Speaker #0Ok, le ventilateur est coupé, le micro marche bien, les amis, bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cet épisode d'Investia, j'espère que vous allez bien. Je crois que j'ai jamais tourné dans cette pièce, on est chez moi, d'habitude je tourne au bureau, là je tourne pas au bureau pour des raisons de « il fait 40°C, c'est l'enfer » . Là il fait 35°C, donc c'est un peu mieux. Est-ce que vous vous souvenez ? S'il y a des anciens, normalement vous vous souvenez de cette pièce. C'est la pièce où je faisais des lives à l'époque. Oui, je faisais des lives. C'était en 2024, je crois que j'ai arrêté mi-2025. C'était bien en vrai les lives. C'était bien. Le seul truc c'est que j'ai arrêté parce qu'il y avait trop de monde au bout d'un moment. Ce qui fait un peu problème de riche dit comme ça. Mais en fait... C'était dans la période fin 2024 où il y avait le bullrun, en tout cas c'est là où il y avait Trump qui avait été élu, Bitcoin qui a passé 100K et tout, donc c'est la période la plus euphorique de ce cycle. Et en fait, avant on était un peu entre nous, on faisait des petites recherches, on faisait des petites blagues et tout, et il y a eu une armée de personnes qui sont venues, jusqu'à je crois 2000 personnes, et c'était très très dur de suivre et de réussir à... pas trop regarder le chat, j'étais bombardé de tu penses quoi de ça, tu penses quoi de ça, tu penses quoi de ça, et c'est très dur les lives parce que t'es là, t'as le chat qui influence un peu ton énergie, tu vois t'as un mec qui te parle mal, tu dois lire le message, tu dois réussir à le mettre de côté, à continuer ce que tu dis, tu dois réussir à interagir avec le chat, et en même temps, tu dois réussir aussi à être intéressant et du coup pas couper ce que je dis, parce que si je parle comme ça, ah je lis un message, je parle comme ça, ah je lis un message, c'est chaud, donc le mélange des deux est très dur. Et au bout d'un moment, ça m'avait un peu saoulé, mais c'était incroyable. Genre un jour, je leur ferai trop bien les lives. Il y a un côté où déjà en termes d'éloquence, de capacité d'adaptation, c'est vraiment bien. Parce que tu parles tout seul à 1000 ou 500 personnes, peu importe, pendant une heure. Donc il y a des gens, mais tu dois animer, tu sais que tu es en live. Tu ne peux pas genre, là tu as le podcast, je sais que si je bégaye, et il y a des fois où vous ne le voyez pas, mais je bégaye et je refais la phrase. Là, tu ne peux pas. donc tu dois t'adapter, et donc c'est très différent, mais ça m'avait beaucoup aidé, c'était trop cool, et donc c'était dans cette pièce que je faisais mes lives. Voilà, est-ce que ça vous intéresse ? Je sais pas. Est-ce que c'est mon podcast ? Oui. Donc au final, je pourrais faire un podcast où juste je parle de trucs aléatoires pendant tout le podcast très marrant. Mais allons-y, pour cet épisode, les amis, si ce n'est pas déjà fait, abonnez-vous, mettez un petit like, et abonnez-vous à la newsletter aussi, la newsletter, important, il y a des petits trucs vraiment intéressants. Je comprends que les newsletters, bon, flemment, mais on essaie de rendre ça assez cool. C'est écrit sans IA, ça c'est important. Donc abonnez-vous à la newsletter. Allons-y. Pour cet épisode, c'est parti. Est-ce que vous voyez cette zone bleue en bas à droite sur Solana ? Elle était autour des 60$, c'était le bottom actuel de ce cycle pour cet actif, et j'ai pu recharger dans cette zone bleue. Pour l'instant, j'ai bien fait, l'avenir nous le dira. En fait, la plus grosse erreur que j'ai fait pendant ma jeune carrière d'investisseur, ça a été de racheter les fausses corrections. Donc, j'ai trouvé une solution pour avoir des meilleurs points d'entrée. Cette solution, c'est ce que j'appelle l'Alcoin Winter, qui est un optimisateur d'Odca, qui me permet d'identifier les zones de faiblesse sur les altcoins. Donc, cet indicateur, il permet d'observer les tendances hyper importantes sur le marché des altcoins, vous l'avez déjà vu en vidéo, et il me permet d'aller chercher des points d'entrée intéressants. puisque je l'utilise pour DCA dans ces zones d'achat ou si je le mets en mode lump sum pour faire des points d'entrée uniques dans les journées vraiment rouges. Si on fait un exemple, imaginons que je fasse un DCA classique de 10$ chaque jour. Maintenant, imaginons que sur chaque zone bleue, mon DCA soit 5 fois plus massif que le reste du temps. Donc je mets 50$. En utilisant les zones bleues, j'ai accumulé 137% de Solana en plus en seulement 3 ans. Plutôt sympa. C'est un indicateur qui m'a permis de gagner des points d'entrée très intéressants pendant des mois et j'ai décidé de vous le donner pour que vous puissiez en profiter. Je vous donne accès à cet indicateur en échange d'une chose, c'est la création d'un compte OKX. OKX est mon partenaire et quand vous créez un compte, je reçois une commission. Je trouve que c'est un format cohérent, sachant que OKX est pour moi la plateforme la plus régulée et sérieuse, mais je ne veux pas faire non plus le gars genre « Moi, grand seigneur, vous faites donc mon indicateur sans rien y gagner en retour. » Par contre, derrière, vous n'avez pas à payer. Comment récupérer l'indicateur ? C'est très simple, vous prenez le lien en description, vous créez un compte au KX, vous faites un dépôt sur la plateforme sans minimum. Je vous rappelle qu'en ce moment vous avez 8% de votre dépôt qui vous sont crédités, ce qui est plutôt cool. Si vous déposez 10 000$ par exemple, vous avez 800€ de bonus. Ensuite, vous envoyez un email à l'adresse iril.contactpro.com avec une capture d'écran de votre dépôt ainsi que votre UID, votre numéro d'utilisateur. Et je vous renvoie l'accès à l'indicateur. Voilà. Bon podcast à tous. Prenez 30 secondes pour répondre à une question. Est-ce que, avec votre portefeuille actuel, avec vos investissements, est-ce que vous vous sentez diversifié ? La diversification, c'est un truc qu'on entend partout. Il faut être diversifié, ça permet de réduire le risque, nanana, et en plus, si t'achètes cet actif et qu'il baisse, bah t'as celui-là qui va monter, donc t'inquiète, t'es protégé à 100%. La réalité, c'est que c'est totalement faux. Personne d'expérimenté ne réfléchit comme ça. Et je vous le dis, personne avec un minimum d'expérience sur les marchés... ne réfléchit comme ça. Les gens confondent allocation et diversification qui sont fondamentalement deux choses extrêmement différentes. Je ne compte plus le nombre de personnes que j'ai pris en accompagnement qui m'ont dit, j'ai bien diversifié, regarde, je suis sur plusieurs narratifs, j'ai des tokens, il y a des pin, reload, asset. Sauf que c'est pas la diversification. Et justement, je me posais cette question-là et avec mon équipe qui est composée de bons vieux nerds de Google Sheets, et d'études statistiques, on a fait ce petit graphique qui paraît un peu barbare mais qui est très simple. En fait, il montre le comportement de la corrélation entre AKT, qui est un token d'épines qu'on a pris de manière un peu random et qui représente un altcoin par exemple, et Ethereum, qui est la plus grosse layer 1 de ce marché. Et on a étudié le comportement de cette corrélation en fonction des performances de Bitcoin, ok ? Regardez le carré rouge en Ausha gauche. Quand Bitcoin a une performance négative sur 12 semaines, donc quand Bitcoin baisse, la corrélation entre AKT et Ethereum a tendance à aller vers 1. Pour ceux qui sont en streaming, ça veut simplement dire que d'acheter de l'AKT, de l'Ethereum ou du Bitcoin, si Bitcoin baisse, c'est exactement le même trade. La seule différence, c'est que plus vous achetez un Alcoin qui a un market cap qui est faible, plus vous avez du levier. l'exposition va être la même chose. De toute façon, on le sait que quand Bitcoin monte, le marché monte, quand Bitcoin descend, le marché descend. Mais, il y a un peu cette idée reçue qu'en fonction des narratifs, je suis diversifié différemment. Surtout dans les baisses, parce que la diversification en général, elle est intéressante plutôt dans les baisses. Cette diversification n'a pas de sens si on veut protéger son capital. C'est pas parce que t'achètes un altcoin random et de l'Ethereum que tu es diversifié, puisque c'est le même trade. C'est juste autant prendre du Bitcoin et avoir des positions avec des leviers différents. Donc, la diversification par narratif en crypto, elle ne joue qu'un rôle en bull market. C'est capturer un rendement qui est supérieur sur des thématiques spécifiques. Et encore, ça c'est sur le papier, dans les faits, on l'a vu, c'est très dur de battre Bitcoin. Mais en bear market, cette diversification, elle disparaît complètement, elle n'existe plus. Dans les baisses, c'est exactement le même trade. il n'y a... aucune diversification là-dedans. Quand Bitcoin chute, le total de chute, et si le total de chute, le fait d'avoir 3 tokens IA différents, 5 tokens Reland Asset et 12 même coins, ne donne pas un portefeuille diversifié. Tout ça, c'est une fausse diversification qui ne sauvera personne de la mauvaise performance. Et on l'a vu avec le graphique de tout à l'heure qui le montre très bien. En fait, ce qu'il faut faire, C'est aussi étudier les corrélations entre les classes d'actifs dans différents régimes d'inflation ou de croissance. Par exemple, on entend souvent dire que les obligations ont un rôle de diversificateur qui vient compenser la partie actions quand elle ne performe pas. Ça me gratte le nez, c'est terrible. Le pollen. Le bon vieux portefeuille 4 saisons de Red Alio, par exemple. Et c'est ce que je vous disais au début, je sais pas si je vous l'ai dit, mais on a la classique, acheter des obligations, comme ça elles performent quand les actions baissent. Ok, et bien on refait ce graphique. Le même graphique, mais cette fois la corrélation entre les obligations et le S&P. C'est très geek, mais c'est un graphique qui en montre beaucoup. Ce qu'on voit ici, c'est qu'un dessin, le graphique est déjà totalement différent. On a un graphique qui montre le comportement de la corrélation sur 3 ans entre les obligations à 10 ans aux Etats-Unis et le S&P, selon différents régimes d'inflation. En bas à gauche, vous voyez un carré vert. Pour faire simple, quand l'inflation est contrôlée et qu'elle se maintient en dessous de 2,5 environ, La corrélation, elle est concentrée dans le négatif. Donc c'est le comportement recherché. On a une décorrélation. Les actifs vont dans des directions différentes. Les obligations sont corrélées négativement avec les actions. Donc dans ce cas, oui, si les actions sous-performent, les obligations performent et inversement. Maintenant, regardons le carré rouge, en haut au centre. Qu'est-ce qu'il nous dit ? Il nous dit que dans un contexte inflationniste, en particulier au-dessus de 3%, Cette corrélation, elle est concentrée et elle converge dans le positif. Ce qui veut dire que dans un contexte où on a une inflation soutenue au-dessus de 3%, les obligations n'ont plus ce rôle de diversificateur. Si les actions baissent, les obligations aussi, et inversement. Et dans ce cas précis, je pense qu'il faut donc chercher d'autres solutions, d'autres actifs, si on cherche ce type de diversification. La structuration de portefeuille, c'est une science en mouvement, il faut s'adapter constamment, et une diversification valable dans un contexte de marché spécifique ne vaut potentiellement plus rien si ce contexte change. Donc la phrase « soyez diversifiés, ça fait réduire le risque » , oui, mais non, c'est beaucoup plus complexe que ça. Et d'ailleurs, je fais une petite parenthèse, mais dans les mois qui arrivent, je vais beaucoup plus commencer à parler d'action aussi. Ne vous inquiétez pas, je vais garder le côté crypto. La réalité de ça, c'est qu'il faut accepter une chose, c'est que les cryptos, oui, on a l'analyse Bitcoin, Solana, Ethereum, ce que vous voulez, mais en termes fondamentaux, c'est très très calme et il n'y a plus cette flamme qu'il y avait avant. C'est un autre type de classe d'actifs et j'ai envie de retrouver aussi cette énergie-là que je ne trouve plus en ce moment dans le marché crypto, donc je vais commencer à parler un peu plus d'actions. Dites-moi si c'est un truc qui vous intéresse. comment vous voulez l'amener, parce que dites-moi aussi quelle est votre relation avec les cryptos, parce que forcément vous regardez un contenu crypto, donc je vous vois parler de crypto, mais est-ce que vous êtes par exemple à 100% en crypto ? À 50% ? Est-ce que vous regardez que les cryptos ? Est-ce que vous êtes fort en action ? Dites-moi un petit peu comment vous êtes, ça me permet d'avoir un peu de recul sur la situation. Ok, un sujet que j'aime beaucoup c'est le sujet de la longévité, c'est un peu le sujet en plus à la mode en ce moment. J'aime de plus en plus les sujets scientifiques liés à tout ça. Et là, dans... notre sujet du jour, on est sur un mélange de science et d'actualité. L'IA mid-journée, pour générer des images, se lance dans la longévité. Cette phrase est lunaire. Mid-journée, je sais pas si vous connaissez, j'ai découvert que c'était un site à la base, je crois que c'était que sur Discord, c'est l'IA génératrice d'images la plus hype, en tout cas au début, et même maintenant, c'est quand même big mid-journée. Ils ont annoncé un pivot un peu lunaire, en tout cas une diversification un peu lunaire. C'est le scanner médical. Donc une vraie machine physique. Mid-journée, scanner. C'est un scanner qui va scanner notre corps en entier en 60 secondes dans un bain d'eau sans aucune radiation. Et la logique de fonctionnement derrière, elle est trop intéressante. Ok. Tu descends dans un bassin d'eau. Il y a une plateforme qui te fait descendre doucement, environ 5 cm par seconde, et tu passes à travers un anneau avec 500 000 micro-capteurs de la taille d'un grain de sable. Ok. Chaque capteur... Il va envoyer des ondes ultrasoniques dans notre corps depuis tous les angles. Et il va enregistrer les échos qui reviennent. Donc c'est exactement le principe de l'écolocation des dauphins, mais appliqué à l'imagerie médicale. Le résultat, c'est quoi ? Ça permet de créer une carte 3D complète de notre corps à moins d'un millimètre de précision, qui ressemble à une IRM classique. Sauf que c'est 100 fois plus rapide et potentiellement 10 fois moins cher, d'après David Halls, qui est le CEO. Maintenant, la vraie question, c'est... What the fuck ? C'est quoi le rapport avec la génération d'images ? Eh ben en fait, ils sont malins ces gros loupards. Mid-journée maîtrise depuis des années un problème très précis. On transforme des données complexes en images de haute qualité à grande échelle avec de l'IA. Un scanner médical, c'est quoi ? On transforme des données complexes en images de haute qualité avec de l'IA. Tu prends des terabits de données brutes, donc ici ça serait des zones sonores, et tu dois les reconstruire en une image lisible et précise. La c... compétence technique, c'est la même. C'est juste le domaine d'application qui change. Et David Halls a dit lui-même que c'est le premier nouveau mode d'imagerie médicale du corps entier depuis 50 ans. Et que leur objectif, c'est d'éviter potentiellement 30% de tous les décès et 50% de tous les coups de santé dans le monde grâce à la détection précoce. C'est fou ! Et ce que je trouve fou, vous savez que j'aime bien faire des... des... des analyses un petit peu d'entreprises, de modèles économiques, Midjourney n'a jamais levé un seul centime auprès de VC. Zéro, Nada, Walloo, pas un Copec, ils n'ont pas un investisseur extérieur. Ils ont tout construit depuis le début sur Discord, et ils ont atteint 500 millions de dollars de revenus annuels avec une équipe d'une centaine de personnes. C'est eux-mêmes qui financent ce projet médical sur leur cashflow. Ils appellent ça un Community Backed Research Lab, un labo de recherche qui est financé par les gens ordinaires, qui payent leur abonnement. C'est trop bien, c'est pas une startup classique, c'est pas un labo académique, c'est pas une entreprise corporelle, c'est un truc un peu nouveau. Et, bah là, ils ont mis 74 millions pour déployer leur scanner. Le plan, c'est d'avoir 50 000 scanners dans le monde d'ici 2031, avec une capacité de 1 milliard de scans par mois. Donc pour rendre ça accessible, ils ont aussi pensé l'expérience utilisateur d'une façon que personne n'avait fait avant, c'est que les mecs, ils ont pas fait une clinique, ils ont fait un spa. Et c'est trop malin. En fait, c'est beaucoup plus détente. Et donc, le premier midi journée spa ouvre à San Francisco en 2027. Il va y avoir des jacuzzis, des saunas, des bains froids et dans une des salles, un scanner. Donc t'arrives... pour te détendre, pour faire une petite journée spa, là tu te régales, bain froid, bain chaud, vas-y, va dans le bain froid en entier, reste 30 secondes, c'est marrant. Et tu as le scan, qui est un supplément de ta journée. Sauf que tu repars avec une cartographie complète de l'intérieur de ton corps, qui peut être utile d'un point de vue médical. En 2027, on a le spa pilote qui ouvre, en 2028 il y a une expansion dans d'autres villes, et entre 2028 et 2031, la troisième génération de hardware avec des puces entièrement custom est mise en place. Et la technologie est fascinante, mais c'est pas le seul truc fascinant. Ce que je trouve vraiment fascinant, c'est la philosophie derrière. On parle beaucoup de longévité, un peu comme d'un sujet de gens qui font partie de l'élite, réservés aux milliardaires de la Silicon Valley, qui se font transfuser du sang bizarre de jeunes dans des cliniques privées. En fait, midi journée, ils ont un autre projet. Ils arrivent en disant, ok, si le scan de ton corps entier, il devenait aussi banal qu'une journée au spa. Tu peux voir ce qui se passe à l'intérieur de toi chaque mois, et au lieu d'attendre d'avoir des symptômes pour consulter un médecin, tu le fais directement via cela. Tu fais de la prévention. Parce qu'en fait, c'est ça le vrai problème de la santé et de la médecine aujourd'hui, c'est que c'est une médecine réactive. On attend d'être malade pour aller voir un médecin. Alors qu'avec des données régulières sur notre corps, sur la composition musculaire, les organes, les marqueurs, etc., on passe en mode préventif. Et bon, là je veux pas me... m'embourber dans des explications bancales, pseudo-scientifiques, mais il y a beaucoup de maladies qui, si on les traite de manière préventive, donc on peut les détecter des années avant, je crois que, par exemple, il me semble que l'Alzheimer, c'est ça, tu peux être beaucoup, beaucoup plus efficace dans la façon dont tu vas traiter la maladie. Donc est-ce que ça va marcher ? Est-ce que la FDA va valider tout ça ? Est-ce que les ambitions de 50 000 scanners sont réalistes ? Il y a plein de questions qui restent ouvertes, mais les mecs y vont. Les boîtes les plus intéressantes du monde très spa figé, elles utilisent leur expertise technique pour attaquer des problèmes que personne n'attaque et qui touchent tout le monde. Donc c'est trop bien. C'est trop bien. Voilà, mi-journée, si vous voulez aller au... C'est où San Francisco, j'ai dit ? Si vous voulez aller au spa mi-journée, vous me ferez un petit feedback. Ça peut être sympa. On pourrait faire un vlog là-bas. Mais c'est trop intéressant, ces sujets-là de futur. D'ailleurs, c'est ce que... En fait, je sais pas si vous avez entendu ça parler, mais j'ai... vous avez vu ça passer pardon, mais j'ai lancé une deuxième chaîne qui s'appelle Eryl 2, qui est une chaîne beaucoup plus orientée sur des documentaires, et au début, on était arrivé en se disant, ok, on va faire des documentaires un peu d'investigation, on a fait une vidéo sur Palantir, on a fait une vidéo sur l'industrie du pétrole, qu'est-ce qu'on a fait d'autre ? On a fait une vidéo sur Meta, qui est assez dénonciatrice, et je commençais à faire les vidéos, les vidéos sont cool, mais je me disais ah, c'est pas exactement là que je veux aller. Et en fait, en réfléchissant un peu à qu'est-ce qu'on voulait proposer au monde, justement, c'est pour ça que je vous parle de ce type de sujet, c'est que le mélange entre la tech qui permet de changer le futur, c'est vraiment quelque chose qui me passionne. Et du coup, on va dans cette direction en ce moment sur cette chaîne, c'est globalement utiliser la technologie pour se poser des grandes questions sur le futur de l'humanité, parce que ce XXIe siècle est passionnant et extrêmement rapide quand tu compares la vitesse des innovations et c'est hyper intéressant. Genre, je vous spoil la prochaine vidéo mais on avance bien, pas nous, le monde avance bien sur la fusion nucléaire. Il se passera quoi le jour où la fusion nucléaire sera commercialisée et donc on aura accès à 100 fois plus potentiellement d'énergie que ce qu'on a maintenant ? Il se passera quoi ? Qu'est-ce qui se passera dans 10 ans, 20 ans, 50 ans ? Je ne vous spoil pas, c'est le sujet de la prochaine vidéo, allez vous abonner à cette chaîne. Mais je trouve ça trop bien, et du coup on est sur cette chaîne-là, très contemplative. Je vous expliquerai un jour la stratégie aussi que je mets en place pour lier un peu l'ensemble, mais voilà à peu près où j'en suis. Ok, on avance avec le sujet suivant. La pensée par inversion. Est-ce que vous vous êtes déjà demandé pourquoi les gens les plus intelligents ne cherchent pas toujours à avoir raison ? En fait, ils cherchent surtout à éviter d'avoir tort, et c'est pas la même chose. C'est une nuance qui change beaucoup de choses. Il y a un mathématicien allemand du 19e siècle qui s'appelait Karl Gustav Jacob Jacobi. Pourquoi Jacob et Jacobi après ? Je n'ai pas la data. Vous l'avez probablement jamais entendu, mais il a une phrase qui a... traversé les siècles. Alors, ça fait longtemps que je n'ai pas fait d'allemand, mais j'ai fait Allemand LV2 au collège, donc on va y aller. Manmus immer umkehren. En français, inverse. Inverse, toujours. En fait, Jacobi, il avait remarqué quelque chose d'assez contre-intuitif. C'est que beaucoup de problèmes mathématiques complexes qu'on n'arrive pas à résoudre dans le sens normal, ils se résolvent facilement dans le sens inverse. Et au lieu de partir du début et de chercher la fin, ils partaient beaucoup de la fin et ils cherchaient le début. Et ça marchait bien. C'est une idée qui est restée dans les mathématiques pendant un moment. Jusqu'à ce qu'un homme à Los Angeles commence à l'appliquer à tout le reste. Cet homme, c'est Charlie Munger. Investisseur associé de Warren Buffett chez Berkshire Hathaway, décédé en 2023 à 99 ans avec une fortune estimée à plusieurs milliards de dollars, Munger c'est pas quelqu'un qui cherche les meilleures opportunités, c'est quelqu'un qui cherche à éliminer les pires erreurs. Et il a une phrase que je trouve assez parlante qui va dans la même ligne, c'est « Tout ce que je veux savoir, c'est l'endroit où je vais mourir. Comme ça, je n'irai pas là-bas. » Bon c'est de l'humour, mais c'est aussi exactement ça. La pensée par inversion. Au lieu de se demander comment réussir, vous vous demandez comment échouer à coup sûr. Et ensuite, vous faites tout pour éviter ça. Vous faites tout l'inverse. Concrètement, qu'est-ce que ça change ? Ok, je veux être plus productif. Logique classique, je vais chercher les meilleures techniques, les meilleures applications, les meilleures routines du matin. Je me lève à 5h, je vais arrêter au bout de 3 jours. Je vais faire des grasse-matte, je vais être dégoûté. Pensez par inversion. Qu'est-ce qui me rend systématiquement improductif ? Et là, ça va vite. Je vous le fais pour moi. j'ai une petite addiction aux vidéos YouTube. J'ai la vidéo YouTube très facile. Genre, entre deux podcasts, par exemple, je vais me dire, OK, qu'est-ce que je fais ? Bon, je vais ouvrir YouTube et je vais me faire prendre dans l'écran d'accueil. En plus, j'ai l'erreur d'avoir YouTube Premium, donc je n'ai pas de pub, donc l'accès est hyper facile. Boum, je vais cliquer, je vais regarder des trucs. Qu'est-ce qui me rend improductif ? Hop, YouTube. Boum. Ça peut être aussi d'autres choses. Ça peut être les notifications. Moi, c'est les réunions aussi, les réunions inutiles. Putain, les appels à 14h, là, où du coup, tu ne fais rien de midi à 14h. et après 14h, c'est très dur, parce que l'appel, il prend l'énergie. Ces putains d'appels, boum, ça me rend improductif, ça dégage. Ça peut être les tâches floues sans deadline, ça peut être plein de trucs. L'environnement de travail qui favorise les interruptions. C'est pas des habitudes à ajouter, c'est des obstacles à supprimer. Et supprimer, c'est souvent bien plus efficace qu'ajouter. Je vous prends un exemple. En ce moment, je me prépare pour des courses, d'accord, et pour des sessions de tournées de tournois de tennis. Donc je fais une petite préparation physique et une sèche. Et pour sécher, tu peux faire la classique, j'achète tout, je maîtrise, machin. Mais ce que je me suis dit, c'est qu'est-ce qui me fait casser un peu ma sèche, ou en tout cas qu'est-ce qui est mauvais pour moi dans cette optique-là ? Tous les, je sais pas, le peu de cacahuètes qui traînent, juste le fait d'avoir du pain de mie, parce que du coup tu vas te faire une tartine. Tout ça, ça dégage, et du coup j'arrive à 16h. Je suis en mode, j'ai faim. Au lieu de me faire une vieille tartine de peur de cacahuètes, je ne me cherche pas une omelette. Ou je ne vais même rien faire. Juste parce que j'ai supprimé ces obstacles-là. Et bon, ça marche pour moi qui veux perdre 3 kilos. Ça marche encore plus pour Charlie Munger. Et on leur a posé une question, justement, à lui et Warren Buffett. C'est comment construire une entreprise de plusieurs milliers de milliards de dollars. Et justement, ils n'étaient pas là à faire une liste de bonnes pratiques. il répondait « d'abord » . en identifiant les comportements qui détruisaient les entreprises. La fraude, les mauvais partenaires, les marchés en déclin, les structures de coûts trop hautes. Et ils les évitaient. Et éviter la stupidité est beaucoup plus facile que chercher le génie. Parce que dans la vie, les erreurs catastrophiques, elles ne viennent presque jamais d'un manque de talent ou d'intelligence. Elles viennent de comportements clairement identifiables, prévisibles, qu'on aurait pu éviter. Et c'est beaucoup, beaucoup plus facile. Il y a une autre façon d'appliquer ça qui est un peu plus personnelle. Gary Klein, c'est un chercheur en psychologie de la décision. Et il a formalisé dans les années 2000 un exercice qu'il appelle le prémortem. Le principe, c'est très simple. Vous avez un projet important, au lieu de vous demander comment le réussir, vous vous projetez 6 mois dans le futur et vous imaginez que le projet a complètement échoué. Vous racontez l'histoire de cet échec, qu'est-ce qu'il s'est passé, qu'est-ce qui a merdé, qu'est-ce que vous n'avez pas pu tenir. Ça peut être même un couple, ça peut être un projet sportif, ça peut être un... aventure entrepreneuriale. Et vous utilisez ces réponses aujourd'hui pour construire votre plan. Ok, je veux lancer une chaîne YouTube. Dans six mois, j'ai complètement foiré. Qu'est-ce que je dirais dans six mois ? Bah, j'ai voulu trop vite, trop produire, et du coup, je me suis brûlé au début. J'ai voulu attendre d'avoir la vidéo parfaite, et quand je l'ai publiée, bah, elle a pas fait de vue, donc j'ai arrêté. J'aurais dû faire plus de vidéos plus régulièrement. Et les réponses, elles viennent instantanément. Et je trouve que ça permet de construire notre plan. Beaucoup plus facilement. C'est une façon de voir les angles morts que l'enthousiasme du début va très souvent masquer. Parce que quand on débarque un projet avec de l'énergie et de la conviction, le cerveau, il a tendance... à venir filtrer ces signaux négatifs. Il retient que ce qui confirme que l'idée est bonne, c'est le biais de confirmation. Le prémortem, c'est une façon de venir casser ce filtre volontairement, vous donner la parole à la partie de vous qui sait que ça peut mal tourner. Et cette partie-là, souvent, elle a des choses très utiles à dire. Est-ce que ça veut dire qu'il faut penser négatif ? Non. Mais si on prend par exemple les stoïciens, Marc Aurel, Sénèque, Epithèque, eux... épithètes, pardon, épictètes. Ils pratiquaient ce qu'ils appelaient la préméditation malorum, la préméditation des mots. Donc ils s'imaginaient régulièrement perdre ce qu'ils avaient de plus précieux, leur réputation, leur santé, leurs proches. Pas pour se rendre vraiment misérables, mais pour deux raisons. La première, c'est que ça les rendait moins vulnérables aux imprévus, parce qu'on a déjà imaginer, on le gère mieux, on se prend beaucoup de visualisations, ce type de schéma. Et la deuxième, parce que ça les était à apprécier ce qu'ils avaient. Parce que imaginer la perte rend présent à ce qu'on a maintenant. Et deux millénaires plus tard, la psychologie comportementale, elle arrive exactement aux mêmes conclusions. Donc concrètement, comment on peut appliquer ça ? De manière hyper vaste, mais on peut se poser trois questions, dans n'importe quelle situation. Comment est-ce que je fais pour que ce projet échoue à coup sûr ? Et est-ce que j'évite vraiment tout ça ? Qu'est-ce que je ne veux surtout pas devenir, professionnellement ou personnellement ? Et est-ce que mes habitudes d'aujourd'hui me rapprochent ou m'éloignent de ça ? Si le projet se retrouve dans le mur dans six mois, qu'est-ce qui se sera passé ? C'est pas une révolution, c'est une façon de penser que les gens les plus efficaces utilisent depuis très très très longtemps. Et que la plupart des gens n'apprennent jamais vraiment. Parce qu'on nous apprend à viser le succès. On nous apprend rarement à cartographier l'échec. Voilà la pensée par inversion. Et je trouve ça personnellement très très puissant. Ok, allons-y pour le sujet histoire. Alors cette histoire elle va être compliquée. Parce que le nom de notre protagoniste est égyptien. Et je vais détruire son nom. D'accord, donc je suis désolé pour ça. Mais vous allez comprendre. Sissa Abou Daou vit à Luxor, en Égypte, dans le sud du pays. Elle a 21 ans, et malheureusement, elle vient de perdre son mari. Elle a une fille à nourrir, pas d'éducation, pas de famille pour la soutenir financièrement, ils sont tous très pauvres. Pas la meilleure façon d'avoir 21 ans. A 21 ans, j'avais pas ces problèmes-là. Sa famille, elle lui dit ce que la société entière lui dit, remarie-toi. Sauf que Sissa, elle refuse. Mais... Il y a un problème. On est en Égypte dans les années 70. Et comment tu fais à cette époque pour nourrir ta fille seule en tant que femme, là où les emplois physiques, donc construction, agriculture, bâtiment, sont fermés pour les femmes ? Où sans éducation, les postes de bureau sont inaccessibles ? Où une femme seule dans la rue qui cherche du travail devient très rapidement une cible ? Bon courage, c'est très très très compliqué. C'est un contexte qui est très dur. Mais Sisa, elle, n'abandonne pas. De toute façon, c'est une question de survie. Un matin, elle se rase la tête. Elle enfile des vêtements d'homme et elle va chercher du travail. Et rapidement, du coup, elle trouve du travail. Et ça, c'est une bonne nouvelle. Et est-ce que vous avez une petite idée de combien de temps cette petite escarmouche va durer ? Deux ans, autant trouver une meilleure solution. Allez, cinq ans. Ce qui devait durer quelques semaines, dure 43 ans. Pendant plus de 4 décennies, Siza Abou Daou vit, travaille et se déplace dans le monde comme un homme. Elle pose des briques, elle récolte du blé dans les champs, elle cire des chaussures dans les rues d'Aswan. Elle fait tout ce qu'il faut pour que sa fille puisse manger, aller à l'école et grandir. Personne autour d'elle, que ce soit dans les chantiers ou dans les marchés, ne sait que c'est une femme. Ou peut-être que certains savent et y se taisent, sûrement. Mais elle ne le dira jamais vraiment. Elle travaillait à Aswan en pantalon et en turban. elle a fait des travaux de construction, elle a récolté des céréales, ciré des chaussures, tout ça pour élever sa fille sans dépendre de personne, ce sont ses propres mots. Sa fille grandit, elle fait des études, elle se marie, elle a des enfants, mais Siza, elle continue de travailler, elle n'arrête pas. En fait, elle n'a pas besoin qu'on la voit pour continuer. Et c'est en 2015 que son histoire sort dans la presse égyptienne, et là... Et un truc un peu absurde qui se produit, mais absurde dans le bon sens du terme. Luxor la désigne comme la mère la plus méritante de la ville. Elle est invitée à une cérémonie nationale. Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi lui remet en personne le prix de la mère exemplaire d'Egypte. Une femme qui a dû cesser d'exister en tant que femme pendant 43 ans pour pouvoir être une mère et qui reçoit le prix de la meilleure mère du pays des mains du chef de l'État. Dans une robe, pour cette fois, avec des caméras et avec une reconnaissance pour exactement ce qu'on lui avait dit qu'elle ne pourrait jamais faire toute seule. Siza n'a pas décidé de changer le monde, elle a simplement décidé de faire ce qu'il fallait faire pour nourrir sa fille. Et pour ça, elle a fait ce qu'il fallait chaque jour pendant 43 ans, sans que personne ne le sache, sans aucune validation, sans aucune reconnaissance. Je trouve ça fou ce qu'on est capable de faire quand on enlève complètement l'ego de l'équation et juste le choix Elle n'avait pas le choix. Et quand on ne fait pas une chose pour qu'on nous voit la faire, quand le seul résultat qui compte, c'est que l'autre soit en sécurité. La plupart des gens, ils abandonnent leur projet quand personne ne regarde ou ne valide, et quand ils n'ont pas de résultat à montrer. Césaire, elle a fait exactement l'inverse pendant 4 décennies. Elle n'avait pas de reconnaissance. Elle avait une fille, et ça lui a suffi. Petite histoire assez... sympa, j'essaie de vous trouver des trucs un peu variés. Je trouve ça assez cool. Bon, on va finir avec, avec, avec un truc intéressant. J'espère que le reste est intéressant aussi, mais le dernier sujet. Ok. Je consomme beaucoup de vidéos YouTube. Je vous l'ai dit tout à l'heure, c'était mon péché mignon. Et chaque année, il y a des vidéos qui sortent, qui s'appellent euh... Survivre à la salle la plus silencieuse du monde. Ou... Des trucs en rapport avec le silence. Et c'est un sujet que je trouve intéressant, et vous allez comprendre pourquoi. En fait, on pense tous que le silence, c'est l'absence de bruit. Que si on enlève tous les sons autour de nous, on obtient le calme, le repos, la paix. Sauf que ça, c'est faux. Et ce qui se passe quand on s'en approche vraiment, c'est encore plus étrange que ça. En fait, il y a des salles, qu'on appelle des chambres anéchoïques, qui sont des pièces conçues pour absorber les sons de façon quasi totale, pour s'approcher du silence absolu. Ok ? Donc le mur, le sol, les plafonds, tout est couvert de cônes en mousse acoustique qui captent les ondes sonores au lieu de les renvoyer. Il n'y a pas d'écho, il n'y a pas de réverbération, il n'y a vraiment rien. La chambre anéchoïque de Microsoft, sur son campus de Redmond par exemple, elle détient le record du monde officiel de silence depuis 2015. Alors déjà je ne savais pas qu'il y avait un record officiel de silence, mais là-bas le niveau sonore a été mesuré à moins 20,6 décibels. Pour vous donner un point de comparaison, le seuil d'audition humaine c'est... 0 décibel. À moins 20 décibels, je sais même pas qu'on peut aller dans le négatif, on est dans un territoire que l'oreille humaine ne peut techniquement pas entendre. Mais c'est un peu bizarre parce que l'oreille humaine ne peut pas entendre le silence. C'est chelou. En fait, tous ceux qui ont testé l'expérience, ils décrivent que c'est un espace qui est physiquement inconfortable. Pourquoi ? En fait, dans cette salle, les gens commencent à entendre des choses. Des sons réels, mais des sons... que le cerveau va filtrer en permanence dans la vie quotidienne et qu'on n'entend jamais. Le battement du cœur, le sang qui circule dans les veines, le souffle des poumons. Et il y en a qui décrivent une sorte de sifflement continu, c'est le bruit de fond de leur propre corps, leur propre biologie. Dans la vie de tous les jours, il y a un niveau constant de bruit, et surtout le cerveau c'est une machine à filtrer. Donc en permanence, le cerveau reçoit des milliers de signaux sonores et... Il décide, en temps réel, lesquels sont pertinents et lesquels peuvent être ignorés. Le bruit de la clim, le ronronnement du réfrigérateur, le ventilateur qui fait un bruit de fou, le putain de voisin qui passe à des broussailleuses. Désolé des termes, mais à un moment, pourquoi il y a toujours un mec qui passe à une des broussailleuses ? Là, ça suffit. On ne l'entend pas, à part la des broussailleuses, parce que le cerveau a décidé que c'était inutile. Et quand j'étais petit... j'habitais très proche d'une église. Mais quand je vous dis très proche, j'étais vraiment très proche. J'étais collé à l'église. Au début, on entend l'église, surtout la nuit. Et avec le temps, je peux vous dire que c'est la réalité. La nuit, la journée, on n'entend plus du tout. Le cerveau a filtré ce son. Sauf que quand on retire tous les sons externes, le filtre, il n'a plus rien à faire. Et là, les signaux internes, donc ceux qui sont normalement noyés dans le bruit ambiant, ils remontent à la surface. Et il y a certaines études qui ont montré que seulement 15 minutes de privation sensorielle dans une chambre anéchoïque suffisent à produire des expériences perceptuelles qui sont très inhabituelles chez des gens qui, normalement, n'expérimentent jamais ça, comme des sortes de distorsions visuelles, des sons un peu inexplicables, des sensations de désorientation. Pas parce que la salle fait un truc au cerveau, parce que l'absence de stimulation externe fait que le cerveau commence à en générer lui-même. C'est exactement le même mécanisme qui explique pourquoi les personnes en isolement prolongé ont des hallucinations. Le cerveau n'est pas conçu pour fonctionner dans le vide, il a besoin d'informations. Et quand il n'en reçoit plus, il en fabrique. Donc, on pourrait croire que le silence absolu, le calme absolu, ça serait trop bien. Bah, en fait, non. Le silence absolu n'est pas le calme, c'est une forme d'absence que le cerveau ne veut pas laisser vide. On n'entend jamais vraiment rien, on entend soit le monde extérieur, soit soi-même. Et dans la plupart des cas, c'est le monde extérieur qu'on préfère. Je vous rappelle aussi une petite chose importante, je traite plein de sujets dans ce podcast, je fais beaucoup de recherches pour les préparer, je ne suis pas expert de tous les sujets, donc s'il y a des experts de certains éléments que j'aborde, n'hésitez pas dans les commentaires à donner des commentaires constructifs. Et proposez-moi des sujets aussi, peu importe la thématique, de sujets qui vous intéressent, que vous maîtrisez, qui vous parlent, comme ça je pourrai aussi me renseigner sur tout ça. C'est la fin de ce podcast, j'espère que vous avez passé un bon moment, c'est toujours un plaisir d'être là. Prenez soin de vous, reposez-vous bien, hydratez-vous et on se voit la semaine prochaine. Ciao !