Speaker #0Ben alors, comment ils vont ? Les amis, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode d'Investia du probablement vendredi 1er mai, peut-être samedi 2 mai, au final on en a un peu rien à foutre. J'espère que vous allez bien, bonne fête du travail à tous. On a discuté un peu de la fête du travail dans mon équipe, et en fait on se disait que c'était pas logique que ça soit un jour férié. Dans le sens où, je sais pas moi, la journée du travail, t'es pas censé ne pas travailler. C'est comme si la journée de la femme, tous les hommes restaient entre potes et jouaient à FIFA en bouffant des chips. Ça n'a pas de sens. Tu honores la journée dans laquelle tu es. Et donc on s'est dit qu'on allait se faire une petite matinale, c'est-à-dire tout le monde commence à 6h du matin, on se retrouve tous à 6h du matin pour bosser, parce que c'est quand même assez rigolo. Ne venez pas me taper dessus, les syndicalistes, en me disant « oui mais c'est scandaleux, t'as vu qu'ils veulent nous faire travailler » . en fait du travail je suis un connard d'entrepreneur je ne suis pas concerné par ces problèmes parce que tu n'as pas d'horaire fixe de travail même si je pense faire beaucoup plus que les 40h ça a des avantages ça a des inconvénients le plus gros avantage d'être à ton compte c'est que tu peux orienter les horaires comme tu veux et genre ça c'est exceptionnel je vois genre il peut être 15h je peux me dire vas-y je fais une pause de 15 à 16 je vais courir et je reviens et je ferai une heure de plus ce soir ou même pas Enfin juste je finis mon taf. Et ça, c'est vraiment exceptionnel par rapport au salariat, dans le sens où t'as des horaires fixes, et le fait, je pense que ça prend énormément d'énergie de devoir travailler dans les horaires de la journée où t'as pas envie de travailler, tu dois te forcer. Si de 15 à 16, c'est vraiment le moment où ton cerveau est en train de chauffer, la différence entre être forcé à travailler ou alors prendre une heure, elle est drastique, ça n'a rien à voir. Mais, bon, bref, j'espère que vous allez bien, moi ça va plutôt bien, je suis un peu crevé, je me suis mangé une putain de sinusite là depuis dimanche dernier, c'est pour ça que je vais sûrement parler un peu du nez, je m'en excuse, je vais sûrement être un peu plus lent aussi, je m'en excuse, mais ça va rendre à ce podcast un mood un peu, une énergie un peu plus calme, et je pense que c'est important, dans ce monde plein de dopamine. Donc voilà, prenez trois respirations, essayez de vous aligner avec cette énergie calme et on est parti pour passer à la fin. un très bon moment pendant une bonne demi-heure sur des sujets un peu différents. Comme d'habitude, le principe d'Investia, c'est de la finance, de l'actualité, du développement personnel, des histoires, de la science, un mélange entre de la pédagogie, s'instruire, passer un bon moment et essayer d'avoir des petites réflexions pour sa vie. Donc j'ai vu qu'il y avait beaucoup de nouvelles personnes qui avaient rejoint le bateau ces derniers temps. On a de plus en plus de personnes qui sont sur le podcast. Bienvenue à vous, j'espère que vous passez un bon moment. Je suis désolé si je vous ai hook avec du contenu crypto parce que les titres sont très orientés crypto. Vous vous êtes dit qu'est-ce que c'est que cette vidéo de Hyrule de 40 minutes de crypto. Vous avez cliqué, vous avez regardé le premier sujet qui est souvent un contenu investissement et après vous vous êtes dit mais pourquoi ce mec parle de la tortue la plus vieille du monde. Il y en a qui se sont dit qu'est-ce que c'est que ce connard, il y en a qui se sont dit ah en fait c'est pas trop mal, voilà ça fait un tri. Bon allons-y les amis, on commence avec le côté finance. finance, on va faire un point crypto. Ça fait longtemps qu'on n'en a pas fait dans ce podcast, simplement parce que tout est dit dans mes vidéos de chaîne principale, ou tout est dit dans mes vidéos et mes contenus crypto-recherche, et surtout la réalité c'est qu'on est en bear market, et qu'on est à 73 000, c'est tout. On est à 73, ah on est à 75, ah on est à 73. Même s'il y a eu un petit rebond, mais il se passe des choses. Il se passe des choses derrière le rideau. Depuis plusieurs mois, le mood est un peu étrange. On reste dans une espèce d'énorme flou macro par rapport à ce qu'il se passe en Iran et les conséquences sur le courrier moyen terme. Personne ne sait si c'est réellement terminé ou pas, si les accords ont été trouvés ou non, et encore moins si le marché a encore quelque chose à foutre de ça, parce que ça c'est important quand même à prendre en compte, c'est que oui les news sont importantes, mais il y a aussi la réaction du marché par rapport à ces news. Vous vous souvenez l'année dernière des tarifs ? Les annonces des tarifs au début étaient massivement pricées par le marché. Et au bout d'un moment, les tarifs, bon bah vas-y, on passe à autre chose, on n'en a plus rien à foutre. Donc c'est vraiment important cette notion de « est-ce que le marché, on a quelque chose à faire ? » Par contre, je vois des signaux d'intérêt et de réaccumulation que je n'avais pas vus depuis un moment. Et surtout du côté de la demande institutionnelle. Pour l'étudier, je combine la demande en bitcoin des clients d'ETF et des boîtes avec un vrai plan d'accumulation, comme tout ce qui est micro-stratégie. Stripe, Metaplanet, toutes ces boîtes qui achètent beaucoup, beaucoup de Bitcoin et qui les mettent dans leur trésorerie. Et en vrai, il y a pas mal de mouvements. En même pas trois semaines... ils avaient déjà accumulé 71% des bitcoins émis en plus que tout le trimestre d'avant, sachant qu'en Q1, on avait déjà fait trois fois mieux que Q4 2025. Et sur ce graphique que vous pouvez voir ici si vous êtes sur la vidéo, on le voit, on a une grosse demande depuis milieu 2025 et on a un désintérêt total par les acteurs majeurs et les ETF. Mais là, on voit quelques signes de changement de tendance avec un intérêt qui commence à revenir doucement mais sûrement et surtout dans... l'ombre. Ça, pour moi, c'est un vrai signe clair de reprise du momentum et c'est aussi un énième signal, si on avait besoin, que les mecs, Bitcoin est là pour rester. Il y a des périodes de bullrun, il y a des périodes de bear market, Bitcoin est là pour rester. Et je pense que ce qui dessert le marché crypto d'un côté, mais ce qui permet aussi de faire le plus de gains, c'est que Bitcoin a encore en ce moment cette étiquette de « Ah, on sait pas si ça va pas aller à zéro un jour quand même » . On sait jamais si jamais le S&P ira un jour à zéro, si jamais Bitcoin ira un jour à zéro. Mais de ce qu'on voit, je pense qu'il y a un pari asymétrique à faire de ce côté-là. En fait, la réalité, c'est qu'à ces niveaux de prix, des mecs avec beaucoup, beaucoup d'argent achètent du Bitcoin. Achètent beaucoup de Bitcoin en ce moment même. Et côté Alcoin, on a quelque chose d'un peu similaire. En trois semaines, sur le deuxième trimestre, ils ont déjà absorbé 445 000 Ethers. Donc 92% de plus que pendant tout le Q1 et 8 fois la quantité d'Ether qui ont été émis sur la même période. C'est aussi un signal que l'accumulation recommence tranquillement. Et l'acteur majeur de tout ça, vous le connaissez, c'est ces bons vieux micro-stratégies. Faut plus dire micro-stratégies mais c'est un peu comme Twitter. Je deviens un boomer avec ce genre de trucs, je dirais Twitter et je ne dirais pas stratégie. En un trimestre et trois semaines, l'entreprise a absorbé autant de Bitcoin que sur les trois derniers trimestres de 2025. On parlait du bear market, on parlait des moments de lancer son DCA, de construire sa stratégie, etc. Je le pense et je le fais, et je ne suis clairement pas le seul à penser ça. Dans l'ombre, il y a des acteurs avec beaucoup de capitaux qui se positionnent sur Bitcoin et Ethereum principalement. Et pour moi, c'est un vrai signe que ce marché n'est pas mort. Les convictions n'ont pas disparu et ne devraient pas disparaître selon moi. Et ce que je trouve assez fou, c'est que ce n'est pas en plein milieu du bear market de 2022 que des entreprises comme Strategie auraient levé. 2,5 milliards avec un nouveau produit financier pour acheter 34 000 bitcoins. Ça ne veut pas dire qu'on est sortis d'affaires, parce que ces mecs-là, ils savent faire des longues traversées du désert. Mais même si d'un point de vue macro, c'est très moyen, du côté de la demande institutionnelle, qui est un acteur majeur de ce nouveau marché des crypto-monnaies qui a vachement évolué depuis l'arrivée des ETF et des bitcoins trésorerie, on a un vrai regain d'intérêt. Ça vous donne aussi plus d'infos sur ma thèse actuelle qui explique pourquoi j'achète du Bitcoin actuellement. Peu importe qu'il soit à 75 000 ou à 60 000, je commence à me positionner tranquillement tant qu'on n'a pas d'euphorie. Et d'ailleurs, j'ai lancé un DCA hebdomadaire sur OKX le mardi à 9h si vous voulez des détails. Et j'achète chaque semaine automatiquement, peu importe le prix. Vous avez un petit lien avec une petite offre si jamais vous faites un compte OKX et que ce n'est pas déjà fait dans la description. Il y a un bot de DCA que je trouve vraiment très cool que vous pouvez aller utiliser. aller faire un compte au KX. Il n'y a rien de révolutionnaire mais ça existe et c'est ultra pratique en plus d'être une plateforme très régulée et surveillée financièrement. Et pour vous donner un peu ma vision par rapport à ce marché crypto sans... J'ai rien noté, c'est juste mes idées. Je pense que on n'est pas sortis d'affaires. Je pense qu'on est dans une période un peu de dead cat bounce et qu'on va avoir un scénario assez similaire à ce qu'on a eu en 2019 où Bitcoin a fait un bottom puis on a eu un rebond puis on a eu un bottom local qui était à peu près au même niveau que le... le premier, et après le bullrun. Mais ça va être des conditions qui sont excellentes pour accumuler. Par contre, je suis assez méfiant sur cet été, dans le sens où en fait, cet été, entre globalement août et octobre, c'est là où tous les indicateurs annuels vont être le plus bas. Parce qu'en fait, on a eu une grosse montée sur Bitcoin et les crypto-monnaies l'année dernière, entre août et octobre, jusqu'à l'ATH de octobre. Entre août, on peut même prendre juillet. Et du coup, quand on va arriver à juillet-août de cette année, les indicateurs annuels, vu qu'ils vont prendre en compte cette période, vont aussi considérer cette baisse par rapport à une période qu'on a eue dans cette évolution. Et donc, on va recommencer à voir à la télé des bitcoins à perdu 50% de sa valeur sur un an avec cette continuité. donc si je devais vraiment mettre un petit centime une petite pièce sur ma prédiction, je pense qu'on aura... On retournera dans la zone des 60 000 dollars autour de cet été, avant de... réavoir cette période d'accumulation, mais on a des signaux clairs, et pour moi ce sont des signaux clairs qu'il y a un pari asymétrique actuellement sur Bitcoin, et je considère vraiment le bear market comme une opportunité pour ça. Ok, point actualité les amis. La géoéconomie du divertissement, le pivot vers le golf. On se sent intelligent quand on dit géoéconomie. Tout ça pour dire que le fun est en train de se transiter vers le Moyen-Orient. Voilà ce que ça veut dire la géoéconomie pivote vers le golf. Géoéconomie du divertissement. Il y a eu un moment, moi quand j'étais au collège dans les années 2010, non un peu plus, entre 2010 et 2015, c'était stylé les Etats-Unis. T'arrivais, il y avait des gens qui avaient des casquettes Etats-Unis avec le drapeau et tout. Après ça a plus été stylé, ça a été le Japon. Et là on est en train de voir l'émergence de la... fun économie, l'économie du divertissement vers les pays du golf qui attirent énormément. Bon, tout ça a été un petit peu terni par ce qui s'est passé à Dubaï et dans le golf ces derniers temps, mais la tendance de fond reste la même. Riyad est devenue la capitale mondiale du gaming, l'industrie du jeu vidéo, qui je vous le rappelle, je ne sais pas si vous saviez ça, l'industrie du jeu vidéo pèse plus lourd que le cinéma et la musique réunies. C'est quand même exceptionnel, c'est quand même fou. Cette industrie a un nouveau patron qui est Savi Games Group. Ce mois-ci, en avril 2026, l'Esport World Cup a rassemblé le plus gros tournoi d'esport de l'histoire avec plus de 100 millions de dollars de cash prize. L'Arabie Saoudite a déjà injecté 38 milliards dans le secteur en devenant le premier actionnaire de géants comme Nintendo, Capcom, Capcom je crois que c'est Street Fighter, ou Electronic Arts, FIFA, Battlefield. Niveau tennis c'est pareil, le Golfe avait déjà racheté aussi des clubs de foot, PSG, Newcastle, City. En tant que fan de l'Olympique du Nez, ça me les brise. de voir des clubs rachetés par des pays du Golfe nous déchirer, même si Lyon a gagné. Lyon a gagné il y a trois semaines. Bref. Donc, ils attirent tout. Ils attirent le tennis, ils attirent la F1. Il y a un nouveau circuit, ça va être Mario Kart. Je crois que c'est le circuit d'Arabie Saoudite ou du Qatar. C'est le circuit du Qatar, je crois, qui va être lancé en F1. Il y a le foot avec la Coupe du Monde 2034, où l'Arabie Saoudite est en train de construire 11 nouveaux stades futuristes. On a eu la Coupe du Monde 2022 au Qatar. La question... et pas de savoir si on aime le modèle où il y a des questions éthiques, où il y a des conditions de travail, etc. La question est plutôt de savoir comment profiter de tout ça si on en a envie et est-ce que ça va durer ? Où est-ce qu'on aura quelque chose qui ressemblera énormément à ce qu'on a vu avec la Chine, avec à la fin des villes fantômes, des investissements colossaux, etc. C'est très intéressant de voir ces tentatives d'appropriation du fun par certains lieux, certaines entités, et en ce moment clairement le golf est le mieux placé dans ce schéma-là. A suivre. Petit point sur de la longévité. Il y a un médecin qui s'appelle Peter Attia. En fait, j'ai écouté un podcast de Joe Rogan avec Georges Saint-Pierre. Georges Saint-Pierre, combattant MMA, l'un des mecs que j'aime le plus écouter dans le monde. Il est tellement intéressant. Il a un accent bien, bien québécois, français, quand il parle anglais. Mais tout ce qu'il dit est... hyper deep, il est très très fort, en plus d'être un combattant exceptionnel. Et j'ai fini ce podcast-là et je suis tombé sur le podcast de Peter Attia. Peter Attia, c'est un chirurgien de formation, ça a été un chercheur en oncologie à l'Institut de la Santé aux Etats-Unis. Et aujourd'hui, il consacre toute sa vie, toute sa carrière à une seule question, c'est comment vivre longtemps et surtout comment vivre bien. Et la longévité, c'est un sujet qui me parle beaucoup. J'aime beaucoup cet art de la longévité. Et justement, en 2023, il a sorti un livre qui s'appelle « The Science and Art of Longevity » . « La science et l'art de la longévité » . Best-seller mondial, probablement le livre le plus sérieux, le plus accessible, jamais écrit sur le sujet. Je vous le recommande pour l'avoir lu. L'idée centrale de ce livre, c'est une distinction qui va tout conditionner. En fait... Il y a un peu deux façons de vieillir. La première, c'est ce qu'on peut appeler la médecine 2.0, le système actuel. C'est que, bon, on mène notre vie sans penser au lendemain, on attend d'être malade, on détecte la maladie, on la traite, on gère les dégâts. La deuxième façon, c'est ce qu'on pourrait appeler la médecine 3.0, ce que Peter Attia veut construire. On anticipe, on prévient, on travaille des décennies avant que le problème arrive. La différence, c'est un peu comme dans les... La métaphore un peu bancale, parce qu'elle a le côté vivre pleinement, etc. Évidemment, chacun vit comme il veut. Mais c'est un peu comme si, d'un côté, tu conduis en regardant dans le rétro. Ou alors tu conduis en regardant la route. Et la plupart d'entre nous, la plupart des gens, conduisent dans le rétroviseur. On mange mal jusqu'au premier signal d'alarme, ou alors jusqu'à ce qu'on grossisse et qu'on se dise « Ok, il faut que je change » . Ou alors on a du diabète et on se dit « Il faut que je change » . On arrête le sport jusqu'à ce que le médecin nous dise qu'il faut refaire du sport. On dort peu jusqu'à ce que le corps lâche ou qu'on fasse un burn-out. Donc on arrête les conneries et on va inverser cette logique. Pour comprendre pourquoi c'est important, Atia, il identifie ce qu'il appelle les 4 cavaliers de l'apocalypse. Le mot, c'est les américains, le mot apocalypse, voilà. En gros, c'est les 4 grandes causes de mort qui tuent la quasi-totalité des gens dans les pays développés. Première chose, les maladies cardiovasculaires, le cancer, les maladies neurodégénératives, donc Alzheimer, Parkinson, et les maladies métaboliques, diabète de type 2, obésité. Réfléchissez, ce que tous ces cavaliers ont... en commun. Ils ont en commun une chose, c'est qu'ils se construisent sur des décennies. Ils se construisent silencieusement avant que le premier symptôme commence à arriver. Une plaque d'athérosclérose dans une artère, ça se forme pendant 20 ans et boum, infarctus. Mais 20 ans avant cet infarctus. Une résistance à l'insuline, ça prend 15 ans à s'installer avant le diagnostic du diabète. Alzheimer, ça commence à se développer dans le cerveau 20 à 30 ans avant les premiers signes. Et... Tout ça, souvent en grande partie, évitable. C'est ça, le message de Peter Attia, c'est d'arriver et de dire non, l'objectif c'est pas de guérir, mais c'est comment est-ce que je n'en arrive pas là. Il y a un concept que je trouve assez intéressant, que j'avais jamais réfléchi d'ailleurs, de Peter Attia, qui est ce qu'il appelle le décathlon du centenaire. L'idée c'est, ok, imaginez ce que vous voulez faire quand vous aurez 80 ans. Des actions vraiment clés. d'un mec de 80 ans. Je sais pas, ça peut être monter un escalier sans s'essouffler, jouer par terre avec ses petits-enfants, être capable de faire une randonnée, se lever du sol sans aide, ouvrir un bocal, donc avoir de la force. C'est des choses pour nous, c'est dur de se projeter. Moi, j'ai 25 ans, c'est dur de se dire, putain, j'ai envie de structurer ma vie pour ouvrir un bocal à 80 ans. Mais c'est des choses qui, si on n'y réfléchit pas, pardon, je sais pas parler, je suis fatigué, je suis désolé, il y a des fautes. de grammaire terrible, mais je vais même plus les relever, je vais les dire, et puis tant pis. C'est des choses qui deviennent impossibles pour beaucoup de gens en 80 ans. Pas parce qu'ils n'ont pas de chance et que ça leur est tombé dessus. Évidemment, c'est très dépendant des personnes. Il y a des gens qui vont ne pas fumer, se manger un cancer des poumons. La vie est injuste, oui. Mais, pour certains, c'est en partie parce qu'ils n'ont pas préparé leur corps pour y arriver. En général, les personnes âgées... Quand tu passes la soixantaine, il y a très peu de gens, par exemple, qui vont faire de la force, de la musculation. Alors que c'est prouvé que pour éviter la sarcopénie, la perte de force, la musculation, faire de la force, c'est quelque chose qui est pertinent pour la longévité. Bref. Et en fait, le corps à 80 ans, on le construit à 40, à 30, à 25. C'est exactement la même logique que l'investissement. On met de l'argent aujourd'hui pour avoir des intérêts composés dans 30 ans. Sauf qu'ici, on met de l'effort physique pour avoir des capacités dans 30 ans. Et un portefeuille ? ça se refait un corps, c'est un peu plus compliqué. Même si, peut-être qu'on arrivera à l'époque des exosquelettes et que mon sujet sera obsolète d'ici là. Mais je pense que le jour où on arrive aux exosquelettes, avoir un six-pack à 60 ans, c'est le flex ultime que tu puisses avoir parce que tout le monde sera gros et sous exosquelettes et toi tu seras là comme un vrai OG très solide. Bon, c'est quoi les actionnables ? Parce que pour l'instant c'est beaucoup de théoriques. Première actionnable, c'est la variable numéro 1 de la longévité, selon Atia. C'est pas la nutrition, c'est pas les médicaments, c'est pas le sommeil, c'est l'exercice. Faire du sport, pas faire du sport pour maigrir, pas faire du sport pour être beau, faire du sport comme outil de survie à long terme. Et pour, encore une fois, tout ce que je vais dire est dans une optique de longévité, d'accord ? Ensuite, on se saupoudre de ce qui nous plaît, de comment on veut lier ça à ses objectifs, sa vie. Là, ce que je vais vous dire est vraiment dans le spectre de la longévité. Pour le côté longévité, il y a deux types d'entraînement qui comptent vraiment selon Peter Attia. Le premier, c'est ce qu'on appelle la zone 2. La zone 2, c'est du cardio à intensité modérée. Je crois que c'est quand tu es à 60% de ta fréquence cardiaque maximale, si je ne dis pas de conneries. La fréquence cardiaque maximale, c'est 226 moins ton âge. Donc, si tu as 25 ans comme moi, ma fréquence cardiaque, c'est... c'est 200 et donc ma zone 2 ça sera 40% de 200 donc ça sera autour de 120-130 BPM Et ça va être du vélo, de la marche rapide, de la natation, de la course légère, au niveau où on peut encore parler mais pas chanter. C'est ça, la zone 2. La zone 2, c'est très intéressant parce que c'est le niveau où on travaille principalement les mitochondries. Et les mitochondries sont les centrales énergétiques de nos cellules. Plus on a de mitochondries qui sont saines et efficaces, plus notre corps gère bien le glucose, les graisses, l'inflammation. Il y a une bonne homéostasie qui se fait dans notre corps. C'est la base métabolique de tout. La zone 2, c'est un peu la nouvelle mode qu'on voit un peu partout en course à pied. Il y a de plus en plus d'études qui expliquent qu'en fait, tu peux avoir des bien meilleurs résultats en termes de performance si tu cours moins vite en galérant moins, ce qui est un peu contre-intuitif. Et Atia, selon lui, recommande entre 3 et 4 heures de zone 2 par semaine. Donc ça peut être deux fois une heure de course ou de marche un peu rapide, une session de natation et un petit peu de vélo, pourquoi pas. C'est pas sexy, c'est pas du no pain no gain, tu vas pas avoir du éminium dans les oreilles quand tu le fais, mais c'est probablement la chose la plus impactante qu'on puisse faire pour notre santé cardiovasculaire et métabolique sur le long terme. Ensuite, le deuxième indicateur clé, c'est la VO2max, c'est l'inverse absolu. La VO2max, c'est la capacité maximale de notre corps à utiliser l'oxygène pendant l'effort, ça se travaille. Et la VO2max, c'est le meilleur prédicteur de longévité qu'on connaisse. En fait, les données sont absolument folles sur les études de la VO2max. du bas du classement à juste en dessous de la moyenne pour son âge, réduit le risque de mortalité de 50%. Être dans le top 2,5% de VO2 max parmi les gens de notre âge réduit le risque de mort prématurée de 500% comparé au bas du classement. 500%. Aucun médicament sur Terre n'a ces chiffres. Aucun. Pour améliorer sa VO2 max, Adcia, il recommande d'intégrer des sessions d'efforts intenses, des intervalles à haute intensité, une à deux fois par semaine, en complément de la zone 2. Et je trouve ça assez fou, parce que c'est pareil, c'est qu'avec l'âge, moi j'ai grandi avec l'image de mes parents qui ne faisaient pas spécialement de sport, et genre, mes parents, ou en tout cas les gens que je connais au-dessus de 50 ans, il y en a certains, je pense, ils n'ont pas fait un sprint depuis 20 ans. Ils n'ont pas fait un effort extrêmement intense pour améliorer la VO2 max depuis 20 ans. Donc en fait, il y a quand même des facteurs qui emmènent vers des terrains qui peuvent être compliqués quand tu arrives à un certain âge. Donc, la vie au 2 max, ça dépend du niveau. Personnellement, moi, c'est du crossfit. Ce putain de assobike là, qui est la plus grosse machine de torture. Je vous mettrai une petite photo, pas de moi, mais une photo de cette machine de torture. Ça peut être une séance de fractionnés. Moi, c'est du crossfit, fractionnés, jujitsu aussi. Voilà, faux... cracher un peu ses poumons. Ensuite, le deuxième pilier d'entraînement, c'est la force. Et c'est celui qui est le plus négligé et le plus en plus au fur et à mesure qu'on avance dans notre âge. Attia, il appelle le muscle le meilleur plan retraite qui existe. En fait, la masse musculaire décline naturellement avec l'âge. Ça s'appelle la sarcopénie et on perd environ 3 à 8% par décennie de masse musculaire après 30 ans. Et ce déclin s'accélère après 60 ans si on fait rien contre. La sarcopénie, c'est la perte de muscles liée à l'âge. C'est une des causes majeures de perte d'autonomie chez les personnes âgées. Les chutes, le fait que tu n'es pas capable d'être relevé, la dépendance. Et c'est en grande partie évitable avec de la musculation régulière. Mais Atiyah insiste sur un point qui est souvent mal compris, c'est que c'est pas la masse qui compte, c'est la force. Un muscle qui est fort est un muscle qui est utile. Et la force, ça se préserve beaucoup mieux que la masse. Si on s'y prend tôt. Concrètement, il recommande de travailler les grandes chaînes musculaires, poussée, tirage, charnière, squat, port de charge, tout ce qu'on peut faire dans la vraie vie en fait, 2 à 3 fois par semaine, encore une fois dans un schéma optimal, d'accord ? C'est pas parce qu'on en fait une fois par semaine que c'est mauvais. Pas besoin de devenir bodybuilder, juste de maintenir une capacité fonctionnelle solide. Et on a un peu trop, je trouve, été embrigadés dans les programmes d'isolation du 3ème delta. toïde à la poulie quand tu vas à la salle. Non, non. Là, on parle vraiment de traction, de dips, de squats, de mouvements au quotidien qui améliorent le grip, qui améliorent les prises, qui améliorent beaucoup de choses. Et ensuite, pour finir sur ce point un peu long de longévité, mais je le trouve quand même intéressant, ce dont vous pouvez passer, le point nutrition. Atiyah part du principe que les régimes, c'est bullshit. En fait... La plupart des débats nutritionnels, c'est plus des guerres religieuses sans grosses bases scientifiques derrière. Keto contre vegan, jeûne intermittent contre 5 repas par jour. « Graisse saturée bonne ou mauvaise » , « High carb » , « Low carb » , etc. En fait, la réponse à tout ça, et c'est un truc qu'on n'a pas envie d'entendre, parce que c'est la réponse la plus chiante, c'est « ça dépend » . Ça dépend de la personne, ça dépend du contexte, ça dépend des objectifs. Mais il y a quand même quelques points sur lesquels il est ferme. Première chose, les protéines. Les protéines, c'est la priorité absolue de la nutrition, selon lui. Il recommande environ 2 grammes de protéines par kilo de poids. corporelle par jour, donc moi je fais 65 kg x 2, ça me fait 130 grammes de protéines par jour. C'est beaucoup plus que ce que recommande la plupart des organismes officiels, on parle de 1, 1.5 etc, mais les données sur la préservation musculaire, sur la satiété et sur la santé métabolique le justifient beaucoup selon lui. Donc tout ce qui va être oeufs, viande, poisson, légumineuse, fromage blanc, protéines en poudre, voilà, c'est un objectif qui est concret, c'est mesurable, c'est actionnable. Et pour avoir moi-même des petites bases en nutrition, je suis très loin d'être un professionnel nutritionniste ou quoi que ce soit, mais de toutes les études que j'ai regardées, de tout ce que j'ai vu sur la gestion de la nutrition, etc. Si vous n'avez pas envie de vous faire chimer, que vous avez quand même envie de suivre un petit peu, le seul truc sur lequel vous pouvez vous concentrer, c'est les protéines par jour. Ok, vous faites 80 kilos, il vous faut 160 grammes de protéines. Regardez de temps en temps derrière les paquets combien de protéines rajoutent quel aliment et essayez d'atteindre les 160 grammes de protéines. Et c'est déjà mieux qu'une énorme partie de ce qui est fait. La règle pratique qu'il donne, lui, c'est de structurer chaque repas autour des protéines en premier. Pas autour des glucides, pas autour des légumes, autour des protéines. Le reste vient après. Encore une fois, à tout moment, on peut se péter une pinte, on peut se péter une pizza, on peut se péter ce qu'on veut. D'accord ? Tout ce que je vous dis dans ce podcast-là, c'est orienté autour de la longévité. D'accord ? Oui, il y a le plaisir. Oui, j'entends, chacun mène sa vie comme il le veut. Mais, ce que je vous dis là est orienté autour d'une optimisation de la longévité. Ensuite, Atia, il est catégorique sur un truc par contre, c'est le sucre. Et surtout, le sucre liquide, qui est pour lui la première chose à éliminer. Soda, jus de fruits, boisson énergisante. C'est dommage, j'adore la Powerade. Mais bon, on va écouter... Non, j'en prendrai quand même. Parce qu'en fait, la résistance à l'insuline... qui est le mécanisme par lequel les cellules arrêtent de répondre correctement à l'insuline est la porte d'entrée vers les fameux 4 cavaliers dont on a parlé. Et le sucre liquide est l'un des déclencheurs les plus directs et les plus rapides de ce mécanisme. Ensuite l'alcool, bon, c'est pas qu'il faut pas en boire, c'est qu'il faut être honnête avec soi-même sur ce que ça coûte réellement en termes de sommeil, en termes de récupération musculaire, de fonctionnement cognitif le lendemain. Et d'arrêter de se cacher derrière le... Le vin rouge c'est bon pour le cœur. Ah oui, le vin rouge c'est bon pour le cœur si t'en prends... un verre par semaine, mais c'est pas parce que tu t'es enfilé le cubi que ça va améliorer tes capacités cardiovasculaires, mon coco. Donc, bon, après une petite IP de temps en temps, on n'a jamais tué personne, on est bien d'accord, et j'insiste encore une fois sur ça, c'est que chacun fait ce qu'il veut. Et moi, la façon dont je le vois, c'est que j'aime bien adapter... En fait, j'aime bien adapter mon quotidien avec un ratio qui serait le ratio... optimisation-plaisir. Donc, moi, par exemple, personnellement, j'aime bien m'envoyer une petite bière, un petit peu de, je sais pas, un petit verre de champagne quand il faut ou quoi. Donc je vais pas arrêter à 100% l'alcool. Par contre, tout ce qui est alcool fort, j'ai dégagé parce que le ratio optimisation-plaisir, pour moi, n'était pas là. Voilà, j'aime bien réfléchir sur ce ratio-là. Et chacun organise ça comme il le souhaite. Ensuite, on va parler de Mohamed Younous. Est-ce que vous êtes déjà allé au Bangladesh ? Moi, non. Quand on vient de pays occidentaux, c'est pas la destination qui fait le plus rêver dans l'imaginaire collectif, on est bien d'accord. Pourtant, il y a un certain Muhammad Yunus, bangladais, qui a une histoire que je trouve hyper intéressante. Muhammad, c'est un professeur d'économie au Bangladesh dans les années 70. C'est un mec brillant, doctorat aux Etats-Unis, carrière universitaire toute tracée. Et en 1974, au Bangladesh, il y a eu une période de famine terrible. Yunus, lui, il enseigne les grandes théories économiques à ses étudiants, mais le problème, c'est que dehors, juste à côté de son université, il y a des gens qui meurent de faim pendant la crise. Et à ce moment-là, il a une idée, il se dit, OK, à quoi ils servent, mes modèles économiques, si à 200 mètres de ma salle de cours, des gens ne peuvent même pas emprunter 20 balles pour survivre ? C'était un fait. Les plus pauvres ne pouvaient même pas emprunter de l'argent pour s'acheter à manger. Un jour, il va dans un village qui est proche de chez lui et il rencontre des femmes qui fabriquent des tabourets en bambou. Elles ont aussi le même problème, elles doivent emprunter l'argent pour acheter la matière première à des prêteurs locaux avec des taux qui sont ultra élevés. Et donc elles travaillent toute la journée mais elles restent piégées dans leur mode de vie sans pouvoir faire grossir leur activité. C'est compliqué. Mohamed, en bon économiste qu'il est, il fait un calcul et il estime qu'il faudrait à peu près 27$ pour sauver 42 femmes de ce système. Et il décide de sortir l'argent de sa poche. et de le prêter sans garantie, sans contrat, sans banque. Et au final, les 42 femmes ont tout remboursé en intégralité. Et là, il comprend un truc intéressant. Dans les faits, le problème, c'est pas que les pauvres sont insolvables, c'est plutôt le fait que le système bancaire les exclut, et ça les empêche d'améliorer leur situation. Si t'as pas de garantie, personne va te prêter. Et si t'as pas de prêt, c'est difficile de lancer une activité qui rapporte des revenus, dans un cercle vicieux qui ne s'arrête jamais. Donc en 1983, Muhammad Yunus fonde Grameen Bank. Une banque pour les personnes les plus pauvres, sans garantie et basée sur la confiance. Le but, c'est de proposer un truc qui n'existe pas à l'époque. C'est ce qu'il appelle des micro-crédits. Donc des prêts de 20, 50, 100 dollars. Forcément, en face, t'as les banques traditionnelles qui croient au zéro, parce que c'est beaucoup trop risqué. Sur le papier, qui voudrait prêter de l'argent à quelqu'un dont on est sûr qu'il ne peut pas rembourser ? C'est ce qui fait ne marche pas. Sauf que devinez quoi ? Ça marche. Les taux de remboursement dépassent 95%. Des millions de femmes lancent des micro-activités, des familles sortent de l'extrême pauvreté et des villages entiers deviennent autonomes. Yunus n'a pas créé juste une banque, il a changé le modèle économique. Il en a créé un nouveau. En 2006, il reçoit le prix Nobel de la paix, bien mérité, pour avoir prouvé qu'un autre système était possible après s'être demandé pourquoi le système ne fonctionne pas pour ceux qui en ont le plus besoin. En août 2024, le Bangladesh traversait une période de crise politique et sociale après des manifestations étudiantes massives qui ont renversé l'ancien gouvernement. Et Yunus a été nommé chef du gouvernement intérimaire, un rôle de premier ministre provisoire, pour aider le pays à sortir de l'impasse et à organiser des élections libres et justes. Même à 85 ans, il a encore de l'impact. Bravo, monsieur Mohamed Yunus. Belle histoire. Belle histoire, j'aime bien ces petites histoires comme ça. Je trouve qu'il y a beaucoup d'histoires un peu... un peu méconnus comme ça, qui sont assez folles, et qui apprend aussi des choses sur la façon dont les choses fonctionnent dans le réel, en fait. Ok, les amis, on finit avec le sujet autour de la science. Dans le Pacifique, au large des côtes du Chili et du Pérou, il y a une fosse immense. Pour ceux qui sont thalassophobes, donc qui n'aiment pas se baigner dans les eaux profondes, je pense que cet endroit vous terrifierait. On appelle ça la fosse d'Atacama. 8 065 mètres de profondeur, longue de plusieurs milliers de kilomètres. Pour situer quand même, l'Everest fait 8 849 mètres. Donc si on fout l'Everest au fond de la fosse, il reste seulement 800 mètres à la surface. Et c'est ici, à 7 902 mètres de profondeur, que des chercheurs de la Woods Hole Oceanographic Institution et de l'Instituto Millenio de... Océanographia, oui c'est vrai que dans ce podcast on est multilingue, ont remonté quelque chose qu'on n'avait jamais vu. Un truc de 4 centimètres, translucide, des pinces à l'avant, des antennes fines comme des fils, qu'on appelle Dulcibella Kamanchassa. Kamanchassa c'est un mot des langues andines, ça signifie l'obscurité, la brume épaisse qui recouvre les côtes du désert d'Atacama la nuit. Et les chercheurs, ils lui ont donné ce nom pour une raison qui est très simple, c'est que cet animal vit dans une obscurité totale et permanente, là où aucune lumière n'a jamais pénétré. Ce qui rend cette découverte vraiment vraiment intéressante, c'est pas juste l'espèce, c'est ce qu'elle fait. En fait, il faut comprendre qu'à cette profondeur, la quasi-totalité des animaux qui vivent là, ce sont des charognards. Ils attendent qu'il y ait des trucs qui tombent depuis la surface, et ils économisent des calories dans un environnement où la nourriture est rare. Sauf que notre petite Dulcibella acamanchassa, elle chasse. Elle chasse activement. Elle a développé des appendices modifiés, des gnatopodes, qui forment des pinces. Elle attrape des proies qui sont vivantes, des crustacés, etc. Et on parle d'un prédacteur actif à 8000 mètres sous la surface, sous une pression qui est 800 fois supérieure à l'atmosphère terrestre, dans le noir complet. C'est pas une nouvelle espèce, c'est un nouveau genre, c'est une branche entière de l'arbre du vivant qu'on ne connaissait pas. Pour la remonter, les chercheurs ont utilisé ce qu'on appelle des lenders, des modules avec des pièges et des caméras qui sont largués depuis un bateau en surface et qui descendent en chute libre pendant plusieurs heures, qui se mettent sur le fond, qui capturent et qui remontent. Et remonter un animal vivant depuis 8000 mètres, c'est un défi énorme. Il y a la décompression, il y a le changement de température, la lumière, ça tue la plupart des organismes avant qu'ils s'atteignent à la surface. Les biologistes, ils ont quelques minutes pour préserver l'ADN et les structures avant que ça se dégrade. Et le plus fou, c'est qu'on a cartographié en haute résolution moins de 25% des grands fonds marins. Moins de 25%. Dites-vous qu'on connaît mieux la surface de la Lune et de Mars que le fond de nos océans. Littéralement, il y a plus d'humains qui sont allés sur la Lune que d'humains qui ont plongé à 10 000 mètres de profondeur. Et dans cet immense territoire inconnu sous nos pieds, sous nos bateaux, il y a des choses comme d'Ulti Bella Cammanchassa, je ne sais pas pourquoi je le dis avec un pied à traction italien, il y a des choses qui chassent dans l'obscurité depuis des millions d'années. Et le tout sans qu'on le sache. Les espèces y évoluent séparément depuis des millions d'années, sans contact avec les autres fosses, et c'est pour ça qu'en fait les scientifiques estiment que des milliers d'espèces restent encore à découvrir. Des milliers d'espèces. Dans un endroit qu'on a sous les pieds depuis toujours. Ce qui est terrible, c'est que pendant qu'on se prépare à envoyer des humains sur Mars, il y a des microplastiques qui ont déjà été retrouvés dans les tissus d'amphipodes au fond des fosses des Noriannes. On explore ce qu'on ne connaît pas encore, et on pollue déjà ce qu'on n'a pas encore découvert sur Terre. Bon, désolé de tuer l'ambiance, mais tout ça peut en dire deux choses. Il y a des espèces sur Terre qu'on ne connaît pas encore, et c'est fou. Et triez vos déchets. C'est aussi ça le podcast, c'est des sujets et des conclusions qui n'ont rien à voir. J'espère que vous avez passé un bon moment. Mettez 5 étoiles, abonnez-vous, faites un petit commentaire sur un sujet qui vous plaît. Je n'en ai aucune idée de ce que vous pouvez mettre, mais mettez un truc innovant. Prenez soin de vous, c'était Yeril, et on se retrouve la semaine prochaine. Ciao, ciao !