Speaker #0Musique Musique Musique Bienvenue dans Je mange debout Le podcast pour toutes les femmes qui mangent leurs émotions et qui commencent à se demander pourquoi c'est si difficile d'arrêter Tu manges quand tu es fatiguée, quand tu es stressée quand tu t'ennuies, quand tu es seule et parfois sans même savoir ce que tu ressens vraiment, et si ce n'était pas un problème de volonté Musique Ce que tu manges agit directement sur ton système nerveux, sur tes pensées, sur ton humeur et tes émotions à leur tour influencent ce que tu choisis de mettre dans ton assiette. Je suis Amel, naturopathe et coach spécialisé dans la relation entre les émotions et l'alimentation. Ici, pas de régime, pas de culpabilité. Pour être vraiment mieux dans ton corps, je t'invite à comprendre ce qui se passe vraiment en toi, pas juste dans ton assiette. Je veux te parler d'un sujet dont tout le monde parle en ce moment, les injections. Ozampic, Wigovi, Mundjaro, ces nouveaux traitements contre l'obésité qui font la une des réseaux, qui circulent dans toutes les conversations et qui arrivent maintenant dans les cabinets médicaux comme une réponse enfin trouvée à une question qu'on pose depuis des décennies. Avec selon les cas, une prise en charge qui confirme le besoin, que le besoin est réel pour les personnes dont la visée n'est pas esthétique. Ces injections, et avant que tu... Pense quoi que ce soit, je ne suis pas là pour les condamner ou pour condamner le choix des personnes qui font ces injections. Je ne suis pas là pour dire que c'est bien ou que c'est mal, c'est pas mon rôle et c'est pas le sujet. Le sujet, c'est plutôt ce qu'on oublie de te dire en même temps qu'on te parle de ces injections ou ce dont tu n'as parfois toi-même pas conscience. Ces molécules, les analogues au GLP1 pour celles qui veulent le nom exact, Elles agissent sur des récepteurs hormonaux, dans le cerveau et dans l'intestin. Elles vont ralentir la vidange gastrique et elles envoient un signal de satiété plus tôt que ce qui se passe dans la façon de réagir habituellement. Elles vont donc réduire l'appétit de façon assez significative. Et oui, elles permettent de perdre du poids. Parfois, même durant le traitement, l'alimentation, et c'est ce qui m'est rapporté, ce n'est plus un sujet. Pour les personnes qui font ce traitement-là, ça devient vraiment quelque chose de secondaire et elles n'y pensent plus. Et ça, les études le montrent, c'est réel. Mais voilà ce que ces injections ne font pas. Elles n'agissent pas sur les raisons pour lesquelles tu vas manger justement quand tu n'as pas faim. Elles ne touchent pas à ce moment où le soir tout lâche, où le frigo devient la seule réponse et la seule chose qui semble pouvoir te calmer. Elles ne vont pas désamorcer non plus le sentiment désagréable que tu peux ressentir parfois quand tu penses avoir mangé sans avoir faim ou que tu t'étais fait la promesse le matin même de ne pas recraquer le soir. Ni même désamorcer cette envie de manger émotionnel elle-même, ce qu'elle porte, ce qu'elle cherche à apaiser. Elle ne modifie pas non plus le regard que tu poses sur ton corps, ce regard parfois si dur, si ancré en toi. que même quand le corps change ou qu'il t'est arrivé peut-être de perdre du poids, le regard, lui, il reste. Il reste le même finalement. Elle ne remplace pas non plus ce lien, ce lien perdu en toi avec tes sensations alimentaires, la faim, la satiété, le plaisir, la satisfaction, ces signaux que tu n'entends peut-être plus depuis tellement longtemps. Elle ne guérisse pas non plus les blessures, les blessures de rejet, d'abandon. de ne jamais être ressenti assez. Quand on vit avec une alimentation émotionnelle depuis longtemps, quelque chose s'est installé dans notre système nerveux. Et ce n'est pas une métaphore, c'est du concret. Le cerveau fonctionne par circuit, et le circuit qu'on connaît déjà un peu, émotions, stress, nourriture, soulagement, à force d'être emprunté, est devenu une vraie autoroute. On arrive à un moment difficile, le stress monte, le cerveau cherche automatiquement la sortie qu'il connaît, celle qui a toujours fonctionné au moins pour quelques minutes, la nourriture. Et ce n'est pas de la gourmandise, c'est notre système nerveux qui est câblé comme ça. Ce n'est donc pas une question de volonté, comme a voulu nous le faire croire ou nous le vendre l'industrie des régimes depuis X années. C'est un traitement par injection qui peut temporairement réduire l'appétit physique, mais il ne recâble pas ces circuits-là. Parce que ces circuits-là ne sont pas des circuits de faim, ce sont des circuits plutôt émotionnels, voire même de survie parfois. Si je vais à un extrême, notre cerveau a fait le choix de prendre du poids pour parfois nous sauver d'une dépression ou d'un burn-out. Ça a été mon cas d'ailleurs. Manger pour calmer un stress était sur l'instant moins pire que laisser monter le stress. Il y a aussi une dimension hormonale. Et je veux la nommer ici parce qu'on en parle trop peu et qu'on la comprend pas encore assez. Beaucoup de femmes que j'accompagne arrivent avec un cortisol chroniquement élevé. Et le cortisol c'est l'hormone du stress, on le sait maintenant. Une des hormones du stress. Quand il est élevé en continu, il stimule l'appétit, surtout pour le sucre et pour le gras. Il va perturber la leptine, qui est l'hormone de la satiété, et dérègle l'insuline. Il favorise le stockage, surtout au niveau abdominal du coup. Et ça, c'est ce qu'on appelle la résistance à l'insuline. Aucune de ces injections ne résout un cortisol chroniquement élevé. Si la source du stress, qu'elle soit émotionnelle, relationnelle, psychologique, n'est pas entendue et résolue, ça ne peut pas fonctionner. Et puis il y a la sérotonine. 95% de notre sérotonine est produite dans l'intestin. La sérotonine, c'est l'hormone du bien-être, de l'apaisement, si on dit ça un peu comme ça de façon générale. Et quand elle manque, à cause d'une alimentation qui est carencée, d'un système digestif qui est fragilisé, d'un stress qui est prolongé, le cerveau va chercher des compensations rapides. Et le sucre, par exemple, qui va provoquer une élévation temporaire de sérotonine, devient une réponse. Le corps apprend à le demander systématiquement. Donc encore une fois, ça démontre que ce n'est pas parce qu'on manque de volonté qu'on n'y arrive pas, mais tout simplement parce que le corps cherche à s'équilibrer. Et il le fait avec ce qu'il a. Alors ce qui se passe à l'arrêt du traitement, et là je vais être très claire avec toi, les études sur ces traitements montrent quelque chose de cohérent. À l'arrêt des injections, une grande partie du poids revient, parfois même en quelques mois. Pas parce que les personnes qui ont fait le traitement sont faibles, manquent de volonté ou n'ont pas fait assez d'efforts, mais parce que le corps reprend son fonctionnement habituel, celui qu'il connaissait avant le traitement. Parce que les circuits émotionnels qui sont toujours là, intacts, Du coup, ils reprennent en fait. Et le rapport à la nourriture, lui, n'a pas changé. Il a juste été mis en veille. Et la mise en veille, ce n'est pas une guérison. Donc j'ai vu des femmes qui ont fait ce traitement et qui arrivent en accompagnement pendant ou juste après, souvent avec plus d'angoisse qu'avant. Parce qu'elles ont eu la preuve que leur corps pouvait. Et maintenant, elles ont une grande peur qui revient, qui est de reprendre et de perdre finalement, de reperdre le bénéfice de leur traitement et de voir revenir les kilos qu'elles ont perdus. Du coup, elles surveillent plus, elles contrôlent plus. Et ce contrôle, cette vigilance constante, c'est épuisant. Ça génère un stress immense en continu. Et j'imagine que tu vois où je veux en venir. Finalement, avec ou sans les kilos, elles ont toujours une raison de s'inquiéter pour leur corps. Alors qu'est-ce qui va vraiment induire un changement ? Ce qui change, c'est quand on commence à comprendre. Pas à se corriger, juste à comprendre. Comprendre pourquoi on mange quand on n'a pas faim, quelles émotions cherchent à être entendues, quelles blessures cherchent à être apaisées, quel besoin n'est pas satisfait dans notre vie et qui trouve un chemin vers le frigo, tout simplement pour s'apaiser. Ce travail-là, ce travail de conscience, il se fait à plusieurs niveaux. Le niveau émotionnel et psychologique, aller voir justement ce qui se joue vraiment, reconnaître les schémas, apprendre à être avec ses émotions sans avoir besoin de les manger, reconstruire l'estime de soi, pas l'estime qui dépend du chiffre sur la balance et qui varie du coup tous les jours, mais celle qui est stable, qui est là même les mauvais jours. Et il y a d'autres choses à voir comme le niveau des sensations alimentaires, comment réapprendre à entendre la faim. la vraie, distinguer la faim physique de la faim émotionnelle, retrouver le phénomène de satiété, le reconnaître, et apprendre enfin à se nourrir avec satisfaction, pas juste pour manger, pas juste pour répondre à un besoin émotionnel, et savoir prendre plaisir dans chaque chose aussi. Et puis il y a un autre niveau, le niveau physiologique, ce que j'apporte en tant que naturopathe. Parce que oui, le corps a parfois besoin d'être soutenu, des carences, un manque de sommeil, et ça va amplifier le stress et les compulsions. Et comme je disais, un intestin fragilisé, qui produit moins de sérotonine, une glycémie déréglée, ça va créer des montagnes russes dans l'humeur et dans l'appétit. Ces déséquilibres-là, on peut les améliorer avec une alimentation adaptée, des micronutriments ciblés. Une hygiène de vie qui soutient le système nerveux, pas pour contrôler, mais pour soutenir, pour que le corps ait enfin ce dont il a besoin et fonctionner de façon optimale et en paix tout simplement. Et puis il y a quelque chose de plus large, quelque chose dont on parle rarement dans ce contexte, mais que je ressens de plus en plus vraiment. Quand on commence à prendre soin de soi, c'est pas de la discipline, c'est plutôt de l'amour. quelque chose qui se passe quand on devient... attentive à soi, à ce qu'on met dans son corps, d'où ça vient, quelle est sa valeur, comment ça a été produit, comment ont été élevés les animaux qui ont donné la viande que je suis en train de manger, comment sont cultivés les légumes que je suis en train de manger. Et prendre soin de soi, c'est le début des fois d'une conscience plus large, celle de l'impact qu'on a finalement dans notre façon de nous nourrir. au-delà de notre corps et de notre besoin santé et de notre besoin émotionnel, plus grand que soi. Et cette responsabilité-là, pas par culpabilité, mais par simple connexion, elle vient finalement s'ouvrir et donner d'autres possibilités. Donc c'est une vraie ouverture pour beaucoup de femmes que j'accompagne, qui arrivent naturellement par besoin personnel et qui finissent par voir plus grand et comprendre quel est l'impact qu'elles peuvent avoir. aussi positivement sur ce qui les entoure, sur le respect de soi, le respect du vivant. Et souvent, ces deux respects, pour soi et pour le vivant, grandissent ensemble. Alors après t'avoir dit tout ça, ce que je veux te laisser aujourd'hui, c'est que si tu envisages un traitement par injection, ou si tu en fais déjà un, je ne suis pas là pour te dire que c'est bien ou mal, ou d'arrêter, c'est absolument pas ma place. Mais ce que je veux te dire, c'est que ce traitement peut être une aide. Mais il ne peut pas être la seule chose. Parce que toi, ton histoire, tes blessures, ton rapport à toi-même, tes sensations, ta façon de te parler dans les moments difficiles, tout ça existera encore après la dernière injection. C'est là que tout se joue finalement, dans la conscience. La conscience de qui tu es, de ce dont tu as besoin, de ce que ton corps te dit depuis des années et qu'on t'a peut-être jamais appris à écouter. C'est ça, prendre le pouvoir sur sa santé. Pas subir, mais comprendre finalement. Pas non plus contrôler, mais plutôt te reconnecter. Et ça, personne ne peut le faire à ta place. Mais tu n'as pas à le faire seul. Et c'est ce que, si ça te parle et si tu penses que c'est quelque chose qui est important pour toi et que tu as envie de faire ce chemin-là, eh bien moi, en tant que naturopathe et coach spécialisé en alimentation émotionnelle, j'accompagne à ça. Voilà ce que je veux te laisser. Si cet épisode t'a parlé, si tu t'es reconnu dans quelque chose, n'hésite pas à m'écrire. Laisse-moi un commentaire sous cet épisode, écris-moi un message et je serai ravie de te répondre personnellement.