Speaker #0Ok les amis, bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cet épisode d'Investia du vendredi 27 février 2026. J'espère que vous allez bien, que vous passez une bonne semaine, que tout va bien dans votre vie. Chez moi ça fait trois jours qu'il fait beau alors que ça fait genre un mois qu'il pleut. Je suis pas un... Vous inquiétez pas on va pas parler météo très longtemps. Je suis pas un mec qui se plaint de la pluie mais Quentin a un chien, ici présent, je sais pas si vous le voyez. et qui pleut pendant un mois, c'est chiant. C'est pas la même version. Donc là, on accueille ça avec plaisir. Je vais parler un peu du nez parce que je suis allergique au pollen et que c'est le début du pollen, mais c'est pas grave. La vie est belle, il fait beau. Et voilà. Et voilà, c'est bientôt le printemps. Le printemps, c'est cool. J'ai quelques petits sujets. Comme d'habitude, on va directement rentrer dans le vif du sujet parce que j'ai pas spécialement d'intro à vous faire d'habitude. Je me dis, OK, est-ce que... je peux parler d'un truc spécial, là il s'est passé de spécial depuis la semaine dernière, donc on va y aller directement les amis. Je vous rappelle le principe du podcast, pour ceux pour qui c'est la première fois, bienvenue j'ai plein de petits sujets, pas uniquement en rapport avec l'investissement, en rapport avec le développement de soi-même, en rapport avec des news, des histoires, et vous vous laissez porter à travers ce petit podcast de 30-45 minutes souvent en faisant du sport en voiture dites-moi comment vous écoutez le podcast euh... Moi, j'écoute beaucoup de podcasts en voiture, en courant. Je ne cours plus trop en ce moment parce que j'ai des problèmes au genou. Mais en voiture, à fond, quel bonheur. Si vous ne me l'avez pas demandé, mais je vais vous le faire quand même, un top podcast que je peux écouter. Diary of a CEO, en anglais. Zach en roue libre, en français. Génération Do It Yourself avec Amixem, qui était incroyable récemment. Génération Do It Yourself, très très cool. Qu'est-ce qu'on a d'autre ? Le podcast de J.I. Shetty. qui est très cool aussi. Et voilà, j'en ai sûrement un ou deux que j'ai oubliés, mais c'est pas grave. On y va, les amis, c'est parti. 5-6 sujets, 30 minutes, des petites discussions. On va commencer directement avec le côté investissement. Quelques notions de gestion de risque et de gestion de portefeuille. Un peu en vrac, comme ça, juste pour parler de certaines notions assez intéressantes qui se basent sur des études statistiques ou d'ingénierie ou psychologiques. Parce qu'en fait, les marchés sont une... Un mélange très subtil de maths, de psycho, qui s'entremêlent et qui sont extrêmement intéressants. Je pense que la psychologie est à la base des marchés. Certains vont dire que les maths sont à la base des marchés, et l'économie, de toute façon, n'est pas une science. Sinon, on n'aurait pas autant de débats là-dessus. Donc c'est très intéressant d'avoir des écosystèmes aussi complexes et aussi non finis. qui nous permettent de discuter de pas mal de choses. Première notion, l'hystérésie. L'hystérésie, ça veut dire que l'histoire est importante. Ce qui est arrivé dans le passé va avoir un impact sur le futur comportement des investisseurs, et donc sur le marché. Par exemple, un crash, un choc, un bear market, peut changer drastiquement la dynamique de marché, puisque les investisseurs vont être en PTSD, en stress post-traumatique, et que du coup, même si on a un rebond, même si on a une remontée des prix, les investisseurs vont continuer d'être réticents à rentrer, ce qui va ralentir ce rebond. Et c'est un peu ce qu'on voit dans les fins de bear market en général, si on repart en fin 2023, où les marchés remontaient, mais tout le monde était un peu traumatisé de tout ce qui s'était passé. Et surtout, là je pense que ça va être un peu moins le cas, parce qu'on n'a pas eu un bullrun aussi explosif qu'en 2021, mais en 2021 vraiment c'était hardcore, le bear market était hardcore, il a remonté, deux ans plus tard a fait un peu un... Un choc à tout le monde et du coup tout le monde était un peu sur la défensive de non non c'est un piège, c'est un piège, vous faites pas avoir. Il va y avoir exactement la même chose sur ça. Et c'est assez intéressant cette notion d'hystérésie parce que en investissement on regarde quand même beaucoup ce qui s'est passé, en crypto c'est pareil et je pense que c'est quand même extrêmement important. Et ce qu'il se passe change aussi la donne. Là on a aussi beaucoup de manipulations sur les cryptos, on a les ETF, on a eu la... peur sur les altcoins, je pense que ça va prendre du temps c'est en train de prendre du temps en fait avant qu'on ait des mouvements sur quoi que ce soit, parce que justement il y a eu énormément de déceptions sur le marché crypto le 10 octobre, le bullrun des altcoins qui n'est pas arrivé l'alt season, et le temps que cette mécanique s'inverse et que quand on a une montée, quand on a un rebond Les gens vont continuer à dire que c'est un faux rebond et qu'au final le bear market va continuer, ça va être long. Mais pour reparler de ce bear market, c'est pas l'objectif. J'aimerais quand même attirer votre attention sur un truc, c'est que là, tout le monde est d'accord pour dire qu'on est en bear market. Et si tout le monde est d'accord pour dire qu'on est en bear market, ça veut dire qu'on est déjà bien avancé dans le bear market. Vous voyez ce que je veux dire ? sinon on serait en train de débattre est-ce qu'on y est, est-ce qu'on n'y est pas là on est tous d'accord sur le fait que bon ok on a accepté, on y est, donc en général c'est qu'on a avancé assez drastiquement dans le super market qui au final les super markets ça dure pas si longtemps on a quand même déjà pas mal avancé dans le nôtre donc l'hystérésie, voilà, ça paraît avec une entreprise, une entreprise qui a survécu à une crise majeure, elle peut commencer à adopter des politiques un peu différentes, de trésorerie beaucoup plus conservatrice, mais de façon cette fois permanente, et du coup ça freine sa croissance future. Les événements passés peuvent avoir un impact massif sur les événements futurs en investissement et dans plein de domaines. Autre domaine, la iatrogénie. Est-ce que ça vous parle ? Si vous êtes dans le milieu médical, normalement oui. En médecine, une atteinte iatrogène, c'est une blessure qui est causée par le médecin ou le médicament, le remède en tout cas. En finance, c'est plus pour parler des interventions qui de base sont faites pour aider, mais qui au final causent des dommages. Un investisseur qui gère son portefeuille de manière par exemple trop active, qui veut monitorer, aller à droite puis à gauche pour aider, parce qu'au final c'est forcément pour essayer d'améliorer son portefeuille, peut finalement lui nuire parce qu'il va mettre trop d'émotions. Et d'abord, la première étape est de ne pas nuire à son portefeuille, à ses actions. Parfois c'est par l'inaction. Mais c'est plus par le fait qu'en général, il y a beaucoup d'erreurs qui sont faites par la réaction émotionnelle, surtout dans la vente et dans l'achat. Évidemment, de toute façon, il n'y a que des... Tu ne peux faire qu'une vente ou qu'un achat, mais surtout dans la vente dans les périodes trop incertaines et dans l'achat dans les périodes trop euphoriques. Et en général, c'est exactement là que les erreurs iatrogènes se mettent en place, où le mec qui achète du Bitcoin en DCA a la même valeur depuis des années. finir à la fin par surperformer ce type de profil. Ensuite, les barrières absorbantes. Le problème de l'ergodicité. Dans un système dynamique, comme les marchés financés, une barrière absorbante, c'est une valeur qui, une fois qu'on l'atteint, met fin au processus. En finance, c'est la ruine, le zéro sur le portefeuille. La plupart des investisseurs, et cette notion est assez fine mais assez importante, surtout qu'elle est mathématiquement réelle, la plupart des investisseurs vont regarder les rendements moyens historiques d'un actif. Sauf que la moyenne n'a de sens que si on survit pour l'atteindre. Si par exemple, Bitcoin, je prends un exemple de Bitcoin, a une moyenne de rendement annuel historique, de, je sais pas moi, 25%. Mais que, ça c'était sur les dix dernières années, et que par exemple à l'année 3, Bitcoin a crash de 99,9%. Bah au final, on a atteint cette barrière absorbante, et on n'a pas réussi à survivre suffisamment pour les gains. Et donc si on joue à un jeu où on a 99% de chances de gagner 1 million et 1% de chances de mourir, la moyenne est très positive, mais on ne devrait jamais y jouer. Parce qu'on finirait par mourir. Je ne sais pas si vous voyez un petit peu la subtilité du truc. Peu importe que la stratégie soit gagnante sur 20 ans. Si, par exemple, à l'année 3, il y a un levier excessif dans nos stratégies qui fait tout perdre parce qu'on a eu un crash, on ne peut pas revenir d'un zéro. C'est pour ça qu'il y a ces notions de stratégie barbel, barbelé, ces notions de protéger à tout prix ces investissements, parce que... La base, une grosse base de l'investissement, c'est qu'il faut continuer à jouer le plus longtemps possible, il faut rester sur les marchés le plus longtemps possible. Et pour rester sur les marchés le plus longtemps possible, il faut réussir à avoir un portefeuille qui tient sur la durée et qui n'a pas de faille. Vous voyez ce que je veux dire ? Par exemple, tu as un portefeuille de crypto-monnaie, mais elles sont toutes sur le même exchange. Tu as une faille, c'est-à-dire que tu peux avoir une stratégie, mais si ton exchange fait faillite, c'est fini. Et ton stratégie sur 10 ans... n'existent plus. C'est pour ça que on parle beaucoup de diversification, etc. On parle beaucoup de diversification, mais... Attention à la diversification, c'est le point d'après. La défaillance en mode commun, est-ce que ça vous parle ? On croit être protégé par la redondance, par le fait qu'on a plusieurs actifs dans notre portefeuille, mais en fait, nos actifs sont tous corrélés et partagent tous une faille invisible. C'est exactement quelqu'un qui a un portefeuille crypto de différents altcoins avec des narratifs qui sont différents. Moi, j'ai des actifs en Real World Asset, j'ai des actifs en DeFi, j'ai des actifs en Layer 1. Sauf qu'en fait, ils sont extrêmement corrélés et c'est un crash. tu te fais défoncer la gueule. En période de stress extrême, toutes les classes d'actifs ont tendance à chuter en même temps parce qu'elles partagent un mode commun qui est le besoin de liquidité. Si tout le monde doit vendre pour couvrir des margin calls, les appels de marge par exemple, la corrélation entre une action tech et une mine d'or devient totale. Si on a 10 crypto-monnaies mais qu'elles sont toutes sur le même exchange, on en parlait, et que cet exchange fait faillite, on subit ce qu'on appelle une défaillance en mode commun. C'est pour ça que ce qui est très important, dans la création d'un portefeuille, c'est de chercher une diversification, mais également une diversification structurelle. Ne pas forcément et uniquement varier les secteurs, mais varier les types de risques. Quels sont les risques, les types de risques de mon portefeuille ? Est-ce que mes actifs ont des risques communs ? Par exemple, acheter des pièces d'or est intéressant pour cette diversification structurelle plutôt que de tout avoir sur un broker. Parce que... On diversifie ce risque structurel de « je pourrais avoir mon broker qui crache » . Et à l'inverse, avoir tout en pièces d'or ou en cash dans un coffre-fort n'est pas une bonne idée, parce que structurellement, en cas de cambriolage ou d'incendie, c'est problématique. Faites attention et réfléchissez à votre risque structurel. La dernière notion, c'est la notion de volatilité intégrée. Et ça, c'est le piège pour moi le plus subtil. Il y a beaucoup de stratégies. qui ont l'air de générer de la surperformance, mais qui en réalité ne font que vendre une espèce d'assurance invisible contre une catastrophe. Vous allez comprendre. Imaginez que vous avez une stratégie et vous gagnez un petit montant presque tous les mois. Votre coût de performance est lisse et vous vous dites, putain, ma stratégie est vraiment bien. Et ça donne une illusion de génie de sécurité. Sauf qu'en fait, vous accumulez un risque de perte massive et soudaine parce que vous avez une énorme faille dans votre système. exemple c'est les gens qui tradent sur le carry trade le carry trade c'est emprunter dans une devise à taux faible pour investir dans une devise à taux élevé j'emprunte du yen pour acheter du dollar ça marche 95% du temps et la plupart du temps c'est une bonne idée, jusqu'à ce qu'on ait un problème, que la devise s'effondre on l'a eu en 2024 5, je sais plus jusqu'à ce que la devise s'effondre de 30% par exemple en 2 jours et là vous êtes dans la merde la vente de poutres, pariez que le marché ne baissera pas l'arbitrage de fusion, parier qu'une acquisition va se faire. En général, si une stratégie est l'affiche, ça se matérialise par le Sharpe Ratio. Le Sharpe Ratio qui est exceptionnel, c'est-à-dire qu'on a très peu de volatilité pour beaucoup de gains, sans aucune explication derrière. Ça cache probablement une vente de volatilité intégrée. Et vous ne gagnez pas de l'argent grâce à votre talent, vous gagnez de l'argent en étant payé pour porter un risque que personne d'autre ne veut, un risque systémique. Et ça, c'est souvent assez risqué, voire très risqué. Voilà pour les notions de gestion de portefeuille. On va passer au sujet suivant. Avant que j'oublie, les amis, j'ai un nouveau sponsor qui est OKX. OKX qui est de loin la plateforme la plus régulée en France en crypto-monnaie. Ils ont une équipe, une armada de personnes qui travaillent sur... la compliance, la régulation. Ils étaient partis de France justement pour se restructurer et ils sont revenus il y a quelques temps et c'est mon partenaire. C'est pour moi le meilleur exchange crypto actuellement et j'ai une petite offre assez sympa pour les premiers qui l'utiliseront. C'est pour ça que j'en parle en premier sur le podcast, vous êtes les premiers à l'entendre parce que je vous aime bien. 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Est-ce que vous connaissez le mot « hormèse » ? Certains légumes, comme les brocolis ou le curcuma, contiennent des molécules qui sont techniquement des toxines défensives pour la plante. pour ne pas qu'elles se fassent manger par les insectes. Nous, on les mange, c'est comestible, et en les mangeant, on injecte, on ingère ces molécules toxiques, et on inflige du coup à notre mécanisme une sorte de micro-stress qui vient stimuler notre organisme et nos cellules. Le corps réagit à ce micro-stress, active une voie qui s'appelle la voie NRF2, une sorte de bouton panique qui booste les antioxydants internes. Et c'est pour ça qu'on dit que le curcuma, notamment les brocolis, j'ai pas trop la data, mais le curcuma est très connu comme étant un excellent antioxydant grâce à ça. Vous allez comprendre où je veux en venir, avec un autre exemple. Les sportifs ou les cyclistes s'entraînent beaucoup en altitude. Pourquoi ? Parce que le corps détecte qu'il y a moins d'oxygène dans le milieu dans lequel il est, et il va produire plus de globules rouges et d'érythroïétines. Est-ce que c'est ça ? Putain, j'ai fait pharma, j'ai eu des partiels d'hémostase et d'hématologie. Je ne sais plus si j'ai bien... Ouais, érythropoyétine, je me disais qu'il y avait un truc bizarre. Érythropoyétine. Donc, il va produire plus de globules rouges et d'érythropoyétine, et nos mitochondries deviennent boostées quand on s'entraîne en altitude 2. Un stress suffisamment contrôlable est souvent nécessaire pour évoluer de manière physiologique. c'est cette notion d'hormèse. L'effet d'une substance ou d'un stress sur un organisme dépend de la dose. Si la dose est nulle, stagnation, atrophie. Si la dose est modérée, renforcement. Si la dose est trop haute, toxicité. Et il y a plein de notions qu'on peut tirer de ce que je viens de vous dire. Dans une optique d'évolution, dans énormément de domaines, il faut savoir exposer son organisme à un niveau de stress suffisant et suffisamment stressant, mais contrôlé. C'est ça qui le fait grandir. Si on expose notre corps aux UV, les rayons du soleil, de manière modérée, il va produire de la mélanine et il va synthétiser la vitamine D. À forte dose, coup de soleil, brûlure. Tout est une question de dose, mais un niveau de stress suffisamment avancé est ce qui nous fait évoluer dans plein de domaines, que ce soit physiologique, on l'a vu avec la plante, avec le corps, etc. Ou il y a des études aussi qui vont dans cette direction-là, un peu plus. émotionnelle. Pour le corps humain, on peut déterminer trois gros leviers d'antifragilité qui permettent de nous exposer facilement à des stress grandissants. La première chose, c'est la température, le choc thermique. Le froid, deux minutes de douche froide, le corps panique, il envoie le sang vers les organes vitaux qui créent des protéines de choc au froid. Résultat de ça, moins d'inflammation et un meilleur moral grâce à la noradrénaline et à la libération de la dopamine. Le chaud, par exemple avec le sauna, on stimule une légère fièvre, on simule une légère fièvre, on active ce qu'on appelle les head shock proteins, qui réparent les protéines endommagées dans vos cellules, et c'est une sorte de nettoyage cellulaire. Ça c'est le choc thermique. Ensuite on a le stress nutritionnel, avec par exemple le jeûne. Quand on arrête de manger pendant 16 heures, nos cellules ne vont pas mourir de faim. Elles vont passer en mode survie intelligente. C'est ce qu'on appelle l'autophagie. Le corps commence à manger ses propres déchets. ces vieilles protéines, ces cellules défectueuses pour créer l'énergie, et on se recycle de l'intérieur. Le stress nutritionnel est souvent assez bénéfique pour le corps s'il est bien contrôlé. Et la dernière chose, évidemment, c'est le stress mécanique. Quand vous allez faire les biceps à la salle, et que vous poussez comme ça en curl comme des gros malades pour avoir des gros bras, qu'est-ce que vous faites ? Vous imposez un stress en déchirant vos fibres musculaires. Littéralement, c'est un traumatisme. Mais la réponse du corps, c'est de reconstruire ça plus solidement. Le muscle n'est pas une réponse au confort, c'est une réponse à l'agression. Donc ça, c'est l'hormèse physique. Maintenant, il existe des recherches, comme on en a parlé, sur la neuro-hormèse, le stress cérébral. Le docteur Mark Madsen est le neuroscientifique qui bosse le plus sur ce sujet. Et dans ses recherches, il a conclu que le stress métabolique, donc jeûne intermittent, exercice intense, défi intellectuel, etc., stimulait la production de ce qu'on appelle la BDNF. Accrochez-vous, on est de retour en SVT. La BDNF, pardon, c'est pour Brain Derived Neurotrophic Factor. C'est une protéine... qui va favoriser la survie des neurones déjà existants, tout en encourageant la croissance de nouveaux neurones et de nouvelles connexions. Le cerveau est littéralement comme un muscle. Il y a un psychologue, Donald Mykenom, je ne sais pas comment on le dit, qui a développé la notion de, est-ce c'était le Stress Inoculation Training ? Training, trading putain, mec matrixé. Le Stress Inoculation Training. Plus on expose des individus à des niveaux de stress émotionnels qui sont contrôlés, plus leur cerveau change la façon dont ils vont traiter la formation. Le cerveau, il apprend à passer plus vite du mode panique, donc les amygdales, au mode analyse, qui est dans le cortex préfrontal. C'est en partie pour ça, par exemple, que certaines personnes peuvent être très stressées quand elles doivent prendre le train, alors qu'il y a des gens qui vont vivre des conditions extrêmes pour la plupart du monde, genre des soldats. et qui vont pas spécialement être sous le choc. C'est parce que ces gens n'ont pas eu l'entraînement de l'exposition au stress émotionnel, qui fait que ce que nous on peut caractériser comme des petites expositions vont être extrêmement stressantes pour eux. Et il y a des gens, sur Terre, quand toi tu vas stresser parce que, je sais pas moi, t'es en retard, il va te dire non mais t'es fou, pourquoi tu stresses, ça n'a aucun sens, arrête tes conneries. Parce qu'il est allé à des niveaux beaucoup plus hauts que nous. Dernière notion, la croissance post-traumatique. C'est l'opposé. du stress post-traumatique. Le stress post-traumatique, c'est quoi ? C'est quand on est exposé à des trucs extrêmement stressants, on a une sorte de, comment on pourrait l'appeler, de stress post-traumatique, de stress après un événement qui fait qu'on va peut-être sur-réagir à la situation. Quand tu es exposé à des moments très très stressants, des rums ou autres, une majorité de ces personnes ont une perception différente des choses, une meilleure appréciation de la vie. Le système ne revient pas à son état initial après le choc, il est bien meilleur qu'avant. C'est pour ça que souvent, les gens qui ont frôlé la mort par exemple quand on regarde les témoignages avec des maladies ou autres ils ont une tendance à revenir drastiquement changer à apprécier les choses différemment à pas accepter le bullshit de leur vie c'est hyper intéressant et je trouve qu'il y a plein de trucs à en tirer, je précise et c'est important je ne suis pas neuroscientifique je ne suis pas psychologue, l'être humain est beaucoup plus complexe que juste le faire dans un paragraphe on peut pas catégoriser en disant si tu viens de rame t'en ressortiras plus fort, d'accord ça n'a aucun sens, ce sont des notions isolées qui s'inscrivent dans un ensemble, c'est juste que, voilà, j'essaie de parler de ces sujets-là, dans un ensemble. Ne vous dites pas, il faut avoir une maladie pour être heureux dans la vie. Marche pas comme ça. Mais l'orme est très intéressante, si vous avez envie de creuser un petit peu, ne vous gênez pas, on continue. Cette génération est moins performante que la précédente. J'ai vu une stat, qui rejoint tout ce qu'on a déjà abordé avec l'attention. 30% des adultes américains lisent au niveau d'un enfant de 10 ans. Je vous la refais parce que j'ai l'impression que 30% des adultes américains lisent au niveau d'un enfant de 10 ans. L'attention moyenne est tombée à 47 secondes. Si quelqu'un vous raconte quelque chose, il se peut qu'au bout de 47 secondes, vous ayez déjà décroché. Vous, peut-être pas, parce que vous écoutez des podcasts et donc du coup c'est une preuve de capacité d'attention, c'est un fait. Mais c'est possible quand même, c'est complètement fou. Bon, c'est en partie dû à l'arrivée des écrans et leur surutilisation, les réseaux sociaux et les plateformes vidéo. On le voit un peu moins nous en France, mais dans certains pays, les écrans sont la norme, même dans les salles de classe, même avant le collège. Et je sais qu'il y avait certaines régions en France qui, quand t'arrives au lycée, te donnaient l'ordi région. Donc c'est stylé, mais en vrai, on était encore tous sur papier. Et c'est en études supérieures que ça change généralement. Donc c'est un fait, les populations sont de plus en plus exposées aux écrans et de plus en plus tôt. Et avec l'IA, il y a beaucoup d'études qui sortent sur le sujet. Il y a quelques semaines, je vous disais que l'IA rend bête et qu'il fallait l'utiliser correctement pour continuer d'apprendre et de stimuler notre activité cérébrale. Il y a une étude qui a montré qu'utiliser l'IA pour écrire réduit l'activité cérébrale de 55%. Et on accumule une dette cognitive. Donc sur le moment, on va plus vite, mais à long terme, tout devient fragile, tout devient incompréhensible. Et c'est assez... compliqué à maintenir sans outils. À titre perso, bien sûr que j'utilise l'IA et que ça me fait gagner du temps dans mes recherches de vidéos, etc. Et c'est d'ailleurs très dur parce que maintenant Gemini est excellent, par exemple, pour les recherches. Et donc, quand je vais avoir besoin d'études sur l'Hormès, comme hier, c'est dur... Ah, problème de lumière qui vient de s'éteindre. Est-ce que c'est OK ? Ouais, tant pis, ça sera un peu... Attendez, ne bougez pas. C'est bon, problème réglé. C'est dur d'aller chercher les articles et de ne pas non plus demander à l'IA de mâcher tout le travail. Et c'est pour ça que, par exemple, la partie écriture, je ne fais jamais de copier-coller de ce que je vais dire dans ce podcast ou dans quoi que ce soit, parce que c'est important pour moi de le faire moi-même. C'est moi qui rédige tout et c'est beaucoup plus gratifiant quand c'est terminé et que tu sais que c'est un travail qui vient de toi. Par contre, j'utilise l'IA pour m'aider à reformuler des passages, mettre de l'intrigue, étrier des idées, etc. C'est important. Mais cette notion de dette cognitive, on n'en entend pas beaucoup parler encore. Mais j'ai l'impression que c'est quelque chose qui va vite arriver. Et le but avec ça, c'est que l'IA amplifie ce qu'on a déjà et pas qu'elle nous remplace. On a des bases dans un domaine, elle nous rend plus efficaces. Et si on n'a pas les bases, on lui demande de nous les donner méthodiquement sans lui demander la réponse directement pour qu'on réfléchisse par nous-mêmes. La solution de facilité, c'est de tout lui donner. Et j'ai déjà fait. Mais je pense sincèrement qu'il y aura une grosse différence entre deux personnes qui n'utilisent pas l'IA de la même façon, avec l'une qui sait poser les bonnes questions, vérifier, comprendre, apprendre avec l'IA, et l'autre qui sait que lui demander des trucs. Elle est dure, cette période de l'IA, quand même. Genre, ça a basculé... Enfin, c'est fou, en vrai, comme ça a basculé après le Covid. Parce que du coup, il y a eu Covid, puis l'IA. Et période quand même assez folle de notre civilisation qu'on est en train de vivre. Mais il faut le prendre avec chill. Je pense pas par exemple que, tu vois, tout le monde parle du fait que l'IA va remplacer les jobs, etc. Quand tu regardes la productivité et à quel point l'IA a remplacé des jobs, oui, il y en a certains. Mais au final, l'humain s'adapte et trouve quand même des solutions. Suggeste suivant. J'ai lu un livre en ce moment qui s'appelle The Champion's Mind. C'est sur la performance sportive. Comment réussir à contrôler son esprit, comment se mettre dans les meilleures conditions pour le sport. Il y a tellement de trucs qui s'appliquent à la vie. À la base, le livre est fait par un gars qui est... conseiller et coach mental sportif de haut niveau, donc il prend énormément d'extraits, et le livre est basé sous le principe de plein de petits sujets que je trouve assez cool, je vais vous donner 2-3 extraits de ce que j'ai appris, en plus de vous dire ce que je vous recommande totalement ce livre, car c'est un fait, à prendre en compte encore une fois, et c'est toujours j'insiste vraiment sur ça parce que c'est important je vais pas du tout tomber dans le développement personnel un peu bullshit, apprendre de manière isolée, d'accord ? Parce que ce que je vais vous dire Merci. Vous allez comprendre quand je vais vous le dire, mais c'est des choses qui, dans un certain contexte, peuvent s'appliquer, mais qui ne doivent pas être poussées à l'extrême dans toute notre vie, parce que ça n'a pas de sens en fait. La base de ce livre, donc si on veut exceller dans un domaine, c'est orienté uniquement pour exceller dans un domaine, lui il parle d'une notion qui est de viser l'or, viser la médaille d'or en permanence. Pour viser la médaille d'or, il y a plusieurs domaines. Comment est-ce qu'on travaille et on évolue avec cette perspective unique de la médaille d'or ? Pas la médaille d'argent, pas la médaille de bronze. Et donc faire les choses comme un champion, penser comme un champion. Adopter une attitude proactive plutôt que réactive. Il parle également d'une notion qui est très intéressante, c'est la quête de l'excellence, pas de la perfection. La quête de l'excellence. pas de la perfection, parce que la perfection est paralysante, alors que l'excellence permet la progression continue. Et je la trouve assez puissante, cette notion. La perfection, je vois vraiment le mec qui cherche la perfection comme un gars qui va passer une année à écrire une vidéo YouTube, et au final, bah en un an, vu qu'il a sorti zéro vidéo, il sait pas, il sort sa vidéo parce qu'il se dit, ah ça y est, elle est parfaite, ou alors la plupart du temps il la sort pas, et au final, bah elle marche pas parce qu'elle marche pas. L'excellence... est assez orienté autour de la pratique et de l'action. L'excellence, c'est essayer de faire une vidéo tous les jours pour qu'au bout d'un an, deux ans, cinq ans, dix ans, tu aies une capacité assez énorme de création de vidéos. Et la quête de l'excellence et pas de la perfection, je la trouve assez importante. Ensuite, un truc qui m'a bien aidé dans le sport, ne pas se juger pendant qu'on est en train de faire l'action. Vous êtes en train de faire un match, vous êtes en train de passer un examen, vous êtes en train de... discuter avec une personne que vous avez abordée, j'en sais rien. Quand vous êtes dans l'action, c'est très important de ne pas se juger, de ne pas se dire putain là je suis vraiment nul, je suis en train de me faire un match catastrophique, mon examen se passe extrêmement mal, etc. Parce que vous êtes encore dans l'action et si vous êtes dans l'action, vous devez être dans une optique de performance. Le jugement doit être bienveillant déjà et surtout vient après. Quand tu es en train de performer, tu n'es pas spectateur, tu es acteur. Un acteur n'a même pas le temps de juger. Et donc ne pas se juger pendant qu'on fait quelque chose. Et ça peut être pendant une longue période de temps. Tu vois, par exemple, pendant six mois, tu prépares un examen. Ne te jules pas pendant cette période-là. L'excellence n'est pas un état, c'est un chemin. Celle-là, je la trouve aussi très intéressante. C'est que ce n'est même pas une sorte de phrase un peu développement personnel bougie. C'est un peu plus, genre, presque scientifique, tu vois. L'excellence n'est pas un état, c'est un chemin. L'excellence n'est pas quelque chose de figé que tu atteins. Tu ne deviens pas excellent. Tu es excellent quand tu es sur cette voie de l'excellence. Être excellent, ce n'est pas avoir gagné une course, avoir eu une médaille ou quoi. Être excellent, c'est faire les choses à l'instant T qui te rend excellent et parce que c'est quelque chose en mouvement, en permanence. C'est une recherche d'amélioration permanente. Classique mais efficace, l'échec est juste du feedback et donc c'est très important de réguler du feedback et donc l'échec est ce qui nous fait apprendre le plus. L'importance du moment présent, ce qu'il appelle le maintenant, apprendre à reset, c'est pareil avec les matchs par exemple, apprendre à se dire ok, le moment présent est la seule chose sur laquelle je vais prendre action, donc le point qui s'est passé avant, la course qui s'est passée avant, la question à laquelle j'ai répondu avant dans mon examen n'a plus aucun intérêt, réussir à reset. Il y avait un joueur NBA qui parlait de ça justement, tu rates un 3 points, c'est pas grave, reset, reset, reset, et ça c'est extrêmement important quand tu essaies de performer. Et dernière chose, c'est être le meilleur coéquipier possible. Être quelqu'un qui vise cette excellence, mais avec de l'humilité, avec du soutien pour les autres. Pour toujours cette thèse que plus on cherche à progresser, plus on va avoir besoin des autres, du feedback des autres, parce que souvent, ce sont les autres qui ont la solution à nos problèmes. Voilà les amis, podcast un peu court, comme un temps de 30 minutes. J'espère que vous avez passé un bon moment, j'espère que les sujets vous ont plu. Mettez un petit commentaire, prenez soin de vous. Ciao !