Speaker #0Ok les amis, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode d'Investia du du du du vendredi 3 juillet 2026, j'espère que vous allez bien. Il n'y a pas eu d'épisode la semaine dernière pour deux raisons, déjà il fait une chaleur aberrante et du coup pour tourner c'est compliqué parce que t'as... Minute 3 t'as des gouttes de sueur qui commencent à arriver sur le front Tu te dis putain ça peut être long Et deuxième raison, coupe du monde Voilà, coupe du monde Est-ce que j'ai besoin de m'excuser ? Je pense même pas Je pense que c'est un prétexte tout à fait valable Pour vous dire que j'ai pas pu tourner cet épisode Et que vous comprendrez finalement Bon j'espère que vous allez bien Écoutez, moi ça va très bien Je suis défracté Toujours pour des raisons de coupe du monde Parce que bah en fait c'est chiant La coupe du monde elle est aux United States et les matchs sont à 23h, donc c'est un peu relou, je suis pas encore du niveau, il y a le niveau d'au-dessus, il y a les mecs qui regardent les matchs de 2 ou 3h du matin, je suis pas à ce niveau là, mais parce que c'est pas la France, si la France c'était à 3h du matin, je regarderais la France, je me dis que c'est tous les 4 ans, et qu'il faut en profiter, donc voilà, il fait chaud, la vie est belle, c'est l'été, écoutez, on va partir sur un petit podcast comme d'habitude, avec des points investissement, des points pas investissement, et juste... L'objectif de passer un bon moment pendant une petite trentaine de minutes. Let's go ! C'est parti ! Comme d'habitude, on commence avec le côté investissement. Bon, si vous suivez les autres contenus, vous l'avez peut-être déjà vu passer. Si vous suivez que le podcast, vous l'avez peut-être pas vu passer. Mais attention si vous avez de l'argent sur Binance. J'avais fait une vidéo il y a deux semaines à peu près, parce qu'il y avait des rumeurs sur le fait que... Binance elle est fermée en France, bon il y a des mecs dans les commentaires qui me disaient oui tu joues sur la peur, ça ne sera jamais fermé, Binance c'est trop gros. Le 28 juin je crois, quel mail on reçoit de la part de Binance ? Nous fermons. Donc attention à ne pas voir les contenus de créateurs qui vous font peur et qui vous disent qu'il faut le plus vite possible retirer vos fonds de Binance. Ne vous inquiétez pas vos fonds ne vont pas mourir mais c'est un fait, Binance a entamé son processus. de fermement, fermeture, pas fermement, et donc, vous devez par contre retirer vos fonds de Binance dans un intervalle de temps. Je ne sais plus exactement l'intervalle de temps, mais il me semble que dans tous les cas, vous avez tout le mois de juillet pour le faire. J'ai fait des vidéos dans lesquelles vous pouvez explorer les différentes options. Je vous recommande fortement de mettre une partie de vos fonds sur OKX. OKX, c'est mon partenaire. Je ne vous dis pas de mettre vos fonds sur OKEx parce que c'est mon partenaire, c'est mon partenaire parce que c'est un exchange que je considère extrêmement complet. C'est dans ce sens-là que ça marche. Et surtout en ce moment, il y a pas mal d'offres sur un peu tous les exchanges finalement, parce qu'ils savent très bien qu'il va y avoir une grosse armada de gens qui vont venir, donc ils essaient d'attirer tout le monde. Donc regardez un petit peu les offres. Il y a une super offre aussi sur OKEx où si vous déposez vos fonds de Binance, en tout cas si vous déposez des fonds sur OKEx, vous avez jusqu'à 8% qui vous sont crédités sur un intervalle. réguliers, 8% de ce que vous déposez, c'est le maximum, ça dépend, c'est par palier, mais ça va, je crois, de 5 à 8%, donc si vous déposez, par exemple, je sais pas, 50 000 sur OKX, vous avez, je crois que c'est 5 ou 6% qui vous sont crédités sur un an, donc c'est quand même assez mignon, c'est quand même un petit 2500$ cadeau. Voilà, allez faire un tour, lien en description, toutes les infos, on avance. Bon. Dans ma quête de toujours m'améliorer et de me professionnaliser dans mon approche à l'investissement, j'ai envie d'aborder plus souvent des sujets autour de la structuration de son portefeuille global à l'intérieur et en dehors des cryptos. Pourquoi je fais ça ? Parce qu'en interne, on est sur le point de passer un cap. On commence avec mon équipe à se former pour avoir toutes les accréditations nécessaires pour à terme faire du conseil en investissement. Donc vraiment avoir la certification, que ce soit de l'AMF, que ce soit ce qu'on appelle le CIF, le CIF. conseiller en investissement financier. Donc on est en train de travailler là-dessus, et du coup il y a des trucs assez cool en lien avec ça qui arrivent, je vous en dirai plus bientôt. Mais voilà pour le contexte. En tout cas, je me rends compte qu'il y a énormément de notions pour lesquelles la majorité des investisseurs, et surtout des investisseurs cryptos, sont vraiment passés à côté. La première, j'en ai déjà parlé plein de fois, c'est le bon vieux profil d'investisseur. Oui, encore lui. En fait... Avant même de réfléchir à sa stratégie, avant même de se créer un portefeuille, le plus important c'est de comprendre un peu plus qui on est en profondeur et c'est vraiment vraiment super important, c'est pas pour rien que je vous fais chier avec ça une fois par mois, ça arrive très souvent. Moi le premier, de mal se connaître en début de parcours. Par exemple, j'étais sûr à 100% quand j'ai commencé que je pouvais encaisser tous les risques de la terre sans aucun problème. Une crypto du top 5000, aucun problème, je suis capable de gérer la volatilité. En plus je suis jeune, je peux me permettre de prendre plus de risques, j'ai le temps. Bah en fait tu te manges à moins 90% dans la gueule et tu te dis ah en fait c'est pas très agréable quand même. Donc non, ce n'est pas comme ça que ça marche. Et au final j'ai compris que c'était un piège de mon cerveau parce qu'il cherchait qu'une seule chose. sans s'enrichir rapidement, les gains rapides et la nouveauté. Bon, ça fait trois choses, mais ça se rejoint. Pourquoi mon cerveau fait ça ? Parce qu'il est en recherche constante de dopamine. Il veut être stimulé et se sentir bien. Donc, j'ai acheté des merdes sur la Binance Smart Chain à l'époque, j'ai ridé des tokens beaucoup trop sans vendre à cause de ce biais, parce que la dopamine qui est générée au moment de voir que t'as fait x2, elle est absolument énorme. et quand ça redescend, je suis incapable de vendre parce que j'ai des biais dans tous les sens, ça m'énerve et au final je gagne presque rien, voire rien du tout dans la plupart des cas. J'ai déjà raconté des histoires sur le fait que j'avais fait un x80 je crois sur un token, donc là vous vous dites, wow, putain, quel monstre, sauf qu'en fait j'ai pas vendu, j'ai vendu que, ah, je sais plus c'était combien, x7, un truc comme ça, ce qui est bien, mais entre x7 et x80 c'est pas la même quand même, tu vois, tu mets 1000 balles, d'un côté t'as 80k, de l'autre côté t'en as 7000, ça n'a rien à voir. Tout ça, ces biais, cette dopamine, ce qui se passe dans notre cerveau, c'était faux. Et les états émotionnels dans lesquels on se met parce qu'on pense être quelqu'un d'autre, croyez-moi, il n'y a pas grand-chose de pire en investissement. Et je pense vraiment que cette notion de psychologie de l'investissement est extrêmement sous-estimée, parce qu'au final, maintenant, on a tous accès à l'information. Donc on a tous accès à quelles sont les meilleures entreprises qui font plus de revenus, il y a des contenus, les meilleurs cryptos, etc. C'est pas très dur la sélection. Tu peux faire des super coûts avec des tokens un peu moins connus, mais la sélection, elle est pas très dure. Du coup, vu que les marchés financiers restent des jeux à somme nulle, il y a bien des choses qui font la différence entre les investisseurs. Et si c'est plus la sélection, ou en tout cas moins, c'est forcément autre chose. Et pour moi, c'est vraiment ce côté biais qui est créé par énormément de choses, notamment le bruit, notamment le fait que, par exemple, il va y avoir beaucoup de contenus qui vont être créés. et donc que la foule va emmener l'opinion commune dans une direction, en ce moment c'est la pleure autour de Bitcoin, du bear market, ça va forcément influencer des gens qui vont avoir plus d'aversion par exemple à la perte, ou en tout cas plus de capacité de vendre dans des périodes rouges, parce qu'il y a eu cet effet de foule, il y a plein de raisons qui font qu'au final on prend les mauvaises décisions, et se connaître soi-même, et vraiment avoir un plan d'action est extrêmement important. De ce côté-là, il faut que j'arrête de taper dans mes mains parce que vous l'entendez et c'est chiant pour vous. Voilà, c'est juste mon ressenti personnel, mais c'est pour moi le meilleur moyen de faire le pire début possible et même quand on est un investisseur un peu plus expérimenté. Si tu as fait, par exemple, une excellente session, que tu passes de 10 000 à 100 000, tu as des nouveaux billets qui se créent. Et c'est très, très, très important de faire un check sur tout ça. Et c'est documenté, ce que je vous dis, ça ne sort pas de n'importe où. En 1979, il y a deux psychologues qui ont publié un article qui va changer la façon dont on comprend les décisions financières. Daniel Kahneman et Amos Tversky. Et leur théorie, elle s'appelle la prospect théorie. En fait, pour eux, on ne prend pas des décisions rationnelles quand on est face à du risque. On prend des décisions émotionnelles. Et c'est cette étude notamment, vous avez peut-être déjà entendu parler, qui explique que la douleur de perdre 1000 euros est environ deux fois plus intense que le plaisir d'en gagner mille. Deux fois plus intense. Ce déséquilibre, il l'appelle l'aversion aux pertes. Et c'est exactement ce qui, moi, m'a fait tenir des positions perdantes pendant trop longtemps. C'est pas de la stupidité, enfin si, c'est un peu de la stupidité, mais c'est surtout de la biologie. Et c'est à partir de ces travaux que la finance comportementale commence à émerger vraiment comme une discipline sérieuse et importante. Et 20 ans plus tard, en 1999, il y a deux chercheurs américains Grable et Leighton qui publient la première échelle scientifique de mesure de la tolérance aux risques financiers. C'est 13 questions et ça devient le premier outil validé qui permet de mesurer objectivement ce qu'on est capable de supporter, pas ce qu'on croit supporter. Là où c'est intéressant avec cette notion de profil, c'est que c'est pas un truc que tu sors de ton chapeau comme ça, tu te lèves pas à ma tête en mode ok là je suis d'humeur mec risqué. Il y a des profils qui sont clairement identifiés, il y a des vraies questions à se poser, c'est très cadré. Il suffit juste de prendre le temps une heure par exemple ce week-end ou un soir en rentrant et d'enfin se poser les bonnes questions. Bon, je ne suis pas encore certifié officiellement en conseiller en investissement donc je n'ai rien d'officiel à vous donner. Par contre, je m'étais fait un quiz à l'époque qui m'avait beaucoup aidé à avoir des pistes sur mon profil. Ce quiz, je vous l'ai mis à jour récemment, je vous le mets en description. Trouvez vos biais, réfléchissez à quand et pourquoi ils se manifestent et commencez le plus tôt possible à aligner votre méthode et votre stratégie par mon investissement à votre vrai profil. Il faut un alignement entre votre profil d'investisseur et vos actions. Cette notion, je vais continuer d'en parler de temps en temps, on ira un petit peu plus loin dans quelques mois, mais c'est un premier pas pour vraiment construire un portefeuille plus structuré et qui vous correspond. Et le plus important dans cette phrase, c'est qui vous correspond. Parce qu'avec tout le contenu qu'on a aujourd'hui, c'est très simple de prendre la solution de facilité et d'écouter des mecs sur internet et de faire comme eux. Sauf qu'on est des milliards de personnes différentes, et donc il y a des milliards de profils d'investisseurs différents. C'est une notion extrêmement personnelle. Ok, on passe au point actu. Point actu sur, sur, sur, la plus grosse actu actuelle, et je parle évidemment de la Coupe du Monde de football. Bon, j'espère ne pas porter l'œil, mais cette année on a une équipe qui est trop forte, c'est trop agréable à regarder, c'est trop bien, profitons de ça, profitons. La Coupe du Monde est en cours, j'ai fait une vidéo dessus, je vous la mets en description, mais le sujet c'est pas ça. La compétition a commencé il y a quelques semaines, et les chiffres sont fous. Si on regarde les estimations, la FIFA, donc la Fédération Internationale de Football, va encaisser environ 9 milliards de dollars sur ce mondial. C'est 54% de plus qu'en 2022. Et pour mettre ça en perspective, dites-vous que le billet le moins cher pour assister à un match, donc je pense que ça doit être un match de poule un peu pété du style Curacao-Équateur, tu vois, et t'es tout en haut du stade, le billet le moins cher, c'est 450 dollars. La finale, le prix, c'est 10 000 dollars la place. Si on remonte à la dernière fois que les Etats-Unis ont organisé la Coupe du Monde, c'était en 1994, le billet, en moyenne, il coûtait 58 dollars. 172 fois moins cher qu'aujourd'hui. Alors oui, il y a eu l'inflation, mais non, ça marche pas. Bon, en tant que fan de sport, c'est dramatique, c'est dommage, ça rappelle un peu le tennis où les événements ne sont pas réservés, en tout cas. construit autour des vrais fans, mais autour des gens qui ont les moyens, c'est dommage. La question qu'on peut se poser, c'est comment la FIFA a fait pour monétiser tout ça ? En fait, ils ont mis en place de grandes innovations. La première, c'est le double encaissement avec la plateforme de revente officielle. Vous avez peut-être vu passer des articles qui disaient que 180 000 billets sont encore invendus. Sur le papier, c'est vrai. Mais la réalité, c'est que ces billets, ils ne sont pas invendus. Ils ont... déjà été vendus une première fois par la FIFA, sauf que leurs acheteurs les ont remis en vente sur la plateforme officielle de revente de la FIFA. Et c'est là que c'est brillant, ou pas, selon comment on voit le truc, mais sur cette plateforme, la FIFA prend 15% de commission côté acheteur, 15% de commission côté vendeur. Donc 30% sur chaque transaction de revente. Donc un billet qui est vendu 150$ peut se retrouver à plusieurs milliers sur le marché secondaire. La FIFA, elle a déjà touché sa part à la vente de base sur son site officiel, mais elle retouche 30% sur la revente. Les prix sur le marché secondaire, ils ont baissé de 20%. On s'en fout ! La FIFA, de toute façon, elle a déjà encaissé les deux côtés. C'est un modèle que beaucoup d'entreprises veulent répliquer, c'est-à-dire de vendre un produit, créer la plateforme où vos propres clients le revendront entre eux et prendre une commission sur chaque transaction. C'est un peu Ticketmaster, mais en version souveraine. La deuxième innovation, c'est le Dynamic. pricing, le... comme il n'y a pas de mot pour pricing, et j'aime pas faire de l'anglophone, le... la mise de... la façon dont on crée les prix de manière dynamique. C'est pas quelque chose de nouveau, en soi. Dites-vous que les compagnies aériennes font ça depuis des décennies. Mais là, on voit ça s'étendre extrêmement vite dans absolument tous les secteurs. En fait, le terme de dynamic pricing, il a été mentionné 113 fois dans les calls de earnings des sociétés du S&P 1500 en 2025. En 2012, c'était 12 fois. Donc en fait, en 15 ans, ça a été multiplié par presque 10. C'est pas un outil de niche de compagnies aériennes et des hôtels, c'est une stratégie que les grandes boîtes adoptent en masse, que ça soit dans la restauration rapide, les grandes distributions, l'événementiel. Le principe, vous le connaissez très sûrement, c'est un algorithme qui va ajuster les prix en temps réel selon l'offre, la demande, la période, la géographie. Donc vous cherchez un billet pour un match qui est très demandé, le prix va monter. C'est de la mécanique de marché automatisé. Donc... Bon, on pourrait en débattre, c'est quand même assez problématique, mais là où ça le devient encore plus, c'est l'étape d'après. En fait, le dynamic pricing, c'est le prix qui s'adapte à la demande du marché. C'est globalement compréhensible, même si c'est frustrant. Ce qui émerge maintenant... C'est ce qu'on appelle le surveillance pricing. En fait, ce pricing dynamique, il ajuste les prix selon l'offre et la demande. Le pricing de surveillance, il ajuste les prix selon vos données personnelles. C'est plus le marché qui dicte le prix, c'est votre profil. Donc c'est un peu comme le mythe, je crois qu'il est vrai d'ailleurs ce mythe sur les compagnies aériennes, que quand tu regardes beaucoup le billet, Il faut absolument se mettre en navigation privée parce que sinon, le site ou la compagnie voit que tu regardes beaucoup le billet et du coup va monter le prix parce qu'ils vont comprendre que t'es intéressé. Bah là, c'est pareil, mais encore pire. Je sais pas si tu regardes des contenus de foot, par exemple, ils vont savoir que tu vas être quelqu'un... Je sais pas si t'as payé un billet d'avion aux Etats-Unis, par exemple. Ils vont savoir que tu es quelqu'un qui a de plus de chances d'assister à la Coupe du Monde et donc ils vont monter les prix. Et la FTC, qui est la Federal Trade Commission américaine... Désolé pour l'anglais, mais je pourrais autant le faire en vrai anglais plutôt que Federal Trade Commission. Elle a publié en janvier 2025 une étude officielle là-dessus. Et pour eux, des entreprises utilisent déjà votre localisation précise, notre localisation précise, notre historique de navigation, notre historique d'achat et même le type d'appareil qu'on utilise pour fixer des prix de manière individualisée. C'est plus votre iPhone plutôt qu'un Android, ça peut déjà faire varier un prix. Et je dis votre... mais c'est neutre. Et la troisième innovation bonus, vous la connaissez évidemment, qu'est-ce qui se passe à la 22ème minute ? On est aux Etats-Unis, d'habitude ça fonctionne par carton, donc vous comprenez, le public américain, il est habitué au carton. Non, non, non, ce sont les bonnes vieilles pauses fraîcheurs. La mini coupure, où les joueurs boivent un coup pendant une minute, alors que des fois, il fait pas si chaud, mais pendant ce temps, on se mange. une pub, deux minutes à peine, mais une pub quand même. Et la grosse différence avec la mi-temps, c'est que pendant ces deux minutes, les millions de téléspectateurs, ils restent parce qu'ils savent que c'est pas long. Donc tu zappes pas. La mi-temps, tout le monde part pour faire des trucs. Donc là, c'est court, mais il y a quand même de la pub. Et un spot publicitaire qui touche beaucoup plus de monde, ils se vendent évidemment beaucoup plus cher. On parlait des JO d'OP récemment et du fait que c'était compliqué financièrement. Je trouve ça ultra intéressant de voir comment un événement big comme le mondial fait pour être rentable, et c'est ultra rentable pour la FIFA. J'ai pas envie d'entrer dans des débats, parce que ça va m'énerver, sur le fait que c'est si... Enfin, c'est dommage, en fait, c'est juste dommage. Oui, tout est orienté pour le profit, et oui, on va pas débattre de cette société capitaliste, mais sur le sport, en tout cas, c'est de plus en plus massif, et c'est un peu plus partout, ce qui... En fait, les stats sont blindées, donc... D'un côté, c'est de l'offre et de la demande, mais ça fait chier. Ça fait vraiment chier. C'est un peu comme le tennis. Je suis allé une fois à Roland-Garros, et l'ambiance de Roland-Garros, elle est tellement dommage. Genre, tu as les vrais fans qui sont tout en haut dans le stade, et du coup, des fois, tu vois mal, tu es tout en haut et tout, et tu as les invités, et du coup, les tribunes vides, des sponsors juste devant, qui ont accès à tout ça, les mecs qui regardent pas le match, ils sont sur leur telle, ils se cassent. C'est le jeu. C'est le jeu, mais c'est dommage. Sujet suivant, après avoir râlé sur le fait que les billets de foot étaient trop chers. On va parler d'un sujet qui m'a un peu impacté sans que je m'en rende trop compte au début. En 1954, il y a un psychologue américain qui s'appelle Leon Festinger qui publie une théorie. Il dit un truc qui est assez simple, c'est que les humains ont un besoin fondamental d'évaluer leurs opinions et leurs capacités. Et donc pour faire ça, ils font quoi ? Ils se comparent aux autres. C'est ce qu'on appelle la théorie de la comparaison sociale. Et ça, c'est pas une mauvaise nouvelle en soi, c'est un mécanisme de survie. Mais pendant des centaines de milliers d'années, se comparer aux autres dans son groupe, ça permettait de savoir où on en était. Est-ce que je cours aussi vite que les autres chasseurs ? Est-ce que je mérite ma place dans la tribu ? C'est utile, c'est même nécessaire. Ok, le problème, c'est ce qui s'est passé après. Il y a des études qui montrent que plus de 10% de nos pensées quotidiennes impliquent... une comparaison d'une sorte ou d'une autre avec un autre humain. 10% d'une journée entière juste à se mesurer aux autres. Pendant la majorité de l'histoire humaine, les humains vivaient dans des groupes de 50 à 150 personnes. Donc on se comparait à ces gens-là. Le voisin, le cousin, le mec le plus rapide du village, c'était gérable, le cerveau était câblé pour ce nombre de personnes. Ok. Aujourd'hui, on se réveille le matin, et en 30 secondes, on voit sur Insta la villa de quelqu'un qu'on connaît pas, le physique de quelqu'un qu'on ne rencontrera jamais et qui en plus a de fortes chances d'être maximisé pour l'esthétique parce que c'est sur les réseaux, donc peut-être du montage, peut-être un angle qui est... qui est spécial, peut-être même des produits dopants, on ne sait pas. Mais nous, on se compare. On va comparer avec le portefeuille d'investissement de quelqu'un qu'on voit sur les réseaux, qui a fait des meilleurs trades. Le cerveau reçoit des milliers de signaux de comparaison, et il n'a pas été conçu pour traiter à cette échelle et à cette vitesse, et encore plus avec le fait qu'il y a de fortes chances qu'on se compare à quelque chose qui n'existe pas. Sauf que notre cerveau, il est habitué à ça, notre cerveau, il n'a pas changé depuis 50 000 ans, donc il les traite quand même, ces informations, parce qu'il ne sait pas faire autrement. Et le problème qui arrive très souvent, c'est que se comparer sur les réseaux sociaux, donc en gros se comparer avec quelqu'un qui paraît mieux que soi, ça produit des évaluations négatives de soi-même. C'est pas une question de fragilité ou de manque de confiance, c'est une réponse neurologique automatique. Et il y a un mécanisme précis derrière tout ça. Quand on se compare à quelqu'un qui nous semble supérieur, l'insula antérieur et le cortex préfrontal de notre cerveau s'activent. Ce sont les zones des traitements émotionnels. Le cerveau va interpréter ça comme une menace au statut social, et une menace au statut social pour un animal, parce que j'aime bien rappeler qu'on est des animaux, c'est sérieux. Une menace de statut social, c'est l'exclusion de ton groupe, qui veut dire être tout seul, être tout seul, être vulnérable, ne pas avoir à manger, ne pas pouvoir te reproduire, etc. Maintenant là... où ça devient vraiment intéressant par rapport à ce qu'on traite souvent dans ce podcast, c'est au niveau de l'investissement. Parce que sur les réseaux sociaux, des mecs qui flexent, il y en a beaucoup. Il y en a des milliers. Mais dans une étude, ils ont rassemblé 807 investisseurs expérimentés. Et ils ont testé un truc. On leur a montré les performances des meilleurs traders de la plateforme. Donc juste une information avec des chiffres, ok ? Résultat, les investisseurs exposés à ces comparaisons, ils ont pris significativement plus de risques, ils ont tradé plus activement et ils ont rapporté une satisfaction largement inférieure par rapport à leur propre performance, même quand les résultats réels étaient identiques au groupe de contrôle. Donc autrement dit, voir quelqu'un qui fait théoriquement mieux que soi ne nous aide pas à faire mieux, et c'est même le contraire. Ça pousse à prendre plus de risques, à bouger plus et à être moins satisfait de ce qu'on fait réellement nous-mêmes. Et c'est exactement le mécanisme derrière le fait de changer de stratégie d'investissement parce qu'un mec sur Twitter annonce qu'il a fait x10 sur un token. Nous, on change d'analyse, on a juste été exposé à une comparaison vers le haut. Notre cerveau réagit, on se dit « Ok, il faut que j'achète des altcoins » . D'ailleurs, j'ai supprimé Twitter et je me sens tellement mieux les mecs. Supprimez Twitter, dégagez-moi cette merde. La comparaison sociale, c'est un... vrai sujet, et je connais des gens, ils ne vivent que pour ça. Et vous en connaissez aussi. Ils vivent en espérant que les autres qui croiseront verront que du positif en eux, limite à vouloir créer de la jalousie, donc à montrer que ses meilleurs aspects. Et c'est terrible, en vrai, je trouve ça terrible. Donc, je dirais pas que la question c'est comment arrêter de se comparer, parce que c'est biologiquement impossible, et même contre-productif. La comparaison sociale bien utilisée, ça peut même être un moteur de progression, une sorte de compétition positive. La question c'est plus, à qui est-ce que tu te compares et est-ce que tu t'en rends compte quand ça se passe ? Parce que la comparaison inconsciente avec des inconnus, quand tu ne vois que les points positifs, que tu ne connais pas, où tu vois uniquement les trades positifs, les plus belles vacances, les physiques parfaits, C'est de la corruption du signal. Tu prends une décision émotionnelle basée sur des données qui sont non représentatives, personne n'est toujours au max, c'est un fait, ça n'existe pas. La comparaison consciente, c'est est-ce que je progresse par rapport au mois d'il y a 6 mois, et est-ce que je suis mieux aligné avec ce que je veux construire. Ça, c'est de l'information utile. La différence entre les deux, c'est souvent ce qui sépare quelqu'un qui avance de quelqu'un qui stagne, et qui reste bloqué, dans une sorte de comparaison un peu toxique. Ne comparez pas votre moteur à la carrosserie des autres. C'est Don Pierre Albertini que j'ai vu dire ça, je vous laisse creuser. Mais c'est quelque chose d'important qu'on peut prendre dans tous les sujets qu'on veut et les utiliser, pas uniquement en investissement, même si ça marche en investissement. Ok, on passe à l'histoire de la semaine. Je sais pas pourquoi. Je suis toujours un peu intrigué par les histoires autour des avions, des crashes, des sauvetages, etc. Je pense que je suis loin d'être le seul sur ça, mais aujourd'hui c'est le sujet dont on va parler. Aujourd'hui nous allons à Jakarta en 1982. Le vol British Airways 009 relie Londres à Auckland avec plusieurs escales. A bord, on a 263 personnes avec 248 passagers. et 15 membres d'équipage. L'avion, c'est un Boeing 747, qui s'appelle City of Edinburgh. Je suis déjà allé à Edinburgh en Écosse, il faisait extrêmement froid, j'ai pas kiffé pour cette raison. C'est peut-être très beau, c'est pas le sujet. Si vous avez déjà pris l'avion, il y a des chances que vous soyez déjà monté dans un avion un peu similaire. Et sur le trajet, cet avion passe au-dessus de l'océan Indien, au sud de l'île de Java en Indonésie. La nuit est claire, le radar météo ne montre rien d'anormal. tout va bien. Le commandant de bord, il s'appelle Eric Mouillé. C'est un gars de 41 ans qui vient de se lever pour aller aux toilettes. Mais ses collègues remarquent qu'il y a un truc un peu bizarre au niveau du pare-brise. Il y a une sorte de lueur électrique, un peu comme du feu. Les moteurs commencent à briller, ils deviennent bleus et vous vous doutez bien que c'est pas quelque chose de normal. Il y a une sorte d'odeur de soufre. Dans la cabine, les passagers côté hublot commencent à voir des choses bizarres au niveau des réacteurs et ça commence. A 20h42, le moteur numéro 4 s'éteint. Une minute plus tard, le moteur numéro 2 s'éteint. Quelques secondes après, les moteurs numéro 1 et 3 s'éteignent. L'ingénieur de bord lâche une phrase que tu n'as pas envie de dire quand tu es en plein vol. Je n'y crois pas, la totalité des 4 moteurs ont bugué. Un Boeing 747 sans moteur, c'est un planeur de 400 tonnes. Et donc forcément, un planeur de 400 tonnes, il fait quoi ? Bah il plane pas, il tombe. L'avion avance de 15 km pour chaque km de descente. L'équipage calcule rapidement, depuis 37 000 pieds, ils ont 23 minutes et 169 km devant eux avant de toucher l'eau. Le commandant Moody revient en cabine et il prend les commandes. L'équipage, dans ses procédures de redémarrage moteur, elle marche pas. La pressurisation tombe, les masques à oxygène tombent des plafonds, le masque du copilote est cassé, le tube s'est décroché. L'ambiance dans l'avion, vous vous doutez bien qu'elle a très vite changé. C'est la panique totale, les passagers comprennent très bien qu'il y a un truc qui va pas et qu'ils vont probablement se crasher. C'est terrible. Moody décide de descendre en urgence à une altitude où l'air est naturellement respirable, à environ 12 000 pieds. Il prend le micro et il dit « Mesdames, Messieurs, ici votre commandant de bord, nous avons un petit problème. Les quatre moteurs se sont arrêtés, nous faisons... » tout notre possible pour les remettre en marche. J'espère que vous ne souffrez pas trop. C'est pas un message que t'as envie d'entendre, quand t'es tranquille en train de faire une petite sieste pour aller en vacances. Un Boeing 747 en descente silencieuse au-dessus de l'océan Indien. Ok. Et le commandant de bord parle d'un petit problème. A 13 500 pieds, l'équipage atteint la limite critique. En dessous de 13 500 pieds, il sera trop bas pour passer les montagnes côtières de Java et atteindre Jakarta. S'il redémarre pas les moteurs là, maintenant, Le plan B, c'est l'amérissage. C'est une manœuvre jamais tentée sur un 747 sans mode d'emploi. Sauf que là, à ce moment-là, il y a une sorte de miracle. Le moteur numéro 4 redémarre. Le moteur numéro 3 redémarre. Le moteur numéro 1 redémarre. Et le numéro 2. Bon, excellente nouvelle. L'avion est sauvé, le petit problème est réglé. En fait, l'avion... avait traversé un nuage de cendres volcaniques qui était émis par l'éruption du mont Galungung qui est invisible sur le radar météo parce que tout était parfaitement sec. Les cendres avaient éteint les moteurs qui privaient les réacteurs d'oxygène, fondus dans les chambres de combustible, puis s'étaient solidifiés en refroidissant pendant la descente. Donc c'est la descente qui a libéré assez d'espace pour que l'air circule de nouveau. L'avion se pose à Jakarta à 21h02. Le pare-brise est tellement plein de cendres que Moody atterrit quasiment que avec les instruments de bord, guidé par son copilote qui lit les distances à voix haute pour reconstituer une espèce de plan de descente virtuel. Et le mec en toute détente décrit l'approche comme « négocier son chemin dans le terrier d'un blaireau » . C'est lunaire. À l'arrivée, l'ingénieur de bord descend les marches et embrasse le sol. 263 personnes sont saines et sauves. pas un mort, pas un blessé, c'est un miracle. Et Derek Moody reçoit la Queen's Commendation for Valuable Service in the Air, une récompense méritée, j'ai envie de dire, et il décède le 18 mars 2024 à l'âge de 82 ans. Donc, il y a des histoires de crash d'avion, mais il y a des histoires aussi de non-crash d'avion qui sont vraiment, vraiment pas passées loin. Voilà. Il n'y a pas de morale dans cette histoire, mais je la trouve quand même très intéressante. Les amis, c'est la fin de ce podcast, j'espère que vous avez passé un bon moment, je vais essayer... de reprendre cette activité sur la suite des semaines qui arrivent. Mettez un petit commentaire, dites-moi un petit peu comment vous sentez, quels sont vos plans pour l'été, et on se retrouve la semaine prochaine. Prenez soin de vous, ciao !