Speaker #0Ok, tout est bon, le micro est bon, la cam c'est bon, les amis bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode d'Investia du vendredi 15 mai, j'espère que vous allez bien, moi ça va très bien, on va faire un petit épisode matinal, j'aime bien les épisodes matinaux parce que l'énergie n'est pas la même que l'après-midi. Et du coup, il y a une ambiance un peu plus détente dans le rythme de parole, dans le flow. Et c'est ce que j'essaye d'apporter à ce podcast. Qu'est-ce que je peux vous raconter avant de commencer ce podcast ? Je rentre du Portugal, là. J'ai fait 5-6 jours au Portugal. Moitié travail, moitié surf, c'était génial. Le Portugal, c'est génial. Si vous n'avez pas visité, je suis allé à Peniche, dans le sud, enfin, mi-sud-ouest du Portugal. C'est un petit village de surfers. L'ambiance est très très chill. Je suis content parce que j'arrive à profiter de ce bear market pour faire plein de projets. On a vraiment pas mal de projets. Là, on sort aujourd'hui ou demain la plus grosse vidéo de l'histoire de mon aventure sur YouTube sur ma chaîne de sport. Je vous rappelle, j'ai une chaîne de sport qui s'appelle Lovig, qui est mon prénom. Et on sort une vidéo de 3h17. Et je suis pas peu fier du fait que la vidéo fasse plus de 3h. Qui s'appelle l'iceberg du sport avec plein d'histoires de sport. En plus, la vidéo est trop bien. Je suis trop content. donc ça c'est trop cool sur ce côté là j'avance aussi pas mal sur le côté sur l'autre chaîne qui s'appelle Iryl2 que j'ai lancé il y a à peu près un mois en fait l'idée, je vous en ai parlé sur ce podcast c'était, j'aime beaucoup faire des vidéos j'aime beaucoup faire des vidéos créatives et la crypto c'est cool mais j'avais aussi envie de faire des belles vidéos sur des sujets un peu plus macro le problème c'est que l'algorithme te cloisonne un petit peu dans ta niche donc c'est toujours compliqué, j'avais essayé, j'avais fait des vidéos sur l'industrie des diamants et tout Ça a du mal à prendre, c'est bon. Et du coup, j'ai lancé une chaîne indépendante. De ça, on a fait trois vidéos. Une vidéo sur Palantir, une vidéo sur Meta, et une vidéo sur l'industrie du pétrole de Une Heure. Où l'objectif de cette chaîne, c'est de parler des grandes structures, de pouvoir cacher sans rentrer dans du complotisme, juste aller dans du côté un peu d'explication de ce qui se passe, et de poser des questions avec une parenthèse un peu philosophique sur certaines choses. Donc je suis super content, les vidéos commencent à bien prendre, c'est lancer une nouvelle chaîne, ça prend du temps. Mais on a un rythme de production qui est vraiment très très cool, on a réussi à avoir un système qui est très très bon. On a sorti, j'ai fait le calcul, en mars dernier, 18 vidéos au mois de mars. Genre si on compte Crypto Recherche, si on compte les podcasts, si on compte Hyrule, Hyrule 2, LoVig, j'en ai pas oublié, non, ça fait 18 vidéos. Le rythme, enfin on est quasiment à une vidéo, on a plus qu'une vidéo tous les deux jours, c'est fou, c'est fou. Mais bon, le podcast fait partie de la safe zone, je ne suis pas en vidéo crypto recherche où je dois quand même performer, le podcast on est là, on peut parler, il y a quelques petits rageux dans les commentaires, mais ce n'est pas la majorité, et de toute façon on s'en fout, et voilà, on a un rythme lent, on prend le temps, ce n'est pas du tout dans la méta de YouTube, c'est anti-dopamine addiction, mais je pense que ça peut faire du bien aussi à nos systèmes nerveux. Voilà. Qu'est-ce que j'ai de plus à vous dire ? Rien. Je recommence le sport tranquillement, je suis hyper content, je recommence à courir, j'avais des problèmes aux genoux, ça va beaucoup mieux. La vie est belle, on continue sur tout ça, je vous en parlerai dans un prochain épisode. Allons-y pour ce podcast, n'oubliez pas de vous abonner, de mettre un petit like, de mettre un petit 5 étoiles et on va avancer. Ok, on commence avec le côté finance. Je sors une vidéo cette semaine justement sur faut-il acheter du bitcoin ou de l'or ? On va parler de deux actifs. Le premier a 5000 ans d'histoire, l'autre 15 ans. Et pourtant on les compare de plus en plus sérieusement dans la construction d'un portefeuille. L'or et Bitcoin. L'objectif c'est pas de dire lequel est meilleur, ça n'a pas de sens, ça c'est une mauvaise question. L'objectif est de comprendre ce que chacun vaut vraiment sur les critères qui définissent une réserve de valeur. Est-ce que vous connaissez, je pense pas, c'est vraiment assez niche, les 8 critères d'une réserve de valeur ? On va en regarder trois ensemble, ceux qui me semblent être les plus parlants et les plus contre-intuitifs, parce que Bitcoin, on se pose souvent cette question de est-ce que c'est l'or numérique ? Et du coup, la question sous-jacente, c'est est-ce que c'est une réserve de valeur ? Mais la question sous-sous-jacente, c'est qu'est-ce qu'une réserve de valeur ? Là, les premiers critères de la réserve de valeur, c'est la portabilité. Déplacer de l'or en grande quantité, c'est une opération qui est très complexe. Il faut des camions blindés, il faut une escorte armée. Il faut des assurances, des douanes. Le coût de transport physique de l'or, il tourne autour de 0,2 à 0,4% de la valeur totale. Rien que pour bouger le capital d'un point A à un point B. Et encore dans les conditions normales, c'est le cas. En période de crise géopolitique, c'est encore plus compliqué parce que les frontières se ferment. Tout devient de plus en plus hermétique. Les régulations changent du jour au lendemain. Donc c'est chiant. Et la portabilité, c'est important. Tu dois pouvoir déplacer une réserve de valeur, sinon ce n'est pas une réserve de valeur. Est-ce que j'ai un exemple d'une réserve qui aurait pu en être une, mais qui est absolument impossible à porter ? Non, j'ai pas d'exemple qui me vienne. Des monuments. Est-ce qu'un monument, vu que ça a de la valeur, est-ce que ça pourrait être une réserve de valeur ? Ben non, parce que la portabilité est complètement nulle. Du côté de Bitcoin. Ben, du côté de Bitcoin, c'est la première fois de l'histoire qu'on peut transférer du capital n'importe où dans le monde en quelques minutes, sans avoir à demander la permission à qui que ce soit. Que ça soit 10 euros ou 100 millions. Tu peux juste, hop, tu claques des doigts, tu vas sur Lightning, tu renvoies tes bitcoins, on s'en fout du montant, tu demandes à personne et tu peux les envoyer où tu veux dans le monde, à qui tu veux. Le seul coup derrière, ce sont les frais de transaction. Et il faut vraiment comprendre que ça, concrètement, ça représente beaucoup. Un Ukrainien qui fuit en 2022 avec son épargne, un Argentin qui protège son capital avant une dévaluation, un Iranien sous sanction pour eux... La portabilité, ce n'est pas une notion abstraite comme nous, en Europe, où oui, c'est bien mignon, mais je fais un virement révolute et c'est terminé. Oui. Mais dans ces pays-là, Bitcoin a prouvé dans ces dernières années, quand je vous parle de l'Iran, de l'Ukraine, de l'Argentine, de la Turquie aussi, on a eu une utilisation de Bitcoin dans des situations de crise où il fallait réagir vite. Et c'est un peu la différence entre partir avec rien ou partir avec tout. Et de ce côté-là, Bitcoin gagne. Bitcoin est plus... plus portables que l'or largement. Ensuite, l'une des caractéristiques d'une réserve de valeur, c'est la rareté. L'or physique a une inflation qui est maîtrisée. C'est environ 1,5% par an sur 50 ans. En 1971, dites-vous qu'on produisait 1500 tonnes par an. A votre avis, en 2022, on produit combien de tonnes par an ? On en produit 3100. Le prix a été multiplié par 50. La production a été multipliée seulement par 2. Donc c'est correct pour une réserve de valeur. Mais il y a quand même deux incertitudes qui restent. La première incertitude, c'est l'évolution technologique. Est-ce qu'avec les avancées, on ne pourrait pas réussir à réduire les coûts de production et donc augmenter l'offre et donc augmenter la production d'or physique ? Et en 2025, des scientifiques... ont aussi réussi à convertir du plomb en or. C'est pas encore exploitable industriellement, mais jusqu'à quand ? C'est une variable qu'on peut pas ignorer, honnêtement. D'ailleurs, je crois, si je dis pas de conneries, que l'or a une origine extraterrestre. Genre l'or est peut-être la seule... la seule... l'une des seules... comment dire... matières de la Terre qui a une origine extraterrestre. Peut-être que je me trompe. Et petite parenthèse. Oui, je parle de plein de sujets différents dans ce podcast, donc oui, il y a des trucs où j'ai faux. Je vous ai vu les râleurs, là, il y a deux semaines, sur le fait que j'avais dit que c'était la fête du travail, et pas la fête des travailleurs. Il y a des erreurs sur ce podcast, dites-le gentiment dans les commentaires, mais ne soyez pas... J'en ai vu certains. En fait, non, c'est pas la fête du travail, c'est la fête des travailleurs, tu connais rien. Et des gros pavés comme ça. Les mecs, on n'est pas là pour ça. Ok ? Donc vérifiez-moi ça. et dites-moi si c'est vrai, mais je crois que c'est vrai. Bref. Donc il y a ces deux incertitudes du côté de la rareté de l'or, mais l'or a quand même une rareté avérée. Ensuite, du côté de Bitcoin. La Bitcoin, c'est mathématique. 21 millions d'unités, point final. C'est codé dans le protocole, c'est pas modifiable par personne. Il n'y a aucune technologie, aucun état, aucune découverte scientifique qui peut changer ça. Le nombre de Bitcoin émis diminue tous les 4 ans avec le halving. Donc la prochaine émission... se réduit automatiquement, quoi qu'il arrive dans le monde. Et toutes les tentatives de créer un remplaçant, genre Bitcoin Cash ou les autres, ont complètement échoué. Le réseau original a absorbé toutes les attaques, tous les forks, tous les concurrents. Bitcoin a une rareté mathématique qui est garantie, contre une rareté relativement maîtrisée. La question aussi sous-jacente de ça, c'est ok c'est bien, sauf qu'une fois qu'un très très grand nombre de bitcoins seront émis et qu'on se rapprochera de plus en plus de ce plafond des 21 millions, Est-ce que Bitcoin ne va pas perdre sa vélocité ? Et est-ce que dans ce cas-là... Avoir une inflation qui est capée et du coup ne peut plus générer de bitcoin sera un problème ou pas. C'est un débat sous-jacent. Les amis, petite pause pour vous parler de OKX. OKX, c'est la plateforme d'échange la mieux régulée en Europe. Ils ont récemment lancé Xperps qui permet de trader des futures, donc de shorté ou de longues marchés avec du levier qui va jusqu'à x10. Si vous êtes débutant, ne foncez surtout pas tête baissée dans du levier, c'est uniquement pour des traders expérimentés. On avait fait un petit concours pour faire gagner un iPad. cette fois on en refait un avec une PS5 à gagner. Pour participer, vous avez juste à faire un compte sur OKX avec mon lien en description, vous déposez au moins 1€ de Bitcoin et vous êtes automatiquement inscrit. Et si vous faites un compte sur Xperms, pareil, il y a les infos en description, vous avez 2 votes dans le tirage au sort qui aura lieu le 1er juin. Au-delà de ça, testez OKX, il y a une superbe carte qui vous permet d'avoir du cashback, il y a des bots de DCA, c'est vraiment très très cool et c'est pour moi l'un des exchanges les plus complets du marché actuellement. Derrière, il y a le côté historique. qui est un élément, élément d'une réserve de valeur. Bon, l'objectif c'est d'apporter un peu de nuance, parce que pour l'instant je vous ai dit, ok en termes de rareté, Bitcoin est au-dessus, techniquement, mathématiquement, en termes de portabilité, Bitcoin est au-dessus, donc Bitcoin est mieux que l'or. Non. Le côté historique, bon, l'or ne joue dans la cour d'absolument personne, ou en tout cas personne ne joue dans la cour de l'or sur le côté historique. 5000 ans d'histoire monétaire, des guerres, des empires, des effondrements de civilisations entières, l'or... à tout, tout, tout traverser. Sa légitimité est universelle, elle est ancrée dans toutes les cultures du monde, sur tous les continents, depuis aussi longtemps que l'humanité échange. Et c'est son atout le plus solide, il n'y a aucun débat là-dessus. Bitcoin a 15 ans, l'or a 5000 ans. Et évidemment que c'est le point le plus faible de Bitcoin et l'argument que tout le monde sort en premier. Et il est vrai cet argument. Il est vrai. Et c'est pour ça que L'objectif n'est pas de vouloir dire qui est le meilleur entre l'or et Bitcoin. Il n'y a pas du tout la même fonction et on ne peut pas comparer un actif à 5000 ans avec un actif à 15 ans. Qui est le meilleur fondamentalement, ça serait l'or. Fondamentalement, parce qu'en termes fondamentaux, l'or a prouvé plus de choses. Mais en termes de noms, dans notre monde actuel, si on nommait l'idée que l'or à 5000 ans est donc dans le monde dans lequel on est, D'accord ? Quel est ou quel sont les différents atouts de ces deux-là. Mais voilà ce que je note quand même avec ma vision crypto, sur Bitcoin. 15 ans sans interruption de réseau, sans hack de protocole, avec une adoption institutionnelle qui accélère chaque année, les ETF Bitcoin aux Etats-Unis, les entreprises cotées qui accumulent, les Etats qui commencent à en détenir. Pour un actif qui est aussi jeune, c'est quand même déjà un signal qui est très fort selon moi. Est-ce que 15 ans suffisent pour valider une réserve de valeur sur le long terme ? Honnêtement... On ne sait pas encore. Mais chaque année qui passe sans incident majeur renforce la thèse. Et il n'y a pas de drama sur Bitcoin. Il n'y a pas de drama comme on peut voir sur... Il y en a eu un sur Ethereum en 2017 où ils ont fait Ethereum classique parce qu'il y avait eu un hack et ils étaient revenus en arrière. Il n'y a pas ce genre de choses sur Bitcoin. Bitcoin gagne sur la portabilité et la rareté. L'or gagne sur l'historique. Mais ce qui m'intéresse vraiment, ce n'est pas le score. C'est la conclusion que ça amène sur un portefeuille. Parce que la vraie question, ce n'est pas laquelle est la meilleure réserve de valeur. La vraie question, c'est... lequel est le plus adapté dans mon portefeuille en fonction de mes besoins et de mes profils. Non, de mes besoins et de mon profil. Et là, ma position, elle est très claire. Je préfère avoir plus de Bitcoin que d'or. C'est mon choix personnel, selon mon profil. J'insiste, ça dépend vraiment de mon profil d'investisseur. Mais je vous explique pourquoi. Les deux actifs remplissent le même rôle principal, qui est s'exposer à la grande dévaluation des monnaies. Depuis les années 2000, toutes les grandes devises mondiales perdent de la valeur contre l'or. Le dollar. Le Yen, le Yuan, le franc suisse, tout, Bitcoin c'est pareil mais en amplifié. 88% des variations du prix de Bitcoin depuis 2015 s'expliquent par une seule chose. Et si vous suivez mes vidéos vous savez ce que c'est. C'est la liquidité mondiale. L'or c'est 72%. 72% des mouvements de prix de l'or s'expliquent par l'évolution de la liquidité mondiale. Bitcoin est plus sensible à l'expansion monétaire. Et quand les banques centrales impriment, Bitcoin réagit plus fort. Voilà ma thèse. Je pense que Bitcoin va perdre en vélocité avec le temps. Il sera de plus en plus conservé, accumulé par les particuliers, par les institutions, par les états. Et à mesure que cette adoption progresse, il pourrait développer ce rôle de couverture que l'on a construit sur des siècles. Turquie, Argentine, Nigeria, Iran. Dans les crises monétaires récentes, Bitcoin est devenu le choix par défaut des gens qui ont besoin rapidement de réfugier leur capital. Là où l'or, ça reste la réserve des grandes nations et des banques centrales. Alors oui, c'est risqué, oui, c'est très volatile, oui, on va se manger des crashes, mais le rendement annuel sur 10 ans est bien meilleur pour Bitcoin. Personnellement, j'ai confiance dans l'actif, et si Bitcoin finit par développer ce deuxième attribut de réserve de valeur, c'est-à-dire de protéger le capital quand le marché action va mal, on aura doublement gagné. Tout dépend de votre profil d'investisseur. D'ailleurs, en parlant de profil d'investisseur, j'ai créé un petit quiz qui est dans la description, d'une quinzaine de questions, 15-20 questions environ. qui vous permet, en fonction de vos réponses, de déterminer quel est votre profil d'investisseur. En fonction de trois profils différents, qui sont le profil prudent, le profil modéré, et le profil ambitieux. Non, c'est pas ambitieux que j'ai mis. En gros, le profil un peu plus aventureux. Et en fonction de votre profil, vous recevez une petite carte qui vous permet de mettre en avant les biais typiques de ce type de profil et comment les contrer. pour essayer d'être un meilleur investisseur. Un investisseur qui ne connaît pas son profil d'investisseur, c'est un investisseur qui va faire énormément d'erreurs parce que toute la location et la stratégie découlent de ça. Donc c'est gratuit, c'est dans la description. Allez faire ce petit quiz, ça prend, genre en vrai, ça prend, allez, 5 minutes. Mais je pense que ça a une vraie valeur. Et je me suis dit que j'allais vous faire ça pour justement que vous ayez un petit peu plus de visuel là-dessus. Ok, on passe au sujet actuel. On va parler métier de la finance et vous allez voir que c'est intéressant. voire un peu surprenant. Au huitième étage du New York Stock Exchange, la bourre de New York, il y a 38 personnes. Est-ce que vous avez une idée de ce qu'ils font ? Ils sont traders, ils sont analystes, ils sont dans la structuration, ils sont comptes. Ça pourrait, mais non. Leur job, c'est de boire du café et le recracher toute la journée. Ce sont les Coffee Graders officiels. de l'Intercontinental Exchange, la maison mère du New York Stock Exchange. Le rôle, c'est de noter les arômes de l'Arabica pour aider à fixer les prix sur les marchés à terme américain. Et donc, indirectement, le prix du café mondial. Le marché du café mondial, à votre avis, c'est combien de milliards par an ? Déjà, j'ai dit le mot milliard, c'était pas évident. C'est 250 milliards de dollars par an. Voilà la valeur du marché global du café. Et elle est déterminée. En grande partie, par 38 mecs, je sais pas si c'est que des mecs, je pense qu'il y a aussi des femmes évidemment, 38 palais humains, assis autour d'une table, je vous mets la photo, avec des crachoirs en métal. Ouais, la pièce, elle ressemble à un labo de lycée, il y a des tables tournantes, et genre, ils affichent des affiches de caféiers au mur, des doseurs permanents d'autoréfaction, il doit y avoir des discussions lunaires. Genre, ouais, il se dit, tu me passes l'arabica à l'autre bout de la table ? La table, elle tourne, tch-tch-tch-tch-tch, t'es là. il est 14h, tu goûtes l'arabica ouais non, tu mets une coche et genre le marché du le marché du café brésilien dump à cause de toi, tu vois c'est fou, bon c'est plus réglementé que ça évidemment mais les mecs prennent leur cuillère ils reniflent, ils goûtent et ils recrachent dans toutes les sortes d'évier qu'ils ont et ils recommencent et ils vont pas chercher des notes de jasmin ou de chocolat noir ils cherchent des défauts, ah oui une fève qui a fermenté, une livraison qui tient pas la route, un lot entier Merci. qui décrochent du contrat. Si eux, ils le valident, le lot, il passe. S'ils le valident pas, ils rentrent pas dans le marché à terme. Concrètement, leur note de dégustation influence le prix que tu paies pour ton café. Putain, t'imagines aller boire un café avec ce mec ? Genre, tu vas boire un petit café comme ça, il prend un espresso, et tu sais, tout est tranquille, tu vas lui parler des trucs, et il prend le café, et il se met à se mal renifler comme ça, faire ton nez, faire... Non, ça, ça passe pas le contrôle. Ça, ça passe pas, ça rentre pas en marché à terme, ça. Non, non, non. C'est fou. Donc pour tous mes amateurs de café, ça vend du rêve. T'arrives en Costa, à Wall Street, tout le monde croit que tu vas trader, et non, non, non, à la place, tu es là et tu goûtes ton meilleur café. Bon, comment on fait pour devenir l'un d'eux ? Bah en vrai, c'est pas si simple. Il faut minimum 5 ans dans l'industrie du café. Ensuite, il y a un examen sur 4 jours avec 3 parties. Cet examen, il n'a lieu qu'une fois tous les 5 ans environ, avec un taux de réussite de 5 à 8%. Donc il faut être un monstre quand même. Pour comparaison, si on se pot pari, c'est 10%. à peu près. Certaines grandes écoles de commerce c'est 8-12%. L'examen Ice Coffee Grader c'est dans le même ordre de grandeur, sauf que personne n'en parle, et que le talent se mesure à ce que tu détectes dans une tasse. Par session, il y a environ une vingtaine de candidats, il y en a un ou deux qui sont recrutés. C'est plus d'entrées dans cette salle d'adjustation que dans beaucoup, beaucoup d'endroits qu'on considère comme prestigieux. Et là où ça devient quand même vraiment intéressant, c'est le problème qui arrive. Beaucoup de ces 38 graders, des gradeurs, pour les moins anglophones, ont la cinquantaine ou plus. La moyenne d'âge monte de plus en plus, et la nouvelle génération, elle préfère le private equity, elle préfère le trading haute fréquence, elle préfère les salles de marché avec des écrans Bloomberg partout. Du coup, le flux de nouveaux candidats se réduit. Et à la dernière session, il y a une vingtaine de candidats seulement qui se sont présentés. Le marché mondial du café à 250 milliards est potentiellement en train de manquer de relève pour ses 38 gardiens. Alors je sais, c'est absurde, mais pourtant c'est vrai. Donc à tous ceux qui veulent bosser dans la finance, foncez, la concurrence à l'entrée se réduit les mecs. À Wall Street, on a l'impression que tout est automatisé avec les algos, le training haute fréquence, l'IA, la canalisation des données. Et c'est vrai, en grande partie, sauf que comment tu notes l'arabica ? Bah t'as pas le choix. Tu le goûtes et tu le craches au 8ème étage d'un immeuble à Manhattan. Y'a des mecs qui ont des palais avec 10, 15, 20 ans d'expérience cellulaire. Et ça vaut pour bien plus que le café. Y'a le sommelier qui détecte un millésime au nez. J'ai déjà vu des mecs. Genre c'est fou comme métier. mais qui te goûte le vin, qui te donne l'exposition du vin, il sait exactement de quelle vigne ça vient, et il se trompe pas, ils sont trop forts. Il y a le maître horloger aussi, qui entend si un mouvement est bien réglé, le chirurgien qui a les mains 30 ans de gestes. C'est des actifs humains, ces actifs qui sont rares, non scalables, qui sont pas remplaçables. Ça marche aussi pour le sport. On parle beaucoup de métiers que l'IA va faire disparaître, et on parle moins de ceux où un humain expert pendant des années reste fondamentalement supérieur. Ici, c'est un palais. Ailleurs, ça sera une oreille, un coup d'œil, une intuition. Accumulez tasse après tasse. Et ça, ça se cultive comme du bon café. T'as intérêt de pas tout le temps avaler quand même, le café. Tu peux vite rentrer chez toi dans des états un peu compliqués. Si tu passes tes journées à faire ça. Non mais c'est fou, 8h par jour. C'est comme ça. Les discussions le midi doivent être lunaires. Bref, j'ai trouvé ça assez fou. Ok, on passe sur le prochain sujet. Toute réaction, toute action entraîne une réaction. Ça, peut-être que vous le connaissez, ce sont les lois de Newton. Peut-être que ce schéma vous parle, vous faites un petit bond en arrière en première S ou en terminale S, même si maintenant il n'y a plus les bacs S. Pour ceux qui sont en streaming, ce sont des formules qui paraissent un peu complexes. Les lois de Newton. Cette loi, elle nous dit une chose. Chaque action entraîne une réaction. C'est un principe physique. Quand tu appuies sur l'accélérateur de ta voiture, elle avance. Si tu freines, elle ralentit. Action égale réaction. On l'applique aussi à la vie. On fait un truc, résultat. On travaille, on progresse. On investit, le capital grossit. En tout cas, il change. On s'entraîne, on devient plus fort. La logique est très simple, c'est assez intuitif. Action, réaction. Mais il y a une version de cette loi qu'on oublie presque toujours, c'est que l'inverse est encore plus vrai. Toute inaction entraîne aussi une réaction. Et cette réaction-là, elle est souvent bien plus puissante et bien plus néfaste. que ce qu'on aurait produit en agissant. Je m'intéresse beaucoup au biais cognitif, vous le savez, avec une approche vraiment de noob, je me prétends pas du tout du tout professionnel là-dedans, loin de là. Mais j'aime bien. Et il y a un biais cognitif qui s'appelle le biais d'omission. C'est notre tendance naturelle à venir juger une inaction moins sévèrement qu'une action, même quand les deux vont produire exactement le même résultat physique. Et ce résultat, il sera... quasiment tout le temps négatif. Concrètement, ça veut dire que notre cerveau nous pardonne plus facilement de ne pas avoir fait quelque chose que d'avoir fait quelque chose de mauvais. Ne pas rappeler un client, c'est moins grave que de lui dire quelque chose de faux. Ne pas revoir sa stratégie d'investissement, c'est moins grave que de faire un mauvais trade. Ne pas s'entraîner cette semaine, c'est moins grave que de mal s'entraîner et d'aller à la salle et de rester 10 minutes. Dans notre tête, l'inaction ressemble à une espèce de neutralité. C'est un zéro, c'est pas positif, c'est pas négatif. Sauf que, bah, c'est faux. Si on prend la course à pied, la course à pied c'est concret, c'est mesurable. Quand t'arrêtes de t'entraîner, ton corps commence à perdre ses adaptations cardiovasculaires dans les 48 heures. Pas dans 3 semaines, dans 48 heures. Après 4 semaines sans courir, la VO2max, elle chute de 4 à 7%. Après 9 semaines, on parle de 8 à 20% de perte. Et le truc, c'est que pendant ces semaines-là, le courant, il n'a pas fait un truc mauvais, il a juste rien fait. L'inaction a produit une réaction bien réelle. La forme a reculé, le niveau a baissé, le travail a cumulé, c'est partiellement effacé. Et c'est un peu pareil dans tous les domaines où la performance, elle dépend de la régularité. Le piano, les langues, la mémoire, la confiance en soi, les relations. Ce qu'on n'entretient pas, on le perd progressivement et silencieusement. Toute inaction entraîne une réaction. En business, c'est encore plus brutal. Dans la vie d'une entreprise, l'inaction, elle a un nom. qu'on appelle le coût de l'inaction. C'est un peu l'ensemble des pertes générées, non pas parce qu'on a fait quelque chose de mal, mais parce qu'on n'a rien fait du tout. Et ce coût, il est souvent invisible jusqu'au moment où il devient ingérable. Un client sort un nouveau produit, toi t'as rien décidé sur ta roadmap depuis 6 mois. Un collègue montre des signes d'épuisement, toi t'as rien dit, t'as rien changé, t'as rien fait. Un marché se transforme, t'attends un peu de voir. Pendant ce temps, les conséquences viennent s'accumuler. Le marché se réduit, le talent part alors qu'il était top, l'avance concurrentielle disparaît. Chaque semaine où t'es inactif, c'est pas une semaine neutre, c'est une semaine où les autres avancent et où tu recules par défaut. Il y a une notion en économie qui s'appelle le coût d'opportunité, on en a déjà parlé. C'est ce que tu perds en choisissant une option plutôt qu'une autre. L'inaction, c'est le coût d'opportunité maximal parce que t'as pas choisi, t'as juste laissé le temps décider pour toi. Pour avoir étudié un peu tout ça, je pense que la raison pour laquelle on tombe dans ce piège, c'est que l'inaction est confortable à court terme. Ne pas décider, pardon, c'est ne pas risquer de se tromper. Parce que si on n'agit pas, il n'y a pas de risque d'échouer. C'est la même mécanique que le biais de statu quo qu'on a déjà vu, où le cerveau préfère l'état actuel, même quand l'état actuel se dégrade lentement. Le problème, c'est que la dégradation lente, elle est très dure à percevoir. On ne voit pas les 2% de forme cardiovasculaire que tu perds chaque semaine. On ne voit pas les 100 à 200 calories d'excès tous les jours qui au final, en 10 ans, valent 10 kilos. On ne voit pas les micro-signeaux de désengagement d'un client qu'on n'a pas rappelé. On ne voit pas les parts de marché qui glissent millimètre par millimètre vers le concurrent, même en relationnel. On ne voit pas son partenaire ou sa partenaire qui s'éloigne petit à petit. parce qu'il y a plein de micro-éléments mis bout à bout qu'on ne fait pas. On voit le résultat. On voit qu'on s'être retard pour corriger, ou en tout cas pour corriger facilement. Dans l'idée de m'améliorer avec le temps, je trouve que ce concept, une fois qu'on l'a vraiment intégré, il transforme la façon de comment on regarde ses journées. Un bon moyen de mettre ça en place, c'est pas de se dire « qu'est-ce que j'ai fait aujourd'hui ? » C'est plutôt de se dire « qu'est-ce que mon inaction d'aujourd'hui va produire dans trois mois ? » Parce que toute inaction entraîne une réaction, elle est juste différée. Et souvent, elle est bien plus coûteuse que l'effort qu'il aurait fallu fournir au départ. Voilà, on a tous un degré de flemmard en nous et c'est un tips pour le contourner. Évidemment, il y a l'autre côté aussi de la situation. Dans le sens où tout est nuancé et tout doit être nuancé. Ça veut pas dire qu'il faut tomber dans le toujours plus, toujours plus, tout le temps, Et ça veut pas dire qu'il faut se brûler à fond et se dire que j'optimise la moindre minute de ma vie parce que sinon je suis inactif. Comme d'habitude, il y a un équilibre et... dans ce spectre-là, dans ce tunnel de toute inaction entraînant une réaction, on a ses conclusions, mais il y a aussi le spectre de l'autre côté, où il faut réussir à garder un rythme, à garder une performance qu'on peut maintenir sur du long terme, à garder un équilibre aussi, tout rentre en compte, évidemment. Il n'y a plus de soleil, est-ce que je suis pas un peu sombre ? Un peu, mais j'ai la flemme de... Attendez, je vais faire ça. Oui, ok, prochaine histoire, je sais qu'il y a des histoires que vous aimez bien. l'histoire du maître Sushi, elle vous avait marqué. Je sais plus ce qu'il y avait comme autre histoire qui vous avait marqué. Vous aimez bien les petites histoires de de craques comme ça, un peu inconnues. Et bah là, on est en plein dedans. Si je vous montre cette image, ça vous parle forcément. Je crois que j'avais un tableau de ce truc, j'aimais bien ce format art japonais, ça a explosé. Pour ceux qui sont en streaming, c'est la peinture un peu style japonaise qui représente une vague de tsunamis, vous l'avez déjà vu. Le peintre, qui a passé 90 ans à recommencer à zéro, Et celui qui a fait ça. Il est né en 1760 à Edo. Edo, c'est l'actuel Tokyo. A 6 ans, il dessine déjà très bien. Et à 14 ans, il est apprenti dans un atelier de gravure. 5 ans plus tard, il entre dans l'atelier d'un maître. Et à partir de là, il passe les 70 années suivantes à dessiner, à graver, à peindre, sans jamais s'arrêter. Ce peintre, il s'appelle Katsushika Okuzai. Son nom n'est pas forcément connu, mais la grande vague que je vous ai montrée au début, elle est ultra connue. C'est une estampe japonaise, avec la montagne blanche en fond et la vague géante qui écrase tout, qui a été réalisée vers 1831. Okuzai, il avait à peu près 70 ans quand il l'a faite. Mais l'histoire, c'est pas vraiment celle de la vague. C'est celle de quelqu'un qui a passé 90 ans à ne jamais être content de son travail. Bon déjà, Okuzai a changé de nom d'artiste au moins 30 fois au cours de sa vie. 30 fois ! A chaque fois, c'était une remise à zéro volontaire, une nouvelle phase de son travail. Une façon de se dire que ce qu'il avait fait jusqu'ici ne lui convenait plus, et y recommencer différemment, plus profondément. Il s'est appelé Shonrou, il s'est appelé Sheri, désolé je ne sais pas lire le japonais, il y a des traits sur le haut, je ne sais pas comment ça se dit. Il s'est appelé Okuzai, c'était son prénom, Taitu, Jitsu, non, Litsu. Et chaque nom marquait une nouvelle période, un nouveau style, un nouvel angle d'attaque. Et à chaque transition, il avait l'impression de ne pas avoir encore trouvé ce qu'il cherchait vraiment. La plupart des artistes trouvent un style, l'améliorent, le perfectionnent et ils en vivent. Okuzai, lui, il n'arrivait pas à se contenter de ce qu'il maîtrisait déjà. Et à 73 ans, après 60 ans de carrière, après des milliers d'oeuvres, il a écrit ça. Depuis l'enfance, j'ai la manie de dessiner. À 73 ans, je commençais à saisir un petit peu la nature des choses. À 80 ans, j'aurais fait de gros progrès. À 90, je pénétrerais le secret des choses. À 100 ans, j'aurais atteint quelque chose de merveilleux. À 110 ans, chaque point et chaque ligne seront vivants. À 73 ans... Il commence à saisir un peu la nature des choses. Rendez-vous compte, il n'y a pas d'orgueil. Il n'est pas là pour dire, regardez tout ce que j'ai accompli. Juste, je commence à comprendre des petits trucs. Et il ne s'arrête pas là. Dans ces dernières années, il prend un nouveau surnom. Gakuyo Rujin. Ça signifie le vieil homme fou de dessin. C'est lui qui se choisit ce nom. Et à plus de 80 ans, parce que c'est littéralement ce qu'il était, en fait, il fait des fresques géantes dans des temples. Il peint dans sa chambre d'hôtel pendant des voyages, il grave, il dessine, il illustre jusqu'au dernier mois de sa vie. Son œuvre totale, c'est environ 30 000 tirages couleurs. Des illustrations pour plus de 200 livres, des centaines de peintures. Je vous en mets à l'écran, vous en avez forcément vu, j'adore ce style personnellement. Et juste avant de mourir, en 1849 à 88 ans, il peint encore. Son dernier tableau connu s'appelle « Dragon s'élevant au-dessus du Mont Fuji » . C'est une encre sur soi avec un dragon qui monte vers le ciel. Ces derniers mots, qui sont rapportés par le musée Okuzai, si le ciel m'avait accordé encore 10 ans de vie, ou même 5, j'aurais pu devenir un véritable peintre. Lui, l'auteur de la grande vague, l'homme qui a influencé Monet, Van Gogh, Gauguin, l'artiste qui a inspiré tout le mouvement japoniste en Europe, celui qui a gravé 30 000 œuvres, qui a passé 90 ans le pinceau à la main, ne se considèrent pas comme un véritable peintre. On pense souvent que les maîtres sont des maîtres parce qu'ils ont fini d'apprendre que la maîtrise, c'est le moment où tu arrives au sommet et que tu t'installes. Mais en fait, Okuzaï dit juste le contraire, justement. La maîtrise, c'est exactement ce qui te permet de voir à quel point il te reste du chemin. Plus tu sais, plus tu mesures que tu ne sais pas encore, et au lieu de te décourager, ça te motive. Et ça, c'est pas particulier aux artistes. Les meilleurs investisseurs continuent d'étudier après 40 ans de marché. Les meilleurs chirurgiens assistent encore à des formations à 60 ans. Les meilleurs traders tiennent encore des journaux de leur erreur. Le signe que tu as arrêté de progresser, c'est souvent le sentiment d'avoir compris. Le signe que tu es encore dans le mouvement, c'est l'inconfort persistant. Et je pense qu'il y a difficilement pire dans une carrière de créative ou même une carrière tout court que la complaisance. Okuzai appelait ça la manie de dessiner. Voilà. Je vous mets, je sais pas s'il y a un site, je vous mets le site dans la description, si je le trouve. C'est beau, j'aime bien ces petites histoires, je sais que vous les aimez bien aussi. Ok, dernier sujet. Là, on fait un virage, on parle dinosaures. On y va sur les dinos. Bon, qui a déjà eu sa période dinosaure ici ? Le pivot de ce podcast à 180 est fou. Mais on va parler de dinos. Et d'ailleurs, je me demande, pour les plus anciens d'entre nous, est-ce que les dinosaures étaient aussi stylés quand on faisait des petits ? Voilà, c'est une petite étude personnelle que je mène de mon côté. On va parler science, on va parler dino, et on va surtout parler couleur de dinosaure. Quand on pense à la couleur, on pense souvent à du gris, du vert et c'est tout. On a vu Jurassic Park dans les années 50. Les documentaires, les musées, c'est des gros trucs. Couleur boue qui se déplace en troupeau, ok. Et bien en 2026, il y a du changement. Il y a deux études publiées ces derniers mois qui changent complètement ce qu'on pensait savoir sur l'apparence des dinosaures. La première, elle commence par une carrière dans le Montana. Sur le site qui s'appelle Mother's Day Carry, le gisement de la fête des mères, traduction, oui, c'est son vrai nom, des chercheurs ont extrait des fragments de peau fossilisée d'un diplodocus. Je crois, je suis pas expert en dinosaures, venez pas me dire dans les commentaires, « Ah non, c'est n'importe quoi, c'est pas un diplodocus. » Je crois qu'un diplodocus, c'est celui qui a le cou très long, ok ? Ils ont trouvé des fragments de peau fossilisée, quelques écailles hexagonales, à peine plus grandes qu'un ongle, ok ? Ah bah voilà, je l'avais écrit. Je l'avais écrit, donc j'ai raison. Le diplodocus, c'est ce sauropode à très long coup qu'on retrouve dans tous les musées d'histoire naturelle. Je me disais bien. 25 mètres de long, 15 tonnes, ok, c'est un beau morceau. Et c'est l'animal emblématique du Jurassique, et j'avais d'ailleurs une figurine du Diplodocus quand j'étais petit, mais c'est pas le sujet. Si on passe tout ça au microscope électronique, les scientifiques de l'université de Bristol ont identifié quelque chose dans ces écailles. Des mélanosomes. Un mélanosome, c'est quoi ? C'est ce qui produit la mélanine. La mélanine, c'est quoi ? C'est ce qui crée les couleurs chez les animaux vivants. Les personnes qui sont albinos. ont un déficit en mélanine. C'est pour ça qu'ils ont les cheveux très blancs, parce qu'il n'y a pas de coloration. Les oiseaux, les reptiles, les humains, leurs couleurs sont dépendantes de leur production de mélanine. Et là, on en trouve dans la peau d'un dinosaure qui est vieux de 150 millions d'années. Mais ce qui rend ça vraiment intéressant, c'est leur répartition. Ils ne sont pas distribués de manière uniforme, ils apparaissent par zones, ils sont regroupés. Ils alternent avec des zones plus claires. Il y a une sorte de motif avec des variations de... teinte, probablement du brun au noir. Autrement dit, le diplodocus, c'était pas gris. Il était paterné, comme un reptile qu'on connaît, comme un oiseau. C'est la première preuve directe de coloration chez un sauropode. On n'avait jamais vu ça avant. Mais il y a une deuxième découverte, et celle-là, elle est encore plus folle. En février 2026, dans Nature Ecology and Evolution, il y a une étude qui décrit une espèce entièrement nouvelle de dinosaures découvertes en Chine. Son nom, c'est le Haolong Dongi. C'est un herbivore du Crétacé inférieur d'il y a 125 millions d'années. Ce qui le rend vraiment unique, c'est sa peau. Elle est recouverte de piquants, il y a des structures creuses, rigides, préservées dans le fossile jusqu'au niveau cellulaire. Aucun dinosaure connu ne présentait ça. Ni plumes, ni écailles. Des piquants. Une première absolue dans l'histoire de la paléontologie. Des piquants pour faire quoi ? Pourquoi il était comme ça ? Les chercheurs... pense à plusieurs hypothèses. Peut-être pour dissuader les prédateurs, comme les porcs épiques aujourd'hui, pour réguler la température corporelle, ou peut-être pour percevoir l'environnement un peu comme des capteurs sensoriels, on sait pas. Et comme le spécimen est jeune, on ignore même si les adultes en avaient aussi. En tout cas, la peau des dinosaures était plus inventive qu'on ne le pensait, et avec ces deux découvertes sur deux espèces différentes, on a deux fois la même conclusion. Tout ce qu'on croyait savoir sur les dinos était basé sur très peu de preuves, au final, on remplissait les blancs avec de l'intuition, du gris, du vert, et au final ça a été... potentialisé, ou en tout cas ça a été pris par la télé, par les films, par les musées, donc ça a été un peu ancré dans le cerveau collectif. Et régulièrement, les fossiles viennent contredire tout ce qu'on pense qui est vrai. Voilà, c'est ça qui est fascinant dans la paléontologie, c'est que c'est pas une science figée, et il y a chaque nouvelle technique d'analyse qui vient réouvrir des dossiers qu'on croit effermés. Ce qui est très cool avec ce podcast, c'est que je brille en société, les mecs. Je vous le dis, je brille en société. Je droppe des petits repas comme ça, je droppe des trucs. Vous savez qu'il y avait un peintre, le peintre qui a fait la vague, là ? 90 ans. 90 ans. Vous savez que les dinos, ils sont pas de la couleur qu'on croyait ? Eh oui, je brille. Je brille, je brille. J'espère que vous avez passé un bon moment. J'espère que tout se passe bien pour vous. Et on se voit la semaine prochaine. N'oubliez pas de mettre un petit like, un petit 5 étoiles si c'est pas déjà fait, de vous abonner et de prendre le quiz sur le profil d'investisseur. Bonne journée à tous, bon week-end.