Speaker #0Les amis, avant que ce podcast commence, n'oubliez pas de vous inscrire pour le concours que j'organise où vous pouvez gagner un iPad et c'est très simple. Vous avez juste à vous faire un compte OKX, à déposer un minimum de 1€ sur la plateforme en crypto-monnaie et vous êtes éligible au concours qui aura lieu la semaine prochaine. Foncez, je pense pas qu'il y ait énormément de gens qui le fassent, un iPad c'est sympathique. Et OKX a lancé les dérivés depuis longtemps, donc si vous ouvrez un compte dérivé, déjà vous avez 30€ offerts si vous faites partie des 10 000 premiers, normalement il y a de la marge, Et en plus, votre voix compte double dans... le tirage au sort. Donc régalez-vous, tout est gratuit, à part les 1€ minimum que vous avez à déposer en crypto. Ok les amis, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce podcast du vendredi 17 avril 2026, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui est un grand jour les amis, je pense que vous l'avez vu, je pense que vous avez été choqués, je me suis coupé les cheveux. et oui les gens changent c'est fait non en vrai C'est parce que depuis que j'ai créé ma chaîne YouTube, surtout en live, mes cheveux ont beaucoup été une source de running gag avec ma communauté, ce que je comprends tout à fait. J'ai toujours eu des prestations capillaires assez originales, on va dire, que moi j'aime bien. Mais c'est vrai qu'on ne va pas rentrer dans la discussion cheveux, même si j'ai l'impression qu'on y est déjà. En fait, j'ai des cheveux qui ont des installations parfois assez douteuses. Et du coup, c'est très, très dur à coiffer. Et donc, il peut arriver. que je me perde parfois dans des propositions artistiques, parce que je pense qu'on en est là. Mais cette période est révolue, les amis, puisque je me suis coupé les cheveux. Donc je pense que ce jour est un marquis d'une pierre extrêmement blanche dans le monde d'Internet. Oui, je suis si important, si important que ça. Bon, j'espère que vous allez bien. Bienvenue dans ce podcast. N'oubliez pas de faire le petit concours au cahier que j'ai organisé normalement. Vous avez eu la petite voix off juste avant. Cette vidéo, le concours aura eu la fin de semaine prochaine pour ceux qui se demandaient. Et on y va pour le podcast. Je vous rappelle le principe des sujets autour de la finance, de l'actualité, du développement personnel, de certaines histoires assez vastes et de science pour vous proposer une trentaine ou quarantaine de minutes de qualité, sans bruit, sans news qui font un peu peur, vraiment une sorte de de zone de confort dans laquelle vous pouvez faire à manger, vous pouvez ne rien faire, vous pouvez faire du sport, vous faites ce que vous voulez. Let's go ! On commence par le sujet financier comme d'habitude. Bon, j'avais dit pas trop anxiogène, forcément les sujets sont en ce moment assez... Enfin en tout cas l'actu sur les marchés financiers est très incertaine, donc forcément ça crée de l'anxiété. Et on va parler du retour de la stagflation. On parle beaucoup d'inflation, de déflation, de croissance, etc. Mais un mot qui revient pas trop souvent, c'est la notion de stagflation. C'est un scénario que la plupart des investisseurs n'ont jamais vécu. Et la raison de ça, c'est qu'il faut remonter aux années 1970 pour voir ça pour de vrai. Bon déjà, c'est quoi la stagflation ? C'est un peu le pire des deux mondes. C'est quand t'as en même temps une inflation qui monte et de l'autre côté une croissance qui ralentit. Normalement, ces deux éléments vont pas trop ensemble. pourquoi ? Parce qu'il y a la banque centrale américaine, la Fed qui a des leviers et qui a comme objectif de contrôler l'inflation et en même temps de contrôler la croissance en tout cas tout ce qui va tourner autour de l'emploi donc avec des leviers sur l'économie et en fait tu peux du coup ajuster comme tu veux, soit tu travailles sur le fait de diminuer l'inflation donc tu vas diminuer un petit peu la croissance soit tu vas essayer d'augmenter la croissance en sachant que ça va avoir un petit effet sur l'inflation et tu joues comme ça avec ces deux leviers Merci. La stagflation, c'est terrible. C'est d'un côté de l'inflation en hausse, des prix qui montent, mais en même temps une croissance qui ralentit. Et normalement, ces deux éléments, du coup, ils ne vont pas ensemble parce que quand l'économie ralentit, l'inflation a tendance à baisser. Et quand l'inflation monte, c'est souvent parce que l'économie tourne à plein régime. Il y a plein de cas différents. Ce que je vous dis, c'est très vulgarisé. Mais quand il y a les deux, ce n'est pas sain pour l'économie. Et c'est exactement ce qui commence à se passer. Le problème c'est que... C'est un cauchemar pour les banques centrales. Parce qu'elles ont uniquement un outil qui est vraiment efficace, ce sont les taux d'intérêt. Les taux, ils servent à calmer l'inflation, mais ils cassent aussi la croissance. Si jamais je hausse les taux, ça va avoir un impact qui va être vraiment drastique sur l'inflation. Par contre, pour ce qui est croissance, c'est un problème. Et c'est un peu le paradoxe. C'est que si on essaye de soigner l'un, on aggrave l'autre. La question, c'est pourquoi la notion de stagflation commence à revenir en 2026 ? En fait, ce qui se passe au détroit d'Hormuz ne vous a sûrement pas échappé. Et il se passe beaucoup de choses côté pétrole. On en a parlé dans plusieurs vidéos, mais depuis fin février, les frappes israélo-américaines sur l'Iran ont provoqué un blocage partiel de ce détroit d'Hormuz, détroit extrêmement important pour faire passer du pétrole. On parle quand même de 20% de passage du pétrole mondial. Il y a beaucoup de navires qui restent bloqués. Les pays du Golfe ont réduit leur production de barils. Le résultat, c'est que le prix du pétrole a explosé. Le gaz a pris genre 65% en une semaine. L'inflation en zone euro est passée de 1,9% à 2,5% en un mois, qui a été tirée quasi uniquement par l'énergie. Et pendant ce temps, l'OCDE est en train de revoir à la baisse ses prévisions de croissance américaine à 2% pour 2026, puis 1,7% en 2025. Donc, une croissance qui ralentit et une inflation qui remonte. Stagflation. On peut faire un petit parallèle avec la dernière fois qu'on a connu une stagflation, dans les années 70. En 1973, l'OPEP décide d'un embargo pétrolier, le baril quadruple en quelques mois. Ensuite, il y a eu 10 ans de galère, inflation à 14%, chômage à 9%, marchés qui vont nulle part pendant une décennie entière. Est-ce qu'on en est là aujourd'hui ? Non, pas encore. Et en plus, l'économie actuelle n'est pas du tout la même. que l'économie dans les années 70, notamment à cause de l'hyperimpression monétaire et du fait qu'on a une économie qui est majoritairement driveée par de la dette, ce qui n'était pas le cas dans les années 70, ou en tout cas beaucoup moins. Mais on n'y est pas encore. Certains disent que le poids du pétrole dans nos économies est beaucoup moins important qu'en 73, qu'on est bien plus diversifié énergétiquement. Il y en a d'autres qui disent que le blocage d'Hormuz est historiquement la plus grande perturbation d'approvisionnement en pétrole qu'on ait jamais vue. Donc c'est un beau bordel. Mon avis, c'est qu'on est dans quelque chose... qui ressemble, mais en version atténuée pour l'instant, même si ce qui se passe est historique. La question, c'est... Attendez, hop, oui, la notif révolute, mais je suis en train de travailler, en fait. Excusez-moi. La question qu'on peut se poser, c'est qu'est-ce que ça change concrètement pour les investissements ? En période de staflation, les actifs classiques ont tendance à souffrir. Les obligations sont massacrées parce que l'inflation ronge les rendements réels. Les actions de croissance prennent cher parce que la croissance ralentit et les taux restent hauts. Les marchés obligataires sont déjà en train de se faire délaisser, on le voit. Ce qui a tendance à performer dans ces périodes, c'est les matières premières. L'énergie, l'or, les métaux, les actifs réels en général, l'immobilier dans certains cas. Et encore avec le rallye de l'or, il a aussi corrigé depuis son ATH. Et ça, ça remet un peu en question les portefeuilles 100% actions ou 100% ETF monde. La bonne nouvelle, c'est qu'on n'est pas en 1973. Par contre, je vous ai donné mon avis là-dessus, mais 2026 s'annonce comme une année molle, très incertaine, où on va entendre de plus en plus le mot « stagflation » , on va entendre de plus en plus le mot « bear market » . Là, pour l'instant, ce qui est tenu, c'est le rebond sur le marché actions. Les cryptos, à part depuis la grosse descente, se comportent mollement, correctement, il ne se passe rien. Là où c'est intéressant, c'est que les investisseurs qui n'ont connu que la décennie post-2010, dont je fais partie... on va devoir apprendre à naviguer dans des eaux qu'on n'a jamais vues. Parce qu'en fait, on est dans des moments assez inouïs. Toutes les semaines, t'entends des trucs qui ne sont jamais arrivés. La volatilité sur le pétrole, ça n'a jamais été vu comme ça. Et la réalité, c'est que tout est décuplé, et en ce moment, tous les marchés sont à levier, dans le sens où on a eu 2008... Hyper impression monétaire post-crise, donc forcément rallye pendant 10 ans. 2020, Covid, impression de 50%, 40% je crois de la masse monétaire mondiale. Donc forcément, il faut manœuvrer là-dedans. 9% de taux d'inflation, des taux d'intérêt qui sont historiquement hauts. Et là, on est un peu dans cet atterrissage post-Covid qui est très incertain. C'est une décennie qui est vraiment technique à manœuvrer. Mais même si ça fait peur, moi ce que je me dis... c'est qu'en fait, il y a une réalité. Deux réalités. Première réalité, on est dans une économie qui est drivée par la dette. La dette est une spirale sans fond. Et pour mettre la dette sous le tapis, il n'y a qu'une seule solution. Imprimer, imprimer, imprimer. Et donc à moyen terme, si on prend 5-10 ans, les planches à billets n'ont pas d'autre choix que de fonctionner. Et donc on va avoir une hyper impression monétaire. Et face à tout ça, il y a toujours des actifs qui... viennent se positionner comme logique face à cette hyperimpression monétaire. L'or, Bitcoin en fait partie, j'en suis persuadé. Et même les actions qui, au final, malgré toutes ces incertitudes... En fait, ce qui est très dur, là on bascule un peu dans la discussion de bar, mais ce qui est très dur, c'est que quand on entend des news souvent alarmistes, bear market, stagflation, pétrole, guerre mondiale, même si ce n'est pas lié à la finance un petit peu, mais vous voyez ce que je veux dire. En fait, ce qui est très dur, c'est que souvent, il y a un malentendu sur la longueur de ces périodes. Et du coup, on a tendance à se projeter la grande récession des années 1930 avec plus de récoltes, une catastrophe sur tous les marchés, etc. La réalité, c'est que tout va beaucoup, beaucoup plus vite parce qu'il y a beaucoup plus de liquidités mondiales et il y a beaucoup plus d'agilité et d'activité du côté des leviers utilisés par la Fed. Donc oui, on peut avoir une période de stagflation, mais ça peut être une période de six mois de stagflation. On peut avoir un bear market, mais ça peut être un an. Un an et demi de bear market. Des bear market de un an, on en a vécu. En 2022-2023, c'était un bear market de deux ans. Donc attention à ne pas tomber dans le côté anxiogène du fait qu'on ne connaisse pas la longueur de ces potentiels moments de stagflation, de récession, de bear market, etc. Parce que ça peut justement créer beaucoup, beaucoup de peur et de côté anxiogène. alors que... Ça a toujours existé dans les marchés financiers. Et il y a quand même une réalité, c'est que sur un intervalle de 10 ans minimum, les marchés financiers montent. C'est un fait. Voilà pour le côté stagfaction. Bon, un petit peu anxiogène, on va compenser avec le sujet actuel qui arrive. On va parler tortueux, les amis. Oui, oui, oui, on est sûrement le podcast qui fait les virages les plus à 90 du monde entier. Mais là, ça y est. Après avoir parlé de stagflation, on parle de la tortue Jonathan, qui, à 193 ans, est toujours vivante. Ah oui, il faut être raccroché. Bon, dans le monde, il y a une tortue, Jonathan, de son petit nom, qui a, tenez-vous bien, 193 ans. Le 1er avril dernier, il y a un compte X qui s'est fait passer pour le vétérinaire de Jonathan qui a annoncé sa mort. La BBC a relayé info et elle a circulé un peu partout. Sauf qu'en fait, et c'est terrible, c'était une arnaque. Crypto ! Un escroc avait créé un faux compte, annoncé la mort de la tortue la plus vieille du monde et profité de l'émotion pour solliciter des dons en crypto. Comment vous voulez que quand on fait des discussions et que je dis « Ah ouais, je suis dans la crypto-monnaie, les gens me prêtent pas pour un scammer » , comment vous voulez après ça qu'on ait de la crédibilité ? C'est pas sympa de faire ça les mecs. Mais le vrai vétérinaire de cette tortue, qui est Joe Hollings, a démenti l'histoire le lendemain. Donc pour tous ceux qui ont vu cette news, Jonathan est bel et bien vivant, messieurs dames. Et ça, c'est une bonne nouvelle. Parce que Jonathan, c'est pas juste une tortue. C'est une tortue géante des Seychelles. Il vit sur l'île de Sainte-Hélène, au milieu de l'Atlantique Sud, depuis 1882. Il est arrivé là-bas par bateau, il était déjà adulte, donc avec au moins 50 ans d'existence derrière lui. Donc on pense qu'il est né autour de 1832. Pour se rendre compte de ce que ça veut dire. Napoléon est mort en exil sur cette même île en 1821. Jonathan a failli croiser Napoléon de littéralement quelques années. Jonathan a vécu deux guerres mondiales. Il a vécu l'invention de l'électricité, du téléphone, de l'avion, d'internet. Il a vu 40 présidents américains se succéder. Il est aveugle et sourd depuis quelques années de manière logique. Mais il mange, il se déplace, il est là. 193 ans, record absolu pour un animal terrestre. Et cette semaine, il a aussi survécu à une arnaque crypto. Bravo Jonathan, et j'en connais des petits loupards qui vont briller en société avec cette anecdote. Ça mérite un like et un abonnement. Abonnez-vous et faites un compte au KX et dites que j'ai une belle coupe de cheveux. Bon, sujet suivant. Côté développement personnel. La semaine dernière, on avait parlé de la neurosingularité. Aujourd'hui, on va parler d'un autre sujet. On va faire un truc un peu différent de d'habitude. Je commence par vous donner une citation, et ensuite on parle du sujet, ok ? Les analfabètes du XXIe siècle ne seront pas ceux qui ne savent ni lire ni écrire, ce seront ceux qui ne savent pas apprendre, désapprendre et réapprendre. C'est une citation d'Alvin Toffler. Toffler, c'est un futurologue américain, je vais être honnête avec vous, je ne connaissais pas l'existence de ce métier, qui a écrit ça dans les années 70. Cette notion prend beaucoup de sens à notre époque, encore plus avec l'IA, et en 1970, ça sonnait un peu comme un truc abstrait. En 2026, pardon, c'est beaucoup plus intéressant. On est dans une époque où l'information est partout, elle est illimitée, elle est gratuite, elle est accessible en quelques secondes. La question, c'est plus vraiment d'apprendre, la vraie difficulté, c'est de désapprendre. Le cerveau, il aime pas ça, il est câblé pour l'efficacité. Quand tu répètes un comportement, une croyance, une façon de faire, ton cerveau crée des connexions neuronales de plus en plus solides. Ça devient automatique, ça devient une habitude, ça demande moins d'énergie, parce que... Alors là, je vais rentrer dans des explications plus bancales, mais ça renforce la gaine... de myéline, si je dis pas de conneries, qui permet la vitesse de connexion entre les neurones. Corrigez-moi s'il y a des experts. Et du coup, plus la gaine de myéline est renforcée par des comportements qu'on a fait, refait, refait, plus ça va vite et plus ça paraît naturel. Et plus c'est dur à désapprendre aussi. Et le cerveau, bah, il aime pas ça, parce que le cerveau, il est câblé pour l'efficacité. Donc, le cerveau n'aime pas ça. Ça s'appelle de la neuroplasticité. Dans les deux sens, le cerveau se renforce dans ce qu'il fait souvent et ce qu'il ne remet jamais en question devient une autoroute mentale. Le problème, c'est que certaines de ces autoroutes ont été déconstruites il y a longtemps dans un contexte qui n'existe plus. Par exemple, certains managers ont appris à manager d'une certaine façon. Certains investisseurs ont appris à investir d'une certaine façon. Communiquer, à travailler, à apprendre d'une certaine façon. Et pendant longtemps, ça marchait. Le vrai piège, c'est pas vraiment l'ignorance. Parce qu'avec l'ignorance, tu sais que tu sais pas. Le vrai piège, c'est la certitude obsolète. Ce que tu crois encore vrai, mais qui ne l'est plus. Est-ce que j'ai un exemple ? Euh... J'ai pas d'exemple qui me vient en tête, ça va peut-être venir. J'avais des idées de certaines personnes qui pouvaient arriver en me disant que la nouvelle génération ne travaillait plus. Ça colle pas exactement, j'ai pas de métaphore moncale, mais vous avez compris. Et... Cette notion de certitude obsolète, c'est ce qu'on a appelé en psychologie cognitive la rigidité des schémas. Plus une croyance est ancienne, plus elle a été validée dans le passé, plus elle résiste à la remise en question. Personne ne doute, c'est juste normal. Je prends un exemple plutôt d'investissement. Quelqu'un qui a toujours fait de l'argent dans l'immobilier, qui a vécu la crise de 2008. Bah non, 2008 ça compte pas vu que c'était une crise de l'immobilier. Mais quelqu'un qui a toujours fait de l'immobilier. qui a vécu une grosse crise ou en tout cas qui s'est fait recte sur des actions par exemple, ou même des cryptos, il va structurer une croyance que l'immobilier égale bien, et l'immobilier est l'unique méthode pour investir, et tout le reste est une arnaque. Il y a certaines personnes qui se sont fait recte en crypto, qui ont créé cette certitude plus ou moins obsolète que la crypto est une arnaque. Et désapprendre, c'est pas effacer. Le cerveau n'efface rien. Désapprendre, c'est plutôt venir construire une nouvelle route plus solide qui va finir par détrôner l'ancienne. Sauf que pour ça, il faut d'abord identifier ce qu'on croit savoir avec certitude et se poser une question simple. Cette conviction, je l'ai acquise dans quel contexte ? Est-ce que ce contexte existe encore ? Faites l'exercice. Vous allez voir que c'est intéressant comme processus. Prenez, quand vous avez envie, je ne sais pas, une petite demi-heure. Vous analysez un peu tout ce que vous faites. Et vous remettez un peu tout en question. Faut pas le faire tout le temps parce que tu deviens un mec un peu bizarre, tu vois. Mais certaines constructions, tu vois. Quand vous arrivez chez vous, qu'est-ce que vous faites ? Ah ok, pourquoi vous faites ça ? Pourquoi à ce moment-là vous prenez votre téléphone ? Pourquoi à ce moment-là vous vous énervez ? Pourquoi vous communiquez de cette façon ? C'est très intéressant comme processus. C'est inconfortable forcément parce que remettre en question ce qu'on fait, pardon, c'est temporairement perdre un repère. Mais je pense que c'est important de créer cette agilité mentale. C'est pas absorber plus d'informations, c'est savoir lâcher celles qui nous ralentissent et qu'on ne valide plus à titre personnel. Comme exemple, j'ai celui des parents et l'éducation. Peu importe notre éducation et qui en est, on a toujours des informations qui nous proviennent de nos parents, qui proviennent de leurs parents, qui proviennent des parents avant eux, etc. Et pour certaines, on les apprend, on les prend pour acquises sans jamais les remettre en question. Sauf que depuis 2, 3, 4 générations, le monde a évolué. Tu vois, le diplôme n'est plus source de métier. Là où les parents ont créé ou ont construit cette idée qui venait de leurs parents et qui sont des choses qui sont répétées parce que c'est de la certitude obsolète. Et je trouve que c'est très dur de désapprendre quelque chose qu'on a ancré en soi. Depuis qu'on est petit, on se construit autour de schémas. On ne peut pas, je pense, tout désapprendre parce que ça aurait... ça créerait une sorte de déconstruction complète qui serait pour moi pas spécialement saine je suis pas psychanalyste je peux pas aller plus loin mais Je creuse un petit peu le sujet, je commence, et je pense que c'est très important aujourd'hui pour se construire seul, en tant que personne, de développer sa propre singularité et d'éviter de simplement reproduire des modèles qui peuvent parfois être obsolètes. Voilà, c'était... J'adore ces sujets de psychanalyse, forcément, j'en discute avec les recherches que je fais, mais sans le côté terrain qu'une personne professionnelle pourrait avoir, donc comprenez quand même bien ça. Mais c'est des sujets qui m'intéressent énormément. 22 minutes, ok, on avance bien. On avance bien. Une autre histoire, enfin un autre truc que je voulais vous parler, qui est très intéressant, c'est une expérience personnelle que je suis en train de vivre dans les six derniers mois. Pour ceux qui sont vraiment assidus du podcast, Je dis de temps en temps, ça fait à peu près 6 mois que j'ai des problèmes aux genoux, aux deux genoux. En gros, l'été dernier, j'ai beaucoup forcé, j'ai fait un peu trop de sport. J'ai enchaîné une Spartan Race de 25 km, 2000 mètres de dénivelé. Et la semaine d'après, j'ai fait une tournée de tennis. Du coup, j'ai fait genre 16 matchs en 7 jours. Et j'entre chez moi et je me dis, je vais peut-être être un peu abusé, j'ai mal aux genoux. Ok, bon, je fais un peu de pause, deux semaines, ça va un peu mieux. Bon, on arrive au mois de septembre, je commence à faire de la musculation, enfin je reprends, je commence à reprendre la course. Et les douleurs aux genoux sont encore là, je me dis putain, c'est chiant. Je change de chaussure parce que je me dis que c'est peut-être mes chaussures, toujours les mêmes douleurs. Je me mets à diminuer le nombre de kilovatts que je fais, toujours les mêmes douleurs. On arrive en octobre. On arrive en novembre, ça passe pas même avec du repos parce que j'avais arrêté de courir. Je me dis putain, je comprends pas, qu'est-ce que j'ai au genou ? Je vais voir des kinés, je fais des tests, rien. J'ai de la force dans les genoux, je suis équilibré, je comprends pas. Et c'était souvent après les entraînements, après le sport, où j'avais des sortes de fourmillements à l'intérieur des genoux qui étaient très désagréables, qui me faisaient beaucoup bouger. Du coup j'y pensais beaucoup, c'était vraiment... Un truc qui me prenait beaucoup d'énergie, ça m'a fait arrêter pas mal le sport. J'allais commencer le jujitsu, j'ai fait deux entraînements, j'ai eu très mal aux genoux, donc j'ai arrêté. C'était vraiment, vraiment très relou. Et on arrive au mois de mars, donc c'était vraiment il y a un mois, où je suis un peu désespéré, je teste des trucs, j'avais acheté des Flytex, des genouillères, ça marchait plutôt bien, mais bof, on ne faisait pas d'évolution. Je prenais beaucoup de squats, je renforçais, fessiers, quadriceps, ça ne marchait pas. Je me souviens d'une journée, il y a à peu près trois semaines, c'était vraiment très récent, où j'ai eu une journée un peu stressante au taf, avec des discussions un peu compliquées, des événements un peu à gérer, des trucs d'entreprise qui n'étaient pas évidentes, et d'un coup, dans l'heure qui suit ce moment stressant, plus stressant que d'habitude, je sens que j'ai mal au genou. Et je me dis, putain, bizarre ! Parce que j'ai pas fait de sport à ce moment-là, pourquoi à ce moment-là j'ai mal au genou ? Et je commence à me dire, putain, est-ce que ça peut pas venir de ma tête, en fait, de mon cerveau ? Et je me suis pas mal renseigné sur ce que ça pouvait venir, parce que pour moi c'était très mécanique, j'avais trop couru, j'avais peut-être des problèmes même d'arthrose du genou et tout. Et je me suis renseigné sur une forme de douleur qui s'appelle les douleurs neuroplastiques, psychosomatiques, où en fait le cerveau va faire une fixette sur un endroit de ton corps et... te crée une douleur qui est bien réelle, c'est pas une fausse douleur, mais te crée une douleur qui vient majoritairement d'une source émotionnelle, et pas d'une source mécanique. Et j'ai commencé à travailler sur ça, j'ai lu un livre du docteur Sarno, qui est spécialisé là-dessus, et je me suis rendu compte que justement j'avais des problèmes au genou qui venaient en grande partie de ce côté émotionnel, du fait que, bon je vais pas aller trop deep, mais que j'avais des choses à gérer du côté personnel, que je mettais un peu trop de stress, un peu trop de fardeau dans ma façon de gérer les choses et de travailler. Sur les six derniers mois, ça collait. Et j'ai commencé à regarder des vidéos, à travailler sur des approches complètement différentes de la gestion du genou, parce qu'il faut réussir à désapprendre à ton cerveau que, ok, c'est bon, tu traites la douleur, tu sais d'où ça vient émotionnellement, il n'a plus besoin d'envoyer des signaux de douleur au genou. pour que tu... pour décharger un petit peu. J'ai trouvé une chaîne YouTube comme ça, qui travaille beaucoup là-dessus, et ça va de mieux en mieux sur mes genoux, les amis. Et en fait, les douleurs neuroplastiques sont très courantes dans les douleurs chroniques. Si vous avez mal au dos, si vous avez mal à la nuque, si vous avez des reflux d'estomac, évidemment, on consulte des médecins, des kinés, etc., des spécialistes, mais ça peut être des sources, en tout cas, ou en tout cas des pistes à aller chercher. Donc je me suis dit que j'allais vous le partager, pour les gens qui ont des problèmes chroniques, essayez cette approche. Parce que, en fait... Le fait simplement de savoir l'existence de ce type de douleur peut déjà énormément aider à décharger, parce qu'on va changer la façon dont on approche la douleur. Il faut, tu sais, quand t'as mal, tu te concentres sur la douleur. Tu te dis, putain, j'ai mal, attends, je vais tester, vas-y, je vais m'étirer et tout. Là, c'est des approches qui sont très différentes. Donc je vous mets des sources en description, de chaînes YouTube, de livres. Et si ça vous concerne, testez, parce que ça a été très bénéfique pour moi. Et je me suis dit que j'allais vous le partager. Voilà voilà pour mon expérience là, ça va mieux, je recommence à courir, je suis hyper content. Je suis encore en train de travailler là-dessus, mais c'est fou, et il faudrait que je fasse un sujet là-dessus d'ailleurs, comme le stress est un catalyseur absolument énorme de certains déséquilibres, et un peu trop cachés d'ailleurs. Ok, on avance avec l'histoire. Est-ce que vous connaissez... Je vais pas vous dire le nom, parce que ceux qui connaissent, peut-être que vous allez vous faire folle. Ok, fermez les yeux, pas si vous courez, mais fermez les yeux, on est le 27 octobre 1962, c'est le pic de la crise des missiles de Cuba, Kennedy et, désolé la prononciation, Khrouchtchev sont dans une confrontation nucléaire à distance, chacun avec le doigt qui est vraiment pas loin du bouton, pleine guerre froide, vraiment. Mais ce que personne ne sait, c'est que la décision la plus importante de cette journée ne va pas se prendre ni à la Maison Blanche, ni au Kremlin. Elle va se prendre dans un sous-marin à 200 mètres sous l'océan Atlantique. Le sous-marin soviétique B-59 est actuellement coincé dans les eaux du Caraïbe, des Caraïbes pardon, depuis plusieurs jours. La marine américaine l'a repéré et elle l'harcèle. Elle largue des grenades sous-marines, des charges légères qui sont censées forcer le sous-marin à remonter en surface, pas pour le détruire, juste pour signaler sa présence. Sauf que l'équipage du B-59, lui, ne le sait pas. A l'intérieur, les... conditions sont infernales. La climat en panne, il fait entre 40 et 55 degrés, le taux de CO2 monte dangereusement, très dangereusement, les hommes s'évanouissent de leur poste et ça fait des jours qu'ils n'ont plus aucun contact radio avec Moscou. Ce sont des procédures nucléaires où parfois les sous-marins coupent complètement le contact avec l'extérieur. Je vous invite à regarder l'excellent film Le Chant du Loup français sur les sous-marins, c'est exceptionnel. Et quand les premières explosions commencent à secouer la coque, le commandant du sous-marin, Valentin Savitsky, tire une conclusion que tout le monde aurait tirée. La guerre a commencé. Bah ouais, le mec se fait attaquer dans son sous-marin, donc ça commence. Le B-59 est équipé d'une torpille nucléaire. Une seule torpille, mais ça suffit pour déclencher une réponse en chaîne instantanément. Et pour autoriser le lancement d'une torpille nucléaire, il faut trois signatures. La signature... du commandant Zavitsky, la signature de l'officier politique Ivan Mazlenikov, et ces deux-là signent. Donc ils acceptent le lancement d'une torpille nucléaire. Mais il reste une troisième signature. Celle de Vasily Arkhipov, le chef d'état-major de la brigade sous-marine embarquée à bord du B-59. Et Arkhipov... Malgré le fait que ces deux acolytes ont signé, refuse de signer. Dans un sous-marin surchauffé, avec une équipe à bout, un commandant convaincu que la guerre a déjà commencé et deux autres officiers qui ont déjà signé, lui, il dit non. Il tient bon, il résiste, il argumente. Et il obtient finalement que le sous-marin remonte en surface pour rétablir le contact avec Moscou. Donc les mecs remontent pour vérifier ce qui est absolument risqué. Bonjour Moscou, est-ce que la guerre a vraiment commencé ? Quand ils arrivent à la surface, ils se rendent compte d'un truc. Y'a pas de guerre. Et comme il a pas signé, Vassili a évité son déclenchement. Et le pire, c'est que c'est pas la première fois qu'Arkhipov se retrouve au milieu d'un incident nucléaire. Un an avant Cuba, en 1961, il était à bord du K-19, qui est un sous-marin nucléaire soviétique. dont le réacteur avait subi une fuite radioactive. Et il avait aidé à gérer la crise, il s'était exposé aux radiations qu'il a probablement tuées à long terme, et il est décédé en 1998 d'un cancer des reins. Deux fois dans sa vie, il s'est trouvé au milieu d'une catastrophe nucléaire potentielle, et les deux fois, il a tenu. Arkhipov n'a jamais été reconnu de son vivant. L'URSS ne parlait pas de ce genre d'histoire forcément. Il a continué sa carrière dans la marine soviétique, pris sa retraite et vécu dans l'anonymat. C'est seulement en 2002, pendant une conférence à La Havane sur la crise de Cuba, que les documents étaient déclassifiés et que le monde a appris ce qu'il s'est passé à bord du B-59. Un homme a littéralement sauvé le monde et son nom, presque personne ne le connaît. C'est à la fois fascinant et terrifiant. J'espère que vous aimez ce genre de petites histoires là. Moi je me régale. Donc en fait, que vous aimez ou pas, je me régale. Bon, on continue avec le dernier point de ce podcast, le point science. On va parler de Mars. Mars, source de fantasmes, la planète rouge. Et on a longtemps regardé Mars comme une planète morte. Une planète rouge, sèche, hostile. Mais depuis le début de l'année 2026, il y a eu beaucoup de découvertes sur Mars et elles remettent un peu en question tout ce qu'on croyait savoir sur cette planète. La première découverte, c'est un truc en janvier 2026, où une équipe de chercheurs suisses de l'université de Berne a publié une étude sur les structures géologiques de l'hémisphère nord de Mars. Il y a environ 3 milliards d'années, un océan recouvrait l'hémisphère nord entier de Mars. Un océan au moins aussi grand que l'océan arctique sur Terre. Sur une planète deux fois plus petite que la nôtre, c'est colossal. Mars n'était pas une planète rouge, c'était une planète... bleu. Deuxième élément, en février 2026, des chercheurs danois ont utilisé une technique de scan aux neutrons sur la météorite Black Beauty, qui est une roche martienne qui est tombée sur Mers, sur Mars, sur Terre, j'ai dit Mers, et Terre, ça fait Mers, et avec les neutrons, ils ont pu cartographier l'eau qui était emprisonnée à l'intérieur. Résultat, Black Beauty contient beaucoup plus d'eau ancienne qu'on ne le pensait. Et cette eau daterait probablement d'il y a 4,45 milliards d'années. Vous vous situez la Terre à environ 4,5 milliards d'années. Donc on parle de l'eau qui existait sur Mars quasiment depuis le début du système solaire. Pourquoi c'est important ? Bah déjà parce que c'est intéressant, et ensuite parce que l'eau c'est la condition de base pour la vie telle qu'on la connaît. Et si Mars avait des océans, des rivières, une atmosphère plus épaisse et un climat plus doux pendant des centaines de millions d'années, est-ce qu'il n'y avait pas de la vie ? Bah ça on sait toujours pas. Ce qu'on sait c'est que le rover Perseverance Merci. explore en ce moment même le cratère Gisebo, qui est un ancien lac. Et les roches qu'il a prélevées contiennent des minéraux qui se forment dans l'eau, avec des structures qui ressemblent à ce que laissent des micro-organismes sur Terre. Ça veut pas dire qu'on a trouvé de la vie sur Mars, ça veut dire qu'on a trouvé des conditions qui auraient pu en permettre. La nuance est quand même importante. Le problème, c'est que la mission de retour des échantillons martiens, celle qui devait ramener les roches de persévérance sur Terre pour qu'on les analyse vraiment, a eu quelques problèmes de budget et de complexité pour être réalisée. Donc on a les indices, on a les ruches sur place, on a les questions. Maintenant, on attend les réponses. Voilà les amis, sur cette anecdote martienne, j'espère que vous avez passé un bon moment. 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