrête tout, ok ? Béatrice, de son côté, attend ses 30 ans pour investir ses 300€ par mois, mais elle, contrairement à Antoine, elle ne s'arrête pas au bout de 10 ans, elle s'arrête à 65 ans, ok ? Donc elle a un total de 126 000€ investis. Mais elle a commencé à 30 ans. A votre avis, ils ont combien les deux zigotos quand ils arrivent à 65 ans ? Béatrice, elle a environ 680 000 euros, en partant de 165 000. Stylé. Antoine, qui s'est arrêté à 30 ans et qui a investi 4 fois moins que Béatrice, il a 840 000 euros en épargnant pendant 25 ans de moins. C'est fou. Et la notion la plus importante à comprendre, c'est que le capital est secondaire, le temps est le plus important. Il ne faut pas gagner beaucoup pour investir, il faut mettre ce qu'on peut pendant très très longtemps. Chaque année que vous perdez à investir n'est pas un manque à gagner linéaire, c'est votre capital final qui se divise. Et ça c'est très important. Ça c'est la première notion choc. On enchaîne avec la deuxième. On refait un test, pareil, deux investisseurs, chacun avec 100 000 euros de départ, qui sont placés sur 30 ans à 7% par an. L'investisseur A, je ne vais pas donner de nom cette fois, investit dans des ETF avec des frais de 0,2%. C'est le standard des trackers mode A. L'investisseur B se dit, moi je fais confiance à mon conseiller bancaire, je vais investir dans une banque classique, frais de 2%, frais d'entrée, gestion, arbitrage. Voici les résultats après 30 ans, je vous le rappelle, de deux personnes qui ont investi 100 000 euros dans un rendement de 7% par an. L'investisseur A, qui a eu ses frais à 0,2%, il repart avec environ 720 000 euros. L'investisseur B, qui a eu ses frais de 2%, il repart avec 430 000 euros. Pour une différence de seulement 1,8% de frais annuels, le deuxième investisseur a perdu 40 000 euros. de sa fortune finale. Faut pas rigoler du tout avec les frais, les mecs. La punition du timing, le prix de la panique. Ah merde, celle-là, on l'a déjà dit. Bon, c'est pas grave. C'est pas grave. Beaucoup d'investisseurs essaient de jouer le marché, de vendre quand ça baisse, de racheter quand ça monte. C'est le meilleur moyen de se ruiner. Si tu as un capital de 10 000 euros dans le S&P sur les 20 dernières années, si tu restes investi tout le temps, Donc, juste tu achètes et tu holds. Ton capital final, il est de 64 000 euros. OK ? Si tu rates les 10 meilleurs jours de bourse, ton capital final, il est de 29 000 euros. Si tu rates les 30 meilleurs jours de bourse, ton capital final est de 11 000 euros. D'où le fait que vouloir timer le marché et jouer le marché n'est pas forcément la meilleure chose à faire, les amis. La loi de... Bessem Binder, l'illusion du choix. En fait, la plupart des gens pensent que la bourse, les cryptos un peu pareil, monte parce que les entreprises progressent en moyenne. C'est prouvé que c'est mathématiquement faux. La croissance de la bourse est un phénomène qui est ultra concentré. Il y a une étude monumentale du professeur Hendrik Bessem Binder, d'où la loi de Bessem Binder, qui a analysé plus de 90% de données boursières et qui a révélé une chose. 96% des actions cotées en bourse collectivement, n'ont pas fait mieux que les bons du trésor. Le bon du trésor qui est considéré comme le placement le plus sûr et le moins rentable. Toute la création de richesses nettes de l'histoire de la bourse a été générée par 4% des entreprises. Donc si on enlève les 1000 meilleures entreprises sur les 25 000 testées, la performance historique de la bourse tombe à zéro. Et ça change tout, ça montre une chose, c'est que le stock picking, c'est-à-dire choisir ses actions une par une, est une loterie. où on a 96% de chance de choisir une action médiocre. Ça fait réfléchir aussi pour la crypto. C'est l'argument ultime évidemment des ETF, c'est qu'en achetant tout le marché, on est certain de détenir ces fameux 4%. Allez, une dernière, une dernière qui peut vous choquer là, l'asymétrie du regret. J'espère que vous êtes choqués. C'est ce qu'on appelle la gravité financière. En fait, on a tendance à penser que si on perd 50% un jour, il suffit de regagner 50% le lendemain pour revenir à zéro. C'est un piège mental qui est absolument terrible. Pour ceux qui sont les plus débutants, normalement vous le savez, mais si vous avez un portefeuille et vous perdez 50%, 100€, 50%, vous avez 50€. Pour revenir à ces 100 euros, vous ne devez pas faire 50% sur votre portefeuille. Parce que si vous faites 50% de 50 euros, vous allez gagner 25 euros, vous allez avoir 75 euros. Donc vous devez faire, si vous faites une perte de 50%, 100% pour revenir à 0. Et donc c'est pour ça que la perte, à un moment, devient quasiment irrémédiable. Dans le sens où, si tu perds 10%, pour revenir à 0, tu dois gagner 11%. Ok. Si tu perds 25%, pour revenir à 0, tu dois gagner 33%. Ok. Si tu perds 50%, Tu dois faire x2. Ok. Si tu perds 90%, tu dois faire 900% x 10. Et ça, c'est beaucoup. Donc, conclusion de cette histoire, les amis. Faites attention à vos pertes. Attention au stock picking. Attention à vouloir timer le marché. Attention aux frais. Et le temps est notre meilleur allié. J'espère que ce podcast vous a plu. N'oubliez pas de vous abonner. Prenez soin de vous. Et on se voit la semaine prochaine. Et moi, je vais aller faire mon tennis. Ciao !