Speaker #0Ok, on est parti les amis, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode d'Investia du 17 ou 18 septembre 2026. J'espère que vous allez bien les amis, moi ça va très bien. Bon, je vous préviens d'ores et déjà, il est 19h21, malheureusement on n'est plus au mois de juin. donc je pense que je vais être victime d'un truc qui s'appelle le coucher de soleil, et que la luminosité va baisser au fur et à mesure de ce podcast, ça va mettre une ambiance, ça va mettre une ambiance, je vous le dis, mais je vous préviens quand même, parce que je sais qu'il y a des gens qui sont très pointilleux, pas trop dans le podcast, mais dans les vidéos des fois, bon il y a les éternelles vannes sur ma coupe de cheveux, que je comprends, je les comprends, des fois j'envoie des vidéos, même là c'est problématique, je choisis de me montrer pur, j'aurais pu mettre une casquette. mais je choisis sur ce podcast de me montrer tel que je suis. Je pense que c'est important. Il y a les vannes aussi sur le fait que des fois je tourne la caméra trop proche, en tout cas trop de côté, et qu'on dirait que des fois je suis de dos. Mais les mecs, on n'est pas là pour faire des films en fait. On est là pour donner des bonnes notions et des choses intéressantes. Bon, on est parti les amis. Avant de commencer, je voulais quand même vous remercier, parce que vous avez été pas mal à... Ces dernières semaines, ils m'envoyaient pas mal de commentaires ou de mails ou de messages vraiment positifs et vraiment agréables. J'ai reçu pas mal de mails et de gens qui parlaient pas mal du podcast, en fait. Je donne un indicateur avec OKX, je donne mon indicateur d'Alcon Winter, donc les mecs doivent m'envoyer un petit mail. Et souvent, ce qui ressort, en tout cas pour les gens qui sont sur le podcast, c'est pas les vidéos de la chaîne E-Reel, c'est le podcast. Donc j'ai l'impression qu'on a une espèce de proximité sur ça. C'est vraiment cool. Et je suis vraiment content de ce qu'on est en train de développer avec cette petite communauté-là. J'espère que vous passez des bons moments aussi, que vous apprenez des choses. Et que voilà, on puisse s'aligner. Je sais que c'est un podcast qui ne va pas plaire à tout le monde, je le savais dès le début. Mais en vrai, je m'en fous déjà parce que tu peux plaire à tout le monde, tu ne peux plaire à personne. Et même au-delà de ça, ce n'est pas l'objectif. L'objectif, c'est que vous plongiez un petit peu dans ce que j'aime. et que je vous fasse un peu découvrir et que j'essaye de vous aider vis-à-vis de ça. Donc, bah ouais, le développement personnel, ça parle pas à tout le monde. Bah, je comprends, il y a des gens qui sont un peu réfractaires à ça. Ouais, le sport, ça parle pas à tout le monde. L'entrepreneuriat, c'est pas parce que tu fais de l'investissement que t'aimes l'entrepreneuriat. Mais pour ceux que ça plaît, à qui ça plaît, je vais parler, difficilement, c'est ma quatrième vidéo de la journée, donc il va y avoir des problèmes d'élocution, mais pour ceux à qui ça plaît, ça me fait. Très très très plaisir. Bon les amis, comme d'habitude, on a quatre sujets. On commence par le sujet investissement et on va passer une petite demi-heure ensemble et plus si affinité, c'est parti. Premier sujet, pourquoi les analystes ont toujours tort ? Le 11 mars 2008, il y a un téléspectateur qui pose une question sur... l'émission que vous connaissez peut-être, si vous connaissez, vous êtes des anciens, et en plus vous avez une culture américaine, je vous avoue que je ne connaissais pas, qui s'appelle Mad Money sur CNBC, un truc d'investissement américain. En gros, le téléspectateur vient demander à Jim Cramer, qui est l'un des commentateurs financiers les plus suivis des Etats-Unis, il lui dit « Est-ce que je dois m'inquiéter pour Bern Stearns ? Est-ce que mon argent est en sécurité ? » Bern Stearns, c'est une banque. Et je crois, j'ai pas creusé l'histoire, mais je crois que l'action Bernsterns était en train de plonger. Et le mec appelle et il demande à un analyste, un des commentateurs financiers les plus connus, qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je suis dans la merde ? Et allez voir la vidéo. Peut-être que je vous l'affiche ici si ça rend bien et que ça perturbe pas trop le podcast. Je pense que je vais vous la mettre ici. Juste la réponse. Kramer écoute la question et répond en direct, catégorique. Vraiment, allez la voir, cette vidéo, elle est très drôle. En gueulant, il gueule non, Bernsterns n'est pas en difficulté, ne bougez pas votre argent de Bernsterns, c'est complètement fou de faire ça. Six jours plus tard, Bernsterns s'effondre. La Fed organise en urgence un rachat par JP Morgan à 2 dollars l'action, alors qu'elle en valait il y a quelques mois 170. C'est l'une des plus grandes faillites bancaires de l'histoire américaine. Et... Ça ouvre la porte à la réflexion du jour, qui n'est pas spécialement en ma faveur, mais tant pis, c'est que les analystes n'ont pas forcément plus raison. Et il y a pas mal d'exemples qui viennent appuyer cette réflexion. Premier exemple, c'est que pendant 25 ans, de 2000 à 2024, donc 24 ans, les grandes banques de Wall Street publient tous les ans leurs prévisions pour le S&P 500, le niveau qu'il va atteindre à la fin décembre. On fait pareil avec Bitcoin, voilà. Et Paul Hickey, de Bespoke Investment Group, a compilé ces données de toutes les banques de 2000 à 2024. A votre avis, est-ce qu'elles ont juste ou est-ce qu'elles ont tort, en tout cas à quel point ? L'erreur moyenne annuelle, elle est de 14,2 points de pourcentage. 14,2 points de pourcentage. 14,2% d'écart entre leur prédiction et le prix à la fin de l'année. On parle du S&P, c'est loin quand même 14%. On parle pas de 1%, pas de 2%. 14% par an de moyenne d'erreur sur 25 ans. Et ils rajoutent aussi leur fameuse... Target de prix avec leurs recommandations buy, hold, sell. Et les études sur 18 ans de données montrent que les analystes manquent leur cible à 12 mois dans plus de 70% des cas. Plus de 70% du temps, ils ont tort. Et le Spiva Report, qui est le rapport annuel du S&P Global, qui compare la performance des gérants d'actifs à leur indice de référence, il est super intéressant. sur 20 ans. 92% des fonds actions américains gérés activement par des professionnels ont sous-performé leur indice. 92%. Les gens qui travaillent là-dedans passent leur vie à analyser les marchés. Ils ont des équipes entières, ils ont des modèles financiers sophistiqués, ils ont des accès aux directions des entreprises, ils ont des infos en plus. Et ils font moins bien qu'un ETF qui réplique passivement un indice. Dans 9 cas sur 10. Du coup, la question qu'on peut se poser, et oui, je vais y venir sur les investisseurs cryptos, est-ce que mon métier est inutile ? Peut-être, je vais y venir. La question, c'est pourquoi ? Est-ce qu'en fait, l'investissement, c'est juste de la pure chance et on ne peut pas avoir un avantage ? Déjà, il y a une raison un peu plus terre-à-terre, un peu plus structurelle, en fait. C'est que les analystes sont payés par qui ? Pour faire leurs analyses, à votre avis ? Par des banques. Et ces banques, elles ont des relations commerciales avec certaines entreprises. Donc si je suis très très copain avec Tim Cook de Apple, et que Apple me rapporte beaucoup d'argent, vous vous doutez bien que je ne vais pas laisser mes analystes publier des trucs où ils disent qu'il faut vendre Apple. Donc il y a un problème de conflit d'intérêt. Exactement avec le même modèle, par exemple, c'est celui de conseiller financier ou de banquier. Il y a un problème de conflit d'intérêt. Le conseiller financier classique, il te vend des assurances vie par exemple parce qu'il sait qu'il va toucher un pourcentage dessus. Et il ne va pas te vendre l'assurance vie qui est la plus intéressante pour toi. Il va te vendre l'assurance vie qui est la plus intéressante pour lui en termes de frais. Problème de conflit d'intérêt. Les banquiers pareil, c'est pour ça qu'il y a cette ambiance un peu d'arnaque. Tu sens que tu vas te faire douiller par un banquier ou par un conseiller financier classique. Parce qu'il y a un problème de conflit d'intérêt. Le deuxième, il est un peu plus cognitif. Il y a un gars qui s'appelle Philippe. Ted Locke, qui a passé 20 ans, a étudié la précision des prédictions d'experts. Pas qu'en investissement, mais partout, en politique, en finance, en consulting, ce que vous voulez. Et dans son étude, il dit que les experts font à peine mieux que le hasard dans les environnements complexes et imprévisibles. Et que plus un expert est médiatisé et confiant dans ses prédictions, moins il est précis. La certitude affichée est inversement corrélée à la précision réelle. Et la troisième raison, celle que je trouve la plus passionnante, c'est tout simplement la nature des marchés financiers. Dans les années 2000, il y a eu une explosion de personnes qui sont allées faire des études d'ingénierie financière. Pourtant, est-ce qu'il y a eu des améliorations significatives dans les résultats des fonds par exemple ? Non. Pourquoi ? Parce que l'investissement n'est pas une science brute. Ce n'est pas un système physique, et c'est ça qui fait que c'est passionnant. C'est un système humain, avec des humains qui, à l'intérieur, prennent des millions de décisions, dans un environnement complexe, avec des émotions, avec des narratifs, avec du stress, avec des choses imprévisibles. Et ça, je le remarque quand je parle, par exemple, de psychologie de l'investissement, c'est que c'est un peu vu comme du bullshit. Quand j'avais fait des vidéos comme ça, elles marchaient pas trop. J'ai expliqué à quel point c'était pertinent justement de venir travailler sa gestion de ses émotions dans les situations extrêmes. Les gens s'en branlent, ils n'ont rien à foutre. Ils veulent que tu leur parles de... ce qui se passe sur Ether et s'il faut acheter ou vendre. Mais en vrai, savoir prendre des décisions rationnelles quand tout le monde panique ou pète un plomb, ou avoir une stratégie qui anticipe le fait qu'il y aura des surprises, avoir un plan, etc., c'est quelque chose de beaucoup, beaucoup plus puissant que de faire de l'analyse financière brute. Genre, tu prends quelqu'un qui est vraiment éteint en investissement, il connaît rien, ok ? Il connaît le S&P, l'or et Bitcoin, le truc jaune-orange là avec le B dessus, ok ? Tu lui dis, écoute, tu vas juste acheter quand tu as l'impression que tout le monde panique et que cette personne est très forte pour ça. C'est vrai que je trouve une étude, ça existe sûrement. Je pense que c'est bon. Tu es un bon investisseur parce que tu as des bons points d'entrée. Est-ce que tu avais besoin d'un niveau de connaissance financière vraiment haut ? Non. Qu'est-ce qui a fait que tu es un bon investisseur ? La psychologie de l'investissement. C'est important, les mecs. Du coup, est-ce que ça veut dire que mon métier est inutile ? Parce que je suis un analyste crypto, je fais des vidéos crypto, donc est-ce que j'ai toujours tort ? Bah non, j'ai pas toujours raison, loin de là. J'ai pas toujours tort non plus, voilà. Bon déjà, à part médecin, pompier et 2-3 autres métiers, quel métier est vraiment utile ? Qu'est-ce que ça veut dire un métier utile ? Faut pas se voir trop beau non plus, je suis pas indispensable à la société. Mais bon bref, si je... En fait, si je basais ma vision sur de la certitude, en voulant avoir raison, en créant toujours des prédictions uniques, bah ouais, il serait inutile. Et je vois beaucoup de créateurs crypto, je vais pas donner des noms, je vais pas, voilà, mais c'est devenu stylé de donner sa vision, de, désolé du langage, mais de porter ses couilles, de mettre ses couilles sur la table. Non, ça ne marche pas comme ça, en fait, en investissement. Tu peux pas avoir une prédiction, et juste, si cette prédiction ne se réalise pas, tu passes à autre chose. Et si elle se réalise, t'en parles les 6 prochains mois. Et c'est pour ça que j'ai des visions nuancées dans mes vidéos. C'est pas ce qui fait le plus de clics, c'est pas ce qui me rapporte le plus d'argent, c'est pas ce qui crée le plus de gens enthousiastes de regarder mes vidéos. Mais en fait, ouais, y'a des gens dans les commentaires qui disent, ça va monter ou ça va descendre. Traduction de ta vidéo. Bah ouais. Ça va monter, quelles sont les probabilités que ça monte, quelles sont les probabilités que ça descende, et on essaye de s'ajuster dans les deux scénarios. Et méfiez-vous. des créateurs qui crient sous tous les toits le fait qu'ils ont raison sur des choses. Méfiez-vous. La prochaine fois qu'un analyse vous donne un objectif de cours précis avec une conviction absolue, rappelez-vous de deux chiffres, 70% d'erreurs sur les price targets et 92% des gérants d'actifs qui sous-performent leur indice sur 20 ans. J'ai trouvé super intéressante cette partie sur ça. Bon, on a moins d'algo que ces gérants d'actifs, mais... Nous par contre, on peut réussir à optimiser certains aspects de nos investissements. En septembre, OKX relance une campagne pour avoir 8% de bonus de rendement sur vos USDC. Pour être éligible, vous devez déposer des USDT sur la plateforme, les convertir en USDC, parce que l'USDT n'est plus accessible en Europe, et vous avez le bonus automatiquement, jusqu'à 3500€ de bonus, et vous avez 8%. Ça marche aussi pour ceux qui sont déjà inscrits et qui ont des USDT sur une autre plateforme, donc vraiment faites-le. vous êtes payé pour vous débarrasser de vos UETT qui sont illégaux en Europe et en plus de ça, je suis gentil je vous donne accès pendant un an à mon indicateur optimisateur de DCA sur les altcoins vous avez toutes les infos en description pour l'avoir je précise, je dis je suis gentil, c'est une blague évidemment quand vous faites un contact AX, je me rémunère, d'accord c'est un format de rémunération un peu en 3 parties qui fait que vous, vous n'avez pas à le payer directement, je suis payé différemment. Je préfère le dire parce qu'il y a beaucoup d'hypocrisie sur ces bonus. Deuxième sujet, ça commence à être sombre là, ça va ? Ouais, ça va, ça met une petite ambiance. Deuxième sujet, la semaine dernière, on a parlé d'un livre qui s'appelle Psychology of Money. Et on avait justement décrit les passages les plus intéressants de ce livre. Et aujourd'hui, on va pas revoir le livre, mais il y a quelques messages clés, parce que j'ai fini de le lire, Psychologie of Money, j'ai noté quelques messages clés que je trouve super intéressants, qui sont pas des résumés de paragraphes ou quoi, c'est vraiment plein de notions envorables que je vais vous donner, il y en a une petite dizaine. Je vais pas argumenter, pas pour tous, je vais juste vous les donner et après vous pouvez y réfléchir. Certaines leçons doivent être vécues avant de pouvoir être comprises. Vous ne développez pas de cicatrices émotionnelles et de résilience sans réellement vivre. certaines choses. J'ai fait un burn-out l'année dernière. Je croyais que le burn-out était impossible pour moi. Et quand les gens me disaient « ralentis, ralentis, ralentis » Ben, pourquoi ? Pourquoi ralentir ? Et j'ai dû vivre ce moment pour me rendre compte que, ah, ok, faut que j'alentisse. Votre succès peut être dû à la chance et au hasard. Votre échec peut être dû à la malchance et n'avoir rien à voir avec votre approche. D'où l'importance... Ça c'est moi qui le rajoute, mais d'où l'importance de faire du volume. C'est pas parce que tu rates une fois que tu vas toujours rater. La ligne entre quelqu'un d'audacieux de façon inspirante et de risqué de façon stupide est très mince de quelques millimètres et ne se voit qu'avec le recul. Attention aux gens qui prennent trop de risques, spécialement sur Internet. Ne risquez pas quelque chose d'important pour vous. pour quelque chose qui a moins d'importance pour vous. Par exemple, ne risquez pas de perdre 100€ pour une augmentation de 10€. Il y a des choses qui ne valent pas la peine d'être risquées, quel que soit le gain potentiel. Apprenez ce que Warren Buffett n'a pas fait. Il n'a pas été emporté par les dettes. Il n'a pas vendu en panique pendant les 14 récessions qu'il a traversées. Il n'a pas risqué sa réputation commerciale en essayant de couper les coins ronds. Il ne s'est pas attaché à une seule vision du monde ou à une seule croyance. Il ne s'est pas appuyé sur les autres pour les décisions financières. Il ne s'est pas épuisé. Il n'a pas démissionné ou il n'a pas pris sa retraite. Vous pouvez avoir tort la moitié du temps et gagner quand même une fortune. Ne sous-estimez pas à quel point il est normal que la plupart des gens échouent. Walt Disney ! à réaliser 400 dessins animés avant qu'un seul ne soit un succès qui a payé toutes ses dettes et acheté un nouveau studio. 400 échecs, un succès. Celle qu'elle a votre avis, dites-le moi dans les commentaires. Attendez-vous à prendre de mauvaises décisions. Personne n'est capable de prendre de bonnes décisions tout le temps. Votre succès est en grande partie déterminé par la façon dont vous réagissez lorsque tout le monde autour de vous devient fou et dans ses moments de terreur. La forme la plus élevée de richesse est de se réveiller chaque matin et de se dire « je peux faire ce que je veux aujourd'hui » . La plus grande valeur intrinsèque de l'argent est sa capacité à vous donner le contrôle de votre temps. Voilà, c'était les petits messages à tirer de ce fabuleux livre qui est « Psychology of Money » . Sujet suivant. On va parler d'une des histoires entrepreneuriales les plus intéressantes et inspirantes de l'histoire en fait. Celle de Monsieur Steve Jobs. En septembre 1985, Steve Jobs, l'homme qui a fondé Apple dans un garage, se fait virer de sa propre entreprise par ses actionnaires. Il se fait virer par le CEO qu'il a lui-même recruté. Et le mec revient dix ans plus tard... écrit la plus grosse boîte de l'histoire de la tech. Comment il a fait ça ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Déjà, tout commence par deux gros échecs commerciaux. Le Apple Lisa, qui est un gros ordi fixe qui a été lancé en 1983 à quasiment 10 000 dollars, soit 30 000 dollars actuellement. Ils n'ont vendu que 10 000. Et le Macintosh, qui était révolutionnaire sur le plan technique, mais peut-être un peu trop en avance sur son temps et qui a eu du mal à atteindre les 10 000 ventes mensuelles. Donc pas assez pour soutenir l'entreprise. John Sculley, le CEO de Pepsi, que d'ailleurs, peut-être que vous connaissez cette histoire, Steve Jobs avait lui-même embauché avec une phrase un peu mythique qui est « Est-ce que tu veux passer le reste de ta vie à vendre de l'eau sucrée ou est-ce que tu veux changer le monde ? » John Sculley, qui est devenu du coup CEO de Apple, se retourne contre lui lors d'un conseil d'administration en avril 1985. Et Steve Jobs se fait dépouiller de ses responsabilités opérationnelles. Et quelques mois plus tard, il démissionne et vide ses actions Apple. Et il va se manger. Et c'est ça que je trouve intéressant parce qu'on voit que la partie émergée de l'iceberg, les belles conférences et tout, mais il va se manger une belle traversée du désert. Il investit 12 millions de dollars de sa propre poche dans Next, qui est une société d'ordinateurs haut de gamme. Next ne lance pas un seul ordinateur commercialement viable en 10 ans d'existence. Zéro. Nada. Wallou, il rachète la division graphique de Lucasfilm pour 5 millions de dollars, ce qui deviendra Pixar. Et il y injecte en tout 54 millions de ses propres fonds avant de voir la couleur d'un retour. C'est fou, on ne se rend pas compte le prix que coûtent ces putains de dessins animés, c'est abusé. Et de 1985 à 1997, Steve Jobs, c'est un petit peu... En fait, il est un peu perçu comme un excellent marketeur qui n'a sorti aucun ordinateur à succès depuis 15 ans. C'est, oui, il sait bien vendre, mais est-ce qu'il sait produire ? Bah, pas trop. Il fait deux gros échecs consécutifs. C'est le fondateur de sa boîte, et il se fait lui-même éjecter. Sa nouvelle boîte, elle n'est pas rentable. Il n'y a pas de signe de redressement. Ça ne semble pas bon. Et pourtant... En 1996, Apple est à l'agonie. La société perd plus d'un milliard de dollars par an. C'est beaucoup. Sa part de marché s'est effondrée de 18 à 4%. L'action est tombée de 70 à 14 dollars. Les caisses ne contiennent que 500 millions de dollars. Alors je sais, de dire il ne reste que 500 millions, mais tu parles d'une boîte qui perd un milliard par an, donc en gros c'est 6 mois. Apple cherche désespérément un nouveau système d'exploitation, donc elle finit par racheter Next pour 400 millions de dollars en décembre 1996, et Steve Jobs revient sur le campus pour la première fois depuis 11 ans, officiellement comme conseiller du président. Mais il n'est pas déjà convaincu de vouloir revenir chez Apple. Pour lui, c'est un navire qui est en train de couler, il est déjà CEO de Pixar, il a mis beaucoup beaucoup de cash dessus, bon, autant rester ici. Mais en 1997, il se met à éplucher. chaque département de l'entreprise. Donc R&D, design, publicité, hardware, software, tout. Et il comprend que les talents sont là, mais qu'ils sont pas bien dirigés. Le 16 septembre 1997, il est nommé CEO par intérim, et sa toute première décision, vous savez ce que c'est ? C'est de virer 70% de la gamme de produits. Il réduit l'ensemble du catalogue Apple à 4 produits organisés sur une grille 2x2, pro grand public, bureau portable. Donc, un ordinateur portable pour le professionnel et le grand public, et un ordinateur de bureau pour le professionnel et le grand public. C'est tout. Ensuite, il négocie une injection de 150 millions de dollars de Microsoft, ce qui, évidemment, provoque des grosses controverses, parce que c'est Microsoft, mais ça sauve Apple à court terme. Il lance la campagne Think Different le 28 septembre 1997, et il trouve un jeune designer qui s'appelle Johnny Ive. Ive, oh là là, je vais me faire défoncer. Je ne sais pas comment ça se dit, les noms c'est terrible. Alors que c'est un mec très connu. Johnny Ive, je crois. Qui est un designer dont personne ne parle encore, et qui va évidemment avoir un impact absolument énorme sur les gammes de produits Apple. Le 30 mars 1998, il est nommé CEO. Le 6 mai 1998, l'iMac G3 est dévoilé. et il pète 278 000 ventes en 6 semaines. Apple passe de moins 800 millions en 1997 à plus 400 millions en 1998. Et la méthode de Steve Jobs, c'est quoi ? C'est d'ajouter de la valeur en en retirant le moins de produits possible, le plus simple possible. Putain, je vois le retour, c'est vraiment très très sombre là. c'est marrant, je vais l'ouvrir les fenêtres après, le moins de produits possible, le plus simple possible. La simplicité, c'est pas l'esthétisme superficiel, c'est une vraie conviction qu'il avait de son côté, c'est que pour lui, la complexité est de la lâcheté. Parce que, et je trouve ça super intéressant, c'est super simple de faire complexe, parce que tu t'enroules autour d'une espèce de bouclier protecteur d'ego. qui te permet de te dire, ok, bon, ça n'a pas marché, c'est parce que j'étais trop en avance, c'est trop complexe. Et quand un produit est compliqué, c'est que l'équipe n'a pas eu le courage de trancher. Bon, derrière, il y a l'envers du décor, c'était aussi un personnage hyper atypique, il pouvait convaincre n'importe qui que tout était faisable, il y a évidemment un potentiel, c'est sûr, en fait, qu'il y a un syndrome du survivant, mais, voilà, il y avait des ingénieurs qui lui disaient qu'il ne pouvait pas aller plus vite que 6 mois, ben, il se mettait à livrer des trucs en 3 semaines. Mais derrière, c'est un gars qui était brutal. Il pouvait détruire le travail d'une équipe entière en une phrase. Il s'appropriait les idées des autres sans les créditer. Il pouvait revendiquer publiquement quelque chose qu'il avait rejeté trois mois plus tôt. C'est un personnage. On retient les leçons qu'on a envie de retenir sur ça. Mais je trouve que c'est des anecdotes et des histoires qui sont hyper, hyper intéressantes de voir comment un gars qu'on considère comme peut-être l'un des plus grands entrepreneurs de tous les temps a traversé une énorme partie du désert. On n'apprend pas à naviguer dans des eaux... C'est quoi la phrase ? Dans des eaux calmes ? Je crois que c'est ça. Je vais ouvrir les fenêtres. Ok, c'est un peu mieux. On attaque le dernier sujet de ce podcast. En 2011, il y a une chercheuse de Stanford qui s'appelle Sherima qui a fait une expérience. Elle a pris l'équipe de basket de Stanford et elle leur a juste demandé un truc. Vous dormez plus. Il n'y a pas de nouveau programme d'entraînement, il n'y a pas d'optimisation de nutrition, pas de préparation mentale, juste, ok les mecs, vous dormez entre 6 à 8 heures, super, j'aimerais que pendant 5 à 7 semaines, vous dormiez 10 heures par nuit. A votre avis, qu'est-ce qui s'est passé ? Leur vitesse sur le sur du sprint de 80 mètres, elle est passée de 16,2 secondes en moyenne à 15,5 secondes. Leur précision au lancer franc a augmenté de 9%. Leur pourcentage à 3 points, 9,2%. Leur temps de réaction s'est amélioré, leur niveau de fatigue a diminué. Pas de nouveaux entraînements, pas de nouveaux compléments, juste du sommeil. Et... 60 à 70% de la sécrétion quotidienne d'hormones de croissance se produit pendant le sommeil profond. Donc principalement les cycles dans les premières heures de la nuit. L'hormone de croissance, c'est ce qui répare les muscles, c'est ce qui consolide nos os, c'est ce qui régénère nos tissus. Si vous dormez 5 heures, vous coupez ce processus de régénération avant qu'il se termine. Vous vous entraînez, mais vous créez des micro-lésions musculaires et vous ne les réparez jamais vraiment. Le sommeil. Et une partie de l'entraînement et de la performance. Et en vrai, c'est ça qui est relativement fou. Je vous donne mon exemple. Vous l'avez compris, j'aime bien les trucs comme ça. J'aime bien optimiser. J'aime bien trouver des nouveaux compléments, tester des choses, etc. Je sais que moi, je suis quelqu'un qui a besoin quand même de beaucoup de sommeil. Et je suis dégoûté. J'aimerais flex le fait que moi, je peux dormir 5 heures et être efficace. Je déteste ces gens. Ils sont énervants, mais ce n'est pas mon cas. Moi, j'ai besoin de 8h30 de sommeil minimum. Mais la réalité, c'est que j'ai une bague qui traque mon sommeil sur l'année. Depuis un an, ma moyenne de sommeil, ça doit être 7h10. Et le résultat de ça, et je vais vous le dire, parce que c'est ça qui est aussi vachement contradictoire, c'est que je suis bien mignon à faire des gros podcasts pour vous expliquer que le sommeil, c'est important. En fait, ça fait deux ans que je suis relativement blessé dans... de manière assez régulière. J'essayais d'optimiser et tout, mais en vrai, je me suis rendu compte que le facteur numéro un de mes blessures, c'était le sommeil. Et le sommeil est le levier le plus puissant de la performance. On sort d'une période, vous savez, la période un peu de développement personnel, levé à 5h du mat ou quoi, où c'était stylé de ne pas dormir. Et d'ailleurs, vous voyez, je l'ai dit tout à l'heure, le mec qui dort 5 heures, qui flexe ça, qui fait le malin, c'est stylé de pas dormir. Parce que, voilà, c'est rentré dans les croyances, c'est rentré dans les musiques, c'est rentré dans les citations et tout. Mais je pense qu'on rentre dans une ère où on se rend compte qu'on a des cerveaux qui sont hyper stimulés partout, tout le temps, et qu'au final, le sommeil devient une espèce de prérequis. très puissant. Pourquoi ? Parce qu'on est dans une économie de l'attention, que notre attention est prise en permanence, et donc, qu'est-ce qu'il y a en concurrence avec notre sommeil ? Bah Netflix, Youtube, Youtube Short, TikTok, Insta, et compagnie. Et que quelqu'un qui arrive à dormir 8h30 à 9h toutes les nuits sera, pareil, il faudra que je trouve des études sur ça, je vais en chercher, sera beaucoup, beaucoup plus performant dans plein de facettes, je vous parle pas que d'investissement, mais évidemment que ça joue, et même heureux. je voudrais faire une étude entre sommeil et bonheur, c'est sûr, je sais que moi quand je dors pas, je suis catastrophiquement de mauvaise humeur, et cette période ça m'a l'air beaucoup plus heureux que quelqu'un qui dort moins. Et la seule chose à mettre en place, qui pour moi fait la différence, et c'est ce que j'essaye de mettre en place, c'est se donner une heure de coucher, un peu comme on met un réveil, on met un réveil le matin, mais on se met pas un réveil du soir, enfin pas du coup un réveil, mais vous avez compris, une alarme. On se dit jamais je me lève quand je me lève, parce qu'on a du... on a du taf, on a des choses à faire. Pourtant, on se dit, je me couche quand je me couche. Donc, c'est ma résolution. Je ne suis pas parfait, on fera un point dans 2-3 mois pour voir un petit peu comment les choses évoluent, mais je pense que c'est un levier absolument énorme. Pour ceux qui se demandent, la bague, c'est une Ouraring, il n'y a pas de sponsor ou quoi. Moi, j'aime bien. Si vous voulez traquer vos datas, je trouve ça assez cool. Je préfère ça qu'une montre connectée où tu as toujours des écrans sur toi. Je trouve ça assez stylé. Voilà les amis, c'est la fin de ce podcast. J'espère que vous avez passé un bon moment dans cette ambiance très très très tamisé et très très très contre jour. Je m'excuse pour ça. J'espère quand même que vous avez kiffé. Je vous embrasse et on se voit vite. Ciao.